samedi 5 mai 2018

Pour construire une “Europe de la paix”, la France doit sortir de l’OTAN

TRIBUNE LIBRE / Source : Huffington Post, Thomas Guénolé, 04/05/2018

TL SYRIE UKRAINE OTAN

Les grandes puissances membres de l’Union européenne se trouvent à un moment charnière. Que ce soit en Ukraine, en Libye, en Syrie ou en Irak, l’une après l’autre les poudrières s’accumulent et s’embrasent à leur voisinage. Or, depuis plusieurs années leur tendance est au suivisme de la ligne pyromane de Washington: que ce soit en s’impliquant activement dans ces conflits, en participant à une stratégie de la tension envers la Russie, ou encore en relançant la course aux armements sur le continent européen. Ainsi bâtissent-elles une “Europe de la guerre”, qui transforme l’argument massue pro-Union européenne, “L’Europe-c’est-la-paix”, en mensonge.

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Sur la question syrienne, leur position est à la fois va-t’en-guerre et incohérente. Ce fut flagrant avec les situations d’Alep et de La Ghouta. En particulier, le second cas servit de motif à des bombardements sur la Syrie. Ces frappes aériennes ont été présentées comme un devoir face aux attaques chimiques de Bachar al-Assad sur les civils, crime de guerre ayant franchi une “ligne rouge”. En réalité cette position ne tient pas. D’abord, il est absurde de décider via l’arbitraire de quelques grandes puissances que les morts civils d’une guerre sont inacceptables si c’est une attaque chimique, mais acceptables si c’est par bombardement “classique” ou à la machette. Ensuite, aller jusqu’aux frappes aériennes pour les crimes de guerre imputés à telle puissance, mais rester silencieux sur ceux de telle autre, c’est un “deux poids deux mesures” qui disqualifie l’argument moral sous-jacent. De fait, cette contradiction est insoutenable: bombarder la Syrie en accusant son gouvernement d’attaques chimiques sur des civils; mais se taire sur la dizaine de milliers de morts et les millions de civils en détresse humanitaire provoqués au Yémen par les bombardements de l’Arabie saoudite.

À cela s’ajoute la “jurisprudence Colin Powell”: il ne peut plus être question que telle grande puissance, le cas échéant une fiole à la main, décrète la culpabilité d’une autre et que sur sa seule bonne parole, il nous faille valider une chose aussi grave que des bombardements – c’est-à-dire un acte de guerre. Avant de bombarder quiconque pour punir des crimes de guerre, il faut attendre l’identification certaine des coupables par une enquête de l’organisme compétent de la communauté internationale, en l’occurrence le secrétariat technique de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). A défaut, l’on aboutit à l’invasion étatsunienne de l’Irak pour neutraliser des armes de destruction massive que Saddam Hussein ne possédait pas: une invasion qui fit plus d’un million de morts selon le rapport conjoint “Body Count : Casualty Figures after 10 years of the ‘War on Terror” de l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (prix Nobel de la paix 1985), de Physicians for Social Responsibility, et de Physicians for Global Survival. De surcroît, l’on ne saurait bombarder un pays sans avoir au moins un mandat des Nations-Unies, certes plus difficile à obtenir depuis que Washington, Paris et Londres ont outrepassé le mandat obtenu pour agir en Libye, jusqu’à renverser le gouvernement de Mouammar Kadhafi.

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Plus simplement, la position des grandes puissances de l’Union européenne sur la question syrienne pose le problème d’un récit trompeur : “les gentils contre les méchants”. En fait, le conflit oppose aujourd’hui le régime autoritaire de Bachar al-Assad à des groupes armés islamistes, tels qu’Al-Qaida en Syrie ou ce qui reste de l’organisation “Etat islamique”. Quant aux forces qui veulent une Syrie laïque et démocratique, elles sont hélas depuis longtemps réduites à la portion congrue. Comme l’a résumé Robert Baer, ancien spécialiste de la CIA pour ce pays, en 2014: “Il n’y a pas de rebelles modérés en Syrie”. Dépeindre autrement la situation, c’est soit faire de la propagande, soit prendre ses désirs pour la réalité.

