vendredi 13 avril 2018

Vidéos du jour

La réalité du conflit syrien face à Bourdin, par une experte en géopolitique ! (12/04/18)

VID BOURDIN SYRIE

https://www.youtube.com/watch?v=nbOlS0Ms978

Une fois n'est pas coutume, voilà que des thèses jadis considérées comme "complotistes" se font entendre sur un média de l'oligarchie euro- atlantiste. Certes, au milieu d'un flot d'informations qui récitent la position habituelle en boucle, mais c'est déjà ça! Signe des temps? Prise de conscience de certains que la pillule est cette fois- ci trop grosse à avaler?

Quoiqu'il en soit, cette vidéo complète notre publication : Pourquoi la France ne doit pas s’associer aux frappes en Syrie.

Docteur en sciences politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d’intelligence stratégique Planeting. Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a notamment publié Guerre, Technologie et société (éd. Nuvis, 2014).

Bonus:

L'horrible accueil de l'armée syrienne/russe par la population, après avoir libéré Douma ! (12/04)

VID LIBERATION DOUMA

https://www.youtube.com/watch?v=2xHoUi7ggcg

La joie de la population après la libération de la ville syrienne de Douma, et ses remerciements au "régime" et à ses alliés russes...

P.G.

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« Trump le twitteur contre la Russie »

TRIBUNE LIBRE / par Bruno Adrie

TL WESTERN

Suite à la prétendue attaque chimique mise en scène au milieu des décombres de la Ghouta par les comédiens recalés de la compagnie des Casques blancs sous éclairage extrémiste modéré, Donald Trump a averti la Russie – car Donald Trump parle à la Russie – dans un tweet qui a fait le tour de la presse:

« Tiens-toi prête Russie, parce qu’ils vont arriver [les missiles], tout beaux, tout neufs et « intelligents » ! Tu ne devrais pas t’associer avec un "Gas Killing Animal" qui tue son peuple et prend plaisir à le faire ! »

Mais à qui s’adresse Trump en parlant de la sorte et qui plus est sur Twitter ? A la Russie ? Certainement pas, car s’il avait voulu ne s’adresser qu’à la Russie, il l’aurait fait par l’intermédiaire des canaux classiques de la diplomatie. Et d’ailleurs, il l’a fait puisque nous avons tous en tête les menaces proférées par Tough Nikky devant la foule bien élevée de ses auditeurs onusiens.

J‘imagine mal Vladimir Poutine suivre le compte Twitter du président tout de blond méchu afin de connaître les orientations de la politique étrangère choisie par la Maison Blanche… non, pardon, par le Council on Foreign Relations qui est certainement l’instance la plus connue de ce qu’on appelle aujourd’hui l’État profond.

Non, bien entendu, Trump, aussi lourdingue soit-il, n’a pas choisi de tweeter pour faire trembler Moscou. Il l’a fait pour faire vibrer l’Amérique, une Amérique tout de suite mise au courant du communiqué par une presse réduite à relayer les élucubrations, forcément très calculées, du pouvoir.

Car à qui peut bien s’adresser Trump à travers ce tweet sinon aux Américains, à ses électeurs, qui seuls pourront croire que leur président s’insurge avec sincérité contre le massacre considéré comme avéré – les Casques blancs faisant office de source sûre dans le conflit qui ravage le pays – de pauvres Syriens gazés par le « Gas Killing Animal » Assad.

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Ce ne peut être qu’aux Américains que s’adresse le président Trump, à des Américains incultes et imprégnés jusqu’à la moelle de culture western, du duel inlassablement répété devant les caméras hollywoodiennes entre le bon et le méchant. Ils le voient, le bon, les yeux mi-clos sous les rafales de sable qui poussent des touffes d’herbes à travers la rue soudain désertée ; ils le voient son chapeau suant enfoncé jusqu’à ses sourcils froncés – car on ne rit pas en Amérique, surtout pas dans un moment comme celui-là – ; ils les voient ses bottes cliquetantes d’éperons ; ils la voient sa main sur le revolver qui brille, barillet repu, contre sa cuisse tendue sous la toile poussiéreuse de son pantalon ; ils le voient, son poncho mexicain, relevé pour mieux dégainer ; il les voient, les habitants planqués pour éviter les balles perdues – l’épicier dans sa blouse, le télégraphiste sous sa visière, le barman avec son torchon, la prostituée dans sa robe de satin, amoureuse car sauvée la veille par le beau justicier, au saloon, sous les notes crevées du piano, d’une bande de brutes avinées aux faces rougeaudes et rigolardes.

