jeudi 22 février 2018

Violents combats dans la Ghouta, près de Damas : mais qui assiège qui ?

Les tirs de mortier qui ont lieu depuis le 18 février dans l'est de Damas témoignent de la réactivation d'al-Nosra et de groupes armés islamistes anti-Damas mais les médias occidentaux préfèrent se concentrer sur les répliques de l'armée syrienne.

ACT FAKE SYRIE

La bataille autour du récit du conflit syrien reprend de plus belle en même temps que les milices djihadistes tentent de réactiver le conflit après les défaites de Daesh en 2017, notamment dans la région de la Ghouta, à l'est de l'agglomération de Damas.

Les médias occidentaux brossent ainsi le tableau de «quartiers assiégés par le régime». «Pour la quatrième journée consécutive, les avions du régime ont largué bombes et barils d'explosifs sur le fief rebelle de la Ghouta orientale près de Damas tuant au moins 24 civils, malgré les protestations internationales pour stopper le bain de sang», rapporte ainsi l'AFP.

«Depuis le début dimanche d'une nouvelle campagne aérienne contre cette enclave où sont assiégés quelque 400 000 habitants», affirme encore l'agence reprenant le chiffre de la population totale de la vaste région de la Ghouta, qui comprend des zones urbaines et de vastes terrains agricoles. «296 civils, dont 71 enfants et 42 femmes, ont été tués et quelque 1 400 blessés», poursuit l'agence qui prend ses informations, encore et toujours, auprès du controversé Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres, et qui lui-même reprend des informations... données sur le terrain par les rebelles ou encore l'organisation humanitaire également très controversée des Casques blancs.

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Tirs «rebelles» de mortiers sur des quartiers résidentiels, Damas réplique

Pourtant cette version des combats semble omettre quelques éléments de compréhension d'événements plus complexes. Contactée par RT France, la journaliste de la télévision publique syrienne Rabab al-Dahak, décrit une situation un peu moins manichéenne. «La journée a été sanglante à Damas : neuf civils ont été tués et 43 autres blessés par les roquettes et les obus de mortier tirés par les groupes armés [rebelles] positionnés dans la Ghouta-Est», a-t-elle témoigné le 20 février, interrogée par RT France.

«Des dizaines de roquettes se sont abattues sur les places principales de la ville [...] ainsi que sur les quartiers. La banlieue de Damas a également été prise pour cible [...] des colonnes de fumées ont été vues en plusieurs endroits», affirme encore la journaliste, rapportant que des obus tirés par les rebelles avait également atterri sur des territoires agricoles de la Ghouta.

«L'offensive de grande envergure [de l'armée syrienne] a été lancée [le 18 février] pour mettre fin aux actes d'hostilité [des rebelles] depuis la Ghouta-Est», a-t-elle confirmé, désignant les groupes djihadistes à l'œuvre, selon elle : le Fatah al-Cham (alias Front al-Nosra), la Fayaq al-Rahmane («Légion du Tout miséricordieux), L'Armée de l'islam et le groupe rebelle salafiste Ahrar al-Cham al-Islamyya.

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S'exprimant lors d'une conférence les 19 et 20 février du Club Valdaï consacrée au Moyen-Orient, le ministre russe des affaires étrangère Sergueï Lavrov a dénoncé la narration très partielle et partiale, selon lui, des belligérants occidentaux.

«[Les Occidentaux] se focalisent sur la situation humanitaire à Idlib et dans la Ghouta orientale. Et en même temps, ils cachent le fait que les actions de l'armée syrienne visent le Front al-Nosra [renommé en 2016 Fatah al-Cham]», a-t-il affirmé. «[Ceux-ci] effectuent des tirs depuis la Ghouta orientale sur des quartiers résidentiels de Damas, y compris l'ambassade russe».

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«Néanmoins, nos partenaires occidentaux préfèrent faire du bruit autour de ces deux régions sans donner les raisons de ce qui se passe aujourd'hui», a-t-il encore martelé, pointant du doigt l'offensive de Fatah al-Cham et des autres groupes islamistes.

https://francais.rt.com/international/48234-violents-combats-dans-ghouta-qui-assiege-qui

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Qui est Luis de Guindos le futur vice-président de la BCE ?

Le ministre espagnol de l'Economie a été choisi par les ministres de la zone euro pour la vice-présidence de la Banque centrale européenne, après le retrait du candidat irlandais. Conséquence : le remplaçant de Mario Draghi l'an prochain à la présidence de la BCE pourrait revenir à un pays du Nord, notamment au gouverneur de la Bundesbank.

