samedi 14 avril 2018

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni frappent la Syrie

Dans la nuit du 13 au 14 avril, Washington, Paris et Londres ont mis leurs menaces à exécution et ont mené des frappes contre les autorités syriennes, en représailles à l'attaque chimique présumée dans la Ghouta, que ces pays attribuent à Damas.

ACT GUERRE SYRIE

«J'ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision sur des cibles associées aux capacités du dictateur syrien Bachar al-Assad en matière d'armes chimiques», a déclaré le président américain Donald Trump. «Une opération combinée est désormais en cours avec la France et le Royaume-Uni, nous les remercions tous les deux», a-t-il ajouté. L'état-major français a confié la mission de bombardement à plusieurs chasseurs Rafale, selon une vidéo diffusée par l'Elysée et la ministre des Armées Florence Parly.

Le président français Emmanuel Macron a souligné que les frappes françaises étaient «circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l’emploi d’armes chimiques».

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L'OTAN a déclaré «soutenir» ces frappes.

Les dirigeants de ces trois pays occidentaux justifient leurs frappes par des allégations d'usage d'armes chimiques visant Damas. Ils s'appuient, pour accuser les autorités syriennes, sur l'organisation controversée des Casques blancs, qui avait dénoncé un recours au chlore, ce qui a été immédiatement démenti par les médias publics syriens. Le tout aussi controversé Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait pour sa part fait état de dizaines de cas de suffocation, dont certains mortels, sans toutefois se prononcer sur l'emploi ou non d'armes chimiques. Moscou, néanmoins, affirme détenir les «preuves irréfutables» de la mise en scène de cette supposée attaque chimique dans la Ghouta.

Il y a un an, le président américain avait, déjà, fait bombarder en avril 2017 une base de l'armée syrienne en représailles à un incident chimique attribué par les Occidentaux à Damas, à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie.

Trois cibles visées

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De fortes explosions ont été entendues avant l'aube à Damas ce 14 avril, centre du pouvoir du président syrien Bachar el-Assad, survolée par des avions, a constaté une correspondante de l'AFP. Selon le général Joe Dunford, chef d'état-major américain, les forces occidentales ont visé trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien, l'une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie. La télévision publique syrienne a de son côté rapporté des informations selon lesquelles un centre de recherches dans le quartier de Barzé, dans le nord-est de Damas, avait été visé.

La télévision publique rapporte en outre que la défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française».

Damas dénonce une «violation flagrante» du droit international

Le gouvernement syrien a dénoncé une «violation flagrante» du droit international : «L'agression tripartite contre la Syrie est une violation flagrante du droit international [...] et elle sera vouée à l'échec», a rapporté l'agence officielle Sana.

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Ces frappes occidentales contre la Syrie interviennent «au moment où elle avait une chance d'avoir un avenir pacifique», a de son côté déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. «Un coup a été porté contre la capitale d'un Etat souverain qui a tenté pendant de nombreuses années de survivre au milieu d'une agression terroriste», a-t-elle écrit sur Facebook.

Moscou a en outre fait savoir qu'aucune des frappes n'avait eu lieu près des bases russes en Syrie.

https://francais.rt.com/international/49756-etats-unis-france-royaume-uni-frappent-syrie

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Honte à Macron et à ses complices oligarchiques et médiatiques pour engager la France dans une opération de guerre au service d'intérêts géopolitiques étrangers, ajoutant le crime au déshonneur!    P.G.

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Quelques citations contre la Guerre…

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Dans ce sombre climat, je vous propose quelques citations contre la guerre – au format “réseaux sociaux” pour une meilleure diffusion.

N’hésitez pas à les enrichir en commentaire avec les vôtres.

« L’intelligence défend la paix. L’intelligence a horreur de la guerre. » [Paul Vaillant-Couturier]

« L’humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l’humanité. » [John Fitzgerald Kennedy]

« On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre. » [Jean Jaurès]

« La guerre apprend à tout perdre, et à devenir ce qu’on n’était pas. » [Albert Camus]

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.» [Albert Einstein]

« Ceux qui aiment la paix doivent apprendre à s’organiser aussi efficacement que ceux qui aiment la guerre. » [Martin Luther King]

Rappel :

« Les Membres de l’Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger. [Ils] s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. » [Charte des Nations-Unies, art. 2]

https://www.les-crises.fr/quelques-citations-contre-la-guerre/

Les médias américains exigent une agression à grande échelle contre la Syrie

TRIBUNE LIBRE / par James Cogan

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Une bonne partie des médias américains et internationaux exigent que l’Administration Trump fasse suivre sa rhétorique d’actes et lance une offensive militaire massive contre le gouvernement syrien de Bachar al-Assad soutenu par la Russie. L’irresponsabilité de cette agitation éditoriale est soulignée par le fait que ces appels à « l’action » sont indifférents à la possibilité qu’une attaque contre la Syrie puisse provoquer une guerre avec la Russie dotée d’armes nucléaires.

