lundi 19 mars 2018

Présidentielle russe : Vladimir Poutine réélu dès le premier tour

Le président sortant et candidat indépendant Vladimir Poutine arrive en tête du premier tour de l'élection présidentielle russe, selon les résultats partiels officiels. Il récolte quelque 76% des suffrages.

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Des huit candidats en lice, le chef d'Etat sortant et candidat sans étiquette Vladimir Poutine arrive en tête du premier tour du scrutin présidentiel russe, ce 18 mars, selon des résultats partiels. Il est pour l'heure crédité de 76% des voix, après dépouillement de la moitié des bulletins. Pour rappel, en 2012, il avait été élu au premier tour avec 63,60% des voix.

Vladimir Poutine, 65 ans, partait grand favori de cette élection. Il entamera ainsi son quatrième mandat de président, d'une durée de six ans. En mars 2024, il sera alors âgé de 71 ans.

Il est suivi du candidat communiste Pavel Groudinine (environ 12% des voix) et du candidat du parti libéral-démocrate Vladimir Jirinovsky (environ 6% des voix), selon les résultats provisoires.

Dans la soirée, après la diffusion des résultats partiels le désignant comme réélu, Vladimir Poutine s'est adressé à ses partisans. Il leur a promis d'importants accomplissements pour la Russie, soulignant qu'il était important que le peuple russe reste uni. Il a aussi scandé : «Russie ! Russie !»

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«Je vois [dans les résultats] la confiance et l'espoir de notre peuple, nous allons travailler tout aussi dur, d'une manière tout autant responsable et efficace», a-t-il déclaré.

Le président réélu s'est également exprimé, par la suite depuis son quartier général de campagne.

Les promesses de campagne de Vladimir Poutine

Durant sa campagne, Vladimir Poutine a fait de la lutte contre la pauvreté l'une de ses priorités. Il a annoncé qu'il souhaitait, en cas de réélection, permettre à l'économie russe d'atteindre 8% de croissance en investissant massivement dans les technologies. L'ambition est claire : stimuler la croissance russe, qui demeure timide et en-deçà de la moyenne mondiale, et, partant, dépasser l'Allemagne pour devenir la cinquième puissance économique mondiale (la Russie est à la sixième place, selon les estimations de la Banque mondiale pour l'année 2016).

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Sur le plan international, Vladimir Poutine compte inscrire son action dans la poursuite de la dynamique d'apaisement des relations extérieures qu'il a menée au cours de son dernier mandat, multipliant le dialogue tous azimuts et les rencontres bilatérales. Prochain grand rendez-vous symbolisant ces efforts : le président russe doit recevoir notamment Emmanuel Macron au Forum économique de Saint-Pétersbourg

Le 1er mars, devant les membres réunis des deux chambres du Parlement russe, traçant les grandes lignes de son action future, Vladimir Poutine rappelait au monde entier qu'il devrait dorénavant «compter avec la Russie».

ELECTION RUSSE

Réélu président, Vladimir Poutine devra en outre ouvrir la voie à celui qui succédera à son quatrième mandat, un enjeu majeur, donc, de ces prochaines années. Pour l'heure, aucun successeur potentiel ne semble capable de s'imposer. D'aucuns évoquent, en outre, la possibilité d'une réforme constitutionnelle qui transformerait la Russie en un régime plus parlementaire.

 

76.66%
Vladimir Poutine
11.80%
Pavel Groudinine
5.66%
Vladimir Jirinovski
1.67%
Xénia Sobtchak
1.04%
Grigori Iavlinski
0.76%
Boris Titov
0.68%
Maxime Souraïkine
0.65%
Sergueï Babourine
https://francais.rt.com/international/48870-presidentielle-russe-vladimir-poutine-en-tete-resultats-partiels

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Ce matin, la presse française, dépitée, met l'accent sur les "fraudes", voire "le bourrage des urnes", et nie le caractère démocratique du "régime". La routine...   P.G.

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ENTRETIEN N°59 – SNCF – Russie/UK – Trump – Merkel – Manifestation 22 mars – Législatives

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00:33 Quelle est votre analyse sur la réforme de la SNCF ?
11:50 Manifestation du 22 mars 2018
14:28 Quel bilan tirez-vous des dernières législatives partielles ?
24:11 Quelle analyse faites-vous de la situation à Mayotte ?
31:10 Actualités européenne : le gouvernement allemand.
39:14 Actualités européenne : suppression du référendum aux pays-bas.
43:17 Que pensez-vous de la crise diplomatique entre la Russie et le Royaume-Uni ?
50:31 Actualité internationale : rencontre entre Trump et Kim Jong-Un
53:48 Actualité internationale : licenciement de Rex Tillerson par Trump
58:20 Actualité internationale : nouvelle tranche d’aide accordé à la Turquie par la commission européenne
01:04:06 Conclusion

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Crédits :
Intervenant : « François Asselineau » – Président de l’UPR.
Voix off : « Thibaud Lonjon »
Technique : « Sylvain Gargasson », « Fabien Sémat »
Animations graphiques : @PierreDuNet
Prospection de contenu : @PierreDuNet
Montage : « Fabien Sémat »

https://www.upr.fr/actualite/entretien-n59-sncf-russie-uk-trump-merkel-manifestation-22-mars-legislatives

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Comme dans le Val-d’Oise et en Haute-Garonne, l’UPR progresse lors des élections législatives partielles (Loiret et Mayotte)

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Les candidats de l’Union populaire républicaine (UPR) présents au premier tour des deux élections législatives partielles qui se sont déroulées ce dimanche 18 mars 2018 ont obtenu des résultats en hausse par rapport à ceux de juin 2017.