ACT BCE VICE PRESIDENT

Il n'y a plus de suspense : les ministres des Finances de la zone euro ont choisi ce lundi Luis de Guindos, candidat unique depuis le retrait dans la journée du gouverneur de la Banque d'Irlande, Philip Lane, pour la vice-présidence de la Banque centrale européenne (BCE). Le ministre espagnol de l'Economie, de l'Industrie et de la Compétitivité succédera le 1er juin au Portugais Vitor Constâncio pour un mandat non-renouvelable de huit ans. Cette recommandation du Conseil européen sera formellement adoptée lors d'une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE les 22 et 23 mars prochain, a indiqué l'Eurogroupe dans un communiqué.

"J'ai été ministre mais être ministre n'est pas quelque chose qui limite mon attachement à la défense de l'indépendance de la Banque centrale européenne. Je défendrai l'indépendance de la Banque centrale européenne", a-t-il déclaré à la presse à Bruxelles, après avoir été choisi par l'Eurogroupe.

Agé de 58 ans, diplômé en sciences économiques, proche du Parti populaire (PP), Luis de Guindos Jurado a fait sa carrière dans le public et le privé, en fonction des alternances politiques, comme le montre son curriculum vitae officiel  (en espagnol). Pour les eurodéputés espagnols, il symbolise « les politiques d'austérité qui ont fait tant de dégâts en Europe », qu'il a défendues en tant que membre de l'Eurogroupe et appliquées dans son pays. Il défend son bilan, notamment d'avoir remis l'Espagne sur les rails de la croissance.

"Ma principale satisfaction est d'être passé d'une situation dans laquelle nous étions au bord de l'effondrement à une situation dans laquelle nous sortons de notre cinquième année de croissance, même s'il reste encore beaucoup à faire", a-t-il récemment déclaré.

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[Le processus de nomination du directoire de la BCE. Crédits : Eurogroupe]

De Lehman Brothers à l'austérité sous Rajoy

Marié, père de deux enfants, Luis de Guindos a dirigé à ses débuts une société de Bourse acquise par Morgan Stanley, AB Asesores. Il passe ensuite dix ans dans la haute administration, comme directeur général de la politique économique au ministère des Finances et devient secrétaire d'Etat à l'Economie en 2002 dans le gouvernement de Jose Maria Aznar pendant deux ans. Retour au privé après l'échec du PP aux élections, période où il devient président exécutif de Lehman Brothers pour l'Espagne et le Portugal, jusqu'à la faillite de la banque américaine emportée par la crise des subprimes. Il travaille ensuite au cabinet PwC avant de revenir au gouvernement en 2011 comme ministre de l'Economie. Il est considéré comme un poids lourd du gouvernement de Mariano Rajoy.

Une photo devenue célèbre le montre en mars 2012 aux côtés de Jean-Claude Juncker, faisant mine de l'étrangler, incarnant la pression de l'Union européenne sur l'Espagne pour que celle-ci réduise ses déficits.

"Luis de Guindos a joué un rôle très souvent décisif à l'intérieur de l'Eurogroupe, il a une bonne réputation, il est reconnu par ses collègues, je crois que nous avons trouvé un bon candidat", avait déclaré Peter Altmaier, l'actuel ministre allemand des Finances, qui  deviendra sous peu ministre de l'Economie. Son prédécesseur Wolfgang Schäuble, ardent défenseur de l'orthodoxie budgétaire, l'avait qualifié d'"excellent ministre."

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[Le directoire de la BCE, où siège le Français Benoît Cœuré. Crédits : Eurogroupe]

Pour de nombreux observateurs, ce choix d'un candidat d'un pays du Sud de l'Europe accroît la probabilité de celui d'un candidat d'un pays du Nord pour remplacer le président de la BCE, l'Italien Mario Draghi, en octobre 2019. Et notamment du gouverneur de la Bundesbank, l'Allemand Jens Weidmann, 49 ans, un opposant à l'actuelle politique monétaire très accommodante de la Banque centrale européenne, ce qui pourrait jouer en sa défaveur.

Cependant, d'autres postes importants sont en jeu à la tête des institutions européennes, notamment la présidence de la commission, celle du Conseil européen et celle de l'euro-parlement, toutes à renouveler l'an prochain.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/qui-est-luis-de-guindos-le-futur-vice-president-de-la-bce-769105.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180220

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Réveillons-nous, ils sont devenus fous !

