mardi 10 avril 2018

Ambassadeur russe à l'ONU : les Etats-Unis ont semé le «chaos» partout où ils se sont ingérés

Devant le Conseil de sécurité de l'ONU, Vassily Nebenzia a estimé que la présumée attaque chimique en Syrie était une mise en scène, appelant à une enquête impartiale sur l'incident, qui devrait commencer selon lui par la présomption d'innocence.

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Le 9 avril devant le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni en urgence pour évoquer la Syrie, en pleine escalade sur fond d'accusation d'attaques chimiques à Douma, l'ambassadeur russe Vassily Nebenzia a pris la parole. 

«Comprenez-vous le seuil dangereux auquel vous menez le monde ?», a-t-il lancé à l'attention des pays occidentaux, évoquant les menaces dont font l'objet Damas et Moscou. Il a ensuite ajouté à l'attention des Etats-Unis : «Partout où vous allez, tout ce que vous touchez ; vous ne laissez que le chaos derrière vous. Vous tentez de pêcher dans ces eaux troubles, mais tout ce que vous attrapez, ce sont des mutants.»

L'ambassadeur s'est encore dit profondément préoccupé par le fait que Washington, Londres et Paris, qui «suivent aveuglément» leur allié américain selon Moscou, se soient engagés «dans une politique de confrontation contre la Russie et la Syrie sans aucune justification».

Jugeant les menaces américaines contre la Russie pires que durant l'époque de la Guerre froide, Vassily Nebenzia s'est tourné vers l'ambassadeur américaine Nikki Haley, lui assurant que Moscou voulait entretenir avec les Etats-Unis «des relations normales et civilisées». «Ce que vous refusez avec arrogance, ignorant les bases de la courtoisie», a-t-il ensuite ajouté.

«Vous êtes mal avisé de penser que vous avez des amis», a également averti Vassily  Nebenzia. «Vos soi-disant amis sont juste ceux qui ne peuvent pas vous dire non, c'est votre seul critère d'amitié», a-t-il soutenu.

L'attaque présumée de Douma, une mise en scène selon Moscou

Vassily Nebenzia a par ailleurs jugé qu'il n'y avait «aucun doute» que la prétendue attaque chimique de la Douma, dans la Ghouta orientale, était une mise en scèneReprenant des éléments provenant de sources controversées et proches des rebelles, Washington n'avait pas attendu d'enquête pour accuser l'armée syrienne d'en être l'auteur. En passe de reconquérir l'une des dernières poches islamistes de son territoire, Damas dément formellement.

L'ambassadeur russe à l'ONU a appelé à une enquête impartiale sur l'incident présumé, soulignant que celle-ci devrait commencer par la présomption d'innocence. Il a précisé que les troupes russes étaient disposées à escorter les enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques jusqu'à la zone de la prétendue attaque.

Toutefois, l'ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies, Nikki Haley a prévenu, devant le même Conseil de sécurité le 9 avril, que les Etats-Unis répondraient à la présumée attaque chimique, et ce peu importe ce que déciderait l'ONU. «L'histoire enregistrera le moment où le Conseil de sécurité s'est acquitté de son devoir ou a démontré son échec complet et total à protéger le peuple syrien», a-t-elle ajouté. 

Le 29 mars, pourtant, le président américain Donald Trump avait affirmé vouloir retirer militairement les Etats-Unis de Syrie, invoquant la victoire sur Daesh. Les responsables de l'administration ont par la suite précisé qu'il n'y aurait pas de retrait immédiat, mais que Donald Trump était opposé au maintien à long terme des troupes dans le pays.

Vassily Nebenzia a pour sa part mis en garde contre de «graves conséquences» si les pays occidentaux lançaient une offensive militaire contre l'armée syrienne.

https://francais.rt.com/international/49581-russie-a-ete-de-maniere-inexcusable-menacee-par-les-occidentaux-selon-vassily-nebenzia

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Evacuation à Notre-Dame-des-Landes : affrontements et journalistes tenus à l'écart

L'opération d'expulsion des occupants "les plus radicaux" de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a débuté ce lundi 9 avril aux alentours de 6 heures du matin. Au cours des affrontements entre zadistes et forces de l'ordre, un gendarme a été blessé à l’œil... Pendant que les journalistes ont été escortés en dehors de la zone et interdits de filmer.

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Trois mois après l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, place à l'évacuation d'une partie de la ZAD. Une opération d'expulsion des occupants "les plus radicaux", selon le communiqué du ministère de l'Intérieur, a débuté à l'aube, mobilisant 2.500 gendarmes mobiles. Au total, "une centaine de personnes" doivent être délogées. Peu avant 11h30, la préfète [sic] de la région Pays de la Loire a établi un premier bilan de dix squats démantelés "dont trois en cours" et de "six personnes expulsées sur un même squat". "Les autres étaient vides", a-t-elle indiqué, estimant que l'objectif d'une "quarantaine de squats démantelés" était "presque atteint".

Le tout ne s'est pas fait sans violence. Des affrontements ont eu lieu entre zadistes et force de l'ordre. Un gendarme a été blessé à l’œil, touché par un tir d'artifice. Il a été transporté immédiatement au CHU de Nantes. Une personne a été interpellée sur le lieu-dit des "Fosses noires" pour des jets de projectiles.

Echanges de grenades et de projectiles

Selon la Place Beauvau, une "mission de maintien de l'ordre" a d'abord été lancée par les forces de police aux alentours de 3 heures du matin après que des barricades ont été incendiées par des zadistes, certainement alertés de l'opération à venir. Les militaires ont ensuite dégagé la RD 281 traversant le site, où des obstacles avaient été installés.

Face à eux, des dizaines d'occupants et certains de leurs soutiens appelés en renfort ont tenté d'empêcher l'opération par des tirs de projectiles. En réponse, les gendarmes ont usé de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Des tractopelles ont ensuite suivi pour détruire des logements illégaux installés sur place.

