mardi 15 mai 2018

52 Palestiniens tués par des tirs israéliens à Gaza, les autorités accusent Israël de «massacre»

Selon un bilan provisoire, 52 Palestiniens ont été tués et des centaines blessés par des tirs de soldats israéliens dans la bande de Gaza, où des milliers de personnes protestent contre le transfert à Jérusalem de l'ambassade américaine en Israël.

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La tension est de nouveau montée d'un cran dans la bande de Gaza où 52 Palestiniens ont été abattus par des tirs israéliens le 14 mai, selon un bilan provisoire fourni par les autorités gazaouies. L'ambasadeur palestinien à l'ONU a évoqué de son côté la mort de «huit enfants de moins de 16 ans» et au moins 2 000 blessés.

L'armée israélienne a en outre affirmé avoir mené des raids contre des cibles du Hamas, sans fournir de bilan de ces bombardements. Des milliers de personnes manifestent dans les territoires palestiniens contre le transfert de l'ambassade des Etats-Unis en Israël, de Tel-Aviv à Jérusalem.

Les autorités palestiniennes dénoncent un «horrible massacre»

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Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a dénoncé un «massacre» israélien. Qualifiant l'ambassade étasunienne de «nouveau poste avancé de la colonisation», Mahmoud Abbas a affirmé : «Les Etats-Unis ne sont plus un médiateur au Moyen-Orient.» Il a en outre annoncé trois jours de deuil dans les Territoires palestiniens et une grève générale le 15 mai.

Le porte-parole du gouvernement palestinien, Youssouf al-Mahmoud, a réagi dans un communiqué, réclamant une «intervention internationale immédiate pour stopper l'horrible massacre commis à Gaza par les forces occupantes israéliennes contre notre peuple héroïque». Amnesty International a pour sa part dénoncé une «violation abjecte» des droits de l'homme, accusant Israël de commettre des «crimes de guerre».

«Nous demandons à toutes les parties d'agir avec la plus grande retenue afin d'éviter des pertes de vie humaine supplémentaires», a pour sa part affirmé le chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué.

L'armée israélienne avait largué auparavant des tracts mettant en garde les Gazaouis : «Vous prenez part à des rassemblements violents au péril de votre vie [...] Ne laissez pas le Hamas, de la manière la plus cynique, se servir de vous comme de ses jouets.» Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a prévenu que l'armée emploierait «tous les moyens» pour défendre la frontière, les soldats et les civils israéliens riverains de l'enclave.

Plus de 100 morts depuis le 30 mars

Ces décès portent à 106 le nombre de Palestiniens tués dans la bande de Gaza depuis le début d'un mouvement de protestation massif le 30 mars afin de réclamer l'application du droit au retour des Palestiniens, qui ont fui ou ont été chassés de leur terre en 1948 lors de la création de l'Etat hébreuLe 14 mai est la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 dans l'enclave. 

En plus de leur opposition au transfert de l'ambassade, les Palestiniens protestent aussi contre le blocus de Gaza imposé par Israël et l'occupation militaire. L'armée israélienne a dénié le caractère pacifiste de la mobilisation, revendiqué par les participants, la qualifiant «d'opération terroriste» conduite par le Hamas, qui gouverne l'enclave palestinienne et auquel il a livré trois guerres.

Ivanka Trump représentera les Etats-Unis lors de la cérémonie du transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem

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L'ambassade des Etats-Unis en Israël a été officiellement inaugurée à Jérusalem le 14 mai en présence d'Ivanka Trump et Jared Kushner, la fille et le gendre du président américain qui sont aussi ses conseillers. La cérémonie concrétise l'une des promesses de campagne du président Donald Trump. La promesse avait déjà été faite par d'autres présidents américains, et la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël ainsi que le principe du déplacement de l'ambassade des Etats-Unis sont l'objet d'une loi adoptée à une écrasante majorité par les deux chambres du Congrès en octobre 1995. 

Salué comme «historique» par Israël, ce déménagement est largement perçu comme un acte de défi envers la communauté internationale dans une période de grande inquiétude pour la stabilité régionale.

https://francais.rt.com/international/50660-dizaine-palestiniens-tues-ouverture-ambassade

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Un député actionnaire de Sanofi veut déréglementer les essais cliniques sur les humains

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Le 9 mai était examinée en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale une proposition de loi du groupe centriste MODEM, qui porte sur la réforme des « Comités de protection des personnes ». Ces comités ont pour rôle de s’assurer que tout projet de recherche portant sur l’être humain respecte diverses mesures (médicales, éthiques et juridiques) visant à assurer la protection des personnes qui participeront à cette recherche. Il existe une quarantaine de comités en France, composés de chercheurs, de professionnels de santé, d’usagers, d’associations et de psychologues. Ces comités doivent en particulier donner leur aval à des essais cliniques, c’est-à-dire les études qui évaluent l’efficacité et la tolérance d’un traitement. La proposition de loi qui veut réformer le fonctionnement de comité a été conçue par un député fort attentif aux intérêts de l’industrie pharmaceutique…

