vendredi 9 mars 2018

Le gouvernement a transmis sa loi contre les «fake news» aux députés LREM... mais elle a déjà fuité

Le Monde a publié des extraits du projet de loi de lutte contre les «fake news». S'il semble inspiré par l'hostilité de l'exécutif vis-à-vis de RT France, son ambiguïté révèle une volonté bien plus large de contrôler l'information sur Internet.

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Le Monde s'est procuré une copie du texte du projet de loi visant à lutter contre les fausses informations, document communiqué par le gouvernement aux députés de La République en marche (LREM) et qui a manifestement fuité. Le texte est disponible dans son intégralité sur le site NextInpact. Les extraits cités par le quotidien du soir ce 7 mars confirment les grandes orientations de cette loi. 

Comme la ministre de la Culture, chargée de ce dossier – le ministère de l'Information n'existant plus depuis 1974 –, l'avait déjà annoncé dans les colonnes du JDD le 4 février dernier, en période électorale, la justice pourra être saisie en cas de diffusion de «fausses informations». Le texte prévoit ainsi, d'après Le Monde, une procédure judiciaire d’urgence pour les élections présidentielles, législatives, sénatoriales et européennes. Un juge pourrait, sous quarante-huit heures, «faire cesser [la]diffusion» de fausses informations, sans préciser selon quels critères serait évaluée la «fausseté» de l'information en question.

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Comment y parvenir sur internet, où les acteurs et canaux de diffusion sont pléthore ? Parmi les pistes, le texte de projet de loi évoque le «déréférencement d’un site[…] ou le retrait des contenus». Il prévoit aussi d'imposer la fermeture de comptes sur les réseaux sociaux.

«Toute personne ayant intérêt à agir» pourra ainsi saisir le juge en référé, outre le parquet, contre une information qu'elle estimerait fausse.

Les médias étrangers, ou «sous influence», dans le collimateur

Autre point qui a paru important aux rédacteurs de cet avant-projet de loi qui doit encore être débattu et voté par le Parlement avant d'être validé par le Conseil constitutionnel : les médias étrangers.

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Selon les extraits cités par Le Monde, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pourrait désormais refuser une convention à une société contrôlée par un Etat étranger, ou selon les termes plutôt vagues utilisés «sous l’influence de cet Etat [si la chaîne] est susceptible de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ou de participer à une entreprise de déstabilisation de ses institutions, notamment par la diffusion de fausses nouvelles».

Pour Le Monde, ces dispositions, par ailleurs déjà exprimées par Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse le 3 janvier dernier, visent directement les médias russes. «Ce volet est inspiré par le cas de la chaîne RT (anciennement Russia Today), accusée par Emmanuel Macron de s’être comportée en organe de "propagande mensongère", ainsi que du site d’information Sputnik, tous deux financés par l’Etat russe», rappelle le quotidien. 

COMPLOTEUR ORDI

Exprimant son intention de combattre «le complotisme et le populisme», Emmanuel Macron a présenté ce projet de loi comme visant à «protéger la vie démocratique». Articulant en même temps des notions telles que «la vérité», ou encore «la liberté d'expression», le président de la République a expliqué que l'Etat souhaitait surveiller la façon dont les informations sont produites et diffusées.

La proposition de loi devrait être présentée par le groupe LREM à l'Assemblée nationale au printemps 2018, avec une première application lors de la campagne des élections européennes de 2019.

https://francais.rt.com/france/48558-projet-loi-gouvernement-contre-fake-news-communique-lrem-deja-fuite

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Tremblez, complotistes et défenseurs de l'axe du mal, Macron is watching you!  P.G.

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Pourquoi l'hélico du Samu 87 vole-t-il moins au secours des Limousins?

Depuis cinq mois, des missions de secours héliportées sont régulièrement annulées en Limousin. Face à cette situation, les soignants du Samu sont exaspérés et quatre pilotes et deux techniciens de vol ont donné leur démission. Explications.

ACT SMU 87

Les patients du Limousin sont-ils moins bien secourus depuis l’automne ? La question peut légitimement se poser : l’hélicoptère du Samu 87, qui intervient sur les trois départements, ne fonctionne plus comme auparavant. Le nombre de missions aurait baissé, selon nos sources, d’une dizaine par mois (chiffre non confirmé par l'ARS). Elles seraient annulées pour des raisons indépendantes de la volonté des soignants du service hospitalier de secours mobile, impuissants et excédés par la situation.

