lundi 7 mai 2018

6 mai 1840 Naissance du timbre-poste

HIST TIMBRE POSTE

Le timbre-poste naît à Londres le 6 mai 1840. Avant cette date, il était habituel que le port des lettres soit payé par le destinataire en fonction de la distance.

Un inventeur au coeur sensible

Un jour de 1837, si l'on en croit une pieuse légende, un éducateur d'avant-garde, Rowland Hill (42 ans), voit une jeune femme qui pleure à chaudes larmes après le passage du facteur. Elle lui explique qu'elle a dû refuser une lettre de son amoureux faute d'argent pour payer le port.

L'imaginatif Anglais, qui a des entrées au gouvernement, rédige un mémorandum et le transmet au Premier ministre, lord Melbourne.

Dans ce texte intitulé : Postal Reform ; its Importance and Practicability (La réforme postale : importance et faisabilité), il propose le paiement du port à l'avance avec un prix identique quelle que soit la distance dans le pays. Le paiement est garanti par un timbre adhésif et un tampon d'oblitération.

La réforme est inscrite au budget du Parlement en août 1839. Hill la met aussitôt en oeuvre avec le concours d'artistes et de milliers de correspondants anonymes qui lui font part de leurs suggestions.

Le « Penny Black »

Le penny black de 1840 Le premier timbre-poste permet pour un penny d'envoyer une lettre d'un maximum de 14 grammes (moins d'une « half-ounce »).

Surnommé « Penny Black », il recueille un succès immédiat parce qu'il montre sur fond noir le joli profil de la reine Victoria à 15 ans et surtout parce qu'il simplifie l'envoi du courrier et le rend meilleur marché.

Les premières planches de timbres-poste ne comportent pas de perforations et doivent être découpées aux ciseaux par les postiers. Comme tous les timbres du Royaume-Uni jusqu'à ce jour, le Penny Black ne comporte pas l'indication du pays. Sa diffusion et l'expansion du courrier sont facilitées par l'apparition du chemin de fer.

Succès mondial

Les cantons suisses de Zurich et Genève ainsi que l'empire du Brésil adoptent à leur tour le timbre-poste en 1843. Bâle emboîte le pas en 1845. Les philatélistes français doivent attendre quant à eux l'avènement de la IIe République.

Le premier timbre français est émis le 1er janvier 1849 à l'initiative du directeur général des Postes de France, l'agitateur républicain Étienne Arago, frère cadet du savant François Arago. Il porte le profil de la déesse Cérès, déesse romaine des moissons. Sa valeur est de 20 centimes pour l'envoi d'une lettre de moins de 7,5 grammes partout en France.

timbre louis napoléon

En décembre 1848 est élu à la présidence de la République le prince Louis-Napoléon Bonaparte. En exil à Londres, le neveu de Napoléon 1er a vu comment le timbre-poste pouvait servir la popularité du chef de l'État en diffusant partout son portrait. Il ne tardera pas à mettre à profit ce nouveau média pour diffuser non plus le profil de l'antique déesse mais le sien.

 

 

 

Joseph Savès
https://www.herodote.net/6_mai_1840-evenement-18400506.php

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French Days : une édition en 2019, mais des résultats couci-couça

Les commerçants en ligne français ont organisé la semaine dernière les French Days, qui se voulaient l'équivalent du Black Friday/Cyber Monday et autres journées Prime Day. Organisées du 27 avril au 1er mai, les French Days ont été l'occasion pour plus 200 marchands d'orchestrer des rabais plus ou moins intéressants.

ACT FRENCH DAYS

La bonne nouvelle, c'est qu'une édition 2019 est d'ores et déjà programmée, révèle LSA. Du moins pour les enseignes qui ont lancé cette initiative, qui toutes ont enregistré une hausse significative de leur activité pendant ces cinq jours.

Le chiffre d'affaires de trois des six enseignes à l'origine des French Days ont progressé : Rakuten a engrangé 45% de ventes supplémentaires par rapport à une journée normale ; Showroomprivé et BeautéPrivée ont connu une progression de respectivement 42% et 75% de leurs revenus par rapport à la même période l'an dernier.