A ces acteurs s’ajoutent des puissances, grandes ou régionales, qui s’immiscent dans la guerre pour pousser ou défendre leurs propres intérêts dans la région. La Russie intervient pour soutenir son allié syrien, qui héberge une de ses rares bases à l’étranger. Flanqués de leurs alliés européens, les Etats-Unis interviennent au contraire pour subvertir cet Etat lié à la Russie et pousser ainsi plus loin leurs positions dans la région. L’Iran intervient pour maintenir son allié syrien et contenir l’expansion de ses rivaux régionaux. La Turquie se focalise sur le containment des enclaves kurdes qui émergent lorsque s’affaiblit l’Etat central en Syrie ou en Irak. L’Arabie saoudite cherche à participer au conflit sur le terrain de peur d’être marginalisée face à Ankara et Téhéran. En toile de fond, la rivalité croissante de ces trois puissances pour le leadership régional les encourage à intensifier leurs ingérences: ainsi l’actuelle guerre civile au Yémen est-elle indirectement, derrière les forces gouvernementales et les rebelles houthis, une guerre entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Similairement, il n’est pas interdit de penser que si Washington, Paris et Londres ont procédé aux récentes frappes aériennes, c’était surtout pour revenir dans le jeu géopolitique par un acte symbolique spectaculaire (des bombes sur des installations militaires syriennes vidées après qu’ils ont eux-mêmes prévenu la Russie). Le “processus d’Astana” mené en tripartite par Moscou, Téhéran et Ankara menaçait en effet, humiliation géopolitique suprême, de résoudre le conflit syrien sans les Etats-Unis.*

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Toujours est-il que l’accumulation des actes de guerre unilatéraux par ces puissances* porte le risque croissant de déclencher un conflit régional majeur, à l’instar des guerres balkaniques du début du 20ème siècle. L’implication des plus grandes puissances militaires du monde – Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Arabie saoudite, Turquie… – porte même en germe un conflit bien plus vaste. Cette situation n’est pas sans rappeler celle décrite par l’historien Christopher Clark dans Les Somnambules pour la 1ère Guerre Mondiale: à tort, chacun part du principe que ses intérêts à lui sont légitimes et raisonnables, que ceux des autres ne le sont pas, et que c’est aux autres de faire l’effort de courber l’échine ; ceci, jusqu’à la déflagration globale.

Au lieu de contribuer ainsi à jouer avec le feu, les grandes puissances de l’Union européenne, France en tête, pourraient passer de l’Europe de la guerre à l’Europe de la paix**. A très court terme, cela supposerait de garantir une enquête indépendante de l’OIAC sur les attaques chimiques en Syrie, afin que sur cette base les coupables soient châtiés, qui qu’ils soient. Cela supposerait aussi d’organiser, conformément à la position des Nations-Unies, une grande conférence internationale de négociations sur l’avenir de la Syrie, avec toutes les puissances impliquées, qu’elles soient grandes ou régionales. Compte tenu du rapport de force, un objectif raisonnable serait d’obtenir alors en Syrie : la protection de toutes les minorités ; le progrès des libertés fondamentales pour la population dans son ensemble ; l’arrêt total des fournitures d’appui et d’armes aux belligérants, en particulier aux groupes armés islamistes ; et l’élimination concertée de ces derniers. Inévitablement, cela supposerait plus largement qu’une conférence similaire traite globalement la poudrière du Moyen-Orient, avec autour de la table aussi bien l’Iran, l’Arabie saoudite et la Turquie que la Russie, les Etats-Unis et les plus grandes puissances d’Europe.*

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À dire vrai, l’Europe de la guerre prévaut également sur la question ukrainienne. Là aussi, sa position est trompeuse. Il y aurait d’un côté les milices pro-russes fascisantes, adeptes des violences contre les civils ukrainophones, tournées vers la Russie ; et de l’autre les militants de la liberté et de la démocratie, tournés vers l’Europe et les Etats-Unis. Plus largement, lors de la “Révolution Euromaïdan” de 2013, qui a vu des manifestations à Kiev renverser le président pro-russe Viktor Ianoukovitch, il y aurait eu d’un côté un gouvernement corrompu, népotique et pro-Kremlin; et de l’autre des forces politiques démocratiques, intègres et pro-Union européenne. Logiquement, ces mêmes puissances européennes soutiendraient donc le gouvernement ukrainien au nom de la démocratie et des droits de l’Homme.