  • Dans la 4ème circonscription du Loiret, l’UPR passe de 0,65% des suffrages exprimés en juin 2017 à 0,81%. Le candidat titulaire de l’UPR était Laurent CHAILLOU ;
  • Dans la 1re circonscription de Mayotte, l’UPR passe de 0,67% des suffrages exprimés en juin 2017 à 1,76%. Le candidat titulaire de l’UPR était Alexandre ALÇUYET.

Ces deux élections permettent de tirer un premier bilan des 6 élections législatives partielles auxquelles l’UPR a participé. Sur ces 6 élections, l’UPR a :

  • Progressé nettement en Haute-Garonne et à Mayotte ;
  • Progressé modérément dans le Val-d’Oise et dans le Loiret ;
  • Conservé le même niveau électoral dans le Territoire de Belfort ;
  • Baissé sensiblement en Guyane.

Sur les 6 élections législatives partielles auxquelles l’UPR a participé, elle a rassemblé en moyenne 1 % des suffrages, en progression depuis juin 2017. Ces résultats ont valeur de sondage dans la mesure où ces 6 départements présentent une sociologie très diversifiée.

L’UPR va demander à nouveau au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) d’intervenir auprès des grandes chaines de télévision et des stations radio pour que les % de Français qu’elle représente aient le droit d’entendre leur opinion politique dans les médias, notamment dans les médias qu’ils financent.

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Pour calmer les Normands, le drapeau breton du Mont-Saint-Michel a été remplacé par celui de l'UE

Hissé temporairement à l’entrée du Mont-Saint-Michel, un drapeau breton a offusqué de nombreux Normands. Le maire, à l’origine de l’initiative, a finalement décidé de faire machine arrière, en le remplaçant par un drapeau européen.

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Le maire du Mont-Saint-Michel Yann Galton a décidé de hisser le drapeau breton aux côtés du drapeau normand à l’entrée de l’îlot rocheux du Mont-Saint-Michel. Un geste symbolique qui a eu pour conséquence de raviver la sempiternelle dispute qui oppose Bretons et Normands sur l’appartenance de l’un des sites les plus visités de France.

Le Mont-Saint-Michel appartient certes officiellement à la Normandie. Mais pour son maire, il appartient également à la Bretagne. «Ce qu'on appelle la Côte d'Emeraude, ça part de Saint-Malo, ça va jusqu'à Granville, alors Normand, Breton, c'est pareil», a-t-il déclaré à France 3 Normandie.

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Pour autant, l’explication géographique de l'édile n’a pas suffi à calmer les Normands les plus hostiles que la présence des couleurs bretonnes sur l'île ont courroucé. Comme le rapporte l’antenne normande de France 3, plusieurs personnes n’ont pas hésité à envoyer des courriels à la municipalité, afin de faire part de leur mécontentement. «Arborer ce drapeau c'est nier l'histoire du Mont. Monsieur le Maire, remettez le Mont en Normandie et donc le drapeau breton dans sa boîte», a écrit l’un d’entre eux.

Exaspéré par la tournure des événements, le maire a retiré le célèbre «Gwenn ha Du». Celui-ci sera finalement remplacé par un drapeau de l'Union européenne, dont le bleu étoilé est jugé plus rassembleur et plus consensuel.

https://francais.rt.com/france/48828-normand-breton-drapeau-discorde

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"Normand, Breton, c'est pareil" : ça s'appelle...la France! Seulement voilà, les esprits sont tellement façonnés que le seul remède pour calmer les tensions entre provinces ("euro- régions") délibérément mises en concurrence, est l'arbitrage de...l'Union européenne! Tout un symbole...   P.G.

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Mounir Mahjoubi admet que RT ne relaie pas de «fake news» mais que son «état d'esprit» dérange

Alors que LREM accuse régulièrement RT France de fausses informations, le secrétaire d'Etat au Numérique avoue que c'est «plutôt un état d'esprit» qui dérange le parti présidentiel. Un «état d'esprit» qui serait trop «négatif» à l'égard du président.

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Dans une interview accordée à la chaîne Arte en début d'année dernière et diffusée le 13 mars dernier, Mounir Mahjoubi, responsable de la campagne numérique d'Emmanuel Macron à l'époque et désormais secrétaire d'Etat au Numérique, a livré sa vision de RT France. Si ces quelques mots sont passés relativement inaperçus, leur implication est pourtant considérable. Ils contredisent en effet les accusations répétées à l'envi par La République en marche (LREM) contre RT France depuis plus d'un an.