Une proposition de loi qui fragilise la protection des patients

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La dimension expérimentale des essais cliniques présente d’abord des risques évidents : le dernier accident grave date de 2016. Un homme volontaire pour un essai mené par le laboratoire portugais Bial à Rennes décède des suites de l’absorption d’une dose de la molécule testée. On peut donc payer de sa vie la participation à un essai clinique, mais les sujets de ces études sont des personnes qui peuvent être en situation de grande vulnérabilité face aux commanditaires de l’étude : qu’ils soient en bonne santé ou malades, leur niveau d’information sur les risques auxquels ils font face peut être variable. C’est ainsi pour vérifier que leur consentement est éclairé, c’est-à-dire que l’industriel ou l’organisme de recherche organisateur de l’essai clinique a rempli ses obligations en matière d’information, que les Comités de protection des personnes jouent un rôle essentiel. S’ils donnent un avis défavorable à l’étude, le labo doit faire appel de la décision.

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Mis en place avec la première loi bioéthique en matière de recherche, en 1984, ces comités sont donc des instances clefs dans le parcours d’un médicament. Et c’est parce qu’ils sont si essentiels que la législation a tout fait pour les protéger de l’influence de la toute-puissance pharmaceutique : pour une étude clinique, le comité qui contrôle est tiré au sort parmi les 40 comités répartis sur le territoire. Ainsi, il est plus difficile pour les industriels de cibler des membres à influencer.

Une réforme réclamée par le LEEM, premier lobby pharmaceutique français. 

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Or, pour l’industrie pharmaceutique plus que pour n’importe quel autre secteur, le temps, c’est de l’argent : puisqu’un brevet ne dure que vingt ans, les labos doivent tout faire pour mettre un nouveau produit au plus vite sur le marché. Ces procédures préalables au lancement d’essais cliniques leur sont donc insupportables. En février 2017, le LEEM, lobby français des industries pharmaceutiques, lançait un cri d’alarme complaisamment relayé par la presse, se plaignant d’une durée moyenne trop élevée de traitement de ses dossiers par les Comités de protection des personnes (deux mois). Et alors même que la France est le troisième pays du monde en terme d’essais cliniques menés, le lobby alertait sur la baisse du nombre de participants.

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C’était sans compter sur la complicité du groupe parlementaire MODEM qui a utilisé sa niche (journée accordée à un groupe d’opposition pour présenter à l’Assemblée ses propres propositions de loi) pour proposer une loi « relative à l’expertise des comités de protection des personnes ». Cette proposition fait parfaitement écho aux jérémiades des labos, estimant que le tirage au sort des CPP entraîne des délais trop longs. L’exposé des motifs de la proposition de loi ne mentionne pas un seul instant le point de vue des patients mais relaie tous les éléments de langage des industriels. Elle vise à instaurer une limitation du tirage au sort, réduisant son champ aux seuls CPP disposant d’experts reconnus pour le sujet donné de tel ou tel essai clinique. Une pirouette destinée à réduire le champ des interlocuteurs par essai clinique, et menaçant au passage l’intégrité des comités.

Un député fort gâté par les laboratoires

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Pourquoi des députés se font-ils les relais aussi zélés de l’industrie pharmaceutique ? Le rapporteur de la proposition de loi, Cyrille Isaac-Sibille est un médecin. Mais aussi un actionnaire. Actionnaire de… Sanofi, dont il possède 92 parts selon sa dernière déclaration de patrimoine. De plus, en février dernier, le magazine Médiacités révélait que le médecin avait été fort gâté par l’industrie pharmaceutique entre 2014 et 2016, touchant rien que durant cette période 3 563 € de cadeaux (voyages, repas…), selon la base de donnée transparence.sante.gouv.fr qui permet de consulter les liens déclarés des praticiens.

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À n’en point douter, Cyrille Isaac-Sibille fait partie de ces médecins qui ont fait leur les souhaits et désirs de l’industrie pharmaceutique au détriment de l’intérêt des patients. La seule revue médicale indépendante, Prescrire, juge pourtant que les Comités de protection des personnes doivent être renforcés, et non affaiblis comme le veut ce drôle de docteur. En tant que député, Isaac-Sibille a écrit une proposition de loi dictée par un lobby plutôt que par une quelconque conception de l’intérêt général. Son groupe parlementaire, le prétendu modéré et rationnel MODEM, l’a suivi comme un seul homme dans ce dévoiement révoltant de la « représentation nationale ».

