samedi 31 mars 2018

Revendications, ampleur... où en est la mobilisation dans les universités ?

Blocus, suspension des cours, manifestations… Une dizaine de campus de toute la France ont connu des perturbations ces derniers jours, principalement à Montpellier et Toulouse, mais aussi à Paris-I Panthéon Sorbonne (site de Tolbiac), Bordeaux, Nantes, Rouen, Lille, Strasbourg, Nancy.

ACT ETUDIANTS BLOCAGES

Quelles sont les revendications ?

Les étudiants et personnels mobilisés demandent au gouvernement d’abandonner sa réforme de l’accès aux études supérieures, mise en œuvre par la loi Orientation et réussite des étudiants promulguée début mars, et Parcoursup, la plate-forme qui succéde cette année au système APB (Admission post-bac) pour faire ses vœux d’orientation. Ils s’inquiètent des prérequis, adaptables localement, instaurés à l’entrée de l’ensemble des filières du supérieur, licences d’universités comprises, y voyant une sélection qui ne dit pas son nom.

A Toulouse-Jean-Jaurès (ex-Le Mirail), la plus touchée sur la durée, le mouvement s’oppose aussi, depuis décembre, au projet de fusion avec une autre université et deux écoles d’ingénieurs de la ville.

231ca71_6152-x0osrj

Ces dernières semaines, des AG, manifestations et communiqués de différents collectifs étudiants ont également dénoncé la casse du service public, des violences de la part de l’extrême droite, à Montpellier et Lille notamment, ou encore des interventions policières « disproportionnées et inappropriées », comme à Bordeaux, Strasbourg, ainsi qu’à Grenoble-Alpes.

Pourquoi le mouvement se durcit-il ?

De premiers frémissements contre la réforme se sont fait sentir en décembre et janvier, du côté des enseignants-chercheurs appelés à définir les critères de classement des candidats à l’entrée en licence, avec le vote de motions refusant d’appliquer ces nouvelles règles. Des journées de mobilisation nationale contre la réforme ont ensuite été organisées, les 1er, 6 et 15 février, à l’appel notamment du premier syndicat de personnels de l’enseignement supérieur, le Snesup, du second syndicat étudiant, l’UNEF, et de deux syndicats lycéens, l’UNL et le SGL. Mais même quand le premier syndicat de professeurs du secondaire s’y est associé, pour dénoncer également le projet de réforme du bac, les manifestants n’ont pas dépassé, selon les chiffres des préfectures, 3 000 à Paris et 800 à Lyon et Toulouse.

La soirée qui a suivi la journée de mobilisation pour la défense du service public, le 22 mars, à laquelle les étudiants s’étaient associés, a marqué une nouvelle étape : à Montpellier, une cinquantaine d’étudiants hostiles à la loi sur l’accès aux études supérieures, qui occupaient le grand amphithéâtre de la faculté de droit, en ont été violemment délogés par un groupe d’une dizaine d’hommes cagoulés et armés de bâtons, en présence de personnels chargés de la sécurité de l’université. Huit plaintes pour violences ont été déposées. Le doyen de la faculté de droit, Philippe Pétel, qui a démissionné au lendemain des événéments, et plusieurs enseignants et personnels de sécurité ont été mis en cause par les étudiants. Les nombreuses vidéos de l’évacuation et les quelques jours de délai avant que la justice n’annonce la mise en examen de l’ex-doyen et d’un professeur ont suscité colère et tensions, à Montpellier et ailleurs.

Quelle est l’ampleur du mouvement ?

Droit MONTPELLIER 1

Sur un total de soixante-dix universités, une dizaine sont touchées, principalement dans les disciplines de sciences humaines et sociales, traditionnellement plus promptes à se mobiliser. Les défenseurs du mouvement, tels l’UNEF et le Snesup, estiment qu’il est en train de monter, tandis que d’autres parlent d’« initiatives très localisées », tel François Germinet, vice-président de la Conférence des présidents d’université. « Il n’y a pas de mouvement d’ampleur nationale », a-t-il déclaré au Figaro.

Si l’amplitude de la contestation fait débat, l’intensité, elle, est élevée – la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a d’ailleurs appelé à « l’apaisement » jeudi. A Montpellier, 1 500 à 3 000 étudiants ont participé à l’AG de mardi, votant en faveur d’une « occupation active illimitée » de l’université Paul-Valéry, tandis que la faculté de droit a été fermée jusqu’au 3 avril. A Toulouse-Jean-Jaurès, où la mobilisation et la grève contre la fusion a débuté en décembre, les cours sont totalement arrêtés depuis le 6 mars. A l’université de Bordeaux, le site de la Victoire a été fermé la semaine suivante.

A Paris-I-Panthéon-Sorbonne, le site de Tolbiac est bloqué depuis lundi. Les élections étudiantes prévues mercredi et jeudi dans toute l’université ont été annulées. Le saccage du local de l’Union des étudiants juifs de France, dont les murs ont été recouverts d’inscriptions antisémites, à Tolbiac, et les agressions par des groupuscules d’extrême droite qui ont eu lieu à Lille, lundi, et à Strabourg dans la nuit de mercredi à jeudi, ont fait fortement réagir, y compris via des manifestations.

A quelles suites s’attendre ?

Franck Loureiro (Sgen-CFDT, syndicat d’enseignants du supérieur partisan de la réforme), juge le mouvement « imprévisible ». Une mobilisation des lycéens, premiers concernés par la réforme de l’accès aux études supérieures, n’a jusqu’ici jamais décollé. Plusieurs assemblées générales étudiantes ont décidé de participer à la journée de grève des cheminots, mardi 3 avril. A Montpellier a ainsi été voté un « blocage économique de la ville » ce jour-là.

