vendredi 6 avril 2018

Pour ou contre la grève SNCF, les usagers prennent parti

ACT SNCF GREVE

Il y a les « pour » et bien sûr les « contre ». Mercredi 4 avril, après deux jours de grève éprouvants pour les usagers qui ont dû affronter les trains bondés ou tout simplement l’absence de trains, les avis divergent sur la suite de cette grève du personnel de la SNCF qui devrait reprendre dimanche 8 avril. D’un côté, certains usagers demandent à ce qu’on cesse de les prendre en otage ; de l’autre, certains sont prêts à mettre la main au porte-monnaie pour soutenir les grévistes.

 

 

L’association des usagers des transports d’Île-de-France réclame, par exemple, l’ouverture de « véritables négociations » entre gouvernement et syndicats de cheminot pour une fin rapide de la grève à la SNCF, dans un communiqué publié mercredi.

« Gêne insupportable pour les usagers »

« Les principales personnes touchées sont les plus vulnérables », a souligné auprès de l’AFP, Bernard Gobitz, le vice-président de cette association qui représente les usagers des transports en région parisienne, mais partage sur ce sujet les mêmes positions que sa fédération nationale (Fnaut).

L’association des usagers « attend du gouvernement et des syndicats qu’ils engagent de réelles négociations, en sortant d’une logique de surenchère, afin de limiter la durée de la grève et la gêne insupportable qu’elle entraîne pour de nombreux usagers », selon le communiqué.

 

 

« Nous considérons, comme les syndicats, qu’une reprise rapide de la dette ferroviaire est indispensable, pour permettre une baisse du niveau des péages (droit de passage payé à SNCF Réseau), un renforcement de l’offre ferroviaire et des investissements plus importants et plus rapides », explique aussi l’association.

L’association souligne que 70 % des voyageurs de la SNCF sont franciliens et que la région parisienne est donc particulièrement touchée par le mouvement social.

Près de 200 000 € récoltés pour soutenir les cheminots

D’autres usagers, eux, sont plus favorables à la perspective de maintenir le rapport de force avec le gouvernement. Leur soutien s’exprime notamment par une cagnotte en ligne, qui permet de soutenir financièrement les cheminots qui, faisant grève, ne touchent pas de revenu.

Lancée le 23 mars par une trentaine d’écrivains, réalisateurs ou encore universitaires, cette cagnotte avait presque atteint la barre des 200 000 €, mercredi en milieu de journée, avec plus de 5 800 contributeurs.

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« Tout l’argent déposé sur la cagnotte ira directement, sans intermédiaires, aux fédérations de cheminots », hors frais de transfert, a indiqué récemment le sociologue Jean-Marc Salmon, à l’origine du projet, sur la page Leetchi dédiée à la cagnotte.

D’autres cagnottes ont aussi été créées comme la traditionnelle « caisse de grève » lancée par SUD-rail (troisième syndicat à la SNCF) qui contenait près de 17 600 € à la même heure, avec environ 420 participants.

Des intellectuels en première ligne

« Nous avons de la sympathie pour les cheminots grévistes », ont écrit en mars, sur un blog de Mediapart, les fondateurs de la cagnotte, parmi lesquels figurent les écrivains Laurent Binet, Didier Daeninckx et Annie Ernaux, les philosophes Bernard Stiegler et Étienne Balibar, ou encore le réalisateur Robert Guédiguian.

« Ils défendent un de nos biens communs, une entreprise de service public que le gouvernement cherche à transformer en société anonyme », ont-ils écrit, en soulignant que « les journées de grève coûtent et que pour le succès de leurs revendications, il importe que le mouvement puisse durer ».

La Croix avec AFP
https://www.la-croix.com/Economie/Social/contre-greve-SNCF-usagers-prennent-parti-2018-04-04-1200929060?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180404&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=979156&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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Rien à dire pour une fois sur un article de "La Croix" qui se contente d'informer. C'est reposant.
Une occasion pour rappeler que l'UPR invite à un grand rassemblement à Paris le 1°mai, pour la défense des services publics bien sûr, mais aussi pour expliquer et ré- expliquer encore et toujours l'origine des "réformes" et la nécessité du FREXIT.    P.G.

APPEL 1 MAI

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Plus de 75 % de nos terres sont si dégradées qu’elles ne sont plus propices à la vie

D’après le récent rapport alarmant publié par la Plateforme Intergouvernementale Biodiversité et Services Écosystémiques, les dégradations environnementales menacent la qualité de vie de 3,2 milliards de personnes sur la planète. Il apparaît essentiel d’agir rapidement pour enrayer ce phénomène avant qu’il ne soit trop tard.