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Elle en est pétrie l’âme américaine de cette scène où l’éternel surhomme de l’ouest s’apprête à abattre la fine gâchette recrutée par l’exploiteur, l’exécuteur des basses besognes du Robber Baron qui ne tolère pas que des concurrents – très honnêtes, très croyants et non violents – grattent la terre pour ramasser quelques pépites autour de sa mine d’or.

C’est à ces gens que s’adresse Trump, à ce public qui ne sait pas ou se fiche bien de savoir que l’Amérique a tué les Indiens, réduit des Africains en esclavage, provoqué des guerres, assassiné des opposants, utilisé des armes chimiques et lâché par deux fois l’arme nucléaire sur des cibles civiles.

C’est à ces gens que s’adresse Trump, à cette populace sans mémoire ni culture, à ces consommateurs de fake news que les canaux du vrai pouvoir diffusent jour et nuit pour l’égarement du troupeau qui ne doit pas réfléchir.

Les tweets de Trump ne s’adressent pas à la Russie mais aux bons Américains qui veulent croire que leur président est le justicier qui s’apprête à battre en duel le sadique Assad qui tue, mais ce n’est pas le plus grave, le plus grave étant qu’il tue à l’arme chimique, sans raison, par caprice, pour le plaisir.

Les tweets de Trump sont les extraits d’un conte de fée vulgaire raconté à des adultes de huit d’ans d’âge mental afin de les préparer à accepter une guerre juste réclamée par les propagandistes du Rien.

Les tweets de Trump, c’est de la politique intérieure.

Et c’est cette même politique intérieure que le courtois macronyme essaie d’importer en France.

Bruno Adrie

Photographie : Donal Trump par Gage Skidmore

« Le président courtois et les rapaces devant le cœur saignant de la Syrie », par Bruno Adrie

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Le président courtois Emmanuel Macron, porteur de com’ en milieu hospitalier et amateur de lingettes nettoyantes après la pêche aux anguilles, a eu récemment l’occasion de s’entretenir avec le président Trump au sujet d’une attaque chimique qui aurait été menée – divine surprise ! – par le « régime de Damas » contre des civils de Douma dans la Ghouta. L’énarque présidentié s’est montré partisan de la « réaction ferme » d’une communauté internationale qui exclut depuis toujours la Russie, la Chine, la Corée du Nord et les États dits « voyous » qui ont toujours eu la voyouterie d’échapper aux accords tacites d’une mondialisation balayeuse de souveraineté et accapareuse de profits.

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Le président-projet, élu contre blabla par le troupeau crédule des abonnés aux urnes, n’a certainement pas rénové la politique en se rangeant à l’avis de la plus grande puissance néocoloniale du moment, qui prétend, par la bouche automatique de son automatique ambassadrice auprès de l’ONU – j’ai nommé l’indéfroissable Nikki Haley – que « justice doit être faite aux yeux du monde » en Syrie.

Peu convaincu, personnellement, des bonnes intentions de la nation qui a fait du destin manifeste sa signature et qui, depuis sa naissance, n’a jamais cessé de massacrer les populations sans défense – des Peaux-Rouges assassinés à coups de Winchester aux Vietnamiens carbonisés à l’arme chimique pour ne prendre que ces exemples parlants – je n’aurai sans doute pas le droit d’ajouter mes yeux à ceux du monde ni de prétendre faire partie de la communauté internationale – du mensonge qui rapporte – puisque je ne trouve pas mon aliment dans ce que déversent les médias à bennes basculantes qui ne sont que les transporteurs d’épluchures débitées par les master-chefs de la doxa néolibérale à feu vif.

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Mais puisqu’il est question de justice, la seule chose qui me vient à l’esprit est que, si justice devait être faite en Syrie, ils seraient nombreux les banquiers, les rois, les présidents, les ministres, les ambassadeurs et autres tripatouilleurs géopolitiques à devoir s’agenouiller sous le couperet vengeur.

Ils seraient nombreux et nous reconnaîtrions dans l’enfilade des condamnés des têtes connues et bien connues, les têtes parlantes et peu pensantes de ceux qui, depuis sept ans, ont récité leur leçon à toutes les tribunes et crachoté leurs litanies devant toutes les caméras, appelant avec un cynisme et une absence d’âme qui forcent l’étonnement, à déchiqueter un pays afin de le livrer, bien mouliné et bien saignant, aux becs jamais assez exaucés des rapaces en costards qui ne se nourrissent que d’agonies et de pleurs et que, j’espère, la Terre, soudain béante, déglutira un jour dans un hoquet brutal de fosse septique bruyamment rassasiée.