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Un échantillon de titres montre l’état d’esprit qui anime la presse de l’establishment américain. « Quelques missiles de croisière de Trump n’arrêteront pas les crimes de guerre de la Syrie » (Washington Post) ; « Pour une deuxième frappe sur la Syrie, Trump devra utiliser les grands moyens » (Foreign Policy) ; « En Syrie, Trump confronté aux limites de la fanfaronade » (New York Times).

Le prétexte pour que l’Administration Trump ordonne une escalade majeure des opérations militaires américaines en Syrie est l’allégation non vérifiée et douteuse que l’armée syrienne a utilisé des armes chimiques lors d’une attaque le week-end dernier contre la ville rebelle de Douma. Des images filmées par des forces antigouvernementales — que certains médias se sont vus obligés de republier avec l’avertissement qu’ils ne pouvaient en vérifier l’authenticité — prétendent montrer des enfants souffrant des effets d’une arme à base de chlore.

Le gouvernement d’Assad et la Russie, qui compte des milliers de militaires sur le terrain soutenant les forces syriennes, nient avec véhémence ces accusations. Ils ont souligné les problèmes évidents : de quelque point de vue que ce soit, l’utilisation d’armes chimiques serait à la fois militairement inutile et stratégiquement préjudiciable à leurs intérêts. Les forces islamistes soutenues par les États-Unis avaient été complètement déroutées et ont depuis livré Douma.

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Le seul bénéficiaire de l’attaque chimique présumée, comme cela a été démontré tout au long de la semaine, sont les fractions des classes dirigeantes américaine, européenne et internationale qui veulent empêcher la défaite totale des « rebelles » et utiliser le soutien de Moscou au gouvernement Assad comme moyen d’intensifier les préparatifs de guerre contre la Russie même.

En avril 2017, l’Administration Trump avait répondu à des allégations, réfutées par la suite et selon lesquelles le gouvernement syrien aurait utilisé des armes chimiques, en tirant 59 missiles de croisière sur une base aérienne où l’on savait que du personnel russe opérait. Trump s’est ensuite vanté d’avoir informé le président chinois, Xi Jinping, d’une attaque qui aurait pu déclencher une guerre nucléaire alors qu’ils mangeaient ensemble un gâteau au chocolat dans son manoir de Floride.

Un an plus tard, Trump publie des « tweets » belliqueux et des déclarations répondant aux dernières allégations non moins frauduleuses de gaz toxique, promettant que le gouvernement syrien paierait un « grand prix » et accusant l’Iran et la Russie de complicité dans l’attaque chimique présumée. Aux Nations Unies, l’ambassadrice américaine Nikki Haley a promis que les États-Unis « répondront », indépendamment de tout veto à l’ONU par la Russie et la Chine contre une action militaire.

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Le New York Times et le Washington Post, et à travers eux l’appareil de renseignement militaire et le Parti démocrate pour lesquels ils écrivent, ont envoyé un message clair à Trump qu’une attaque limitée comme celle de 2017 serait dénoncée comme une chose pire qu’inutile. Ils ne demandent rien moins que le renversement du régime d’Assad et, si nécessaire, l’utilisation de la force militaire contre les forces russes et iraniennes en Syrie.

Le 11 avril, le Washington Post déclarait : « La réalité à laquelle M. Trump n’a pas encore fait face est que, tant que le dictateur qu’il a appelé « l’animal Assad » reste en place, les guerres syriennes vont continuer ».

L’éditorial du Times disait: « Pour réitérer : pour avoir une chance de succès, toute action de représailles internationale doit faire partie d’une stratégie diplomatique cohérente pour stabiliser la Syrie et mettre en place un règlement politique… Le conflit a permis à la Russie, à l’Iran, à la Turquie et à l’État islamique, aujourd’hui dégradé par une coalition dirigée par les Américains, de reprendre pied en Syrie ».

Le magazine Foreign Policy, après avoir entériné une attaque massive soulevait, indifférent, cette question : « Qu’une telle opération à grande échelle amène les États-Unis à une confrontation avec le principal mécène d’Assad, la Russie, est moins clair. La réponse dépend en partie de la sévérité de l’action militaire américaine… »

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Les moyens militaires pour mener une « opération à grande échelle » sont déjà en place au Moyen-Orient, en raison des 25 années d’intrigues et de guerres impérialistes menées par les États-Unis à travers la région. Une vaste gamme d’avions américains est déployée en Irak et dans les États du Golfe. Des navires de guerre et des sous-marins américains, français et britanniques armés de missiles de croisière sont déployés en Méditerranée orientale.