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Plus de 75% des terres de notre planète en grand danger

Le rapport publié par l’IPBES (groupe composé d’une centaine de spécialistes de la biodiversité originaires de 45 pays) le 26 mars dernier est formel : plus de trois quarts des terres de notre planète sont fortement dégradées. Parmi les causes principales, on retrouve évidemment la pollution et la déforestation qui ont détruit en grande partie ces zones et ont causé la disparition de nombreuses espèces animales et végétales. Si rien n’est fait, le pourcentage de terres dégradées pourrait grimper à 95 % d’ici 2050 et forcer des millions de personnes à migrer.

 

Comme l’explique Sir Robert Watson, président de l’IPBES : « La dégradation des terres, la part de la biodiversité et le changement climatique sont trois aspects différents du même défi central : les conséquences les plus dangereuses de nos choix sur l’équilibre de notre environnement naturel ». Ainsi, l’épuisement des terres cultivables et champs provoqué par une surexploitation et une gestion non durable impacte fortement la biodiversité, la sécurité alimentaire et la qualité de l’eau. Avec 87 % de pertes enregistrées depuis 300 ans, les zones humides, notamment défrichées pour produire de l’huile de palme, sont les plus durement touchées par le phénomène.

Des solutions existent, mais il est indispensable d’agir rapidement

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Les modes de vie à forte consommation énergétique dans les pays les plus développés et la consommation en hausse des pays en développement et émergents figurent parmi les causes sous-jacentes de ce phénomène inquiétant. Ajoutez à cela une forte croissance démographique partout dans le monde, et vous obtenez une expansion agricole considérable ainsi qu’une forte hausse de l’exploitation des ressources naturelles et de l’extraction des minéraux. Comme l’explique Luca Montanarella, co-auteur de l’étude : « Il est urgent de trouver un équilibre durable entre notre mode de vie et ses effets sur la nature ».

Dans certaines régions reculées d’Asie et d’Afrique, la dégradation des terres est jusqu’à trois fois plus rapide que dans le reste du monde, et restaurer ces terres s’avérerait économiquement bénéfique à moyen terme selon l’étude. Parmi les solutions éprouvées que le rapport préconise, on retrouve la replantation d’espèces endémiques, le développement d’infrastructures écologiques, l’assainissement des sols contaminés, le traitement des eaux usées ainsi que la restauration des cours d’eau.

Pour Robert Scholes, écologiste sud-africain ayant participé à l’étude, la terre doit être « gérée à petite échelle » et l’importation massive d’aliments produits dans les zones les plus touchées par les pays riches « drastiquement réduite » afin de pouvoir inverser cette tendance.

 

 

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Déforestation – Huile de palme

 


 

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En rouge sur cette carte, les zones arides sur notre planète. © USDA, Wikipedia, Domaine public

 


 

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Source :

https://dailygeekshow.com/terres-degradation-pollution-biodiversite-ecologie/

http://www.nationalgeographic.fr/environnement/2018/03/plus-de-75-des-terres-de-la-planete-sont-degradees

https://www.ipbes.net/news/media-release-worsening-worldwide-land-degradation-now-‘critical’-undermining-well-being-32

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-degradation-sols-scientifiques-tirent-sonnette-alarme-12792/

https://aphadolie.com/2018/04/05/planete-plus-de-75-des-terres-sont-degradees/

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Cette hystérie collective risque-t-elle de provoquer une guerre ?

TRIBUNE LIBRE / Les nuages de la guerre ne feront-ils que passer ou la tempête va-t-elle faire rage ? Une analyse d’Alastair Crooke.

TL GUERRE RUSSIE US

La haine compulsive des élites occidentales envers le président Poutine surpasse tout ce que l’on a pu voir pendant la guerre froide. En Syrie, en Ukraine, au Moyen-Orient, au Proche-Orient, en Eurasie ; et maintenant cette haine s’est infiltrée jusque dans le Conseil de sécurité, le laissant irrémédiablement polarisé – et paralysé. Cette hostilité s’est également propagée à tous les alliés de la Russie, les contaminant. Elle laisse entrevoir – presque inévitablement – d’autres sanctions contre la Russie (et ses amis) dans le cadre de la loi fourre-tout intitulée « Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act » [Résister aux adversaires de l’Amérique grâce aux sanctions]. Mais la vraie question est : cette hystérie collective risque-t-elle de provoquer une guerre ?

