mardi 5 juin 2018

Gaza : «Il y a une tolérance presqu'infinie» envers Israël, selon l'ex-ambassadeur Michel Raimbaud

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A l'occasion de la visite de Netanyahou à Paris, un article qui dénonce le "deux poids deux mesures" en matière de droit international, alors que s'ouvre la "saison France Israël 2018" célébrant les liens entre les 2 pays dans les domaines culturel et scientifique (voir notre publication Pétition: "Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël" )   P.G.

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Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie, estime qu’Israël viole délibérément le droit international car il bénéficie de la protection américaine. Selon lui, tant que cette permissivité subsistera, rien ne changera.

Invité sur le plateau de RT France le 3 juin pour réagir sur le récent veto des Etats-Unis à une résolution de l'ONU visant à protéger les Palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée, l’ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie, Michel Raimbaud, a estimé que l’Etat hébreu était exempté de toute condamnation grâce à l’appui de Washington.

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«Je pense qu’on supporte des comportements de la part d’Israël qu’on ne supporterait probablement pas de la part d'autres Etats. Il y a une tolérance presqu'infinie […] envers toutes les violations multiples du droit international, y compris du droit humanitaire, de la part d’Israël […] Il n y a pas beaucoup d’Etats dans le monde qui pourraient se permettre un tel comportement à part [les Etats-Unis d']Amérique», a-t-il déploré.

Interrogé sur la proposition de résolution américaine à l'ONU, visant à condamner les agissements du Hamas comme étant responsable de la récente vague de violences, Michel Raimbaud a estimé que l'attitude des Etats-Unis dans le conflit israélo-palestinien défiait tout «sens commun et toute intelligence diplomatique».

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«On dit que la pensée néoconservatrice qui est à l’œuvre en Amérique, en Israël et ailleurs dans le monde […] est le degré zéro de la pensée politique […] La vision qu’a Benjamin Netanyahou de l’avenir de la région et de ses dangers, c’est vraiment un degré zéro de la vision», a-t-il par ailleurs ajouté.

Pour l'ancien ambassadeur, il n’est pas nécessaire de chercher une logique dans le comportement d’Israël, qui selon lui, a décidé que «le droit [international] était fait pour les autres mais qu’il n’était pas fait pour [lui]».

Enfin, il s’est étonné que les appels à la retenue d’une partie de la communauté internationale soient également adressés aux Palestiniens : «C’est comme si l'on demandait lorsqu'il y a une situation de crime, la même retenue à celui qui tue et celui qui se fait tuer.»

https://francais.rt.com/international/51278-gaza-ex-ambassadeur-francais-michel-raimbaud-tolerance-israel-infinie

Les censeurs Potier et Stasi frappent encore et veulent aller plus loin

TRIBUNE LIBRE / OJIM

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Il y a des noms qu’il faut retenir pour l’histoire. Par exemple ceux qui veulent imposer la censure pour tous et partout. Au moment où le livre prophétique de George Orwell 1984 ressort chez Gallimard dans une nouvelle traduction, il n’est pas indifférent de se pencher sur le cas de deux partisans de la novlangue. La novlangue dont Syme, cadre administratif travaillant dans le roman d’Orwell à la nouvelle (et dernière) édition du dictionnaire de la novlangue, en proclame l’objectif « Ne voyez vous pas que le véritable but de la novlangue est de réduire les limites de la pensée ? À la fin nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer ».

Deux artisans de la novlangue, Mario Stasi et Frédéric Potier

Mario Stasi porte le même nom que son père Mario Stasi, avocat comme lui. Il a remplacé fin 2017 Alain Jacubowicz démissionnaire à la tête de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA)

Frédéric Potier est énarque, il a travaillé notamment aux cabinets de Claude Bartolone (PS) lorsque ce dernier présidait l’Assemblée Nationale et de Manuel Valls lorsqu’il était premier ministre. Il a remplacé à la tête de la Dilcrah, la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (marchez, soufflez) le préfet Gilles Clavreul en mai 2017.

La Dilcrah a été créée par Nicolas Sarkozy et ses pouvoirs ont été élargis par François Hollande. Potier s’est notamment illustré par son action au moment de l’affaire Defend Europe. Rappelons les faits : un groupe de militants du groupe Génération Identitaire bloque symboliquement une frontière dans les Alpes en posant une banderole et appellent au contrôle des clandestins, il n’y a ni violence ni intervention de la police.

 

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Quelques jours plus tard la page Facebook de Defend Europe est supprimée par Facebook, puis ensuite celle de Génération Identitaire. Le sous-préfet Potier se vante d’être à l’initiative de cette interdiction, découvrant ainsi la nouvelle alliance d’une censure d’État avec la censure privée d’une multinationale américaine.(...) Cette démarche a provoqué la surprise chez le politologue Dominique Reynié dans un article remarqué du Figaro.

Stasi et Potier s’acharnent contre la liberté d’expression

Un peu plus tard nos deux comparses ont cosigné une tribune dans le Figaro du 21 mai 2018. Un véritable florilège, nous citons « Facebook a fait application de ses propres règles d’utilisation contre un groupuscule d’extrême droite véhiculant un discours xénophobe. Nulle censure d’État. Nul complot. Nulle violation d’une liberté fondamentale ».