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Seuls les deux députés de la France Insoumise présents lors de ce premier examen en commission ont soulevé la question des liens d’intérêts du médecin-député, sous les cris d’orfraie de leurs collègues LREM qui estimaient qu’il s’agissait là d’une terrible attaque “ad hominem”. Bafouillant et confus, Cyrille Isaac-Sibille a alors eu ce lapsus légendaire, pour justifier sa détention d’action Sanofi “Je suis fier de défendre les intérêts euuh… d’investir dans le secteur pharmaceutique”. La proposition de loi sera discutée dans l’hémicycle le 17 mai.

http://www.frustrationlarevue.fr/un-depute-actionnaire-de-sanofi-veut-dereglementer-les-essais-cliniques-sur-les-humains/

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Et si un jour, tous ces députés se contentaient d'exécuter les missions pour lesquelles, nous Français, les rémunérons ?
Est-ce si rémunérateur de trahir ?
Ou alors, en tant qu'européistes extrémistes, leur mission consiste t-elle en la destruction de toutes nos protections sociales, sanitaires, etc, que nos parents et grands-parents ont obtenues à force de combats et d'obstination ?
S.R.

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Le Brexit fait bondir les exportations de « British mozzarella »

Le boom de la demande en Chine et la baisse de la livre provoquée par les incertitudes liées au Brexit ont fait bondir de 23 % les exportations de fromages « made in UK » l'an dernier.

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C'est une conséquence inattendue  du Brexit  : la baisse de la livre provoquée par les incertitudes sur les conditions de la sortie de l'UE a dopé l'an dernier... les exportations de fromages britanniques ! Selon les statistiques des douanes de sa très Gracieuse Majesté, relayées la semaine dernière par  le « Guardian » , leur valeur a bondi de 23 %, à 615 millions de livres sur l'année, la baisse du sterling rendant le Stilton ou encore le Cheddar plus compétitifs.

La hausse des exportations en valeur est aussi liée à la hausse des prix sur le marché mondial, la demande en fromage continuant de progresser alors même que la production a baissé en Europe. La demande explose ainsi en Asie et en particulier en Chine, où les exportations de fromages britanniques sont passées de 49 tonnes seulement en 2015, à 786 tonnes l'an dernier !

Fromages en poudre ou râpés

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Cette demande ne porte pas toujours sur les fromages britanniques les plus fins : plus de la moitié des fromages « made in UK » exportés en Chine sont en poudre ou râpés, autrement dit destinés à être utilisés dans des plats cuisinés. Les ventes de fromages britanniques font aussi un bond de 27 % en valeur aux Philippines.

Le Cheddar représente à lui seul pas moins de 40 % des exportations de fromage du Royaume-Uni. Plus surprenant, la forte progression de la mozzarella et des fromages frais - comme le fromage blanc égoutté (« cottage cheese ») ou celui à base de lait caillé (« curds ») - avec dans un cas comme dans l'autre des exportations en hausse de 14 % en volume l'an dernier.

Attitude plus positive des acheteurs français

Les exportations de « British mozzarella » vers les Etats-Unis ont ainsi grimpé de 43 % ! Les ventes britanniques de ce fromage destiné pour l'essentiel à la confection de pizza ont aussi progressé à Hong Kong, en Espagne, aux Pays-Bas, au Danemark et au Pakistan.

La-démocratie-et-la-liberté-dexpression-en-France-au-quotidien

Autre explication à ce boom des exportations britanniques : selon Jason Hinds, un exportateur de fromage anglais interrogé par le « Guardian », les acheteurs français auraient aussi une attitude plus positive à l'égard des fromages étrangers de qualité, et  en particulier à l'égard de ceux fabriqués outre-Manche . Qui a dit que la Hollande était l'autre pays du fromage ?

https://www.lesechos.fr/monde/europe/0301666333502-ca-se-passe-en-europe-le-brexit-fait-bondir-les-exportations-de-british-mozzarella-2175611.php

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Et dire que le Brexit devait ruiner la Grande Bretagne et la faire se refermer sur elle-même  !!!!
Donc, pour redresser l'économie française, vendre nos fromages, nos vins et tous nos produits de qualité, Macron doit nous sortir de l'UE !
A moins que... sa mission ne consiste pas à redresser la
France... S.R.

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L’occupation israélienne : 50 ans de spoliations

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Dans ce texte, Amnesty International décrit (fort justement me semble-t- il) la situation depuis 1967, sans questionner les évènements qui ont conduit à la création de l'Etat d'Israël, car ce n'est pas son rôle.  Et c'est précisément parce que le texte se place strictement du point de vue du droit international et du droit humanitaire que les arguments prennent toute leur force, au- delà de la question- politique- du sionisme.   P.G.

