mercredi 11 avril 2018

ONU : le projet russe pour un mécanisme d'enquête sur les armes chimiques en Syrie rejeté

La proposition russe visant à créer un mécanisme d'enquête sur l'usage d'armes chimiques a été refusée, lors d'un vote du Conseil de sécurité de l'ONU, sur fond de menace occidentale de recours à la force contre le gouvernement syrien.

ACT CONSEIL SECURITE SYRIE

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté ce 10 avril sur trois propositions de résolution concurrentes, l'une américaine et deux russes, alors que l'Occident accuse Damas d'avoir mené une attaque chimique à Douma, dans la Ghouta orientale, en passe d'être reprise par l'armée syrienne.

La proposition russe visant à établir un mécanisme d'enquête indépendant sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie a été rejetée, n'ayant pas recueilli la majorité de neuf voix nécessaires à son adoption. Ce texte a été approuvé par six pays, dont la Chine, alors que sept se sont prononcés contre et deux ont choisi l'abstention.

«Vous avez désigné les coupables avant l'enquête» : le projet américain rejeté par Moscou

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Lors de la séance, la Russie a par ailleurs mis son véto à une proposition américaine de résolution, concurrente de la russe, consistant à mettre en place un mécanisme indépendant d'enquête sur l'usage d'armes chimiques. [???]  Vassily Nebenzia, l'ambassadeur russe aux Nations unies a accusé les Etats-Unis d'avoir conçu le texte de manière à ce qu'il soit refusé, afin ainsi de «justifier» une action unilatérale, non-autorisée par l'ONU, en Syrie. La veille, l'ambassadeur des Etats-Unis Nikki Haley avait en effet déclaré que Washington agirait en Syrie, et ce peu importe la décision du Conseil.

«Si vous avez pris la décision de mener une action militaire illégale, nous espérons que vous reviendrez à vous. Vous en serez vous-même responsables», a mis en garde Vassily Nebenzia.

La proposition américaine a reçu 12 votes pour, deux contre (la Russie et la Bolivie), ainsi qu'une abstention (la Chine). Le véto russe a empêché la résolution d'être adoptée.

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«Vous avez déjà désigné les coupables avant même l'enquête», a souligné l'ambassadeur russe, estimant que Washington faisait «encore un pas vers la confrontation».

Moscou a par ailleurs soumis au vote du Conseil de sécurité une résolution apportant un plein soutien à une mission d'enquête de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), organisation internationale basée à La Haye, qui a annoncé qu'elle enverrait des enquêteurs en Syrie pour établir si des armes chimiques avaient ou non été utilisées. Damas, qui a détruit son arsenal chimique sous supervision internationale en 2014, avait envoyé une requête en ce sens à l'OIAC, et Moscou avait également réclamé une enquête de cette organisation liée à l'ONU. La séance du Conseil de sécurité a toutefois été suspendue le soir du 10 avril avant que le vote sur ce texte ne puisse avoir lieu.

https://francais.rt.com/international/49632-onu-projet-russe-pour-mecanisme-enquete-armes-chimiques-syrie-rejete

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Le texte américain, qui condamne l'attaque supposée, propose la création d'un nouveau «mécanisme d'enquête indépendant des Nations unies» sur le recours aux armes chimiques en Syrie. C'est ce que je crois comprendre du litige actuel, les Russes souhaitant utiliser l'OIAC, dans le cadre de l'ONU. L'enjeu semble donc tenir au choix des "enquêteurs". Difficile de s'y retrouver pour l'instant à cause du niveau de tension et de propagande. Pour la presse euro- atlantiste ce matin, l'affaire est pliée, naturellement: les russes s'opposeraient à une enquête sérieuse.

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Aux grandes réformes les grands experts : le cas de Pascal Perri

TRIBUNE LIBRE / ACRIMED

TL ACRIMED PERRI

Depuis l’annonce du projet de réforme de libéralisation du rail, Pascal Perri a un agenda médiatique très chargé. Régulièrement en plateau sur BFM et RMC – chaines pour lesquelles il travaille comme « consultant économique », « économiste » ou « grande gueule » selon les cas – mais également présent sur le service public, il déroule une partition bien connue qui se résume en un mot d’ordre : imposer la concurrence dans le secteur ferroviaire, ici et maintenant. Auteur d’un livre publié en 2009 intitulé SNCF : un scandale français, Pascal Perri est devenu, dans le circuit fermé des grands médias, l’un des « experts médiatiques » les plus en vue pour commenter la réforme du rail.

Précisons d’emblée que Pascal Perri n’est pas le seul « expert » ayant œuvré, depuis la mi-février, à la promotion du rapport Spinetta et de la réforme gouvernementale du secteur ferroviaire. Il est un exemple parmi d’autres de ce que nous avons appelé « les pros du commentaire » [1], au rang desquels Alain Duhamel, par exemple, défend toujours avec brio son rôle de chien de garde [2].

