samedi 12 mai 2018

Militantisme: distribution de tracts à BEYNAT (Corrèze) le 13 mai [rappel]

PROJET reunion UPR 19

Suite à notre belle opération de table d'information à Brive le 9 mai (copieusement préparée par un collage de 90 affiches la veille par Réjane et Philippe) où se sont rejoint les militants de Corrèze, de Creuse et de Haute Vienne, nous préparons un nouveau tractage pour ce dimanche.

Patrick se propose de réaliser un tractage dimanche matin sur le marché de BEYNAT :

https://www.tourismecorreze.com/fr/tourisme_detail/marche_a_beynat.html


Il y sera présent dès 8h30 si vous voulez vous joindre à lui merci de me le signaler afin de s'organiser et éventuellement prévoir un covoiturage.

Bien amicalement,

Julien MAGNE, Délégué Départemental UPR Corrèze

Contacts :
julien.magne@upr.fr
06.82.23.25.22

 

visuel upr correze_2

 

Posté par UPR Creuse à 08:48 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Festival de Cannes : Emmanuel Macron joue son propre rôle dans un film de Daniel Cohn-Bendit

La Traversée sera présentée hors compétition lors du Festival de Cannes. Particularité de ce film réalisé par les deux anciens leaders de la contestation en mai 68, Romain Goupil et Daniel Cohn-Bendit : le chef de l'Etat figure au casting.

ACT COHN BENDIT MACRON

Daniel Cohn-Bendit, ancien leader étudiant de Mai 68 et désormais soutien d'Emmanuel Macron, présente au Festival de Cannes un film qu'il a coréalisé avec une autre figure de la contestation étudiante à l'époque, Romain Goupil. Particularité de ce «road movie sociétal» : le président de la République y joue son propre rôle.

Le film, intitulé La Traversée, présente les pérégrinations de Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil à travers la France, à la rencontre de ses habitants. L'un d'entre eux se trouve être le chef de l'Etat. Dans une séquence de sept minutes, Emmanuel Macron se livre à une discussion «totalement improvisée» avec les deux protagonistes. 

937553cohnbendit3916251800x600

La scène a été tournée en octobre 2017 dans un café de Francfort, en Allemagne. Les deux réalisateurs sont filmés en train de débattre de l'opportunité d'aller rencontrer le président à l'Elysée pour leur film. Un mouvement de caméra dévoile alors la présence, entre les deux hommes, du président de la République, qui attend que ceux-ci aient fini de se décider. Emmanuel Macron propose alors d'organiser cette rencontre dans un café. Une mise en abîme vertigineuse que Daniel Cohn-Bendit n'hésite pas à qualifier de «scène culte».

La Traversée sera présentée en séance spéciale et hors compétition. Il sera en outre diffusé sur France 5 le 21 mai prochain à 20h50.

ob_e1bc57_dieu-medias2015-550x400-c

https://francais.rt.com/france/50565-festival-cannes-emmanuel-macron-joue-propre-role-film-daniel-cohn-bendit

daniel-cohn-bendit-a-23-ans-en-mai-68_2673052_667x333

Posté par UPR Creuse à 07:07 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Les sorties scolaires organisées dans les magasins Apple proscrites par l'Education nationale

Des sorties scolaires organisées dans les magasins Apple avaient créé la polémique début avril. Joint par nos soins, le ministère de l'Education nationale dit les avoir désormais interdites.

ACT APPLE EDUC

Fini, les jeux sur Ipad et les formations de code des enfants dans les Apple Store. Les sorties de classe dans les magasins Apple n'auront plus lieu, promet le ministère de l'Education Nationale, car ces dernières contreviennent au "principe de neutralité du service public". Le 3 avril dernier, un reportage du 20 heures de France 2 démontrant les coulisses de sorties scolaires proposées gratuitement par la marque à la pomme avait créé la polémique."Le ministre a fermement condamné ces sorties scolaires dans les magasins Apple", explique-t-on à Marianne à quelques semaines de la fin de l'année scolaire.