Alors que le journaliste, qui admet lui-même du bout des lèvres que les nombreuses accusations de mensonges portées contre RT ne correspondent pas à la réalité, demande à Mounir Mahjoubi s'il peut citer des exemples de «fake news» relayées par RT ou Sputnik, celui-ci répond : «C'est plus ensuite un état d'esprit permanent.» En d'autres termes, sans doute conscient qu'ils n'en ont jamais diffusées, Mounir Mahjoubi explique que les griefs que son parti nourrit contre les journalistes de RT ne concernent pas des fausses informations... mais une ligne éditoriale qui ne serait pas favorable au président.

Mounir Mahjoubi explique en effet : «Dans plus de 90% des cas, toutes les informations au sujet d'Emmanuel Macron vont montrer une perception négative ou sombre du candidat, et plus de 90% des informations qui vont concerner Marine Le Pen vont être des informations laudatives, qui vont la mettre en avant, montrer son courage». Derrière ces chiffres qui ne s'appuient sur rien d'autre que son propre sentiment, le reproche adressé à RT est donc bel et bien de ne pas relayer une image suffisamment positive à ses yeux d'Emmanuel Macron.

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Cet aveu est d'autant plus étonnant si on le confronte à la position de LREM en avril 2017, alors que des journalistes de RT venaient d'être interdits d'accès au QG de campagne d'Emmanuel Macron par son équipe. Un porte-parole du parti expliquait alors que le problème était bien la fabrication «méthodique» d'«informations mensongères» dont il était convaincu que RT était à l'origine. A l'époque, le fameux «état d'esprit» de RT, jugé trop peu macronien, ne semblait pas remettre en cause le droit de nos journalistes à exercer leur métier – «sinon on n’accréditerait pas Valeurs actuelles», allait jusqu'à préciser le porte-parole de LREM.

Résumons donc. D'un côté, Mounir Mahjoubi reconnaît que le défaut de RT France serait son «état d'esprit» trop négatif à l'égard du président, et non de la propagation de prétendues «fake news». De l'autre, LREM assure ne s'en prendre qu'aux propagateurs de «fake news» et non à ce qu'elle croit identifier comme un «état d'esprit» négatif à l'égard du président. Faut-il alors en conclure que LREM est désormais réconciliée avec RT France et reconnaît à ses journalistes le droit d'exercer librement leur profession ?

https://francais.rt.com/rt-vous-parle/48850-etat-desprit-mounir-mahjoubi-admet-rt-france-relaie-pas-fake-news-etat-esprit-derange

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Lavrov : la France, le Royaume-Uni et les USA sont «directement impliqués» dans la guerre en Syrie

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé le 17 mars les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et «un certain nombre d'autres pays» d'avoir envoyé leurs forces spéciales en Syrie.

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«Il y a des forces spéciales en Syrie en provenance des Etats-Unis – ils ne le nient plus – du Royaume-Uni, de la France et d’un certain nombre d'autres pays», a déclaré le ministre russe des Affaires étrangère Sergueï Lavrov lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision officielle du Kazakhstan, diffusée le 17 mars sur le site du ministère russe des Affaires étrangères.

Rappelant que la présence américaine en Syrie était «illégitime» du point de vue du droit international et de la Charte des Nations unies, il a en outre souligné qu’il ne s’agissait plus d’une «guerre par procuration» mais d’une «implication directe dans la guerre».

«Mais nous sommes réalistes et nous comprenons qu'il serait préférable de ne pas se battre avec eux. Nous coordonnons donc nos actions, au moins pour éviter les altercations involontaires. Nos militaires sont constamment en contact avec les commandants américains qui mènent leurs opérations sur le territoire syrien», a-t-il ajouté.

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Il a en outre fait savoir que Moscou était également en «dialogue assez régulier» avec «ceux qui agissent réellement sur le terrain», en référence aux commandants américains d'état-major général et aux officiers de liaison. Il a souligné que les attaques contre les forces syriennes et pro-syriennes dans les zones contrôlées par les Etats-Unis méritaient d'être condamnées, étant donné que la Russie avait été assurée «solennellement» à maintes reprises que la présence des militaires américains sur le sol syrien visait «exclusivement» les terroristes

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Enfin, le chef de la diplomatie russe a également critiqué les propos «irresponsables» de la représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations unies, Nikki Haley, sur la détermination de Washington à «bombarder Damas et même le palais présidentiel de Bachar el-Assad, indépendamment de la présence sur place de représentants russes».

https://francais.rt.com/international/48819-lavrov-france-royaume-uni-etats-unis-forces-speciales-syrie

Sergueï Lavrov : l'objectif des Occidentaux en Syrie n'est pas la paix, mais un changement de régime

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Pour le ministre russe des affaires étrangères, l'activité diplomatique des Occidentaux aux Nations unies consiste à faire porter à la Syrie l'entière responsabilité des combats meurtriers de la Ghouta, et de dédouaner les groupes armés anti-Damas.