UNEF-manif

Une « convergence des luttes », distincte de la Coordination nationale étudiante où l’UNEF est très représentée, prévoyait de se réunir samedi 31 mars et dimanche 1er avril sur le campus occupé de la Victoire, à Bordeaux. A Nantes, les étudiants ont largement levé le blocus, des manifestations sont prévues chaque samedi à compter du 7 avril. Les semaines de révisions approchent, suivies des partiels, déjà au cœur des débats dans plusieurs universités. A Nancy, des examens prévus durant la semaine écoulée ont dû être reportés du fait du mouvement. Le président de l’Université Montpellier-III-Paul Valéry, malgré le « blocage illimité » voté, a de son côté assuré qu’ils seraient maintenus, et porteront sur les enseignements qui auront été dispensés.

 http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/03/30/tout-comprendre-de-la-mobilisation-dans-les-universites_5278852_4401467.html#H0qJ8QAH3OshLH91.99

BASE 14 995X225

En parallèle de ces mobilisations, on assiste à des manipulations de groupuscules ("extrême droite" contre "extrême gauche/antifas") qui jouent un jeu trouble de montée des tensions et d'alimentation de violences; les médias de l'oligarchie semblent hésiter entre plusieurs stratégies de couverture des évènements et soutiennent pour l'instant l'UNEF (qui ne représente plus grand chose) et le SNESUP, et certains relaient la propagande des auto- proclamés "antifas" contre "les flics et les fascistes" [Europe1 ce matin]. A suivre.

Posté par UPR Creuse à 08:20 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

« Journée morte » des greffiers et avocats pour protester contre la réforme de la justice

La justice ou plutôt l'institution judiciaire au pain sec (ce n'est pas un scoop). Mais les juristes ne semblent pas ou ne veulent pas comprendre l'origine de ces réformes comme bien d'autres secteurs économiques. Il est vrai que le Tue ou le Tfue ne sont jamais invoqués au cours des procédures, sauf exceptionnellement.

 A noter : réduire l'importance du juge d'instruction (qui instruit à charge et à décharge) c'est virer vers une justice à l'anglo-saxonne où cette fonction n'existe pas. Sarkozy voulait le faire. Le prévenu est obligé de mettre en oeuvre (avec son portefeuille) les investigations qui lui permettront de prouver son innocence le cas échéant etc... alors qu'aujourd'hui c'est le travail du juge d'instruction.
Pour info : les tribunaux de proximité viennent d'être supprimés. Il étaient parfois critiquables, mais certains rendaient d'excellentes décisions et ce n'est pas en diminuant le nombre de magistrats que l'on rendra la justice plus fluide.
La justice est par excellence le  recours du faible.    C.S.

Avocats et greffiers de toute la France ont rivalisé d’actions symboliques ce vendredi 30 mars, baptisé « journée justice morte », pour montrer leur opposition au projet de réforme de la justice.

ACT JUSTICE JOURNEE MORTE

Ceux de Bordeaux, Marseille et Besançon ont opté pour une minute de silence en hommage à la mémoire de « cette justice morte qu’on veut nous imposer », leurs comparses nantais pour une couronne de fleurs mortuaire barrée du message « Justice morte par ordonnance » jetée à l’eau. A Lyon, ils ont entassé au sol des codes Dalloz, la bible des juristes. Ambiance plus traditionnelle dans la capitale, où une centaine de professionnels de la justice se sont réunis sur les marches du Palais de justice et ont scandé « non » à l’énoncé de plusieurs points de la réforme.

Le projet de loi de programmation de la justice, qui couvre un large spectre (réforme de la procédure pénale, de la procédure civile, numérisation de la justice, réforme des peines et de l’organisation territoriale), devrait être examiné en conseil des ministres le 18 avril. Il pourrait être soumis avant l’été au Parlement.

« Sacrifier tout ce qui peut l’être »

Ce projet de réforme de la justice annonce « sans surprise la mort de la justice, au terme d’une longue maladie », dénoncent dans un communiqué l’Union syndicale des magistrats (USM), le Syndicat de la magistrature (SM), le Syndicat des avocats de France (SAF) ainsi que la CGT-Chancelleries et services judiciaires et d’autres syndicats.

arton3093

Les organisations mobilisées ont dressé une liste de leurs principaux griefs contre cette réforme : « Suppression des 307 tribunaux d’instance et de la fonction spécialisée de juge d’instance, organisation judiciaire illisible et éloignée du citoyen, déshumanisation de la justice, privatisation du contentieux civil ». Ils dénoncent aussi une « régression des droits de la défense, [un] recul du contrôle de la justice sur les atteintes aux libertés publiques, [une] suppression larvée du juge d’instruction et du juge de l’application des peines, [une] réduction de la collégialité ».

« Le projet du gouvernement a le mérite de la cohérence : racler, réduire, supprimer, sacrifier tout ce qui peut l’être, au détriment de la qualité, pour que les jugements – ou leurs ersatz – sortent le plus vite possible, à moindre coût et que les personnels ne soient plus que des pions à déplacer », critiquent-ils. Une deuxième journée « justice morte », avec un rassemblement national à Paris, est déjà annoncée pour le 11 avril.

 http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/03/30/journee-morte-des-greffiers-et-avocats-pour-protester-contre-la-reforme-de-la-justice_5278878_1653578.html#sGlgGBeM4QbWwtZB.99

Posté par UPR Creuse à 07:43 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

«Comme Hitler» : quand Boris Johnson compare la coupe du monde en Russie... aux JO nazis de Berlin

Sur fond de crise diplomatique liée à l'affaire Skripal, la guerre des mots entre la Russie et le Royaume-Uni a atteint un niveau inédit. Pour le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, la Russie est comparable... à l'Allemagne nazie !