Là encore, cette position ne tient pas. D’abord, si le président pro-russe renversé en 2013 était effectivement à la tête d’une oligarchie corrompue et népotique, multipliant les actifs bancaires de son fils par dix de 2010 à 2012, les figures de proue du camp opposé ne sont pas en reste. Par exemple, Ioulia Tymochenko, célèbre égérie pro-Union européenne, fait partie elle aussi des oligarques ukrainiens richissimes qui ont participé dans les années 1990, comme dans la Russie des années Eltsine, à de vastes privatisations mêlant clientélisme, affairisme, népotisme et pratiques mafieuses politico-financières. En d’autres termes, en Ukraine le choix n’est pas entre des oligarques corrompus pro-Kremlin et des combattants de la démocratie et de la liberté : il est entre des oligarques corrompus pro-Kremlin et des oligarques corrompus pro-Washington.

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Plus grave: parmi les forces politiques qui ont renversé le gouvernement pro-russe de 2013 pour installer à sa place un pouvoir pro-OTAN, l’on trouve des néonazis assumés. Par exemple, l’actuel président du parlement ukrainien, Andrey Parouby, est le fondateur du Parti social-nationaliste d’Ukraine, c’est-à-dire du parti néonazi ukrainien créé en 1991. De plus, les violences commises par des milices nationalistes sur des civils sont attestées dans les deux camps: à l’est, par des milices pro-Kremlin sur des civils ukrainophones; à l’ouest, par des milices pro-OTAN sur des civils russophones.

Bref, en réalité il y a là une confrontation très dure d’intérêts géopolitiques incompatibles entre une grande alliance, l’OTAN, et une grande puissance, la Russie, dans ce pays que le géopolitologue étatsunien Zbigniew Brzeziński considérait déjà dans son livre Le Grand Echiquier comme un espace stratégiquement crucial pour Washington. A cet égard, la question ukrainienne s’inscrit dans le contexte plus large du dépeçage systématique de la sphère d’influence russe en Europe par les Etats-Unis et leurs alliés européens, en avalant les pays concernés dans l’OTAN et dans l’Union européenne – généralement dans cet ordre.

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L’Europe qui participe à cette expansion géopolitique étatsunienne déraisonnable aux marches de la Russie est clairement une Europe de la guerre, de l’hybris ; et non pas une Europe de la paix. Tandis que l’Ukraine reste une poudrière, les grandes puissances de l’Union européenne, France en tête, pourraient changer leur fusil d’épaule, ou plutôt délaisser leur fusil, en prenant l’initiative d’une conférence paneuropéenne sur les frontières du continent européen, avec par conséquent autour de la table l’ensemble des pays dudit continent, Russie incluse. C’est une chose de répéter en se bouchant les oreilles l’intangibilité sacrée des frontières en Europe, dans le déni de chamboulements récents tels que l’éclatement de la Yougoslavie dès les années 1990. C’en est une autre d’examiner la situation rationnellement, pour constater ceci: il n’y a plus de principe de stabilité des frontières en Europe, depuis qu’en dehors de toute décision de la communauté internationale via les Nations-Unies, l’OTAN a imposé unilatéralement la partition de la Serbie, avec pour résultat l’indépendance du Kosovo. A cet égard, l’intervention militaire unilatérale de Moscou pour imposer l’indépendance de la Crimée, suivie de son annexion, est la fille de l’intervention militaire unilatérale de Washington pour imposer l’indépendance du Kosovo.

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Une telle conférence paneuropéenne sur les frontières, qui aurait dû avoir lieu dès la chute de l’URSS, pourrait avoir comme objectif raisonnable de les stabiliser en établissant explicitement leurs tracés, ce qui romprait le principe d’instabilité propagé ces quelque vingt-cinq dernières années de part et d’autre du rapport de force. Elle pourrait également organiser un effort de démilitarisation d’une partie du continent. En particulier, démilitariser l’essentiel de l’Europe centrale et la neutraliser (au sens “proclamer des pays neutres”) serait un bon moyen de faire chuter la tension actuelle, irrespirable, entre l’est et l’ouest du continent.

Ceci pose la question plus large de la course aux armements sur le continent européen. Les Etats-Unis entendent ne plus contribuer dans les proportions actuelles aux dépenses militaires de l’OTAN. Ils exigent donc que leurs alliés d’Europe révisent à la hausse leurs propres dépenses: le secrétaire d’Etat Mike Pompeo est d’ailleurs récemment venu le leur marteler à Bruxelles sitôt confirmé dans ses fonctions. Dans un contexte d’austérité obligatoire encore renforcée par le traité budgétaire européen de 2012, il est très tentant pour les grandes puissances de l’Union européenne de répondre par la mutualisation la plus poussée possible de leur effort capacitaire: d’où la résurrection récente du thème de “l’Europe de l’armement”. Si l’on ajoute à cela l’actuelle stratégie de la tension face à Moscou, qui multiplie les mainmises sur des ex-satellites de la Russie pour en faire des membres de l’OTAN littéralement à ses portes, le risque d’un double engrenage de la course aux armements et du bellicisme contaminant toute l’Europe est bien réel.