Les combats entre rebelles islamistes et forces gouvernementales dans la Ghouta, à l'est de Damas, se doublent d'une joute diplomatique entre la Russie et les Etats-Unis au Conseil de Sécurité de l'ONU. En raison de l'opposition de Moscou, qui dispose d'un droit de veto, le Conseil de sécurité devait abandonner un projet de résolution porté par les Occidentaux, réclamant un cessez-le-feu de 30 jours pour permettre l'accès humanitaire à la Ghouta orientale. L'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, a annoncé le 22 février 2018 qu'il n'y avait pas d'accord entre les 15 membres du Conseil de sécurité.

D'après le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, cité par l'agence TASS, le but réel de cette résolution rédigée par les Occidentaux était de faire porter la responsabilité des bombardements dans la région de la Ghouta à l'armée syrienne et de dédouaner les groupes armés antigouvernementaux. «[Les Occidentaux entendent] accuser le gouvernement syrien dans le but de promouvoir un "plan B", à savoir effectuer un changement de régime en violation de la résolution 2257 [des Nations unies]», a-t-il jugé devant des journalistes, de passage en Serbie. Le chef de la diplomatie russe a en outre déploré le fait que, selon lui, les Occidentaux escomptaient détourner l'attention du processus de paix en Syrie à travers leur proposition de résolution.

(...)

https://francais.rt.com/international/48257-serguei-lavrov-objectif-occidentaux-renverser-gouvernement-damas

Syrie : plus de 20 000 civils ont fui la Ghouta par le couloir humanitaire ce 18 mars

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Mis en place par l'armée syrienne et son allié russe, le couloir humanitaire de la Ghouta orientale, en banlieue de Damas, a permis au total l'évacuation de 68 000 personnes, dont 20 000 sur la seule journée du 18 mars.

(...)

Sur des images, qui étaient diffusées en direct le 18 mars, on a pu voir les milliers de civils défiler dans le calme, en direction de zones sécurisées contrôlées par le gouvernement syrien.

«Le couloir humanitaire de la Ghouta orientale continue de fonctionner», a commenté le général Vladimir Zolotoukhine, porte-parole du Centre pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

https://francais.rt.com/international/48836-syrie-milliers-civils-fuient-actuellement-ghouta-orientale-video

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UNE « FAKE NEWS » POUR DISCRÉDITER POUTINE ET LA RUSSIE ?

UNE « FAKE NEWS » POUR DISCRÉDITER POUTINE ET LA RUSSIE ? Selon l’ancien Ambassadeur britannique en Ouzbékistan, le « Novitchok » serait « une arnaque » comme les « armes de destruction massives » irakiennes.

Alors qu’Emmanuel Macron, balayant la position prudente du Quai d’Orsay adoptée pendant quelques jours, a décidé follement d’apporter le soutien de la France sans le moindre début de preuve à la version britannique de la tentative d’empoisonnement alléguée de l’agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, le lanceur d’alerte britannique Craig Murray, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Ouzbékistan, vient de publier une analyse stupéfiante et très sourcée.

 

Selon cette analyse, l’existence même des agents chimiques de type « Novitchoks » est mise en doute par les meilleurs experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et il est scientifiquement impossible que le gouvernement britannique ait pu avoir la preuve que l’agent chimique, qui aurait été utilisé contre l’agent double russe, soit de fabrication russe.

 

 

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L’histoire du Novitchok est une anarque comme les « Armes de destruction massives » irakiennes.

14 mars, 2018, par Craig Murray

[ Source : blog de Craig Murray ]

 

Aussi récemment qu’au cours de l’année 2016, le Dr Robin Black, chef du Laboratoire de détection de l’unique usine d’armes chimiques du Royaume-Uni à Porton Down, un ancien collègue du Dr David Kelly, a publié dans un journal scientifique extrêmement prestigieux un article expliquant qu’il n’y avait que de faibles preuves de l’existence des Novitchoks et que leur composition demeurait inconnue.

Ces dernières années, il y a eu beaucoup de spéculations sur le fait qu’une quatrième génération d’agents neurotoxiques, baptisés « Novitchoks » (« nouveau venu » en russe), aurait été développée en Russie à partir des années 1970 dans le cadre du programme « Foliant », dans le but de trouver des agents toxiques qui déjoueraient toutes mesures de protection. Les informations sur ces composés ont été rares dans le domaine public, et proviennent principalement d’un chimiste militaire russe dissident, Vil Mirzayanov. Aucune confirmation indépendante des structures ou des propriétés de ces composés n’a été publiée.

[Source : Dr Robin Black, 2016, article « Développement, utilisation historique et propriétés des agents de guerre chimique », Société royale de chimie].

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Pourtant, le gouvernement britannique prétend aujourd’hui être capable d’identifier instantanément une substance que son seul centre de recherche sur les armes biologiques n’a jamais vu auparavant et dont il n’était pas même sûr de l’existence. Pire, il prétend pouvoir non seulement l’identifier, mais en identifier l’origine. Compte tenu de la publication du Dr Black, il est clair que cette affirmation ne peut pas être vraie.

