jeudi 5 avril 2018

Réforme de la SNCF : le Front national et Les Républicains ne jouent pas l'opposition

Le Front national et les Républicains ne semblent pas avoir choisi la réforme de la SNCF comme vecteur d'opposition au gouvernement. Entre ceux qui voteront le texte et ceux qui ne soutiennent pas la grève, l'heure est à la modération.

ACT SNCF OPPOSITION

Alors que la grève contre la réforme de la SNCF est entrée dans son deuxième jour, le Front national (FN) et les Républicains (LR), bien que dans l'opposition, ne font montre que d'un entrain très mesuré pour critiquer la réforme portée par le gouvernement d'Edouard Philippe.

Les députés du FN Louis Aliot et Sébastien Chenu se sont, par exemple, dits opposés à la grève de la SNCF, alors que le parti conteste pourtant la réforme en elle-même. Invité à réagir au mouvement social sur Public Sénat, Louis Alliot a confié qu'il fallait «respecter le droit de grève» mais «ne pas en abuser», ajoutant ne pas être «persuadé qu'au XXIe siècle la grève soit un moyen moderne de faire pression sur les pouvoirs publics».

Sur LCI, le député et porte-parole du parti frontiste, Sébastien Chenu, a expliqué «comprendre que des gens manifestent» mais a estimé que «bloquer les usagers, victimes des politiques d'Emmanuel Macron» n'était pas un mode d'action «opportun». Fustigeant «une façon de faire un peu à l'ancienne», il a regretté que les grévistes n'aient pas bloqué «le Thalys qui amène les députés européens voter le paquet ferroviaire» à Bruxelles.

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Dans une position d'équilibriste, le FN a néanmoins fait savoir qu'il était «aux côtés de ceux» qui contestent la réforme du ferroviaire public «dictée par Bruxelles» et qui «ne correspond pas à la politique d'aménagement du territoire via le transport public» que le parti imagine, a rappelé le député.

La présidente du FN, Marine Le Pen, tout en prenant soin de ne pas évoquer le mouvement de grève, a vilipendé la réforme voulue par Emmanuel Macron. «Plutôt que de se lancer dans des réformes brutales qui s'en prennent aux cheminots, le gouvernement n'aurait-il pas dû commencer par changer la gouvernance et le mode de management de la SNCF qui, tous deux, ont eu l'occasion de montrer leurs limites et leur obsolescence ?», a-t-elle twitté. Difficile en effet pour le FN, qui ne dispose pas de réels relais dans le monde syndical, d'incarner l'opposition sur le terrain de la mobilisation sociale.

Voter la réforme ou s'abstenir, telle est la question chez LR

Côté Républicains, si la majorité des troupes est favorable à l'ouverture à la concurrence, une proposition de longue date de la droite française, quid du vote de la réforme Macron à l'Assemblée nationale ? Le parti devrait s'entendre afin de voter «pour» le texte ou «s'abstenir» a par exemple signalé le 4 avril Damien Abad, un des vice-présidents du parti qui, pour sa part, le votera.

Un autre vice-président des Républicains, Guillaume Peltier, qui avait expliqué dès la mi-mars qu'il ne voterait pas la réforme, a récidivé ce 4 avril sur France Inter. Pour lui, le projet du gouvernement ne s'attaque pas à la question du régime spécial de retraite des cheminots et ne s'engage pas clairement sur le maintien des petites lignes de trains.

Christian Jacob, le président du groupe parlementaire LR à l'Assemblée nationale, a souligné que le groupe trancherait «quand le débat sera terminé». Lui-même s'est dit favorable au «fond» de la réforme, mais a vivement critiqué «la méthode» des ordonnances, devant l'Association des journalistes parlementaires.

«Clairement, nous sommes favorables au principe de cette réforme car elle est dans l'intérêt supérieur du pays», a pour sa part assuré à L'Opinion Geoffroy Didier, secrétaire général délégué des Républicains. Il a néanmoins noté que «des interrogations méritent d'être levées», en particulier sur la question de «la survie des petites lignes».