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Avant de se soumettre aux desiderata de Washington, il est donc temps de soulever la question qui fâche: à quoi sert l’OTAN? Elle ne sert pas à défendre la démocratie: la Grèce a pu en rester membre lorsqu’elle était sous la botte du “régime des colonels”. Elle ne sert pas à défendre les droits de l’Homme: des pays qui accumulent les violations des libertés fondamentales, tels la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan, peuvent eux aussi en rester membres. Plus prosaïquement, elle sert tout simplement à rassembler dans une même alliance militaire les vassaux des Etats-Unis de part et d’autre de l’Atlantique Nord.

Plutôt que d’intensifier l’Europe de la guerre, les grandes puissances de l’Union européenne pourraient au contraire saisir l’opportunité du désengagement militaire des Etats-Unis pour désarrimer de l’OTAN la défense européenne.** La France pourrait être à l’avant-garde du mouvement: soit en quittant l’organisation; soit en quittant seulement son commandement intégré, comme elle le fit une première fois en 1966. Dans les deux cas, elle redeviendrait une grande puissance non-alignée, garante de sa souveraineté grâce à sa propre force armée, et extérieure aux aventures bellicistes dont l’accumulation sous l’égide de Washington s’accélère depuis deux décennies. Comme ce fut le cas hier, de Charles de Gaulle à François Mitterrand et jusqu’au duo Chirac-Villepin, Paris serait alors un facteur de paix et de concertation des nations, en sa qualité de grande puissance indépendante qui veut et peut dialoguer avec toutes les puissances dans l’intérêt supérieur de la paix.

Source : Huffington Post, Thomas Guénolé, 04/05/2018

https://www.les-crises.fr/pour-construire-une-europe-de-la-paix-la-france-doit-sortir-de-lotan-par-thomas-guenole/

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*Il est curieux que dans cette analyse assez correcte de la géopolitiqe régionale, aucune mention ne soit faite du rôle d'Israël!

**"les grandes puissances de l’Union européenne, France en tête, pourraient passer de l’Europe de la guerre à l’Europe de la paix": l'auteur n'a visiblement pas lu les traités européens (TUE & TFUE), notamment l'article 42:

otan42Il est vrai qu'à la France Insoumise, on prétend vouloir sortir de l'OTAN (et même pour certains uniquement du commandement militaire intégré) sans sortir de l'Union européenne! Cherchez l'erreur...   P.G.

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22 avril 1988: attaque d'une gendarmerie à Ouvéa , Paris sous tension

En 1988, après deux ans de cohabitation à la tête de l’exécutif français, les élections opposent le président, François Mitterrand, et son Premier ministre, Jacques Chirac.

HIST NOUMEA 1988

L'Info-Pouvoir, Manipulation de l'opinion sous la Ve RépubliqueLe 22 avril, deux jours avant le 1er tour, en Nouvelle-Calédonie, sur l’île d’Ouvéa, des indépendantistes kanaks attaquent une gendarmerie, tuent quatre gendarmes et font 27 prisonniers qui partent soit au sud soit au nord, vers le « trou sacré » de Gossanah…

Il va s’ensuivre une [autre] tragédie, racontée par Jean-Pierre Bédéï (L’Info-pouvoir, Acte Sud, 2008) et reprise par le cinéaste Mathieu Kassovitz (L'Ordre et la Morale, 2011). Elle mêle le futur statut de la Nouvelle-Calédonie et l’entre-deux tours des présidentielles.

Le ministre Bernard Pons entre le général Vidal et le capitaine Legorjus, le 5 mai 1988, après l'assaut de la grotte d'Ouvéa (photo : Rémy Moyen) DR

Montée des tensions en Nouvelle-Calédonie

Depuis 1981 et l’assassinat de l’indépendantiste Pierre Declercq, les rapports entre Caldoches (habitants originaires d’Europe, principalement de France) et Kanaks (autochtones mélanésiens) se dégradent. Les troubles au sujet du statut de l’île et du rééquilibrage du pouvoir au sein des institutions locales sont récurrents.