Bruno Adrie

Photographie : Épandage d’agent orange au-dessus du Vietnam (Source: National Museum of the U.S. Air Force photo 071002-F-1234P-022)

http://www.librairie-tropiques.fr/2018/04/trump-le-twitteur-contre-la-russie-par-bruno-adrie.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Les terroristes Casques blancs démasqués par des photos

Pénélope Stafyla, militante du gouvernement Assad, a publié une série de photos montrant un studio de cinéma des Casques blancs. C’est dans ces studios qu’ils fabriquent les « preuves des crimes de guerre du régime Assad » dans la Ghouta orientale, près de la capitale syrienne Damas.

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[NdT : Comme il fallait s’y attendre, le compte Facebook de Pénélope a été aussitôt supprimé, mais les photographies ont été dupliquées sur d’autres sites Internet.]

Au milieu des rumeurs qui courent à propos d’une nouvelle « attaque chimique du régime Assad » dans la Ghouta orientale, ces photos présentent un intérêt tout particulier. Cette histoire d’attaque chimique survient au moment où les forces gouvernementales prennent largement l’avantage sur les groupes terroristes de la région. Plus de 30 personnes auraient été amochées.

L’Agence turque Anadolu a signalé cette affaire d’attaque chimique douteuse, en citant un rapport des Casques blancs :

« Au moins 30 personnes ont été traitées pour des difficultés respiratoires après une attaque au chlore à la Ghouta orientale, dans la banlieue de Damas », a rapporté mardi une agence de défense civile syrienne.

« Plusieurs enfants et femmes figuraient parmi les victimes de l’attaque, qui s’est passée lundi dans la ville de Hamuriye. », ont indiqué les Casques blancs dans un communiqué.

« L’organisme de défense civile a déclaré qu’il y avait deux de ses secouristes parmi les victimes. »

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Mark Taliano, auteur du livre Voices from Syria, allie des années de recherche et des observations sur le terrain pour présenter une analyse éclairée et bien documentée qui réfute les mensonges sur la Syrie des médias grand public

 

Source :

http://www.thetruthseeker.co.uk/?p=166885

http://www.fawkes-news.com/2018/03/dossier-accablant-les-casques-blancs.html

https://www.mondialisation.ca/les-casques-blancs-demasques-par-des-photos/5624611

https://fr.sott.net/article/32187-Les-terroristes-Casques-blancs-demasques-par-des-photos

https://www.mondialisation.ca/les-casques-blancs-finances-par-gbusa-aident-al-qaida-a-couper-leau-a-5-millions-de-syriens/5566752

https://aphadolie.com/2018/04/12/les-terroristes-casques-blancs-demasques-par-des-photos/

VIDEO: Syrie : qui sont les « Casques blancs » ?

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https://www.youtube.com/watch?time_continue=27&v=54kBwM5RMW0

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« Macronléon 1er vers une Bérézina syrienne ? »

TRIBUNE LIBRE / par

TL MACRON NAPOLEON

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

N’imaginez pas un seul instant que j’aille me livrer à une attaque en règle de notre Président (béni soit son saint nom), je suis téméraire mais pas totalement inconscient !!!

Macronléon 1er est beaucoup plus fort que moi. Tenez, par exemple moi, je ne dispose ni de Mirage, ni de Rafale, ni de missiles super puissants pour bombarder la Syrie.

Je ne me lancerai pas non plus dans de doctes analyses sur la possibilité ou l’impossibilité d’attaques chimiques perpétrées par le régime syrien, bien que de vous à moi, faire cela alors que Bachar a le soutien des Russes et qu’il a militairement gagné relèverait de la plus grande crétinerie stratégique, mais que voulez-vous, n’est pas Macronléon 1er qui veut !

Les Russes ont clairement dit qu’ils viseraient les points de lancement des missiles tirés sur la Syrie !

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Ambiance… Je dis cela, je ne dis rien ! Je dis juste à notre Macronléon 1er national qu’il est fort sympathique avec son idée de rentrer en guerre contre Poutine et la Syrie, mais déjà qu’il nous faut 2 500 gendarmes mobiles et plusieurs jours de guérilla campagnarde pour déloger moins de 100 zadistes certes, motivés, mais pas non plus surarmés, il ne faut pas trop pécher par orgueil et croire que nos petits Rafale de la base de Saint-Dizier seront suffisants pour envahir Moscou et réussir là où la grande armée de Napoléon et la non moins suréquipée armée allemande ont échoué.