Damien Abad a précisé plus tard dans la journée qu'il faisait le même diagnostic que Guillaume Peltier mais qu'il n'arrivait pas à la même conclusion en ce qui concerne son vote. «On dit exactement la même chose. Je pense qu'on aura un vote convergent sur le pour ou l'abstention, mais nous verrons, ce sera un débat que nous aurons au sein du groupe», a-t-il ajouté, estimant que la position du groupe devrait être «décidée de manière très majoritaire».

Sur RTL enfin, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, a lui aussi fait savoir qu'il soutenait la réforme, qu'il juge «nécessaire» car il faut s'attaquer à la «dégradation de la qualité du service», précisant qu'il la voterait.

https://francais.rt.com/france/49441-reforme-sncf-front-national-republicains-jouent-pas-opposition

APPEL 1 MAI

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« Nation, bullshit et Novitchok à l’ère totalitaire »

TRIBUNE LIBRE /

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(billet d’humeur)

TL NATION EUROPEENNE


par Bruno Adrie

Je relevais dans un billet récent la tentative de récupération du massacre de Carcassonne par un ministre de l’Éducation soucieux d’en tirer des leçons pour définir la citoyenneté au XXIème siècle. Voulant évidemment faire taire les contestations de tout bord, sacrifiant au sacro-saint consensus prôné par la doctrine de la bonne gouvernance, cherchant à excommunier les voix dissidentes qui fleurissent aujourd’hui dans un contexte de mensonge gueulard et grandissant, le ministre moralisateur était monté en chaire pour affirmer que la nation est « un ensemble qui nous dépasse ».

 

 

Mais qu’est-ce que la nation, vue depuis les hauteurs dorées et moquettées des ministères, depuis le clair-obscur des conseils d’administration des banques et depuis les rédactions des papelards chiffonnés qui les servent avec empressement?

La nation, c’est une vessie informe crevée de toutes parts par les seringues de la propagande. Elle est posée là, dégonflée, sans protection au milieu d’un pays sans monnaie, sans frontière, sans armée – l’OTAN veille au grain et l’ex-chef d’état-major bourru de nos armées est aujourd’hui officiellement américain – et elle n’a pas de politique économique hormis celle imposée par la technostructure européenne qui est le déguisement commode choisi par un totalitarisme que beaucoup ont cru vaincu et n’ont pas vu perdurer sous sa forme nouvelle.

 

 

Il faut avoir à l’esprit que lorsque nos ministres lardés de grimaces et emballés d’arrogance évoquent la nation, ils ne croient pas un instant à leur bullshit – merci M. Wauquiez pour votre enfantine sincérité ! –, car la nation n’est pour eux qu’une idée, un mot creux encore plein des échos tournoyants d’un passé révolu, un Novitchok destiné à paralyser les systèmes nerveux. Elle est l’ultime représentation capable d’entretenir l’illusion politique en France, une illusion d’optique nécessaire pour pouvoir prolonger le règne de l’Argent et de ses agents sur un système électoral truffé de pièges et de malédictions.

Ces gens sont le principal ennemi de notre Civilisation, le principal obstacle à notre survie et constituent sans doute la maladie, l’épidémie, la nouvelle peste noire choisie par la providence pour mettre fin à notre Histoire.

Bruno Adrie

http://www.librairie-tropiques.fr/2018/04/nation-bullshit-et-novitchok.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Grèce : Le démantèlement méthodique et tragique des institutions de santé publique

Et dire que l'on trouve encore des idolâtres de l'UE !
Mais ces idolâtres, par stupidité, inconscience, paresse intellectuelle ou manque d'empathie
sont quelque part responsables de la situation en Grèce.
Et quand des enfants meurent de faim ou de maladie
et que nous ne faisons rien pour arrêter les vautours qui pillent leur pays, nous sommes quoi ?

