jeudi 1 mars 2018

Le journal Suisse « Le Matin » a consacré un long article à François Asselineau

Ce 28 février 2018, le quotidien de Suisse romande « Le Matin » – lu par plus de 270 000 personnes – a accordé un entretien sur 2 pages à François Asselineau.

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Il est à noter qu’aucun média français n’a jamais égalé cette performance depuis la création de l’UPR, il y a 11 ans, même pendant la présidentielle.
Il est surement à considérer qu’il s’agit là d’un indicateur certain quant à la situation de la liberté d’opinion en France.

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Nous invitons nos sympathisants et adhérents à partager cet article à leurs connaissances et à remercier le journal pour leur souci du pluralisme et de la démocratie !


 

François Asselineau… Ce nom ne vous dit rien? Il s’agit de celui d’un ex- «petit» candidat de la dernière présidentielle française «en train de devenir grand» et qui cite souvent la Suisse en exemple.

Ce haut fonctionnaire de 60 ans avait fait le buzz pour avoir mouché Emmanuel Macron lors du grand débat en lui lançant: «Vous, de toute façon, vous êtes toujours d’accord avec tout le monde!» À l’époque, certains s’étaient moqués de son penchant à citer doctement les articles des traités européens.

Lequel se révèle au final plutôt efficace: bien que boudé des grands médias de son pays, l’Union Populaire Républicaine, le parti présidé par François Asselineau, connaît une croissance impressionnante ces derniers mois. Il vient de dépasser les 30 000 adhérents, ce qui en fait le cinquième parti de France.

Quant à son site Internet, il est le plus consulté des partis politiques français. Faut-il y voir la preuve que son programme mantra «Sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN», préalable indispensable – d’après lui – à tout changement véritable, fait son chemin chez les Français? L’intéressé veut y croire. Entretien.

● Pourquoi vantez-vous si souvent la Suisse?

Car votre pays, qui est le plus démocratique qui soit et ouvert sur le monde, prouve que ne pas appartenir à l’UE n’est pas synonyme d’isolement. Les Suisses méritent l’admiration du monde. Ils ont refusé d’entrer dans l’UE et ce vote a été respecté, contrairement à ce que l’on a vécu en France après le vote sur la Constitution européenne de 2005 (ndlr: refusée à 55%). La Suisse cumule les succès. Les médias m’y semblent plus libres d’exprimer la diversité des opinions qu’en France. Le niveau et la qualité de vie y sont élevés. Votre pays figure d’ailleurs systématiquement sur le podium du classement de l’Indice de développement humain (IDH).

● Vos opposants ne partagent pas toujours cette analyse…

Des européistes, connaissant mal la Suisse, me rétorquent souvent avec mépris qu’elle ne vit que sur les banques. La réalité est que ce pays, contrairement au nôtre, soigne ses industries dans l’horlogerie, l’optique et la pharma notamment. Sans parler du tourisme et des services. Mieux encore: la Suisse, l’Islande et la Norvège, soit les trois pays d’Europe occidentale qui ont refusé d’intégrer l’UE, sont au sommet du classement IDH! La Suède, le Danemark et le Royaume-Uni, qui ont refusé l’euro, sont parmi les plus dynamiques économiquement de l’UE!

● La Suisse est liée à l’UE par des accords bilatéraux et les pressions européennes se renforcent. Serons-nous un jour contraints d’intégrer l’UE?

Les accords bilatéraux sont utiles, mais le peuple doit suivre de près ce qui en est fait car votre pays compte également des élites mondialisées qui veulent imposer l’Europe dans son dos. Il ne faudrait pas que la démocratique Suisse, poussée par un grand frère aux méthodes de voyou dont les dirigeants n’ont été élus par personne, se retrouve demain à devoir respecter les contraintes européennes sans participer aux décisions. Si j’étais Suisse, je serais donc très vigilant. La Suisse garde le pouvoir de faire prévaloir ses intérêts nationaux. La France, ligotée aux intérêts divergents des 27 autres membres de l’UE, ne le peut plus!

● Pour vous, réformer l’Europe est impossible. Pourquoi?