Les Kanaks (ou Canaques) ne représentent qu'un tiers des habitants de l'archipel mais sont majoritaires au Nord et dans les îles Loyauté.

Jean-Marie Tjibaou (Hienghène, Nouvelle-Calédonie, 30 janvier 1936 ; Ouvéa, Nouvelle-Calédonie, 4 mai 1989)En 1985, le FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste) de Jean-Marie Tjibaou accepte le « plan Fabius » donnant plus de pouvoir aux Kanaks.

Mais en 1986, la droite revient au pouvoir avec Chirac et l’annule : le pouvoir revient au haut-commissaire, représentant de l’État. Le FLNKS rejette alors ce « statut Pons » (du nom du ministre des Dom-Tom) et l’autorité de l’État.

Les tensions montent : les indépendantistes annoncent qu’ils ne se présenteront pas aux élections régionales du 24 avril 1988 et qu’ils boycotteront le scrutin national. Ils espèrent la réélection de Mitterrand qui leur est plus favorable.

Passage à l’acte

En mars 1988, Bernard Pons apprend que les Mélanésiens préparent des opérations violentes. Il envoie 840 CRS et gendarmes en Nouvelle-Calédonie, portant à 3 000 hommes les effectifs pour le maintien de l’ordre.

La tragédie éclate le 22 avril 1988 à la gendarmerie de Fayaoué, sur l’île d’Ouvéa.

Chirac ordonne à Pons de se rendre sur place. La Nouvelle-Calédonie devient un enjeu de la bataille présidentielle.

Les ravisseurs posent trois conditions à la libération des détenus : le retrait des forces de l’ordre, l’annulation des élections régionales et la nomination d’un médiateur pour « discuter d’un véritable référendum d’autodétermination ».

Au premier tour, Chirac arrive deuxième (19,94%) loin derrière Mitterrand (34%). Il confie à l’armée, et non plus à la gendarmerie, la mission de rechercher les otages. Comme si la France était en guerre contre un pays étranger.

Le 25 avril, les otages du sud sont libérés. Mais ceux du nord restent introuvables. La population de Gossanah, soupçonnée d’être en contact avec les ravisseurs, est interrogée non sans brutalité : coups, matraquages, simulacres d’amputation et d’exécution...

L'échec des négociations

Le capitaine Philippe Legorjus après l'assaut de la grotte d'Ouvéa (mai 1988), DRÀ l’Élysée, on s’irrite de la rétention d’information de Matignon. À Ouvéa, les preneurs d’otages sont enfin localisés dans une grotte.

La nuit du 26 au 27 avril, les hommes du GIGN investissent la zone. Leur chef, Philippe Legorgus, propose d’engager des négociations mais cela échoue faute d’interlocuteurs chez les indépendantistes.

Le 1er mai, Mitterrand suggère à Chirac une mission de conciliation avec deux personnalités choisies par chacun d’eux. Mais il refuse.

La Une du Parisien après la libération des otages du Liban, le 5 mai 1988Le même jour, à Nouméa, on prépare l’attaque « Opération Victor ». Chirac l’approuve mais Mitterrand calme le jeu : « Je donne l’ordre de ne pas exécuter les Kanaks. »

Finalement, le général Jacques Vidal décide de façon inattendue de la reporter, le temps de mettre en place le dispositif militaire !

Le 4 mai suivant, surprise : Chirac annonce triomphalement la libération de trois otages français qui étaient détenus au Liban.

À l’Élysée, on le soupçonne d’avoir pour cette raison reporté l’opération d’Ouvéa et, de la sorte, mis en danger les détenus de la grotte...

Assaut final

Le 5 mai enfin, l’assaut est donné. Il se solde par la libération des otages, la mort de deux membres des forces d’intervention et de 19 Kanaks. La presse maintenue à l’écart, des Kanaks sont délibérément exécutés, notamment leurs deux chefs. D’après le général Vidal, « ils sortaient avec des armes. (...) Il n’y avait pas d’alternative. »

Mais un Kanak, Alphonse Dianou, serait mort des violences subies après sa reddition. Enfin, les constatations médico-légales laissent supposer que des blessés ont été achevés par un coup de grâce d’une balle dans la tête (douze sur dix-neuf morts).

Gendarmes et prisonniers après l'assaut de la grotte d'Ouvéa (Nouvelle-Calédonie), le 5 mai 1988 (DR)

Amnistie générale

Malgré des « actes individuels inexcusables », le rapport de l’armée refuse de « porter un coup à l’institution militaire et à ses chefs ».

Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défense de Mitterrand réélu, dénonce des « actes contraires à l’honneur militaire ». Mais il se contente de ce rapport, ne voulant pas se mettre l’armée à dos.

L’année suivante, les accords dits « de Matignon » ramèneront la paix sur l’île et la loi d’amnistie clôturera un chapitre douloureux de l’histoire néo-calédonienne.

https://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19880422&ID_dossier=338&resume=1

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Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, dite « Charte de déontologie de Munich » de 1971

Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, dite « Charte de déontologie de Munich » de 1971 : « TOUT JOURNALISTE DIGNE DE CE NOM… ».

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Le scandale médiatique et démocratique qu’a constitué l’occultation totale, par tous les grands médias, de notre grande manifestation parisienne du 1er mai nous conduit à publier ci-dessous la Charte de déontologie du journalisme, telle qu’elle fut adoptée à Munich en 1971.

Selon les termes même du texte, « tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement » cette Charte internationale de déontologie.

En particulier, « tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir » de « ne pas supprimer les informations essentielles » et « doit s’interdire » la « suppression d’une information ». 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les grands médias français bafouent ce principe éthique fondamental.

Cette brève et limpide « Charte de Munich » est aujourd’hui largement méconnue des journalistes eux-mêmes, comme je l’avais découvert non sans surprise, en mars 2017, lors de ma première conférence de presse en tant que candidat à l’élection présidentielle (vidéo: https://www.upr.fr/actualite/france/declaration-des-devoirs-et-des-droits-des-journalistes-dite-charte-de-deontologie-de-munich-de-1971-tout-journaliste-digne-de-ce-nom).

La lecture de cette Charte prouve à quel point le monde occidental en général, et la France tout particulièrement, ont subi une effrayante régression de la liberté de la presse depuis 47 ans. 

Sa lecture et sa diffusion permettra à nos adhérents, sympathisants et lecteurs, de le démontrer au plus grand nombre possible de personnes de leur entourage familial, amical et professionnel.

François Asselineau
4 mai 2018
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RAPPELS HISTORIQUES

La Charte de déontologie de Munich (ou Déclaration des devoirs et des droits des journalistes), signée le 24 novembre 1971 à Munich et adoptée par la Fédération européenne des journalistes, est une référence européenne concernant la déontologie du journalisme, en distinguant dix devoirs et cinq droits. Le texte reprend les principes de la Charte des devoirs professionnels des journalistes français écrite en 1918 et remaniée en 1938, pour y préciser les droits permettant de les respecter. Il reprend le principe du secret professionnel (article 7), en y ajoutant un devoir jugé essentiel, celui de la protection des sources d’information des journalistes.

La Charte de Munich a été rédigée avec le concours de Paul Parisot, président du Syndicat des journalistes français (CFDT), devenu Union syndicale des journalistes CFDT, journaliste à Franc-Tireur, embauché au début des années 1960 à la rédaction du quotidien France-Soir de Pierre Lazareff, où il a tenté d’empêcher l’arrivée de Robert Hersant, avec la société des rédacteurs du journal. Paul Parisot obtient la création de l’Union nationale des syndicats de journalistes (UNSJ) en 1966. Lors du congrès de la FIJ (Fédération Internationale des Journalistes) à Dublin en avril 1968, les syndicats de journalistes français, belges et allemands demandent que des garanties soient recherchées en Europe, pour l’indépendance des journalistes, face aux pressions du patronat et des États.

Ensuite, lors d’une conférence organisée en 1971 à Munich à l’invitation du Deutscher Journalisten-Verband, Paul Parisot rédige la déclaration des droits et des devoirs des journalistes. Rédigés dans un style direct et concis, pour être accessibles à tous, les 15 articles de la charte tiennent sur une page. La rédaction est précise, pour être facile à interpréter, en cas de recours en droit. Concret et pratique, le texte se veut un guide utile à l’exercice du journalisme au quotidien.

Cette Charte de déontologie a été adoptée par les syndicats de journalistes des 6 pays du Marché commun réunis à Munich, le 24 novembre 1971, qui ont voté à l’unanimité cette « Déclaration des devoirs et des droits des journalistes ». Les syndicats de journalistes de Suisse et d’Autriche, ont participé à la réunion et voté également la charte.

Elle a ensuite été adoptée par la Fédération internationale des journalistes (FIJ), puis plus tard par l’Organisation internationale des journalistes (OIJ) qui était son pendant soviétique durant la Guerre froide.