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Une analyse sémantique simple et de bon sens permet de dévoiler, de dévoiler quoi ? Le mensonge tout simplement. Le sous-préfet Potier s’est vanté d’être à l’origine de la suppression des pages Facebook concernées. Quand il dit Nulle censure d’État, il ment tout simplement. Et quand le couple Anastasie (la figure de la censure avec ses grands ciseaux) dit tranquillement Nulle violation d’une liberté fondamentale, il illustre les valeurs de Big Brother dans 1984 :

LA GUERRE C’EST LA PAIX

LA LIBERTÉ C’EST L’ESCLAVAGE

Mario Stasi a un nom prédestiné, nous ignorons s’il est originaire de Corse, d’Italie, d’Allemagne de l’est ou d’ailleurs mais son patronyme évoque irrésistiblement la police politique de la partie orientale de l’Allemagne, alors communiste. Nous lui recommandons chaudement de voir (ou revoir) le superbe film consacré à cette charmante institution en 2006 par Florian Henckel von Donnersmark, La Vie des autres. Hélas la Stasi ne recrute plus, mais on dit que les services secrets cubains…

https://www.ojim.fr/les-censeurs-potier-et-stasi-frappent-encore-et-veulent-aller-plus-loin/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=observatoire_du_journalisme_les_dernieres_publications&utm_term=2018-06-01

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Quoiqu'on pense de Génération identitaire ou de l'opération "Defend Europe" (en langue bruxelloise s'il vous plaît), ce qui est dérangeant ici, c'est la collusion entre censure d'Etat et censure d'une multinationale américaine, comme le souligne très bien cet article, mais aussi le "deux poids deux mesures": d'autres pages FB comme celle du mouvement "black blocs" n'ont pas été inquiétées, à ma connaissance.   P.G.

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Les indiscrétions de la semaine en Limousin et en Nouvelle-Aquitaine (semaine du 28 mai au 3 juin).

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Cette semaine, ce ne sont plus des indiscrétions mais l'inventaire à la Prévert, sans la poésie !

On trouve néanmoins quelques "poids lourds" comme le conseil régional qui vient de voter une subvention de 10.000 euros destinée à financer une statue en hommage à Henri Emmanuelli (oups). Les élus LR/CPNT ont voté contre et cherchent encore « l'intérêt général justifiant le recours à des fonds publics ».
Et on comprend !!
Comment peut-on glorifier un homme impliqué dans l'affaire Urba et pour cela condamné ès qualités pour complicité de trafic d'influences à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques.
Aurait-on oublié  ou alors c'est le culte de la corruption ?   S.R.

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Chaque dimanche, retrouvez les indiscrétions de la semaine en Limousin et Nouvelle-Aquitaine. Petit florilège pour la semaine du 28 mai au 3 juin.

Hommage. Les élus LR/CPNT et Front national du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine ont refusé de voter lundi, lors de la commission permanente qui se tenait à Poitiers, une subvention de 10.000 euros destinée à financer une statue en hommage à Henri Emmanuelli, disparu en mars dernier. Au soir des obsèques de l’ancien président du conseil général des Landes, ses proches ont souhaité créer une association afin de faire vivre la mémoire d’une des grandes figures du Parti socialiste. Si la majorité socialiste, les élus Génération.s ont suivi la proposition d’Alain Rousset, les élus LR/CPNT cherchent encore « l’intérêt général justifiant le recours à des fonds publics ». Quant aux élus Modem, ils se sont abstenus.

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Cheminots. Les cheminots en grève du syndicat Sud Rail ont rencontré, depuis le début du mouvement, de nombreux élus, parlementaires et autres (la députée Sophie Beaudouin-Hubière, la sénatrice Marie-Françoise Perol-Dumot, le sénateur Jean-Marc Gabouty ou encore le premier vice-président de la Région, Gérard Vandenbroucke). Le dernier en date n’est autre que le rapporteur de la loi ferroviaire et député de la 2e circonscription de la Haute-Vienne, Jean-Baptiste Djebbari, qu’ils ont rencontré discrètement dans un bar de l’agglomération limougeaude, le 25 mai. Une entrevue d’une heure et demie décrite comme courtoise « au cours de laquelle chacun a campé sur ses positions », résument les syndicalistes.

Fonctionnaires. Les organisations syndicales (CGT-FO-FSU-UNSA-CFDT) composant l’intersyndicale de la fonction publique de Haute-Vienne n’ont pas souhaité répondre à l’invitation lancée par Sophie Beaudouin-Hubière afin d’évoquer les chantiers « Fonction Publique » et « Action Publique 2022 ». Dans un communiqué sans ambiguïté, les représentants syndicaux ont expliqué en deux points le pourquoi de se refus. « D’une part, les revendications portées par les neuf organisations de fonctionnaires vous sont parfaitement connues (projet de suppression de 120.000 emplois, fin du gel du point d’indice et sa revalorisation, rattrapage des pertes subies, abrogation de la journée de carence, compensation pérenne de la hausse de la CSG, attaques contre le statut de la Fonction Publique, etc. D’autre part, l’objectif du mouvement syndical en cours est l’ouverture de véritables négociations sur les revendications des personnels, portées par leurs organisations syndicales. Notre interlocuteur se situe donc au plus haut niveau. Nous vous demandons donc de relayer cette exigence auprès du ministre en charge de l’Action publique. Les organisations syndicales ne souhaitent pas cautionner une opération de communication gouvernementale dans un contexte social qui lui est défavorable ». Voilà qui est dit…

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L’Europe et vous. La Maison de l’Europe en Limousin vient de relayer une vaste consultation lancée par la Commission européenne auprès du public afin que celui-ci exprime ses préoccupations, ses espoirs et ses attentes concernant l’avenir de l’Union européenne. Dans le communiqué il est précisé que « le but n’est pas de préparer des règles et des règlements de l’UE, mais de faire entendre votre voix auprès des dirigeants de l’UE pour les aider à définir les bonnes priorités pour les années à venir. » Il n’est jamais trop tard pour bien faire…

Jusqu’au bout. Nul ne pourra reprocher à Jean-Paul Denanot d’avoir pantouflé au parlement européen. L’eurodéputé de la circonscription Massif central-Centre, était encore à Strasbourg cette semaine alors qu’il a annoncé qu’il quittait ses fonctions le 10 juin prochain. Il a même fait voter une aide en faveur de la Guadeloupe et de Saint-Martin après le passage d’Irma et de Maria. 49 millions d’euros des fonds européens vont venir compléter les 450 millions qu’a débloqués le gouvernement français. Il ne lui restera dès lors plus qu’à organiser un petit voyage sous les tropiques afin de vérifier le bon usage des fonds débloqués. Il y a plus désagréable après tout comme voyage pour fêter une retraite…