Sur son site français, bien en évidence, l'entreprise américaine vante pourtant toujours "l'imagination et le travail d'équipe" qu'elle entend susciter chez les enfants grâce à des sorties dans ses magasins. Une manière, assure-t-elle de "faire vivre une expérience d’apprentissage inédite" aux élèves et enseignants grâce à des "sessions pratiques" qui "leur permettront de découvrir comment se servir des produits Apple pour les mettre au service de leur imagination." Pour s'inscrire, il suffit de sélectionner l'un des vingt apple stores répartis sur le territoire, d'inscrire l'identité de l'enseignant, le nombre de participants et les technologies utilisées en classe (Mac ? iPad ? Tablette ? PC ?... ou aucune ?) et le tour est joué.

Le ministère de l'Education nationale évoque des "évènements isolés"

cover-Interbrand-best-brand-top_1444147212

Officiellement, la marque organise ici des sessions d'initiation au code informatique, propose des cours de création de podcast ou d'affiche ou encore d'améliorer les compétences des élèves en lecture et écriture à l'occasion de sorties scolaires de soixante à quatre-vingt-dix minutes. Mais dans le reportage diffusé sur France 2, réalisé en caméra cachée, les élèves de CM2 étaient accueillis… exactement comme des clients. Pendant la suite de la visite, ils recevaient un tee-shirt et une clé USB, tous deux ornés du logo d'Apple. Une sacré technique commerciale, qui était même reconnue par l'un des formateurs de l'entreprise : "Ça fait une super pub pour nous. Si jamais ça peut déboucher sur des ventes d’iPad pour les classes, pourquoi pas. Forcément, c’est une vitrine pour nos produits", reconnaîssait-il derrière son visage flouté et sa voix modifiée.

000122896_87

A l'occasion de ces sorties, Apple ne parie pas seulement sur le pouvoir de prescription des enfants sur leurs géniteurs. Ces derniers sont obligés de signer une autorisation de participation disponible sur le site de la marque. En donnant leur accord, les parents permettent à Apple de réutiliser les images, les photos ou les enregistrements de leurs enfants à des fins promotionnelles.

Présentées comme "des évènements isolés" par le ministère de l'Education nationale, ces visites ont notamment été dénoncées sur Twitter par une maître de conférence à l'université Sorbonne Nouvelle de Paris, Céline Largier Vié. Deux jours après la diffusion du reportage de France 2, elle indiquait s'être opposée à ce que son fils se joigne à une sortie scolaire en Apple Store, organisée la semaine suivante.

Najat Vallaud Belkacem avait refusé de les interdire, en appelant à la "liberté pédagogique" des enseignants

7782140850_le-logo-d-apple-illustration

Deux jours plus tard, elle signalait, encore sur Twitter, que la sortie avait tout simplement été annulée. "Dans un échange de mails, l'académie a reconnu qu'il n'était pas souhaitable qu'une activité scolaire ait lieu dans des locaux commerciaux", a-t-elle expliqué à Marianne. A ce moment-là, la crainte de la polémique semble plutôt avoir été la raison première de l'annulation de la sortie : "La directrice de l'école m'a expliqué qu'un inspecteur académique leur avait demandé d'arrêter car ces sorties étaient trop présentes dans la presse, qu'elles faisaient trop de bruit," a-t-elle poursuivi. Le ministère nous assure donc désormais que cette interdiction est généralisée.

Le problème n'est pourtant pas nouveau. La marque fait la publicité de ces sorties depuis au moins huit ans et des polémiques ont déjà eu lieu. Paul Devin, inspecteur de l'Education nationale, avait lui manifesté sa désapprobation au détour d'un billet de blog en 2016 : "L’enseignant qui accepterait de mettre en œuvre (ces sorties) permet à Apple d'instrumentaliser la mission de service public d'enseignement aux fins d’un intérêt commercial particulier", dénonçait-il. Deux ans plus tard, il s'agace toujours aujourd'hui de l'existence de ces sorties sur le site de la marque : "Apple ne fait pas ici oeuvre de charité en accueillant ces enfants, s'étrangle-t-il auprès de Marianne. L'école n'est pas le lieu de la stratégie commerciale d'une entreprise !"