TRIBUNE LIBRE / Source : IVERIS, Michel Rimbaud, 19-02-2018

TL SYRIE PROJET

Depuis maintenant sept ans, la Syrie est en guerre. Ce pays aimable, tolérant, hautement civilisé que même ses détracteurs ne pouvaient s’empêcher de trouver beau et attachant est d’ores et déjà confronté à un formidable défi, celui de l’après-guerre. Les assaillants barbares venus de cent pays, atlantistes comme islamistes, se sont acharnés à vouloir en détruire les richesses, les infrastructures, les capacités, les monuments, les beautés naturelles afin de le rayer de la carte. Ils ont aussi et surtout tenté de broyer le peuple syrien, d’effacer sa mémoire et son identité afin de l’anéantir.

Le Lion de Palmyre, datant du 1er siècle avant Jésus-Christ, a été détruit par Daech à la pelle mécanique en 2015. Désormais restaurée, cette pièce maîtresse du musée de Palmyre est exposée dans les jardins du musée de Damas. (Photo IVERIS)

Avec la complicité d’une soi-disant « communauté internationale » en trompe-l’œil, ils s’emploient maintenant à le priver, autant qu’il sera possible, de toute perspective d’avenir, en lui volant ses droits imprescriptibles : disposer de lui-même, décider, sans ingérence étrangère, de son destin et de son régime politique. Sans pudeur et sans vergogne, les mêmes assaillants ne cachent pas leurs velléités de replacer l’avenir, notamment constitutionnel, de la Syrie sous « tutelle onusienne », c’est-à-dire sous mandat, autant dire sous le joug colonial.

Afin d’effacer l’empreinte géographique d’une Syrie mère de la civilisation (y compris la nôtre), peut-il y avoir un moyen plus efficace que de disperser un peuple et surtout de briser un Etat qui a commis le crime de lèse-majesté ? En effet, au final, l’entreprise est destinée à faire de ce qui fut jadis une grande Syrie un archipel de mini-entités, et de son peuple une mosaïque tribalisée ayant vocation à être vaporisée en une vaste diaspora : dans une première approche, ce crime inqualifiable mérite la double qualification de « politicide » – la dissolution d’un Etat qui dérange – et d’ethnocide – l’anéantissement d’un peuple qui résiste.

C’est ce qui est inscrit dans le « grand dessein » néoconservateur. Ce dernier, notons-le au passage, reviendrait à infliger à la Syrie le destin réservé depuis 70 ans à la Palestine, pan de terre volé sous l’égide du colonialisme triomphant. Le sort des Syriens pourrait alors ressembler à celui des Palestiniens, irrémédiablement spoliés au nom d’une « mission divine ». Le sinistre destin des peuples amérindiens, éliminés de l’histoire, est là pour rappeler de quoi sont capables les colons venus d’ailleurs.

Les dégâts sont immenses, se chiffrant en centaines de milliards de dollars, auquel il conviendrait d’ajouter – mais c’est leur problème – les millions, billions ou trillions dépensés par les « puissances » assaillantes pour conduire leurs batailles « pour la démocratisation ».

Il ne sert à rien d’invoquer les valeurs de la morale, naturelle ou religieuse, le droit international et la légalité onusienne, voire la simple décence, face à des agresseurs sans foi ni loi. On ne peut attendre d’Etats qui s’érigent en gendarmes de la planète tout en se comportant comme des régimes voyous une quelconque logique. Il est paradoxal, après tout ce temps, ces horreurs, ces massacres, ces actes de sauvagerie, cette barbarie, que l’on trouve encore dans le grand Occident « démocratique » tant de défenseurs de l’indéfendable, tant d’admirateurs des djihadistes présentés comme démocrates ou « modérés ». Les intellectuels sont piégés par leur aveuglement initial, les médias sont plombés par l’omerta, les politiques sont otages de leur doxa néoconservatrice, dans l’Hexagone comme dans tout le monde judéo-chrétien.

Pourquoi un tel acharnement, une telle obstination dans le mensonge ? C’est que la Syrie est depuis longtemps dans le collimateur de l’Amérique, de la Grande-Bretagne et d’Israël. La Syrie historique est le centre de gravité du Proche-Orient, le lieu de naissance des trois religions révélées, le cœur battant de l’arabisme, symbole de l’islam moderne et tolérant, siège des premiers califes : un héritage très lourd à assumer, mais qui a assuré à ce « phare de l’Orient » un prestige indéniable auprès des Arabes et une aura de sympathie chez les Musulmans.

