dimanche 1 avril 2018

Mark Zuckerberg et la vie privée

Non, non, ce n'est pas une blague du 1er avril !!!!
Mais quand on connaît l'origine de facebook, on ne peut être surpris !!  S.R.

ACT FB ZUCKERBERG


 

« Respectez ma vie privée » demande Zuckerberg

Après une semaine de reportages intensifs, Mark Zuckerberg a demandé aux gens de respecter sa vie privée pendant cette période difficile.
Le PDG de Facebook, Zuckerberg, qui a été éclaboussé en première page et dans les actualités de la semaine dernière, a publié un communiqué de presse disant que l'utilisation de son nom pour vendre des journaux et recueillir des clics était une intrusion déraisonnable et qu'il espérait que son souhait d'être laissé en paix serait compris et respecté.


 

Pour le fondateur de Facebook, la protection de la vie privée n'est plus la norme

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/01/11/pour-le-fondateur-de-facebook-la-protection-de-la-vie-privee-n-est-plus-la-norme_1289944_651865.html
11 janv. 2010
Mark Zuckerberg estimait que la notion de "vie privée" n'a pas du tout le même sens pour les jeunes générations que pour leurs parents.

 

mark_zuckerberg_78957070

 

La vie privée, un concept qui n'existe que pour Zuckerberg

15 oct. 2013 -
Il y a quelques jours, Mark Zuckerberg s'est offert la tranquillité en acquérant les quatre villas avoisinant la sienne à Palo Alto (Californie) pour 30 millions de dollars (22,2 millions d'euros). Le multimilliardaire de 29 ans a procédé à un tel achat parce qu'il ne voulait pas
«que le promoteur construise une énorme maison et vende la propriété comme étant la voisine de celle de Mark Zuckerberg»
Ses détracteurs n'ont pas oublié l'entretien avec un journaliste de TechCrunch au cours duquel Zuckerberg s'était prononcé sur la fin de la vie privée.


Mark Zuckerberg, un homme face aux critiques - RFI

http://www.rfi.fr/emission/20180323-mark-zuckerberg-face-critiques
23 mars 2018
C'était une folle semaine pour Facebook et son jeune PDG Mark Zuckerberg. Pris dans le scandale du détournement de millions de données d'utilisateurs du réseau social par la société britannique Cambridge Analytica, le groupe a dégringolé en bourse. Le jeune PDG de 33 ans a été convoqué pour s'expliquer devant la justice et les pouvoirs publics aux Etats-Unis et en Europe.

Posté par UPR Creuse à 18:32 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

«Grande marche du retour» : 16 morts et au moins 1 400 blessés palestiniens

Des milliers de Palestiniens de la bande de Gaza ont afflué contre l’avis de Tsahal à la frontière avec Israël pour réclamer la restitution de leurs terres confisquées après 1948. 16 Palestiniens ont déjà été tués par les militaires Israéliens.

ACT GAZA MARCHE

Le ton était donné : les dirigeants militaires et politiques israéliens ont prévenu que l'armée n'hésiterait pas à donner à des tireurs d'élite l'ordre d'ouvrir le feu à balles réelles en cas de tentative d'infiltration de Gazaouis en territoire israélien lors du rassemblement de la marche du retour. «Nous ne permettrons ni les infiltrations en masse en Israël ni l'endommagement de la clôture», a prévenu le chef d’état-major israélien Gadi Eizenkot dans un entretien au au quotidien Yediot Aharonot. 100 tireurs d'élite israéliens ont été déployés.

Le ministère de la Santé dans l'enclave palestinienne a aussi annoncé que 16 Palestiniens avaient été éliminés par l'armée israélienne près de la frontière de Gaza. Les chiffres font redouter une véritable hécatombe.  

«Grande marche du retour» : 16 morts et au moins 1 400 blessés palestiniens (PHOTOS)© Mohammed Salem
Un Palestinien blessé est évacué pendant des heurts avec l'armée israélienne à la frontière, au cours du rassemblement pour la restitution des terres palestiniennes d'avant 1948, le 30 mars 2018.