«L’autre Europe» revendiquée de toutes parts par les tartuffes, les incompétents ou les «idiots utiles» est irréaliste car modifier le moindre mot des traités européens exige l’unanimité des 28 membres et des 28 peuples dont les intérêts s’opposent dans tous les domaines. La France est par exemple contributrice nette (c.-à-d. qu’elle verse plus d’argent à l’UE qu’elle n’en reçoit) et souffre de la directive des travailleurs détachés. La Bulgarie, elle, en bénéficie et touche plus qu’elle ne verse. La seule solution raisonnable est de quitter l’UE comme l’a fait le grand peuple britannique en activant l’article 50. Je relève au passage que contrairement à ce qu’avaient claironné les prophètes de l’Apocalypse, le Royaume-Uni se porte bien. Le taux de chômage y est même à son plus bas depuis 1975 (4,2%)!

● À vous entendre, la Suisse ferait donc tout juste?

Non. Le fait qu’elle soit membre du Partenariat pour la paix, une structure otanienne dont le nom est digne de la novlangue de 1984, m’étonne. Si j’étais Suisse, j’en serais scandalisé. La Suisse agit ainsi en contradiction totale avec la neutralité qui fait sa force. Elle se retrouve embrigadée dans la géopolitique américaine de «choc des civilisations» ou à envoyer des soldats au Kosovo. C’est contraire à toute son histoire et à ses intérêts. Par contre, sa démocratie directe et notamment ses référendums populaires me semblent un exemple à suivre.

● Comme le prétendent le Prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, ou l’historien Emmanuel Todd, pour vous aussi, l’euro est condamné. Pourquoi?

L’euro se porte très mal, notamment du fait des déficits italiens, mais les spécialistes le cachent au grand public. Il faudrait tout un article pour l’expliquer. Vincent Brousseau, notre spécialiste à l’UPR qui a travaillé 15 ans à la BCE, le fait très bien. Disons seulement que l’euro est une monnaie dont le taux de change vis-à-vis du dollar n’est pas assez cher pour l’économie allemande mais l’est trop pour la française et la plupart des autres de la zone. Ce qui y creuse le chômage et les déficits commerciaux. Résultat: la Bundesbank ne cesse d’accumuler des créances pourries sur le sud de l’Europe. Ces dernières dépassent désormais les 900 milliards. Quand la barre des 1000 sera franchie, les Allemands seront contraints de trancher sous peine de chuter comme en 1923. Comme Stiglitz, je suis convaincu que les premiers États partis s’en sortiront le mieux.

● Qu’impliquerait la fin de l’euro pour la Suisse?

Votre franc jouerait à plein son rôle de valeur refuge. Il hausserait fortement. Les importations deviendraient meilleur marché et les exportations en pâtiraient. Ça risquerait de secouer mais bien moins que dans l’UE. De toute façon, la réalité des faits ne nous laisse pas le choix: l’euro va s’effondrer et l’UE avec !

https://www.upr.fr/actualite/journal-suisse-matin-a-consacre-long-article-a-francois-asselineau

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MACRON-MEDEF et l’UE détruisent l’agriculture paysanne française !

TRIBUNE LIBRE / PRCF

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Alors que l’ française est capable depuis toujours de nourrir la population de l’Hexagone et qu’elle est encore une source majeure d’exportations et de devises, tout est fait pour qu’elle ne cesse de reculer en plongeant dans l’angoisse du lendemain des dizaines de milliers d’agriculteurs.

Et c’est l’Union européenne (UE) qui modifie brutalement ses subventions aux zones agricoles à développer au risque de ruiner des milliers de travailleurs de la terre… tout en favorisant les capitalistes de l’agriculture, déjà principaux bénéficiaires de la politique agricole européenne. Bien entendu, Macron aplatit [sic] : c’est un « grand Européen » qui veut « toujours plus d’Europe », de « gouvernance européenne », de « défense européenne », de « budget européen ». Et la souveraineté politique et alimentaire de la nation dans tout ça ?

Et c’est cette même UE, servilement suivie par Macron, qui met en application le CETA (libre-échange avec le Canada) sans même attendre sa validation par la représentation nationale, au risque de favoriser la grande agriculture et de généraliser la malbouffe. Et comme si ça ne suffisait pas, voici le traité de libre-échange avec le Mercosur, qui déstabilisera encore plus les marchés agricoles. En outre, Macron et Cie ne le disent évidemment pas, mais l’un des enjeux à la mise en place du gouvernement de grande coalition CDU-SPD à Berlin, est le retour du TAFTA, le Traité transatlantique qui donnerait le coup de grâce à ce qui resterait de notre agriculture paysanne, et peut-être à notre agriculture tout court.