Les experts internationaux en armes chimiques du monde partagent l’opinion du Dr Robin Black. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) est un organisme des Nations Unies basé à La Haye. Voici ce que l’on trouve dans le rapport de 2013 de son Conseil consultatif scientifique (CCS), qui comprenait des représentants des gouvernements américain, français, allemand et russe et dans lequel le Dr Robin Black était le représentant britannique :

[Le CCS] a souligné que la définition des produits chimiques toxiques dans la Convention couvrirait tous les produits chimiques candidats potentiels qui pourraient être utilisés comme armes chimiques. En ce qui concerne les nouveaux produits chimiques toxiques non énumérés dans l’annexe sur les produits chimiques mais qui peuvent néanmoins constituer un risque pour la Convention, le CCS fait référence aux « Novitchoks ». Le nom « Novitchok » est utilisé dans une publication d’un ancien scientifique soviétique qui a signalé avoir étudié une nouvelle classe d’agents neurotoxiques pouvant être utilisés comme armes chimiques binaires. Le CCS déclare qu’il ne dispose pas d’informations suffisantes pour commenter l’existence ou les propriétés de « Novitchoks ».

[Source : OIAC: Rapport du Conseil consultatif scientifique sur l’évolution de la science et de la technologie pour la troisième Conférence d’examen – 27 mars 2013]

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De fait, l’OIAC était si sceptique quant à la viabilité des « Novitchoks » qu’elle a décidé – avec l’accord des États-Unis et du Royaume-Uni – de ne pas les ajouter, non plus que leurs prétendus précurseurs, à sa liste des produits interdits. Pour résumer, la communauté scientifique admet que Mirzayanov ait travaillé sur des « Novitchoks » mais doute qu’il y  ait réussi.

Étant donné que, selon l’OIAC,  les preuves de l’existence de « Novitchoks » sont douteuses, si le Royaume-Uni en a un échantillon, il est extrêmement important que le Royaume-Uni présente cet échantillon à l’OIAC. En effet, le Royaume-Uni a l’obligation de présenter cet échantillon à l’OIAC. La Russie – mais cela n’a pas été rapporté par les médias grand public – a envoyé une demande légale à l’OIAC de présentation d’un échantillon du matériel trouvé à Salisbury de la part du Royaume-Uni, pour une analyse internationale.

Pourtant, la Grande-Bretagne refuse de le soumettre à l’OIAC.

Pourquoi ?

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Une deuxième partie de l’accusation de Mme May est que les « Novitchoks » ne pourraient être produits que dans certaines installations militaires. Mais ceci est également manifestement faux. S’ils existent, les « Novitchoks » ont été conçus pour pouvoir être fabriqués dans n’importe quelle installation chimique commerciale – c’en était même l’une des caractéristiques majeures. Le seul véritable indice de l’existence des Novitchoks était le témoignage de l’ex-scientifique soviétique Mizayanov, qui les a développés. Et ce qui suit est ce qu’en avait écrit Mirzayanov lui-même /

« Il faut garder à l’esprit que les composants chimiques ou les précurseurs du A-232 ou de sa version binaire novichok-5 sont des organophosphates ordinaires qui peuvent être produits par une compagnie commerciale de chimie, comme celles qui produisent des engrais et des pesticides. »

[ Source : Vil S. Mirzayanov, « Démantèlement du complexe d’armes chimiques soviétique/russe : la vision d’un initié » cité dans Amy E. Smithson, Dr. Vil S. Mirzayanov, Gen Roland Lajoie et Michael Krepon, Désarmement chimique en Russie : problèmes et perspectives, Rapport Stimson No. 17, octobre 1995, page 21 ].

Il est scientifiquement impossible que [ le laboratoire de détection chimique britannique ] de Porton Down ait pu détecter des Novitchoks russes s’il n’avait jamais possédé auparavant un échantillon russe pour les comparer. lls peuvent analyser un échantillon comme conforme à une formule de Mirzayanov, mais comme celui-ci l’a rendue publique il y a vingt ans, ce n’est pas une preuve de l’origine russe. Si Porton Down peut le synthétiser, de même beaucoup d’autres, pas seulement les Russes. Et si l’équipe de scientifiques de Porton Down peut le synthétiser, beaucoup d’autres laboratoires peuvent le faire aussi, et pas seulement les Russes.

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Et pour finir, Mirzayanov est un nom ouzbèke et le programme Novitchok, pour autant qu’il ait existé, était basé dans l’Union Soviétique mais loin de la Russie moderne, à Nukus en Ouzbékistan. J’ai personnellement visité le site des armes chimiques de Nukus. Il a été démantelé et assaini, tous ses stocks ont été détruits et son équipement a été enlevé par le gouvernement des États-Unis, dans mes souvenirs lors de mes derniers jours en tant qu’ambassadeur là-bas. En fait, il n’y a jamais eu la moindre preuve de « Novitchok » en Russie elle-même.

 

Pour résumer:

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1) [Le labotatoire britannique de] Porton Down a reconnu dans ses publications qu’il n’avait jamais vu de « Novitchoks » russes. Le gouvernement britannique n’a absolument aucune information sur les « empreintes digitales » telles que les impuretés qui peuvent attribuer cette substance en toute sécurité à la Russie.

2) Jusqu’à présent, ni Porton Down ni les experts mondiaux de l’Organisation pour la prévention des armes chimiques (OIAC) n’étaient convaincus de l’existence même des « Novitchoks ».