Le gouvernement Macron en France et le gouvernement May en Grande-Bretagne ont indiqué qu’ils étaient prêts à s’engager dans une « coalition des volontaires » réorganisée et à participer à ce qui pourrait dégénérer en une guerre avec la Russie et l’Iran. La monarchie saoudienne, armée jusqu’aux dents par l’impérialisme américain a indiqué qu’elle participerait à une action militaire en Syrie et, implicitement, à un conflit régional plus large. Israël, le principal État client des États-Unis dans la région, soupçonné d’avoir lancé lundi une attaque de missiles sur une base aérienne syrienne, serait aussi inévitablement impliqué.

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Un porte-parole du Département américain de la Défense, Éric Pahon, a déclaré à Foreign Policy : « Nous sommes en train de tout remettre à plat, mais, finalement, c’est la décision du Président. Il a beaucoup d’options qu’il peut prendre, et toutes ne sont pas militaires ».

Le message véhiculé dans les médias américains, cependant, est que si Trump choisit une option non militaire, son administration déjà assiégée fera face à une attaque encore plus féroce de la part de ses adversaires. Seule la guerre les satisfera.

À court terme, un objectif clé est d’assurer la domination américaine sur le Moyen-Orient. À plus long terme, il y a le calcul acharné et irresponsable de paralyser et finalement de faire tomber le gouvernement russe du président Vladimir Poutine.

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Face à la déconfiture des assertions que Moscou aurait tenté d’empoisonner l’agent double Sergueï Skripal avec un agent neurotoxique, les éléments de la classe dirigeante cherchant la confrontation avec la Russie ont utilisé les forces par procuration de l’impérialisme en Syrie pour lancer une nouvelle provocation.

Un autre facteur dans les provocations visant à attiser les tensions avec la Russie est le désespoir avec lequel la classe dirigeante tente de détourner et de réprimer le mouvement croissant des travailleurs pour des salaires, des emplois sûrs et des conditions sociales décentes.

Comme le soulignait mardi la perspective du « World Socialist Web Site » : « Au milieu d’une vague d’agitation syndicale aux États-Unis et en Europe et de crises politiques internes aiguës, les élites dirigeantes voient non seulement dans la guerre un moyen d’inverser une série de revers géopolitiques au Moyen-Orient, mais aussi celui de réprimer l’opposition politique ».

Dans les conditions d’un conflit militaire majeur, les grèves et les manifestations pour les droits sociaux et démocratiques des travailleurs seront inévitablement dénoncées comme « apportant de l’aide à l’ennemi »

source:https://www.wsws.org/fr/articles/2018/04/12/atsy-a12.html

https://reseauinternational.net/les-medias-americains-exigent-une-agression-a-grande-echelle-contre-la-syrie/

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Ces Français qui veulent faire assassiner Bachar El Assad

Olivier Lepick, présenté comme docteur en Histoire et Politiques Internationales de l’Institut des Hautes Études Internationales de Genève (Université de Genève), chercheur associé à la FDS (Fondation pour la Recherche Stratégique) (Paris), spécialiste des armes chimiques et biologiques, répondait à quelques questions, lundi 9 avril 2018, à France Info.

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Parmi les questions qui lui sont posées, en voici une : « Les événements à Douma sont-ils du même [type que] l’attaque du 4 avril 2017 dans le village de Khan Cheikhoun au sud de la région d’Idleb ? »

[France-info, Syrie, “Les tableaux cliniques des victimes sont accablants, il est incontestable qu’il s’agit d’une attaque chimique”, 9 avril 2018. Note FP : La correction entre crochets est de mon fait.] https://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/attaque-chimique-en-syrie/syrie-les-tableaux-cliniques-des-victimes-sont-accablants-il-est-incontestable-qu-il-s-agit-d-une-attaquechimique_2697212.html

  1. L. : « Les tableaux cliniques des victimes sont accablants. C’est probablement un mélange de chlore et d’un organophosphoré, probablement également du sarin. Il n’y a aucun doute sur la nature chimique de cette attaque. Il est incontestable qu’il s’agit d’une attaque chimique. C’est quelque chose qui ressemble exactement à ce qu’on a vécu à de nombreuses reprises sur le théâtre syrien, il y a un an, en août 2013 également dans la banlieue de Damas. C’est une nouvelle violation des conventions internationales et un nouvel acte de barbarie de la part d’un régime qui mène une guerre d’annihilation et d’extermination contre sa population. »
  2. Lepick accuse « le régime syrien » d’avoir lancé une attaque chimique. Mais où sont les preuves de son accusation ? Suite à l’attaque de Khan Cheikhoun, des enquêtes ont été demandées à l’ONU et le gouvernement syrien les a appelées de tous ses vœux. Résultat de ces enquêtes ? RAS (Rien à signaler).