On ne peut séparer cette honteuse casse de la France agricole et rurale de l’entreprise générale de casse euro-atlantique de la France que couvre le pseudo-modernisme « centriste » de Macron : la casse agricole est un élément de la destruction généralisée du produire en France qui vise aussi l’industrie (tout récemment, dégraissage chez PSA, qui prépare sa délocalisation, dépeçage d’Alsthom ou de STX aux capitaux étrangers, mainmise croissante des capitaux allemands sur Airbus, etc.) ; elle va de pair avec la mise en extinction des services publics, Poste, SNCF, EDF, et les agriculteurs qui se laissent tromper par les partis de droite* et par la FNSEA jouent contre leur propre camp, celui des travailleurs, quand ils se laissent monter contre les cheminots, fonctionnaires et autres travailleurs qui vivent sans discontinuer le blocage des salaires, les suppressions de postes par milliers, la casse de leurs métiers.

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Face à l’UE, cette machine à détruire les revenus et les conditions de vie des travailleurs, face à l’euro, dont l’alignement structurel sur le Deutsche-Mark renchérit toutes nos exportations, face aux capitalistes richissimes de la grande distribution qui écrasent à la fois leurs salariés, les petits producteurs agricoles et les consommateurs, face au grand patronat qui joue sur le chômage de masse pour comprimer le pouvoir d’achat de 19 millions de salariés (ce qui pave la voie des importations à bas coût et sans garanties sociales et écologiques), les travailleurs salariés et non salariés de la ville et de la campagne doivent refuser la division. Héritier d’un parti, le grand PCF du Front populaire et de la Résistance, qui a toujours associé la faucille paysanne au marteau ouvrier, le PRCF appelle les travailleurs salariés à soutenir chaleureusement les revendications paysannes. Il appelle aussi les paysans à soutenir le grand mouvement « tous ensemble en même temps » qui se prépare pour le 22 mars prochain dans le but de battre les contre-réformes Macron dictée par le MEDEF et par l’UE du grand capital.

Plus largement, le PRCF appelle les agriculteurs à refuser désormais leur confiance aux LR, à Macron et au FN* qui les flattent mais qui, comme les dirigeants de la FNSEA, ne servent en fait que l’UE du grand capital, que la très grosse agriculture capitaliste, que les maîtres de la grande distribution au détriment des paysans, des consommateurs salariés et de l’intérêt national. Plus d’illusions sur l’UE et l’euro, ces cadeaux empoisonnés au monde agricole qui, depuis 40 ans, ont surtout servi à démolir l’agriculture paysanne et le droit de bien-vivre à la campagne en jouissant du produit de son travail !

https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/macron-medef-lue-detruisent-lagriculture-paysanne-francaise-salondelagriculture/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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*Etrange cette mention des "partis de droite"! J'avais cru comprendre que le PRCF était également critique des partis de "gauche", notamment le PCF, le PS ou ce qu'il en reste, voire même la France Insoumise. Comme quoi les vieux réflexes...

Quant à la sortie de l'UE par la gauche, les lecteurs de ce site savent ce que nous en pensons...   P.G.

Vente de Rafale bloquée : la France subit (encore une fois) la loi américaine

TRIBUNE LIBRE /

Hervé Guyader / président du Comité français pour le droit du commerce international Le 23/02

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LE CERCLE/POINT DE VUE - Washington s'appuie sur une réglementation locale sur la vente d'armes pour freiner la vente de Rafale supplémentaires à l'Egypte.

Le succès commercial du Rafale en Egypte, en 2015, présageait un avenir (enfin) souriant pour l’avion de combat français de Dassault. C’était sans compter sur la réaction américaine. Les négociations pour la vente de Rafale supplémentaires entre la France et l'Egypte sont freinées par Washington, indiquait «La Tribune», la semaine dernière. Les Etats-Unis refusent en effet l'exportation d'un composant américain.