Un « expert » exemplaire

Mais Pascal Perri n’a rien à envier aux illustres anciens. Comme bon nombre d’experts épinglés dans le film Les Nouveaux Chiens de garde, il cumule tout à la fois les rôles d’éditocrate, d’expert et de communicant en se distinguant par des va-et-vient constants entre la sphère politique, les entreprises privées, les écoles de commerce [3] et les médias. Si nous nous attardons dans un premier temps sur ces éléments biographiques, c’est parce qu’ils éclairent cette catégorie d’éditorialistes qui, sous couvert d’« expertise », sont en réalité juges et partie : nombreux sont ceux qui, comme Pascal Perri, surfent sur leur exposition médiatique, défendent leurs intérêts personnels ainsi que ceux des dominants, en faisant la promotion des réformes qui leur profitent, directement ou indirectement.

Comme le résume la notice biographique du « Magazine économique de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Maine-et-Loire » (2014) :

Pascal Perri est économiste, spécialiste des questions de concurrence. Il a publié plusieurs ouvrages sur l’économie des prix, dont Toujours moins cher : low cost, discount et Cie en 2006. Il conseille par ailleurs des groupes industriels, des entreprises de la distribution et des fédérations professionnelles. Il a participé aux travaux de la commission Beigbeder « Le low-cost ; un levier pour le pouvoir d’achat » [4] et a été chargé, en 2005, par le ministre du Tourisme d’un rapport sur l’impact des compagnies aériennes à bas prix dans les territoires touristiques français. En 2009, il est nommé rapporteur de la commission « vie chère » des États Généraux de l’Outre-mer sous la responsabilité du Premier ministre [François Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. NDLR]. Doctorat es Economie et Géographie et DEA de géopolitique (Paris VIII), Pascal Perri anime un cycle de formation pour Les Échos formation. Il est un des auteurs de la Fondation pour l’innovation politique [5]. Il dirige PNC, cabinet de conseil en stratégie low-cost.

Sa familiarité avec les cercles du pouvoir (quels que soient les gouvernements) l’ont également conduit à rédiger d’autres rapports publics, ainsi que nous l’apprend le « groupe de travail et de recherche Oui à l’innovation ! » dirigé par… Pascal Perri lui-même : « En 2014, [il] a rendu un rapport sur l’impact social du numérique en France (Pellerin, Hamon, Montebourg) puis une étude sur la régulation des grands moteurs de recherche (mai 2015) dans le cadre du débat parlementaire sur le projet de loi de modernisation de l’économie. Il [a été] membre du groupe de travail « compétitivité du sport français » au ministère des sports. [6] »

Comme le souligne Les Échos, « il a lui-même dirigé des entreprises de l’agro-alimentaire et du transport aérien » et « conseille également des collectivités pour leur politique touristique, des entreprises sportives et de loisir pour leur développement commercial. [7] » Le quotidien d’information économique et financière ne pouvait se passer d’un tel potentiel : Pascal Perri propose des études pour des prix modiques, devenant ainsi, auto-consécration oblige, un expert dévoué au service de « l’expertise des Échos  », elle-même « au service de votre stratégie » ! À bien consulter ses « états de service », il y a pourtant beaucoup à redire sur l’expertise de Pascal Perri [8]...

Un « expert » omniprésent

C’est donc tout naturellement que Pascal Perri a mis son talent au service du rapport Spinetta dès sa parution – probablement enivré par les potentialités de développement du « low-cost » qu’il promet. Il faut dire que la demande médiatique n’a pas manqué, à commencer par Les Échos bien sûr, où il a eu tout le loisir de publier trois tribunes en l’espace d’un peu plus d’un mois :



Le dernier article – initialement titré « SNCF : l’entreprise a su évoluer, aux cheminots de rattraper le train » – joue en trois temps la partition de l’ultra-libéralisme béat que Pascal Perri déroule dans l’ensemble de ses interventions. D’abord, les acquis sociaux sont un archaïsme, privilèges engoncés dans la tête de travailleurs et de grévistes s’obstinant à vouloir vivre à l’âge de pierre :

Jusqu’à une période récente, une partie de l’opinion française pensait encore naïvement que les statuts pouvaient protéger de l’évolution. Les mirages de l’idéologie ont duré une bonne partie du XXe siècle. Par la force des choses, les changements d’usage des consommateurs ont balayé cette croyance absurde que certains modèles seraient éternels.

Ensuite vient le temps pour l’expert de révéler à tous les bienfaits de la concurrence, en expliquant aux plus pauvres pourquoi le low-cost est – non pas un traitement de classe discriminant – mais une chance :

La compétition est darwinienne. Elle va permettre à la SNCF de démontrer tout son savoir-faire. Et elle n’en manque pas. La concurrence stimule l’innovation, y compris marketing et commerciale, elle est efficace pour gagner de la productivité, pour mieux servir les clients et elle impose aux entreprises d’être plus agiles et plus imaginatives. Enfin, la concurrence, si elle est sobrement et honnêtement régulée, fait baisser les prix et élargit la demande. OuiGo a montré qu’il y avait une véritable élasticité de la demande au prix dans le ferroviaire.