Autre question : « Cela fait longtemps que l’arme chimique est utilisée, malgré les avertissements des occidentaux. Qu’en pensez-vous ? »

O.L. : « La véritable ligne rouge de ce conflit est l’utilisation répétée d’armes chimiques. Ce n’est pas du tout cette ligne rouge qu’on a mis face à Bachar al-Assad en lui disant qu’il essuierait des conséquences importantes s’il utilisait l’arme chimique. Puisqu’on le voit bien, à part quelques tirs de missiles sur une base abandonnée, il ne s’est rien passé. » [Idem.] « Il ne s’est rien passé » : c’est-à-dire ?

Encore une question : « Emmanuel Macron et Donald Trump ont promis une réponse forte et commune. Est-ce une bonne chose ? »

O.L. : « Il semble que l’Élysée et Washington soient décidés à agir de manière importante. Si l’Occident ne décide pas de frappes contre les hiérarques du régime, contre Bachar El Assad, lui même physiquement, des frappes sur des infrastructures syriennes ne serviront à rien. Il faut mettre une limite très forte. Je pense que viser les hiérarques du régime et Bachar al-Assad c’est la seule solution pour tenter de stopper cette escalade dans la barbarie. J’espère que cette attaque ne restera pas sans réponse. »

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Ce merdeux, se souvient-il de ce qui s’est passé en Libye ? Le pays se trouve dorénavant plongé dans le chaos. Le peuple libyen se souviendra, lui, longtemps de la protection de la France, de la Grande-Bretagne et des États-Unis et de leurs bombes lâchées, de jour comme de nuit, de nuit comme de jour, sur ses maisons, sur ses enfants… Il se souviendra longtemps du lynchage et de l’assassinat du Guide révolutionnaire Muammar Gaddhafi. Il se souviendra longtemps du désespoir produit par les bombes protectrices, de la torture et de l’esclavage réapparus après l’époque révolutionnaire (1969-2011), de la Mer Méditerranée transformée en une immense tombe.

Olivier Lepick, peut-il lancer un appel au meurtre dans les médias, sans que personne ne bronche ? Il lance un appel à la destruction physique d’un Président élu, des membres d’un gouvernement légitime ! Et par deux fois. Donc, nulle ambiguïté. De quel pays, Olivier Lepick, est-il le porte-parole ? L’appel au meurtre, ne tombe-t-il pas sous le coup de la loi française ?

L’article 23 du Code pénal ne pourrait-il pas le concerner ?

« Seront punis comme complices d’une action qualifiée crime ou délit ceux qui, soit par des discours, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, soit par des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans des lieux ou réunions publics, soit par des placards ou des affiches exposés au regard du public, soit par tout moyen de communication au public par voie électronique, auront directement provoqué l’auteur ou les auteurs à commettre ladite action, si la provocation a été suivie d’effet

Cette disposition sera également applicable lorsque la provocation n’aura été suivie que d’une tentative de crime prévue à l’article 2 du code pénal. » [Répertoire législatif III, Paragraphe 1er : Provocation aux crimes et délits, Article 23 Modifié par Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 art. 2 II

(JORF (Journal Officiel de la République Française) 22 juin 2004).]

http://www.lexinter.net/lois/provocation_aux_crimes_et_delits.htm

Ces appels aux meurtres contre Bachar El Assad renvoient à ce qui était visé à travers l’assassinat de Muammar Gaddhafi : la Libye révolutionnaire. Pour plus d’informations :

https://unefrancearefaire.com/2018/01/17/la-libye-revolutionnaire-dans-le-monde-1969-2011/ https://unefrancearefaire.com/2016/08/23/la-guerre-coloniale-et-la-contre-revolution-en-libyemars-2011-octobre-2013/

Françoise Petitdemange

https://reseauinternational.net/ces-francais-qui-veulent-faire-assassiner-bachar-el-assad/#jOpIczBT98qmuSfA.99

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Projet de Résolution Russe sur la Goutha: un vote à l’ONU qui en dit long

TRIBUNE LIBRE / par Dominique DELAWARDE

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Le vote du conseil de sécurité de l’ONU du 10 avril sur l’un des deux projets de résolution russe prévoyant l’envoi de spécialistes de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) dans la ville syrienne de Douma, en vue d’enquêter sur les allégations d’attaque chimique portées par les occidentaux sur la base de témoignages émanant des très controversés «casques blancs», nous apporte quelques enseignements.

Le vote du camp occidental qui s’oppose, par principe, à toute initiative russe au conseil de sécurité, s’est trouvé réduit à 4 pays sur les 15 du conseil de sécurité : (USA, UK, France et Pologne). C’est peu pour soutenir la «manœuvre occidentale» fondée sur un nouveau montage «hautement probable» d’une vraie fausse attaque au gaz qui émanerait «des colonnes infernales de Bachar El Assad».