Ed Curtis nous rappelle l’escalade quasi asymptotique des antagonismes au cours des dernières semaines :

« Cela s’est produit alors que les revendications du Russiagate éclataient en morceaux… Dans tous les médias, des grands noms comme le New York Times, CNN, National Public Radio, The Washington Post, The Atlantic et Nation magazine, jusqu’aux publications ‘de gauche comme Mother Jones et Who What Why, on lisait : ‘La Russie voit les élections de mi-mandat comme une chance de semer la discorde’ (NY Times, 13/2) ; ‘L’homme fort russe [Poutine] a réussi l’un des plus grands actes de sabotage politique de l’histoire moderne‘ (The Atlantic, Janvier 2018) ; ‘Les dernières mises en accusation de Mueller montrent que Trump a aidé à couvrir un crime‘ (Mother Jones, 2/16/18) ; ‘Une visite guidée de la Russie pour les réalistes‘ (whowhatwhy.com, 2/7/18) etc. ».

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En présentant l’ingérence de la Russie dans les élections présidentielles américaines comme « une attaque contre la démocratie américaine » et donc « un acte de guerre » l’ État profond américain dit implicitement que tout comme l’acte de guerre à Pearl Harbour a entraîné une guerre de représailles contre le Japon, les efforts de la Russie pour subvertir l’Amérique exigent des représailles similaires.

Dans tout le Moyen-Orient – mais surtout en Syrie – il y a suffisamment de points de tension pour une conflagration, avec des conflits naissants ou existants entre la Turquie et les Kurdes ; entre l’armée turque et l’armée syrienne ; entre les forces turques et les forces américaines à Manbij ; entre les forces syriennes et les forces américaines ; entre les forces américaines et l’USAF d’un coté et les militaires russes et les forces aérospatiales russes de l’autre ; entre les forces américaines et les forces iraniennes, et enfin, et non des moindres, entre les forces américaines et les forces iraniennes.

Cela fait un sacré tas de matières combustibles prêtes à s’embraser. Il est clair que tout incident au milieu d’une telle volatilité en phase de compression ne peut que s’aggraver dangereusement. Mais là n’est pas la question. Elle serait plutôt : est-ce que toute cette hystérie anti russe implique que les États-Unis envisagent une guerre délibérée contre la Russie, ou est ce juste en support d’un réaménagement du Moyen-Orient au profit d’Israël et de l’Arabie saoudite ? Les États-Unis provoqueront-ils délibérément la Russie – en tuant des militaires russes, par exemple – pour trouver un prétexte à une action militaire du genre « poing dans la gueule » lancée contre la Russie elle-même – en réponse à la provocation américaine ?

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Une guerre par inadvertance est une forte possibilité, bien sûr : Israël et l’Arabie saoudite connaissent tous deux des crises de leadership national. Israël peut aller trop loin, et l’Amérique peut aussi aller trop loin dans son désir de soutenir Israël. En effet, la présentation constante du président américain comme étant une marionnette de Poutine est faite, bien sûr, pour pousser Trump à prouver le contraire – en autorisant certaines actions contre la Russie – à l’encontre de ses meilleurs instincts.

Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, le Premier ministre Netanyahou a déclaré :

«Depuis un certain temps, je mets en garde contre ce développement [le prétendu plan de l’Iran pour former un axe chiite]. J’ai dit clairement, en paroles et en actes, qu’Israël a des lignes rouges qu’il fera respecter. Israël continuera d’empêcher l’Iran d’établir une présence militaire permanente en Syrie… Nous agirons sans hésiter pour nous défendre. Et nous agirons, si nécessaire, non seulement contre les mandataires de l’Iran qui nous attaquent, mais contre l’Iran lui-même. »

Puis, pendant la même conférence, le conseiller à la sécurité nationale américain, H.R. McMaster, a mis en garde contre les efforts accrus de l’Iran pour soutenir ses mandataires au Moyen-Orient, affirmant que le « temps est venu » d’agir contre Téhéran.

Mais qu’est-ce que McMaster veut dire par « le temps est venu d’agir » ? Encourage-t-il Israël à attaquer le Hezbollah ou les forces liées à l’Iran en Syrie ? Cela conduirait presque certainement à une guerre à trois ou quatre fronts pour Israël ; pourtant, il y a de bonnes raisons de croire que l’establishment de sécurité israélien ne veut pas risquer une guerre sur trois fronts. McMaster pensait peut-être davantage à une guerre hybride à spectre complet, ou guerre COIN, mais pas à une guerre conventionnelle, d’autant plus qu’Israël ne peut plus, après l’abattage de son F16, être sûr de sa domination aérienne, sans laquelle il ne peut pas espérer l’emporter.

Alors que de hauts responsables israéliens se plaignent de l’écart entre la rhétorique et l’action américaine, le général Josef Votel, commandant du Centcom, a déclaré explicitement, confirmant sa position divergente lors d’une audition au Congrès le 28 février, que « contrecarrer l’Iran n’est pas l’une des missions de la coalition en Syrie ».