3) Le Royaume-Uni refuse de fournir un échantillon à l’OIAC.

4) Les « Novitchoks » ont été spécifiquement conçus pour pouvoir être fabriqués à partir d’ingrédients communs dans n’importe quel laboratoire scientifique. Les Américains ont démantelé et étudié l’installation qui les avait censément développés. Il est complètement faux de dire que seuls les Russes peuvent en produire, pour autant que quiconque le puisse.

5) Le programme « Novitchok » était basé en Ouzbékistan et non en Russie. . Ce qu’il en reste a été légué aux Américains durant leur alliance avec [ le président ] Karimov, et non aux Russes.

Avec tous mes remerciements à des sources qui ne peuvent pas être nommées pour le moment.

Traduction : François Asselineau

https://www.upr.fr/actualite/france/une-fake-news-pour-discrediter-poutine-et-la-russie-selon-lancien-ambassadeur-britannique-en-ouzbekistan-lhistoire-du-novitchok-serait-une-anarque-comme-les-armes-de-destruction-massi

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Affaire Skripal : «La condamnation d'abord, la délibération ensuite!»

TRIBUNE LIBRE / John Laughland

TL FAKE MAY GAZ

Pour l'historien John Laughland, le scandale médiatico-politique entourant l'affaire Skripal relève de l'hystérie collective. Revenant sur plusieurs cas similaires depuis 2004, il montre comment ce type d'affaire est instrumentalisé.

Quand une campagne de diabolisation est lancée – et de telles campagnes sont extrêmement fréquentes dans les relations internationales depuis la fin de la guerre froide – les accusations pleuvent à une vitesse telle qu'il est impossible de connaître la vérité. Comme l'a dit Mark Twain : «Un mensonge peut faire le tour du monde le temps que la vérité mette ses chaussures.»

Dans la Blitzkrieg de propagande lancé par le gouvernement britannique contre la Russie pour l'empoisonnement de Sergueï Skripal, les commentateurs sont censés informer leurs lecteurs sur des questions obscures et spécialisées comme celle des armes chimiques. Pour la plupart, ils se plient à l'hystérie collective et se présentent comme des experts sur des sujets, tels les «novitchoks», dont ils n'avaient jamais entendu parler avant la semaine dernière.

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Mais pourquoi, au lieu de se hasarder sur un terrain que même peu de scientifiques maîtrisent, ne remarquent-ils pas l'incohérence suivante?  Le 14 mars, le Premier ministre britannique, Theresa May, a dit à la Chambre des Communes: «La seule explication possible est que l'Etat russe est coupable de la tentative d'assassinat de Sergueï Skripal et de sa fille.» Mais la veille, le patron de la police anti-terroriste de Scotland Yard, le commissaire Neil Basu, avait annoncé à la presse, dans un communiqué officiel, que l'affaire était d'une complexité telle que l'enquête «dure[rait] plusieurs semaines». 

Soit le premier ministre a tort de dire que la culpabilité russe est la seule explication possible, soit l'officier de police ment sur la durée de son enquête. La réalité est que personne ne sait qui a empoisonné Skripal, pourquoi ou comment. Personne ne sait, par exemple, comment le poison lui a été administré.

Tout observateur peut aussi remarquer (mais peu l'ont fait à l'époque) que d'autres accusations d'empoisonnement ont été lancées à l'égard de la Russie et qu'elles se sont avérées faussesEn 2004, l'Occident a accusé la Russie de complicité dans l'empoisonnement du candidat pro-occidental aux élections présidentielles ukrainiennes, Viktor Ioutchenko. Or, une fois devenu président, Ioutchenko avait tout l'appareil de l'Etat ukrainien à sa disposition pour mener à bout l'enquête: il n'a rien trouvé et l'affaire est classée. Mais l'hystérie collective déclenchée par la théorie de l'empoisonnement était suffisante pour le faire élire: peu importe, finalement, la vérité quand l'accusation a atteint les objectifs escomptés.

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Je dis bien «hystérie collective». Comme je l'ai rappelé dans un article publié sur ce site en janvier 2016, aucun journaliste n'a voulu connaître la vérité sur le supposé empoisonnement de Ioutchenko. Pour cela, il ne fallait pas être toxicologue.  Il fallait simplement consulter le site internet de la clinique à Vienne où le diagnostic d'empoisonnement avait été annoncé, dans une conférence de presse organisée par un médecin ukrainien qui y louait un cabinet. Sur le site, la direction de la clinique démentait formellement le diagnostic d'empoisonnement, car la clinique n'avait tout simplement pas les capacités techniques pour le tester.