Boulanger, Cdiscount et Fnac Darty, les trois autres sites d'e-commerce promoteurs de l'événement ne donnent pas de pourcentage de chiffre d'affaires, en revanche tout ce petit monde a enregistré plus de 43 millions de visites sur cinq jours. Rakuten a par exemple fait face à un afflux de visiteurs pendant la première journée : +35% par rapport à un jour normal.

Les internautes friands de bonnes affaires se sont surtout intéressés aux produits électroniques, au bricolage et au jardin. Alors, une réussite ces French Days ? Le comparateur de prix Idealo fait entendre un autre son de cloche : si la fréquentation est effectivement en hausse, les rabais n'ont pas été aussi intéressants qu'ils paraissaient.

Le trafic généré par cette opération commerciale s'est révélé bien moindre que la fréquentation d'un Black Friday :

Les consommateurs se sont donc intéressés à l'événement, mais c'est sans commune mesure face au rouleau compresseur qu'est le Black Friday. Idealo note néanmoins qu'une première édition ne saurait immédiatement devenir un événement référent.

(...)

https://www.macg.co/ailleurs/2018/05/french-days-une-edition-en-2019-mais-des-resultats-couci-couca-102225

Boycottons les pollueurs de langue (à propos des "French Days" – sic)

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TRIBUNE LIBRE / Par Floréal, PRCF

Après le « black Friday » repris tel quel des Américains, de grandes firmes comme Darty et la Redoute, accompagnées par de nombreuses grosses boîtes, invitent les « geekers » à « profiter » des « French Days ». Des « jours français », comme disent encore sottement les citoyens qui respectent encore vaguement leur langue maternelle, la Constitution (« la langue de la République est le français », art. II-a) et la loi Toubon d’août 1994 qui, à l’unanimité des groupes parlementaires, avait fait du français « la loi du travail, de la publicité et des échanges ».

Français et amis étrangers qui respectez la France et sa langue plus qu’elle ne le fait elle-même, vous tous qui en avez ras-le-bol des pollueurs de langue et de République, refusez vos achats et votre argent aux minables « communicants » qui vous prennent pour ce qu’ils sont déjà : des colonisés mentaux adeptes de la servitude volontaire, voire des « collabos de la pub et du fric », comme le dit avec force le philosophe Michel Serre.

Et tournez-vous avec force contre l’illégitime pouvoir macronien qui, par servilité totale envers l’UE anglomane et l’OTAN belliciste, est le premier à violer sans trêve la langue de la nation, premier service public de France et socle mondial de la Francophonie.

https://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/boycottons-les-pollueurs-de-langue-propos-des-french-days-sic-par-floral-prcf/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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Le torchon brûle entre EDF et l’UFC Que choisir

L’électricien porte plainte pour diffamation contre l’association de consommateurs.

ACT EDF UFC

L'UFC-Que choisir avait frappé fort en publiant jeudi 5 avril, une étude accusant EDF de brider à certains moments son parc de production pour faire grimper les prix sur les marchés de gros de l’électricité. L’association parlait alors de « concurrence sclérosée ». À l’époque, l’électricien avait réagi en dénonçant des « allégations » et menaçait d’aller en justice.

C’est chose faite. EDF a annoncé, mercredi 2 mai, avoir déposé une plainte pour diffamation à l’encontre de l'UFC-Que choisir devant le tribunal de Grande instance de Paris. Interrogées, les deux parties n’ont pas souhaité faire de commentaires.

EDF est accusée de « sous-utiliser » son parc nucléaire

Une étude très lourde

Pour arriver à ses conclusions, qui évoquaient notamment un manque à gagner pour les consommateurs de 2,4 milliards d’euros entre 2012 et 2016, l’UFC Que choisir avait mis en avant une étude extrêmement fouillée. Elle portait sur trois pays disposant d’un parc nucléaire : la France, l’Allemagne et l’Italie.

Sur une période de cinq ans, 110 000 données avaient été traitées, en comparant notamment les volumes de production nucléaire heure par heure et en tenant compte de la disponibilité du parc.

Difficultés supplémentaires pour l’entreprise

Chez EDF, l’étude a été très mal accueillie, d’autant qu’elle tombe à un moment délicat pour l’entreprise. C’est ce qui explique sans doute cette contre-attaque judiciaire.

