lundi 2 avril 2018

ENTRETIEN N°60 – Manifestation du 22 mars – Attentat dans l’Aude – Marche blanche – Skripal – Mickey – Rats à Paris –...

Cet entretien d’actualité n° 60 a été enregistré le jeudi 29 mars 2018.

EM FREXIT 5

01:01 Comment se sont déroulées les manifestations du 22 mars ?
04:39 Hommage aux victimes de l’attentat dans l’Aude.
15:38 Retour sur la marche blanche en hommage à Mireille Knoll
27:10 Qu’avez-vous à dire sur la dégradation des relations entre les pays occidentaux et la Russie ?
39:32 Rencontre entre Kim Jong-un et Xi Jinping
43:13 Des euros à l’effigie de Mickey par la Monnaie de paris
47:20 Invasion de rats à Paris
50:36 L’UPR sera présente aux élections territoriales de Polynésie française
55:14 Appel à manifester le premier mai avec l’UPR et François Asselineau !

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Intervenant : François Asselineau président de l’UPR.
Voix hors champ : Benjamin
Animations graphiques : @PierreDuNet
Miniatures et images : Thomas Miguel
Prospection de contenu : @LaBeche
Technique et montage : Fabien Sémat

https://www.upr.fr/actualite/entretien-n60-manifestation-attentat-marche-blanche-skripal-mickey-rats-a-paris-polynesie-1er-mai

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Pourquoi Paris est impliqué dans l’enquête sur Skripal? Moscou pose 14 questions à Londres

Le ministère russe des Affaires étrangères a dressé une liste de 14 questions concernant l’affaire Skripal dont certaines visent à savoir pourquoi les autorités britanniques ont décidé d’associer la France à l’enquête.

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La diplomatie russe a publié sur son site une liste de 14 questions que Moscou a adressée à Londres en lien avec l’empoisonnement de Sergueï Skripal et sa fille à Salisbury.

1. Pourquoi la Russie se voit-elle refuser le droit d'accès consulaire à deux citoyens russes qui ont été blessés sur le territoire britannique?

2. Quels antidotes spécifiques et sous quelle forme ont-ils été administrés aux victimes? Comment ces antidotes se sont-ils retrouvés en la possession des médecins britanniques sur les lieux?

3. Pour quels motifs la France a été associée à la coopération technique dans l'enquête sur l'incident dans lequel des citoyens russes ont été blessés?

4. Le Royaume-Uni a-t-il informé l'OIAC [l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, ndlr] de l'implication de la France dans l'enquête sur Salisbury?

5. Qu'est-ce que la France a à voir dans l'incident avec deux citoyens russes au Royaume-Uni?

6. Quelles règles de la législation procédurale du Royaume-Uni permettent d'associer un État étranger à une enquête interne?

7. Quelles preuves ont été transmises à la France pour qu'elle étudie et mène sa propre enquête?

8. Des spécialistes français ont-ils participé à l'échantillonnage du matériel biologique de Sergeï Skripal et d’Ioulia Skripal?

9. Des spécialistes français ont-ils étudié des échantillons du matériel biologique de Sergeï Skripal et d’Ioulia Skripal, et dans quels laboratoires ces études ont été menées?

10. Le Royaume-Uni dispose-t-il des éléments de l’enquête française?

11. Les résultats de l'enquête française ont-ils été transmis au secrétariat technique de l'OIAC?

12. Sur la base de quels signes «l'origine russe» de la substance utilisée à Salisbury a été établie?

13. Le Royaume-Uni dispose-t-il d'échantillons de contrôle de l'agent de guerre chimique que les représentants britanniques appellent le Novitchok?

14. Le Royaume-Uni a-t-il développé des échantillons de l'agent de guerre toxique de type Novitchok (selon une terminologie britannique) ou ses analogues?