ACT BORIS POINT GODWIN

Quand on manque d'arguments, on prend le risque de recourir à des énormités, et par là-même de franchir des lignes rouges en matière diplomatique. Ce 21 mars, le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johson a ainsi marqué un point Godwin. «Oui, je pense que la comparaison avec 1936 est juste», a-t-il ainsi lancé en réponse à Ian Austin, un parlementaire travailliste qui estimait que le président russe Vladimir Poutine allait mettre à profit la Coupe du monde en Russie (en juin et juillet 2018), «comme Hitler a utilisé les Jeux olympiques de 1936».

Sur fond de crise diplomatique déclenchée par l'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars dernier, qui a gravement détérioré l'état des relations russo-britanniques au moment de la présidentielle russe, l'escalade verbale ne semble pas avoir de limites pour le bouillonnant Boris Johnson, habitué des déclarations iconoclastes et des dérapages. «Franchement, c'est à vomir de penser à Poutine en train de se glorifier lors de cet événement sportif», a-t-il même ajouté, quitte à envenimer un peu plus la crise entre la Russie et le Royaume-Uni.

41hw8etMX3L

«De tels parallèles sont inacceptables», réagit Moscou

A Moscou, la réponse ne s'est pas fait attendre. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, est montée au créneau pour dénoncer la comparaison avec l'Allemagne nazie. «De tels parallèles sont inacceptables et ne sont pas du niveau d'un corps diplomatique d'un Etat européen», a-t-elle déclaré.

L'empoisonnement de Sergueï Skripal le 4 mars dernier à Salisbury a été le point de départ d'une crise diplomatique parmi les plus aiguës de ces dernières années entre Londres et Moscou. D'emblée, les autorités britanniques ont pointé le doigt la Russie au motif que l'agent chimique qui aurait été utilisé, le novitchok, avait été conçu, naguère, du temps de l'Union soviétique. La formulation du produit mortel a d'ailleurs été rendue publique en 1992. Or, depuis ce 4 mars, Londres n'a apporté aucune preuve pour étayer ses accusations, Theresa May se contentant d'avancer que l'implication de la Russie dans cet empoisonnement était «hautement probable»Boris Johnson était même allé jusqu'à déclarer «très probable» que l'utilisation de l'agent innervant sur le sol britannique était «la décision de Vladimir Poutine».

espion

Ce 21 mars, toutefois, à l'occasion d'une réunion consacrée à l'affaire et ouverte à tous les diplomates en poste à Moscou, le ministère russe de la Défense a estimé que l'empoisonnement chimique n'avait que deux explications possibles. «Soit les autorités britanniques sont dans l'incapacité d'assurer la protection, disons, d'une attaque terroriste sur leur sol, ou bien, que ce soit directement ou indirectement, je n'accuse personne, elles ont mis en scène une attaque contre un citoyen russe», a déclaré Vladimir Ermakov, chef du département de non-prolifération des armes chimiques du ministère russe de la Défense. «N'importe quelle substance toxique militaire aurait fait de multiples victimes sur le lieu de l'empoisonnement. Mais à Salisbury, ce n'était pas du tout le cas», a-t-il ajouté.

https://francais.rt.com/international/49006-comme-hitler-quand-boris-johnson-compare-coupe-du-monde-russie

Moscou rappelle à Londres la présence de dignitaires britanniques aux Jeux olympiques nazis de 1936

arton19145

Alors que Boris Johnson avait comparé la Coupe du monde en Russie aux Jeux olympiques de 1936 en Allemagne nazie, la diplomatie russe a rappelé qu'une délégation de dignitaires britanniques s'était rendu «de leur propre volonté» à Berlin.

Les sorties diplomatiques hasardeuses du ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson continuent de faire des remous à Moscou, qui se fait un malin plaisir de les lui renvoyer.

Après l'avoir repris sur une citation de Dostoïevski, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova est revenue sur la comparaison malheureuse du ministre britannique entre les Jeux olympiques de l'Allemagne nazie à Berlin en 1936, et la Coupe du monde de football qui se tiendra en Russie en juin prochain. (...)

Maria Zakharova a ainsi rappelé à Boris Johnson qu'une délégation britannique avait fait le déplacement à Berlin, énumérant la liste des «honorables invités» cités sur une brochure allemande. Parmi eux, le responsable de l'association olympique britannique, son secrétaire général, trois représentants britanniques du CIO, mais aussi un certain nombre de responsables de fédérations sportives. 

1128914_1

La diplomate de souligner qu'à cette époque, l'idéologie nazie était évidemment répandue en Allemagne, et de demander à Boris Johnson s'il ne trouvait pas «nauséeux» que tant de personnalités britanniques aient été accueillies par Adolf Hitler. D'autant que si le corps diplomatique britannique remplissait sa fonction officielle aux jeux, les dignitaires énumérés dans la brochure étaient quant à eux allés à Berlin «de leur propre volonté», par choix plutôt que par devoir.

«Monsieur Johnson, qu'ont fait ces honorables responsables britanniques en tant qu'invités d'Hitler ? Dites ça à votre pays», a conclu Maria Zakharova.

https://francais.rt.com/international/49325-moscou-rappelle-londres-presence-dignitaires-britanniques-allemagne-nazie-jo-1936

Posté par UPR Creuse à 07:12 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

L'emploi en berne dans le bassin de Brive : que se passe-t-il dans les entreprises ?

Un groupe mondial, une multinationale donc !!!!