Jusqu’au bout (bis). Jean-Paul Denanot, toujours lui, a sollicité il y a quelques semaines la Commission européenne à propos de la réglementation s’appliquant à l’hyperloop. Pointant un sujet montant en puissance avec la mise en œuvre de différents sites d’essai en conditions réelles en Amérique du Nord comme en Europe et la perspective d’une nouvelle industrie de la très haute vitesse, il a demandé à ce que la Commission précise le cadre réglementaire de cette nouvelle technologie qui s’apparente à la fois à du transport terrestre (en site propre) alors que l’environnement « sous vide » et le fuselage de la carlingue des capsules renvoient eux au domaine de l’aéronautique. Une question essentielle pour garantir la sécurité du public et la commercialisation à l’horizon 2040-2050. La Commission a répondu qu’elle suivait avec intérêt l’évolution de cette technologie. Elle renvoie à ce stade aux États membres avec qui elle est prête à aborder les questions de sécurité dans ce domaine ainsi que d’autres grandes questions de réglementation telles que la normalisation et l’interopérabilité. La balle est donc dans le camp du gouvernement français et de la représentation parlementaire !

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La CR pas contente. Le vote de la loi Agriculture et alimentation ne fait pas beaucoup d’heureux. En tout cas, de nombreuses associations de consommateurs et de syndicats montent au créneau pour hurler leur déception et notamment la Coordination rurale Nouvelle-Aquitaine. Elle vient d’interpeller le député creusois Jean-Baptiste Moreau se disant « abasourdie. Comment le ministre, le rapporteur et les députés ont-ils pu rejeter l’interdiction des produits importés contenant des produits phytopharmaceutiques proscrits dans l’Union européenne ? Santé publique, distorsion de concurrence, destruction et disparition des agriculteurs français… ces arguments ne sont-ils pas suffisamment importants pour mettre en place des mesures fortes ? », s’insurge Max Bauer, vice-président de la CR et président de la section Horticole de la CR. A priori pas suffisant en tout cas pour faire face aux lobbies de l’agroalimentaire…

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Adaptabilité. Le préfet de région, Didier Lallement, s’est rendu en Gironde et en Charente-Maritime, après les violents orages qui ont détruit plusieurs milliers d’hectares de vigne. En visite sur l’exploitation de la Tour des Graves à Teuillac dans les côtes de Bourg, il a indiqué que « notre système d’aide doit s’adapter face au changement climatique et à la récurrence de ce type de phénomène ». Et d’évoquer notamment les systèmes d’assurance et d’indemnisation. Un vœu qui a au moins l’avantage de ne rien coûter en le disant…

La K-Pop passe par la Haute-Vienne. C’est un phénomène déferlant. La K-Pop - diminutif de Korean Pop - existe pourtant depuis le début des années 90 et a gagné progressivement hors la Corée du Sud, une partie du continent asiatique. Elle touche aujourd’hui toute la planète, et notamment les États-Unis. Elle fait un tabac chez les jeunes Américains qui la font grimper en tête dans les classements des ventes. Elle marche aussi très bien en France. La K-Pop a ses codes, musicaux et vestimentaires, mais aussi ses magazines spécialisés. L’une des revues de référence s’appelle K ! World et, surprise, elle est basée en Haute-Vienne, à Rancon précisément. Décidément, le monde, même de la pop coréenne, est bien petit.

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Le coup de gueule de 3DCeram-sinto. L’entreprise 3DCeram-sinto a organisé mercredi à Limoges le « 3D Ceram Tour » pour présenter, à la presse nationale et locale, son usine en zone nord et les développements futurs autour de l’impression 3D céramique. Christophe Chaput et Richard Gaignon, co-dirigeants, ont rappelé à cette occasion l’urgence pour le Limousin de disposer de moyens de transport rapides pour la survie des entreprises. « Nous en avons parlé à France 3, au Préfet… personne ne dit rien ! Il faut se faire inviter par Marc-Olivier Fogiel pour être entendus ? Le manque de moyens de transport est un problème. Nous nous développons. Doit-on continuer de le faire à Limoges ? C’est une question que l’on se pose… Pourtant, nous n’avons pas envie de partir mais c’est comme si il n’y avait plus d’air qui arrivait ici, plus de sang… On est en train d’étouffer… Pourtant il y a ici tous les atouts pour réussir. »

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Des liens anciens. L’insatiable plume de Maurice Robert a encore frappé. Il ne s’agit pas ici d’un nouveau roman de l’auteur limougeaud mais d’un opuscule de vingt pages sur les relations entre le Limousin et l’Aquitaine. Celui qui fut un des onze experts retenus dans la commission chargée de trouver le nom de la nouvelle région ne souffle pas ici sur les braises qui agitent principalement les Limougeauds face à la perte de pouvoir de l’ex-capitale régionale au profit de Bordeaux. Maurice Robert place son propos d’un point de vue historique et culturel et nous renvoie aux premiers échanges entre ces deux territoires à géométrie variable selon les époques. De l’homme de Néendertal à Napoléon III, en passant bien sûr par l’empire romain et le duché d’Aquitaine. Instructif. On y apprend même que la race bovine limousine pourrait avoir puisé ses origines en Aquitaine…

 

Aldo à l’honneur. Le boxeur limougeaud Cyril Léonet a actuellement les honneurs de la presse en ligne, en l’occurrence du magazine urbain Street Press qui lui consacre un documentaire sous la forme d’une mini-série et le place, sur son site, tout en haut de sa page d’accueil. Une équipe de Street Press (Inès Belgacem et Matthieu Bidan) a suivi « Aldo » le gitan plusieurs jours lorsqu’il a affronté le prodige français et champion olympique Tony Yoka. À découvrir absolument, au même titre que le Grand Format que lepopulaire.fr avait réalisé sur ce boxeur si attachant.