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Le 4 mars dernier, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

Par la suite, 18 pays de l'UE ainsi que les États-Unis, le Canada, la Norvège, l'Ukraine, l'Albanie, le Monténégro et la Moldavie ont annoncé leur décision d'expulser des diplomates russes dans le cadre de l'affaire Skripal. Le plus grand nombre de Russes a été expulsé des États-Unis, soit 48 diplomates et 12 employés de la mission russe auprès de l'Onu. Washington a par ailleurs ordonné la fermeture du consulat général russe à Seattle. Le nombre de diplomates expulsés dans le cadre de l'affaire Skripal avoisine désormais les 151 personnes du côté occidental et plus de 300 au total des deux côtés.

https://fr.sputniknews.com/international/201803311035742720-londres-skripal-paris-moscou/

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Oui, quel est l'intérêt de la finance, qui a pris le pouvoir en France‌, dans cette affaire ? Cela aurait-il un lien avec le Brexit et le Frexit ?

Commentaire du site SOTT : "Nous avons beaucoup à apprendre des Russes dans cette saga du Skripal. La Russie nous enseigne à réagir avec retenue devant des gens qui semblent avoir perdu leur bon sens. Elle nous montre comment être diplomate avec des menteurs et hypocrites. Elle nous fait une leçon de perspicacité, de bonne éducation, de savoir faire face à des politiciens qui ont perdu leur tête et qui risquent de mettre à feu et à sang cette planète terre."   S.R.

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SNCF et services publics de réseau : les arguments contre la « dérégulation »

TRIBUNE LIBRE / Jean Gadrey

(...)

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I) Les services publics de réseau comme éléments de cohésion sociale et territoriale

On peut réfléchir à cet argument, essentiel en partant de l'exemple de La Poste-courrier, que je connais mieux pour y avoir réalisé des enquêtes de terrain pendant des années (il y a quinze ans et plus…), mais vous n’aurez aucun mal à réaliser le même exercice pour le transport ferroviaire, l’énergie et d’autres.

La Poste (courrier) est une organisation appartenant au secteur marchand, fonctionnant désormais dans un champ totalement ouvert à la concurrence, mais soumise à des missions ou obligations de service public : elle est obligée de lever, de transporter et de distribuer le courrier tous les jours sur tout le territoire national, sans supplément de prix pour les usagers de zones rurales retirées. Elle est obligée (dans le cadre de contrats passés avec les pouvoirs publics) de maintenir des bureaux (ou des structures plus légères) et des points de collecte dans des territoires où cette activité n’est pas « rentable ».

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Ces obligations correspondent à une vision de la société selon laquelle les prestations de base de certains services de réseau font partie de besoins fondamentaux. Ne pas rece­voir le courrier ou ne pas pouvoir en envoyer dans des conditions acceptables, ne pas recevoir l’eau pota­ble, ne pas pouvoir se raccorder à un réseau téléphonique (et donc ne pas pouvoir appeler le médecin ou les pompiers en cas d’urgence), ne pas recevoir l’électricité, ne pas avoir de "transports en commun" accessibles à un prix abordable, sont des indices d’une citoyenneté de seconde zone. Il faut refuser une société divisée entre ceux qui sont connectés aux réseaux de la vie quotidienne et ceux qui ne le sont pas. Tel est l'argument principal des défenseurs des missions de service public. La mise en concurrence peut-elle préserver de tels droits ?

II) La concurrence, fût-elle régulée, n’est pas la solution

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Voici quatre arguments.

A. La concurrence ne stimule pas forcément les performances économiques, et elle conduit TOUJOURS à la dégradation des missions de service public.

Cet argument est fondé sur des analyses d'Albert Hirschman, une référence majeure dans les sciences sociales et politiques. Le monopole public est souvent accusé de laisser la qualité se dégrader sans prendre les mesures nécessaires, alors que la concurrence inciterait à veiller à la qualité, faute de quoi les clients pratiqueraient l'"exit". Or, explique Hirschman, c'est loin d’être vrai. D'abord, la capacité d'un monopole public à veiller à la qualité dépend du fait que les clients ou usagers puissent se faire entendre (la « voice » chez Hirschman) et exercer des pressions efficaces, via divers canaux (associations, médiations politiques, démocratie interne…). Ensuite, l'"exit", c'est-à-dire la concurrence, ne résout pas tout. La possibilité de faire défection à l’organisation défail­lante pour « aller à la concurrence » peut conduire en effet à accentuer le dualisme social dans l’accès à certains services fondamentaux : pendant que les usagers aisés se tournent vers des services privés lucratifs et coûteux, ce qui reste de service public « universel » se dégrade et tend à passer du statut de service public vraiment universel à celui de service minimal des pauvres. Hirschman applique en particulier ce raisonnement aux écoles améri­caines, mais cela peut concerner aussi la santé, les services postaux, les transports, et bien d’autres services fondamentaux.