La pièce en question ? Une petite puce électronique «made in USA» présentes dans les missiles de croisière Scalp, eux-mêmes fabriqués par l'entreprise européenne MBDA, filiale commune d'Aribus, de BAE Systems et de Leonardo. Washington, s'appuie sur une réglementation américaine - la norme Itar (International traffic in arms regulations) sur les ventes d'armes - pour bloquer l'exportation et, in fine, la vente des Rafale

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Guerre économique

Cette affaire est une nouvelle illustration de l’extraterritorialité des lois américaines qui ont déjà fait ployer quelques-uns des plus grands groupes européens. Souci, le nouveau locataire de la Maison-Blanche semble plus difficile encore à amadouer que son prédécesseur Barack Obama.

La politique juridique extérieure américaine se fait plus menaçante. Certains observateurs y voient l’incarnation d’un des piliers de la guerre économique dont Donald Trump ne fait aucun mystère. La norme Itar n’est en rien utilisée ici pour prévenir ou sanctionner une quelconque fraude, mais pour protéger un intérêt américain. Le caractère légal de l’opération est parfaitement respecté.

Pour en sortir, soit MBDA change les composants incriminés au profit de produits 100 % européens, soit un accord est trouvé entre autorités françaises et américaines comme ce fut le cas pour la vente de deux satellites aux Émirats Arabes Unis en 2014. François Hollande, l'ancien président français, avait dû aller rencontrer son homologue pour débloquer la crise. La prochaine visite d’Emmanuel Macron aux États-Unis, en avril prochain, pourrait voir ce dossier ajouté à l’ordre du jour.

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Une extraterritorialité des lois redoutable

La question de l’extraterritorialité des lois américaines reste entière puisqu’à chaque manifestation, elle oblige le président français à devoir entamer des discussions qui confinent plus ou moins à devoir courber l’échine. Il faut reconnaître à cette mécanique une efficacité absolue puisqu’elle revient, sous le prétexte d’une régulation économique visant à prévenir les fraudes, à arbitrer le droit du commerce international avec comme seul prisme l’intérêt américain.

Car le juge ne sera jamais saisi, aucune incrimination pénale ne sera jamais utilisée ! En l’occurrence, il n’y a pas le plus petit tracas juridique, mais seulement la présence d’un composant américain qui justifie qu’ils donnent leur avis.

L’efficience est telle qu’elle ne repose sur aucun principe, sur aucune règle juridique. Les États-Unis se reconnaissent simplement le droit de contrôle de toutes les opérations dans lesquelles un élément de rattachement à leur droit aussi infime – pour ne pas dire discutable – que l’utilisation de leur monnaie ou d’un trombone.

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Le terrain judiciaire n’a jamais été exploré par crainte pour les groupes visés de se voir boycotter en plus d’être déjà sanctionnés financièrement. Leur pusillanimité se comprend quand on examine les maigres chances de succès d’une action devant la Cour suprême des États-Unis.

Nécessaire réaction européenne

Reste à l’Europe à se doter des mêmes armes. Une réforme de la loi de blocage, sur le modèle de la Fema canadienne qui interdit aux entreprises de répondre aux injonctions de quelque nature qu’elles puissent être pourrait étoffer intelligemment notre droit et donner aux entreprises françaises une protection utile en sus de constituer un signal politique fort. La Commission européenne pourrait également poursuivre ses enquêtes dirigées vers les grands groupes américains, à commencer par Google.

Au-delà, l’Europe pourrait, elle aussi, se doter d’une politique juridique extérieure en exerçant un droit de régulation sur toutes les opérations utilisant l’euro ou un quelconque autre critère de rattachement. Rien n’est plus simple puisque les scrupules juridiques sont remisés au profit d’une vision «normalisée» du commerce, chacun créant ses normes au gré de ses besoins.*

Hervé Guyader est président du Comité français pour le droit du commerce international

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 https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-179632-vente-de-rafale-la-france-subit-une-nouvelle-fois-lextraterritorialite-des-lois-americaines-2156152.php#eIi8vwlMA5WilC16.99

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Encore un qui croit que la "construction européenne" a pour objectif de faire "contrepoids" à la puissance américaine...   P.G.

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Barroso ferait du lobbying pour Goldman Sachs auprès de la Commission européenne

Des ONG dénoncent le lobbying mené par José Manuel Barroso, ancien chef de l’exécutif européen, pour le compte de la banque américaine Goldman Sachs. Elles invitent la Commission à réunir son comité d’éthique pour statuer sur son cas.