Les équipages de vol seraient tellement démoralisés que six membres sur dix ont démissionné début février et quitteront la base de Limoges fin mai.

8 à 10 missions annulées par mois ?

En cause, le changement de société : de Mont-Blanc Hélicoptères, l’activité de transport de secours héliporté a été confiée fin septembre 2017 à Babcock MCS France, qui a obtenu le marché public pour toute la grande région, soit cinq bases au total (*). Un choix sous l’égide de l’agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine qui aurait des répercussions inattendues, voire inquiétantes, pour les victimes en Haute-Vienne, Corrèze et Creuse, car elles pourraient être synonymes de perte de chances. La Dordogne est elle-aussi concernée.

Babcock n’aurait en effet pas le même manuel d’exploitation que l’ancien prestataire, imposant à ses pilotes des critères de vol plus restrictifs. Or en Limousin, le territoire a ses spécificités : son relief, sa météo peu clémente – avec souvent du brouillard et un plafond nuageux –, son habitat rural, isolé et dispersé. Les pilotes avaient précédemment la possibilité de voler à basse altitude, afin de maintenir la visibilité, et d’atterrir la nuit quasi partout, à condition qu’un balisage lumineux soit effectué au sol par les pompiers : cela pouvait être une route, un corps de ferme, n’importe quel lieu permettant d’aller plus vite...

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Mais les directives de la société Babcock, justifiées selon elle pour des raisons de sécurité (voir ci-dessous), ont modifié la donne, avec des minima qui empêchent l’hélicoptère de décoller en cas de mauvais temps ou exigent un stade éclairé pour les missions nocturnes. Le problème ? Cela réduirait le nombre d’interventions. La situation se serait produite à plusieurs reprises au cours des dernières semaines. Impossible d’avoir un chiffre officiel – le sujet est très sensible –, mais certaines sources font état d’au moins 8 à 10 missions annulées chaque mois. Alors qu’ils auraient pu être autrefois effectués par les airs, des secours sont donc réalisés par les routes, avec pour conséquence une perte de temps pour des patients qui peuvent avoir besoin d’un transfert rapide à l’hôpital.

 

Des négociations ont été entreprises par le centre hospitalier universitaire de Limoges pour que la société basée dans le Var assouplisse ces directives et revoie sa copie. Certains points pénalisants (comme l’interdiction de voler en dessous de 500 pieds, abaissée à 300) ont, semble-t-il, été améliorés.

Difficile d’en savoir plus sur les démarches du CHU de Limoges qui a préféré confier la communication de ce dossier polémique à l’agence régionale de santé.

Un choix de l’établissement qui tranche avec la présentation officielle du nouvel hélicoptère, objet d’une opération de communication d'ampleur, en octobre dernier, à l’intention des médias. Lesquels avaient été nombreux à couvrir l’événement. Mais le tableau est aujourd’hui moins idyllique.

Les patients vont-ils « en payer le prix » ?

Dès septembre dans un courrier adressé au directeur général du CHU de Limoges, Jean-Richard Mansencal, un ancien pilote chevronné du Samu 87, aujourd’hui retraité mais resté attentif à la qualité d’un service qu’il a assuré pendant 25 ans en Limousin, avait tiré la sonnette d’alarme.

Dans cette lettre, il expliquait que les nouvelles règles d’exploitation allaient entraîner « une chute d’activité opérationnelle qui [affecterait] de plein fouet le sort des patients du Limousin ». « Ce sont [eux] qui vont en payer le prix lourd, celui du retard dans les secours, [...] celui d’une augmentation du temps de prise en charge quand les déplacements seront effectués par la route. »

Avec le transport héliporté, les secours mettent en effet 12 minutes pour relier Limoges à Eymoutiers, 19 pour Brive ou Guéret, là où une ambulance met respectivement 40 et 60 minutes. En moyenne, l’aéronef de Limoges réalisait 600 sorties par an, dont 60 % d’interventions primaires, c’est-à-dire sur les lieux même des accidents ou au domicile des victimes ; le reste concernait du transport interhospitalier. L’appareil pourra-t-il poursuivre dans ces proportions et continuer à venir aussi efficacement en aide aux Limousins qu'il l'a fait dans le passé ? La question reste en suspens.