B. La nouvelle régulation ne règle pas tout ce qui devrait l'être.

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Selon les avocats de la concurrence, on peut éviter les dangers précédents en confiant à de nouvelles "autorités de régulation" le soin de veiller à ce que le "service universel" reste fourni. Or, cela ne va pas de soi. Que peut-il se passer si un service public est contraint d’autoriser de nouveaux entrants à lui faire concurrence sur certains segments profitables ? Peut-on préserver ses missions d'intérêt général ?

La réponse est négative si aucune régulation publique n'est prévue. Les entrants viendront « écrémer » le marché en se positionnant sur les segments rentables, ils feront baisser les prix sur ces segments, au moins au début, ce qui réduira les recettes à partir desquelles le « monopole histori­que » pouvait financer ses activités non rentables : ces dernières devront disparaître.

Mais le marché peut aussi être régulé pour maintenir la production de ces biens collectifs. C’est ce qu’on appelle en Europe des « obligations de service univer­sel ». On peut par exemple imposer à tout opérateur intervenant sur les segments rentables de verser une contribution à un fonds reversé à « l’opérateur historique » qui continuera à assumer la charge des obligations non rentables. Ou d’autres solutions.

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Tout cela est possible sur le papier, mais très flou en pratique. En effet, pour pouvoir concilier la concurrence privée et les missions d'intérêt général sur la base de contrats, il faut supposer que ces missions peuvent être définies avec clarté et correspondre à une vision partagée de l'intérêt général, il faut des informations fiables sur les coûts du service universel, sur les marges bénéficiaires, etc., autant de choses qui se prêtent à des manipulations et à la rétention d'information. On sait, depuis l’énorme scandale ENRON en 2001, que ces manipulations peuvent aller bien plus loin que dans le contrôle des entreprises publiques, parce que des intérêts privés gigantesques sont en jeu, parce que la transparence des comptes n'est pas une tradition des entreprises privées, et parce que la concurrence s'accompagne du secret dans divers domaines. D’ailleurs, quand on examine les travaux des économistes qui ont évalué le coût du service universel, il apparaît que leurs évaluations divergent fortement. Le prix de l'intérêt général se prête mal au calcul économique.

C. La dérégulation, c'est le fait que la rente de monopole public se transforme en bénéfices captés par les actionnaires, et non par l'État ou par les salariés. Il n'est pas évident que cela soit préférable…

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Dans le cas emblématique du rail britannique, après la privatisation de 1994, l'action du groupe privé Railtrack (à qui on avait réservé le monopole des infrastructures) a progressé de 300% entre 1996 et 1998, pendant que la plupart des acquis des cheminots ont été rognés ou supprimés, avec une nette détérioration des conditions de travail et d'emploi, illustrée par Ken Loach dans son film The Navigator. En mai 2001, Railtrack battait des records d'indécence en annonçant, simultanément, une perte de 700 millions d'euros, le versement de plus de 200 millions d'euros de dividendes aux actionnaires, et une demande envers l'État d'une rallonge budgétaire de 3 milliards d'euros, faute de quoi il ne pourrait effectuer les investissements nécessaires au réseau… On verra dans le billet suivant ce qu’il en a coûté aux contribuables britanniques.