TRIBUNE LIBRE / par Amnesty International

TL ISRAEL AMNESTY

Source : Amnesty International, 2018

Depuis un demi-siècle, l’occupation israélienne de la Cisjordanie (y compris de Jérusalem-Est) et de la bande de Gaza entraîne des violations systématiques des droits humains des Palestiniens vivant dans ces zones.

La consommation moyenne d’eau des Israéliens est au moins quatre fois supérieure à celle des Palestiniens dans les territoires palestiniens occupés. À Gaza, 96 % de l’eau est contaminée et impropre à la consommation humaine. – © SAID KHATIB/AFP/Getty Images

Depuis le début de l’occupation en juin 1967, les politiques impitoyables de confiscation des terres, de colonisation illégale et d’expropriation menées par Israël, associées à la discrimination omniprésente, ont causé d’immenses souffrances aux Palestiniens et les ont privés de leurs droits fondamentaux.

Le régime militaire d’Israël bouleverse tous les aspects de la vie quotidienne dans les territoires palestiniens occupés. Pour les Palestiniens, c’est toujours ce régime militaire qui détermine s’ils peuvent, quand ils peuvent et comment ils peuvent se déplacer pour aller travailler ou à l’école, se rendre à l’étranger, rendre visite à leurs proches, gagner leur vie, participer à une manifestation, accéder à leurs terres agricoles ou même avoir accès à l’électricité ou à une source d’eau potable. Cela entraîne une humiliation, une peur et une oppression quotidiennes. Israël a de fait pris en otage la vie de ces personnes.

Le pays a également adopté un ensemble complexe de lois militaires destinées à étouffer la critique de ses politiques, et des hauts responsables du gouvernement ont qualifié de « traîtres » les Israéliens faisant campagne pour les droits des Palestiniens.

Raja Shehadeh, avocat et écrivain palestinien
LE PIRE, C’EST CE SENTIMENT D’ÊTRE ÉTRANGER SUR VOTRE PROPRE TERRE ET L’IMPRESSION QU’AUCUNE PARTIE DE CETTE TERRE NE VOUS APPARTIENT.

Cela fait 50 ans qu’Israël expulse de force des milliers de Palestiniens de leurs terres, qu’il les occupe et les utilise de manière illégale pour créer des colonies dans lesquelles vivent exclusivement des colons juifs israéliens.

Des communautés palestiniennes entières ont été déplacées par ces colonies. Leurs maisons et leurs moyens de subsistance ont été détruits, et ils doivent subir des restrictions à leur liberté de mouvement, et à l’accès à leurs propres terres, eau et autres ressources naturelles. Les communautés ont également été violemment attaquées par les soldats et les colons israéliens. Nous devons agir maintenant.

Nous voulons que les gouvernements cessent de faire vivre l’économie qui permet à ces colonies illégales de croître et qui alimente la souffrance des Palestiniens. Et vous pouvez nous aider.

Ce problème ne concerne pas uniquement le fait qu’Israël se soit approprié illégalement les terres et les ressources palestiniennes. Les gouvernements du monde entier laissent entrer sur leurs marchés des biens produits dans ces colonies, et autorisent leurs entreprises nationales à être actives dans les colonies. Tout cela aide les colonies illégales à faire des profits et à prospérer.

Appelez dès maintenant votre gouvernement à interdire l’entrée sur votre marché des biens produits dans les colonies israéliennes, et à empêcher les entreprises basées dans votre pays d’être actives dans les colonies ou d’y vendre leurs biens, et aidez à mettre fin au cycle des violations des droits humains subis par les Palestiniens qui vivent sous l’occupation israélienne.

L’accaparement de terres incessant par Israël : les colonies israéliennes illégales

La politique israélienne de construction et d’expansion des colonies illégales sur les terres palestiniennes occupées est l’un des principaux éléments moteurs des violations massives des droits humains provoquées par l’occupation. Ces cinquante dernières années, Israël a détruit la propriété de dizaines de milliers de Palestiniens et a déplacé une grande partie de la population pour construire des logements et des infrastructures pour installer sa propre population sur les territoires occupés. Israël a également détourné des ressources naturelles palestiniennes telles que l’eau ou des terres agricoles pour les utiliser dans les colonies.

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L’existence même des colonies dans les territoires palestiniens occupés bafoue le droit international humanitaire et constitue un crime de guerre. Malgré les nombreuses résolutions de l’ONU, Israël a continué de s’approprier des terres palestiniennes et de soutenir au moins 600 000 colons installés en Cisjordanie occupée, notamment à Jérusalem-Est. Jusqu’à 2005, plus de 9 000 colons vivaient illégalement à Gaza.

Ces derniers mois, Israël a accéléré l’expansion des colonies. Le gouvernement a annoncé un projet de construction de mille nouveaux logements dans les colonies existantes, ainsi que la construction de deux nouvelles colonies en Cisjordanie occupée.