Selon-Millward-Brown-Apple-est-la-marque-la-mieux-cotée-en-bourse-en-2015

Il n'était à l'époque pas le seul à s'inquiéter de ces sorties : en décembre 2016, Paul Vannier, secrétaire national du Parti de gauche et orateur national de la France insoumise, s'en était aussi indigné dans un billet de blog. Il avait demandé à la ministre de l'Education de l'époque, Najat Vallaud Belkacem, de les interdire. L'équipe de cette dernière lui avait répondu sur Twitter : "Les enseignants utilisent leur liberté pédagogique de façon pertinente pour éviter les pièges commerciaux. Faisons-leur confiance".

Le successeur de Najat Vallaud-Belkacem n'a visiblement pas le même avis sur la question : la nouvelle de leur interdiction est maintenant officielle. "Elle vient après le travail d'alerte fait par la France insoumise et c'est une décision sage", salue Paul Vannier.

Apple et les autres

Cette dernière ne se limite plus aux seules sorties Apple. Car des initiatives semblables existent chez d'autres géants du net : depuis 2012, Microsoft propose une "classe immersive" aux enseignants de "CE1 à la 3e qui souhaitent venir y faire cours et faire vivre aux élèves de nouvelles expériences pédagogiques". Comme Apple, l'entreprise en fait la publicité sur son site Internet. Désormais, la Direction numérique pour l'éducation "a informé les délégués numériques académiques de toutes les académies de ne pas conduire d'opérations similaires à celle faite avec Apple", indique le ministère de l'Education nationale.

"Il faut maintenant que le ministère mène un audit de toutes les entreprises qui ont un partenariat dans le domaine de l'Education pour poursuivre ses efforts au-delà du numérique, remarque Paul Vannier. Je pense notamment au partenariat de l'Education nationale avec Microsoft, qui avait dévoué en 2015 plusieurs aspects de la formation des enseignants à l'entreprise". Ce partenariat, assigné devant la justice par un collectif d'associations et d'entreprises, avait été jugé légal en 2016 : "Mais ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas être défait par une décision politique", réclame-t-il.

aacf3e9_3921-xgpzf8

MONTAGE VALLAUD APPLE

https://www.marianne.net/societe/les-sorties-scolaires-organisees-dans-les-magasins-apple-proscrites-par-l-education?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

Posté par UPR Creuse à 06:43 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Total, Renault, PSA... les entreprises françaises dans la panade après le retrait des Etats-Unis de l'accord iranien

Donald Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l'accord iranien, et avec lui le rétablissement des sanctions contre les entreprises qui continueront de commercer avec Téhéran. Les grands groupes français comme Renault, Total ou encore PSA en craignent les répercussions, comme les PME françaises installées en Iran.

ACT IRAN US SANCTIONS

Cette fois, il n'y aura pas d'allers-retours avec le Congrès : Donald Trump a annoncé avoir déchiré l'accord iranien ce mardi 8 mai, retirant les Etats-Unis du texte signé en juillet 2015 à Vienne. C'est après son allocution, par l'intermédiaire de John Bolton, que les implications économiques d'une telle décision ont pris tout leur sens. Sa grande moustache blanche frémissante, le nouveau conseiller à la sécurité nationale a annoncé les sanctions auxquelles s'exposeront les entreprises qui garderont un lien avec Téhéran. Les quelque 300 entreprises françaises qui ont afflué à Téhéran depuis la signature de l'accord en 2015 sont en première ligne. Surtout, elles ont toutes en mémoire un souvenir douloureux : celui de la banque BNP-Paribas, qui, en 2014, est tombée sous le coup d'une amende de 9 milliards de dollars pour avoir contourné les précédentes sanctions américaines.