Fragilisée financièrement par la chute des prix de l’électricité, EDF cherche à prolonger au maximum la durée de vie de son parc nucléaire, largement amortie, et s’est engagée dans des discussions compliquées avec l’État, qui est également son principal actionnaire.

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Dans le même temps, avec le développement de la concurrence, l’hémorragie commerciale continue, au rythme d’un million de clients perdus chaque année en France.

Une bataille qui risque d’être longue

« Plutôt que d’utiliser à pleine capacité ses centrales nucléaires quand les conditions de marché le permettent, EDF semble préférer réserver sa production pour les périodes où les prix de marché de gros sont élevés », estimait l’UFC Que Choisir dans son étude. L’association mettait également en cause l’allongement de la durée entre les rechargements de combustible.

Cette critique a déjà été entendue chez les concurrents, notamment à la veille de l’hiver, c’est-à-dire juste avant que les prix montent.

De son côté, EDF estime que cette enquête méconnaît totalement la réalité des mécanismes du marché européen de l’électricité, basés sur l’offre et la demande, mais dans la limite toutefois des possibilités d’interconnexion. L’électricien rappelle aussi qu’il est surveillé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), qui n’a jamais rien trouvé à redire.

Jean-Claude Bourbon
https://www.la-croix.com/Economie/Entreprises/Le-torchon-brule-entre-EDF-lUFC-choisir-2018-05-02-

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Les conséquences habituelles de la mise en concurrence de nos services publics: schizophrénie, pratiques commerciales douteuses, dilution des responsabilités, démantèlement progressif... et des consommateurs perdants au final.   P.G.

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Politiquement et économiquement, le Royaume-Uni sombre dans le Brexit

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Attention: article AFP/La Croix. A lire avec précaution et second degré...-)


Les obstacles se dressent sur la route de la première ministre britannique Theresa May, venus de l’Union européenne comme de son propre pays. / DANIEL LEAL-OLIVAS/AFP

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Un divorce n’est jamais simple. Et les nuages s’amoncellent sur celui du Royaume-Uni et de l’Europe. Le Brexit que les Britanniques ont souhaité à 51,9 % le 23 juin 2016, est devenu un vrai casse-tête pour le gouvernement et sa première ministre, au point que l’on se demande si la séparation pourra vraiment avoir lieu.

 

Le calvaire de la première ministre

Depuis le début, la tâche d’organiser ce « décrochage » de l’Europe est loin d’une promenade de santé. Tous ceux qui en avaient fait la promotion, parmi lesquels Nigel Farrage (leader du parti UKIP), n’en ont pas assuré le « service après vente ». Bien au contraire, ils se sont évanouis dans la nature, tout comme le premier ministre d’alors, David Cameron, qui avait pris l’initiative d’organiser le référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne (UE), et a préféré démissionner aussitôt celui-ci voté.

Remplacé par Theresa May, c’est à elle qu’il incombe depuis d’assurer la volonté du peuple britannique. Un vrai calvaire pour cette conservatrice opposée elle-même au Brexit et qui doit composer avec une Union européenne bien décidée à ne pas lui faciliter le travail. Une fois arraché un laborieux et imparfait accord sur les trois points de blocage avec Bruxelles – la facture à payer, le sort des Européens travaillant au Royaume-Uni, et la frontière irlandaise –, de nouveaux obstacles se dressent encore sur la route de Theresa May, mais en interne cette fois.

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Lundi 30 avril, la chambre des Lords britannique (pro-UE), l’équivalent de notre Sénat, a adopté un amendement au projet de loi sur le Brexit donnant au Parlement le pouvoir d’empêcher le gouvernement de quitter l’Union européenne en l’absence d’accord avec Bruxelles. La proposition a été adoptée par 335 voix contre 244. À l’issue de son examen par les Lords, le texte doit revenir dans les prochaines semaines devant les députés, qui l’avaient voté en janvier et qui pourraient donc supprimer ou modifier cet amendement embarrassant pour l’exécutif.