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En plus de la construction illégale de logements et d’infrastructures dans les colonies sur le territoire palestinien, des entreprises israéliennes et internationales dans les colonies ont créé une économie prospère permettant d’assurer leur présence et leur développement. Ce « programme de colonisation » dépend de l’appropriation illégale des ressources palestiniennes (notamment les terres, l’eau et les minéraux) pour produire des biens qui sont exportés et vendus au profit d’entités privées. Les biens produits dans les colonies et exportés à l’étranger représentent chaque année des centaines de millions de dollars.

Nous voulons que les gouvernements cessent de faire vivre l’économie qui permet à ces colonies illégales de croître et qui alimente la souffrance des Palestiniens. Et vous pouvez nous aider.

Appelez dès maintenant votre gouvernement à interdire l’entrée sur votre marché des biens produits dans les colonies israéliennes, et à empêcher les entreprises basées dans votre pays d’avoir des activités dans les colonies ou d’y vendre leurs biens, et aidez à mettre fin au cycle des violations des droits humains subies par les Palestiniens qui vivent sous l’occupation israélienne.

La vie quotidienne sous occupation : pris au piège et oppressés

Les centaines de blocages militaires en Cisjordanie (postes de contrôle, barrages routiers et routes « réservées aux colons »), ainsi que le régime général de permis, font des tâches quotidiennes des Palestiniens qui essaient de se rendre au travail, à l’école ou à l’hôpital une lutte constante. Israël affirme que le mur/barrière de 700 km est destiné à empêcher les attaques armées menées par des Palestiniens contre Israël. Mais cela n’explique pas pourquoi 85 % de ce mur/barrière est construit sur le territoire palestinien, notamment sur des terres au cœur de la Cisjordanie. En réalité, le mur/barrière sépare les populations palestiniennes les unes des autres et déchire des familles. Il empêche également des Palestiniens d’avoir accès à des services de base et sépare les agriculteurs de leurs terres et d’autres ressources, paralysant ainsi l’économie palestinienne. Des lois par nature discriminatoires et injustes empêchent également de nombreuses personnes de se marier, de se déplacer sur les territoires occupés ou de se rendre en Israël pour rendre visite à leurs proches ou vivre avec eux. Ces restrictions arbitraires sont discriminatoires et illégales et doivent être levées immédiatement.

Israël est tenu de restituer les terres, les vergers, les oliveraies et les autres biens immobiliers saisis à toute personne physique ou morale en vue de l’édification du mur dans le territoire palestinien occupé. Tous les États sont dans l’obligation de ne pas reconnaître la situation illicite découlant de la construction du mur.
Avis consultatif de la Cour internationale de justice, 2004
Bien qu’Israël ait retiré ses troupes au sol de la bande de Gaza en 2005, le pays continue d’imposer un blocus aérien, maritime et terrestre à Gaza et maintient une « zone d’accès limité » ou « zone tampon » sur le territoire de Gaza. Cela a isolé plus de deux millions de Palestiniens d’autres parties des territoires palestiniens occupés et du reste du monde pendant 10 ans.

Restrictions des ressources naturelles

En plus de déterminer où les Palestiniens peuvent se rendre et qui ils peuvent voir, Israël contrôle et restreint arbitrairement leur accès à l’eau potable. La consommation d’eau des Israéliens est au moins quatre fois supérieure à celle des Palestiniens vivant dans les TPO.

L’eau c’est la vie. Sans eau nous ne pouvons pas vivre… Les soldats ont d’abord détruit nos maisons et les abris avec nos troupeaux, ont déraciné tous nos arbres, puis ils ont détruit nos citernes d’eau… Nous luttons tous les jours car nous n’avons pas d’eau.
Fatima al Nawajah, habitante de Susya, un village palestinien dans les collines au sud d’Hébron.
La quantité d’eau limitée qu’Israël accorde aux Palestiniens n’est pas suffisante pour couvrir les besoins de base de la population palestinienne et ne constitue pas une distribution équitable des ressources hydriques communes. Les piscines, les pelouses bien arrosées et les immenses domaines agricoles irrigués dans les colonies israéliennes des territoires occupés, dont l’herbe est verte même au plus fort de la saison sèche, forment un contraste saisissant avec les terres desséchées et arides des villages palestiniens au pas de leur porte, où les habitants luttent pour avoir suffisamment d’eau pour se laver, prendre une douche, cuisiner, nettoyer, boire, sans parler d’arroser leurs cultures.