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Un collectif d’ONG, l'Alliance pour une réglementation de transparence et d'éthique en matière de lobbying (ALTER-EU) a dénoncé les activités de lobbyiste de José Manuel Barroso, l'ancien président de la Commission européenne, dans une lettre adressée au secrétaire général de l'organe, Alexander Italianer, et publiée le 20 février

Les organisations demandent à l'institution de réunir son comité d’éthique interne pour revoir les engagements pris vis-à-vis du Portugais et travailler sur la porosité entre les milieux financiers et Bruxelles.

Devenu président non exécutif du conseil d’administration de Goldman Sachs en juillet 2016, José Manuel Barroso avait juré qu'il ne ferait pas de lobbying… Pourtant, le 25 octobre 2017, il a été repéré en grande discussion avec le Finlandais Jyrki Katainen, actuel vice-président de la Commission dans un hôtel de luxe de Bruxelles, un entretien sollicité par le Portugais

Cette réunion, qui aurait dû rester secrète, avait immédiatement fuité sur internet. Aussitôt, le site Politico avait relayé l’information, obligeant Jyrki Katainen à inscrire après coup l’entrevue dans le registre de transparence de la Commission. Le collectif d’ONG, composé de membres de Greenpeace, des Amis de la Terre ou encore de SpinWatch, dénonce le mépris de José Manuel Barroso envers les engagements qu'il avait pris.

«Une de nos inquiétudes concerne le fait que Monsieur Barroso a été embauché pour son savoir-faire, ses contacts et son influence, qu’il a acquis à la tête de la Commission pendant dix ans. Il y a eu des craintes que sa position privilégiée serait utilisée par la banque d'investissement pour influencer les décisions de l'Union européenne, sachant que cette banque est un grand lobbyiste actif à Bruxelles», ont-ils écrit dans le courrier.

Ils fustigent aussi la Commission, qui n'aurait selon eux pas assez œuvré pour empêcher le lobbying et réclament au comité d'éthique une enquête approfondie, notamment via des interrogatoires. «Nous adressons une plainte formelle vis-à-vis de cette mauvaise administration», ont écrit les ONG. 

Le collectif estime en outre que l'attitude de José Manuel Barroso entre en contradiction avec l’article 245 de la Commission, qui exige des anciens commissaires «le devoir d’agir avec intégrité […] après la fin de leurs missions comme l’exige l’acceptation de certains contrats».

L’ancien président devait être considéré comme un lobbyiste

La prise de fonctions de José Manuel Barroso au sein de la banque Goldman Sachs avait scandalisé de nombreux fonctionnaires européens, personnalités politiques ou simples citoyens, dont 154 000 avaient signé une pétition exigeant des sanctions contre le Portugais. François Hollande, le 14 juillet, avait même qualifié l’embauche de Barroso de «moralement inacceptable».

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Pour apaiser le courroux généralisé de l'opinion, les employés de la Commission se sont vus obligés par leur hiérarchie de «considérer l’ancien président comme un lobbyiste». Cela signifie concrètement que tout rendez-vous avec lui doit être dûment enregistré et selon les usages, faire l’objet de diverses traces écrites.

Un comité d’éthique s'était déjà réuni sur demande de la Commission européenne deux mois après la prise de fonction du Portugais dans la banque américaine. Le collectif critique le manque d'investigation de ce comité, qui avait statué sur l’embauche en se fiant à trois courriers rédigés par l'ancien président. Il y avait informé son successeur Jean-Claude Juncker qu’il n’avait «pas été engagé pour faire du lobbying pour le compte de Goldman Sachs» et qu’il n’en avait «pas l’intention». Une simple déclaration de bonne foi qu'il semble donc ne pas avoir respectée, selon l'ONG.

Le «code de conduite» de la Commission ne pouvait formellement pas interdire son embauche par la banque américaine pour raison de conflits d’intérêt, car il n'est valable et contraignant que dans les 18 mois suivant la fin des fonctions.

https://francais.rt.com/international/48214-jose-manuel-barosso-fait-lobbying-goldman-sachs

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Vidéo du jour: l’UPR au Salon international de l’agriculture 2018 : Spécial Guyane

François Asselineau (Président de l’UPR),
Vincent Brousseau (Responsable UPR des questions monétaires)
et Charles-Henri Gallois (Responsable UPR des affaires économiques) se sont rendus au salon de l’agriculture 2018.

Retrouvez, dans ce premier épisode, leur rencontre avec des représentants de l’agriculture Guyanaise.