Hélène Pommier

 (*) En plus de Limoges, les Samu de Bordeaux, Périgueux, Bayonne et Poitiers disposent aussi d’un hélicoptère.

La réponse de Babcock
Au 1er janvier 2018, la société Babcock exploitait 27 bases en France sur 48.
Contacté, son service de communication nous a indiqué par écrit que Babcock « exploite ses aéronefs sur la base du cadre réglementaire commun du service médical d’urgence par hélicoptères (SMUH). La compagnie réalise près de 15.000 heures de vol de SMUH en France par an. Nos procédures sont conformes à des études de risque internes afin de s’assurer d’un parfait niveau de sécurité en phase avec les attentes du transport sanitaire héliporté; notre système de gestion de la sécurité/procédures d’exploitation sont validés par la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC). Les prestations fournies par Babcock sont conformes aux attentes de performances définies dans le contrat qui nous a été notifié ».

https://www.lepopulaire.fr/limoges/sante/medecine/2018/03/06/pourquoi-l-helico-du-samu-87-vole-t-il-moins-au-secours-des-limousins_12762368.html

 

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Et voilà les dégâts de la mondialisation, de l'UE, et du regroupement forcé des régions !!!
Le Samu fonctionnait avec une entreprise française de haut niveau, Mont Blanc Hélicoptères, mais l'ARS a préféré une entreprise étrangère, Babcock !

Babcock International Group est une entreprise britannique multinationale spécialisée dans la gestion d'actifs et d'infrastructures complexes dans tout environnement critique ; bien que britannique, une partie de ses actionnaires sont des fonds d'investissement américains comme The Vanguard Group, des sociétés de gestion d'actifs (allemande comme Deutsche Asset Management Investment GmbH), des fonds britanniques spécialisés dans l'assurance, etc

Et voilà comment la Nouvelle Aquitaine confie la survie des accidentés ou des grands malades à la finance internationale.    S.R.

 

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Bombardements de la Ghouta orientale : comment en est-on arrivé là ?

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Voici un exemple parmi tant d'autres de la propagande infligée en permanence par les médias de l'oligarchie euro- atlantiste sur la question syrienne.  Toujours les mêmes sources et les mêmes éléments de langage, les djihadistes sont des "rebelles" , le gouvernement légal de la Syrie est appelé "régime" etc. Ici, c'est le journal "La Croix"  qui n'est pas en reste par rapport à ses confrères.        P.G.


 

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ACT FAKE PROPAGANDE

REPÈRES L’ONU a appelé cette semaine à un arrêt immédiat des bombardements dans cette banlieue de Damas assiégée par le régime depuis 2013 et où s’affrontent différents groupes rebelles de l’opposition.

La Ghouta, autrefois appelée le verger de Damas, se situe à quelques kilomètres à l’est de la capitale. Cette zone de 35 km2 aux mains de l’opposition depuis 2012, est assiégée par le régime syrien depuis 2013. Aujourd’hui, 400 000 habitants y vivent dans des conditions sanitaires déplorables et souffrent de malnutrition et d’une pénurie de médicament.

Avant d’être dévastée par la guerre, la Ghouta, oasis en Arabe, était le poumon vert de Damas, une terre agricole où poussaient fruits et légumes. C’était aussi un espace bucolique où les habitants de la capitale allaient pique-niquer le week-end.

Mars 2011. Peu après la répression dans le sang de manifestations pour la démocratie par le régime de Bachar Al Assad, la guerre éclate en Syrie. Une partie des opposants au président passe à la lutte armée, certains constituant l’Armée syrienne libre (ASL).

Mi-juillet 2012. Les rebelles de l’ASL lancent, depuis la Ghouta, la bataille de Damas. L’armée du régime syrien reprend le contrôle de la plus grande partie de la capitale après une semaine de combats.

Fin 2012. La périphérie de Damas se retrouve au cœur des affrontements : l’ASL a installé ses bases arrière dans la Ghouta orientale.