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Revenons à l’hystérie russe. Nous ne pensons pas que la Syrie soit un lieu pratique pour une guerre choisie, autant pour les États-Unis que pour la Russie. Les deux sont circonscrits par les réalités de la Syrie. Les forces américaines ne sont pas nombreuses : elles sont isolées et dépendent d’alliés – les Kurdes – qui sont en minorité dans cette partie de la Syrie, qui sont divisés et qui ne sont pas appréciés par la population arabe. Et les forces russes se composent principalement d’un maximum de 37 avions, et un petit nombre de conseillers russes et les lignes de ravitaillement russes sont étirées donc vulnérables (dans le Bosphore).

Non, l’objectif des États-Unis en Syrie se limite à nier tout succès politique aux présidents Poutine ou Assad. Ce n’est qu’un simple comportement de mauvais perdant. L’occupation américaine du nord-est de la Syrie consiste principalement à cracher au visage de l’Iran, c’est-à-dire à poursuivre une guerre COIN contre un vieil ennemi américain.

Et en même temps, au niveau géostratégique, l’Amérique a précisément essayé de « désarmer » les défenses nucléaires russes et de prendre l’avantage en se retirant du traité antimissile balistique et en entourant délibérément les frontières russes avec des missiles anti-balistiques (le traité ABM prévoyait un seul site sur son propre territoire – pour chaque partie – qui serait protégé contre toute attaque de missiles). La stratégie américaine a effectivement laissé la Russie nue, au sens nucléaire. Et c’était clairement son intention. « Avec la mise en place du système mondial de missiles ABM étasunien, le nouveau Traité START (Traité sur la réduction des armements stratégiques) n’a plus de valeur et l’équilibre stratégique [a été] rompu », a déclaré  le président russe Vladimir Poutine dans son discours sur l’état de la nation.

Puis, alors que le « quatuor de généraux » (en fait, le général Petraeus fait partie du trio de généraux occupant la Maison Blanche) ayant usurpé la politique étrangère étasunienne à la prérogative du président et de son contrôle, la politique de défense américaine s’est métamorphosée en quelque chose qui va bien au-delà de la « guerre froide »en quelque chose de beaucoup plus agressif – et dangereux : un précurseur de la « guerre chaude ».

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Depuis le Strategic Statement [déclaration de stratégie] qui faisait de la Russie et de la Chine des « rivaux et concurrents » la Defense Posture Statement [Déclaration sur la posture de défense] a élevé ces derniers du statut de simples rivaux à celui de « puissances révisionnistes » c’est-à-dire des pays rebelles voulant renverser l’ordre mondial par la force militaire (la définition d’un pouvoir révisionniste). Cette Déclaration évalue que le danger posé par la concurrence de ces grandes puissances se situe au-dessus du danger du terrorisme, en faisant une menace primordiale pour l’Amérique, et laissant entendre qu’il fallait faire face à cette menace « révisionniste » pour l’ordre mondial dirigé par les Américains. Les généraux américains se sont plaints que leur ancienne domination mondiale incontestée du ciel et du terrain était érodée par la Russie qui agit comme un « incendiaire » [de la stabilité] tout en se présentant comme les « pompiers » [en Syrie]. La domination aérienne de l’Amérique doit être réaffirmée, a sous-entendu le général Votel.

Mais en un surprenant bouleversement de cette stratégie d’encerclement par des missiles que l’Amérique cherche à imposer à la Russie, le président Poutine a annoncé le 2 mars :

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« Ceux qui, depuis 15 ans, alimentent la course aux armements, recherchent des avantages par rapport à la Russie, imposent des restrictions et des sanctions illégales du point de vue du droit international afin d’entraver le développement de notre pays, notamment dans le domaine de la défense, doivent entendre ceci : tout ce que vous avez essayé d’empêcher par cette politique a eu lieu. Vos tentatives de contenir la Russie ont échoué. »

Le président russe a annoncé une série de nouvelles armes (y compris de nouveaux missiles à propulsion nucléaire invulnérables à toute défense antimissile, des armes hypersoniques et des drones sous-marins, entre autres) qui ramènent remarquablement la situation au statu quo d’avantune situation de destruction mutuelle assurée (MAD), si l’OTAN envisageait d’attaquer la Russie.

Il a aussi déclaré qu’il avait averti à plusieurs reprises Washington de ne pas déployer de missiles ABM autour de la Russie – « Personne ne nous a écoutés : [mais] maintenant écoutez nous ! ».

Il a ajouté : «Notre doctrine nucléaire dit que la Russie se réserve le droit d’utiliser des armes nucléaires uniquement en réponse à une attaque nucléaire ou à une attaque avec d’autres armes de destruction massive contre elle ou ses alliés, ou à une attaque conventionnelle contre nous qui menacerait l’existence même de l’État.