Photonis est implanté à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, depuis 1937, et, à l'époque, sous un autre nom, le groupe était déjà spécialisé dans le domaine militaire. Il emploie aujourd'hui 500 personnes sur son site corrézien. Le groupe, qui a son siège à Mérignac, en Gironde, possède une usine aux Pays-Bas. Il coopère avec les plus grands laboratoires français et étrangers et dispose également de plusieurs sites aux États-Unis et en Asie du Sud-Est. Ses clients se trouvent un peu partout dans le monde, et 85 % de sa production est exportée. Au total, il compte environ un millier de salariés. « Nous préférons limiter le nombre de domaines dans lesquels nous sommes présents, assure son directeur général France, Grégory Flipo. Mais être champion du monde dans ces domaines. »


 

ACT PHOTONIS CORREZE

Le bassin de Brive vit un étrange paradoxe. Si les indicateurs économiques semblent vouloir reprendre des couleurs, plusieurs mauvaises nouvelles en termes d’emploi viennent de tomber, notamment chez des locomotives voire des fleurons de l’activité corrézienne comme Photonis. Explications

Malgré des indicateurs économiques qui se veulent plutôt positifs sur les six derniers mois et sur les six prochains, les mauvaises nouvelles en termes d’emplois se multiplient. Fermeture de site, plan de départs volontaires, restructurations, activité atone… Certains mastodontes de l’économie de la basse Corrèze semblent accuser le coup.

Le 9 janvier dernier, le groupe Euralis annonce une restructuration pour faire face aux difficultés que connaît son pôle alimentaire. Et cela passera par la fermeture de deux sites en France : Dunkerque et Brive. 55 emplois sont en jeu sur la zone du Teinchurier. La fermeture du site, spécialisé dans la transformation de canards et les plats cuisinés, est envisagée début 2019.


À quelques centaines de mètres de là, la forteresse Photonis n’est pas non plus à l’abri des réorganisations. La suppression de 70 emplois dont 20 en intérim a été annoncée en fin de semaine dernière. Le motif : « un recentrage des activités de l’entreprise sur sa production à forte valeur ajoutée. » Ce spécialiste de la vision nocturne est l’un des plus gros employeurs du territoire, avec près de 500 collaborateurs.

Photonis 2017

Toujours à l’ouest de la cité gaillarde, les salariés de Deshors ont aussi exprimé leurs inquiétudes en termes d’activité. La production de moules pour pneumatiques, délocalisée l’été dernier sur un site flambant neuf sur la zone de Laroche, aurait seulement quelques semaines de visibilité devant elle.

À l’est, cette fois, chez Anovo, spécialiste du SAV, les échos ne sont pas bons non plus. Employant plus de 300 personnes avant son rachat en 2011 par Butler Capital, l’entreprise recense aujourd’hui 184 salariés. Une vingtaine a quitté l’entreprise en 2017 sans faire de bruit. « Il n’y a pas d’annonce officielle, pas de procédure lancée, mais l’année 2018 s’annonce très difficile », murmure un salarié.

Secteur d’activités, compétences, productions, histoires… À première vue tout oppose ces sites brivistes en proie à des difficultés. Ils ont tout de même un point commun : ils sont tous des outils industriels aux mains de grands groupes nationaux et internationaux.

grève anovo

« Globalement, les enquêtes que nous menons donnent des signes positifs en effet. Ces entreprises ne font pas face à des enjeux conjoncturels mais structurels »

Michel Pédamond (Directeur de la CCI)


Crise aviaire pour Euralis, évolutions technologiques et recentrage stratégique pour Photonis, « patchwork de difficultés » suite au jeu des rachats chez Deshors… « Nous sommes face à des stratégies de groupe. Brive, pas Brive, ce n’est pas leur problème », déplore Philippe Nauche, vice-président à la Région en charge de l’économie qui, paradoxalement, voit passer nombre de dossiers de PME « à fort ancrage territorial » qui ont des projets de développement.

De simples outils industriels posés sur une carte. Voilà ce que sont ces entités qui sont pourtant devenues au fil des années des entreprises emblématiques du territoire. Le fleuron Photonis fête cette année 80 ans de présence dans la cité gaillarde. Et c’est, semble-t-il, « quand tout va un peu mieux que les entreprises font le ménage », avancent de fins observateurs de la vie économique locale. Ces outils industriels vivent « au gré des stratégies de groupe mais aussi de la pression des actionnaires. »

Et les créations d’emplois ne vont pas au même rythme, même si l’agglo de Brive actionne les leviers dont elle dispose en termes de foncier. « Ces derniers temps, les créations sont très souvent des transferts », observe-t-on également. En espérant que la balance créations-suppressions d’emplois « dans le négatif en 2008-2009, revenue à l’équilibre en 2015, pour présenter un solde positif en 2017-2018 », selon Frédéric Soulier, ne prenne pas le chemin inverse.

De fortes inquiétudes exprimées par les syndicats

« L’humain, dans tout ça, il n’existe plus. » Stéphane Gauget ne cache pas son inquiétude face à un tissu industriel corrézien dont « les effectifs ne cessent de baisser depuis 2008 »

« On comptait près de 250 entreprises dans le secteur et plus de 5.000 emplois il y a dix ans. Aujourd’hui, il n’en reste que 180 et nous sommes passés sous la barre des 4.800 emplois. »

Stéphane Gauget (Secrétaire général de la CGT métallurgie de la Corrèze)

La reprise, le secrétaire général de la CGT métallurgie de la Corrèze, ne la sent pas du tout. « Des usines qui se montent, il n’y en a plus », lance-t-il. Avançant aussi l’impact « des ordonnances Macron qui favorisent la destruction d’emplois. À Photonis, avec cet appel au volontariat, on est en plein dedans. »

Du côté de la CFDT, Yvan Dangla n’est pas surpris par la fermeture du site d’Euralis. « On s’y attendait. Ça fait trois ans qu’ils avaient une épée de Damoclès sur la tête. » Le délégué syndical se montre de plus en plus inquiet. « On nous parle de reprise, mais il y a toujours un décalage avant qu’elle arrive jusqu’ici. » 

Aides publiques et entreprises, une équation complexe

Face aux mauvaises nouvelles sur le front de l’emploi, les collectivités se veulent attentives mais ne tiennent pas toujours toutes les ficelles.