Tolérante, multiconfessionnelle, moderne, républicaine, forte de son identité et de sa conscience historique, elle représente ce que les extrémistes de tout bord exècrent par-dessus tout.

Depuis son indépendance et la création d’Israël, la Syrie n’a cessé d’apporter un soutien indéfectible à la cause palestinienne et est toujours apparue comme un Etat rebelle à l’ordre israélo-atlantique. Face au délabrement du monde arabe, la Syrie s’est inscrite dans l’axe de la résistance et elle résiste. Son armée nationale a tenu le coup seule contre tous durant quatre ans, puis, aidée de ses alliés, a entamé la reconquête, s’affirmant au passage comme le principal artisan de l’éradication de Da’esh, malgré les mensonges et prétentions des usurpateurs fanfarons. L’Etat syrien contrôle désormais les quatre cinquièmes du territoire national, ayant mis en échec, par sa résilience, les plans des agresseurs.

Pour ceux-ci, la Syrie de 2018, après tant de batailles et tant d’essais non transformés, constitue une réalité impensable et intolérable. Il faut donc la faire disparaître de la carte, ne serait-ce qu’en l’ignorant. Il convient pour cela de délégitimer l’Etat, présenté systématiquement comme un « régime », ses institutions, sa constitution, son gouvernement, diaboliser son Président, ignorer les volontés de son peuple, les succès de son armée en les attribuant à ses alliés, voire à ses ennemis.

Il faut dénier au Président et à son entourage tout pouvoir, tout rôle à venir, tout droit de véto, et faire en sorte qu’il ne puisse y avoir de solution politique « syrienne » issue d’un dialogue national, sous l’égide de ses alliés et de ses amis. Il faut au contraire que son sort soit décidé par ses ennemis, par la « communauté internationale » aux aguets, par trois Etats représentant 470 millions de personnes soit 6 à 7% de l’humanité, lesquels pestent de ne plus pouvoir imposer leur loi au Conseil de Sécurité.

Décidément, le monde est tombé sur la tête puisqu’il n’y a plus de légalité internationale, plus de respect du droit onusien, censé être la bible des diplomates. Les faux gendarmes du monde qui en sont les fauteurs de désordre, les cambrioleurs qui crient au vol, les violeurs de la légalité qui crient au viol, les agresseurs qui s’indignent des agressions de l’armée syrienne, les pratiquants d’ingérences illégales qui s’indignent de l’intervention légale des alliés et partenaires de l’Etat, tout ce beau monde s’agite et manœuvre au grand jour.

Exit les comparses et les forces écran, voilà que les commanditaires et les parrains véritables ont jeté le masque et s’emploient à réaliser ouvertement ce qu’ils ont échoué à faire par procuration durant sept ans. Israël au Sud, l’Amérique et ses affidés européens au nord–est en appui des forces kurdes portées aux nues, la Turquie au nord-ouest contre les projets des Kurdes et tous contre Bachar al-Assad. Le prétexte de la lutte contre Da’esh et le terrorisme apparaît maintenant pour ce qu’il était, une fumisterie que défendent les ennemis de la Syrie légale et à laquelle ne croient plus que les imbéciles.

Jean-Yves Le Drian exige (sic) « le retrait de tous ceux qui n’ont rien à faire en Syrie ». Il ose. Devinez qui sont pour lui ceux qui n’ont rien à faire en Syrie ? Oui, vous avez gagné : l’Iran, le nouveau diable à la mode, le Hezbollah terreur d’Israël, la Russie, les forces « chiites » d’Irak.

Vous savez donc quels sont les pays qui ont à y faire : les trois obsédés du bombardement humanitaire, ceux qui possèdent des armes de destruction massive, violent systématiquement le droit international, soutiennent le terrorisme quand ils ne l’ont pas créé, ceux qui souhaitent piller tranquillement les ressources pétrolières et gazières de la Syrie et de la région : en d’autres mots, l’Amérique et ses fidèles. Pour faire bon poids bonne mesure, ajoutons Israël, ami des « révolutions arabes » qui détruisent les Etats du même nom, la Saoudie, grande démocratie devant l’éternel et spécialiste en constitutions, en droits de l’homme et de la femme, et en tolérance religieuse, la Turquie membre éminent de l’OTAN, ennemie des turcs des montagnes, mais amie des séparatistes kurdes de Syrie ou d’Irak et soutien des djihadistes, le Qatar à condition qu’il continue à acheter tout et n’importe quoi dans notre pays en difficulté.