Il est de mon devoir d’affirmer ceci : toute utilisation d’armes nucléaires contre la Russie ou ses alliés, qu’elle soit petite, moyenne ou autre, sera traitée comme une attaque nucléaire contre notre pays. La réponse sera instantanée − avec toutes les conséquences qui s’en suivront. »

Le président Poutine a souligné qu’il ne menaçait pas l’Amérique et que la Russie n’avait pas non plus d’ambitions revanchardes. C’était plutôt que la Russie utilisait simplement la seule langue que Washington pouvait comprendre.

Le discours de Poutine, accompagné d’images des nouveaux armements russes, explique au moins en partie ce qui se passe à Washington : la récente folie de dépenses qui touche l’Amérique. Le Pentagone doit avoir (un peu) eu vent des avancées de la Russie – d’où l’énorme augmentation du budget de la Défense prévu pour cette année, et encore 9% l’année prochaine, et un engagement non budgétisé pour financer une nouvelle flotte de sous-marins nucléaires, un remplacement du système de missiles Minuteman, et le développement de nouvelles armes nucléaires (tactiques) (coûts non spécifiés).

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La dépense sera énorme pour le gouvernement américain. Mais la Russie a déjà pris la tête, et l’a fait avec une dette publique qui n’est montée qu’à 12,6 % du PIB nominal, alors que la dette américaine est déjà de 105 % du PIB (avant que la modernisation des armes n’ait commencé). Le président Reagan est crédité d’avoir brisé l’URSS économiquement en l’obligeant à une course aux armements, mais c’est maintenant les États-Unis qui sont vulnérables face à une montagne de dettes − si les États-Unis veulent vraiment inverser la « surprise » de printemps de Poutine et (s’ils le peuvent) restaurer leur primauté conventionnelle et nucléaire sur le monde.

L’Amérique fait donc face à ce choix : soit redéfinir sa relation avec la Russie (c’est-à-dire poursuivre la détente) soit risquer de faire face à un besoin d’emprunt qui entamera la crédibilité du dollar. Par culture, les États-Unis ont l’habitude d’agir militairement « où, quand et comment » ils décident de le faire. Ils seront probablement culturellement incapables de s’abstenir de cette habitude bien ancrée. Par conséquent, la faiblesse du dollar et la hausse des coûts du service de la dette semblent inévitables. Les rôles semblent donc s’inverser par rapport à l’ère Reagan. À l’époque, c’est la Russie qui a dépassé ses propres limites financières en essayant de rattraper les États-Unis. Maintenant, il se pourrait que cela soit l’inverse.

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L’hystérique rhétorique anti-russe se poursuivra – car elle est si profondément enracinée qu’elle en est devenue un « acte de foi » il semble donc probable que l’Amérique devra reconsidérer sa position avant de provoquer davantage la Russie en Syrie. Mais si l’Amérique n’est plus disposée à « faire saigner le nez russe » à cause de l’escalade en Syrie, alors ses avant-postes militaires isolés et vulnérables dans l’est de la Syrie perdront une grande partie de leur utilité, ou commenceront à subir des pertes, ou les deux.

Il reste maintenant à savoir ce que la tentative russe de « dire la vérité face au puissant » aura comme effet sur la politique américaine à l’égard de la Corée du Nord. Les « généraux » américains n’aimeront pas le message du président Poutine, mais il y a probablement peu de choses qu’ils peuvent faire à ce sujet. Mais la Corée du Nord est une autre affaire. Quand la Grande-Bretagne, au moment de sa faiblesse au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, voulait que le monde sache qu’elle restait forte (même si les signes de son affaiblissement étaient évidents pour tous) elle chercha à démontrer que son pouvoir valait encore quelque chose par le biais de la désastreuse campagne de Suez. Espérons que la Corée du Nord ne devienne pas le « moment Suez » de l’Amérique.

Alastair Crooke

Source : Afrique-Asie, Alaistair Crooke, 27-03-2018

https://www.les-crises.fr/cette-hysterie-collective-risque-t-elle-de-provoquer-une-guerre-par-alaistair-crooke/

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Petits crimes de guerre entre amis

Oh, presque rien. Seize jeunes manifestants désarmés abattus de sang froid pour s'être approchés « à quelques centaines de mètres » de la frontière israélienne.