capitalism

Comme l'a expliqué John Bolton, ces sanctions seront "immédiates" pour les nouveaux contrats. Toute entreprise en lien avec les Etats-Unis tombera sous le couperet de lourdes amendes à la moindre signature d'un accord commercial avec l'Iran à partir de ce mardi 8 mai. Pour ce qui est des entreprises déjà en relation avec Téhéran, Bolton a précisé qu'elles bénéficieraient d'un peu de répit pour "sortir" de leurs engagements. La durée de ces "quelques mois" accordés par les Etats-Unis ? Une simple période de transition pouvant durer entre 90 et 180 jours, selon le Trésor américain. Mais le temps laissé par Washington n'est évidemment pas innocent. La machine législative américaine en a besoin pour se mettre en branle : "Il faut que le Congrès américain puisse revoter l'ensemble des sanctions qui avaient été prises par le passé, décrypte Régis Bismuth, professeur à l'école de droit de Sciences Po. Il sera nécessaire que les parlementaires adaptent les textes à la situation internationale actuelle… Tout ça va prendre du temps". D'autant que, comme Bolton l'a ajouté, les autorités américaines n'hésiteront pas à se pencher sur l'hypothèse de sanctions "beaucoup plus larges".

Une situation "très dangereuse" pour les grands groupes français

cover-r4x3w1000-580f368a7bbec-SIPA_ap21850609_000071

En attendant, les entreprises françaises se retrouvent dans une position très délicate : depuis la signature de l'accord iranien, les projets d'exportation vers ce pays sont passés de 400 millions à 1,5 milliard d'euros selon un rapport de la banque publique d'investissement. Des fleurons français ont largement profité de l'opportunité de l'accord et sont aujourd'hui menacés : "Si les Américains vont au bout de leurs sanctions, la situation peut vite devenir très dangereuse pour des grands groupes français s'étant engouffrés dans l'accord", analyse Thierry Coville, chercheur à l'Iris et spécialiste de l'Iran.

Au premier rang desquels l'avionneur européen Airbus : "Airbus a signé la vente d'une centaine d'avions à des compagnies iraniennes", rappelle Fereydoun Khavand, spécialiste des relations économiques internationales et maître de conférences à l'Université de Paris-V. De juteux contrats pour un coût total de 17,5 milliards de dollars… aujourd'hui compromis par les étroites relations de la firme européenne avec les Etats-Unis. Car depuis 2015, l'entreprise a implanté plusieurs usines d'assemblage dans le pays : "L'entreprise s'est mise singulièrement en danger, car les avions qu'elle livre sont dotés d'une technologie américaine : 10% des pièces qui les constituent viennent des Etats-Unis ! Elle tombe directement sous le coup des nouvelles sanctions", poursuit Fereydoun Khavand.

La tentative d'une dérogation pour le pétrolier Total

total-corruption

Le pétrolier Total est également dans les entreprises visées par les sanctions : en juillet 2017, le groupe tricolore a conclu un contrat pour un investissement initial de 1,5 milliard de dollars visant à exploiter le plus grand gisement de gaz naturel au monde, South Pars. Un investissement total de 5 milliards a été avancé, dont l'entreprise française, avec ses 50,1% des parts (aux côtés du Chinois CNPC (30%) et de l'Iranien NIOC (19,9%)), devra payer la moitié. Plusieurs millions de dollars ont déjà été dépensés pour cette opération d'envergure, qui ne seront certainement pas remboursés à Total en cas de sanctions américaines : "Si Total, en dehors de la mise en oeuvre de sanctions du Conseil de sécurité (de l'ONU), annonce qu'il a l'intention de renoncer au contrat, aucun capital ne sera rendu à cette entreprise et aucune somme ne sera transférée à l'entreprise", avait déclaré Biian Zanganeh, ministre du pétrole iranien.

France-Usa-Iran

Le pétrolier se trouve donc entre le marteau et l'enclume : soit il continue de commercer avec l'Iran et subit les sanctions américaines, soit il arrête et perd l'ensemble de son investissement. L'entreprise compte néanmoins avoir une porte de sortie, à savoir une demande de dérogation auprès du gouvernement américain. Une solution que le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, avait déjà évoquée en mars dernier : "Total explique que, le contrat d'investissement s'étant conclu pendant la période de validité de l'accord iranien, il ne peut pas être considéré comme illégal par les Etats-Unis, et qu'ils devraient donc bénéficier d'une dérogation, explique Fereydoun Khavand. Mais rien n'est moins sûr".