S AGR GUYANE

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Dossier syrien (2) Ghouta orientale : les Casques blancs préparent un nouveau scénario chimique

TRIBUNE LIBRE /
Axe de la Resistance
sam., 24 fév. 2018

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En pleine opération militaire de l'armée syrienne, destinée à déloger les terroristes de leur fief le plus important à l'est de Damas, deux camions, chargés de cargaison de chlore, sont arrivés sur le territoire syrien, en provenance de la Turquie et les Casques blancs se préparent à réaliser un nouveau spectacle anti-Damas.

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© AFP 2018/ Msallam ABDALBASET

L'armée syrienne et ses alliés s'apprêtent à lancer une offensive militaire d'envergure visant à déloger les groupes terroristes, opérant actuellement à la Ghouta orientale, à l'est de Damas, la capitale syrienne.

Comme toujours, lorsque la victoire de l'armée syrienne devient aussi claire que de l'eau de roche, les forces anti-Résistance passent à l'acte pour mettre en place un scénario contre le gouvernement syrien en vue de suggérer que ce dernier utilise des armes chimiques sur la population civile.

Le plus incroyable dans ces scénarios, c'est la résurrection des victimes ! En effet, les personnes présentées en tant que victimes dans certaines vidéos, reviennent à la vie, en parfaite santé dans d'autres, une fois que les objectifs « politiques » de ces spectacles bourrés de mensonges sont atteints.

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Les acteurs de premier plan de ces spectacles ? Les Casques blancs ! Ceux qui s'apprêtent, à présent, à monter en scène un nouveau spectacle sanglant, mais cette fois-ci à la Ghouta orientale.

Les Casques blancs, qui se font appeler la Défense civile syrienne, se présentent comme une organisation dont la mission est de soutenir et sauver les civils en Syrie. Cependant, il est possible de se souvenir des événements à Alep, lorsque plusieurs terroristes agissaient sous couvert de Casques blancs.

Les Casques blancs sont généralement photographiés ou filmés en train de soulever les débris et sauver les personnes, mais est-ce une réalité ? À part ces enregistrements amateurs, il existe aussi des images et des films montrant que ces Casques blancs font partie des groupes armés. Ils disent vouloir aider les civils syriens alors qu'ils n'ont jamais aidé les personnes blessées par les attaques terroristes.

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Selon le site d'information libanais al-Ahed, « Damas possède des informations montrant que les Casques blancs ont déjà distribué des masques parmi les habitants de la Ghouta orientale afin qu'ils puissent en faire une nouvelle vidéo sur l'usage des armes chimiques et accuser le gouvernement syrien d'y avoir eu recours » .

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Dans le même temps, deux camions chargés de cargaison de chlore sont arrivés sur le territoire syrien, en provenance de la Turquie, afin de contribuer à la réalisation du scénario, déjà réalisé en 2013 à la Ghouta orientale.

A cette époque-là, l'armée syrienne enregistrait des percées remarquables dans la Ghouta face aux terroristes, alors que les images des femmes et des enfants, victimes d'armes chimiques, circulaient, d'une manière organisée et préméditée, par les médias occidentaux et arabes. Et ceux-ci ont accusé directement le gouvernement syrien d'avoir utilisé du gaz chimique contre les habitants de la Ghouta. Cependant, ces accusations n'ont jamais été confirmées par des preuves valides.

Dans la foulée, un responsable syrien a déclaré que Damas disposait des preuves montrant l'usage par les terroristes des armes chimiques. Lesdites preuves ont été mises à la disposition du Conseil de sécurité des Nations unies, mais aucune suite n'a été donnée.

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« Les Casques blancs agissent sous couvert d'une organisation humanitaire, mais au profit des services d'espionnage de l'Occident. Ils sont en parfaite coordination avec les médias politisés de l'Occident pour préparer ces spectacles dans l'objectif de convaincre l'opinion publique occidentale et arabe et suggérer ainsi que le gouvernement syrien est criminel. Ce qui aide le gouvernement syrien à neutraliser ce type de complot, c'est la coopération en secret des habitants de Damas avec le gouvernement qui sont en mesure de mettre fin à ce jeu suspect. Cela s'est passé à Khan Cheikhoun lorsque les habitants ont fourni au gouvernement d'importantes informations à propos des événements dans la région », a déclaré le responsable syrien sous le couvert de l'anonymat.