TL MANIF PALESTINE VPC

TRIBUNE LIBRE /

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Le très inquiétant pouvoir de Palantir, la boîte mêlée au scandale Facebook, à la NSA... et à la DGSI

C’est un nom qui, il y a un peu plus d’une dizaine d’années, ne suscitait l’excitation que dans les forums de discussion des fans les plus férus du Seigneur des Anneaux. Les palantiris (palantir au pluriel), ces 7 pierres elfiques quasi-indestructibles, permettaient à ceux qui les possédaient de voir partout, jusque dans le coeur de leurs ennemis. Mais aujourd’hui, la puissance du palantir s’est exportée bien au-delà de la Terre-du-Milieu. La start-up homonyme d’analyse de données a les mêmes ambitions : tout voir, constamment, n’importe .

ACT PALANTIR

De la même manière qu’il n’y a qu’un anneau pour les gouverner tous, ce Palantir là est unique. Interlocuteur privilégié des entreprises et des gouvernements, ses logiciels d'organisation d'informations sont utilisés par de multiples services de renseignements, de la NSA jusqu’à la DGSI française. La puissance de cette licorne, qui cultive autant son culte du secret que sa réputation d’omniscience, inquiète d’autant plus que son nom est désormais associé au plus grand scandale qu’ait jamais connu Facebook : l’affaire Cambridge Analytica.

Ce mardi 27 mars, Peter Thiel, le monsieur numérique de Donald Trump et co-fondateur de Palantir, a dû être un peu gêné aux entournures. Le nom de sa société a été pour la première fois mêlé à celui de CA, la firme d’analyse de données britannique. Christopher Wylie, ancien employé, a évoqué devant les parlementaires britanniques les liens privilégiés entre sa société et Palantir. Cette dernière aurait eu accès aux données des 50 millions d’utilisateurs Facebook récupérées par Cambridge Analytica.

Palantir, a aussitôt démenti, expliquant qu’elle “n’avait jamais eu de relation avec (l’entreprise) et n’a jamais travaillé avec ses données". Plus tard, dans la journée de mardi, l’entreprise est revenue sur ses propos, annonçant l’ouverture d’une enquête : “Nous avons appris aujourd’hui qu’un employé, entre 2013 et 2014 s’est associé à titre personnel avec Cambridge Analytica. Nous nous penchons sur le sujet et verrons par la suite les actions appropriées". Pour être très clair, sans Palantir, pas sûr que Cambridge Analytica aurait pu faire autant fructifier ces millions de données utilisées pour la campagne Trump. Wylie a expliqué qu'Alexander Nix, ex-dirigeant de la firme britannique, était particulièrement intéressé par le travail de la start-up américaine.

Gotham, le logiciel dont les espions raffolent

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Être associée publiquement à une possible manipulation d’électeurs n’est pas du meilleur effet pour une entreprise qui équipe les services de renseignements les plus puissants de la planète. La start-up, fondée en 2004, leader de l’analyse de données dans le monde, a réussi à devenir aussi indispensable dans l’ombre des gouvernements que dans celle de la bourse, à Wall Street.

Comment ? Grâce à sa technologie hyperperformante, qui se décline en deux logiciels aux noms équivoques. Metropolis qui croise les données des banques et des fonds d’investissements, et Gotham, conçu pour décrypter les informations récoltées par les autorités.

"Pour les services de renseignement, leur logiciel est aussi essentiel que Windows l’est pour les gens qui utilisent des ordinateurs, explique à Marianne Fabrice Epelboin, enseignant à Sciences Po spécialiste des médias sociaux et du web. Sans lui, vous auriez une interface complètement inutilisable. C’est rigoureusement le même principe avec le Gotham de Palantir". Il permet aux autorités de croiser les informations de millions de paramètres et sources différentes : "Imaginez que vous devez analyser 25 rapports d’auditions différents et les recouper avec les profils de 22 personnes incriminées. Humainement, c’est très compliqué. Palantir, lui, peut le faire à une vitesse folle, décrit à Marianne Chem Akrouf, ancien analyste en renseignement au sein de la Direction du Renseignement Militaire. Il apporte du sens à un amas d’informations impossibles à analyser à échelle humaine".

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Ses capacités et son carnet d’adresse ont vite attiré l’attention. A ses débuts, elle a été en partie financée par In-Q-Tel, le fond d’investissements de la CIA et conçue en partenariat avec d’anciens agents des renseignements. Selon The Intercept, le nom de la société commence à être associé à des services de renseignement étrangers dès 2008. Lors d’une visite des renseignements britanniques à leurs homologues américains, Palantir fait la démonstration de ses talents. Dans un scénario imaginaire, le logiciel de la société identifie des utilisateurs de Wikipédia appartenant à une secte religieuse et parvient même à tracer l’étendue de leurs relations avec leurs proches. Ce n’est qu’un exercice mais c’est toute la puissance d’intrusion et d’espionnage qui est ici dévoilée devant les espions de la Reine : “Nous sommes très impressionnés, écrivent-ils dans un rapport. Vous devez le voir pour le croire". "Ca marche pour toutes les interfaces - même pour Google Earth !” s’extasiera plus tard un autre expert. Si la délégation britannique est alors aussi enthousiaste, c’est parce qu’elle a conscience de son retard. Elle a les données, mais pas l’analyse. Pourtant, elle hésite : non seulement le coût du logiciel est très important mais en plus, son achat rendrait l’agence de renseignement “extrêmement dépendant d’un produit commercial" dont l’entreprise fait abondamment la promotion. Mais ils finissent par l’adopter. D’autres pays vont suivre. Parmi eux, la France.