Dans une moindre mesure, il en va de même pour l'hôtelier Accor. Le Français devra lui aussi choisir entre ses établissements américains et l'hôtel iranien qu'il a ouvert en 2015. Les groupes automobiles PSA et Renault sont eux aussi concernés : "Ces deux entreprises ont une longue histoire de commerce avec l'Iran, avec des liens commerciaux complexes", rappelle Fereydoun Khavand. Comme Airbus et Accor, les deux entreprises ont à la fois des intérêts en Iran et aux Etats-Unis. Renault a par exemple vendu plus de 160.000 véhicules l'an dernier sur le territoire iranien. Le groupe de Carlos Ghosn serait handicapé par les sanctions américaines, son partenaire, Nissan, étant implanté aux Etats-Unis. Son concurrent français ne s'en sort pas mieux : s'il s'est retiré du pays depuis 1991, il avait indiqué en janvier vouloir y retourner en 2016, dans un plan de reconquête étalé jusqu'en 2026. Mais PSA devra probablement renoncer à ce projet, alors que 30% de ses parts de marché dépendent de ses partenaires iraniens.

Les PME aussi touchées par les sanctions

299181Image1

Les grands groupes français ne sont pas les seuls à être menacés par la décision des Etats-Unis. Dans l'administration française, sous couvert de off, on admet sentir le danger que peuvent courir les centaines de PME présentes actuellement sur le territoire iranien. "Le tableau d'Épinal que l'on dépeint souvent où seules les entreprises du CAC 40 sont mises en difficulté par les sanctions américaines est une illusion, surenchérit Régis Bismuth. Par obliques, les petites et moyennes entreprises présentes sur le territoire vont elles aussi être touchées : il suffira qu'elles fassent des affaires en Iran et que l'un de leurs fournisseurs ou clients soit américain pour qu'elles en subissent les conséquences". Dans quelle mesure pourraient-elles être affectées par d'éventuelles sanctions américaines ? Nul ne le sait. Chaque dossier, dit-on, devra être consulté au cas-par-cas.

La solution dans l'après-dollar ?

Banque-centrale-européenne-administration-Trump-dollar-commerce-extérieur-Etats-Unis-e1519398899341

Depuis de nombreuses années, Téhéran tente de marginaliser la devise américaine dans ses échanges commerciaux à l'international. Mais la majorité de ces échanges se fait toujours en dollar, ce qui les rend d'autant plus vulnérables aux sanctions américaines. L'Iran avait anticipé ces dernières semaines la décision de Donald Trump. Le 18 avril dernier, le conseil des ministres iranien a pris la décision d'utiliser l'euro à la place du dollar : "Ce remplacement peut être une solution pour se passer du dollar, remarque Fereydoun Khavand. Mais le processus risque d'être très long". Une autre piste de substitution est également envisagée par certains spécialistes : celle du yuan, la monnaie d'un des principaux partenaires commerciaux de l'Iran, la Chine.

https://www.marianne.net/economie/total-renault-psa-les-entreprises-francaises-dans-la-panade-apres-le-retrait-des-etats-unis?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

BASE 14 995X225

Il est tout de même surprenant que tant d'entreprises françaises n'aient pas anticipé cette décision de Trump qui avait clairement annoncé ses intentions pendant la campagne électorale américaine...   P.G.