Enfin surgit la prescription bénie de l’expert, confiant dans l’avenir radieux que vient ouvrir la réforme :

Heureusement, dans une société de liberté, les usages finissent toujours par l’emporter car ils traduisent les aspirations humaines. Réjouissons-nous de l’arrivée de nouvelles offres ferroviaires. La SNCF est beaucoup plus solide qu’on ne l’imagine et c’est en situation de concurrence que les clients s’en apercevront. Dans le ferroviaire comme dans le transport aérien appliquons une formule simple qui a fait ses preuves partout ailleurs [9] ; le marché autant que possible, l’État autant que nécessaire.

Rideau !

Et à en croire ses multiples invitations médiatiques, c’est un discours qui a plu et flatté ses compères éditocrates. En particulier ceux de BFM-TV et de RMC – chaines pour lesquelles il officie régulièrement en tant que consultant économique et « grande gueule » – mais pas seulement : le service public lui accorde également ses faveurs. Sur la SNCF, mais aussi sur bien d’autres sujets, tant les médias sont avides et suscitent les vocations d’experts-à-tout-faire. Illustration en vidéo :

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https://www.youtube.com/watch?time_continue=7&v=UaGtEXHGPvc

 

Récapitulons les prestations médiatiques de Pascal Perri sur la SNCF (et ce n’est peut-être pas exhaustif !) :

- 18 février – « Week-end direct » sur BFM-TV – « Économiste, auteur de SNCF : un scandale français ».

- 19 février – « Focus première » sur BFM-TV – « Consultant économique de RMC, spécialiste des transports ».

- 19 février – « Les décodeurs de l’éco » sur BFM-TV – « Économiste, auteur de SNCF : un scandale français ».

- 19 février – JT de 20h sur France 2 – « Économiste » (interviewé dans un reportage).

- 26 février – « Les Grandes Gueules » sur RMC – « Économiste ». On lui doit une sortie des plus distinguées : « On ne meurt plus dans les chemins de fer à 60 ans intoxiqués par l’oxyde d’azote » [10].

- 27 février – « News et compagnie » sur BFM-TV – « Économiste ».

- 3 mars – « Priorité au décryptage » – « Économiste ».

- 15 mars – « C dans l’air » sur France 5.

- 22 mars : « Les décodeurs de l’éco » sur BFM Business.

Un chien de garde dans un vaste chenil

Pascal Perri n’est qu’un exemple d’une éditocratie en roue libre depuis l’annonce de la réforme, rivalisant d’arrogance et de mépris [11].

Alain Duhamel, déjà vent debout contre les grèves de 1995 (et contre toutes celles qui ont suivi !), squatte les plateaux de RTL, en compagnie notamment de Marc-Olivier Fogiel, pour dire tout le bien qu’il pense de la réforme. Le 19 et le 20 février, soit quelques jours après la publication du rapport Spinetta, il expliquait comme à son habitude que la réforme était « indispensable financièrement », qu’« on ne peut pas attendre », que pour les cheminots et « pour d’autres professions, la technique humaine et raisonnable, c’est pour les nouveaux contrats d’avoir des contrats qui ne soient plus dans le statut ». Un porte-parole gouvernemental des plus efficaces, soucieux de relayer la pédagogie macroniste : « [Macron essaie de] créer un choc, une dynamique, un mouvement, mais disons que c’est un pari sur la capacité des Français d’avaler autant de réformes. »

« Les Grandes Gueules », déjà épinglées sur le sujet choisissaient quant à elles une question élégante à poser à leurs auditeurs suite à l’annonce des grèves : « Les cheminots se foutent-ils du monde ? »

Éric Brunet, pour finir, n’hésite pas à tancer le gouvernement : « M. le Premier ministre, vous vous êtes couché devant les élus locaux : il fallait supprimer les petites lignes avec des TER quasiment vides et très coûteux ! » [12] Force de propositions, cet énième partisan du « ça-ne-va-pas-assez-loin » partage ses modèles sans réserve, lui qui baptisait Napoléon III le « vrai réformateur français » ! (Éditorial de Valeurs actuelles, 16 février) :

Quoi qu’il en soit, grâce à Napoléon III, la France fut, jusqu’en 1914, la première puissance économique du monde, au côté de la Grande-Bretagne. Alors oui, vive l’empereur !

 

***


Exemple édifiant de ces experts à gages, Pascal Perri saute à cloche-pied du monde des médias à celui de l’entreprise, en passant par la sphère politico-administrative et l’enseignement privé. Ces multiples casquettes lui confèrent une influence que décuplent les médias en lui déroulant le tapis rouge en plateau ou en tribune, afin qu’il fasse valoir un point de vue ultra-libéral, au diapason de l’engouement des éditocrates pour la réforme de la SNCF [13]. Un point de vue tranché et totalement partial que camouflent bien mal les titres fourre-tout dont il est affublé (comme « consultant économique ») et qui lui permettent de s’exprimer sur tout et n’importe quoi. En ce sens, l’omniprésence de Pascal Perri est le symptôme de l’anémie du pluralisme dans les grands médias. Elle rend compte de la circulation circulaire du discours dominant, et de la consécration médiatique des pseudo-experts qui en sont les porte-voix.