D. La désintégration qui accompagne la dérégulation est économiquement contre-productive.

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Henri Guaino, par ailleurs ancien administrateur d'EDF, estimait dans une tribune publiée par Le Monde le 8 février 2002, que, dans le cas d'EDF et de GDF, la séparation des infrastructures et du transport avait été une "absurdité économique et technique". Considérant que la bataille contre la privatisation serait perdue, Henri Guaino en appelait à se battre, au moins, contre le démantèlement, une stratégie poussée à la fois par le libéralisme ambiant et par la "mode managériale de l'entreprise éclatée", divisée en "centres de profits" ou filiales se vendant des prestations en faisant fonctionner la concurrence interne et externe, au détriment de la coopération et de la complémentarité internes. Il allait jusqu’à écrire : "Fallait-il engager la dissociation d'EDF et de GDF, liées depuis plus d'un demi-siècle par un même statut de leurs agents et par une distribution commune, quand les synergies ne sont jamais apparues techniquement plus grandes ?".

On peut se poser aujourd’hui des questions semblables avec la SNCF, dont le démantèlement a commencé il y a vingt ans (en 1997, sous un gouvernement de gauche) alors que rien ne justifiait cette précipitation. Je ne développe pas, car Martine Orange a bien posé le problème dans son article de Médiapart « La SNCF désarticulée depuis vingt ans au nom de la concurrence » (22 mars).

III) L'accomplissement des missions d'intérêt général n’est pas qu’un problème de régulation. Il repose sur des valeurs que l'introduction de la concurrence met à mal.

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Reprenons le cas de La Poste. Au-delà de ses missions de contribution à la cohésion sociale sous l'angle de la desserte géographique, le service postal est un service de proximité qui, dans le cadre de ses bureaux et guichets, accueille « le public », tous les publics. La qualité de cet accueil est diverse et parfois problématique, les politiques d’austérité n’ont rien arrangé, mais quelque chose d’important s’y déroule, qui a trait à nouveau au lien social : les agents au guichet consacrent une partie non négligeable de leur temps (nous l'avions estimée à 10 % au moins) à aider des personnes ayant des difficultés diverses : illettrisme ou difficultés de compréhension des procédures, pauvreté, isolement…. Ils le font (ou ils le faisaient) dans des conditions qui correspondent à un « état d’esprit de service public » observable sur le terrain mais de moins en moins toléré par la hiérarchie.

Ce second niveau de contribution à la cohésion sociale, contrairement au premier (l'aménagement du territoire), ne figure pas dans des contrats. Il correspond à des comportements et valeurs de service public. Les agents considèrent par exemple, dans leur majorité, qu’il peut être légitime de consacrer autant ou plus de temps à des « usagers » en difficulté, aux marges de l’exclusion sociale, qu’aux « clients » rentables. Ce qui entre en contradiction flagrante avec les impératifs normaux de rentabilité d’une entreprise capitaliste et avec sa logique de « démarche commerciale ». On ne voit pas comment intégrer ces contributions à la cohésion sociale dans une régulation visant à pré­server la « marge » de comportements altruistes qui les fonde. Dans le nouveau contexte dérégulé, ces comportements devront disparaître ou devenir marginaux. C'est d'ailleurs ce qui est en train de se produire graduellement.

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D’autant que l'orientation commerciale, qui pousse les agents à faire du chiffre, à "placer" des produits, et si possible les plus chers, ne va pas dans ce sens. L'un des impacts de la mise en concurrence est le fait que les entreprises, les établissements, et les salariés, tendent à être évalués sur leurs performances commerciales. Il n'est pas possible de concilier ces incitations nouvelles avec une identité professionnelle qui reste souvent, trop souvent aux yeux des managers « modernistes », attachée aux valeurs de service public. Une identité qui souffre, depuis des années, et qui fait pourtant partie du meilleur du service public comme bien commun.

https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2018/03/25/sncf-et-services-publics-de-reseau-4-les-arguments-contre-la-deregulation

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SNCF : le rapport Spinetta dézingue Philippe

Le gouvernement a réussi un double tour de force. D’abord, nous convaincre que la situation de la SNCF est catastrophique, alors que ce n’est pas le cas. Ensuite, nous expliquer que tout est de la faute des cheminots, quand les problèmes viennent surtout du « tout TGV ».