« Ce ne sont pas les politiques qui font l’emploi, lance Frédéric Soulier. Je peux aider, faciliter, mettre en lien, monter à Paris… » Le président de l’agglo de Brive veut rester positif malgré les mauvaises nouvelles. « Notre tissu économique a ses fragilités. Mais, chez Euralis, par exemple, je crois au potentiel humain. Il y a des profils recherchés par des entreprises agroalimentaires du territoire. »

L’agglomération de Brive ne cesse d’investir dans du foncier d’entreprise. « Le jour où la zone de Laroche sera pleine, cela représentera entre 800 à 1.000 emplois. » Pas question toutefois d’attendre cette échéance pour ne pas penser à celle qui pourrait voir le jour le long de l’autoroute A20 sur Ussac et Donzenac. « En Corrèze, nous avons la chance d’avoir un tissu d’entrepreneurs attachés au territoire, des gens qui investissent… »

inauguration de l’Atelier Photonis

Depuis la Région, Philippe Nauche croit aussi beaucoup au potentiel des PME et ETI. « Quand on met de l’argent public dans un capital qui n’est pas anonyme, on sait que tout sera fait pour que cette somme soit le mieux utilisé possible. » Qu’en est-il pour les autres ? Les entreprises doivent-elles rendre des comptes après avoir reçu des aides dans le domaine économique ?

« Dans tous les cas, il est prévu de leur demander des comptes, répond le vice-président à la Région. Il est même arrivé que certaines soient amenées à rembourser les aides versées quand la santé économique de l’entreprise le permet. Mais, il faut être honnête, c’est souvent un vœu pieux. »

Selon l’élu socialiste, « en 2017, Photonis a reçu 62.000 euros de la Région pour aider au développement des compétences. C’est une unité emblématique, très liée aux développements technologiques. » Selon des sources syndicales, l’entreprise a également touché 7.238.000 € de l’État au titre du CIR et CICE depuis 2012.  

Quant à Euralis, l’entreprise n’a pas reçu d’aide publique de la Nouvelle-Aquitaine. « La Région est toutefois très impliquée dans ce dossier. Des discussions sont en cours pour une reprise de ce site qui doit se reconvertir. » 

Emilie Auffret

https://www.lepopulaire.fr/brive-la-gaillarde/economie/emploi/2018/03/29/l-emploi-en-berne-dans-le-bassin-de-brive-que-se-passe-t-il-dans-les-entreprises_12793012.html

Voir aussi:

Brive : Photonis dans la tourmente

licenciement-viré-geste-de-la-main-pichnette

Le leader mondial de la vision nocturne souhaite annualiser le temps de travail dans l’entreprise et demande à 50 de ses salariés d’opter pour une rupture conventionnelle de contrat.

Lors d’un comité d’entreprise extraordinaire jeudi 22 mars, la direction de Photonis Brive a annoncé aux représentants syndicaux qu’elle souhaitait remettre en cause l’accord sur les 35 heures pour annualiser le temps de travail. Depuis deux ans, le leader mondial de la vision nocturne connaît en effet d’importantes fluctuations d’activité.

Ruptures conventionnelles de contrat

Photonis va par ailleurs proposer des ruptures conventionnelles de contrat à une cinquantaine de salariés volontaires. Les modalités de départ devraient être fixées le 5 avril lors d’une nouvelle réunion extraordinaire du comité d’entreprise à 10h00.

Cet après-midi, la direction est injoignable. En tout,  496 salariés travaillent sur le site en contrat à durée indéterminée.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/correze/brive/brive-photonis-tourmente-1446125.html

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Comment pas mal de Français ont pu voter Macron

BASE 14 995X225

Un dossier de presse  préparé par S.R. (UPR 87)
 


 

Décryptage : la méthode de Cambridge Analytica pour manipuler nos cerveaux

ACT FB BIG BROTHER

Par Pierre Schneidermann
Comment fait-on de la propagande à grande échelle sans éveiller les soupçons ? Cambridge Analytica semble avoir trouvé quelques réponses en scrutant de très près nos comportements.

Vous n'avez pas suivi l'affaire Facebook/Cambridge Analytica ? Un petit rattrapage en deux phrases s'impose : Facebook est dans la tourmente pour avoir laissé "fuiter" les données de 50 millions d'utilisateurs, qui ont été récupérées par Cambridge Analytica.

Grâce à cette manne, l'entreprise anglaise a dressé et classé des profils psychologiques de personnes pour ensuite leur balancer des messages hyperciblés et adaptés en période de campagnes électorales

Scandale Cambridge Analytica : Zuckerberg sort enfin de son silence

Mercredi 21 mars, le jeune patron de Facebook s'est enfin exprimé sur le scandale Cambridge Analytica. Comme à l'accoutumée, il a utilisé son canal d'expression favori : sa propre page Facebook (avant de répondre aux questions de CNN). L'heure est aux excuses. Morceaux choisis : "Nous avons la responsabilité de protéger vos données. Si nous n'y arrivons pas, nous ne vous méritons pas. Je me suis attelé à comprendre ce qu'il s'était passé exactement et à faire en sorte que ça ne se reproduise plus. La bonne nouvelle, c'est que les mesures les plus importantes pour éviter que ceci se reproduise ont été prises il y a plusieurs années. Mais nous avons aussi commis des fautes, nous devons fournir davantage d'efforts, les intensifier et faire en sorte que ça marche.