Le ministère avait annoncé le matin que Mohammed Najjar, âgé de 25 ans, avait été mortellement touché à l'estomac à l'est de Jabaliya (nord). Avant même le début du rassemblement, le Palestinien Omar Samour, un jeune fermier de 27 ans avait été tué tôt dans la matinée par des tirs de l'artillerie israélienne, dans un champ proche de la frontière, près de Khan Younès. L’armée israélienne s’est justifiée en prétendant que deux hommes s'étaient approchés de la clôture et avaient commencé «à agir de façon suspecte». Le second fermier a été blessé.

1 400 autres Palestiniens ont été blessés par balles, selon un bilan provisoire du ministère de la Santé dans la bande de Gaza. 

«Grande marche du retour» : 16 morts et au moins 1 400 blessés palestiniens (PHOTOS)© Mohammed Salem Source: Reuters
Un Palestinien blessé est évacué pendant des heurts avec l'armée israélienne près de la frontière, le 30 mars 2018.

Une grande marche du retour pour commémorer l'exode palestinien

Les manifestants convergent en plusieurs points de rassemblement le long de la clôture longeant la frontière de Gaza avec Israël à l'occasion d'un mouvement de protestation, baptisé «la grande marche du retour» et qui doit durer six semaines, pour exiger le «droit au retour» des réfugiés palestiniens. Le premier jour de ce mouvement coïncide avec la «Journée de la terre», un hommage annuel rendu à six Arabes israéliens tués en 1976 lors de manifestations anti-expropriation contre la confiscation de terres par Israël.

Cette commémoration inaugure plusieurs semaines de mobilisation jusqu’au 15 mai, le lendemain de la date anniversaire de la déclaration d’indépendance d’Israël, jour appelé Nakba, «la catastrophe», chez les Palestiniens. Dans leur esprit, ces deux événements sont associés à leur fuite forcée et à la destruction de leurs villages d’origine.

La grande marche est organisée par le Hamas et d’autres groupements de jeunesses palestiniennes apolitiques et est annoncé comme festif et pacifique.

«Grande marche du retour» : 16 morts et au moins 1 400 blessés palestiniens (PHOTOS)© Mohammed Salem Source: Reuters
Les Palestiniens reçoivent de la nourriture durant La grande marche pour le retour, le 30 mars 2018.

Les Israéliens s’opposent fermement au droit au retour des Palestiniens dans leurs villages d’origine d’avant 1948. Tsahal a distribué des tracts sommant les habitants de Gaza ne pas participer au rassemblement et de rester au-delà de la zone tampon de 300 mètres derrière la frontière imposée par les Israéliens.

L'armée israélienne a imposé une zone militaire fermée autour de la bande de Gaza 

Le porte-parole de l'armée israélienne a confirmé que des milliers de Palestiniens participaient à des rassemblements à «six endroits» dans la bande de Gaza. «Ils font rouler des pneus enflammés et lancent des pierres vers la barrière de sécurité et les troupes israéliennes qui recourent à des moyens anti-émeutes et tirent en direction des principaux meneurs», a ajouté le porte-parole. «L'armée israélienne a imposé une zone militaire fermée autour de la bande de Gaza et toute activité dans ce secteur nécessite son autorisation», a déclaré ce porte-parole.

https://francais.rt.com/france/49314-marche-retour-plusieurs-morts--blesses-palestiniens

le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni en urgence le 30 mars au soir à la demande du Koweït, pour évoquer les violences dans la bande de Gaza (...)

Si les inquiétudes quant à une escalade de la violence ont été entendues par le Conseil, ce dernier n'est pourtant pas parvenu à se mettre d'accord sur une déclaration commune. L'absence de représentants israéliens à la réunion, qui coïncidait avec le début de la Pâque juive, a notamment été regrettée par le Royaume-Uni et les Etats-Unis

LOGO-ONU

«Il est vital que ce Conseil soit équilibré», a ainsi fait valoir le diplomate américain Walter Miller, estimant qu'il aurait fallu «trouver un arrangement pour que toutes les parties participent» à la réunion. «Nous sommes profondément attristés par les pertes humaines aujourd'hui», a-t-il cependant déploré, appelant toutes les parties à prendre des mesures pour réduire la possibilité de nouveaux affrontements.