21 août 2013. Des centaines de personnes sont tuées dans une attaque chimique sur la Ghouta orientale. L’opposition accuse le régime syrien qui dément.

Avril 2016. En plus des attaques du régime syrien, la Goutha est le théâtre d’une lutte meurtrière entre groupes rebelles. D’un côté, Jaich al-Islam, la puissante faction salafiste soutenue par l’Arabie saoudite. De l’autre, le Front Al-Nosra, branche d’Al-Qaida en Syrie, et son allié Faylaq al-Rahmane, une faction islamiste. Ils se battent depuis le 28 avril 2016. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), ces combats auraient fait 300 morts, dont des civils.

Novembre 2016. Le patron des opérations humanitaires de l’ONU déplore l’utilisation de la « tactique cruelle » du siège par le gouvernement syrien, pour forcer les rebelles à déposer les armes.

5 Février 2018. Plus que jamais déterminée à éliminer le dernier fief de la rébellion près de Damas, l’armée du régime a déclenché une offensive aérienne de cinq jours d’une violence inédite sur la Ghouta, faisant environ 250 morts parmi les civils et des centaines de blessés.

Carte du 20 février (AFP)

18 février 2018. L’armée du régime a lancé une nouvelle offensive aérienne, pilonnant à l’aveugle l’ensemble de la région. Cette opération a fait selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), plus de 320 morts et 1 400 blessés.

21 février 2018. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, réclame l’arrêt des combats. La Russie demande la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, le jeudi 22 février.

23 février 2018. Le Conseil de sécurité de l’ONU devait voter un projet de résolution demandant un cessez-le-feu de trente jours en Syrie, destiné à permettre l’arrivée d’aide humanitaire et les évacuations médicales.

Laure Giuily
https://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Bombardements-Ghouta-orientale-comment-est-arrive-2018-02-23-1200916049?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20180307&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=941901&PMID=ac29e5cafb071c987471f76e2c454018

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Une étape historique pour la défense européenne

Les États membres de l’UE ont adopté leur feuille de route pour une coopération plus étroite dans le domaine de la défense, avec 25 États membres participants.

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L’accord sur la Coopération structurée permanente (CSP, ou PESCO en anglais) est « historique », a déclaré la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini. « Il s’agit d’une journée historique en quelque sorte car, pour la première fois, les ministres délibéreront sous la forme de la CSP », a déclaré Federica Mogherini à son arrivée à la rencontre de Bruxelles.

La CSP a été lancée officiellement en décembre 2017 et est composée de 25 des 28 États membres – à l’exception de la Macédoine, Malte et de la Grande-Bretagne- qui promettent de renforcer la coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense. L’Espagne, l’Allemagne, la France et l’Italie sont les moteurs du projet.

La cheffe de la diplomatie européenne a déclaré que les ministres prendront des « décisions formelles » sur des projets qui feront partie de cette coopération structurée, après que les pays aient donné leur accord sur les 17 premiers projets collaboratifs au titre de la CSP.

Grâce à la CSP, les ministres recevront des informations actualisées sur les missions européennes de sécurité et de défense, en particulier sur les missions de formation menées en République centrafricaine, au Mali et en Somalie.

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De plus, l’un des objectifs de la CSP est de renforcer la collaboration entre l’UE et l’OTAN, en vue du sommet qui réunira les deux organisations l’été prochain.

La CSP a été envisagée dans les traités européens et peut être mise en œuvre par le Conseil européen à la majorité qualifiée. Elle permet aux pays qui le souhaitent de coopérer plus étroitement dans le domaine de la sécurité et de la défense et de disposer de capacités de défense en « vue d’opérations militaires de l’UE, ce qui permettra de renforcer les capacités de l’UE […], de contribuer à la protection des citoyens européens et d’optimiser l’efficacité des dépenses en matière de défense », a déclaré le Conseil dans son communiqué.