Le scandale Cambridge Analytica aurait-il pu se produire en France ?


En France, contrairement aux Etats-Unis, plusieurs lois encadrent de manière stricte la collecte et l'utilisation des données personnelles des électeurs.

Cette start-up sur laquelle Emmanuel Macron s'appuie pour sa grande marche

27 mai 2016 - La pépite française Liegey Muller Pons propose un logiciel d'analyse de données sociodémographiques.Après avoir travaillé pour François ­Hollande, elle aide le ministre de ­l'Economie dans sa quête du pouvoir.

LMP, la start-up qui a aidé Macron à gagner - Capital.fr

25 avr. 2017 - Cette start-up française propose aux partis politiques d'utiliser le big data pour gagner de nouveaux électeurs. ... Emmanuel Macron s'est offert ses services pour la présidentielle de 2017. ... Les campagnes sont de plus en plus scientifiques», affirme Guillaume Liegey, l'un des cofondateurs de LMP.

BASE 14 995X225

Et c'est comme ça que pas mal de Français ont pu voter pour Macron !!
Et on peut constater qu'il s'y est pris très tôt, au moins un an à l'avance, si ce n'est plus !

Et on peut aussi se rendre compte de l'article manipulatoire et langue de bois du Monde (mais est-ce une surprise) surtout quand il écrit que la publicité politique est interdite : mais que fait-il des 6 millions d'appels téléphoniques passés par macron à la suite du ciblage politique de la population ?

Est-ce à dire que l'élection de Macron est illégale puisqu'il a utilisé des méthodes interdites ?
S.R.

Posté par UPR Creuse à 04:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

L’armée israélienne pulvérise des pesticides sur la zone tampon avec Gaza : l'agriculture en péril

Offensives de Tashal à l'aide de pesticides détruisant les cultures et épandages sur la zone tampon mettent en grande difficulté les agriculteurs gazaouis. En dix ans, la part de l’agriculture dans le PIB de Gaza a dégringolé.

ACT GAZA EPANDAGE

Les offensives militaires israéliennes ont grandement fragilisé l’agriculture à Gaza, l’une des activités économiques jadis fortes de la région, aux côtés notamment de la pêche.

A cela s'ajoute un autre phénomène, qui étouffe la vitalité agricole de ce secteur représentant 8,7% de l'emploi local (hors travail informel) selon un rapport du consulat de France à Jérusalem : à des fins invoquées de visibilité, l’armée israélienne vaporise des pesticides et autres toxiques sur la zone tampon séparant Gaza d'Israël, y empêchant toute culture.

La zone tampon établie par les Israéliens sur la frontière entre la Bande de Gaza et Israël, s'étend aujourd’hui sur environ 300 mètres de large, le ruban couvrant désormais plus de 35% des terres agricoles de la bande de Gaza.

La zone est régulièrement pulvérisée et les produits chimiques se déposent souvent hors du périmètre, endommageant donc les cultures gazaouies au sein de la zone tampon mais également celles situées alentours. «Des pesticides sont diffusés pour empêcher toute culture agricole. L’armée israélienne dégage ainsi le champ de vision de ses soldats au sol sur les zones frontalières», confie à RT France Amar Chamallakh, un agriculteur palestinien affecté par les épandages.

Palestine-Israel

Le ministère palestinien de l’Agriculture a vivement protesté contre ces agissements. Nabil Abou Chammala, son directeur de la planification, a dénoncé ces pratiques de l'armée israélienne préjudiciables aux agriculteurs palestiniens. «L’occupation israélienne a l'habitude de détruire toutes les infrastructures agricoles, surtout dans la zone tampon», fulmine-t-il.

Pour le ministère, ces entreprises de l’armée israélienne visent à mener un travail de sape sur l’économie gazaouie. Selon Nizar el Waheidi, l'un de ses ingénieurs : «Ces attaques israéliennes n’ont qu’un objectif : tuer l’économie palestinienne qui alimente les habitants de Gaza.»

Ces dégradations se traduisent en tout cas par la baisse spectaculaire la part de l’agriculture dans le PIB gazaoui, passée entre 1994 et 2015 de 12% à 3,3%, pour des territoires également très affectés par le blocus d'Israël et de l'Egypte depuis 2007.

https://francais.rt.com/international/49293-armee-israelienne-pulverise-pesticides-zone-tampon-gaza

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Représailles : la Russie ferme le consulat américain de Saint-Pétersbourg et expulse 60 diplomates

Moscou a annoncé l'expulsion de 60 diplomates américains, soit autant que les membres du corps diplomatique russes sommés de quitter les Etats-Unis. La Russie a également décidé de fermer la représentation consulaire américaine de Saint-Pétersbourg.

ACT CONSULAT ST PETERSBOURG

S'exprimant lors d'une conférence de presse commune à Moscou ce 29 mars avec Staffan de Mistura, envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a annoncé l'expulsion de 60 diplomates américains de Russie. Le nombre est le même que celui des diplomates russes que les Etats-Unis ont décidé d'expulser, dans le cadre de l'affaire Skripal.

Le chef de la diplomatie russe a précisé que les membres du corps diplomatique américain avaient deux jours pour cesser leur activité.

Dans la soirée du 29 mars, le département d'Etat américain a renchéri, annonçant que Washington se réservait le droit de riposter à la décision russe.