L’Union nationale des syndicats de journalistes français a ensuite demandé aux organisations d’employeurs que ce texte figure en préambule de la convention collective des journalistes, afin d’imposer à tous « les principes éthiques de la profession et les clauses nécessaires à son extension », selon Bernard Voyenne, dans Les journalistes français. Cette demande n’a pas abouti, et une partie des directeurs de journaux français indiquaient, dans une enquête effectuée en 2000, ne pas connaître la Charte de Munich.

 

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Préambule

Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain.
Ce droit du public de connaître les faits et les opinions précède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes.
La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l’égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.
La mission d’information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s’imposent spontanément. Tel est l’objet de la déclaration des devoirs formulés ici.
Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l’exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l’indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l’objet de la déclaration des droits qui suit.

Déclaration des devoirs

 Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements, sont :
  • 1) respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître ;
  • 2) défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique ;
  • 3) publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;
  • 4) ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;
  • 5) s’obliger à respecter la vie privée des personnes ;
  • 6) rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;
  • 7) garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ;
  • 8) s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information ;
  • 9) ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;
  • 10) refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.
Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus ; reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n’accepte, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.

Déclaration des droits

  • 1) Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception en vertu de motifs clairement exprimés.
  • 2) Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.
  • 3) Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou sa conscience.
  • 4) L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion de journaliste.
  • 5) En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.
Munich, 1971

François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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ENTRETIEN N°61 – Manif 1er mai – Zone euro – Les deux Corées – Macron – Siège UPR – Reçus Fiscaux

Cet entretien d’actualité n° 61 a été enregistré le vendredi 4 mai 2018.

FA EA 1MAI18

00:08 Quel bilan tirez-vous des manifestations du 1er mai ?
19:51 Comment se porte l’économie dans l’Union européenne ?
22:55 Que pensez-vous de la rencontre des deux dirigeants coréens ?
38:33 Que devient Emmanuel Macron ?
56:45 Auriez-vous un mot pour conclure ?
1:07:40 Reçus fiscaux

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Intervenant : François Asselineau président de l’UPR.
Voix hors champ : Sylvain GARGASSON
Miniatures et images : Thomas MIGUEL
Prospection de contenu : Thibaud LONJON
Technique et montage : Sylvain GARGASSON

Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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TOUS LES MÉDIAS DU PAYS ONT GARDÉ LE SILENCE LE PLUS TOTAL SUR NOTRE MANIFESTATION

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BANDEAU MANIF

Selon un décompte minutieux réalisé à partir d’une vidéo, la manifestation du 1er mai 2018 de l’UPR à Paris a rassemblé 3450 participants, soit 3 fois plus que le nombre de « casseurs » du défilé syndical.

Pourtant, TOUS LES MÉDIAS DU PAYS ONT GARDÉ LE SILENCE LE PLUS TOTAL SUR NOTRE MANIFESTATION (à part 30 secondes sur BFMTV, donnant une grave sous-estimation du nombre de nos manifestants).


Décidément, l’UPR ne fait pas comme les autres partis politiques puisque la première estimation que nous avons donnée de la participation à notre manifestation (environ 3 000) doit être révisée… à la hausse !

Rappels :

– 14 h : BFM-TV estime à 1 500 le nombre de nos manifestants rassemblés place de la République à 14 h, soit une demi-heure avant que la manifestation ne démarre et alors que des groupes continuaient d’arriver !

– 16 h 30 : du haut du char où il prononce son discours final, François Asselineau estime entre 2 500 et 3 000 le nombre de nos manifestants.

– 17 h : la préfecture de police estime à 2 000 le nombre de manifestants de l’UPR.

– en fin de soirée : nous diffusons un communiqué assorti d’une petite vidéo estimant ce nombre à « environ 3000 ».

– Aujourd’hui : un décompte minutieux des manifestants, réalisé par l’un de nos adhérents à partir de l’examen au ralenti d’une vidéo présentant de façon exhaustive l’ensemble du cortège, aboutit à la conclusion qu’il y a eu environ 3 453 manifestants.