Pauline Perrenot et Frédéric Lemaire

http://www.acrimed.org/Aux-grandes-reformes-les-grands-experts-le-cas-de#top

« Hallucinant. Comme les gens votent mal, supprimons le vote !! Les Pays-Bas suppriment le référendum… »

TRIBUNE LIBRE / par

TL PAYS BAS REFERENDUMS

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est une information surréaliste en provenance des Pays-Bas qui nous arrive.

Comme vous le savez, le problème en demandant aux peuples leur avis, c’est qu’ils pourraient avoir l’outrecuidance de ne pas être d’accord avec la façon dont certaines élites au pouvoir ont décidé de les ruiner et de les mener vers la misère.

Lorsque l’on a demandé aux Français de voter pour ou contre la constitution européenne, ces vilains citoyens ont décidé que finalement, ils préféraient somme toute conserver leur constitution à eux, et puis tant qu’à faire, leur souveraineté plutôt que de tout déléguer à des mamamouchis européens planqués bien loin d’eux, dans un autre pays, et travaillant pas forcément uniquement à leur profit.

Je sais, c’est égoïste, petit, cela manque de « vision » et on sait tous que l’Europe c’est la paix machin toussa-toussa.

Mais ce n’est pas tout, voici que les Néerlandais se sont mis à avoir le même genre d’idée saugrenue. Du coup, la défiance des peuples à l’égard de « l’UERSS » a fini par se voir au grand jour, et ce n’est évidemment pas bon… pour les affaires de nos mamamouchis europathes.

Comme la démocratie c’est pénible, supprimons le vote !

Les députés néerlandais ont adopté par 76 voix contre 69, jeudi, un projet de loi qui prévoit la suppression du référendum consultatif. Jusqu’à maintenant, lorsqu’une pétition avait récolté plus de 300 000 signatures, le gouvernement se voyait contraint d’organiser un scrutin. Un référendum de ce type sur le pouvoir des services de renseignements est prévu le 21 mars. Ce pourrait bien être le dernier.

Le texte préparé par la ministre des Affaires intérieures, Kajsa Ollongren, met en fureur une partie de l’opposition.

De 1952 à 2015, seuls deux référendums, dont celui qui a vu le rejet de la Constitution européenne en 2005, avaient été organisés aux Pays-Bas. Mais depuis peu, les consultations se multipliaient. En 2016, les Néerlandais ont dû répondre « oui » ou « non » à l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine. Et en mars, ils doivent se prononcer sur les pouvoirs accordés aux services des renseignements néerlandais.

Dans le cas du référendum sur l’Ukraine, le « non » l’avait emporté. Pendant des mois, le gouvernement néerlandais avait traîné le résultat comme un boulet, avant de décider de ne pas remettre en cause l’accord entre Bruxelles et Kiev.

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Je vous disais, comme la démocratie est un truc assez emmerdant pour pouvoir faire ce que l’on veut, le mieux c’est tout de même d’abolir la notion de vote et de démocratie tant qu’on y est.

Certes, pour le moment, il va subsister l’illusion des élections régulièrement convoquées, ou le choix qui vous sera laissé sera tout simplement de ratifier l’élection du gus (chez nous c’est Macron) que le système a choisi pour préserver ses intérêts à lui, et pas les vôtres.

Ce qu’il y a de remarquable, c’est que l’Europe finit, par la force des choses, par apparaître ce qu’elle devient réellement, à savoir un régime malsain et autoritaire.

L’Europe ce n’est pas la paix. C’était déjà la misère, et cela devient la dictature.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/hallucinant-comme-les-gens-votent-mal-supprimons-le-vote-les-pays-bas-suppriment-le-referendum-ledito-de-charles-sannat/

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Élections en Hongrie : comment Le Figaro prend ses désirs pour des réalités et se prend les pieds dans le tapis

Les lecteurs du Monde et du Figaro représentent sans doute des univers différents. Pourtant, sur certains sujets, les deux grands quotidiens nationaux se rejoignent. En particulier sur les sujets de politique étrangère, comme la victoire électorale éclatante de Victor Orbán en Hongrie le 8 avril 2018.

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Quand Blaise Gauquelin, envoyé spécial du Monde à Budapest, interroge un analyste hongrois (de l’opposition bien sûr), ce dernier explique ainsi la victoire d’Orbán « la majorité des électeurs n’a pas accès à toutes les informations pour voter. » Sous entendu, ceux qui ont les bonnes informations (par exemple, celles du Monde) votent contre Orbán. Les crétins sous-informés votent Orbán. Une version recyclée pour la circonstance des fake news qui ont permis la victoire de Trump et celle du Brexit.

Pour la Hongrie, Laure Mandeville, envoyée spéciale du Figaro à Budapest, est sur la même longueur d’onde que son confrère du quotidien du soir, elle le dépasse même d’une brasse puissante et régulière.