Après l'annonce par une vingtaine d'Etats de l'expulsion de plus de 100 diplomates russes le 26 mars, Moscou, regrettant un signal inamical envoyé par l'Occident, avait immédiatement fait savoir que des mesures russes de rétorsion seraient prises. Les Etats-Unis pour leur part avaient annoncé l'expulsion de 60 diplomates, requalifiés au passage d'«espions» russes, dans le cadre d'une action coordonnée entre pays occidentaux pour répondre à l'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille au Royaume-Uni.

Moscou appelle à une réunion de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques

Sergueï Lavrov a en outre demandé une réunion de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et proposé la date du 2 avril 2018, afin d'avoir «une conversation franche» concernant l'affaire Skripal. Le ministre russe a fait savoir qu'un refus des «partenaires européens» serait la «preuve» que l'empoisonnement de l'ex-agent double russe à Salisbury était une «provocation».

proof

Le 14 mars dernier, le représentant russe auprès des Nations unies Vassili Nebenzia soulignait que le Royaume-Uni avait fait le choix de porter l'affaire Skripal devant l'ONU et non devant La Haye, soit l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Un choix qui, selon lui, révèle la crainte que nourrirait Londres de devoir se confronter à une «enquête professionnelle».

Le diplomate russe avait également estimé que la provenance la plus probable de l'agent innervant utilisé à Salisbury au début du mois «se trouv[ait] dans les pays où, depuis la fin des années 1990 jusqu'à aujourd'hui, des études intensives sur ces substances, y compris le Royaume-Uni, ont été menées». Il avait en outre assuré que la Russie était prête à mener une «enquête conjointe» avec le Royaume-Uni sur cet incident, rappelant que Moscou n'avait «rien à cacher» et que la Russie avait demandé à ce que la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU se déroule en public et non à huis clos comme le désirait Londres. «A qui profite le crime ?», s'était-il interrogé devant ses homologues.

(...)

https://francais.rt.com/international/49290-russie-va-fermer-consulat-etats-unis-saint-petersbourg

Posté par UPR Creuse à 04:15 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Bruxelles et l'OTAN main dans la main pour préparer les infrastructures civiles à la guerre

A la demande de l'OTAN, l'UE a élaboré un plan de mise à niveau et d'uniformisation des infrastructures civiles. Ponts et tunnels seront mis au gabarit afin de permettre aux chars d'assaut de l'OTAN de mieux circuler partout dans l'Union européenne.

ACT INFRASTRUCTURES OTAN

Démonstration de force, bluff, ou intimidation ? Quoi qu'il en soit, la décision de Bruxelles de se plier, avec bonne grâce, aux demandes de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) pourrait contribuer à renforcer le sentiment de vivre une période d'avant-guerre. L'Union européenne (UE) a ainsi annoncé le 28 mars un plan visant à améliorer la mobilité des troupes des Etats membres qui se sont placés sous le commandement de l'organisation militaire, dont Washington est le fer de lance.

Bruxelles se conforme ainsi à la demande faite par le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, en novembre 2017. «L'Alliance souhaite que les axes routiers européens soient prêts à supporter la mobilisation rapide de chars d'assaut de pièces d'artillerie et autres», avait alors déclaré le patron de l'organisation militaire. Aussi ce projet militaire présenté officiellement ce 28 mars, baptisé «Action Plan on Military Mobility», prévoit d'unifier les réglementations et standards des Etats membres de l'UE, afin de mettre, par exemple, les tunnels au même gabarit.

arton38460-cf27e

«En optimisant la mobilité militaire dans l'Union européenne, nous pourrons être plus à même de prévenir des crises, de déployer nos missions, et de répondre plus rapidement face aux défis qui se présenteraient», s'est ainsi félicitée Federica Mogherini, membre de la Commission Juncker et patronne de la diplomatie européenne, alors que le plan doit ensuite être transmis aux gouvernements des Etats membres ainsi qu'au Parlement européen.

Intégration militaire de l'UE et «menace russe»

La formulation très générale de la haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité semble toutefois confirmer deux choses. Premièrement, Bruxelles se donne bien pour vocation de prendre en charge la défense de ses Etats membres. Accélérant l'agenda de la création d'une force militaire supranationale, 23 pays européens ont d'ailleurs lancé en novembre 2017 une structure de coopération militaire permanente, baptisée en anglais PESCO.

otan

Deuxièmement, la Défense européenne s'inscrit non pas en opposition avec l'OTAN mais en complémentarité. «Ce qui est bon pour l'Europe est bon pour l'OTAN», s'était ainsi félicité Jens Stoltenberg à l'annonce de la signature de la PESCO en novembre dernier. Dans le même temps, semblant tracer les limites de l'intégration militaire européenne tolérées par l'OTAN, Jens Stoltenberg a demandé en février dernier que l'UE «ne se substitue pas à ce que fait l'OTAN». «Cela n'aurait aucun sens pour l'UE et l'OTAN d'entrer en concurrence», avait-il martelé.

Enfin, si la Russie n'est pas ici nommément ciblée, les «défis» évoqués par Federica Mogherini pourraient bien faire allusion à cette dernière. Depuis plusieurs années en effet, l'OTAN brandit la «menace russe» pour justifier une expansion continue vers l'est du continent, jusqu'au frontières mêmes de la Fédération de Russie.

ZAPAD

Dans ce contexte, les manœuvres conjointes Zapad de la Russie et de la Biélorussie de septembre 2017, bien que menées dans la stricte limite de leurs territoires nationaux, ont été présentées comme des exercices aux portes de l'Europe, menaçant curieusement le «flanc est» de l'OTAN, lui-même aux portes de la Russie.