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Les Ailes Limousines sur les traces de Saint-Exupéry. 2018 est l’année du centenaire de la création de l’Aéropostale. Pour marquer cet anniversaire, un grand raid aérien se déroulera, à partir du 27 septembre, au départ de Toulouse. Les avions referont le trajet que Saint-Exupéry, Mermoz et tant d’autres ont réalisé durant les années 20. Pour la première fois, le Broussard restauré par les Ailes Limousines participera à cette aventure. Il devrait transporter du fret et du courrier. L’avion basé à Limoges représentera la Haute-Vienne et permettra ainsi d’honorer le souvenir d’un enfant de Nexon qui fit partie des pionniers de l’Aéropostale, Joseph Roig.

Entre Limousins. Sophie Beaudouin-Hubière, député de la première circonscription de la Haute-Vienne, a participé cette semaine, comme bien d’autres parlementaires, au marathon des débats autour des états généraux de l’alimentation. Et elle a notamment défendu que le principe d’évaluation soit inscrit dans la loi. Dans un tweet vidéo, on la voit d’ailleurs évoquer ce point avec fermeté alors que l’idée vient d’être rejetée d’un revers de main par le ministre ad hoc. « J’aurais aimé un peu plus de justification à ce refus », répond-elle notamment. Le cocasse dans l’histoire, c’est que celui qui vient de lui signifier ce rejet n’est autre que Jean-Baptiste Moreau, le député de la Creuse et rapporteur de la loi au parlement.

Pigeons voyageurs. Limoges est cette année étape du Tour de France… enfin de la 8e édition du Tour de France de la colombophilie qui se déroule du 11 au 29 juin prochains. La capitale limousine sera ville de départ de la cinquième étape où les participants se rendront à Hiersac. Les participants sont cinq pigeons voyageurs appartenant au même colombier et qui sur cette quinzaine doit parcourir près de 1.450 km. le vainqueur sera le pigeon le plus rapide.

 

En Corrèze

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80 km/h. La visite du délégué interministériel à la Sécurité Routière, Emmanuel Barbe, le 23 mai dernier, a laissé sceptique bon nombre de gens, président du Département et président de l’association des maires en tête. Les représentants de la Fédération française des motards en colère l’ont aussi vu, en compagnie du gérant d’une société d’ambulances. L’entretien a tourné au dialogue de sourds. « Après avoir exposé notre point de vue sur le 80 km/h et argumenté concernant les différents problèmes que vont rencontrer les usagers de la route » […] nous avons eu droit à un long monologue bien travaillé sur le bout des ongles, répété maintes et maintes fois. » Le représentant FFMC a eu beau argumenter sur la nécessité d’investir plutôt dans les infrastructures routières (doubles glissières de sécurité), d’aider les motards à acheter des blousons airbags très coûteux en baissant la TVA sur ces équipements, il n’a pas été écouté. « Le 80 changera-t-il les comportements dangereux ? Nous disons non, bien sûr. Ce sont les comportements qui tuent », répète la FFMC. Qui promet de continuer à se mobiliser.

I love BG. Le slogan de l’Office de tourisme du pays de Brive a pris une tout autre signification, vendredi matin. En marge de la signature du contrat financier entre l’Etat et la Ville de Brive, le maire Frédéric Soulier a profité de la présence du préfet Bertrand Gaume pour lui remettre, avant son départ pour Avignon, deux cadeaux : la médaille de la ville de Brive et une tasse estampillée I love BG, « qu’on pourrait aussi traduire par I love Bertrand Gaume », s’est amusé le maire. Et d’ajouter : « Vous êtes un préfet qui aura marqué son passage et aura su servir ce département. »

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Grande surface. Plus rien ne s’oppose à la construction du nouveau magasin de bricolage de l’enseigne Leclerc, à Ussel. Le projet était jusque-là suspendu à un recours déposé par un concurrent devant la commission nationale d’aménagement commercial, après le feu vert départemental accordé fin 2017. La procédure a finalement été retirée. L’enseigne Leclerc a déposé un permis de construire pour 3.700 m2, sur le site de la Maison rouge, là où se trouve déjà son centre auto (route de Tulle). Elle y déplacera le magasin de bricolage installé actuellement dans le prolongement de l’hypermarché.

 

En marche 19 a son site. La République En Marche de la Corrèze a lancé son site internet départemental : dpt.en-marche.fr/correze-19. Une façon de renforcer l’ancrage au niveau local et de suivre les actualités du mouvement dans le département. Réunions publiques, réunions de comités locaux… tout y est recensé pour ceux qui veulent se mettre en marche.

Cueco. L’exposition d’été du château de Sédières, que va organiser le Département, promet d’être exceptionnelle. Elle est consacrée au peintre corrézien Cueco, et la quasi-totalité des œuvres qui seront présentées sont inédites car issues de son atelier de Vigeois. S’y ajoutent un tableau appartenant à la ville d’Uzerche, et un autre à la ville de Tulle. L’expo sera visible à partir du 16 juin.

Grande surface (bis). Pendant ce temps, l’enseigne Intermarché cherche toujours une solution après le refus de la CNCA pour son déménagement et surtout la construction d’une galerie commerciale au nord d’Ussel. Le magasin actuel, dans le quartier de la gare, est toujours sous le coup d’une possible fermeture administrative, pour des raisons de mise aux normes. D’ici fin juin, la décision devrait être prise ou pas de construire seulement une grande surface alimentaire sur la zone du Theil.