Mai 68 : Gauchisme infantile et imposteurs joufflus

TRIBUNE LIBRE / Source : Vu du droit, Régis de Castelnau

HIST MAI68 GAUCHISTES

Pour le contemporain, ce que l’on appellera plus tard « les événements de 68 » ont véritablement commencé le vendredi 3 mai dans l’après-midi. J’en ai le souvenir très précis, puisque ce jour-là en début d’après-midi, je passais à la piscine Pontoise dans le Ve arrondissement de Paris, l’épreuve de natation du baccalauréat prévu pour le mois de juin. Pour me retrouver en sortant dans le quartier de la Sorbonne où commençait l’émeute. J’ai toujours eu l’impression de me rappeler les deux mois qui ont suivi heure par heure. Impression en partie illusoire, car les souvenirs sont sélectifs, et l’on retient surtout ce qui a fait sens, même si celui-ci est bien souvent apparu après. Chacun sait qu’il est plus facile de raconter l’Histoire quand on connaît la fin. C’est probablement pour cela que me sont pénibles les cérémonies du 50e anniversaire qui pour partie continuent à véhiculer un mensonge et à promouvoir les imposteurs.

640_guerre_manifestation_contre_guerre_vietnam_gettyimages-107417468

1968, ce fut l’année terrible dont le mai français ne fut qu’un épisode, et dont la nostalgie ne doit pas exagérer l’importance. Rappelons qu’elle avait commencé par l’incroyable événement de « l’offensive du Têt », ou les Bô-Doïs nord-vietnamiens et Viêt-congs, rassemblés en une armée régulière avaient fait trembler la première puissance du monde. Et démontré que celle-ci ne pouvait que perdre la guerre. Il y avait eu « le Printemps de Prague » avec un parti communiste voulant instaurer « un socialisme à visage humain ». Les luttes contre la guerre du Vietnam et pour les droits civiques des Noirs qui secouaient les États-Unis, ponctuées par de violentes et récurrentes émeutes et les assassinats de Martin Luther King et de Robert Kennedy. Les révoltes de la jeunesse en Allemagne et en Italie qui déboucheront au contraire de la France sur un terrorisme mortifère. Le massacre de « la place des trois cultures » au Mexique juste avant les JO marqués par la contestation des athlètes noirs américains. L’intervention soviétique pour mettre fin à l’expérience Tchèque au mois d’août, et pour terminer en beauté, l’envoi pour la première fois d’un vaisseau habité vers la Lune. Finalement, au regard de ce contexte, la dimension proprement hexagonale du mai français saute aux yeux, même si ses conséquences politiques et culturelles n’ont pas été négligeables pour notre pays.

1412349879_26

Pour en revenir à ma propre expérience, j’ai retenu le caractère étonnant de la première semaine qui suivra l’explosion du vendredi 3 mai et se terminera le 10 avec les affrontements de la rue Gay-Lussac. Un gigantesque et violent monôme, au sein duquel le marais des étudiants et lycéens avait rejoint les groupuscules gauchistes. Le tout au son de l’internationale (!). De retour d’Afghanistan, Georges Pompidou conscient que c’était les fils de bourgeois qui se faisaient matraquer, se rendit à la télévision pour capituler devant les revendications étudiantes. C’est là qu’à mon sens se situe la grande bifurcation entre le mai étudiant qualifié à juste titre par Michel Clouscard de « 14 juillet des couches moyennes » et le « Mai ouvrier » proprement dit. La classe ouvrière au sein de laquelle, quoi qu’on en dise aujourd’hui, le PCF et la CGT étaient hégémoniques, se mit en mouvement pour profiter de la faiblesse ponctuelle du pouvoir. Elle organise une grève générale aussi massive que stupéfiante. Malgré toutes les incantations gauchistes, il n’y aura jamais de convergence entre les ouvriers et les étudiants, les grilles des usines leur resteront fermées.

20071128182456_1968_mai_paris_manif_1099r

La petite bourgeoisie va patauger pendant quelques semaines. Ses représentants politiques, de François Mitterrand à Pierre Mendès France en passant par Edmond Maire organisant conférences de presse absurdes et meetings hétéroclites vont manœuvrer et finasser pour tenter de restaurer ce parlementarisme propice aux arrangements dont ils raffolaient. En tenant soigneusement à l’écart les ouvriers et leurs organisations. Ils vont se ridiculiser. Lassés, les étudiants quitteront les facultés occupées et rentreront chez eux pour vaguement préparer les examens et surtout organiser les vacances d’été. Les gauchistes les plus obtus, rejoints parfois par un lumpen violent, poursuivront encore quelque temps leurs délires infantiles.