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« Ce qui est dangereux pour la SNCF, ce qui est inacceptable pour les Françaises et les Français, c’est le statu quo. C’est lui qui est dangereux. » Edouard Philippe a été clair : c’est notre système qu’il faut revoir, à commencer par le statut des cheminots, cet ensemble de droits qui les empêche d’être flexibles, cet impératif tellement macronien. Et puis la SNCF coûte cher, et les déficits, il n’aime pas ça, Philippe.

Pour convaincre, le gouvernement s’appuie sur le rapport sur L’avenir du Transport ferroviaire de Jean-Cyril Spinetta, qui a occupé des fonctions de direction chez Air France, AREVA, Alcatel, Saint-Gobain et Engie, toutes entreprises de service public bien connues. Certes, dans son rapport, Spinetta fait de la concurrence toujours et partout la dernière conquête en date de l’humanité.

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Mais sa lecture réserve quelques jolies surprises. En effet, si on est priés de tout casser, c’est après avoir montré que le train français ne marche pas si mal, et qu’il coûte nettement moins cher que les systèmes ferroviaires de pays voisins. Ainsi, le prix moyen pour le passager serait en France de 8 euros pour 100 kilomètres, contre 30 euros au Danemark et en Suisse. Est-ce que l’on aurait pu s’arrêter un instant sur cet écart vertigineux en notre faveur ?

Par ailleurs, le rapport indique que le niveau de satisfaction des Français à l’égard du train « est au-dessus de la moyenne européenne ». Un constat franchement surprenant au regard de la dégradation de la qualité de service, avec l’accumulation de retards (un train sur dix a plus de 5 minutes de retard) et les trains bondés ou annulés, mais comme l’enquête a été effectuée par la Commission européenne, on la croit.

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Et surtout, le rapport Spinetta rappelle cette évidence qui change tout : « Dans tous les pays européens, le transport ferroviaire est financé en grande partie par des subventions », qui dépassent partout 40 % du coût total. Le rapport dénonce d’ailleurs le « sous-investissement massif » de l’Etat dans le réseau ferroviaire français, en raison de la priorité donnée au TGV. Donc la dette, ce n’est pas la faute de la SNCF, mais de l’Etat. Ce qui change tout, non ?

En effet, aucune activité de transport ferroviaire ne peut être rentable si elle doit financer les infrastructures, bien trop chères. Or il faut un réseau ferroviaire dense et de qualité pour désenclaver les régions isolées, et, évidemment, limiter la pollution (un voyageur en TGV émet 50 fois moins de CO2 qu’en voiture).

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Mais tout cela ne coûterait-il pas trop cher au contribuable ? Selon Gerald Darmanin, qui aime les galipettes comptables, la SNCF coûterait chaque année 340 euros à chaque Français adulte. C’est très malin de se faire peur de la sorte. Allons-y : l’éducation nationale nous coûte 1 000 euros par an, l’armée 700 euros… Au secours !

Oui mais après, leurs services sont gratuits, non ? Et puis ma boulangère me coûte 600 euros par an pour une baguette par jour et deux croissants le dimanche, est-ce un scandale ? Et en plus, Darmanin ment. Car selon le rapport Spinetta, le coût pour le contribuable n’est que de 200 euros, à supposer même que ce chiffre ait un sens.

Dernier fait rigolo : selon le « Railway Performance Index » du BCG, qui mesure la qualité globale des systèmes ferroviaires, la France se classe 4ème, au même niveau que l’Allemagne et la Suède, et devance les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique, l’Espagne et l’Italie, et bien sûr le Royaume-Uni, qui sont, on le sait, des pays sous-développés…

Comment oser proclamer après ça, comme le fait Edouard Philippe, que « la situation est alarmante, pour ne pas dire intenable » ? Sa stratégie est classique. 1. Dresser un tableau apocalyptique du service rendu. 2. Faire flipper tout le monde avec la « dette ». 3. Invoquer « l’urgence » comme si tout allait s’effondrer demain faute de « réforme ».

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Et la solution à tous nos maux : précariser les futurs cheminots sur l’autel de la réforme, histoire de paraître « moderne » et « équitable ». Alors que rien dans le rapport Spinetta ne montre que leur sacrifice résoudra tous les problèmes.