50 ans d’expulsions forcées, de démolitions et de transferts forcés

Au cours des 50 dernières années, Israël a expulsé et déplacé de force des communautés palestiniennes entières et a démoli des dizaines de milliers d’habitations et d’autres structures palestiniennes, rendant des dizaines de milliers de personnes sans-abris et causant des souffrances et des traumatismes terribles. Les forces israéliennes ont également transféré de force de nombreux Palestiniens au sein des territoires occupés ou les ont contraints à l’exil. Les démolitions des habitations qui continuent d’avoir cours sont l’une des principales raisons pour lesquelles des transferts ont encore lieu aujourd’hui. Ces mesures permettent à Israël d’asseoir son contrôle du territoire palestinien et de ses ressources, de continuer l’expansion des colonies et de chasser les Palestiniens de certaines zones considérées comme stratégiques, telles que la fertile vallée du Jourdain ou Jérusalem-Est. Elles représentent également des mesures punitives et s’apparentent à des sanctions collectives.

50 ans d’arrestations arbitraires, de détentions et de procès iniques

 

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Depuis 1967, les autorités israéliennes ont arrêté des centaines de milliers de Palestiniens, parmi lesquels des femmes et des enfants, au titre d’ordres militaires qui, souvent, érigent en infraction un vaste éventail d’activités pacifiques. Lors des périodes de fortes tensions et de violences, les hommes et les garçons de villages entiers ont été arrêtés arbitrairement. Au cours de la révolte palestinienne entre 1987 et 1993, près de 100 000 Palestiniens ont été arrêtés par les forces israéliennes.

Les autorités israéliennes ont également détenu arbitrairement des dizaines de milliers de Palestiniens, parmi lesquels des prisonniers d’opinion, les plaçant en détention administrative indéfiniment sans qu’ils soient inculpés ni jugés.

La politique appliquée depuis 50 ans par Israël et consistant à emprisonner des Palestiniens des territoires occupés dans des prisons en Israël bafoue le droit international. Les prisonniers palestiniens font également l’objet de restrictions des visites familiales et de leur accès à l’éducation et aux soins médicaux, entre autres.

Les autorités israéliennes jouent avec nos émotions, elles nous torturent et nous punissent.
« Reham » s’est vu refuser des permis réguliers de visite à son frère qui a été arrêté à l’âge de 12 ans et est détenu dans une prison en Israël depuis 15 ans

Des supporters du club de foot Shabab Rafah à Gaza croisent leurs bras en solidarité avec les prisonniers palestiniens en grève de la faim © MAHMUD HAMS/AFP/GettyImages

Israël a également mis en place des tribunaux militaires destinés à juger des Palestiniens, et ne respectant pas les garanties fondamentales en termes de procès équitables. Presque toutes les affaires jugées devant des tribunaux militaires se soldent par des condamnations. La plupart de ces condamnations sont le résultat de négociations de réduction de peine, car les accusés palestiniens savent que le système tout entier est tellement injuste qu’ils seront déclarés coupables et condamnés à des peines plus lourdes si l’affaire est jugée. À l’inverse, les colons israéliens des territoires palestiniens occupés sont poursuivis devant des tribunaux civils en Israël et bénéficient de meilleures protections au titre du droit civil israélien.

À ce jour, la torture n’est pas érigée en infraction dans la législation israélienne, et les prisonniers palestiniens peuvent de ce fait être victimes d’actes de torture et d’autres mauvais traitements pendant leur détention.

Omar Ghanimat, un Palestinien, photographié lors d’une audience devant la Haute Cour en 1997. Il présentait des traces de torture sur son corps à la suite de son interrogatoire qui a duré 45 jours. © David Mizrahi/Ha’aretz

50 ans d’homicides illégaux

Les forces israéliennes ont de lourds antécédents en matière de recours à une force excessive et souvent meurtrière contre des hommes, des femmes et des enfants palestiniens, notamment à titre de représailles contre des manifestants ou pour étouffer la dissidence. Des milliers de personnes ont été tuées et bien plus encore ont été blessées. Le fait que les autorités n’aient pas mené d’enquêtes approfondies, impartiales et indépendantes en vue de mettre fin au cycle de l’impunité a permis à ces violations de continuer d’être commises pendant un demi-siècle.

Depuis 1987, plus de 10 200 Palestiniens ont été tués, souvent dans des circonstances laissant penser que les homicides étaient illégaux et qu’ils pouvaient s’apparenter à des crimes de guerre. Sur la même période, plus de 1 400 Israéliens ont été tués par des Palestiniens. Parmi ces personnes, des centaines étaient des civils tués par des groupes armés palestiniens lors d’attaques qui représentent des crimes au titre du droit international.

Source : Amnesty International, 2018

https://www.les-crises.fr/loccupation-israelienne-50-ans-de-spoliations-par-amnesty-international/


 

Commentaire sur le site “les crises”

Aladin0248 // 14.05.2018 à 06h58

La chose la plus scandaleuse n’est pas la politique colonialiste, terroriste et raciste de cet État psychopathe, politique avérée qui se développe effectivement depuis 50 ans sans vergogne ni restriction : on trouvera sans doute des exemples pires dans le monde. Le plus affreux est que cette politique est plutôt bien acceptée et parfois même encouragée par les gouvernements occidentaux, au moins par les plus puissants d’entre eux, et par nombre de nos politiques et qu’en plus on nous la colle sur le dos comme si cet État était des nôtres et méritait notre indulgence pour ses pires exactions « parce que ce peuple a beaucoup souffert dans le passé ». Non ! 