Non, je vous assure, ce n’est pas de la lâcheté, mais déclarer la guerre à Poutine n’est pas l’idée la plus brillante du siècle. D’ailleurs, de vous à moi, à l’Élysée et au Palais, notre Macronléon 1er n’est pas en train de se précipiter pour envahir la Russie dans une nouvelle opération Barberousse.

Macronléon 1er aura-t-il le cran de ne pas bombarder Damas ?

Il serait souhaitable évidemment que nous ne nous précipitions pas dans la curée alors que nous ne savons même pas qui a gazé qui et avec quel gaz d’ailleurs. L’emballement médiatique, politique et militaire est assez surprenant et de vous à moi, je n’ai aucune envie d’aller mourir pour la Ghouta, ou la Douma ou je ne sais quel quartier de la périphérie de Damas !

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En plus, les avions russes sont passés juste au-dessus de notre super bateau et auraient été capables de l’envoyer par le fond en moins de 30 secondes… D’ailleurs, c’est ce qui pend au nez de nos pauvres marins.

Enfin, si nos missiles partent d’avions qui viennent de Saint-Dizier, moi, j’habiterais dans le coin de la base aérienne, j’irais déjà me réfugier chez quelques amis, histoire de ne pas prendre de missile sur le coin du nez… On aurait l’air fin si Poutine bombardait Saint-Dizier ! On ferait quoi ? On raserait Moscou avec une bombe atomique ? Idée exquise et brillante… Perspective réjouissante.

Pourtant, une troisième guerre mondiale c’est bon pour l’or !!!

Soyons tout de même positif. Une guerre mondiale c’est super bon pour les cours du métal jaune. Par exemple, à 2 millions de morts vous êtes super riches, mais à 100 millions de morts c’est carrément génial, vous croulez sous le pognon… Et les radiations, mais c’est un autre sujet.

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Évidemment, comme les tensions montent, l’or monte d’un poil ou deux. Pas plus. En effet, les « marchés » pensent qu’ils ne sont pas assez fous pour s’affronter.

Je dis aussi cela depuis des années. Faudrait être con pour faire la Troisième Guerre mondiale vu qu’il n’y a quand même aucune raison objective pour la mener…

Sauf que manifestement, « ils » se cherchent de plus en plus et vont finir par se trouver. En Russie, le ton sur les chaînes télé n’est pas réjoui. Le ton est grave. La Russie est prête à la guerre, et je pense que l’on sous-estime grandement la détermination non pas de Poutine mais de l’ensemble de la Russie, de ses élites et de son peuple à mettre fin à l’expansionnisme américain.

La pondération poutinienne n’est pas de la faiblesse mais une forme de sagesse. Nous sommes arrivés au bout.

D’ailleurs, ce qui me fait croire que tout n’est pas totalement perdu, c’est le tweet stupide de Trump qui prévient Poutine « attention mes missiles arrivent »…

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Vous imaginez Adolf Hitler disant à Staline, « Hé… Joseph, mes chars, nouveaux, beaux et intelligents arrivent… Prépare-toi !!! ». Évidemment non.

Alors que fait Trump ? Non, il n’est pas stupide. Il prévient la Russie qu’il va être obligé de frapper la Syrie pour la forme et qu’il souhaiterait bien que cela en reste là… Macronléon 1er aussi ne semble pas pressé de se lancer sur le sentier de la guerre… Et je ne serais pas étonné si nos Rafale restaient à quai, ce qui serait évidemment la chose la plus intelligente à faire (et paradoxalement la plus courageuse).

Pour aller plus loin, après son tweet totalement militaire et stratégiquement débile, Trump en a écrit un autre où il accuse le FBI et les clintoniens/obamistes de rendre les relations avec la Russie saignantes… Et c’est dans ce message nettement plus important que se cache le véritable message adressé à Poutine par Trump. D’ailleurs, vous remarquerez que ces deux derniers tweets ont été nettement moins repris et diffusés que le premier très belliciste. Nul doute qu’ils aient été transmis à Vladimir Poutine.