Un vrai camouflet

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Le gouvernement conservateur de Theresa May avait précédemment indiqué qu’il laisserait certes le Parlement voter sur l’accord de divorce. Mais en cas de rejet, la seule option restante était alors une sortie sans accord, une perspective qui inquiète particulièrement les entreprises britanniques. L’amendement adopté lundi 30 avril donne aux parlementaires la possibilité « de suggérer de nouvelles négociations », voire de décider d’un maintien dans l’UE*, a expliqué le Lord conservateur Douglas Martin Hogg, un des signataires.

Un vrai camouflet pour la première ministre dont la marge de manœuvre se réduit de plus en plus. Courant avril déjà, les « Pairs », non élus, avaient phagocyté le Brexit en votant pour que la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne soit conservée dans la loi britannique, et adopté un amendement remettant en cause le projet du gouvernement de quitter l’union douanière.

Et s’il fallait en rajouter dans la liste des problèmes liés au Brexit, voilà que se tiennent des élections locales jeudi 3 mai, en Angleterre – une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni et la plus peuplée avec 55 millions d’habitants –, qui pourraient encore mettre la première ministre dans l’embarras.

 

Des électeurs conservateurs mécontents

Plus de 4 300 sièges sont en jeu dans 150 conseils locaux, chargés notamment des questions d’éducation et de la gestion des déchets. Londres est l’un des principaux champs de bataille de la campagne. Les travaillistes ambitionnent d’y ravir plusieurs bastions traditionnellement conservateurs, comme le borough de Wandsworth, dans le sud-ouest de la capitale britannique.

Les partis de l’opposition – le Labour mais aussi le Parti libéral-démocrate et les Verts – courtisent plus particulièrement ces électeurs conservateurs mécontents ainsi que les immigrés européens, autorisés à voter aux scrutins locaux.

Wandsworth compte 230 000 électeurs inscrits et traditionnellement, seul un tiers d’entre eux se rendent aux urnes. Ce qui signifie que les quelque 26 000 citoyens européens qui y résident pourraient jouer un rôle capital. Car ces derniers semblent peu nombreux à vouloir voter pour les Tories, malgré les propos se voulant rassurants sur leur sort après le Brexit. Un phénomène qui pourrait faire boule de neige dans tout Londres, où les Européens représentent environ 12 % de la population.

Un climat économique morose

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Un scrutin qui se tient dans un climat des affaires plutôt morose. Avril s’achève sur un rythme de progression de l’activité manufacturière, le plus faible depuis près d’un an et demi, a annoncé mardi le cabinet IHS Markit. L’indice PMI des directeurs d’achat des entreprises du secteur a ralenti à 53,9, contre 54,9 en mars, soit un plus bas depuis 17 mois. Selon cet indicateur, l’activité progresse lorsque l’indice est supérieur à 50 points. En dessous, elle se contracte.

Un coup de mou attribué en partie à un affaiblissement du nombre de nouveaux contrats en provenance de l’étranger.Le cabinet Markit ne voit pas poindre à l’horizon du court terme, une amélioration. En effet, la demande des entreprises faiblit et leur moral est au plus bas en cinq mois, en raison d’inquiétude sur le Brexit, les barrières commerciales et le climat économique général.

Agnès Rotivel (avec AFP)
https://www.la-croix.com/Monde/Europe/Politiquement-economiquement-Royaume-Uni-sombre-Brexit-2018-05-02-

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*Laissez tomber le dernier paragraphe, c'est de la pure propagande (une seule source non neutre, des chiffres non significatifs, des généralités subjectives...).  Pour ce qui est des institutions britanniques:
"La Chambre des lords se compose de membres nommés à vie par la reine sur proposition du Premier ministre, de 92 lords héréditaires élus parmi les membres des différentes pairies du Royaume-Uni et de 26 lords clercs de l'Église d'Angleterre, membres de droit. Le nombre de membres n'est pas fixe et dépend des nominations : il y en a aujourd'hui près de 850.

Depuis le XIXe siècle, les pouvoirs de la Chambre des lords ont considérablement diminué et son pouvoir est aujourd'hui nettement inférieur à celui de la Chambre des communes. Elle examine les projets de loi approuvés par la Chambre des communes et peut les modifier mais ne dispose pas, sauf dans des cas limités, du pouvoir d'empêcher leur adoption. Elle peut cependant retarder un projet de loi et ainsi pousser le gouvernement à le reconsidérer." [https://fr.wikipedia.org/wiki/Chambre_des_lords]

C'est donc uniquement essentiellement en termes de communication que la position de la Chambre des Lords est gênante pour le gouvernement. Cette position témoigne de l'absence totale de respect de la démocratie de la part des pairs du Royaume, ce qui ne surprendra pas grand monde. La presse française "républicaine" et surtout euro- atlantiste ferait bien de ne pas se réjouir trop vite...