Invité de la matinale d'Europe 1 au même moment, Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, a assuré que des "consignes de retenue" avaient été données aux forces de l'ordre pour éviter toute flambée de violence. Les arrestations, selon lui, viseront les "individus auteurs de violence ou d'actes de rébellion".

Les médias tenus à l'écart

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Sur les réseaux sociaux, entre les deux camps, c'est aussi une bataille de l'image qui se dispute. Du côté des zadistes, via le compte Twitter de la zone, en plus des vidéos en direct montrant les expulsions, on joue de l'humour pour feinter une certaine sérénité face à cette intervention.

Côté gouvernement, l'atmosphère est nettement plus tendue, puisqu'on tente de verrouiller la couverture de l'évènement. En effet, plusieurs journalistes témoignent avoir été mis à l'écart par les forces de l'ordre. Le reporter du Monde Cédric Pietralunga indique que "le ministère de l'Intérieur a invité les journalistes sur place à 'ne pas gêner les manœuvres opérées par la gendarmerie', à rejoindre un 'espace presse' et propose aux rédactions des photos et vidéos de l'opération 'libres de droits'".

En clair, les médias sont interdits de filmer les affrontements, et doivent se contenter des images officielles fournies par les forces de l'ordre. Ils sont également escortés en dehors de la zone où ont lieu les heurts. Le journaliste de France Bleu Antoine Denéchère a indiqué que "la gendarmerie envo[yait] par mail les vidéos et photos de l'opération en cours". Il sera donc vraisemblablement difficile de se faire une idée pour l'observateur neutre : tandis que le porte-parole du ministère de l'Intérieur a évoqué des "affrontements peu intenses" entre les 2.500 gendarmes mobiles et 30 à 50 zadistes, les occupants de Notre-Dame-des-Landes ont tenu un point presse dans lequel ils déclarent ressentir une "vive émotion après cette opération brutale qui met à mal le dialogue qui commençait avec la préfecture."

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L'opération était prévue de longue date : le gouvernement avait annoncé le 17 janvier dernier son intention d'évacuer les "occupants illégaux de parcelles" à la fin de la trêve hivernale. En clair, ceux qui n'ont pas communiqué aux autorités un projet à vocation agricole pour ces terres, comme l'a rappelé le Premier ministre samedi dans une interview accordée au Parisien. La quasi-totalité des occupants ne l'ont pas fait, préférant une gestion collective du territoire et la possibilité de mener des projets non-agricoles.

Ce n'est pas la première tentative d'évacuation de la ZAD. En 2012, l'opération "César" s'était soldée par un échec cuisant. Les 300 occupants de l'époque avaient refusé de quitter les lieux malgré l'intervention policière musclée. Les zadistes avaient communiqué le chiffre d'une "centaine de blessés" dans des affrontements avec les gendarmes. Des violences qui ont coûté cher, en terme d'image, au gouvernement de Jean-Marc Ayrault et à la présidence de François Hollande. Un épisode que l'exécutif actuel veut certainement s'épargner, quitte à empêcher les journalistes d'en être témoins.

La préfète de la Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire Nicole Klein a tenu une conférence de presse ce lundi 9 avril dans
l'après-midi afin de livrer un compte-rendu des opérations de la matinée. Soulignant que l'intervention des forces de l'ordre, "menée avec discernement dans le plus strict respect du droit", n'était "en aucun cas une surprise", la préfète a donné quelques détails chiffrés : sept personnes ont été interpellées par les gendarmes, dont celle qui aurait "blessé légèrement"un gendarme à l’œil. 13 squats ont été évacués, dont six détruits. D'après la préfète, tous les occupants de la ZAD ne sont pas voués à être évacués : elle a affirmé que ceux qui avaient déposé un "projet agricole sérieux" à la préfecture n'étaient pas menacés. Nicole Klein a toutefois prévenu : "En cas de réoccupation, les forces de l’ordre interviendront sans délai. On ne laissera pas se recréer une zone de non droit. Le retour à l’état de droit est non négociable."

https://www.marianne.net/societe/evacuation-notre-dame-des-landes-affrontements-et-journalistes-tenus-l-ecart?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Quand les adeptes de la censure se plaignent d'être censurés...Vous allez voir qu'ils vont nous faire le coup de la presse en danger. C'était bien la peine de faire la campagne de Macron, quel ingrat!   P.G.

 

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Charente : un paysan menacé d’amende car il ne gagne pas assez

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Ras-le-bol de cette génération type macron, pétrie de normes, assoiffée de rentabilité
mais surtout insensible à la qualité humaine, à l'environnement (le vrai) !
Combien de temps va t-on encore devoir les supporter ?
  S.R.

La Direction départementale des territoires reproche à un paysan installé à Mouthiers-sur-Bohème, dont les vergers sont convertis au bio, de ne pas gagner le Smic.

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« J’en ai marre… J’ai juste envie de faire mon boulot, pas d’être un expert du droit et des réglementations ! » Paysan installé à Mouthiers-sur-Bohême (Charente), Pierre-Henri Piron a poussé cette semaine « un coup de gueule » largement relayé sur les réseaux sociaux contre l’administration.

Celle-ci lui reproche de… ne pas gagner assez. Car ses revenus tirés du maraîchage et de ses vergers – 7 ha, tous convertis en bio – n’atteignent pas le Smic !

La Direction départementale des territoires (DDT) a ainsi décidé de lui réclamer le remboursement d’une partie des aides perçues lors de son installation, en 2009. « Après cinq ans d’installation, il faut gagner l’équivalent d’un Smic, mais pas plus de trois ! Gagner assez, mais pas trop », résume Pierre-Henri Piron qui se verse chaque mois entre 500 et 1 000 euros de revenus.