Chacun peut comprendre bien sûr que les USA, le Royaume Uni et la France, trois pays sous très forte influence de leur lobby pro-israélien nationaux et de leur petite élite néoconservatrice pro-Israël dont la collusion transnationale n’est plus à démontrer, votent pour éviter la découverte de leurs machinations et votent aussi pour tenter de sauver leurs alliés «terroristes modérés» et de ralentir les succès de l’armée syrienne dans la libération de son pays.

RFL

Soyons clair : il s’agit, pour nos trois «larrons», d’affaiblir par des frappes militaires faussement justifiées le régime en place et de favoriser un démembrement de la Syrie et un affaiblissement de l’Iran au profit d’Israël.

6 pays membres du conseil de sécurité se sont abstenus…… de soutenir le clan occidental dans son vote d’opposition aux Russes.  Ces abstentions ne sont pas anodines si l’on veut bien considérer les pressions considérables exercées sur ces pays peu puissants par le trio que certains qualifient volontiers d’infernal: USA, UK, France. Ces pays qui se sont abstenus, avec un certain courage, sont les suivants: Côte d’Ivoire, Guinée équatoriale, Koweït, Pays Bas, Suède et Pérou. Ils ont, malgré les pressions, exprimé leur doute sur le bien fondé des positions de la «coalition occidentale» sur la Syrie en ne les soutenant pas.

5 pays ont voté pour la proposition russe: Chine et Russie, bien sûr, mais aussi Bolivie, Éthiopie et Kazakhstan. Rien d’étonnant non plus puisqu’il s’agit des soutiens traditionnels des positions russes au conseil de sécurité.

Certes, la proposition russe n’a pas été retenue, mais le décryptage des votes n’a pas été sans intérêt. A la décharge de nos «partenaires» britanniques, le journal The Times nous apprend  que lors d’une conversation téléphonique entre la Maison-Blanche et le 10 Downing Street, la dirigeante britannique Theresa May aurait déclaré à Donald Trump que son pays avait besoin de plus de preuves d’une attaque chimique présumée dans la ville syrienne de Douma avant de se joindre à une éventuelle frappe sur la Syrie. Tiens donc! Le gouvernement britannique deviendrait prudent après l’affaire Skripal traitée à la va vite et sans la moindre preuve ?

Ce qui est également réconfortant, c’est de lire les très nombreux commentaires des internautes sur cette affaire d’attaque au gaz dans les médias mainstream.

Exemple ? http://www.lefigaro.fr/international/2018/04/10/01003-20180410ARTFIG00303-armes-chimiques-en-syrie-nouveau-vote-ce-soir-a-l-onu.php

Cela montre, s’il en était besoin, qu’une forte majorité des citoyens de ce pays qui ont un cerveau et qui savent encore s’en servir ne sont pas dupes et ne croient ni les proclamations gouvernementales ni les médias dans cette affaire syrienne.

Wait and See…..

Dominique DELAWARDE

https://reseauinternational.net/projet-de-resolution-russe-sur-la-goutha-un-vote-a-lonu-qui-en-dit-long/#Y1SibZcb46HYAVPf.99

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Donc, c’était « l’invincible Tsahal », et maintenant?

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Dans notre publication Syrie : un aéroport militaire frappé par plusieurs missiles, on se demandait qui était derrière ces frappes, les USA ayant démenti en être les auteurs. Il semblerait que ça vienne d'Israël, mais selon l'auteur de cet article, il s'agirait plutôt d'une "opération de routine" (!). De nouvelles actions de cette envergure seraient donc sans grande conséquence, y compris venant de France, à moins que...   A peine rassurant sur l'ampleur de la catastrophe à venir. Quoiqu'il en soit, "routine" ou pas, il s'agit toujours d'opérations de guerre, avec son lot de morts, de destructions, de traumatismes...       P.G.


 

TRIBUNE LIBRE /

par Le SakerVineyard of the Saker

TL TSAHAL DEFAITE



Bon, maintenant nous savons : la panique d’hier à propos d’une attaque US sur la Syrie, c’était rien que « l’invincible Tsahal dans une de ses attaques symboliques contre quelques troupes “iraniennes” en Syrie ». Ces types sont si totalement macho et sympas qu’ils ne se sont même pas donné la peine d’informer la Russie, et si totalement loyaux qu’ils n’en ont pas informé les USA. Le score final est le suivant :

1.     5 missiles sur 8 interceptés (vous pouvez voir quelques photos des résultats de cette attaque essentiellement ratée ici).

2.     14 soldats tués, y compris 2 Iraniens.

3.     L’Invincible Tsahal prouve une fois de plus qu’à part assassiner des civils palestiniens en masse, il peut aussi tirer quelques missiles depuis l’espace aérien libanais.