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Dossiers chauds. Le préfet de Corrèze Bertrand Gaume a évoqué, vendredi lors de son pot de départ, les dossiers qu’il a eu à gérer durant son séjour corrézien. Et parmi eux, les dossiers environnementaux, pas simples à démêler, puis à faire admettre à la population. Mais il a assumé les décisions prises, sur l’usine de pellets et les déchets uranifères : « dans un département où 52 % des surfaces sont boisées, il n’est pas forcément inutile de penser que le développement de la filière bois peut être une opportunité. Et dans un département où l’exploitation uranifère a eu lieu jusque dans les années 1980, il n’est pas inutile de penser que les résidus d’exploitation minière ont plus leur place dans une ancienne mine que dans un parking de camping ou dans un chemin de randonnée. Il n’est pas interdit de penser enfin qu’on ne peut vouloir la transition écologique et vouloir sortir du nucléaire, et s’opposer à chaque fois qu’un projet d’éolienne et de parc photovoltaïque arrive. »

Rencontres. Le préfet Gaume, à son arrivée, a demandé à rencontrer deux figures corréziennes, Bernard Mas et Jean Pourty. « Ils m’ont expliqué la Corrèze, cela vaut autant qu’un dossier territorial d’arrivée de préfet ». Avis, donc, à son successeur Frédéric Veau, qui sera en poste demain.

Remplacement. Si Bertrand Gaume a réussi à rester trois ans en poste en Corrèze, jusqu’à se dire Trechois (du nom d’un quartier de Tulle) lors de son départ, celui qu’il va remplacer à Avignon n’aura pas eu le temps d’y prendre ses marques : Jean-Christophe Moraud aura « sauté » au bout de 9 mois seulement. Il se murmure que la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique, Brune Poirson, qui fut aussi députée du Vaucluse, n’est pas pour rien dans ce départ précipité.

Hommage et financement participatif. Le 126e Régiment d’infanterie a inauguré son monument aux morts vendredi. Un nouveau bison au blanc immaculé, aux lignes modernes et épurées s’est installé sur la place d’armes de la caserne Laporte à Brive. Une autre œuvre d’art rendant hommage aux Bisons devra aussi prendre place dans « un parc arboré de 7.500 m2 au cœur de l’ancienne caserne Brune, a indiqué le maire Frédéric Soulier. Le choix de la plateforme numérique pour mettre en place un financement participatif sera fait lors du prochain conseil municipal ». Les hommages, c’est bien, encore faut-il les financer.

Départ du procureur. C’est l’heure des grands départs en Corrèze ! Après celui du préfet Bertrand Gaume qui a fait son pot de départ vendredi soir, il semblerait que Laurent Czernik, le procureur du Tribunal de grande instance de Brive, fasse également ses valises. Il devrait les poser à Montauban prochainement. Bon vent !

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Bon anniversaire,  M. Michelet ! Il n’écrit plus, mais les mots ont conservé toute leur saveur pour lui. Aussi, l’écrivain corrézien Claude Michelet a-t-il savouré les bons vœux offerts par l’association Lire à Perpezac (pour Perpezac-le-Blanc, où se situe la maison de famille de son succès Des grives aux loups) à l’occasion d’une fête d’anniversaire célébrant ses 80 ans. Et c’est lui qui a fait une surprise à ses hôtes, annonçont la réédition prochaine, aux Presses de la Cité, de son œuvre de jeunesse La terre qui demeure. Preuve que le talent n’a pas d’âge !

 

En Creuse

Les banques frileuses. Le patron de l’entreprise Furmeca à Fursac, Fanck Parbaud, a expliqué au préfet qui lui rendait visite cette semaine que son entreprise de pièces de micromécanique tournait bien, avec une croissance constante. Mais pour rester à la pointe, il est obligé d’innover et d’investir dans des machines plus performantes. Sauf que les banques ont toutes refusé de le suivre, prétextant qu’il avait fait un AVC. Franck Parbaud, qui est en pleine forme et fait du vélo chaque dimanche, a dû avoir recours à un crédit bail. Le préfet, Philippe Chopin, a esquissé une grimace en guise d’indignation…

Gauvain Sers squatte les festivals. Le site internet Sourdoreille a publié son classement des artistes « squatteurs » de festivals français. Le site a étudié la programmation de 460 festivals français pour l’occasion. Et pour l’année 2018, Gauvain Sers s’est adjugé la sixième place du classement avec 21 festivals. À égalité avec des artistes comme Juliette Armanet, IAM ou encore Roméo Elvis. Le Creusois n’est pas loin des leaders, Bigflo et Oli, qui termineront l’année 2018 avec 25 festivals français au compteur. Le chanteur, ayant grandi à Dun-le-Palestel, quadrille toute la France avec une présence au Printemps de Bourges, au Brive Festival, mais aussi à La Côte d’Opale (Boulogne-sur-Mer) ou au Festival du bout du monde dans le Finistère.

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Piscine de Guéret. Interrogé au sujet de l’avenir des locaux de l’actuelle piscine de Guéret, Michel Vergnier est resté flou mais a livré son avis personnel. « À titre personnel, j’ai quelques idées. Nous sommes dans un espace culturel, avec la BMI et l’Espace Fayolle. Il faut réfléchir autour de quelque chose qui complète tout cela. Un cinéma ? Pourquoi pas. Je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur emplacement. Mais effectivement, un jour ou l’autre, le cinéma se déplacera. Est-ce que c’est dans le centre-ville qu’il faut le mettre ? La réflexion est ouverte. Dans tous les cas s’il se fait là, il pourra se lier au caractère culturel déjà existant ».

400.000 euros de la région pour la Creuse. La commission permanente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a voté une volée d’aides pour des entreprises, collectivités et associations de la Creuse. Le montant total atteint 400.000 euros. Dans le détail : Flature Fonty à Rougnat (44.000 euros), cité de la Tapisserie (50.000 euros), GAEC Perle des prés à Lavaufranche (25.000 euros), Groupement des agriculteurs biologique de la Creuse (13.000 euros). Internat du lycée Jean-Favard à Guéret (200.000 euros), Association Lavaud Soubranne à Vallière (18.000 euros), Festival jazz à la Sout (11.000 euros), Station sports nature des Monts de Guéret (27.000 euros), festival Lock is not a joke à Champagnat (3.000 euros), Séjour jeunes à Vassivière d’Alison (4.500 euros).