Et d'ajouter : « Les agissements des Casques blancs sont loin de pouvoir empêcher l'armée syrienne de conclure ses combats à la Ghouta orientale, car l'armée est en parfaite disponibilité pour déjouer un nouveau scénario chimique. Les larmes de crocodile des responsables de l'ONU pour les civils à la Ghouta orientale cachent, en réalité, leur sympathie avec les groupes terroristes qui sont encerclés à la Ghouta. »

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Le responsable syrien a démenti les allégations sur une « situation humanitaire incontrôlable à la Ghouta », disant que les habitants de cette région attendaient impatiemment l'arrivée de l'armée syrienne.

Il ne faut pas oublier que ce sont les habitants de la Ghouta qui se sont révoltés contre les terroristes du Front al-Nosra, de Jaych al-Islam et de Faylaq al-Rahmane.

https://fr.sott.net/article/31917-Ghouta-orientale-les-Casques-blancs-preparent-un-nouveau-scenario-chimique

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Bassam Tahhan sur les rebelles de la Ghouta : imaginez «10 000 terroristes en banlieue» de Paris

Universitaire, normalien et spécialiste de géopolitique, le Franco-Syrien Bassam Tahhan détaille ce que les médias occidentaux nomment «rebelles» : une nébuleuse de groupes armés djihadistes réfugiés dans les vergers de Damas.

TL BASSAM REBELLES

Les combats de la Ghouta ont un air de déjà vu. Comme lors du siège d'Alep en décembre 2016, des rebelles sont qualifiés de «modérés» par la presse occidentale, des civils pris au piège, et des accusations répétées à l'encontre du gouvernement de Damas, qualifié de «régime», qui bombarderait des civils.

Mais le Franco-Syrien Bassam Tahhan, ex-professeur d'arabe à l'Ecole polytechnique et ancien directeur de séminaire de géopolitique à l'Ecole de Guerre, livre une analyse différente. «Continuer à dire sur nos chaînes et nos radios [que] ce sont des rebelles modérés, c'est être complice du terrorisme, c'est grave», a-t-il déploré sur le plateau de RT France ce 26 février 2018, détaillant ce que le terme générique de «rebelles» recouvrait en réalité, selon lui.

PINOCCHIO

«[Dans la Ghouta] vous avez des groupes terroristes bien confirmés comme [le Front] al-Nosra, et le groupe Tahrir al-Cham, affilié à al-Nosra, c'est connu. Mais [en outre], il y a Jaïch al-Islam, c'est-à-dire l'Armée de l'Islam», énumère-t-il, rappelant que ce groupe de rebelles était soupçonné en 2015 – par le controversé Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui sert de source quasi-unique aux médias occidentaux aujourd'hui pour décrire les pertes civiles dans la Ghouta – d'avoir déjà utilisé des civils et des soldats syriens comme boucliers humains en périphérie de Damas. Pour l'analyste, le qualificatif de «rebelles modérés» employé pour désigner des combattants djihadistes est en réalité une «fake news».

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Quant au nombre de combattants anti-Damas dans la région de la Ghouta, Bassam Tahhan l'estime à environ 10 000, faisant remarquer que ces populations avaient reflué vers le fief de la Ghouta à mesure que l'armée régulière syrienne progressait.

Il rappelle en outre que les civils retenus en otage par les groupes islamistes ne sont pas libres de quitter la zone : « [Certaines fatwas ont été émises selon lesquelles] tout civil qui n'appuie pas ces rebelles takfiristes [...] est frappé d'anathème et peut être la cible [des djihadistes] : on peut réduire leurs femmes en esclavage et confisquer leurs biens».

Evoquant la situation à Alep en 2016, Bassam Tahhan se souvient : «Chaque fois qu'il y a eu des corridors humanitaires, les terroristes ont tiré sur les civils.»

Afin de mieux comprendre, le spécialiste de géopolitique de recourir à une comparaison en France : «Mettez-vous à la place du gouvernement de Damas : à Paris, dans la banlieue, [par exemple] Gentilly [il y aurait] peut-être 10 000 terroristes qu'on appelle "rebelles" d'une manière polie

https://francais.rt.com/entretiens/48336-bassam-tahhan-sur-rebelles-ghouta

Voir la vidéo:

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=eSXguHFF7PU

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