4.     En dehors des égos sionistes de taille galactique, personne ne sera impressionné.

5.     Pour quelque mystérieuse raison, l’antisémitisme continuera à « augmenter de façon alarmante » dans le monde entier.

Ce dernier phénomène devrait quand même considérablement nous préoccuper, dans la mesure où il peut conduire à des scènes aussi dégoûtantes que cette lâche lapidation d’un paisible véhicule militaire israélien par un terroriste palestinien.

image: https://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2018/04/terroriste-palestinien-20180413-1024x525.jpg

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La leçon de tout ceci en ce qui nous concerne est simple : pas de panique ni même de conclusions si et quand vous verrez  rapporter l’attaque US sur la Syrie.

Premièrement, il y a une bonne chance pour que Trump se décide à y aller d’une attaque symbolique. Qui voudrait dire n’importe quoi en-dessous de 100 missiles de croisière tirés sur 1 à 4 cibles (et leurs défenses aériennes associées) et ne comprendraient probablement pas d’immeubles du gouvernement à Damas.

Deuxièmement, s’il y a une attaque réelle de grande envergure sur la Syrie, ne vous attendez pas à moins de plusieurs centaines de missiles de croisière tirés en guise de première vague d’attaque, suivis d’une seconde vague probablement plus petite, mais peut-être de même importance. Si cela arrive, vous recevrez les premières nouvelles des défenses aériennes non seulement syriennes mais également russes accueillant les missiles intrus. Il y a une forte possibilité pour qu’à ce stade, des militaires russes soient tués, et cela conduira probablement à des contre-tirs russes sur les forces US avec tout ce que cela implique.

Soit dit en passant, il n’y a aucune raison pour la marine US de risquer ses navires de surface dans ce genre d’attaque. Les USA ont converti plusieurs SSBNs (sous-marins nucléaires lanceurs d’ICBMs ou missiles balistiques à longue portée) en un SSGN (sous-marin transporteur de missiles de croisière) chacun capable de tirer 154 missiles de croisière Tomahawks. Je ne sais pas où ils sont déployés en ce moment, tout ce que je dis, c’est que les USA ont des options, y compris celle de tirer un grand nombre de missiles de croisière à partir de sous-marins, qui seraient beaucoup moins exposés que des navires aux représailles russes, surtout si la Navy fournit une couverture aérienne aux SSGNs (ce qu’elle peut absolument faire).

En résumé : ne confondez pas les clowns israéliens (ou français) avec les forces armées américaines.

Pour ce qui est de la Syrie, voyons ce qui va se passer à la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies convoqué par la Russie.

Le Saker

 Source : http://thesaker.is/so-it-was-the-invincible-tsahal/

https://reseauinternational.net/donc-cetait-linvincible-tsahal/#hI5x1GPbOBorBYAC.99

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Halte à la guerre infâme !

TRIBUNE LIBRE / Excellente synthèse de Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie. Il est l’un de nos grands spécialistes du Moyen-Orient, et nous vous renvoyons vers son excellent livre Tempête sur le Grand Moyen-Orient. (Olivier Berruyer)

TL CONSEIL SECURITE

Une guerre implacable, sauvage, meurtrière et destructrice, fait rage en Syrie depuis mars 2011. Devenue universelle grâce au renfort venu de 120 pays que l’Empire Atlantique a pu attirer dans sa galère, elle menace ces jours-ci de dégénérer en un conflit mondial au sens plein et entier du terme.

Riri,_Fifi_et_Loulou_Duck

Beaucoup parmi les plus optimistes n’en sont plus à se demander si la guerre des Trois (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) aura lieu ou non, mais si elle s’allumera demain ou après-demain. On a beau en refuser la perspective tant elle heurte la raison, les réalités sont là. Il est évident que la nouvelle guerre froide que l’on a vu apparaître depuis une décennie entre l’Occident et ses complices d’une part, la Russie et ses alliés d’autre part, vire peu à peu à la guerre ouverte. Si le monde arabo-musulman est le théâtre privilégié et l’enjeu géopolitique de cet affrontement global entre l’Empire Atlantique déclinant et l’Eurasie renaissante ou émergente, la Syrie en est l’épicentre, pour diverses raisons, géopolitiques et stratégiques notamment.

LE MONDE APPEL GUERRE

Dans nos « démocraties » occidentales qui unilatéralement se disent grandes, les « élites » qui ont soumis les populations à un lessivage de cerveau sans précédent font semblant de croire encore à la narrative mensongère, immorale et imbécile injectée depuis sept ans dans les méninges ramollies par le « mainstream » médiatique, universitaire et politique. Il serait étonnant que ces esprits pleins de morgue et de suffisance y croient vraiment : ce serait d’ailleurs inquiétant pour leur santé mentale. Ecartant donc l’hypothèse, on retiendra plutôt qu’ils ont trouvé un fonds de commerce gratifiant dans cette gigantesque escroquerie intellectuelle et qu’ils ont réussi à l’acclimater sous nos latitudes où l’on se dit cartésien, puisqu’elle provoque si peu de réactions… Pour l’instant !