Jacques Littauer

https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2018/03/23/sncf-quand-le-rapport-spinetta-contredit-la-propagande-mensongere-du-gouvernement

Brésil: le secteur de la viande face aux scandales sanitaires

Secoué par une nouvelle enquête ciblant des laboratoires accusés de masquer des salmonelles dans les produits du géant agroalimentaire BRF, le Brésil tente de redorer le blason de sa filière viande, un an après le scandale des viandes avariées.

ACT BRESIL SCANDALES VIANDE

Cible de l'opération "Trapaça" ("triche") menée début mars par la police fédérale brésilienne, le groupe BRF, premier exportateur mondial de volailles, est accusé d'avoir falsifié des analyses de qualité entre 2012 et 2015 pour masquer la présence de salmonelle dans ses produits.   Certains d'entre eux étaient destinés à des pays de l'Union européenne.   

"La salmonelle rencontrée dans les produits ne présente aucun risque pour la santé à partir du moment où la viande est cuite ou frite, mais sa présence est tout de même interdite par certains pays", admet le secrétaire d'Etat à l'Agriculture Luis Rangel lors d'un entretien avec l'AFP. Le ministère de l'Agriculture a suspendu les exportations des viandes de volaille de BRF vers l'Union européenne, et une délégation brésilienne s'est rendue la semaine dernière à Bruxelles pour défendre son secteur avicole.

Contrôles sanitaires renforcés

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Cette nouvelle enquête policière dans l'agroalimentaire brésilien s'inscrit dans la continuité de l'opération "Carne fraca" ("viande avariée") qui a mis à jour en mars 2017 un vaste réseau de corruption, impliquant des agents de services sanitaires ayant certifié conforme de la viande avariée.   Des dizaines de pays avaient alors temporairement suspendu leurs importations de viande bovine. Deuxième importateur mondial, la Chine avait demandé des éclaircissements, mais pas mis d'embargo. 

L'UE a renforcé ses inspections. Les Etats-Unis et la Russie ont fermé leurs portes au boeuf brésilien. Mais pour l'Association brésilienne des industries exportatrices de viande (ABIEC), "cela n'a rien à voir" avec le scandale: "Un abcès a été trouvé sur un lot de viande envoyé aux Etats-Unis. Dans le cas russe, le marché était déjà fermé avant l'opération pour des questions tarifaires", affirme l'ABIEC. Et les exportations brésiliennes de viande bovine ont augmenté de 9% en volume en 2017. Le pays reste le premier exportateur mondial de boeuf. Des quatre usines de transformation de viande fermées au moment du scandale, deux ont repris leurs activités et deux ont perdu leur licence.

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Le ministère de l'Agriculture affirme avoir renforcé les contrôles sur l'ensemble de la chaîne de production et "accéléré" la révision de la réglementation de la certification sanitaire, selon M. Rangel. "Nous avons réduit le nombre d'étapes et d'intermédiaires au sein du système de contrôle sanitaire des entrepôts frigorifiques pour supprimer les risques d'interférences politiques", précise-t-il.

Le ministère de l'Agriculture a créé une certification de "compartimentation". Un concept recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui revient à isoler les différentes unités de production grâce à de hauts niveaux de biosécurité, afin de ne pas suspendre toutes les exportations en cas de problème. Dans ce cadre, deux entreprises avicoles ont reçu le 14 mars, les premières certifications émises.

Rapport européen en avril

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L'opération "Trapaça" arrive d'autant plus mal qu'elle s'ajoute aux craintes des éleveurs français et européens au sujet de l'accord de libre-échange en cours de négociation entre l'UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay), qui faciliterait l'exportation de viande sud-américaine vers l'Europe

Eleveurs et consommateurs européens craignent l'apparition de produits à la qualité douteuse. Ils dénoncent aussi l'alimentation du bétail avec des OGM, et l'utilisation d'antibiotiques comme activateurs de croissance"Notre usage des OGM et des antibiotiques se fait dans le respect des règles internationales", assure M. Rangel. "Nous suivons les recommandations de l'OMS de réduction des antibiotiques (...) Sur ce point, nous avons beaucoup appris de l'Union européenne et des États-Unis", ajoute-t-il.  