Aucun journaliste n'a voulu interroger le directeur de la clinique, comme je l'ai fait par téléphone. Il m'a affirmé avoir reçu des menaces de mort pour avoir mis le diagnostic d'empoisonnement en question. Mais personne ne s'est intéressé à son sort, tellement la théorie d'un empoisonnement téléguidé par Moscou était passionnante

Il en est de même avec les accusations entourant l'affaire de la mort d'un autre agent double : Alexandre Litvinenko. Les services secrets britanniques, son employeur, pensent qu'il a été assassiné par ses anciens collègues russes. Après une campagne de propagande qui a duré dix ans, ils ont réussi à convaincre un juge de leur théorie. Dans son rapport publié en 2016 (Litvinenko est mort en 2006), le juge a conclu que le président Poutine avait commandité l'assassinat. Ce faisant, il a brutalement violé le cadre légal de son enquête. Une enquête judiciaire de ce type se fait selon l'Acte sur les Enquêtes de 2005 dont l'Article 2, intitulé «Pas de détermination de culpabilité», stipule qu'«Une commission d'enquête de doit pas se prononcer, et n'a aucun pouvoir à déterminer, la responsabilité criminelle ou civile de qui que ce soit.»

La conclusion de la culpabilité de Poutine dans la mort de Litvinenko, qui alimente la conviction qu'il en de même avec Skripal car dans les deux cas il s'agirait d'un poison que seuls les Russes peuvent fabriquer, était basé sur des informations secrètes communiquées au juge par les services secrets britanniques. Il est à noter que celles-ci ont été gardées confidentielles (voir le rapport, page 181) sur l'ordre du Ministre de l'Intérieur... qui, à l'époque n'était personne d'autre que madame Theresa May. 

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Le jugement des hommes peut donc être sérieusement obscurci par la pensée unique.  La pression de groupe et très forte, comme le démontre la dénonciation par certains députés travaillistes de leur dirigeant, Jeremy Corbyn, pour avoir semé le doute sur les affirmations de madame May.

Mais les interrogations posées par Corbyn deviennent urgentes dès lors que l'on commence à consulter les experts.  L'ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan, Craig Murray, vient de publier quelques textes par des scientifiques spécialisés dans les armes chimiques. Leurs textes, tous antérieurs à l'affaire Skripal, mettent en doute l'existence même de ces «novitchoks» dont tout le monde est désormais convaincu qu'ils peuvent servir d'armes

En 2016, par exemple, Robin Black, un patron de Porton Down, la grande installation militaire britannique spécialisée dans les armes chimiques, et qui est située à 20 minutes de la ville de Salisbury où l'ancien agent double Skripal a été retrouvé inconscient dans un parc, a déclaré en 2016 qu'aucune information indépendante n'existait pour confirmer les affirmations de la seule source, un scientifique russe transfuge, selon lesquelles les Russes auraient développé ces novitchoksDe même, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques à La Haye a publié, en 2013, un rapport qui a conclu que leur existence n'est pas démontrée. (Voir le rapport ici, page 3, paragraphe 8.) 

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Finalement, le scientifique russe transfuge lui-même, Vil Mirzayanov, a écrit en 1995 que ces armes pouvaient être fabriquées dans n'importe quelle installation chimique, et que l'installation militaire où l'Union soviétique les aurait développées se trouvait en OuzbékistanOr, l'Ouzbékistan n'est pas sous le contrôle de Moscou depuis la dissolution de l'Union soviétique en 1991; les Américains, par contre, avaient une base militaire en Ouzbékistan jusqu'en 2005

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Rien ne nous permet donc, de confirmer, comme l'a fait madame Theresa May avec virulence, la culpabilité russe, même dans le cas où Skripal aurait été empoisonné par des «novitchoks».  Madame Theresa May est un digne héritier de la Reine de Coeur dans Alice au Pays des Merveilles qui hurle : «La condamnation d'abord, la délibération ensuite!»

https://francais.rt.com/opinions/48746-affaire-skripal-condamnation-dabord-deliberation-ensuite

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Les urgences du CHU de Clermont-Ferrand au bord de l’asphyxie

Les urgences du CHU de Clermont-Ferrand font de plus en plus souvent face à des situations difficilement soutenables pour le personnel comme pour les patients. Témoignage d’un médecin urgentiste.

ACT URGENCES CLERMONT

Il est rentré « claqué » après 10 heures de service. Excédé. Remué par des conditions de travail qui se détériorent d’année en année. Il a fini par prendre son téléphone.

Pour témoigner : « Désolé de vous déranger mais la nuit a encore été cauchemardesque aux urgences ! Au-delà des dysfonctionnements quotidiens, on va droit dans le mur. Faut le faire savoir, Faire un truc ». Les propos sont d’un jeune médecin urgentiste du CHU de Clermont qui préfère garder l’anonymat.

Le facteur déclenchant de cet appel spontané ? Un afflux de patients sans précédent, des malades obstruant les couloirs des urgences, des lits quasi inexistants dans les services du CHU pour recevoir les patients, mais également et surtout la violence verbale et même physique qui devient de plus en plus présente.

« On fait un métier de Robocop »

Robocop

« Je ne sais pas combien de temps le système va pouvoir tenir mais il n’est plus viable », s’insurge l’urgentiste. « Ce que je vous dis là, tout le monde le pense. Je ne suis pas le premier à tenter de faire bouger les lignes. Je ne serai probablement pas le dernier. Ceux qui s’y sont risqués avant moi ont le plus souvent fini pas baisser les bras et quitter le navire. Et le phénomène ne touche pas que les urgences. C’est l’arbre qui cache la forêt ». Il y a en effet lontemps que le ras-le-bol et l’épuisement ont gagné tous les services du CHU. « Ras le bol que les décisions soient prises par des administratifs loin de la réalité des soins ». Bref, un système de santé au bout du rouleau dont les urgences ne seraient que le symptôme.