Une Agence nationale de la cohésion des territoires. En recevant les présidents d’intercommunalités en début de semaine, le secrétaire général de la préfecture de la Creuse, Olivier Maurel, a annoncé la création prochaine d’une agence nationale de la cohésion des territoires, impulsée par le Prémier ministre. Cette nouvelle agence est portée par le commmissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et elle visera à « fournir aux territoires et aux élus des moyens d’ingiénierie », a précisé Olivier Maurel.

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Moreau, Mélenchon et les cages à lapins. Rapporteur sur la loi sur l’agriculture et l‘alimentation, le député LREM de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau, a voté contre des amendements portant sur le bien-être animal, comme la vidéo-surveillance systématique dans les abattoirs, présentés par l’opposition. À l’occasion d’un débat portant sur l’interdiction de l’élevage en cage des lapins, un échange a eu lieu entre Jean-Baptiste Moreau et le leader de la France Insoumise Jean-Luc Melenchon : Le premier à fait une analogie entre les « cases collectives où vivent les lapins » et le « collectivisme », en précisant que les « lapins se mangent entre eux. C’est encore pire que le capitalisme ! » Jean-Luc Mélenchon, lui, a vu, au contraire, dans cette affaire de cages à lapins : « une description de la société capitaliste, où les plus gros mangent les plus faibles ». L’amendement proposant l’interdiction de l’élevage en cage des lapins était proposé par un député LREM et a été rejeté. Moreau a voté contre, Mélenchon pour.

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De Guéret à Vichy, la manager change de centre-ville. On se souvient de Marine Fouler, qui avait été recrutée par la Ville de Guéret pour redynamiser le centre-ville. Quelques semaines après son départ de la capitale creusoise, voilà la manager qui réapparaît à Vichy, où la tâche sera certainement plus aisée. Elle le reconnaît elle-même dans l’interview qu’elle a accordée à nos confrères bourbonnais : « Ce ne sont pas les mêmes enjeux ici qu’à Guéret. À Vichy, il y a déjà du potentiel, et un tissu commercial dense, qu’il s’agit de conforter ». Une façon de sous-entendre que Guéret, où la Bretonne a exercé pendant deux ans, n’a pas de « potentiel » ? Le défi était effectivement de taille en Creuse et la « redynamisation » n’a pas été spectaculaire. La démarche n’est guère allée au-delà de l’affichage. La jeune manager a-t-elle eu les coudées franches et les moyens pour accomplir sa mission à Guéret ?

Feu ! Chatterton a déjà joué en Creuse. Tête d’affiche des Nuits d’été de Guéret (6-14 juillet), le groupe en vogue Feu ! Chatterton avait déjà fait un crochet par la Creuse, en 2014. Ils ont joué devant une cinquantaine de personnes à l’Avant Scène d’Aubusson. À l’époque, une grande prise de risque pour la salle creusoise, le groupe n’étant pas encore connu comme aujourd’hui.

Le proviseur d’Aubusson promu. Jean-Louis Delarbre se croyait lui-même indéracinable à quelques années de la retraite. Or, c’est un nouveau défi qu’a proposé la rectrice d’académie au proviseur de la cité scolaire Eugène-Jamot d’Aubusson : à 60 ans, Jean-Louis Delarbre va prendre la tête à la rentrée de la cité scolaire d’Arsonval à Brive-la-Gaillarde, qui héberge l’un des plus prestigieux lycées du Limousin. Cette promotion rompt un cycle de quatorze ans dans le sud creusois. En effet, avant Aubusson, Jean-Louis Delarbre a dirigé le Lycée des métiers du bâtiment de Felletin.

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Un maire fouille ses poches pour payer les fouilles. D’un côté, il est content, Jean-François Ruinaud, que les archéologues de l’Inrap aient découvert un véritable trésor à Néoux, à l’occasion de fouilles préventives. Anticipant sur des travaux d’assainissement, les archéologues ont découvert un empilement exceptionnel de pièces témoignant de 2.000 ans d’histoire. Notamment des céramiques et des pierres taillées de Volvic, caractéristiques de la période gallo-romaine et du Haut Moyen-Âge : « Moi, je veux bien fouiller, mais je ne veux pas payer », soupire le maire de Néoux. En effet, le déterrage de l’intégralité du trésor serait à la charge de la commune. Jean-François Ruinaud, vice-président de la communauté de communes Creuse Grand sud, peut bien essayer de demander une participation à cette intercommunalité, mais celle-ci a un problème avec son passé, qui, est synonyme de gros passif.

Des agriculteurs dans une préfecture comme Guéret. Qu’on se le dise, trouver encore des fermes dans des villes, ou préfectures, est devenu une denrée rare ! Pourtant, à Guéret, préfecture de la Creuse, il en existerait encore au moins trois d’après les Jeunes agriculteurs rencontrés ce jeudi. Benoît Daudon a reçu les écoliers de Paul-Langevin pour leur parler de son quotidien de paysan et leur présenter ses limousines, ses lapins hybrides et autres moutons charollais. Et ils étaient nombreux les petits citadins de 7 et 8 ans à ne jamais avoir vu de vache. Alors on ne peut que se réjouir de cette initiative. En espérant qu’il y en aura désormais beaucoup d’autres !