La pression de l'UE est "plus grande en raison des négociations", fait valoir Antônio Jorge Camardelli, président de l'ABIEC. "Mais le Brésil a toujours été transparent sur ses méthodes de production. Tout pays ayant un accord commercial avec nous peut inspecter nos installations", affirme-t-il. 

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Fin janvier, des inspecteurs européens ont mené un audit sur la filière volaille, dont le rapport est attendu en avril. Le précédent audit, en juin, avait constaté des manquements dans le contrôle des établissements brésiliens et le non-respect des normes sanitaires européennes. Autre point noir soulevé par les Européens, la traçabilité du bétail qui n'est pas obligatoire au Brésil, malgré l'existence d'un Système d'identification et de certification d'origine bovine (SISBOV).

Source AFP

http://www.pleinchamp.com/elevage/actualites/bresil-le-secteur-de-la-viande-face-aux-scandales-sanitaires

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LA GESTION COMMUNALE UPR AU QUOTIDIEN

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Alors, la preuve que la "méthode" UPR fonctionne !
La preuve que les petites communes rurales peuvent vivre !
Elles n'ont pas besoin de se noyer dans une masse informe et totalitaire 

=== LA GESTION COMMUNALE UPR AU QUOTIDIEN ===

ACT FRED MAIRE UPR



LE BRILLANT EXEMPLE DE FRÉD
https://vimeo.com/262368850


Frédéric Robert est le maire UPR de Monêtier-Allemont, village de 300 habitants dans les Hautes-Alpes (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mon%C3%AAtier-Allemont).

En quatre ans de mandat, il a transformé sa commune, très endettée, en une commune florissante et en plein renouveau.

Ardent défenseur de la ruralité, Frédéric Robert refuse la « métropolisation » et la disparition des petites communes et des départements, délibérément voulue par l'État sans l'accord et à l'insu des Français.

Grâce à son dynamisme contagieux et à sa proximité de ses administrés, le maire UPR de Monêtier-Allemont a multiplié les actions communales reposant sur le bénévolat, attiré de nouveaux commerces, réduit les dépenses inutiles, insufflé un nouvel élan au tissu associatif.

Depuis deux ans, la commune dégage des excédents de gestion, malgré la disparition de la dotation globale de fonctionnement versée par l'État !

En bon maire UPR soucieux des deniers publics, Frédéric met sagement de côté les excédents ainsi réalisés en prévision des investissements futurs. Car il se refuse à recourir aux prêts bancaires afin de ne pas grever les budgets ultérieurs par des frais financiers et afin de rendre sa commune indépendante des banques.

NON ! LA FRANCE N'EST PAS À VENDRE !

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L'an dernier, Frédéric Robert, s'était exprimé à la tribune de notre meeting géant organisé à Paris pour le 10e anniversaire de l'UPR le 25 mars 2017.

Au cours d'une intervention très remarquée et très applaudie, il s'était notamment écrié, devant les 6500 personnes présentes :
« Macron m'avait suggéré de vendre le patrimoine de la commune pour la désendetter ! Non ! La France n'est pas à vendre !»
https://www.youtube.com/watch?v=piAqL5XLbR8

Message d'un maire à E. Macron - Frédéric Robert clash - UPR - Fête des 10 ans - KO etPLS

frederic robert 1

https://www.youtube.com/watch?v=piAqL5XLbR8

Décidément, l'UPR, c'est bien l'anti-Macron. L'UPR, c'est l'esprit de résistance du peuple français face à la soumission des élites dirigeantes qui sont prêtes à brader la patrie de Jaurès, Clemenceau et de Gaulle pour un plat de lentilles.

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Source : entretien du 29 mars 2018 de Frédéric Robert sur la télévision locale « D!CI TV :
https://vimeo.com/262368850
 

Les Gens D!CI avec Frédéric Robert, maire de Monêtier-Allemont - DICI

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