S’il ne parvient pas à convaincre la DDT de sa bonne foi d’ici mi-avril, il devra rembourser 30 % de la dotation jeune agriculteur (DJA), soit 5 190 euros. « Ubuesque ! », rétorque le trentenaire qui a misé sur l’agro-écologie, la vente directe et les circuits courts afin de bâtir patiemment une exploitation solide et pérenne.

« J’ai une énorme demande, le public est là, assure Pierre-Henri Piron. Mais ces gens-là se mobilisent sur des questions administratives, des procédures, plutôt que sur l’urgence agricole et écologique… »

http://www.leparisien.fr/economie/charente-un-paysan-menace-d-amende-car-il-ne-gagne-pas-assez-08-04-2018-7652979.php

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Fronde en Corrèze après une campagne d’élagage ordonnée par le conseil départemental

Un singulier « facteur » à VTT s’est présenté, vendredi 6 avril, à l’hôtel de Roquelaure, dans le VIIe arrondissement de Paris, pour délivrer au ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, une missive dénonçant le « massacre des arbres » en cours en Corrèze.

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Parti le 31 mars de Tulle, Sébastien Birou, membre du collectif des Arboristes grimpeurs pour des interventions respectueuses et raisonnées (AGIRR19), a pédalé plus de 400 km pour interpeller M. Hulot. En son absence, le messager de 48 ans et une petite délégation de défenseurs des arbres ont été reçus durant une heure trente par Pastèle Soleille, ingénieure en chef des ponts, des eaux et des forêts et sous-directrice de la qualité du cadre de vie au ministère. Leur interlocutrice a, disent-ils, « bien noté » les « problématiques ».

L’affaire a débuté en septembre 2017 lorsque, au nom de la préservation du réseau routier et de l’installation – d’ici à 2021 – de la fibre optique par réseau aérien, le président (LR) du conseil départemental, Pascal Coste, a adressé une lettre comminatoire aux 28 000 propriétaires riverains de routes départementales.

L’écrit intimait l’« enlèvement des bois empiétant ou surplombant le domaine public », faute de quoi les travaux seraient exécutés « d’office » par le département qui présenterait alors la facture aux riverains concernés. Dix mille arbres ont déjà été coupés dans le cadre de cette opération prévue en trois phases jusqu’en 2021 sur 4 700 km de routes principalement bordées de chênes, de hêtres et de bouleaux, parfois centenaires.

Spectacle de désolation

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Philippe Brugnon, 77 ans, dont l’exploitation se trouve à cheval sur les communes de Goulles et Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, dans le canton de Tulle, a reçu l’injonction en double exemplaire, et l’a ignorée. Les tronçonneuses n’en ont pas moins œuvré dans son voisinage. « L’une des deux routes menant chez moi ressemble désormais à une zone de combat avec ses troncs coupés à 1 m de hauteur », se désespère-t-il.

Pour économiser des frais d’élagage atteignant parfois plusieurs milliers d’euros, certains propriétaires se sont en effet résignés à l’abattage pur et simple de leurs arbres. « Beaucoup l’ont laissé faire par des forestiers peu scrupuleux qui en ont parfois coupé davantage et se sont rémunérés en emportant le bois », confie M. Brugnon.

Le spectacle de désolation de ces arbres « en drapeau » (amputés de la moitié de leurs branches) ou rasés heurte si profondément l’éthique du « facteur Birou » et d’une quinzaine de ses collègues arboristes-grimpeurs, qu’ils ont fondé le collectif AGIRR19.

S’ils reconnaissent la nécessité « d’enlever certains arbres malades ou dangereux en bord de route », les membres d’AGIRR19 se refusent à travailler dans l’urgence à l’encontre des bonnes pratiques. « S’occuper des arbres, c’est un métier, rappelle Benoît Gillie, 33 ans. Nous avons une formation en biologie, physiologie, architecture et pathologies de l’arbre, nous ne voyons donc aucune raison de blesser des arbres sains qui forment des corridors écologiques et patrimoniaux, et ont des fonctions d’ombrage et de maintien des talus. »

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Une pétition en ligne lancée, fin janvier, pour la suspension de la campagne d’élagage a déjà recueilli plus de 26 000 signatures. « C’est la première fois à l’échelle d’un département entier que le pouvoir politique décide de faire élaguer systématiquement et autoritairement tous les arbres appartenant aux riverains en bordure d’une départementale », tempête Louis Dubreuil, 67 ans, paysagiste, membre de la Société française d’arboriculture et conseiller technique de l’Association pour la protection des arbres en bord des routes, qui promet de porter ce contentieux devant la justice si nécessaire.

Réputé pour ses passages en force

Outre le non-respect de l’article L350-3 du code de l’environnement qui a créé, en 2016, un régime de protection spécifique des allées et alignements d’arbres, Antoine Gatet, juriste pour l’association Corrèze environnement, souligne le cadre juridique approximatif dans lequel agit le département.

Les propriétaires riverains n’auraient en effet pas à financer l’opération décrétée par M. Coste. « Le code de la voirie routière impose une obligation d’entretien des routes par le département, or la route, c’est aussi les bas-côtés, les fossés et les talus », explique M. Gatet.Quant à l’élagage destiné à préserver la fibre optique, « il est de la compétence des communes et du département, et relève du code des postes et télécommunications qui prévoit que l’opération doit être effectuée dans le respect de l’environnement et des riverains », dit-il.

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Selon M. Gatet, l’élagage doit être réalisé « à l’échelle communale ou par tronçons cohérents, en fonction de la présence d’espaces ou d’espèces protégés » et en concertation avec les associations environnementales. Ces dernières, nombreuses, demandent donc un moratoire au département. « Les moratoires sont synonymes d’immobilisme et prétexte à ne rien faire avant d’abandonner l’objectif initial », leur a répondu le « Président Coste » dans un courrier du 5 avril.