Un risque d'escalade de la violence «réel»

Dans une déclaration diffusée à l'issue de la réunion, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a pour sa part adressé ses «pensées aux familles de victimes», avant d'appeler à «une enquête indépendante et transparente sur les incidents».

«Il y a une crainte que la situation puisse se détériorer dans les prochains jours», a mis en garde Taye-Brook Zerihoun, le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques, appelant à la retenue maximale. Un constat partagé devant le Conseil par le représentant français, qui s'est inquiété de la possibilité d'un «nouveau conflit dans la bande de Gaza», notant que le risque de l'escalade de la violence était «réel».

(...)

Selon les chiffres fournis par le ministère de la Santé dans la bande de Gaza, 16 personnes ont été tuées et 1 416 ont été blessées dans les affrontements. Dans un communiqué écrit avant la réunion du Conseil de sécurité, l'ambassadeur israélien aux Nations unies, Danny Danon, a accusé le Hamas de la violence. Le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a de son côté déclaré qu'il tenait Israël pour pleinement responsable de ces morts.

https://francais.rt.com/international/49329-affrontements-meurtriers-gaza-conseil-securite-onu-reunit-urgence

«Bravo à nos soldats» : Netanyahou aux militaires israéliens après les heurts meurtriers à Gaza

5abfd059488c7b7f1a8b4567

Le 31 mars, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est fendu d'un communiqué afin de féliciter l'armée israélienne, alors que de violents heurts avaient fait plusieurs morts la veille dans la bande de Gaza, où avait lieu la «Grande marche du retour». Le Premier ministre d'Israël a loué les mérites des soldats qui ont selon lui «protégé les frontières du pays».

«Israël agit avec fermeté et détermination pour protéger sa souveraineté et la sécurité de ses citoyens», a en outre commenté Benjamin Netanyahou, sans mentionner les 16 morts palestiniens et les centaines de blessés dont faisait état le ministère de la Santé dans la bande de Gaza.

https://francais.rt.com/international/49343-bravo-nos-soldats-netanyahou-militaires-israeliens-apres-heurts-meurtriers-gaza

Posté par UPR Creuse à 08:47 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

Pâques catholique et Pâque juive, des racines communes

Elles ont presque la même orthographe mais ne signifient pas tout à fait la même chose.

Les Pâques juives et chrétiennes sont célébrées à la même date en 2018. Zoom sur deux fêtes qui présentent des racines communes.

ACT PAQUES

Cette année, catholiques et juifs fêteront Pâque(s) en même temps : le dimanche 1er avril pour les premiers, et du vendredi 30 mars au samedi 7 avril pour les seconds.

L’an dernier déjà, les deux calendriers se superposaient. Cette année, le vendredi saint tombe le même jour que le début des festivités juives qui commencent le jour du sabbat, soit dès le vendredi soir. Une première depuis 2012.

Mêmes dates, même nom à une lettre près, la célébration de Pâque(s) pour ces deux communautés religieuses a de nombreux points communs… mais aussi quelques différences. Pour comprendre pourquoi ces deux fêtes se sont mutuellement influencées, rapportons-nous à leur étymologie et à leur histoire.

D’après le CNRTL*, Pâque(s) est d’abord orthographié au singulier. Une particularité qui tient à l’origine de la fête juive : la Pâque se dit aussi « Pessah » en Hébreu, qui signifie le « passage », en référence à un épisode de l’Ancien Testament dans lequel le peuple Hébreu d’Égypte traverse la mer Rouge sous la conduite de Moïse.

Près de 600 000 familles étaient alors sous le joug du Pharaon qui ne voulait pas les libérer. Pour protéger les Hébreux, Moïse reçoit des instructions divines : avant le départ, chaque famille doit tuer un agneau, en recueillir le sang et l’appliquer aux portes de sa maison. Pessah commémore la libération historique du peuple juif de l’esclavage et rappelle à chacun de s’ouvrir au monde.