À la différence d’autres formes de coopération, « les engagements pris par les États membres » sont de nature contraignante pour ceux-ci. Cependant, le Conseil précise que la « participation continue de se faire sur une base volontaire, la prise de décision reste entre les mains des États membres participants et la spécificité de la politique de sécurité et de défense de tous les États membres est prise en considération.

https://www.euractiv.fr/section/politique/news/un-jour-historique-pour-la-cooperation-dans-la-defense/

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Ces camionnettes de l’Est zigzaguent avec la loi

Les réglementations sur le transport routier imposent des limitations sur le temps de repos, le nombre de chargements, la circulation le week-end, la limitation de vitesse… La parade a été trouvée, avec la multiplication de véhicules de moins de 3,5 tonnes. À leur volant, des chauffeurs, travailleurs détachés, originaires des pays de l’Est, sous-payés et corvéables à merci.

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Source : Ouest-France (3 mars) UPR.fr/UPR 87

Temps de repos, nombre de chargements, circulation le week-end, limitation de vitesse… Ces véhicules de moins de 3,5 tonnes sont la parade idéale à la réglementation transport routier.

Sur les routes, les aires de repos ou les parkings, vous en avez forcément croisé sans leur prêter attention. Des camionnettes bâchées, grosses comme des camping-cars, immatriculées en Pologne, Lituanie, Roumanie et Bulgarie. Depuis quatre ou cinq ans, leur nombre a explosé. À leur volant, des chauffeurs originaires des pays de l’Est, sous-payés et corvéables à merci.

« Le phénomène s’amplifie, on en voit de plus en plus », constate Éric Petras, responsable des contrôles à la Dreal d’Ille-et-Vilaine, (...)

https://www.ouest-france.fr/economie/transports/chauffeurs-routiers/ces-camionnettes-de-l-est-zigzaguent-avec-la-loi-5599457

Ces camions venus des pays de l'Est qui détournent la loi

Ces camionnettes bâchées de transport de marchandises, le plus souvent immatriculées en Pologne, ne payent pas de mine. Mais elles dévorent, tous les jours de l’année, sans contrainte de pause, des centaines de kilomètres de bitume sur les routes nationales et autoroutes de la Nièvre et de la France entière.

Leurs chauffeurs, polonais, bulgares ou lituaniens, payés au lance-pierres et au kilomètre parcouru, livrent autant de clients, au mépris des limites imposées par le cabotage, que le souhaitent les patrons des sociétés de leurs pays qui les envoient en France à la demande d’entreprises… françaises.

« Ils ne sont pas soumis à une limitation de vitesse à 90 km/h comme nous… »

En pagaille, voire à la queue leu leu sur l’A77 ou l’ancienne route nationale 7, ces camionnettes sont dans la ligne de mire des professionnels de la route français depuis deux à trois ans. Contraints, au volant de leurs bahuts de plus de 3,5 tonnes, de respecter des temps de conduite et de repos, obligés de laisser leurs poids lourds sur le bord des routes tous les week-ends, quand d’autres Européens ont une liberté totale, ces salariés et patrons de l’hexagone crient à la concurrence déloyale. « C’est complètement illégal », s’étrangle François Mercier, secrétaire général de l’Organisation des transporteurs routiers européens (Otre) de Bourgogne-Franche-Comté.

« C’est une catastrophe », dénonce Luc Beaunée, le président des Transports Charrier et Compagnie, à Decize. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, trois cent soixante-cinq jours par an, rien n’arrête ces camionnettes sans confort (pas de réfrigérateur…) et parfois en surcharge, lancées tels des rouleaux compresseurs contre les entreprises tricolores et leurs salariés.

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« Certains chauffeurs sont là à demeure », juge Romain Soulat, contrôleur divisionnaire des transports terrestres Nièvre et Yonne à la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), chargée de veiller au respect des règles du cabotage par de fréquents contrôles. Et leurs employeurs font fi de la limitation à trois chargements et déchargements sur le sol français dans un délai de sept jours avant retour au pays.

« Leurs chauffeurs peuvent faire ce qu’ils veulent. Les véhicules n’ont pas de chronotachygraphe pour contrôler les heures passées au volant. Ils ne sont pas soumis à une limitation de vitesse à 90 km/h comme nous… », enrage le président des Transports Charrier et Compagnie.

« Ces chauffeurs peuvent rouler vingt heures de suite s’ils le souhaitent », s’indigne encore le secrétaire général de l’Otre. « C’est une fraude organisée », poursuit-il en pointant du doigt de « vraies organisations avec des vraies sociétés et d’énormes bénéfices ».