Villepreux déçu. En début de semaine, avait lieu le championnat UNSS de rugby à 7 féminin. L’occasion pour les 208 jeunes participantes, de rencontrer Pierre Villepreux. Cette figure tutélaire du rugby français, était chargée, jusqu’en 2010, du développement du rugby féminin en Europe. Il s’est dit très heureux de pouvoir être présent à Guéret pour cette manifestation, jugeant que l’avenir du rugby français passait par le rugby féminin. Il a cependant regretté que la ville de Guéret ait relégué cet événement sur le terrain secondaire et non dans son beau stade Léo-Lagrange. Ce qui aurait été un signe fort. Mais il faut croire que le match pour l’égalité n’est pas encore gagné…

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Le combat continue pour Éric Oden. Le tribunal de Guéret avait tranché le 25 avril dernier : la maladie de Lyme dont souffre Éric Oden, technicien forêt à la Fédération départementale de la chasse, avait été reconnue maladie professionnelle. Une première victoire pour lui, au terme d’une longue bataille. Mais il se prépare aujourd’hui à repartir au combat : la MSA a fait appel de la décision. « Bon, on s’en doutait un peu mais comme ils ont attendu le dernier moment, on a espéré jusqu’au bout qu’ils ne fassent pas appel…, confie Éric Oden. Alors on va continuer à se battre. » Devant le Tribunal administratif de Limoges cette fois-ci. La date d’audience n’a pas encore été fixée.

Guéret Terre de gauche en marche pour les municipales. Ça y est, l’équipe de Guéret Terre de gauche bat déjà le pavé et s’est mise en ordre de marche pour les municipales de 2020. Pourquoi une telle précocité ? David Gipoulou, adjoint à la mairie de Guéret, a tout expliqué hier lors d’une conférence de presse. Guéret Terre de gauche souhaite prendre les rênes du pouvoir. Mais avant cela, ils entendent faire appel aux habitants. « Tous ceux qui souhaitent transformer la vie guérétoise et se retrouvent dans nos valeurs auront un an pour faire leurs propositions sur le site Internet que nous lançons », résume David Gipoulou. Une synthèse des contributions sera ensuite effectuée. Le site est d’ores-et-déjà ouvert : gueret-terredegauche.fr

https://www.lepopulaire.fr/limoges/people/politique/2018/06/03/les-indiscretions-de-la-semaine-en-limousin-et-en-nouvelle-aquitaine_12872080.html

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Un autre sujet important abordé :

L'Europe et vous.
 La Maison de l'Europe en Limousin vient de relayer une vaste consultation lancée par la Commission européenne auprès du public afin que celui-ci exprime ses préoccupations, ses espoirs et ses attentes concernant l'avenir de l'Union européenne. Dans le communiqué il est précisé que « le but n'est pas de préparer des règles et des règlements de l'UE, mais de faire entendre votre voix auprès des dirigeants de l'UE pour les aider à définir les bonnes priorités pour les années à venir. »


Comme si l'UE allait prendre en compte nos remarques !!!

Consultation sur l'avenir de l'Europe
https://ec.europa.eu/consultation/runner/Future-of-Europe?surveylanguage=fr

12 questions mais aucune d'entre elles ne remet en question l'UE !
Et toujours la confusion entre UE et Europe !
La question 11 est intéressante et je pense que je vais répondre : Autre: l'union européenne elle- même!  S.R

Q11

 

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Irak après les élections… Les communistes en tête

et les communistes vainqueurs des élections de 2018 en

ACT IRAL ELECTIONS

Moqtada Al-Sadr, le dirigeant chiitequi a scellé une alliance inédite avec les communistes au sein de la coalition “Sairoun”, avec un programme axé sur la réforme de l’État, pour la justice sociale, contre la corruption et le confessionnalisme et pour le renouvellement politique,  est arrivé en tête aux dernières élections.

Coiffé du turban noir des descendants du Prophète, défenseur d’un islam puritain et très impliqué dans l’action sociale, Al-Sadr a pu compter sur une base dévouée dans les quartiers chiites défavorisés de Bagdad et des provinces du sud du pays, qui voient en lui l’héritier naturel du courant « sadriste » depuis la mort de son père, le grand ayatollah Mohammed Sadiq Al-Sadr, assassiné sous Saddam Hussein en 1999.

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L’invasion de l’ Irak par les États-Unis en 2003 l’avait propulsé à la tête de l’insurrection chiite contre la troupe américaine. Puis sa milice, l’Armée du Mahdi, avait pris une part majeure à la guerre civile contre les sunnites de 2006 à 2008. Son mouvement défendait des positions très réactionnaires et sectaires. Mais, avec l’expansion de l’OEI en 2014, Moqtada Al-Sadr a adopté une ligne politique anti-confessionnelle et patriotique. Lorsqu’ est né, à l’été 2015, un vaste mouvement populaire de contestation contre la corruption et pour la réforme de l’État, son courant et le Irakien ont progressivement fait alliance.

C’est cette “Alliance des révolutionnaires réformistes” qui a gagné les dernières législatives.

 Le parti communiste irakien.

La fin des années 1970 a vu le Parti Baath, mené par Saddam Hussein, tenter encore une fois d’écraser le Parti Communiste : en mai 1978, 31 membres et sympathisants étaient exécutés, accusés d’activisme politique dans l’armée.

Pendant la campagne systématique de répression et de terreur qui a suivi, des dizaines de milliers de communistes et de sympathisants ont été détenus, torturés et exécutés. Le PCI a été interdit et avoir la carte du Parti était passible de la peine capitale. Le Parti a continué le travail clandestin. Le PCI était impliqué activement dans les efforts pour unir les forces patriotiques dans une large alliance pour mettre fin à la guerre Irak-Iran et pour renverser la dictature.

Le parti s’est opposé fermement aux guerres d’agression criminelles et aventureuses de Saddam, y compris la guerre sanglante Irak-Iran (1980-1988) et l’invasion du Koweït (1990), qui  ont servi les intérêts de l’impérialisme américain et de ses plans pour le Moyen-Orient.

Le PCI s’est opposé aux sanctions économiques sévères imposées par le Conseil de Sécurité de l’ONU à l’Irak après l’invasion du Koweït par Saddam. Il a appelé à la levée immédiate des sanctions pesant sur le peuple Irakien et à l’intensification de la lutte pour mettre fin à la dictature.