A 51 ans, cet éleveur, ancien président du syndicat professionnel Jeunes Agriculteurs et ancien secrétaire général de la FNSEA à la tête du département depuis 2015, est réputé pour ses passages en force. Surnommé le « Bulldozer » par ses opposants, il « assume » le ton « abrupt » de ses courriers, seul moyen, dit-il, qu’ils ne servent pas « à caler les armoires ».

Les résultats sont mitigés. « Sur 12 000 propriétaires concernés par la première phase, environ 4 000 nous ont fait savoir qu’ils élagueraient eux-mêmes, 1 000 ont choisi l’opération groupée proposée par le département, mais plus de 7 000 n’ont pas daigné répondre », a-t-il précisé, agacé, au Monde.

Refus de tout moratoire

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Il n’a pas digéré non plus le passage, le 31 mars, du président de la Ligue pour les oiseaux, Allain Bougrain-Dubourg, qui a qualifié l’opération de « grand n’importe quoi » et s’est ému de coupes pratiquées « en pleine période de reproduction ». « Les oiseaux ne sont pas cons, ils vont nicher au cœur de la forêt, loin des routes », se défend M. Coste.

S’il refuse tout moratoire, l’élu a lâché du lest face à la mobilisation. Le 5 avril, dans son courrier aux associations, il s’est engagé à « adapter la méthode », à renoncer aux exécutions d’office de travaux pour 2018 et a promis un « guide des bonnes pratiques de l’élagage ». « On passe du coercitif au contrat de confiance et d’engagement pour atteindre l’objectif d’ici trois ans », martèle-t-il toutefois.

Selon lui, la Corrèze n’est en rien « défigurée » par l’opération qu’il pilote. « Un million et demi d’arbres sont abattus chaque année dans le département pour l’exploitation et la valorisation forestière, et on déplore 10 000 arbres coupés ces six derniers mois ? », feint-il de s’étonner.

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Alerté par la lettre de Corréziens « à l’ancien patron de [leur] département », François Hollande,s’attend à être interpellé sur le sujet, le 14 avril, à Tulle où il dédicacera son dernier livre, Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 p., 22 euros). Durant son mandat de président du conseil général de Corrèze de 2008 à 2012, l’ancien président de la République a « parfois » eu à régler des « questions d’arbres à traiter » mais il est surpris par l’« ampleur » et le « caractère systématique » du projet de M. Coste. « A moins qu’il y ait des arbres malades ou représentant des risques pour la sécurité, il faut préserver les équilibres et les paysages », a-t-il déclaré au Monde.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/04/06/fronde-en-correze-apres-une-campagne-d-elagage-ordonnee-par-le-conseil-departemental_5281913_3244.html#YpTehESW2XACtxMG.99

Vidéo: L’Europe de la Défense est « contraire aux intérêts de la France »

L’Europe de la Défense est «contraire aux intérêts de la France»

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=n-_yrBGcv0o

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Une Défense européenne, indépendante et unanime est-elle réellement possible ? Le Clash aborde ce sujet sensible avec Younous Omarjee, député européen La France Insoumise et Emmanuel Dupuy, président de l’IPSE, délégué général des Centristes, chargé des Relations Internationales.

Selon certaines sources européennes, face à l’inflexibilité d’Angela Merkel, Emmanuel Macron et Bruno Le Maire auraient jeté l’éponge sur leur projet de budget de la zone euro. Mais qu’en est-il du projet d’Europe de la Défense, défendu avec ardeur par le Président de la République en septembre dernier à la Sorbonne ?

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Emmanuel Macron déclarait ainsi vouloir approfondir l’Europe de la Défense. Déjà en 1954, le projet de la Communauté européenne de la Défense était porté par la France, mais le projet avait rapidement été tué dans l’œuf… Par la France. Younous Omarjee, député européen la France Insoumise depuis 2012, n’est pas très optimiste: « Ça a fait pschitt en 1954 et je pense que ça fera pschitt également. Parce que l’Europe de la Défense par nature, est une impossibilité, en tout cas elle est contraire aux intérêts de la France […] Nous considérons, nous, qu’il est possible de faire l’Europe sans défaire la France»*

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Emmanuel Dupuy, président de l’IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe), délégué général des Centristes, chargé des relations internationales, constate que la France devra prendre un rôle plus important suite au Brexit : « La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, c’est 80% des dépenses militaires de l’Union européenne et que la France assume depuis ou à cause du départ britannique, 25% de ce que l’Europe consacre en matière de Défense. Il y a une nécessité d’acquérir une indépendance européenne. »

Lors de la conférence de Munich en février dernier, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg avait déclaré : « Nous saluons les initiatives européennes, mais elles ne doivent pas conduire à des doublons avec l’Otan. », signifiant une méfiance* de l’alliance atlantique vis-à-vis des initiatives européennes. Comment dans ces conditions concilier l’Otan et la défense européenne ? À l’instar du Président de la République qui observe un « désengagement des États-Unis« , Emmanuel Dupuy invoque « un principe de réalité« , mais estime que la France peut changer la donne en prenant l’initiative au sein de l’Alliance atlantique grâce à la « capacité de leadership que la France peut incarner face à l’Allemagne"* . Younous Omarjee a une position divergente. Il estime d’une part que l’Europe de la Défense ne peut être indépendante « parce qu’elle est arrimée à l’OTAN » et d’autre part qu’il " faut penser le temps long. Donald Trump n’est pas là pour toujours et il y a aux États-Unis un intérêt évident. Pour que les États-Unis continuent à être cette superpuissance dans le monde, elle a un intérêt évident à demeurer une superpuissance militaire et en particulier en Europe".