Laure Mandeville du Figaro laisse entrevoir la défaite d’Orbán

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La malheureuse correspondante, dans la première édition papier du Figaro, laissait prévoir (avec espoir) la défaite d’Orbán avec le titre : Hongrie, Orbán perd de sa superbe (titre calqué mot pour mot sur un article de L’Humanité ?). Mieux « un fort taux de participation menaçait de transformer en revers, voire même en défaite cinglante… son parti le Fidesz ». Le reste – pour la décidemment malchanceuse journaliste (stagiaire peut-être ?) – est de la même eau. Nous citons : autoritarisme croissant, scandales de corruption, campagne très manichéenne, exaspération croissante de la population qui n’aime pas les mensonges. Bien entendu une forte participation pouvait permettre d’augurer d’une victoire de l’opposition « si la participation devait atteindre 70% un éventuel basculement pourrait même se produire, ce qui serait un tremblement de terre politique » Fin de citation.

Les électeurs hongrois ont voté : retour au réel

Las, la participation est supérieure à 69% (en hausse de 7 points), Orbán obtient près de la moitié des voix (imaginons un parti en France qui raflerait 50% des suffrages…), progresse de quatre points par rapport aux élections précédentes et obtient les 2/3 des sièges.

PINOCCHIO

La dernière édition papier tente de rattraper la boulette en titrant Un troisième mandat pour Orbán. Mais le sous-titre s’emmêle tout de suite les pinceaux. « Malgré une mobilisation historique de près de 70% qui avait poussé l’opposition à espérer une percée, le premier ministre est reconduit confortablement ». Il n’est pas nécessaire d’être un expert en interprétation des chiffres électoraux pour comprendre le contraire : Orbán n’a pas gagné malgré la participation massive mais grâce à celle-ci. C’est la participation électorale massive qui a permis la victoire d’Orbán. Mais ne tirons pas sur une ambulance déjà en bien mauvais état.

La lecture de la première édition (modifiée en urgence ensuite sur la dernière édition papier et sur le web) laisse une étrange impression : s’agit il d’un poisson d’avril à retardement ? D’un article humoristique sous forme de pastiche reprenant les poncifs lus habituellement sur la Hongrie ? D’un aveuglement à caractère compulsif ? Ou bien d’une incompétence si remarquable qu’elle devient un cas d’école pour les étudiants en journalisme ? Nous laissons nos aimables lecteurs trancher.

https://www.ojim.fr/elections-en-hongrie-comment-le-figaro-prend-ses-desirs-pour-des-realites-et-se-prend-les-pieds-dans-le-tapis/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=observatoire_du_journalisme_les_dernieres_publications&utm_term=2018-04-10

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« la majorité des électeurs n’a pas accès à toutes les informations pour voter. »: notons au passage que ce fut le cas pour l'élection présidentielle en France où Macron et ses soutiens, ainsi que certains de ses concurrents, rebaptisés par la presse "grands candidats" ont eu l'essentiel du temps de parole au détriment d'autres qualifiés, eux, de "petits candidats", notamment François Asselineau qui, lui, fut crédité de 1% d'antenne pendant une très courte période (dite "d'équité" !) et de 0% pendant les mois précédant la campagne. Sans même parler des commentateurs, "experts" et autres "éditorialistes" qui assènent leur propagande à longueur d'année...

Et même pendant cette courte période, il ne fut pas possible au candidat d'exposer clairement son programme. Il eut à subir des accusations répétées de "complotisme" et des calomnies. Sans parler de l'absence de véritable débat démocratique...Et c'est cette presse- là, complice et partie prenante d'une démocratie de façade, qui a le culot de fustiger ce qui se passe en Hongrie ou en Russie...    P.G.

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Victoire d'Orban en Hongrie : l'impressionnante "poutinisation" de l'ex-enfant chéri des libéraux

Conforté par les urnes ce 8 avril avec 49% des suffrages, le dirigeant « illibéral » reproduit l’autoritarisme acharné du maître du Kremlin et précipite de nouveau Budapest dans le giron moscovite abandonné en 1989-1990.

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Lundi 28 août 2017. Dans les travées de l’Aréna budapestoise László Papp où débutent les mondiaux de judo, Viktor Orban et la ceinture noire Vladimir Poutine, également président d’honneur de la fédération internationale, apprécient côte à côte les premiers duels du tournoi. Complices en tribune VIP, les deux dirigeants se croisent pour la septième fois en autant d’années de gouvernance Orban. La quatrième depuis l’invasion de la Crimée en mars 2014, que la Hongrie s’est abstenue de condamner.

Le Viktor Orban du 16 juin 1989 réclamant le retrait de l’occupant communiste sur la place des Héros n’aurait jamais toléré une telle proximité avec le Kremlin comme celle qu’il est en train de créer. Centrale nucléaire de Paks rénovée grâce à un crédit de onze milliards d’euros accordé par Poutine, torrent de gaz Gazprom, hostilité commune envers les ONG estampillées Soros et les médias critiques... Sans oublier le choix d’une société russe pour moderniser l’archaïque métro 3 soviétique de Budapest !