La souveraineté nationale de la France en question

Peu importe si de nouvelles craintes s’ajoutent à celles qui agitaient la conscience des espions britanniques. En 2015, deux ans après le scandale des écoutes de la NSA, le site spécialisé Techcrunch révèle que l’entreprise a offert ses services à l’agence de renseignement américaine. Comme le relève Télérama, dans la France de 2016, meurtrie par les attentats, la DGSI balaie les inquiétudes sur une éventuelle fuite des données outre-Atlantique et avance l’argument de l’urgence. A sa tête, Patrick Calvar, auditionné par la commission de défense de l’Assemblée nationale, justifie l’achat de son logiciel de la même manière que les agents britanniques en leur temps : "Nous ne manquons pas de données ni de métadonnées, mais nous manquons de systèmes pour les analyser [...] Les entreprises françaises qui [les] développent ne sont pas encore capables de répondre à nos besoins, alors que nous devons acquérir ce big data immédiatement."..

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La France signe un contrat de 5 ans avec la société à l’été 2016. Les services de Gotham coûtent 10 millions d’euros à la DGSI, soit 5% de son budget

La solution sera temporaire", assure ensuite Patrick Calvar. Qu’importe les voix qui s’élèvent pour protester contre ce juteux contrat remporté par Palantir. Au premier rang desquelles, évidemment, les concurrents français de l’Américain : "Les acteurs économiques hexagonaux que je représente au sein du Conseil des industries de la confiance et de la sécurité (CICS) se sont émus de cette situation, se désole à l’époque le président de ce regroupement, Marc Darmon, également l'un des dirigeants de Thales. L'histoire et les clients de Palantir soulèvent des questions touchant à notre souveraineté nationale".

Macron mécontent de l'utilisation de Palantir

Les Français soupçonnent fortement la start-up d’être encore à la botte de la NSA : Les représentants de la DGSI qui assurent que la société n’a vendu qu’un logiciel à la France et est indépendant des services de renseignements américains sont les mêmes personnes qui disaient jusqu’à Snowden qu’il n’y avait pas d’écoutes en France !, se désespère Fabrice Epelboin. Il n’est pas le seul à être inquiet : selon une source impliquée dans le dossier, à son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron “aurait été particulièrement mécontent" de l’utilisation de Palantir par les services de renseignements français. Le Château craint que les données françaises ne soient “captées, vendues, raffinées à des tiers" par la société. “Ils ont décidé de booster les spécialistes français du secteur en secret, pour préparer le prochain appel d’offre", nous a-t-on confié.

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En attendant, Palantir, elle, continue son irrésistible ascension : plusieurs sociétés européennes, comme Airbus, se sont offerts ses services. Aux Etats-Unis, de la NSA à la police, la société semble s’infiltrer dans chaque interstice laissés par les autorités. A la Nouvelle-Orléans, depuis 2012, Palantir aurait signé un partenariat avec les forces de l’ordre de l’Etat. L’objectif : la mise en place d’un système de police prédictif dont même les élus locaux n’auraient pas connaissance. Selon The Verge, ce modèle de prédiction utilise une technique de renseignement appelée “analyse de réseau social", qui vise à établir les liens entre des personnes, des lieux, des armes et… des indices provenant des réseaux sociaux. Comme, au niveau politique, certaines sociétés spécialisées dans le profilage cherchent à savoir précisément ce que les Internautes pensent pour mieux les identifier.

Un trio surpuissant

Et selon Fabrice Epelboin, Palantir aurait pu avoir des progrès à faire dans le domaine du profilage... progrès que Cambridge Analytica aurait pu lui apporter en échange ! “N’importe quel autre laboratoire employant des sociologues comme Cambridge Analytica auraient pu récupérer les 50 millions de profils d’utilisateurs Facebook, estime-t-il. Le trésor, ici, ne sont pas les données. C’est le modèle prédictif qui se cache derrière". Si le partenariat est avéré, chacun aurait eu son rôle : Facebook aurait "fourni" les données (à son corps défendant, affirme la plateforme), Palantir aurait permis leur lecture et Cambridge Analytica leur analyse psychologique. Un modèle prédictif suffisamment efficace pour contribuer à faire élire Donald Trump.