 

Pour Pâques, calendriers catholique, orthodoxe et juif se superposent

La fête pascale catholique trouve son appui dans la fête pascale juive

Dans les Évangiles, l’apôtre saint Paul reprend l’image de l’agneau comme symbole de Pâques, écrit cette fois avec un « s ». Pour les catholiques, l’animal devient une représentation du Christ qui versa son sang pour le salut de l’Homme. La mort de Jésus le Vendredi Saint est directement associée à l’immolation des agneaux de la Pâque à Jérusalem.

De manière plus générale, pour les chrétiens, Pâques marque la fin du Carême et du jeûne de 40 jours et la résurrection du Christ.

Pour le père Jean Massonnet, prêtre au diocèse de Lyon et spécialiste des relations entre judaïsme et christianisme, la parenté de ces deux fêtes ne fait pas de doute : « La fête pascale catholique trouve son appui dans la fête pascale juive. Pour les premiers disciples, Jésus est en quelque sorte l’agneau pascal dont le sang a protégé les Hébreux dans le désert. Le sang c’est la vie, c’est la vie donnée », explique-t-il.

De même, le terme « Pessah » est pour lui symbolique : « Il suggère le passage de la mort à la vie, qui s’inscrit sur le passage de l’esclavage à la liberté dans l’exode juif. Pour les chrétiens, Jésus va accomplir toute l’espérance juive dans sa personne, jusqu’à la rédemption définitive ».

Finalement, constate-t-il, « c’est Jésus qui nous sépare de la religion juive mais en même temps, c’est aussi lui qui nous y ramène. »

Plusieurs orthographes à travers l’histoire

À travers l’histoire, la graphie alternera entre pluriel et singulier mais ce n’est qu’après le XVe siècle que la distinction sémantique naît entre Pasque (la fête juive) et Pasques (la fête chrétienne). Les deux orthographes actuelles apparaissent seulement à partir du XVIIIe siècle.

Les deux fêtes suivent chacune un calendrier précis. La Pâque juive commence le 14 nissan, soit le mois des épis et le jour de la première nouvelle lune après l’équinoxe de printemps.

Le jour de Pâques chez les chrétiens a aussi un lien avec la saison des beaux jours. Il a, en effet, été fixé lors du concile de Nicée, en 325, le premier dimanche suivant la pleine lune de l’équinoxe de printemps. Ainsi, les dates du calendrier grégorien sont comprises entre le 22 mars et le 25 avril.

La Pentecôte aussi fêtée dans les deux religions

Dans chacune des religions, la célébration de Pâque(s) suit un rituel précis, souvent en famille. Les juifs se retrouvent dès la veille au soir pour lire la Haggada, livre qui retrace l’exil des Hébreux, et l’on boit quatre coupes de vin lors des passages importants du récit.

Les chrétiens entament les célébrations dès le jeudi saint en souvenir de la Cène, puis le lendemain le vendredi saint rappelle la crucifixion et la mort de Jésus. Le samedi soir est un jour de silence et de recueillement, avant la veillée pascale. Enfin, le dimanche de Pâques commémore la Résurrection du Christ.

Cette ressemblance dans les célébrations doit se poursuivre jusqu’à la Pentecôte, aboutissement de la période pascale. « La Pâques ne se comprend pas sans la Pentecôte qui est l’accomplissement de la fête de Pâques chez les juifs. Les catholiques se concentrent d’avantage sur la résurrection du Christ et oublient parfois le pendant qui est le don de la parole au peuple dans la Pentecôte », souligne le père Jean Massonnet.

 

 

Clotilde Costil
https://www.la-croix.com/Religion/Paques-catholique-et-Paque-juive-des-racines-communes-2018

*Créé en 2005 par le CNRS, le CNRTL fédère au sein d’un portail unique, un ensemble de ressources linguistiques informatisées et d’outils de traitement de la langue.
Le CNRTL intègre le recensement, la documentation (métadonnées), la normalisation, l’archivage, l’enrichissement et la diffusion des ressources.