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À sa 5ème Conférence Nationale, qui s’est tenue au Kurdistan Irakien en 1993, le PCI a adopté la politique de « La Démocratie et du renouveau » .  Le PCI s’est opposé à la guerre américaine en Irak, tout en rejetant la dictature de Saddam et en s’efforçant de la renverser. Le mot d’ordre « Non à la guerre – Non à la dictature » a résumé la position du parti. Il a considéré que la voie juste menant à la construction d’un Irak fédéral unifié et démocratique était de renverser la dictature à travers l’unité des forces patriotiques dans une large alliance, basée sur un programme clair pour mobiliser le peuple, et jouissant d’un soutien et d’une solidarité internationale légitimes.

Le PCI s’est opposé ouvertement et a rejeté les politiques bellicistes et hégémoniques des États-Unis. Il s’est opposé à la guerre, à l’invasion et l’occupation impérialistes renforçant ainsi sa crédibilité auprès du peuple.

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Dans la situation unique et extrêmement complexe qui s’est développée après la guerre, à la suite de la chute de Saddam Hussein, avec l’effondrement de l’État Irakien, le PCI a eu recours à la lutte politique comme forme principale de lutte contre l’occupation, pour recouvrer la souveraineté et l’indépendance du pays. C’est donc sur cette base que le PC Irakien a passé alliance avec Al-Sadr.

Maintenant les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement sont en cours. Al-Sadr a déclaré “que le nouveau gouvernement ne serait “pas sunnite, chiite, arabe, kurde, nationaliste ou sectaire, mais un vrai gouvernement irakien avec une véritable opposition [au parlement]”.

Reste à observer l’attitude de l’impérialisme étasunien et de l’ Iran dans un contexte proche-oriental extrêmement tendu du fait de la politique belliciste de la Maison-Blanche.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/irak-apres-les-elections-les-communistes-en-tete/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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Souveraineté nationale. A propos d’un épisode transalpin

TRIBUNE LIBRE / par Floréal (PRCF)

TL PRCF ITALIE DEMOCRATIE

De par sa constitution, le peuple italien est (censé être) souverain.

A quelques réserves près cependant, que l’UE, Frau Merkel, Sir Emmanuel Macron, la BCE, la quasi-totalité de la « libre presse » européenne et les sacro-saints « marchés » se sont vite chargés de rappeler aux électeurs transalpins :

  • tout d’abord, pas question de nommer au ministère des finances un adversaire de l’euro. Ce dangereux personnage devra donc se contenter d’un ministère sans portefeuille, voire d’un portefeuille sans ministère. [1]
  • le gouvernement devra solennellement annoncer qu’il ne désire quitter ni l’UE ni l’euro, ni l’OTAN. [2]
  • un ministre des affaires étrangères qui a fait toute sa carrière à Bruxelles (parle-t-il encore l’italien ?) garantira l’engagement total de l’Italie dans l’alliance atlantique et la politique de guerre et de surarmement qui est actuellement la sienne. On respire ! [3]
  • Enfin les quelques mesures sociales envisagées par ce gouvernement devront soigneusement se tenir dans les limites infranchissables du remboursement de la « dette » et des critères de gestion de l’euro. Faut pas rire, n’est-ce pas, avec la suprématie du deutsche Mark sur notre continent, pardon, avec les bienfaits universellement reconnus de la monnaie unique qui apporte aux travailleurs d’Europe, comme chacun sait, la croissance des salaires, la stabilité de l’emploi, la qualité des services publics, le progrès permanent des retraites et de la protection sociale…

Une fois ces concessions minimes acceptées par MM. Salvini et Di Maio, l’UE donne carte blanche à l’Italie pour… traquer les migrants. On ne badine pas avec les « valeurs » européennes dès lors qu’elles ne sont pas cotées en Bourse.

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Le gouvernement italien actuel est d’ultra-droite, voire fascisant. Celui du Grec Tsipras se réclamait de la « gauche radicale ». Qu’importe puisque, comme l’a dit M. Juncker, « il n’y a pas de démocratie contre les traités européens ». Et c’est si vrai que lorsque la France retoque un traité constitutionnel, non seulement on lui impose le traité de Lisbonne, qui est le clone du TCE, mais M. Macron, soutenu sur sa ligne politique par 18% des inscrits, va jusqu’à imposer l’hymne et le drapeau européens que Sarkozy avait prudemment ôtés du traité de Lisbonne. VOUS EN BOUFFEREZ !

Et c’est cette UE et son haut clergé totalitaire de dignitaires, de lobbyistes et d’oligarques méprisants que certains « patriotes » comme Le Pen ou Dupont-Aignan prétendent « renégocier du dedans » pour en tirer on ne sait quelle « Europe des nations » pendant que certains « progressistes » jurent de renégocier, toujours « du dedans », les traités supranationaux afin de « faire du social ».

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« L’émancipation nationale est le socle de l’émancipation sociale », disait Jean Jaurès. Et si enfin, certains « hommes de gauche » parvenaient enfin à saisir que l’humiliation nationale, que l’ « Europe » fait subir à jet continu aux peuples européens, est le terreau permanent des régressions sociales et des dérives fascisantes ?

https://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/souverainet-nationale-a-propos-dun-pisode-transalpin-par-floral-prcf/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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[1] Paolo Savona, ancien dirigeant du "Medef" italien a évolué sur les questions monétaires et se dit opposé à l'euro, mais sans vouloir clairement sortir de l'UE, à ma connaissance.  Il prend le secrétariat aux "affaires européennes", ce qui n'est pas rien tout de même. En tous cas, le soutien qui lui est implicitement apporté ici montre une certaine ouverture d'esprit...

[2] Le nouveau gouvernement n'a pas fait campagne pour une quelconque sortie de l'UE ou de l'euro (et ne parlons pas de l'OTAN), cette obligation ne devrait donc logiquement pas le gêner.

[3] Bien vu: l'allégeance du nouveau gouvernement à l'OTAN a été peu relevée ces derniers temps. (Voir notre publication Italie: Commedia dell’Arte?)  P.G.

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