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Sur la question des tensions entre l’Europe, l’Otan et la Russie, le député France Insoumise considère qu’il faut reprendre le dialogue avec la Moscou : « Tout doit être fait aujourd’hui au contraire pour faire baisser la tension, parce qu’en tant que Français, nous savons la valeur d’un partenariat avec la Russie et nous savons aussi les dangers que cela représente d’une confrontation avec les Russes». Il fustige en outre les errements de certains députés européens sur la question : « Si on écoutait les députés européens qui s’expriment de manière irresponsable en plénière au Parlement européen, ça ferait longtemps qu’on ferait la guerre. »

Le président de l’IPSE et chargé des relations internationales chez les Centristes y voit un avantage certain de se coordonner entre Européens notamment sur l’armement : « Si nous n’investissons pas à plusieurs sur un certain nombre de matériels, je vais n’en citer que trois, l’avion du futur, bien sûr nous avons trop d’avions en Europe, nous avons le Rafale, l’Eurofighter, le Gripen. Mais si nous n’investissons pas maintenant dans l’avion de 5e ou de 6e génération, les Européens ne seront même plus en capacité de fournir un avion à capacité extérieure. Donc il y a une urgente nécessité à construire des champions européens en matière aérospatiale».

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Est pointé également le problème inhérent au fonctionnement des institutions de l’Union européenne, l’unanimité des 28 et bientôt des 27 États membres. Pour Younous Omarjee, il s’agit ici d’une perte de souveraineté : « Aller vers une véritable défense européenne avec en finalité une armée européenne, c’est défaire les instruments essentiels de la souveraineté. »

Source :

https://www.nato.int/nato-welcome/index_fr.html

https://www.securityconference.de/en/activities/munich-security-conference/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_du_traité_de_l%27Atlantique_nord

https://fr.sputniknews.com/radio_desordre_mondial/201804061035833578-defense-europe-france/

https://aphadolie.com/2018/04/08/leurope-de-la-defense-est-contraire-aux-interets-de-la-france/

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"Nous considérons, nous, qu’il est possible de faire l’Europe sans défaire la France": Le "en même temps macronien" version France Insoumise...

"Nous saluons les initiatives européennes, mais elles ne doivent pas conduire à des doublons avec l’Otan" une "méfiance de l’alliance atlantique" ou plutôt une injonction? En fait, Stoltenberg a vite signé la fin de la récréation...

"en prenant l’initiative au sein de l’Alliance atlantique grâce à la « capacité de leadership que la France peut incarner face à l’Allemagne" : dans ses rêves uniquement !      P.G.

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Brèves d'antipresse + entretien avec Slobodan Despot.

NP HUMOUR ANTIPRESSE

GB | Pinocchio ministre

La nouvelle a mis en ébullition les réseaux sociaux cette semaine, cependant que les médias de grand chemin la commentaient le sphincter serré: le laboratoire officiel chargé d’analyser la substance qui a empoisonné les Skripal s’est dit incapable de démontrer son origine russe.

L’aveu était d’une inconcevable impolitesse à l’égard de M. Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères, qui venait d’affirmer que les chimistes avaient été «catégoriques» et n’avaient «aucun doute» sur la provenance russe de l’agent neurotoxique.

L’amateurisme et l’improvisation dont fait montre le montage «Skripal» témoignent d’une surprenante fébrilité au Services des Affaires sordides et des Coups tordus de Sa Majesté. La perfide Albion nous avait habitués à mieux…

http://log.antipresse.net/post/gb-pinocchio-ministre?mc_cid=b1487ef156&mc_eid=3a5e263339

CULTURE | L’Antiquité intéresse les jeunes… mais pas les écoles

Passionnant dossier dans The Conversation sur l’engouement pour l’Antiquité qui se fait jour dans les jeunes générations. Aidé, il faut bien le dire, par quelques héros de fiction comme Harry Potter ou… Astérix. Dont le dernier album, Astérix et la Transitalique, a crevé le plafond des best-sellers de BD avec 10 millions d’exemplaires. Outre le dépaysement, les jeunes y trouvent aussi des valeurs que le monde actuel ne semble plus leur fournir:

«Les héros épiques, Ulysse, Jason ou Hercule étaient des modèles pour les jeunes grecs qui écoutaient et lisaient leurs aventures avec admiration. Pour les jeunes d’aujourd’hui, identification et fascination se mêlent, car ils découvrent, à travers la mythologie, un monde a priori différent du leur, un univers où les normes ne sont pas celles de leur quotidien. La possibilité que les dieux interviennent directement dans le monde lorsqu’on a besoin d’eux satisfait un désir de protection. De même, les héros peuvent paraître rassurants : ils représentent un monde où dominent des valeurs de bravoure et de courage.»

Au même moment, les systèmes scolaires abolissent à tour de bras les cours de langues et d’histoire anciennes. Au rebut, ces vieilleries poussiéreuses, et faisons table rase…

http://log.antipresse.net/post/culture-lantiquite-interesse-les-jeunes-mais-pas-les-ecoles?mc_cid=b1487ef156&mc_eid=3a5e263339

MEDIAS | Un dossier à ne pas manquer

Le magazine suisse Immorama publie un dossier original et étayé sur les coulisses des médias d’aujourd’hui, leurs grandes manœuvres de concentration, leurs difficultés et leur désemparement face aux nouveaux modes d’information et de communication. Le magazine fait bon accueil aux médias alternatifs comme l’Antipresse. En plus, il est entièrement accessible en ligne.

Avec, notamment, des interviews de Guy Mettan, Jacques Pilet et Slobodan Despot (celle-ci reproduite in extenso sur notre blog Medium).

http://log.antipresse.net/post/medias-un-dossier-a-ne-pas-manquer?mc_cid=b1487ef156&mc_eid=3a5e263339

Entretien avec Slobodan Despot, éditeur, écrivain et fondateur du site «Antipresse.net» (Immorama n° 42, Printemps 2018)

Le concept de «média alternatif» semble avoir été créé pour vous. Que pensez-vous de l’essor de ce nouveau modèle de communication et de débat?