BASE 14 995X225

Une interprétation qui ne fera peut- être pas l'unanimité...En tous cas, bonne fête aux croyants !      P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Le solde de la balance des comptes de la Pologne présente un excédent de 23 millions d'euros pour le dernier trimestre 2017

Une petite info :
Le solde de la balance des comptes de la Pologne présente un excédent de 23 millions d'euros pour le dernier trimestre 2017 alors que les estimations prévisionnelles de février faisaient état d'un déficit de 583 millions d'euros.
Cet excédent, certes très raisonnable, dû sans aucun doute à la directive sur les travailleurs détachés leur a sans doute permis de mettre en oeuvre la solidarité européenne inversée en achetant un système de missibles de défense patriot.
La dépêche est en anglais.

ACT POLOGNE EXCEDENT


Poland's Q4 current account revised to surplus of 23 mln euros

WARSAW, March 30 (Reuters) - Poland's central bank revised the current account balance in the last quarter of 2017 to a surplus of 23 million euros ($28.4 million) from a deficit of 583 million euros indicated by preliminary monthly data, the bank said on Friday. ($1 = 0.8113 euros)

http://www.kitco.com/news/2018-03-30/Poland-apos-s-Q4-current-account-revised-to-surplus-of-23-mln-euros.html

BASE 14 995X225

... et un taux de chômage à 6,5 % de la population active. Et une croissance à 3,5 %. Etc...
Et pas question d'entrer dans la zone euro ! Pourquoi la Pologne devrait-elle le faire, alors que le Royaume-Uni en a toujours été "dispensé" ?
Et là, la Commission européenne s'écrase. Sinon, la Pologne quitte l'UE aussi vite que possible... C'est plus facile quand on a sa monnaie propre...
Et pourquoi devrait-elle acheter "européen" alors que la Tchéquie a acheté un TGV chinois ? Etc...
Une preuve (supplémentaire) que l'Union européenne n'en est pas une au niveau de la solidarité... Et ce n'est pas prêt de changer !

C.S.

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

En visite à la gare de Limoges, le député Jean-Baptiste Djebbari fait le point sur la réforme de la SNCF

« Obstacle au développement de la SNCF », la dette de 46 milliards est un sujet sensible. En visite à Limoges, Jean-Baptiste Djebbari, député En Marche de la Haute-Vienne, en charge de la réforme, a évoqué la possibilité d’une reprise « substantielle » par l’État.

ACT DJEBBARI LIMOGES

Comme un jeune homme pressé, il a presque sauté du train en marche. Rapporteur du pacte ferroviaire, le député haut-viennois Jean-Baptiste Djebbari était, ce vendredi après-midi, en visite sur les installations SNCF de Limoges.

Objectif : présenter la réforme, ses évolutions récentes et faire passer un message, celui de l’apaisement. « La concertation et la négociation » ne prendront pas fin avec la présentation du projet de loi et les grèves du 3 et 4 avril. « Il n’y aura pas de rupture de dialogue », annonce-t-il.

« Dans le quinquennat »

Alors que la ministre des Transports, Élisabeth Borne, a révélé dans Le Monde, que le projet de réforme serait scindé en deux (voir ci-contre), le député En Marche a, de son côté, envisagé une possible avancée sur la dette de 46 Mds. Jusqu’à présent, l’absence de ce sujet dans le débat irritait les syndicats, qui jugent que la réforme ne résoudra pas le problème.

28576157_870008313205934_7777244897838165540_n

« En fonction des avancées, l’État pourrait décider d’en reprendre une partie substantielle », avance le parlementaire. Et de préciser les préalables : « Deux questions se posent : celui du statut de la SNCF et du calendrier, explique-t-il. La dette est un obstacle important au développement de la SNCF. Il faut repartir de zéro, mais sur des bases saines. Aujourd’hui, la dette SNCF augmente de 2,5 à 3 milliards par an. Si on ne fait rien, dans dix ans, on se retrouve dans la même situation. » La reprise de la dette pourrait se faire, « dans le quinquennat ».

« Les conditions et les modalités doivent être précisées par le Gouvernement, la semaine prochaine », ajoute-t-il.