MBS MACRON

Si elles avaient une mémoire collective, les opinions se souviendraient du sort de l’Irak, de la Somalie, de la Libye…peut-être de l’ex-Yougoslavie, voire du Yémen où destructions et massacres se poursuivent sous l’égide de l’ami stratégique imprévu qu’est le jeune Mohammed Ben Salman, étreint avec effusion par notre ministre des affaires étrangères lorsqu’il débarque tel le Messie. Elles reverraient Colin Powell brandissant ses fioles venimeuses et chimiques pour justifier une invasion de l’Irak et son démantèlement. Pas de sa faute : il était, dira-t-il la bouche en cœur, mal informé par ses « services ». Mais les opinions « civilisées » (que l’on appellerait dédaigneusement « rues » si elles étaient « arabes ») sont anesthésiées par le flot de désinfo et de désintox, hébétées par les débats de société qui leur sont proposés ou imposés, toujours anecdotiques et marginaux. La guerre ou la paix ? Bof. Quant aux élus, ils sont superbement ignorés : à quoi pourraient-ils servir ?

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Frétillant comme son prédécesseur Hollande à l’idée de participer aux frappes contre la Syrie et le « régime de Bachar », Macron, qui réserve ses pensées complexes à son ami Trump, esprit bien connu pour sa subtilité, ose qualifier cette nouvelle attaque illégitime, arrogante et dépravée de « devoir moral ». Devons-nous nous habituer à voir par les nuits sans lune nos dirigeants se tortiller sur leur fauteuil, le doigt sur le bouton et le petit doigt sur la couture du pantalon, attendant le feu vert des fous du Pentagone ou de la Maison-Blanche pour lancer leurs engins meurtriers sur la Syrie qui ne les a jamais agressés ? Quelle sinistre comédie ! Comme si 400 000 morts, 13 ou 14 millions de réfugiés, exilés ou déplacés, un pays ravagé, ne suffisaient pas à combler le sens moral de ces hautes consciences. Après sept ans de mensonges éhontés, de destructions systématiques, de méfaits innommables, peut-on vraiment dire que « le respect de l’autre » est une « valeur de l’Occident » ?

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A la vue des séances consacrées à la Syrie et à l’audition des échanges qui les agrémentent, on peut dire que la prestation – navrante – du Conseil de Sécurité témoigne de la ruine globale du système international. Adieu aux vagues espoirs que l’on pouvait nourrir quant aux capacités des Nations-Unies et à son instance suprême en matière de paix et de sécurité à imposer un ordre pacifique. Les principes fondateurs du droit onusien, tels que les énonce la Charte fondatrice de San Francisco, ne sont plus ni respectés ni admis comme références par l’ensemble des Etats représentés à l’Assemblée Générale et certains des membres permanents du Conseil de Sécurité les bafouent sans même s’en cacher, ou les ignorent superbement. Les Trois Occidentaux, qui osent s’identifier sans complexe à la « communauté internationale » alors qu’ils représentent 7 à 8% de la population mondiale, constituent en effet le corps de bataille du parti de la guerre et du chaos, leurs adversaires – Russie, Chine, Iran, Syrie, etc…– représentant sans ambigüité le camp de la légalité et du droit.

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Au-delà du droit, c’est la diplomatie qui est en danger. Bien plus que le clivage Est/Ouest nouveau modèle, il faut incriminer la perte des us et coutumes, des pratiques, des normes et du langage de la diplomatie. Comment justifier le honteux spectacle des représentants occidentaux maniant la menace, l’injure, le mensonge et les propos aberrants dans l’enceinte du Conseil, transformé en parterre d’enragés et de falsificateurs ? Comment qualifier le grossier personnage élu par l’Amérique profonde et soutenu par son Etat profond dès lors qu’il bombarde ? Elephantman dans un magasin de porcelaine, il incarne mieux que tout autre avant lui le système que suggéraient, il y a quasiment un demi-siècle, Nixon et Kissinger dans la théorie du Mad Man : l’Amérique doit compter parmi ses dirigeants des cinglés dont l’imprévisibilité sera de nature à terroriser ses ennemis. M. Trump tweete parmi nous.

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La France ne vaut guère mieux. Elle fait partie de ces pays qui « prétendent dire le droit » tout en le violant à l’occasion, comme le reconnaissait implicitement son président en décembre dernier dans une interview à France 2. La voilà qui se joint au régime trumpiste criminel pour clamer qu’elle procédera à des frappes contre la Syrie, avec ou sans résolution du Conseil de Sécurité. Alors que son siège permanent est lorgné par de grands amis comme l’Allemagne, ne risque-t-elle pas de perdre à jamais son statut « privilégié » en s’affichant ainsi prête à bombarder sans mandat un Etat-membre, après avoir contribué à sa destruction et tenté de renverser son président légitime ?