Usant de cette curieuse inversion, Washington a décidé d'acheminer chars d'assaut et matériel militaire dans plusieurs pays d'Europe de l'Est. Dans le même temps, l'Alliance atlantique multiplie les exercices sur un continent en pleine remilitarisation. En juin 2017, l'OTAN avait conduit des exercices d'une ampleur sans précédent en Pologne, mobilisant des avions britanniques et des hélicoptères américains. Mais l'Alliance se montre également très active dans des pays frontaliers de la Russie comme l'Estonie. A cela s'ajoutent de nombreux vols de reconnaissance d'avions de l'OTAN, jouant dangereusement avec l'espace aérien russe.

A plusieurs reprises, Moscou a estimé qu'une accumulation des forces de l'OTAN aux frontières du pays nuisait à l'équilibre des forces. La Russie a en outre démenti à plusieurs reprises l’existence de supposés projets d’attaque contre ses voisins. Moscou dénonce pour sa part le renforcement militaire de l’OTAN près de ses frontières, le qualifiant même de menace pour sa sécurité.

https://francais.rt.com/international/49296-bruxelles-otan-main-dans-main-preparer-infrastructure-guerre

BASE 14 995X225

Pour compléter votre information, ce dossier de presse de S.R. (UPR 87) :

La Commission européenne propose d'ouvrir l'Union aux armées de l'Otan...

Contrairement à ce que laisse entendre la référence aux accords de libre-circulation de Schengen, le « Schengen militaire » n'est pas un projet européen, mais une volonté de l'Otan. Il vise non pas à autoriser les armées des États-membres de l'Union à circuler sans formalités sur le territoire de l'Union,mais à accorder ce privilège à toutes les armées de l'Otan (y compris les armées US ou turques). D'où l'importance accordée prioritairement aux ports et aéroports sur les voies routières.

ALERTE : La Commission européenne propose d'ouvrir l'Union aux armées de l'Otan

Union Européenne et Nouvel Ordre Mondial: Le goulag en marche...

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 30 mars 2018

François Asselineau a été interrogé par Alexis Poulin sur Le Média

VID FA LE MEDIA

Retrouvez François Asselineau en direct sur Le Media :
➡️ https://youtu.be/6siK0FTv_4o

ou sur le site upr.fr

BASE 14 995X225

Un entretien cordial, sans questions- pièges, sans accusations de complotisme... Les sujets abordés: l'Union européenne, bien sûr, mais aussi l'affaire rocambolesque opposant le Royaume Uni à la Russie et le suivisme euro- atlantiste de Macron, la situation sociale en France, le rapport de la "gauche" au Frexit etc.   P.G.

 

Posté par UPR Creuse à 08:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Christine Gavini-Chevet nommée rectrice de l'académie de Limoges

L'académie de Limoges, sans recteur depuis la mi-février, a une nouvelle rectrice. Christine Gavini-Chevet, inspectrice générale de l’administration de l’Education nationale et de la Recherche, a été nommée rectrice de l'académie de Limoges ce mercredi 28 mars en conseil des ministres.

act rectorat limoges

Daniel Auverlot, nommé recteur de l'académie de Limoges en mars 2017, avait quitté le Limousin en février pour l'académie de Créteil. Hier, mardi 27 mars, le président du conseil départemental de la Haute-Vienne, Jean-Claude Leblois, s'était inquiété de ce que le poste de recteur était toujours vacant. Le syndicat SNES avait lui aussi rappelé il y a quelques jours cet état de fait. 

Limoges a donc une nouvelle rectrice. Après une carrière universitaire, Christine Gavini-Chevet a occupé diverses fonctions dans les cabinets ministériels (Matignon, ministères de l'Emploi, de la Défense, des Affaires étrangères) avant de devenir directrice puis inspectrice générale à l'Éducation nationale.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/education/2018/03/28/christine-gavini-chevet-nommee-rectrice-de-l-academie-de-limoges_12791259.html

(...)

870x489_maxnewsworldthree874233

L'académie de Limoges a une rectrice ! Inspectrice générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, Christine Gavini-Chevet  a été nommée lors du conseil des ministres du 28 mars 2018 sur proposition du Ministre de l’éducation nationale et de la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Nous disposons pour l'instant de peu d'éléments biographiques. Le site experts France fait état d'un CV plutôt impressionnant : "normalienne, agrégée, diplômée de Sciences Po et docteur, Christine Gavini a publié plusieurs ouvrages dans le domaine du travail et de l'éducation. Après une carrière universitaire, elle a occupé diverses fonctions dans les cabinets ministériels (Matignon, ministères de l'Emploi, de la Défense, des Affaires étrangères) avant de devenir directrice puis inspectrice générale à l'Éducation nationale.

Nos confrères des Echos détaille également un parcours politique plutôt marqué à droite pour celle qui aurait été proche d'Alain Juppé : "après avoir exercé comme conseiller scientifique au Commissariat général du Plan, elle devient en 2003 directeur des études de l'UMP, conseiller technique du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, puis du ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo".

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/rectrice-academie-limoges-1448737.html

BASE 14 995X225

Mauvais pressentiment !!
Comment une femme qui a occupé des postes prestigieux peut aller se perdre dans une des régions les plus perdues de France ?
Est-elle chargée de liquider le rectorat ?


Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure de Cachan, diplômée de l'IEP Paris, agrégée de sciences sociales, docteur en sociologie, a exercé comme conseiller scientifique au Commissariat général du Plan avant de devenir en 2012 directrice des relations internationales des ministères de l'Éducation et de la Recherche  !

Mariée à Pïerre-Franck Chevet, président de l'autorité de sûreté nucléaire française, après avoir occupé différents postes au Ministère de l'Industrie !!   S.R.

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,