  • Il y a deux raisons à ce développement d’un nouveau type de média. La première est tout simplement technique et opérationnelle: il n’était pas imaginable, ou en tout cas pas facile, avant Internet, de diffuser un journal, une revue ou même un bulletin de paroisse qui touche un assez grand nombre de destinataires. Cela impliquait une mise de fond, l’intervention de professionnels du graphisme, de l’imprimerie. De nos jours, n’importe qui peut créer un site — on serait étonné de découvrir que certains médias du Web couronnés de succès sont l’œuvre d’une ou deux personnes — et on peut estimer que dans le cas d’espèce, l’organe crée la fonction! Second motif de cet élan: l’évidence de l’insatisfaction croissante du public à l’égard de ce que j’appelle les médias de grand chemin, les médias institutionnels si l’on préfère. Sans même parler du biais politique de certains, il est étonnant que tous les journaux, stations, agences — y compris du service public — ne soient ouvertement plus intéressés que par leur rentabilité, leurs parts de marché publicitaire, et plus du tout par leur contenu ou leur lectorat. Ils ont perdu le contact avec leurs lecteurs et finissent, comme de juste, par devenir les valets de ceux qui les financent.

Votre principale motivation, pour vous lancer dans l’aventure d’«Antipresse», était-elle d’ordre politique?

  • Plus précisément, nous souhaitions lutter contre un nivellement par le bas de toutes les opinions, de tous les points de vue. Chacun sait aujourd’hui qu’on a toujours l’impression de lire le même journal, ou d’écouter les mêmes commentaires, non seulement sous des titres différents, mais dans des langues et des pays différents!La réalité est évidemment plus vaste, plus nuancée, plus complexe que ce que veulent bien nous en dire même les grands journaux supposés les plus sérieux; il y a des domaines explorés par tous les médias, puis abandonnés, tandis que d’autres sont carrément ignorés. J’ai beaucoup étudié la période soviétique, notamment sous l’angle de la presse du régime. Depuis des années, nos journaux occidentaux paraissent avoir adopté une attitude similaire à leurs homologues sous Brejnev: le système est conscient que son fonctionnement ne peut mener à l’avenir promis, ni même perdurer très longtemps; les médias entretiennent une sorte de réalité virtuelle, amusent et tranquillisent le bon peuple. Les voix exposant les failles menaçantes, ne serait-ce que du système financier, semblent résonner dans le désert.

Qualifieriez-vous «Antipresse» de site de réinformation?

  • La plupart des altermédias revendiquent cette vocation. Ils entendent démontrer la fausseté des «fake news» dont les médias classiques sont les plus grands diffuseurs, consciemment ou non (tout en faisant mine de les combattre), ou mettre en exergue des faits dont personne ne parle. Nous nous plaçons plutôt dans l’école du regard, non dans l’information directe, à l’exception de quelques enquêtes. Il s’agit de déployer une autre manière de voir les choses, manière différente de celle de la presse ordinaire. Nous essayons d’apporter nos propres conclusions et manions volontiers l’ironie.

Justement, à la lecture d’«Antipresse», on se prend à se demander où vous classer politiquement et quels lecteurs sont susceptibles de vous suivre sans être heurtés dans leurs convictions…

  • En effet! Lorsque j’ai créé «Antipresse» en 2015, j’étais encore collaborateur extérieur du conseiller d’État valaisan Oskar Freysinger. Bien que je n’aie jamais fait partie de l’UDC, on m’y a immédiatement associé et nous avons compté beaucoup d’abonnés fidèles à ce parti… qui ont parfois été déçus et nous ont quittés assez fâchés! Il y a eu ensuite notre passage, voilà quelques mois, à la version payante. Autant dire qu’aujourd’hui, celles et ceux qui sont abonnés à «Antipresse» sont des gens intéressants, qui ont une culture, une ouverture d’esprit et pas de préjugés. La réalité n’a pas d’étiquette, tel est notre principe! Nous disposons d’un fichier d’abonnés qui comprend des adresses américaines (plusieurs centaines), japonaises et naturellement de nombreux pays francophones. Nous préférons l’influence à l’affluence et n’accordons pas grand intérêt au nombre de connexions; l’objectif n’est pas de prêcher des convaincus et d’entretenir un circuit fermé de ronchonneurs. Nous visons les gens qui réfléchissent.

Les réalistes ouverts d’esprit, cultivés et intelligents ne sont sans doute pas légion par les temps qui courent…

  • Pour être réaliste, pour comprendre la réalité et y réfléchir, il faut en effet une culture générale et notre époque ne facilite pas cette approche «universelle». La plupart des gens, notamment ceux nourris d’Internet, n’acquièrent qu’une culture partielle. Le Web tend à vous pousser vers des chapelles, des communautés, des réseaux où l’on se conforte dans ses passions, dans ses opinions. Le terrain du réel reste en friche et si quelqu’un a le malheur de s’en occuper, il est immédiatement classé: extrémiste, complotiste, etc. Pire: prenez le cas d’Eric Zemmour, par exemple. Il a exprimé certains faits réels, mais peu agréables à entendre; vite considéré comme infréquentable, il s’est retrouvé entouré de soutiens… venus à lui pour de mauvaises raisons. Le cercle vicieux était refermé. Aujourd’hui, un pays ou une collectivité dirigée par des gens réalistes et honnêtes, c’est difficile à trouver!

Souffrez-vous d’un déficit de notoriété?