 

 

Ce comptage des manifestants a été effectué sur la base de cette vidéo du cortège, filmée à un passage piéton rue Beaubourg, qui donne un très bon point de repère : https://www.youtube.com/watch?v=jFy7FdValiY

Détail du comptage : ( début comptage -> fin comptage ; total période ; note de comptage)
0′ 00 » -> 0′ 47 » ; 40 personnes
0′ 47″ -> 1′ 00 » ; 46 personnes
1′ 00 » -> 2′ 02″ ; 950 personnes (sur la base de 46 personnes toutes les 3 secondes)
2′ 02 » -> 3′ 01 » ; 20 personnes
3′ 01 » -> 3′ 20 » ; 52 personnes
3′ 20 » -> 3′ 42 » ; 40 personnes
3′ 42 » -> 4′ 40 » ; 734 personnes (sur la base de 38 personnes toutes les 3 secondes)
4′ 54 » -> 6′ 33 » ; 942 personnes (avec un trou de 14 secondes sans manifestant puis sur la base de 28 personnes toutes les 3 secondes)
6′ 33 » -> 8′ 04 » ; 629 personnes (sur la base de 17personnes toutes les 3 secondes, avec 20 s de défilé non filmé en restant compté).

Total estimé : 3 453 personnes

LA CENSURE FÉROCE DE L’UPR

Le défilé syndical du 1er mai (réalisé sur un autre parcours que le nôtre), perturbé par de violents heurts, a rassemblé 55 000 personnes à Paris, selon les chiffres communiqués par la CGT (contre 80 000 l’année dernière), et 20 000 personnes selon la police [ source : http://www.leparisien.fr/…/suivez-en-direct-les-manifestati… ]

Si l’on postule que le nombre annoncé par la police pour cette manifestation (10 fois supérieur à celui annoncé par l’UPR) doit faire l’objet du même correctif que le nôtre, on peut estimer que le nombre de personnes rassemblées dans le défilé syndical était de l’ordre de 34 à 35 000, dont 1 200 « casseurs » et « black blocs ».

Les adhérents et sympathisants de l’UPR noteront ainsi :

a) que l’UPR a rassemblé un nombre de manifestants égal à 10 % de ceux du défilé syndical et près de 3 fois plus nombreux que les mystérieux « casseurs »;

b) qu’à part une misérable trentaine de secondes accordée par BFM-TV à notre manifestation (annonçant un nombre d’ailleurs inférieur de 57 % à la réalité), les grands médias français ont accordé 0 % à la manifestation parisienne de l’UPR et 100 % à la manifestation syndicale et à ses « casseurs »;

c) que l’UPR a réussi cet exploit d’organiser, pour la première fois depuis 61 ans, une manifestation de masse pour réclamer que la France sorte de la construction européenne en révoquant tous les traités européens depuis le traité de Rome du 25 mars 1957.

Rappelons qu’aucun autre parti politique (à part peut-être France insoumise) n’a fait défiler autant de manifestants à Paris sous sa propre bannière à l’occasion de ce 1er mai.

Force est ainsi de constater que cet événement historique a été purement et simplement censuré par tous les grands médias du pays.

De telle sorte que seuls les Français consultant Internet et les réseaux sociaux en ont eu connaissance.

Nous avions pourtant dûment prévenu tous les grands médias par un communiqué de presse plusieurs jours auparavant et par une relance téléphonique personnalisée la veille ou le matin même.

 

CONCLUSION : NE LAISSONS PAS LA DICTATURE S’INSTALLER !

Nous saisissons aujourd’hui même le Conseil supérieur de l’audiovisuel, l’ensemble des directions des chaînes de radio et de télévision pour dénoncer cette censure inouïe et demander une nouvelle fois qu’il y soit porté remède.

Nous demandons également une audience au directeur général de l’Agence France Presse, qui n’a consacré aucune dépêche à l’existence même de notre manifestation.

Nous appelons tous les adhérents et sympathisants de l’UPR à relayer au maximum la présente analyse sur tous les réseaux sociaux, à tous leurs amis et connaissances, et à faire part poliment mais fermement de leur indignation à tous les médias.

Nous appelons tous les journalistes qui entendent continuer à faire leur métier, tous les artistes, acteurs de théâtre ou de cinéma, musiciens, essayistes, romanciers, philosophes, responsables d’associations de défense des droits de l’homme et des libertés publiques, à mettre à profit les ouvertures médiatiques dont ils peuvent bénéficier pour faire part de leur indignation face au sort réservé en France à l’UPR.

Ceux qui ne bougent pas pour l’UPR aujourd’hui seront responsables devant leurs enfants et petits-enfants de ce que sera devenue la France dans vingt ans.

3 mai 2018

François Asselineau, Président de l’Union populaire républicaine. La France doit sortir de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan.

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