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On parle d’un système qui est capable de déterminer votre sexualité, votre conscient intellectuel, vos centres d’intérêts, vos faiblesses psychologiques, ce qui vous fait rêver… Si j’ai ce genre de profil, je fais ce que je veux de vous". Une technologie qui, tombant entre de mauvaises mains et associée à celle de Palantir, pourrait faire des ravages. Comment ne pas imaginer les moyens qu’un tel logiciel pourrait donner à un dirigeant autoritaire ? L’entreprise l’a bien compris et revendique haut et fort son "engagement" à l’égard de la vie privée et des libertés. Sur son site, la start-up dont le patron a pourtant critiqué la “jalousie" de l’Union européenne vis-à-vis de la Silicon Valley, se fait le chantre du Règlement général sur la protection des données (RGPD) européen : “Chez Palantir, nous nous engageons à aider les organisations à protéger la vie privée et à renforcer la confiance dans la manière dont elles utilisent l'information et réalisent le potentiel de leur transformation numérique".

"Je ne crois pas que liberté et démocratie soient compatibles"

Si la RGPD est une opportunité de business pour Palantir, il y a fort à parier, pourtant, que ce règlement ne ravit pas par principe les dirigeants de la société, libertariens de coeur et d’esprit, avocats d’un Etat réduit et de réglementations toujours plus limitées. Peter Thiel, à l’occasion d’une publication dans le think tank libertarien Cato Institute, avait d’ailleurs annoncé en une formule choc sa manière de voir le monde : "Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles". De la part du représentant de Palantir à la table de Donald Trump, cette déclaration n’a rien de rassurant.

https://www.marianne.net/monde/le-tres-inquietant-pouvoir-de-palantir-la-boite-melee-au-scandale-facebook-la-nsa-et-la-dgsi?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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Et moi qui croyais que c'était Poutine qui avait manipulé l'élection... Faudrait savoir!

Quant au coup de "Macron serait mécontent", on est censés y croire: aucun responsable dela DGSI n'a été viré, à ma connaissance.           P.G.

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La Turquie, la Russie et l'Iran plaident pour un «cessez-le-feu durable» en Syrie

Vladimir Poutine, Hassan Rohani et Recep Tayyip Erdogan, qui se rencontraient ce 4 avril à Ankara, en Turquie, ont annoncé qu'ils organiseraient un prochain sommet sur la Syrie, appelant à un «cessez-le-feu durable» dans le pays.

ACT SYRIE DIPLOMATIE

Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan et Hassan Rohani participent ce 4 avril à un sommet trilatéral à Ankara, en Turquie. A cette occasion, ils ont évoqué plusieurs dossiers internationaux, dont celui de la Syrie. lls se sont accordés pour organiser un prochain sommet sur cette question en Iran, tout en plaidant en faveur d'un «cessez-le-feu durable» en Syrie entre les parties en conflit.

«Il n'existe pas de solution militaire au conflit syrien»

Ils ont également rappelé leur attachement à «l'élimination complète des groupes Daesh, Front al-Nosra, ainsi que d'autres organisations liées à Daesh ou Al-Qaïda».

«[Les chefs d'Etat] ont exprimé leur conviction du fait qu'il n'existe pas de solution militaire au conflit syrien et qu'il ne peut être réglé que par la voie d'un processus politique et de négociations», peut-on lire dans une déclaration publiée sur le site de la présidence iranienne. 

Depuis janvier 2017, la Turquie, la Russie et l'Iran se sont portés garants du processus dit d'Astana. Le 4 mai 2017, un accord était signé entre les trois puissances régionales établissant alors des zones de désescalade, dont une dans la Ghouta orientale (à l'est de Damas). En effet, si l'année 2017 s'était terminée sur des perspectives optimistes après l'élimination de Daesh de la quasi-totalité du territoire syrien, le début de 2018 a été marqué par une dégradation de la situation militaire dans le pays.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a en outre annoncé que la Turquie et la Russie mettront sur pied un hôpital dans la ville syrienne de Tell Abyad afin d'y soigner ceux qui ont fui la Ghouta orientale.

https://francais.rt.com/international/49435-turquie-russie-iran-plaident-pour-cessez-feu-durable-syrie

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«Il n'existe pas de solution militaire au conflit syrien»: alors qu'un des protagonistes est engagé sur le terrain en violation de la souveraineté syrienne...Poutine semble jouer un jeu d'équilibriste: amener Erdogan à la table des négociations tout en évinçant les occidentaux du processus. Les joies de la subtilité diplomatique...   P.G.

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