DS GRECE SANTE

Grèce : Le démantèlement méthodique et tragique des institutions de santé publique

12 mars par Noëlle Burgi, Membre du CNRS, CESSP
CADTM = COMITE POUR L'ABOLITION DES DETTES ILLÉGITIMES

Le système national de santé grec a été démantelé par l'application d'un ensemble de mesures imposées depuis 2010 par les créanciers de la Grèce dans les secteurs de santé primaire, secondaire et pharmaceutique. Ce texte présente une analyse critique des principales mesures de compression budgétaire mises en place dans ces secteurs et introduit un débat sur des initiatives communautaires censées renforcer certains déterminants sociaux de la santé (indemnités de chômage, assurance maladie, revenu minimum garanti). Il apparaît que les politiques mémorandaires ont manqué le but d'efficience et d'efficacité affiché, mais peut-être pas le projet implicite de construire un « nouveau modèle social européen » réduit à quelques prestations tout juste suffisantes à la survie des dépossédés. En s'appuyant sur de nombreux travaux scientifiques, des entretiens en Grèce auprès de militants et dans des établissements de soin et une enquête en cours dans des quartiers ouvriers du Pirée, l'article conclut à l'épuisement – passager ? – des forces luttant pour la survie des droits sociaux démocratiques.

Sept ans après la mise en œuvre des memoranda, la Grèce se trouve dans une situation bien pire qu'en 2010


Introduction de l'article écrite par les Moutons Enragés :
"Nous avons toujours pensé, que la Grèce servait de laboratoire et que, si ça marchait pour les grecs, ça pourrait s'appliquer à d'autres. Les exigences de la troïka BCE/FMI/Commission Européenne, censées superviser les plans de sauvetage et ses implications dans les États membres de l'Union européenne, ont détruit le système de santé grec, au point où les médicaments de premières urgences pour les grands malades, diabétiques, cancéreux etc.. sont difficilement, voire plus du tout accessibles. Avec 200 euros par mois, qui peut payer 50% du prix de certains médicaments ?..."

 

La Tourmente grecque » : mortalité infantile + 43 %

31 juil. 2015 - Le taux de mortalité infantile a progressé en Grèce, depuis le début de la crise, de 43 %. C'est à ce taux que l'on reconnaît le niveau de développement d'un pays. La Tourmente grecque, film de Philippe Menut, rappelle cette triste réalité, et bien d'autres, qui montrent que la Grèce sert de "cobaye" aux aux spéculateurs.
"Le budget de l'éducation nationale s'est effondré. Plus de 1000 écoles primaires et secondaires ont été fermées. Des enfants s'évanouissent à l'école à cause de la faim."

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La Chambre d'agriculture de Corrèze monte au créneau contre le loup

Ils ont raison !!!
Il n'est pas possible d'avoir des prédateurs supplémentaires !!!
Mais personnellement, je ne pensais pas aux loups !

Les loups ont leur place sur cette planète et les moyens pour protéger les troupeaux existent !
Et ce qui est incompréhensible c'est que les animaux tués sont largement indemnisés par l'Etat
et que la très très grande majorité des animaux tués le sont par des chiens errants et non par des loups !
Mais l'homme dont l'égo est plus surdimensionné que son cerveau ne veut pas s'insérer dans la Nature,
il veut tout simplement la dominer, mais la dominer c'est l'anéantir et c'est ruiner l'avenir de l'Homme !
Y'a plus d'humanité dans le regard d'un loup que dans celui des adhérents de la FNSEA !  S.R.


ACT CORREZE LOUP

Les élus de la Chambre d'agriculture de la Corrèze ont validé unanimement, ce mardi, une cellule de veille anti-loup, pour faire le pendant à la cellule de veille créée par le préfet.

La Corrèze possède désormais deux cellules qui guettent l'arrivée du loup dans le département, mais elles n'ont pas tout à fait les mêmes objectifs. A la cellule veille loup mise en place par le préfet voilà quelques semaines, la Chambre d'agriculture a répondu mardi par la création d'une cellule de veille anti-loup.