Trump n’a pas les mains libres et doit composer avec plusieurs factions au sein même de son propre pays, des factions aux intérêts très divergents. Implicitement, il en appelle à la sagesse de Poutine, et c’est dans ces explications que vous trouverez la raison du calme apparent des Russes. Mais ne vous y trompez pas : la Russie est totalement prête à la guerre. Nous, pas.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Images du jour en vrac

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Hongrie : triomphe d’Orban, cauchemar de Bruxelles

TL RUPTURES ORBAN

Pour Bruxelles, les élections hongroises du 8 avril constituaient la chronique d’une catastrophe annoncée. Celle-ci a bien eu lieu – elle fut même pire que ce que redoutaient la Commission et les dirigeants européens. Avec 48,4% des suffrages, la bête noire de ceux-ci, le Premier ministre sortant Viktor Orban, va non seulement pouvoir rempiler pour un troisième mandat consécutif, mais progresse de 3,6 points et retrouve la majorité des deux tiers (133 sièges sur 199) qu’il s’était assurée en 2010 puis en 2014, mais qu’il avait perdue en 2015 suite à des élections partielles.

En obtenant la confiance de près d’un électeur sur deux, le FIDESZ (droite nationaliste), allié au petit parti démocrate-chrétien, triomphe d’autant plus que la participation électorale est en très nette hausse : 69,4% contre 61,7% en 2014. Or les observateurs prédisaient qu’une faible abstention favoriserait plutôt l’opposition. Les partis de celle-ci sortent affaiblis du scrutin..

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D’un côté, le Jobbik, qui s’est longtemps revendiqué d’une extrême-droite musclée (y compris via des milices), rassemble 19,6% des suffrages, soit un tassement de 0,6 point sur son score précédent. Une vraie déception pour son chef, Gabor Vona, qui avait engagé la « normalisation » de son parti et abandonné pour ce faire son discours anti-UE.

D’un autre côté, le Parti social-démocrate (MSZP) doit se contenter de 12,5% des voix. Une formation dissidente, la Coalition démocratique (DK, étiquetée centre-gauche), fondée en 2011 par l’ancien Premier ministre Ferenc Gyurcsany, obtient 5,6%. Un groupe libéral récemment lancé, Momentum, ne récolte que 2,8%. Enfin, les écologistes (LMP, « politique autrement »), qui espéraient capitaliser les mécontentements contre les méthodes du pouvoir sortant, passent de 2,5% à 7%. En 2014, les partis de « centre gauche » qui s’étaient coalisés avaient obtenu 25,5% des suffrages.

Jusqu’au dernier moment, les forces anti-Orban à l’intérieur et à l’extérieur du pays avaient espéré qu’une stratégie de désistement réciproque des candidats d’opposition en faveur du mieux placé d’entre eux permettrait de créer la surprise et d’ébranler la majorité sortante. C’était du reste ce qui s’était passé lors d’une élection municipale partielle en février, où l’alliance implicite des partis de gauche… et du Jobbik avait permis de battre le candidat proche du chef du gouvernement.

Mais la « gauche » continue à souffrir de l’immense discrédit consécutif à la période où elle fut au pouvoir, entre 2002 et 2010. Elle appliqua une très drastique (et très cynique) politique d’austérité. En 2010, Viktor Orban inversa la vapeur : la Hongrie fut alors le seul pays à ne pas mettre en œuvre les coupes budgétaires préconisées par l’Union européenne.

Il prit en revanche des mesures immédiatement qualifiées de « nationalistes » et de « populistes » : forte taxation des banques et de grandes sociétés étrangères, étatisation des fonds de pension, et certaines nationalisations. Cette politique lui a permis de mettre en avant des statistiques plutôt flatteuses : un chômage officiel réduit à 3,8% ces derniers mois, une croissance de 4% en 2017 (et 4,3% attendus en 2018) – des chiffres à faire pâlir d’envie les pays de la zone euro.

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Si ces mesures ont limité la libéralisation galopante, elles se sont accompagnées d’autres telles que la réduction de l’impôt sur le revenu avec un taux forfaitaire de 15%, ou bien une forte baisse de l’impôt sur les sociétés (désormais le plus faible d’Europe, à 9%). L’économie reste très dépendante de ses exportations (notamment vers l’Allemagne) grâce à une main d’œuvre maintenue à bas salaire. Dans ces conditions, la pauvreté touche toujours une partie de la population. De même, le service public de santé est généralement décrit comme délabré. Enfin, les adversaires de M. Orban ont largement dénoncé le « capitalisme de copains » au sein duquel le népotisme qui règne autour du premier cercle du pouvoir est patent.