Quant aux élections locales à venir, il s'agit de paramètres internes inhérents à toute démocratie, et elles auront un impact très limité et surtout symbolique sur des négociations internationales qui ont peu à voir avec les compétences fort restreintes des élus locaux (édication et gestion des déchets...)!      P.G.

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Menace sur les colos et autres camps scouts

Au 1er juillet, les organismes d’éducation populaire et les mouvements de jeunesse deviendront des « prestataires de voyage » soumis aux obligations du code du tourisme. Beaucoup d’entre eux dénoncent les contraintes financières et la perte de sens qui en découlent.

ACT SCOUTS

Dormir sous la tente le temps d’un camp scout, partir en colo, ou participer à une classe de découverte organisée par l’école sera considéré, cet été, comme une forme de tourisme comme les autres. C’est du moins ce que déplorent de nombreuses organisations d’éducation populaire et mouvements de jeunesse, confessionnels ou laïcs.

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Depuis le 20 décembre dernier, une directive européenne dite « Travel » a été transposée dans le droit français. Au 1er juillet, elle entrera en vigueur et, par là même, pourrait déstabiliser profondément un secteur déjà fragile. Elle pourrait même, dans certains cas, aboutir à l’annulation de départs cet été.

Fonds de garantie

En effet, ladite directive, qui a pour but de protéger les consommateurs des tour-opérateurs peu scrupuleux, impose à tous les organismes dont l’activité principale consiste à organiser des départs de groupes, de souscrire au registre du commerce. Ce faisant, ils doivent abonder un fonds de garantie destiné à financer les rapatriements éventuels et les annulations.

Le problème est que cette directive s’applique aussi aux organismes d’éducation populaire et mouvements de jeunesse. Alors que jusque-là, ceux-ci bénéficiaient d’une dérogation, ils devront, au 1er juillet, être immatriculés au registre au commerce, une formalité qui coûte 100 € pour trois ans. Surtout, ils devront abonder au fonds de garantie à hauteur de 10 % de leur produit d’exploitation. Une somme que beaucoup de petits organismes auront bien du mal à rassembler.

« 65 000 € que je n’ai pas »

Ainsi Louis Létoré, directeur de l’association La Maison de Courcelle, un établissement qui accueille des groupes d’enfants pour des séjours à vocation pédagogique de qualité, explique qu’il lui faut rassembler « 65 000 € que je n’ai pas ». Il craint donc de devoir mettre la clé sous la porte.

DigitalFinance

Même son de cloche chez Vitacolo, un organisme à but non-lucratif qui existe depuis dix ans et fait partir 1 000 enfants chaque année. « Nous devrons nous acquitter de 80 000 € mais je n’ai que 20 000 € sur le compte en banque », explique Arnaud de Bechevel, le directeur général. Il n’exclut pas que, faute d’intervention de l’État, certains séjours devront être annulés cet été. Le Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) partage cette même crainte.

Interpellé sur le sujet par des parlementaires, le gouvernement a précisé que deux solutions existent néanmoins. Soit se « tourner vers les banques », afin de contracter un emprunt, soit s’affilier aux deux garants associatifs spécifiques au secteur du tourisme, l’Union nationale des associations de tourisme et de plein air (Unat) et l’association professionnelle de solidarité du tourisme (APST).