  • On ne nous cite pas dans les revues de presse. Mais le bouche-à-oreille fonctionne bien. Lors de notre lancement, nous avons eu droit à quelques articles, mais notre développement régulier tient aux réseaux sociaux, aux citations (quand la source est mentionnée!) et aux recommandations de lecteurs à leurs amis. Plus tard, nous envisageons de lancer une version sur papier, pour exercer notre modeste influence sur le monde réel! «Antipresse», en tout cas, ne recourra pas aux systèmes de publicité Google ou à des sponsorings de contenu. Nos abonnés détermineront eux-mêmes les moyens et la forme de notre développement, en parfaite transparence. En un peu plus de deux ans, nous avons réuni par pollinisation quelques milliers de lecteurs solidaires de notre expérience: réfuter la loi de la quantité et affirmer celle de la qualité. Les médias de grand chemin sont enfermés dans l’entre-soi, dans une sorte de tour d’ivoire. Nous savons tous que les tours d’ivoire se construisent, puis s’écroulent. •

https://medium.com/antipresse/antipresse-linfluence-plut%C3%B4t-que-l-affluence-772c560d646f

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Les indiscrétions de la semaine en Limousin et Nouvelle-Aquitaine

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Cette semaine, les "indiscrétions" sont très "intéressantes"!
Enfin si on peut parler comme ça !
En effet, elles prouvent que la casse de tout ce qui fait la France est en cours !

Le gouvernement fait tout pour que les étudiants des classes moyennes ou pauvres n'aient plus accès à l'enseignement supérieur (voir comment il s'y est pris pour casser la grève des étudiants à Montpellier).

Encore une fois, la fusion forcée des régions prouve que le but était de tout donner à la métropole au détriment des régions absorbées !

La ridicule obligation de scolarisation des enfants à 3 ans (et oui, 97% des enfants de 3 ans sont déjà scolarisés) prouve la fourberie de ce gouvernement qui avance masqué ; en réalité cette obligation vise à supprimer des enseignants en maternelle pour les transférer en zones sensibles et donc à faire payer les parents qui devront mettre les enfants de 2 à 3 ans en crèche !

Quant à Buzyn, et bien elle veut anéantir le formidable travail des parents d'enfants autistes en Limousin tout en constatant
« les résultats indéniablement positifs » de la structure !   S.R.


ACT LIMOUSIN INDISC

Les subtilités juridiques de Parcoursup

Un petit hommage aux candidats bacheliers qui ont souhaité postuler pour une licence de droit… Outre une lettre de motivation (comme pour toutes les filières), le nouveau logiciel chargé de décider de l’affectation des futurs étudiants leur imposait de cliquer sur un lien renvoyant vers un test national, obligatoire et spécifique à la filière. Hormis quelques questions de culture générale a priori accessibles à tous, des QCM (dont un en anglais) destinés à vérifier l’aptitude à dénicher les subtilités des textes juridiques, ont sans doute donné quelques fils à retordre à des élèves de 17 à 18 ans qui, rappelons-le, n’ont jamais étudié le droit. Et pour cause : celui-ci n’est pas au programme du secondaire, sauf dans le cadre d’une spécialité du bac L proposée dans de (trop ?) rares établissements (un seul à Limoges, le lycée Suzanne Valadon). Il se murmure donc que cet obstacle supplémentaire sur la route sinueuse de Parcoursup n’aurait eu d’autre but que de dissuader les candidats les moins favorisés (comprenez, ceux qui ne bénéficieraient pas d’un contexte socio-culturel et familial favorable) de postuler… 

Pas de trains pour le bac ?

Nul ne sait si le mouvement des cheminots sera toujours d’actualité dans deux mois, mais le calendrier des grèves, en tout cas, prévoit bel et bien une journée d’action le 18 juin, jour de la sacro-sainte épreuve de philosophie (et le lendemain également). Alors qu’en Limousin, une proportion non négligeable de lycéens est tributaire des TER (ou des bus de substitution…) pour se rendre aux épreuves, un vent d’inquiétude commence à souffler chez certains parents. « C’est un moyen de pression que les cheminots ont sans doute raison d’utiliser, souffle un syndicaliste enseignant. Mais il n’en sera rien : d’abord parce que de nombreux cheminots ont eux aussi un enfant qui passe le bac, ensuite parce qu’ils savent à quel point une telle action serait impopulaire… Et puis, ce sont tout de même des gens qui sont capables d’empathie… » 

Venir en train… et rester à Limoges ?

Si la question se pose pour les lycéens (ci-dessus), elle se pose aussi pour d’autres rendez-vous à venir. La grève de la SNCF, si elle dure plusieurs mois, pourrait bien avoir des conséquences inattendues. Prenons Lire à Limoges par exemple. Sur les 300 auteurs attendus, il y a ceux qui viennent en voisins et ceux qui viennent d’un peu plus loin. Il y a fort à parier que même s’ils habitent en Bretagne, en Provence, à Paris ou en Alsace, tous ne prennent pas le train. Mais quand même.
Chaque année, le vendredi soir ou le samedi à midi, la gare des Bénédictins est un point de passage obligé pour pas mal d’auteurs. Or la grève SNCF est prévue pour les 28 et 29 avril, deuxième et troisième jours de Lire à Limoges. Les auteurs adeptes du voyage en train pourront-ils venir, et surtout repartir ? Et s’ils venaient, et prolongeaient leur séjour ? Après tout, Limoges se classe régulièrement dans les premières places des palmarès des villes où il fait bon vivre et la grève pourrait dans ce cadre avoir des vertus insoupçonnées. 

Le CHU de Limoges dans le viseur

Paru cette semaine, le livre Hôpitaux en détresse, patients en danger (Flammarion) rassemble témoignages et récits sur des situations de maltraitance, harcèlement moral ou mise au placard au sein des hôpitaux français. Parmi les seize chapitres, l’un totalement à charge est consacré au CHU de Limoges. En une vingtaine de pages, intitulées « Au péril de la vie des patients, itinéraire d’une enfant (trop) gâtée », le docteur Florence Rollé, cardiologue-réanimatrice, qui n’avait pas souhaité s’exprimer dans nos colonnes sur le sujet (notre édition du 16 décembre 2017), y raconte ainsi à la première personne son parcours au sein de l’établissement public limousin, sa « disgrâce » et sa « mise à l’écart », liées aux circonstances de l’arrêt de la greffe du cœur au CHU. L’ouvrage est signé notamment de Philippe Halimi, chef du service de radiologie de l’hôpital Pompidou et président fondateur de l’association nationale Jean-Louis Mégnien, du nom de ce médecin qui s’est suicidé il y a deux ans sur son lieu de travail. Le docteur Rollé et d’autres auteurs du livre ont fait la Une de L’Express mercredi. 