Et pour cause : selon le président des Transports Charrier et Compagnie, le salaire brut chargé d’un conducteur français est de 46.176 € par an quand il n’est que de… 20.100 € pour un Polonais ! « Nous demandons des contrôles accrus face à ce phénomène », insiste Éric Rousseau, le patron de la société de transport éponyme, à Corvol-l’Orgueilleux.

« Fraude organisée »

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Aujourd’hui, l’arrivée massive de ces camionnettes des pays de l’est a un « vrai impact sur nos prix, notre rentabilité, notre compétitivité ».

À Noël, tous ces chauffeurs étrangers ont repris la route de leur pays, laissant respirer leurs homologues français. « Pendant les périodes de fêtes, nous retrouvons un bol d’air, des parts de marché, un filet d’activité », se réjouit Éric Rousseau. Mais, depuis la mi-janvier, les véhicules bâchés sont de retour. Qui ne les a jamais vus sur l’A77 ? Sur l’aire des Vignobles, à Tracy-sur-Loire, ils sont parfois une trentaine à stationner.

À savoir

Définition. Le cabotage est l’autorisation temporaire, accordée à un transporteur européen, de réaliser un transport intérieur sur le territoire français.

Nombre. Le cabotage routier sur le territoire français est limité à trois opérations de chargement et de déchargement dans un délai de sept jours.

Mouchard. À la différence des poids lourds, les camionnettes de moins de 3,5 tonnes ne sont pas équipées de chronotachygraphe. Cet appareil sert à contrôler les temps de conduite et de repos.

Amende. Le non-respect de la réglementation est réprimé par une amende de 15.000 € maximum. Le véhicule en cause est immobilisé tant que l’infraction n’a pas cessé.

https://www.lejdc.fr/nevers/transport/faits-divers/2017/02/20/ces-camions-venus-des-pays-de-l-est-qui-detournent-la-loi_12291119.html

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UE : La Commission contredite sur le gazoduc russe Nord Stream 2

BRUXELLES, 5 mars (Reuters) - Les services juridiques du Conseil européen ont émis un avis contraire à la proposition de la Commission européenne d'élargir la portée des règles de fonctionnement du marché intérieur de l'énergie afin d'y soumettre le projet russe de gazoduc Nord Stream 2 à destination de l'Allemagne.

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Ce projet doit permettre à la Russie de doubler ses livraisons de gaz vers l'Allemagne via la mer Baltique alors que la Commission souhaite réduire la dépendance de l'UE au gaz russe et prône un soutien à l'Ukraine, par laquelle transite actuellement une partie du gaz russe destiné à l'Europe de l'Ouest.

Les services juridiques du Conseil européen, dont Reuters a pu consulter l'avis, pensent que l'UE pourrait enfreindre la Convention des Nations unies sur le droit de la mer si elle décidait d'appliquer ses propres règles à des gazoducs offshore.

La Commission européenne a proposé l'an dernier d'amender la directive européenne sur le gaz afin qu'un gazoduc d'importation ne puisse pas être la propriété directe des producteurs de gaz, qu'il n'applique pas de tarifs discriminatoires et qu'il puisse être utilisé par des tierces parties.

Le projet Nord Stream 2, intégralement contrôlé par le monopole russe d'exportation Gazprom, est loin de respecter ces différentes règles.

Dans leur avis daté du 1er mars, les services juridiques du Conseil européen jugent que la proposition de la Commission "manque du moindre argument sur la compétence réglementaire de l'Union sur les pipelines en mer" qui traversent la zone économique exclusive (ZEE) d'un pays de l'UE.

"L'Union n'a pas la compétence pour appliquer un droit en matière d'énergie (..) qui est sans lien avec l'exploitation économique de la ZEE, à des pipelines traversant la ZEE des Etats membres", ajoutent-ils.