Charles de Gaulle avait rappelé le 30 mai quel était le rapport de force, les choses se sont donc remises en place avec la chambre introuvable de la fin du mois de juin. Le mouvement ouvrier, quant à lui, sachant qu’il ne devait rien attendre des phraseurs et ne pouvait compter que sur lui-même, entendit profiter de ce qu’il avait gagné et ne pas s’exposer à l’affaiblissement de ses forces politiques et syndicales. Le résultat de Jacques Duclos à la présidentielle de 1969 fut de ce point de vue une démonstration. Je fus personnellement impressionné par cette force et cette intelligence politiques et c’est ce constat qui a déterminé mes choix pour la suite. Qui se déduisent de ce que rien ne peut se faire sans les couches populaires, c’est-à-dire essentiellement les ouvriers et désormais les salariés d’exécution des services. Et qu’il n’y a rien à attendre, aujourd’hui comme hier, de ce gauchisme infantile, et de ces petits-bourgeois phraseurs et inconséquents.

mai-68

Je les ai tous connus, les Cohn-Bendit, les Goupil, les Glucksmann, les Kessler, les Kouchner, les Geismar, les July, les Plenel, et tant d’autres (1). Je les ai tous entendus ceux qui plastronnent aujourd’hui, petits valets du néolibéralisme, néoconservateurs militants, soutiens indéfectibles de la piraterie américaine au Moyen-Orient. Ayant fait pour certains, de leur vilain métier un apanage héréditaire. Qu’on ne vienne pas me dire qu’ils ont changé, ils ont toujours été comme ça, du côté du manche, pratiquant le diptyque rodé : provocation puis trahison. Le pire étant qu’ils sont tous devenus va-t-en-guerre et réclament régulièrement à grands cris le bombardement et le massacre de populations civiles. Beaucoup de photos de manifestations de 68 ressortent actuellement et j’invite à procéder à un petit jeu amusant. Essayer de reconnaître parmi ceux qui criaient le plus fort, qui encensaient la révolution culturelle, et vous donnaient des leçons de marxisme-léninisme toute la sainte journée, ceux qui ont accompli ensuite les trajectoires les plus goulues.

DFpzEt0XcAA6XdO

Alors aujourd’hui, pendant ce conflit des cheminots qui se battent pour le service public de tous, ce combat des employés de Carrefour qui relèvent la tête, quand j’entends ces appels à la « convergence », quand je vois ces petits-bourgeois fragiles et pleurnicheurs, en appeler à la police qu’ils vilipendent par ailleurs, lorsqu’ils aperçoivent le front bas d’un identitaire, j’ai vraiment du mal. Quand j’entends leurs discours débiles, leurs revendications et leurs slogans ineptes, les mêmes que ceux leurs aînés, cela ne me rajeunit pas, mais je suis contraint de constater que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il n’y a rien à attendre de ces gens-là, parce que je sais bien qu’on les retrouvera dans quelques années aux places occupées par tous les imposteurs joufflus qu’on nous ressort des tiroirs pour le 50eanniversaire.

L’opportunisme politique petit-bourgeois serait-il génétique ?

(1) À la notable et respectable exception d’Alain Krivine. Qui n’aura servi à rien mais sera resté fidèle.

Source : Vu du droit, Régis de Castelnau

https://www.les-crises.fr/mai-68-gauchisme-infantile-et-imposteurs-joufflus-par-regis-de-castelnau/

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Guerre 39/45: qui a le plus aidé à battre l’Allemagne ?

(...)

HIST COLONISATION IDEOLOGIQUE

Un sondage mené par l’Ifop en mai 1945, sur l’ensemble du territoire français désormais libéré (et confirmant un sondage de septembre 1944 auprès des Parisiens), a montré que les interviewés apparaissent bien conscients du rapport de force et du rôle des alliés dans la guerre, et ce malgré la censure et la difficulté sous l’occupation à accéder à une information fiable.