SNCF : une note interne évoquerait la privatisation du groupe et la suppression de «petites lignes»

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En ce moment, le gouvernement et les médias de l'oligarchie répètent en boucle que le gouvernement n'a pas du tout l'intention de privatiser la SNCF. C'était encore le cas de Djebarri (député LREM de Haute- Vienne) ce matin sur RMC. On nous aurait menti?

P.G.

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Au matin du 17e jour de grève des cheminots contre la réforme de la SNCF, Le Parisien révèle l’existence d’un document suggérant une volonté de la direction et du gouvernement de privatiser le groupe et de supprimer certaines lignes. «SNCF Gate» ?

«La compagnie ferroviaire a demandé au gouvernement de limiter l’incessibilité des titres de l’entreprise publique à la seule holding» affirme ainsi Le Parisien, commentant le document qui correspondrait au compte rendu d’une réunion de travail entre des cadres de la SNCF et des membres du gouvernement.

Afin de comprendre le sens de cette phrase, il est à noter que la «holding» est la structure qui regroupe les actions des différentes sociétés du groupe SNCF, lui permettant ainsi de garantir une unité de direction. Car en effet, le groupe est composé de trois établissements, actuellement publics : SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités, ces trois entreprises ayant chacune leur propre cœur de métier.

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Pour rebondir sur le contenu de la note interne, le quotidien a rapporté les craintes du syndicaliste de SUD Rail, Fabien Villedieu : «Si seule la holding est protégée, rien n’empêchera la direction de céder ou d’ouvrir le capital de SNCF Mobilités (qui gère les trains) ou de SNCF Réseau (qui gère l’infrastructure) [...] cette demande ouvre la voie à une privatisation de l’entreprise publique alors que depuis des semaines, le gouvernement et la direction nous répètent en chœur que cette réforme ferroviaire n’est pas la privatisation de la SNCF.»

Le Parisien évoque par ailleurs les réactions «du côté de la compagnie comme du gouvernement» : «Il n’y a pas de sujet [...] C’est une réunion de travail. Notre position n’a pas changé. L’incessibilité des titres de la SNCF concerne aussi bien la holding que SNCF Mobilité et Réseau».

Poursuivant l'analyse de la note, «un document de six pages», le journaliste du quotidien affirme qu'un rapport du gouvernement «sur l’état du réseau et des lignes les moins circulées» est prévu par un amendement.

Si elle laisse le champ libre à l'interprétation, cette deuxième révélation du Parisien pourrait raviver les craintes des usagers des «petites lignes» : en effet, au vu dudit rapport, que pourrait-il advenir des lignes ne générant pas une rentabilité satisfaisante ?

Mouvement social contre la réforme : où en est-on ?

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Au cœur des récentes contestations sociales qui portent entre autres sur la défense des services publics, la réforme de la SNCF s'inscrit dans une série de «paquets ferroviaires» prévus par la Commission européenne. A l'origine de la réforme, le rapport Spinetta répondait précisément aux attentes formulées dans le quatrième paquet dont l’objectif est la libéralisation totale du transport des voyageurs par le rail en Europe.
L'intersyndicale de la SNCF a décidé de lancer dans la semaine du 14 mai une consultation pour demander aux cheminots s'ils sont «pour ou contre» la réforme ferroviaire, affichant par la même occasion leur unité face au gouvernement et à la direction.

https://francais.rt.com/economie/50629-sncf-note-interne-evoquerait-privatisation-supression-lignes

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Anti-immigration et eurosceptique : le futur gouvernement italien, un cauchemar pour Bruxelles

L'UE espérait et appuyait la formation d'un gouvernement droite-gauche en Italie. Finalement, les nationalistes de la Ligue et les antisystèmes du Mouvement 5 Etoiles s'apprêtent à diriger le pays. Bruxelles s'inquiète et les marchés sont fébriles.

ACT ITALIE ALLIANCE

C'était le pire des scénarios pour Bruxelles : les tractations entre le Mouvement 5 Etoiles (M5S) et la Ligue ont finalement débuté, après que Silvio Berlusconi, allié de la Ligue mais dont le parti a recueilli moins de voix que celle-ci, a finalement donné son accord à des négociations. Les chefs de file des deux formations, qui à elles deux disposent d'une courte majorité au Parlement, Luigi Di Maio (M5S), 31 ans, et Matteo Salvini (Ligue), 45 ans, se sont rencontrés en début de matinée le 10 mai à la Chambre des députés.