Ne scie-t-elle pas la branche sur laquelle elle est majestueusement assise, cette France qui naguère tenait la Charte onusienne pour une Bible et fondait sa diplomatie sur la légalité internationale, et qui désormais en bafoue régulièrement les principes majeurs : égalité souveraine des Etats, non-ingérence, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et droit des Etats à choisir leur régime politique sans ingérence étrangère ? Cette France que l’on écoutait souvent, la « trouvant juste même lorsqu’elle se montrait injuste ».

Revenons aux fondamentaux. Malgré la phrase sacro-sainte qui, en Occident et dans notre Hexagone, sert de gilet pare-balle aux mieux intentionnés, rappelons que Bachar Al Assad, président légitime d’un pays en guerre, sans qui la Syrie ne serait plus qu’un souvenir, fait seulement son devoir. On servirait moins souvent la rengaine qu’il n’est « pas irréprochable » si l’on posait la question de l’honorabilité de ses ennemis ou détracteurs, qu’ils soient sauvages ou mal dégrossis, ou délicats et donneurs de leçons. Irréprochables, les dirigeants des « grandes démocraties » ? Irréprochables, ceux qui soutiennent l’insoutenable et en masquent l’horreur ? Irréprochables ces retraités aveugles, sourds et muets quant aux crimes inscrits à leur palmarès ?

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Nos présomptueux dirigeants qui n’ont cessé de jouer avec le feu et sont responsables de l’embrasement, ne s’émeuvent pas pour autant, sûrs de leur bon droit et de leur aptitude à gérer les évènements entre affinitaires de belles manières. Si nous l’ordonnons, pensent ces va-t-en guerre qui adorent les ordonnances, il faudra bien que la piétaille des braves gens se mette en marche, au pas cadencé, avec tambour et trompette. C’est le métier de la France d’en bas d’obéir sans broncher à celle d’en haut, pensent-ils. Eh bien non ! Il faut leur donner tort. La France est partie prenante dans la nouvelle agression qui se prépare. Si par grand malheur elle est lancée, nul n’en connaît les suites. Il y aura des représailles et nous ne serons pas épargnés. « Pourquoi nous ? » ou « nous ne savions pas » seront de piètre utilité.

Réveillons-nous car il se fait tard.

Michel Raimbaud

https://www.les-crises.fr/michel-raimbaud-la-nouvelle-guerre-froide-se-transforme-progressivement-en-une-guerre-ouverte/

Procès Tarnac : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés

Au terme d'un procès de plus de deux semaines, les libertaires Julien Coupat et Yildune Lévy ont été relaxés ce jeudi 12 avril par le tribunal correctionnel de Paris.

ACT TARNAC RELAXE

Accusés d'actes terroristes en 2008, ils sont finalement relaxés dix ans plus tard. Les membres du groupe de Tarnac qui avaient été arrêtés, devant les caméras de télévision, par 150 policiers le 11 novembre 2008, étaient soupçonnés d'avoir saboté des caténaires de lignes SNCF en novembre 2008 à Dhuisy (Seine-et-Marne). Une centaine de TGV avaient alors été bloqués, paralysant plus de 20.000 voyageurs.

Huit prévenus étaient en procès, cinq hommes et trois femmes âgés de 31 à 43 ans. Julien Coupat, le principal d'entre eux, était devenu à l'issue de ces arrestations un symbole politique.

"Le groupe de Tarnac était une fiction"

Les faits de "terrorisme" ont finalement été requalifiés en "faits de droit commun" par la justice, après neuf ans d'enquête et autant de polémiques. Fin mars, le procureur de la République Olivier Christen n'avait d'ailleurs requis que des peines symboliques : 6 mois ferme pour Julien Coupat, considéré comme le chef du groupe, et 2 mois ferme pour Yuldine Lévy. Les avocats de la défense avaient plaidé une relaxe générale.

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Jugés pour "associations de malfaiteurs", ces huit membres de la mouvance libertaire d'extrême-gauche ont toujours nié les faits. Le procureur Olivier Christen avait d'ailleurs fini par reconnaître le 28 mars 2018 : "le 'groupe Tarnac' n'existe pas ; c'est une construction policière". La présidente du tribunal a, de son côté, déclaré à la sortie du tribunal : "L'audience a permis de comprendre que le groupe de Tarnac était une fiction".

https://www.marianne.net/societe/proces-tarnac-julien-coupat-et-yildune-levy-relaxes?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Une "fake news" qui se termine en débandade, en toute discrétion. Leur ego va tout de même en prendre un coup: même pas une condamnation symbolique de la "justice bourgoeoise"!

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
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