Cinq compagnies européennes participent au financement de ce projet Nord Stream 2 censé pouvoir transporter 55 milliards de mètres cubes de gaz par an: la française Engie, les allemandes Uniper et Wintershall, l'anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell et l'autrichienne OMV. (Alissa de Carbonnel Bertrand Boucey pour le service français)

https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/ue-la-commission-contredite-sur-le-gazoduc-russe-nord-stream-2-1746719.php#SDwZAUB6BmrE04AM.99

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Vous l'aurez compris, ce qui se joue ici derrière cette bataille juridique est un bras de fer entre les partisans d'un accord avec Gazprom et les tenants des intérêts américains (dont, bien sûr, la Commission européenne) qui, pour des raisons à la fois économiques et géopolitiques, souhaitent entraver le projet Nord Stream 2.

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L'Ukraine a remédié à la pénurie de gaz russe

Les autorités ukrainiennes ont affirmé dimanche avoir remédié à la pénurie de gaz dans le pays après le refus de la Russie de reprendre ses livraisons, une situation qui avait suscité l'inquiétude des Européens en pleine vague de froid. «Nous avons une nette augmentation des livraisons de gaz de l'Union européenne depuis la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie», a déclaré le président ukrainien Petro Porochenko sur Twitter.

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«La pénurie est totalement palliée», a-t-il poursuivi, ajoutant que l'Ukraine disposait désormais «d'assez de gaz dans les dépôts», en plus de sa propre production et des importations. L'Ukraine avait demandé vendredi à ses habitants de baisser le chauffage, à ses écoles de rester fermées et aux usines de réduire leurs cadences après la décision à la dernière minute du géant russe Gazprom de cesser ses livraisons, lançant une énième «guerre du gaz» entre les deux pays voisins.

Une solution temporaire?

Cette décision de Gazprom intervient après une décision de la Cour d'arbitrage de Stockholm ordonnant au groupe gazier russe de payer 2,56 milliards de dollars à l'opérateur gazier ukrainien Naftogaz pour solder tous leurs contentieux. Ce jugement a provoqué la colère de Gazprom, qui a refusé de reprendre ses livraisons et dit vouloir purement et simplement rompre son contrat avec Kiev, en vigueur jusqu'en 2019.

Pour compenser l'absence de gaz russe, l'Ukraine a notamment signé d'urgence un contrat de livraison avec le groupe polonais PGNiG. Mais la Commission européenne, que Kiev a appelée à jouer les médiateurs, a prévenu qu'il était difficile pour les pays européens d'approvisionner l'Ukraine vu leurs propres besoins, particulièrement élevés en raison de la vague de froid actuelle.

http://www.lessentiel.lu/fr/economie/story/L-Ukraine-a-remedie-a-la-penurie-de-gaz-russe-10964440

Commentaire relevé sur site:

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"La Russie ne fournissait plus de gaz à l'Ukraine parce que cette dernière ne payait pas. Maintenant c'est nous qui allons fournir du gaz à l'oeil... gaz qui bien souvent vient de Russie. Encore une fois les payeurs d'impôts européens vont être les victimes de la géopolitique. Attendez-vous à des augmentations de prix ou de taxes."


 

Voir aussi:

L'Ukraine et la Russie sont en conflit gazier permanent depuis l'arrivée au pouvoir de pro-occidentaux en Ukraine en 2014, et Kiev a cessé fin novembre 2015 tout achat de gaz à la Russie pour s'approvisionner auprès de pays européens.

Naftogaz souhaite récupérer 16 milliards d'euros que l'entreprise ukrainienne estime avoir été trop-perçus par Gazprom, affirmant dans un communiqué que l'entreprise russe a appliqué des prix "hors-marché".

Gazprom nie ces accusations et réclame de son côté 37,1 milliards de dollars (33 milliards d'euros) de compensation pour pour du gaz qu'il considère non payé, en vertu de la clause dite "take or pay" du contrat alors en vigueur.

https://www.romandie.com/news/La-cour-d-arbitrage-de-Stockholm-donne-raison-a-Naftogaz-contre-Gazprom-/801110.rom


 

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"Les arbitres ont motivé leur décision par la forte dégradation de l'économie ukrainienne. Nous sommes opposés au fait que les problèmes économiques de l'Ukraine soient résolus à nos dépens", a justifié Alexeï Miller, le directeur général de Gazprom.

"La prolongation des contrats n'est donc pas opportune ni intéressante financièrement pour Gazprom", a-t-il ajouté.

https://www.challenges.fr/economie/gazprom-veut-rompre-son-contrat-avec-l-ukraine_571135

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
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