Les urgences de l'hôpital de Vichy au bord du burn-out

« En trente ans, le passage aux urgences a été multiplié par deux. Les locaux ne sont plus adaptés à l’activité. Faute de box de consultation, ils nous arrivent fréquemment de déshabiller et d’examiner les patients dans les couloirs. C’est délirant et dramatique. Nous avons parfois tellement de monde en attente que nous sommes obligés de faire rentrer les accompagnants pour calmer les patients délaissés dans les couloirs. Un vrai foutoir en période de pic épidémique et des conditions d’accueil et de soins indignes. C’est irréel. Tellement loin de ce que l’on a pu nous apprendre. On fait un métier de Robocop ».

« Les Français doivent comprendre que la santé en France est malade »

Tout aussi dramatique :  Les personnes âgées qui parfois décèdent sur les brancards faute de lit d'hospitalisation

Pour ce jeune médecin les urgences sont devenues le réceptacle ou l’amortisseur des dysfonctionnements du système de santé. Trouver des lits, gérer les patients, s’adapter aux imprévus, c’est leur quotidien. Un quotidien que les plus anciens ne supportent plus. « Ils finissent par quitter l’hôpital. Ils partent épuisés par le rythme. Epuisés par des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader. Même les services administratifs sont désemparés».

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C'est le nombre annuel de passages aux urgences de Clermont. Il était de 38.000 en 1999, lors de l’inauguration du nouveau bâtiment. Il était de 28.000 en 1991.

Chef du pôle Samu-Smur-urgences au CHU, le professeur Jeannot Schmidt tente d’expliquer pourquoi les urgences sont saturées depuis quasiment deux mois.


Les patients emmenés par les sapeurs-pompiers attendaient à la porte des urgences lundi matin.

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Comment c’est possible ?

La grippe comme chaque année. Mais également les surinfections dues au virus. Nous avons pu gérer la situation en janvier après avoir trouvé une trentaine de lits dans différents services. Mais cette adaptation n’a pu être pérennisée en février et en mars. D’où cet embouteillage. Nous sommes en tant normal à 150 passages/semaine. Depuis quelque temps, nous sommes à 165 passages avec des pics à 190. Mais le problème n’est pas le flux entrant mais sortant. Nous n’avons pas assez de lits d’hospitalisation. Actuellement, malgré les réunions et les efforts de l’ensemble de l’hôpital, l’équation est impossible à résoudre. Nous sommes en processus dégradé. Une situation qui est due aux faiblesses d’adaptation de l’hôpital en matière de lits.

L’épidémie de grippe semble pourtant derrière nous ?

Pas vraiment. D’autant qu’une épidémie c’est comme les inondations. La crue arrive, elle monte. Mais il faut parfois plusieurs semaines pour revenir à un niveau normal.

Des personnes, le plus souvent âgées, meurent dans des couloirs. Vous confirmez ?

Il faut mettre un bémol à cette affirmation. Sachez que toutes les semaines, deux à trois personnes décèdent aux urgences, parce qu’elles sont mourantes à leur arrivée.

Ce qui est indécent, c’est que des personnes meurent sur un brancard dans un couloir. Comme il est tout à fait anormal de prendre en charge un patient dans un couloir. Sans compter que l’on ne travaille pas forcément bien et que la partie confidentielle est quelque peu occultée.

Comment remédier à ses faiblesses sur le long terme ?

Tout le monde fait des efforts. Mais nous sommes toujours dans l’adaptation a minima. Il faudrait une unité de lits supplémentaires, des accès aux résultats biologiques plus rapide, des accès aux avis des spécialistes… Spécialistes qui sont eux aussi débordés.

Mais je ne peux laisser dire que nous n’en faisons pas assez. Tous les jours, nous travaillons à des solutions. Après, il faut également peut-être du courage en se disant on ferme telle unité pour avoir plus de lits de soin. L’autre réalité est que les décisions ne se prennent pas à Clermont, mais au niveau de l’ARS et des ministères.

Franck Charvais

https://www.lamontagne.fr/amp/clermont-ferrand/sante/puy-de-dome/2018/03/10/les-urgences-du-chu-de-clermont-ferrand-au-bord-de-lasphyxie_12766917.html?__twitter_impression=true

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Avec une telle logique, on n'est pas près de résoudre la crise...   P.G.

 

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Vidéo du jour: Bruno Guigue : Chroniques de l'Impérialisme

Dans cette vidéo, Bruno Guigue aborde les problèmes géopolitiques de l'heure et répond aux questions d'un public militant à la librairie "tropiques".

De la nécessité d'un monde multipolaire pour contrer les manoeuvres sinistres de l'impérialisme américain et de ses alliés, dont, malheureusement, la France...

VID BG IMPERIALISME

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https://www.youtube.com/watch?time_continue=114&v=pagk39D5YGw

http://www.librairie-tropiques.fr/2018/03/bruno-guigue-chroniques-

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