La Chambre d’agriculture et la FDSEA ont refusé de participer à la cellule préfectorale, la jugeant, sans le dire tout à fait ouvertement, pro-loup.

« On ne veut pas d’un prédateur supplémentaire. On ne pourra plus s’en défaire quand on l’aura » prévoit Tony Cornelissen. Sa cellule à lui sera chargée « de mettre en œuvre tous les moyens possibles pour empêcher que le loup n’arrive en Corrèze ».

Un « tous les moyens » que l’un des élus de la chambre, Mathieu Jimenez, traduit ainsi : « s’il y en a un qui traîne vers la forêt, vous n’en entendrez pas parler, on a ce qu’il faut… » L’idée des opposants est que, résume le même Mathieu Jimenez, « si l’on éradique les loups solitaires, ils ne reviendront pas ».

Pour le préfet Bertrand Gaume, au sein de l'officielle cellule de veille loup, il ne s'agit pas "d'être contre, ou d'être en faveur du loup, mais de donner toutes les armes juridiques". Le préfet a notamment rappelé que les indemnisations, qui existent pour les cheptels ovins, ne sont pas prévus pour les bovins.

Quand à interdire l'entrée du département au loup, le préfet déclare forfait : "je ne sais pas réaliser l’interdiction d’un phénomène de migration de la faune." D'autant qu'il est interdit de chasser le loup.

Jean-Loup Mercier

https://www.lamontagne.fr/tulle/environnement/correze/2018/04/04/la-chambre-d-agriculture-de-correze-monte-au-creneau-contre-le-loup_12798425.html

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[Vidéo] « L’OTAN est en perdition stratégique » : Berruyer décrypte le projet de Schengen militaire de l’UE

L’auteur du blog Les Crises analyse pour RT France le projet de Bruxelles de mettre en place un Schengen militaire, pour se plier aux exigences de l’OTAN. Avec en ligne de mire encore et toujours la Russie, ce qui est selon lui dénué de rationalité.

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«On fait comme s’il y avait toujours l’URSS face à une petite Europe, alors que l’OTAN c’est un milliard de personnes, des budgets militaires phénoménaux, face aux 150 millions de Russes» : Olivier Berruyer, directeur de l’Observatoire de la déontologie et de l’information et fondateur du blog Les Crises, analyse pour RT France la politique de l’Alliance transatlantique, qu’il estime «en perdition stratégique»

L’économiste estime que l’OTAN cherche à s’inventer un ennemi dans le seul but de justifier sa propre existence, et pour satisfaire aux exigences du complexe militaro-industriel. Selon lui, les craintes envers Moscou n’ont simplement pas de rationalité : «Comment imaginer que demain la Russie va attaquer, quoi, la Pologne, puis l’Allemagne, puis ils vont venir chez nous ? C’est extrêmement surprenant.»

Revenant sur le projet de Schengen militaire avancé par l’Union européenne, Olivier Berruyer juge la «soumission» du bloc européen à l’Alliance transatlantique «extrêmement étonnante». «Ca fait 70 ans qu’on nous dit que c’est l’Europe puissance et on n’est pas capable de se défendre tout seuls, il faut demander aux Américains qui sont un tiers de moins que nous», fait-il ainsi remarquer.

Source : Russia Today France, Olivier Berruyer, 31-03-2018

https://www.les-crises.fr/video-l-otan-est-en-perdition-strategique-berruyer-decrypte-le-projet-de-schengen-militaire-de-l-ue/

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Rien d'étonnant pour nous dans la soumission de l'UE à l'OTAN. Il suffit de lire les traités, et notamment l'article 42 du TUE...   P.G.

 

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La nouvelle campagne de Russie. Les USA, l’UE et l’OTAN veulent la guerre !

TRIBUNE LIBRE /

TL US UE RUSSIE OTAN

La nouvelle Campagne de par Manlio Dinucci

“Poutine va utiliser le Mondial de foot comme Hitler a utilisé les Jeux Olympiques de 1936, c’est-à-dire pour dissimuler le régime brutal, corrompu, dont il est responsable” : cette déclaration officielle du ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson montre à quel niveau est arrivée la campagne de propagande contre la Russie.