Dans un communiqué conjoint, les deux hommes ont évoqué «un climat positif pour définir le programme et les priorités du gouvernement», ainsi que «des avancées importantes» sur la composition de ce qui devra être la future équipe gouvernementale. Selon la presse italienne, ils ont demandé jusqu'au 14 mai au président Sergio Mattarella, qui a pour l'instant renoncé à nommer un chef de gouvernement «neutre», mesure qu'il envisageait après deux mois d'impasse.

Concrètement, cela signifie que, pour éviter un gouvernement technique destiné à mettre un terme à l'absence de majorité, les deux bêtes noires de la scène politique italienne sont parvenues à poser les bases d'une alliance qui n'avait rien d'évident. En effet, le M5S au populisme revendiqué et la Ligue, qualifiée d'«extrême droite» par ses adversaires, entretiennent des divergences sur le fond. La formation nationaliste proche du Front national français, qui a fait le plein des voix dans le Nord sur la promesse de baisses massives d'impôts, devra gouverner avec le M5S, plus ambivalent sur l'Union européenne et plébiscité par le Sud pour avoir promis un revenu de citoyenneté.

Une alliance qui inquiète Bruxelles et les marchés

Dans le détail, l'alliance devrait donc reposer sur un contrat de coalition à l'allemande : celui-ci contiendra un socle minimum de points sur lesquels le M5S et la Ligue seront parvenus à s'entendre. Les deux partis ont notamment en commun un rejet des forces politiques traditionnelles et des promesses en matière de retraites et de lutte contre l'immigration. En outre, la Ligue et le M5S partagent une défiance nette à l'égard de Bruxelles – même si Luigi Di Maio a renoncé à proposer un référendum sur la sortie de l'Italie de l'UE pour le moment.

Ces convergences de vue, qui semblent pour l'instant avoir eu raison des divergences politiques, ont donc d'autant plus de quoi inquiéter Bruxelles qu'elles se concrétisent désormais dans un projet gouvernemental. Les marchés eux-mêmes commencent à s'agiter : la Bourse de Milan a perdu près de 1% dès l'annonce du début des négociations et, sur le marché de la dette, le spread (écart entre les taux d'emprunt italien et allemand à dix ans) a augmenté d'environ six points.

Signe de la fébrilité de l'UE à l'égard des évolutions politiques en cours sur la péninsule : des responsables européens avaient confié à l'AFP, avant les élections, s'activer «en coulisses» pour favoriser une alliance Renzi-Berlusconi. Si l'UE est loin de tenir ce dernier dans son cœur, elle semblait toutefois estimer que sa présence au sein d'une alliance gauche-droite était préférable au péril que représenterait une victoire du M5S ou de la Ligue. L'hypothèse d'une percée concomitante de ces deux partis et de leur alliance au sein d'un gouvernement était alors perçue comme un scénario catastrophe peu vraisemblable...

Qui sera le prochain dirigeant italien ?

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La question la plus épineuse que doivent désormais trancher le M5S et la Ligue est désormais celle du nom du futur chef de gouvernement. Matteo Salvini et Luigi Di Maio, tous deux jeunes et ambitieux, sont en concurrence directe. Le premier conduisait la coalition arrivée en tête aux élections (dans laquelle se trouvait le parti de Silvio Berlusconi), mais le parti du second a obtenu plus de voix que la Ligue. Reste l'hypothèse, privilégiée officiellement, d'un accord entre les deux hommes pour proposer une tierce personne.

Malgré ces incertitudes, les deux chefs de parti se montrent optimistes. «On discute de la réforme des retraites, de l'emploi, des débarquements de migrants, de la légitime défense», a déclaré Matteo Salvini à la presse. Sur Twitter, il a annoncé à ses abonnés : «Nous sommes en train de travailler pour vous», avec une photo de lui à côté d'une grosse pelleteuse.

«Je ne peux pas cacher ma joie et ma satisfaction que finalement nous puissions commencer à nous occuper des problèmes de l'Italie», a fait savoir de son côté Luigi Di Maio, tout sourire, dans une vidéo sur Facebook.

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Une autre inconnue demeure. Alors qu'il vient d'être réhabilité par la justice, l'ancien dirigeant italien Silvio Berlusconi pourrait revenir dans le jeu politique. Si, jusque là, ses difficultés avec la justice et sa peine d'inéligibilité l'empêchaient de jouer un rôle aussi important qu'il l'aurait souhaité, une décision du tribunal de Milan pourrait le remettre en selle. Et son influence à droite pourrait parasiter l'entente entre le M5S et la Ligue, qui doivent en partie leur rapprochement à l'affaiblissement politique du Cavaliere.

https://francais.rt.com/international/50591-anti-immigration-eurosceptique-futur-gouvernement-italien-cauchemar-bruxelles

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
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