La visite des installations limougeaudes, au cours desquelles le député a multiplié les photos de matériel et les questions à ses hôtes, sert aussi à cela : suggérer que la réforme est la voie nécessaire vers la préservation de l’outil industriel. Et ce, même si les syndicats déplorent que les installations limougeaudes et notamment la maintenance, ne bénéficient pas toujours de charges de travail suffisantes.

Les évolutions dans le discours visent aussi à rassurer, tout en jouant sur les différentes positions syndicales, entre les organisations qui ont fait leur deuil de l’ouverture à la concurrence et celles qui en font encore un sujet de bataille.

pinocchios

« L’apaisement et l’écoute sont nécessaires, conclut Jean-Baptiste Djebbari, reparti, vendredi soir de Limoges, vers Paris, où un week-end d’écriture des amendements l’attend. La volonté n’a jamais été d’attaquer les cheminots. Mais la qualité de service n’est pas au rendez-vous. Il faut agir vite. » D’autant plus que la mobilisation de la semaine prochaine s’annonce « très suivie ».

Explication sur un nouveau paquet


Une loi et des ordonnances : est-ce pour ne pas braquer les cheminots que la forme de « paquet ferroviaire » a évolué ? Après les annonces de la ministre au Monde, le député LREM Jean-Baptiste Djebbari a détaillé la philosophie de ce choix. « C’était une demande, il y avait une envie de débattre du texte, explique-t-il. Sur les sujets techniques, les ordonnances se justifient. Mais sur les sujets sociaux, les tarifs sociaux, les appels d’offres, ça, en revanche, ça intéresse tout le monde. » L’ouverture à la concurrence est échelonnée. Les nouveaux textes apportent également des garanties aux cheminots : « droit au retour, reconstitution des carrières », mais aussi maintien de la garantie de l’emploi et de la retraite en cas de passage dans le privé.

Sébastien Dubois

https://www.lepopulaire.fr/limoges/transport/politique/2018/03/30/en-visite-a-la-gare-de-limoges-le-depute-jean-baptiste-djebbari-fait-le-point-sur-la-reforme-de-la-sncf_12794721.html

BASE 14 995X225

Il brasse beaucoup d'air celui-là !!!
Quand même, il ne peut ignorer les injonctions de l'UE !!
Viserait-il un poste plus gratifiant que député ?    S.R.

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Steva Bessines en redressement, les salariés promettent un « GM & S 2 » s'ils ne sont pas payés en mars

A la demande de la direction, Steva Limousin doit être placée en redressement, la semaine prochaine. Un nouveau coup dur pour l’usine de Bessines-sur-Gartempe, en Haute-Vienne.

ACT STEVA HV

Leurs yeux semblent vides et leurs têtes, soutenues à grand-peine par leurs mains d’ouvrier, paraissent bien lourds. Chez Steva Limousin, ex-Altia, ex-Sonas, ex-Hallberg, l’imminence du pire laisse peu de répit. « Put…, c’est la neuvième fois », souffle un salarié.

Reprise, il y a trois ans, l’usine haut-viennoise va de nouveau être placée en redressement judiciaire, à la demande de la direction*. L’annonce de la procédure a été faite aux représentants des salariés, hier, au cours d’un comité d’entreprise exceptionnel. Pour eux, l’équivalent d’une mauvaise histoire drôle, qui plagierait Un jour sans fin. Titre possible : Retour vers un futur incertain.

Dettes et manque à gagner

« C’est le non-paiement des cotisations retraite qui a tout déclenché », précise la vice-présidente PS de la Région et maire de Bessines, Andréa Brouille. Selon Bruno Grimaux, secrétaire FO du comité d’entreprise, l’usine compte également « une dette fiscale de 1,2 M€ » et « des échéanciers pour les mutuelles et l’Urssaf » sont en cours.

reunion-altia-bessines-avec-pdg-patrice-durand_3699230

« On fait 1,2 M€ de chiffre d’affaires par mois, il nous faudrait 1,4-1,5 M€ », calcule-t-il. La colère des salariés est d’autant plus vive qu’ils ont consenti des efforts sur leur temps de travail et pour certains, rendu deux jours de RTT. Or, la procédure de redressement pourrait se doubler de « dix à quinze licenciements » au sein des services administratifs. « C’est-ce que la direction voudrait, explique le syndicaliste. On était en discussion sur ça, avant le CE. »