Dans une vignette du journal britannique The Guardian, calquée sur une affiche nazie des années Quarante, la Russie est représentée comme une gigantesque araignée, avec la tête de Poutine, qui agrippe le monde.

C’est la Russie accusée d’avoir empoisonné en Angleterre un de ses ex officiers, arrêté pour espionnage il y a 12 ans et libéré il y a 8 ans (donc n’étant plus en possession d’informations sensibles), qui utilise pour l’empoisonner, lui et sa fille, l’agent neurotoxique Novichok de production soviétique (afin de laisser volontairement l’empreinte de Moscou sur le lieu du crime).

La Russie accusée de pénétrer avec une exceptionnelle habileté dans les réseaux informatiques, en manipulant même les élections présidentielles aux Etats-Unis (“un acte de guerre” comme l’a défini John Bolton, nouveau conseiller pour la sécurité nationale).

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Accusée maintenant officiellement par le Département d’état étasunien pour la sécurité de la patrie et par le Fbi de se préparer à saboter avec ses hackers les centrales électriques, y compris nucléaires, les sites hydriques et les aéroports aux Etats-Unis et en , afin de paralyser des pays entiers.

   Ainsi fabrique-t-on l’image d’un ennemi de plus en plus agressif, dont il faut se défendre.

Dans une conférence de presse avec Johnson, le secrétaire général de l’ Stoltenberg accuse la Russie de la “première utilisation d’un agent neurotoxique sur le territoire de l’Alliance”, c’est-à-dire d’un véritable acte de guerre ; de “miner nos institutions démocratiques”, c’est-à-dire de conduire une action subversive à l’intérieur des démocraties occidentales ; de “violer l’intégrité territoriale de l’Ukraine”, c’est-à-dire d’avoir commencé l’invasion de l’Europe. Face au “comportement irresponsable de la Russie”, annonce Stoltenberg, “l’ est en train de répondre”.

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Ainsi prépare-t-on l’opinion publique à un renforcement ultérieur de la machine de guerre de l’Alliance sous commandement , comprenant le déploiement des nouvelles bombes nucléaires B61-12 et probablement aussi de nouveaux missiles nucléaires étasuniens en Europe.

Un objectif prioritaire de la Stratégie de défense nationale des Etats-Unis, annonce le Pentagone, est d’”améliorer la rapidité et la létalité des forces USA en Europe. A cette fin ont été alloués 6,5 milliards de dollars dans l’année fiscale 2019, portant à 16,5 milliards le total du quinquennat 2015-2019.

Cette attribution ne constitue qu’une partie du total de l’opération Atlantic Resolve, lancée en 2014 pour “montrer l’engagement USA pour la sécurité des alliés européens”. Engagement démontré par le transfert continu de forces terrestres, aériennes et navales depuis les Etats-Unis en Europe orientale, où elles sont accompagnées par celles des plus grands alliés européens, Italie comprise.

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En même temps l’Otan monte en puissance avec un nouveau Commandement conjoint pour l’Atlantique, inventant le scénario de sous-marins russes prêts à couler les navires marchands sur les voies transatlantiques, et avec un nouveau Commandement logistique, inventant le scénario d’une Otan obligée de déplacer rapidement ses forces à l’est pour faire face à une agression russe.

Ainsi essaie-t-on de justifier l’escalade USA/OTAN contre la Russie, en sous-évaluant sa capacité à réagir quand elle est dans les cordes. Johnson, qui compare Poutine à Hitler, devrait se rappeler comment finirent les armées de Hitler quand elles envahirent la Russie.

Edition de mardi 27 mars 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/la-nuova-campagna-di-russia/
Traduit de l’italien par M-A P.
https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/la-nouvelle-campagne-de-russie-les-usa-ue-otan-veulent-la-guerre/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)