« Cheval de Troie »

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Où est donc passé le Fidesz de Viktor Orban version 1990, alors mouvement pro-occidental en quête de sièges à l’Assemblée proposant aux électeurs de « faire leur choix » entre Moscou et la liberté ? Réponse : dans le camp d’Erdogan et de Poutine, préférant la démocrature oligarchique à la démocratie. Drôle d’inclinaison vers l’Est de la part d’un Orban auteur d’un mémoire sur la société civile polonaise, combattant la terreur de Jaruzelski puis contempteur patenté de l’influence russe sur l’ancienne URSS.

« Pendant une longue période, Orban était convaincu qu’il ne fallait pas trop tourner autour de la Russie car cela risquerait de mal finir. Mais après avoir ouvertement retourné sa veste, il laisse la Hongrie devenir le cheval de Troie de Poutine dans l’Union européenne. Tous les pays du continent aimeraient évidemment faire des affaires avec la Russie, mais aucun dirigeant n’a jamais autant courtisé Poutine que l’actuel Premier ministre magyar, pragmatisme diplomatique mis à part », grince l’hebdomadaire HVG.

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Orban sait comment cajoler son allié. Principal avocat européen de la levée des sanctions consécutives au conflit ukrainien et de l’amélioration des relations avec la Russie, il rejoint Poutine sur l’importance de la souveraineté nationale, la famille et la défense de l’identité chrétienne du Vieux Continent. Comme Vladimir, Viktor manie à merveille le parler peuple tout en séduisant la bourgeoisie provinciale. Comme Poutine, il magnifie l’autorité au service d’une idéologie ethniciste et nationale-conservatrice.

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Orban n’a pas l’expansionnisme poutinien mais facilite la naturalisation des magyars d’outre-frontières séparés de la mère-patrie par le traité de Trianon qui le lui rendent bien en votant massivement Fidesz. Il n’a aucunement l’intention d’abandonner l’Union européenne, qui finance de nombreux projets en Hongrie, ou l’OTAN, dont le pays est membre depuis 1999, mais laisse le champ libre aux espions russes. Et bien qu’il ne bourre pas d’urnes, Orban bénéficie d’une hégémonie électorale comparable à Poutine.

« Si d’autres pays européens comme la Slovaquie, Chypre ou la Grèce sont tout aussi proches de Moscou, la Hongrie est le seul à imiter autant le modèle russe sur le plan idéologique, économique et politique. En outre, la chasse aux sorcières anti-ONG conduite par le gouvernement magyar s’inspire ouvertement de la fermeté poutinienne et l’importante coopération énergétique entre les deux pays octroie du gaz à bas coût et des voix à Orban », souligne l’analyste politique Péter Kreko de l’institut Political Capital.

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Réélu haut la main, Orban tire aussi sa suprématie d’un réseau de médias-godillots propageant fidèlement sa logorrhée comme la télévision publique russe couvrant de louanges l’inamovible Poutine. Sur la chaîne d’Etat M1 imitant Rossija 1, l’opposition forcément peu crédible en prend pour son grade. Sur la privée TV2, les JT éreintent le « dangereux réseau Soros » qu’Orban veut chasser façon Poutine. Pis, les canaux orbanistes citent souvent les très controversées RT et Sputnik comme sources crédibles.

La « poutinisation » de l’ex-enfant chéri des libéraux détonne, lui qui chargeait au bulldozer les Premiers ministres socio-démocrates l’ayant précédé de 2002 à 2010, plutôt amènes avec Moscou. Péter Medgyessy l’ancien membre des services secrets raccompagné personnellement par Poutine en 2003 à l’aéroport de Saint-Pétersbourg, puis Ferenc Gyurcsány l’ex-ponte redoutable des jeunesses communistes accueillant Poutine dans sa villa en 2006, furent copieusement accusés de trahir la patrie.

« Il y a dix ans, Orban critiquait vivement les actions de Poutine en Russie et les dénonçait encore à mots un peu plus couverts en 2011-2012. Aujourd’hui, nous en sommes arrivés au point ou non seulement Orban lui-même a opéré un virage à 180 degrés, mais aussi son propre camp politique, et ils sont désormais convaincus que Moscou incarne notre meilleur allié ainsi qu’un exemple à suivre. Chaque visite de Poutine à Budapest consacre cette inflexion », explique le politologue Zoltán Ceglédi.

Au-delà des poignées de mains et des contrats, les deux hommes sont assurément de la même trempe. Celle des costauds forgés par la dureté du communisme que Viktor dénonçait avec ses copains de fac juristes tandis que Vladimir semblait déjà préparer son Etat-KGB en jouant les agents discrets à Dresde. Des leaders à poigne résolument chefs de tribu et artisans de cleptocraties favorisant leurs camarades. D’un côté, Lőrinc Mészáros et István Garancsi. De l’autre, les héritiers de Khodorkovsky et Berezovski.

Orban, « outil utile » de Poutine

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La première consécration d’Orban (1998) coïncide quasiment avec l’avènement du tsar Poutine (2000). Vainqueurs d’un quatrième mandat à quelques mois d’intervalle, ils ont passé jusqu’ici la moitié de l’existence post-chute du Mur de leurs pays respectifs au sommet de l’Etat et entendent s’y maintenir. La parenthèse socio-démocrate magyare et la présidence fantoche de Dimitri Medvedev ont pavé la route des deux leaders vers leurs retours triomphaux de 2010 et 2012. Non sans méfiance réciproque.