« Une audience au tribunal de commerce est prévue mardi », ajoute-t-il. Elle devrait se dérouler à Lyon. En attendant, seule la moitié de la paye de mars a été versée aux 115 ouvriers. « Et il a fallu que je me batte avec Lassablière (N.D.L.R. : le PDG de Steva) », précise Bruno Grimaux. Il manque 120.000 € pour combler le delta. « Seul l’administrateur peut les solliciter, explique Andréa Brouille. C’est pour ça qu’on sera très attentif au placement en RJ, pour qu’on puisse assurer aux salariés d’être payés dans les meilleurs délais. » « Si on n’est pas payés, ça sera GM & S 2 », prévient Bruno Grimaux.

La Région « a beaucoup de questions » à poser à la direction

Logo_Nouvelle_Region_Aquitaine_2016_01

Outre leurs parcours chaotiques, les ex-GM & S de La Souterraine (aujourd’hui LSindustry, voir ci-dessous) et les ouvriers de Steva Bessines partagent un actionnaire en commun, Alain Martineau, qui, en 2015, a soutenu la reprise par son collaborateur Philippe Lassablière et détient aujourd’hui 20 % des parts de Steva. « La Région a sollicité un rendez-vous avec eux, explique la vice-présidente PS. Je suis vraiment tombé des nues par rapport à ces difficultés. On a déjà beaucoup de questions à leur poser. » Comme l’utilisation du prêt de 900.000 € destinés à un projet de containers connecté. « Où est passé cet argent?? Sera-t-il investi?? », interroge Andréa Brouille.

Les salariés et Bruno Grimaux en tête ajouteraient bien une autre interrogation : quid de la SCI, toujours détenue par les anciens patrons d’Altia et qui chaque mois, obère les finances de la boîte de 25.000 €?? « Quand il a repris La Souterraine, Martineau a négocié avec eux. Je l’ai appelé pour qu’il en fasse autant pour Bessines », explique Bruno Grimaux.

« Entre GM & S et Steva, la situation est un peu différente, nuance Andréa Brouille. Pour GM & S, on devait sauver l’activité; chez Steva, il y a une holding, une vingtaine d’usines, ils ont les moyens de soutenir Bessines. » La Région se propose également d’étendre à Bessines « l’accompagnement économique et social » dont bénéficie le secteur de La Souterraine.

C-0TI2KXUAAVaAy

Plusieurs rencontres la semaine prochaine

La Région doit recevoir les salariés, vendredi. Alertée par Bruno Grimaux, la députée En Marche Marie-Ange Magne, doit en faire de même, dans le courant de la semaine. Son homologue creusois Jean-Baptiste Moreau se penchera aussi sur le dossier. En fonction de l’évolution de la situation, Bruno Grimaux n’exclut aucune action. « Bloquer l’A 20, mettre des bonbonnes de gaz sur une usine, on sait faire. On est prêt à foutre la m…, mais on va discuter d’abord. Pour l’instant, il n’y a pas d’ultimatum. Mais la situation est frustrante. »

(*) Sollicitée, elle n’a pas souhaité s’exprimer.

Sébastien Dubois

https://www.lepopulaire.fr/bessines-sur-gartempe/social/2018/03/31/steva-bessines-en-redressement-les-salaries-promettent-un-gm-s-2-s-ils-ne-sont-pas-payes-en-mars_12794767.html

BASE 14 995X225

"La Région doit recevoir les salariés, vendredi. Alertée par Bruno Grimaux (secrétaire FO du comité d'entreprise) le député En Marche Marie-Ange Magne, doit en faire de même, dans le courant de la semaine."
Alors là, les pauvres, ils sont mal barrés, surtout quand on a déjà vu ses différentes prestations dignes d'une carpette, notamment lors du débat organisé par les avocats en décembre dernier.
    S.R.

Posté par UPR Creuse à 04:00 - Permalien [#]
Tags : , , , ,