« Nous sommes avant tout éducateurs »

Aucune de ces solutions ne convainc pourtant les intéressés. « Si j’emprunte à la banque, explique Louis Létoré, il va falloir répercuter les intérêts de l’emprunt sur les frais facturés aux familles, ce qui ne va pas dans le sens de la justice sociale que nous défendons. Quant à nous affilier à l’Unat ou à l’APST, cela serait contraire à nos valeurs. Nous ne faisons pas le même métier. Eux vendent des loisirs dans une logique de consommation. Nous, nous sommes avant tout éducateurs. »

Le responsable voit se profiler le risque de devoir, à terme, entrer dans la logique commerciale qui régit déjà une part importante de l’offre de séjours de vacances. « Je ne veux pas arriver à un système où, contre un tarif plus élevé, un enfant pourra avoir accès à une chambre individuelle, par exemple. L’éducation populaire consiste à garantir un accès au loisir pour tous les enfants. C’est pour cela que nous nous battons. »

Une préoccupation partagée par les mouvements scouts. « Nous n’avons pas prévu de nous affilier à l’Unat ou l’APST car nous tenons à garder notre indépendance, explique ainsi François Mandil, délégué national des scouts et guides de France. Nous nous battons donc pour retrouver notre statut dérogatoire. »

« Rompre la digue qui sépare le monde lucratif du non lucratif revient à considérer que nous sommes des vendeurs de biens et services et à remettre en cause le statut et le rôle social que nous jouons », renchérit Saâd Zian, délégué général des Éclaireuses et éclaireurs de France, porte-voix du scoutisme dans ce dossier.

Des rencontres à Matignon

Plusieurs rencontres ont eu lieu avec le cabinet du premier ministre. « Nous avons le sentiment d’avoir été entendus, reprend François Mandil. Pour autant, personne n’est en mesure pour l’instant de trouver une solution juridique et technique satisfaisante. » Deux pistes seraient à l’étude. La première prendrait la forme d’une « circulaire interprétative ». La deuxième serait de changer la « loi de transcription ». Dans les deux cas, néanmoins, ces nouveaux textes sont susceptibles de contestation devant la justice.*

« Tout cela est vraiment une perte de temps et d’énergie considérables, reprend Arnaud de Bechevel. Le plus idiot, c’est que nous avons déjà tous des assurances qui permettent le remboursement en cas de problème. Mais ce n’est pas du tout la même chose pour nos comptes de débloquer des fonds au cas par cas que de faire l’avance d’un fonds de garantie massif "au cas où". »

Emmanuelle Lucas
https://www.la-croix.com/France/Menace-colos-autres-camps-scouts-2018-05-04-

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Commerce, marchandisation, financiarisation, uniformisation... la logique européenne s'applique impitoyablement!  

*"ces nouveaux textes sont susceptibles de contestation devant la justice" : et en prime, toute tentative de contournement est susceptible d'être l'objet de poursuites judiciaires...     P.G.

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Brèves d'antipresse

BREVES 7MAI18

9/11 | Si ce n’est toi, c’est donc l’Iran!

C’est si burlesque qu’on aurait envie d’en tirer une comédie bouffonne, ou au moins une fable de La Fontaine! Après avoir servi de prétexte à l’invasion de l’Afghanistan et à la deuxième destruction de l’Irak, voici que les attentats du Onze-Septembre sont facturés à… l’Iran.

«Un juge fédéral de New York, dans un verdict par contumace, a condamné l’Iran à payer des milliards de dollars de dommages et intérêts aux familles affectées par les attaques terroristes du Onze-Septembre. Le juge George Daniels a établi que la République islamique et d’autres institutions devaient payer 12,5 millions par époux, 8,5 millions par parent, 8,5 millions par enfant et 4,25 par frère ou sœur tués dans les attentats.»

Quel rapport entre le 9/11 et l’Iran? Mystère! Et pourquoi ne pas adresser la facture à l’Arabie saoudite, 15 des 19 terroristes impliqués étant citoyens de ce pays? Personne n’y pense. La condamnation, bien entendu, risque de rester «largement symbolique». Aussi longtemps qu’on n’aura pas parachuté un gouvernement complaisant à Téhéran…

http://log.antipresse.net/post/9-11-si-ce-nest-toi-cest-donc-liran?mc_cid=5b73872d1b&mc_eid=3a5e263339

RAPPEL | Yougoslavie-Ukraine, la manipulation comme système (conférence)

Entre le bizarre empoisonnement de Salisbury, le gazage suspect de Douma et les calamiteuses «révélations» de M. Netanyahou sur un hypothétique programme nucléaire iranien, l’actualité internationale des dernières semaines ressemble à un catalogue de manipulations.