Pylônes

Promise par l’État en 2014, la fin des zones blanches ou grises de téléphonie mobile tarde. En haute Corrèze, Millevaches a bien été dotée d’un pylône, mais il n’est toujours pas raccordé à un réseau. Un peu plus loin, à Bellechassagne, près de Sornac, on cherche toujours un site pour accueillir l’installation. Les élus ont parfois bien du mal à gérer les contradictions de leurs administrés : tout le monde veut profiter du portable, mais personne ne veut d’un pylône à côté de chez lui.

La préscolarisation des moins de 3 ans compromise ?

Le fait de rendre obligatoire l’instruction à partir de 3 ans pourrait-il compromettre la préscolarisation des tout-petits de 2 ans ? C’est en tout cas un effet collatéral redouté par une partie de la communauté éducative, après l’annonce du ministre Jean-Michel Blanquer…  En fait, il s’agirait à la fois d’une question de moyens et de vases communiquants. Si 98 % des enfants de 3 ans sont déjà scolarisés, l’arrivée d’une petite part d’effectifs supplémentaires pourrait conduire les mairies à refuser des tout-petits, prétextant qu’il n’y a plus assez de places pour créer (ou pérenniser) une classe de TPS (« très petite section »).   En Haute-Vienne, où le taux d’encadrement dans les écoles est déjà l’un des plus bas de France (82e département sur 96), et où seuls 2,5 % à 5 % des moins de trois ans sont actuellement scolarisés (contre près de 10 % en Creuse et en Corrèze), au moins cinq classes maternelles devraient fermer à la rentrée prochaine en vertu de la carte scolaire 2018-2019. Pas besoin de sortir sa règle à calcul pour prédire que les tout-petits ne seront pas forcément les bienvenus partout… 

Agnès Buzyn sur le centre expert autisme

À l’occasion de la séance des questions orales du 3 avril à l’Assemblée nationale, la députée de Haute-Vienne, Sophie Beaudouin-Hubière, a profité de la présentation imminente du 4e plan autisme pour interroger la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur l’avenir du centre expert autisme en Limousin et faire part des inquiétudes des parents. Les réponses ne devraient guère rassurer les familles puisque la ministre, bien que saluant « les résultats indéniablement positifs » de la structure, a souligné la fragilité de sa gestion. « Ce centre expert peut et doit faire mieux compte tenu des moyens qui lui sont attribués », a-t-elle déclaré, insistant sur « la couverture territoriale insuffisante », et sur un modèle « fonctionnant trop sur lui-même ». S’appuyant sur le rapport de l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, elle a notamment rappelé que le « financement important mais non pérenne » du dispositif doit désormais être élargi à l’ensemble du Limousin. Le dossier sera finalisé dans les semaines à venir. 

Et si le meilleur chauffeur-routier était limousin ?

Il existe des trophées pour tout et tout le monde. Les Trophées des routiers en sont ainsi à leur troisième édition. Les candidats ont jusqu’au 30 avril pour être inscrits par leur entreprise, dans la limite d’une personne par établissement. Une société de transport de la Haute-Vienne a déjà inscrit un de ses salariés : Merci à Limoges.
Les candidats en lice pour la région Nouvelle-Aquitaine participeront aux sélections régionales (épreuves pratiques et théoriques) le mardi 12 juin à Artigues-près-Bordeaux, dans la banlieue bordelaise. Le grand champion de la région sera ensuite opposé aux gagnants des onze autres régions dans une compétition finale nationale qui aura lieu le 27 septembre. À la clé : le titre de meilleur chauffeur routier de France. Et, aussi, un séjour d’une semaine pour deux dans le lieu de son choix pour le grand gagnant national et un week-end en Europe pour tous les gagnants régionaux. L’histoire ne dit pas s’ils s’y rendront au volant de leur camion. 

Rock en Marche, c’est prêt !

La programmation complète de Rock en Marche 2018 est connue. La septième édition se tiendra les 27 et 28 juillet, comme toujours au stade du Theil à Saint-Martin-Sainte-Catherine. Les têtes d’affiche : Le Peuple de l’Herbe, Pigalle Officiel, Karpatt, Sidilarsen, Prain, Carré-Court, Paris Désert et ParadoxyCall. Autres groupes sur la scène régionale gratuite : Truman, Mick Buck, Vendredis et une fin de soirée avec Le Son du Peuple.
La vente des billets commence maintenant avec le Pass deux jours en promo pendant deux semaines.

Les pompiers de l’urgence en colère contre la région

Pas contents du tout les Pompiers de l’urgence internationale. Lors des travaux de l’assemblée générale à Limoges, le président Philippe Besson s’en est pris à la région Nouvelle-Aquitaine. « À deux reprises, la région Nouvelle-Aquitaine a rejeté un projet innovant dans le domaine de la prévention des catastrophes naturelles, a-t-il déploré. Il est de plus en plus difficile de faire entendre notre voix et cela risque de nous pousser à renoncer ». L’ONG Les Pompiers de l’urgence internationale de Limoges a besoin de 500.000 € pour équiper un véhicule d’un simulateur de séismes. Cette innovation unique en Europe permettrait d’aller au plus près des populations pour mener des opérations de sensibilisation dans les zones à risques.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/opinion/sante/2018/04/08/les-indiscretions-de-la-semaine-en-limousin-et-nouvelle-aquitaine_12804905.html

Bonus (ce n'est pas dans Le Populaire!): des affiches UPR à Aubusson (et Felletin) ce lundi:

DSCF1626Entrée du "parking" de Pôle Emploi

DSCF1630

 

 

 

Devant le Lycée professionnel...(très visible depuis la route).

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
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