La question des migrants

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Mais ce n’est pas sur ces terrains que le FIDESZ a essentiellement mené campagne. Il a mobilisé ses électeurs sur une question qu’il a mise au centre du débat politique : les migrants. C’est ce que ne supporte pas Bruxelles, qui dénonce les campagnes anti-réfugiés promues par Budapest alors même que très peu d’étrangers sont effectivement présents en Hongrie. Cependant, ce pays d’à peine 10 millions d’habitants avait été traversé par des centaines de milliers de réfugiés à l’automne 2015, lorsqu’Angela Merkel ouvrit en grand les portes à ces derniers, répondant ainsi notamment aux vœux du grand patronat européen, avant d’en mesurer les conséquences politiques.

M. Orban a rapidement compris l’intérêt de se poser en chantre de la protection des frontières de l’UE et du rejet des quotas de migrants que chaque Etat membre devrait accepter, selon une décision du Conseil européen de septembre 2015. Depuis, il n’a pas lâché ce thème, et il a fait école, en particulier au sein des pays du groupe de Visegrad (Pologne, Tchéquie, Slovaquie).

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Et il est vrai que sur ce thème, le discours du FIDESZ n’a pas fait campagne dans la nuance, agitant la menace d’invasion et de submersion du pays par une culture étrangère à celui-ci. Il a également pris pour cible le milliardaire américain (né en Hongrie) George Soros. Il est vrai que celui-ci, connu pour son soutien aux « révolutions de couleur », est engagé dans une rhétorique de « société ouverte » accordant une large place au multiculturalisme. Son financement des ONG anti-gouvernementales est bien réel en Hongrie, comme il le fut jadis en Ukraine ou en Serbie.

Tout laisse donc à penser que M. Orban poursuivra sur sa lancée lors de son troisième mandat consécutif. A Bruxelles, les griefs s’étaient déjà accumulés : outre les mesures économiques « anti-concurrentielles » précédemment évoquées, le gouvernement hongrois est accusé de mettre la main sur les médias, de museler les ONG, d’attenter à l’indépendance de la justice. Mais là où des accusations analogues ont abouti à des procédures de l’UE contre la Pologne, Viktor Orban a eu l’habileté de faire des compromis de façade.

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Surtout, il profite du fait que le FIDESZ est membre du Parti populaire européen (PPE, qui regroupe les partis de droite traditionnels de l’UE) ; or les partis frères ne sont guère partants pour exclure ce membre turbulent, a fortiori dans un contexte de « montée du populisme » un peu partout.

Le casse-tête n’en est que plus insoluble. Car si M. Orban avait été considéré par ses pairs, lors de son premier mandat (de 1998 à 2002) comme l’élève idéal issu de la lutte anti-communiste de son pays et s’alignant sur l’Europe libérale, il est désormais devenu le cancre de celle-ci : non seulement il s’était déclaré en 2010 partisan d’une Europe « illibérale », mais érige désormais son pays comme le modèle que devrait adopter une UE « fidèle à ses valeurs chrétiennes et à ses origines »… Accessoirement, il fait preuve d’une « complaisance coupable » vis-à-vis de la Russie (sauf dans le dernier épisode de sanctions).

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A l’issue du scrutin du 8 avril, il représente donc une triple menace pour l’UE. Certes, il ne propose en aucune manière de quitter celle-ci (en tout cas dans les circonstances actuelles). Mais, renforcé sur la scène intérieure, il ne va pas manquer d’amplifier sa ligne hétérodoxe ; il fait en outre la démonstration qu’une campagne anti-migrants est un excellent atout pour gagner des élections (un mois plutôt, les élections italiennes constituaient à cet égard un exemple parlant) ; sa victoire contribue enfin à la cristallisation d’une fronde anti-Bruxelles qui ne se limite plus au groupe de Visegrad.

Les élections tchèques de cet hiver ont délivré un message comparable ; l’Autriche mène désormais une politique convergente avec la Hongrie sur les questions migratoires ; les électeurs italiens viennent de se manifester dans le même sens ; en septembre 2017, la percée de l’AfD en Allemagne, sur fond de déroute de la grande coalition (finalement rafistolée en catastrophe), avait ouvert la voie.

Il y a un an, les dirigeants de l’UE avaient voulu faire croire à un « printemps européen » symbolisé par la victoire d’Emmanuel Macron. Le problème avec la méthode Coué, c’est qu’elle réserve bien souvent de très cruelles déconfitures.

https://ruptures-presse.fr/actu/hongrie-elections-orban-ue/

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