Ainsi, une très nette majorité (57 %) considèrent que l’URSS est la nation qui a le plus contribué à la défaite allemande alors que les États-Unis et l’Angleterre, pourtant libérateurs du territoire national, ne recueillent respectivement que 20 % et 12 %.

Mais ce qui est proprement sidérant est que cette vision de l’opinion publique s’est inversée de manière très spectaculaire avec le temps, comme l’ont montré deux sondages réalisés en 1994, en 2004 et en mai 2015 :

C’est tout de même formidable : en 1945, les Français qui ont vécu sous la censure ont bien compris qui a vraiment battu l’Allemagne, mais 70 ans plus tard, c’est une Histoire totalement différente qui est dans nos esprits !

Le sondeur britannique ICM a réalisé le même sondage en 2015 dans plusieurs pays d’Europe. Voici le résultat :

Interpellant sur la notion d’Histoire, non ?

“Les vainqueurs sont ceux qui écrivent l’Histoire. C’est celle-là qui est rédigée dans nos livres d’école, pas la vraie Histoire telle qu’elle s’est déroulée, mais une Histoire qui caresse le camp des gagnants. L’Histoire a cessé, depuis longtemps d’être la somme des humanités aujourd’hui elle n’appartient qu’à une poignée d’individus.” [Maxime Chattam, Les arcanes du chaos]

Petit rappel, complétant la série précédente :

Et mieux encore, le sondage de 2004 fournit des informations surprenantes quand on regarde en détail (c’est identique en 2015) :

Les plus désinformés sont les Cadres et les Ouvriers – ceux qui ont fait le plus et le moins d’études !

Et, finalement, l’orientation politique n’a pas une énorme influence…

Tristesse…

“La manipulation des élites est encore plus facile que celle des masses.” [Jean Yanne]

En effet, quelques rappels sur les 80 millions de morts de la seconde guerre mondiale :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Soulignons que les 25 millions de Soviétiques morts se répartissent principalement par nationalité en :

  • Russie : 14 millions (13 % de la population de 1940) – 7 M de soldats, 7 M de civils ;
  • Ukraine : 7 millions (16 %) – 1,7 M de soldats, 5,3 M de civils (NB. Il s’agit surtout des civils Ukrainiens du Centre et de l’Est, hors Galicie – sauf pour les Juifs) ;
  • Biélorussie : 2,3 millions (25 %) – 0,6 M de soldats, 1,7 M de civils.

Les pertes militaires en Europe durant la deuxième guerre mondiale :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Et en Asie :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Et le total des morts militaires par pays :

Ainsi :

 morts de la seconde guerre mondiale décès pertes deuxième

Ceci est cohérent avec la répartition des divisons de l’armée allemande :

___Front Est _Front Ouest _Autres
1942: 179(79%) 38(17%) 9(4%)
1943: 187(73%) 50(20%) 19(7%)
1944: 165(60%) 86(31%) 23(9%)

(...)

https://www.les-crises.fr/la-fabrique-du-cretin-defaite-nazis/

Commentaire sur le site: Slavyanka

Quand je pense au fait que mon grand-père paternel a péri dans les rangs de l’armée Rouge pendant la Seconde guerre mondiale et mon père a connu par la suite une enfance orpheline malheureuse ce qui a influencé toute sa vie et s’est répercuté inévitablement sur nous ses enfants…
Mon grand-père maternel est revenu blessé de la guerre, sa santé en était diminué et il est mort avant de voir ses petits-enfants.
Je n’ai donc pas connu mes grand-pères et ce fut le cas de beaucoup d’enfants de ma génération. Nous avons grandi avec la conscience d’une énorme souffrance de notre peuple soviétique, de ses blessures, son sacrifice, son abnégation et du courage de ces millions de personnes qui ont donné leur vie pour que l’on puisse vivre dans un monde plus heureux, dans un monde sans fascisme…

Savoir que beaucoup de Français ont une mémoire si courte et une ingratitude lamentable vis-a-vis de l’URSS me désole au plus haut point !

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,