« Malgré ses liens avec Moscou, la Hongrie reste profondément ancrée dans la sphère euro-atlantique. Il n’est ni question d’amitié ni de valeurs communes posant les jalons d’une alliance. Cette entente est surtout une coopération opportuniste basée sur des intérêts similaires. D’ailleurs, les Russes n’ont absolument aucune confiance en Orban. Ils le voient surtout comme un outil utile afin d’affaiblir l’UE » précise András Rácz, spécialiste émérite des questions russes à l’université Péter Pázmány de Budapest.

Le tournant ouralien d’Orbanne ne serait-il qu’un pari ? Une manière de se faire mousser en se propulsant arbitre des élégances entre l’Europe et Moscou ? Poutine se lassera-t-il un jour des salamalecs de son homologue hongrois trop heureux d’embêter Bruxelles tout en empochant des dizaines de milliers d’euros de fonds communautaires ? Si la date de la prochaine entrevue russo-magyare n’a pas encore été établie jusqu’ici, nul doute qu’elle défraiera de nouveau la chronique, de la Belgique à Vladivostok.

https://www.marianne.net/monde/victoire-d-orban-en-hongrie-l-impressionnante-poutinisation-de-l-ex-enfant-cheri-des-liberaux?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Un financement en partie privé pour la mise en 2x2 voies de la RN 147 entre Limoges et Poitiers ?

Un collectif d'entrepreneurs de Haute-Vienne s'estime capable de lever « facilement » 60 % du financement de la mise en 2x2 voies de l'axe Limoges-Poitiers.

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Parce qu’ils ne voulaient pas subir sans réagir, des entrepreneurs haut-viennois se sont unis pour créer un collectif. Objectif : désenclaver le département.

« Le manque criant d’infrastructures modernes pénalise le rayonnement du territoire ». C’est le constat qu’on dressé en début d’année une poignée de responsables d’entreprises emblématiques  (Legrand, Engie, Smurfit...) du département bien décidés à se mobiliser pour faire bouger les choses.  Ensemble, ils ont créé le collectif Unis pour entreprendre. Pour faire quoi ? « Imposer le département comme acteur incontournable de la Nouvelle-Aquitaine ».

Comment ? En se mobilsant autour de deux projets : le renforcement de la liaison routière avec Poitiers et le désenclavement ferroviaire.

60 % en fonds privés pour la RN 147 ?

« Le rapport du Conseil d’orientation des infrastrustructures est muet sur le sujet de la RN147, se désole le collectif, c’est pourtant une des routes les plus accidentogènes de France ! L’autoroute concédée nous semble la solution la plus pertinente pour le développement économique du territoire. Elle désenclavera le nord de la Haute-Vienne et le sud-est de la Vienne et intègrera encore davantage Limoges dans la Nouvelle-Aquitaine.  »

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Le collectif est convaincu de pouvoir lever « assez facilement 60% du financement en fonds privés » pour la  mise à 2X2 voies de la RN147 entre Limoges et Poitiers dont le coût est estimé à un milliard d’euros. Le collectif Unis pour entreprendre prend en exemple la réalisation de l’autoroute A65 qui relie Bordeaux à Pau, un projet initié en 1995 par un certain... Alain Rousset, à l’époque maire de Pessac. L’autoroute a fait l’objet d’un tracé neuf entièrement concédé pour 55 ans au groupe A’lienor, détenu à 65% par Eiffage et à 35% par Sanef. Son coût : 1,2 milliard d’euros. Elle a été intégralement financée par le concessionnaire, sans recours à des fonds publics, hors apport en nature de la déviation d’Aire-sur-l’Adour (financée dans le cadre du Contrat de Plan État-Région 2000-2006). 

Des solutions rapides pour le train

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Concernant le désenclavement ferroviaire et après l’abandon par l’Etat du projet de ligne à grande vitesse entre Limoges et poitiers, le Collectif Unis pour Entreprendre estime que relier Limoges et Paris en deux heures et delie à l’horizon 2022 « est un objectif atteignable ».

« Des solutions immédiates existent pour améliorer cette desserte, estiment les chefs d’entreprises qui demande à ce que la SNCF s’engage à mettre en place un train direct le matin et un le soir entre Limoges et Paris. « Les rames actuelles doivent être équipées immédiatement de connexions très haut débit sur la totalité du trajet, ajoutent-ils, les tests sont réalisés et l’investissement est faible. L’Etat doit aussi confirmer sans délai la mise en place des nouvelles rames. »

Avec le grand public

Le collectif Unis pour entreprendre a déjà mobilisé 1.300 chefs d’entreprise et salariés de la Haute-Vienne qui ont signé le manifeste avec les syndicats patronaux et les fédérations professionnelles du département.  Le grand public est aussi invité à se mobiliser pour le désenclavement du département, une mobilisation qui interesse aussi des chefs d’entreprise de la Vienne qui ont rejoint le collectif.