On peut toutefois y discerner des constantes. En particulier lorsqu’on a étudié de près les campagnes de désinformation liées à la crise ukrainienne, elle-même calquée sur le modèle yougoslave.

En 2015, Slobodan Despot avait donné une conférence exhaustive sur le sujet à Genève, à l’invitation de l’Agence pour les Droits de l’Homme.

https://www.youtube.com/watch?v=7xtXVFd3M5k&feature=share

http://log.antipresse.net/link/rappel-yougoslavie-ukraine-la-manipulation-comme-systeme-conference?mc_cid=5b73872d1b&mc_eid=3a5e263339

IRAN | Qui menace qui?

Une infographie très éloquente circule depuis quelque temps sur les réseaux sociaux. Elle montre, comme dans Astérix, montre la disposition des 26 campements américains aux frontières de l’Iran. C’est vrai: qu’avaient-ils, ces Perses, à s’approcher aussi dangereusement des bases militaires U. S.?

 

http://log.antipresse.net/post/iran-qui-veut-la-guerre?mc_cid=5b73872d1b&mc_eid=3a5e263339

 

 

 

IDÉES | La «culture» aura-t-elle la peau de l’art?

Féroce coup de gueule de Cécile Guilbert dans La Croix sur l’étouffement de l’art par la «culture», «cette industrie appliquée aux Beaux-Arts, ce bazar mondial que le génial polémiste viennois Karl Kraus définissait déjà en son temps comme "le mal rapporté au système des valeurs esthétiques"».

«D’où mon interrogation sur la prolifération contemporaine croissante d’« installations », de « dispositifs », d’« événements » culturels à propos desquels même le mot exposition ne convient plus tant ils semblent n’avoir pour finalité que de nous en mettre justement « plein la vue », c’est-à-dire – CQFD – nous dissuader de penser. Démesure et monumentalité des formats, des lieux d’expos, des coûts et des prix, n’est-ce pas là d’ailleurs le propre d’un certain art dit contemporain, entreprise d’intimidation et de terreur habile à compenser l’anéantissement des facultés sensibles par l’ironie de ses gros jouets pour milliardaires ?»

http://log.antipresse.net/post/idees-la-culture-aura-t-elle-la-peau-de-lart?mc_cid=5b73872d1b&mc_eid=3a5e263339

USA | Implication militaire directe contre le Yémen

Puisque c’est le New York Times qui le dit: des Bérets verts américains ont prêté assistance aux troupes saoudiennes dans leur lutte contre la «menace» des rebelles houthis.

«Pendant des années, l’armée américaine a essayé de se distancer de la guerre civile brutale au Yémen, où les forces dirigées par l’Arabie saoudite combattent des rebelles qui ne représentent aucune menace directe pour les Etats-Unis. Mais vers la fin de l’année dernière, une équipe d’une douzaine de Bérets verts est arrivée à la frontière arabo-yéménite, dans le cadre d’une escalade continuelle des guerres secrètes américaines. Pratiquement sans aucun débat public, les commandos de l’armée sont allés aider à localiser et détruire des caches de missiles balistiques et des sites de lancement que les rebelles houthis du Yémen utilisent pour attaquer Riyadh et d’autres villes saoudites.»

Pendant qu’ils crient au boucher en Syrie, les Etats-Unis et leurs satellites occidentaux contribuent donc directement à une guerre féroce dont les populations du Yémen sont les premiers martyrs.

http://log.antipresse.net/post/usa-implication-militaire-directe-contre-le-yemen?mc_cid=5b73872d1b&mc_eid=3a5e263339

TSAHAL | La sénatrice est trop curieuse

C’est une curiosité administrative qui commence à faire dresser les oreilles: les dons (indirects) à l’armée israélienne ont la vertu miraculeuse de vous valoir une exemption fiscale à hauteur de 60%. La sénatrice de l’Orne UDI-UC Nathalie Goulet a posé par écrit une question sur cette anomalie au secrétaire d’Etat chargé du budget.

«Reste que Nathalie Goulet n'a pas eu de réponse du ministre, mais a reçu des menaces de mort anonymes sur les réseaux sociaux.»

http://log.antipresse.net/post/tsahal-la-senatrice-est-trop-curieuse?mc_cid=5b73872d1b&mc_eid=3a5e263339

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