En attendant, le collectif  va écrire une nouvelle fois aux élus du département pour obtenir, cette fois,  un rendez-vous. Sa première lettre est restée sans réponse.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/economie/transport/2018/04/09/un-financement-en-partie-prive-pour-la-mise-en-2x2-voies-de-la-rn-147-entre-limoges-et-poitiers_12806160.html

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Mais ils pensent à quoi ces chefs d'entreprise ?
Certes, ils prennent exemple sur l'autoroute A65 Bordeaux - Pau qui a été concédée pour 55 ans à Eiffage et Sanef (sanef qui est contrôlée par Abertis Infraestructuras, une entreprise... espagnole).
Donc, on privatise le territoire français pour le profit d'entreprises étrangères et en plus on fait payer les utilisateurs, cher, très cher : 27,60 euros pour Bordeaux-Pau !!!
Donc, si je comprends bien, l'autoroute, ils la veulent mais pour eux, pas pour les Limousins dont beaucoup n'auront pas les moyens de se la payer ! Et comme l'Etat n'entretient plus les nationales, les transformant d'ailleurs en départementales, et bien il ne nous restera plus qu'à prendre les oui-oui bus ce qu'avait d'ailleurs dit Macron:
« les pauvres qui ne peuvent pas voyager pourront voyager plus facilement ».               S.R.

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Isère : une chaîne humaine contre la privatisation des barrages hydroélectriques

Plusieurs centaines de personnes ont protesté dimanche contre l'ouverture à la concurrence d'une partie du parc hydroélectrique français, envisagée par le gouvernement dès 2018.

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Plusieurs centaines de personnes ont constitué dimanche une chaîne humaine près d'un barrage de l'Isère pour protester contre l'ouverture à la concurrence d'une partie du parc hydroélectrique français, envisagée par le gouvernement dès 2018.

Réunis à l'initiative du Parti communiste, élus locaux, syndicats et sympathisants se sont alignés vers 14h sur un pont surplombant le barrage du Sautet, à Corps, pour s'ériger symboliquement contre une "logique libérale" qu'ils jugent "contraire à l'intérêt général". "Non à la privatisation de l'hydroélectricité" et "Non à la privatisation des barrages", pouvait-on lire sur deux grandes banderoles déployées sur les barrières de sécurité du pont, tandis qu'un rassemblement semblable se tenait au même moment dans l'Indre.

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"Nous lançons un appel à la mise sous protection publique et citoyenne de tous les barrages en France. La logique dans laquelle le gouvernement s'engage risque de conduire à la privatisation de cette ressource utile à la transition écologique", a souligné le secrétaire national du PCF Pierre Laurent.

150 ouvrages ouverts à la concurrence d'ici à 2022. Début janvier, le gouvernement Macron a transmis à l'UE une liste de 150 ouvrages hydroélectriques - sur les 400 du parc français - pouvant être ouverts à la concurrence d'ici à 2022. Parmi eux les barrages alpins de Lac Mort, Drac amont, Beaufortain et Super Bissorte pourraient être les premiers proposés à un rachat dès 2018. Les manifestants reprochent au gouvernement d'avoir cédé en catimini à une injonction de l'Union Européenne, qui fait pression sur la France depuis plusieurs années pour que soit mis un terme au monopole historique d'EDF.

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"Dommages collatéraux". "L'injonction de l'UE se base sur un argument qui ne tient plus car ce monopole s'affaisse un peu plus chaque année. Dès lors, pourquoi la France engage-t-elle cette ouverture alors qu'elle a auparavant toujours résisté ?", s'interroge Fabrice Coudour, secrétaire général CGT Energie Savoie. Le responsable syndical, qui prédit des "dommages collatéraux" dans divers secteurs comme le tourisme, souligne l'importance de manœuvrer dans "une logique de défense des concessions au travers des Services d'intérêt généraux (SIG)". "On veut disséminer ce patrimoine dans les mains d'opérateurs privés qui auront d'autres objectifs, et notamment ceux d'engranger des profits", déplore Pierre Laurent, rappelant que l'État "a beaucoup d'argent à faire" car "ces barrages sont aujourd'hui largement amortis".

Auteure en 2013 d'un rapport parlementaire sur les concessions hydroélectriques, la député PS Marie-Noëlle Battistel constate de son côté le "manque de réciprocité" dans la plupart des autres pays européens, qui "se sont organisés pour échapper à cette mise en concurrence". "Une situation de monopole en amont n'empêche pas l'ouverture du marché à l'aval", insiste-t-elle.

http://www.europe1.fr/societe/isere-une-chaine-humaine-contre-la-privatisation-des-barrages-hydroelectriques-3621314

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/isere-une-chaine-humaine-contre-la-privatisation-des-barrages-hydroelectriques_122880

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Le PCF qui soutient la construction européenne en déplore les conséquences et veut faire croire qu'on peut ne pas appliquer les directives en appelant la population à "résister". Pierre Laurent fait semblant de découvrir la logique qui se cache derrière et qu'il est censé combattre. Il devrait sans doute relire les déclarations de ses prédecesseurs au poste de secrétaire général...

P.G.

PROJET BOSSUET

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