Pour le reste, la Syrie a tenu bon pendant de longues années, son armée est capable de soutenir les assauts d’Israël et d’abattre les avions qui l’attaquent. Elle est solidement ancrée dans un axe de la résistance résolu et bien coordonné, soutenue par des alliés fiables, à commencer par la Russie. La Syrie n’est pas un figurant, elle est au centre d’une guerre globale. Combien d’Etats auraient résisté comme elle l’a fait ?

Messieurs les « amis de la Syrie », ennemis de son « régime » et de son Président, vous avez maintenu la fiction d’un soulèvement populaire contre un « tyran massacreur ». En quoi cela vous regarde-t-il ? Vous avez d’ailleurs tout faux et le savez bien puisqu’en réalité le pays qui vous obsède est avant tout victime d’une guerre d’agression qui met en danger son existence.

L’Etat syrien a sûrement le droit de piloter les négociations qui décideront de son avenir et de récuser toute ingérence des agresseurs. Il a le droit de refuser vos ingérences, vos plans de partition et vos projets tordus. Les guerres de Syrie sont depuis belle lurette les composantes d’une guerre universelle en passe de devenir « mondiale ». Si cette agression regarde la « communauté internationale », c’est selon les critères du droit international, codifiés par la Charte des Nations-Unies, qu’elle doit être considérée… Là, on comprendra très bien que cette approche, la seule envisageable, vous pose un léger problème. Ce problème n’est pas celui du pays agressé. Il est celui de l’agresseur que vous êtes et qui traite la Syrie comme un « pays ouvert » à toutes les aventures et à toutes les entreprises hostiles.

Messieurs les agresseurs, n’oubliez jamais que votre présence en Syrie est illégitime et illégale, y compris s’agissant de vos barbouzes, de vos conseillers spéciaux ou de vos forces-au-sol. Et s’il y a une présence légitime par excellence, ce n’est pas la vôtre, c’est celle de l’Etat syrien, celle des alliés et partenaires du gouvernement de Bachar al-Assad, dont vous exigiez le départ. S’il y a un retrait qu’impose le respect du droit international, c’est celui des pays qui n’ont rien à faire en Syrie, vos pays.

Michel Raimbaud
Ancien ambassadeur
Professeur et conférencier

Source : IVERIS, Michel Rimbaud, 19-02-2018

https://www.les-crises.fr/reveillons-nous-ils-sont-devenus-fous-par-michel-rimbaud/

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KOSOVO | Le calamiteux «bébé» de la diplomatie suisse

*A l’occasion des dix ans de la république autoproclamée du Kosovo, les médias occidentaux et suisses en particulier y sont allés de leur pommade… sachant que la ministre suisse des Affaires Etrangères de l’époque fut en pointe du combat pour la reconnaissance de cette «république» arrachée à la Serbie par l’OTAN. Quelques voix, tout de même, détonnent dans le concert de louanges.

TL SUISSE KOSOVO

ERRARE HUMANUM EST, PERSEVERARE DIABOLICUM

Madame Calmy-Rey peut s’enorgueillir à bon droit de quelques succès durant sa charge de cheffe du département fédéral des affaires étrangères, de 2003 à 2011. Ses engagements pour les femmes, dans les dossiers iranien ou coréen furent au nombre de ses actions courageuses. Sur le Kosovo, à la faveur du dixième anniversaire, elle persiste et signe son soutien à l’indépendance, en dépit de nombreux rapports sur le piteux état du pays, y compris pour les [mauvais traitements infligés par des proxénètes ​ aux femmes](https://www.osar.ch/assets/herkunftslaender/europa/kosovo/151007-kos-gewaltgegenfrauen-themenpapier-f.pdf), dont MCR se veut une défenseure ​ zélée​. Les connaisseurs du droit international avaient pointé l’illégalité de l’indépendance autoproclamée et souligné le précédent que cela ne manquerait pas de constituer. Madame Calmy-Rey afficha son dédain du droit et son déni de la réalité.

Dans l’affaire de la Crimée, la Russie ne manque pas de se référer au précédent Kosovar. Avec son livre KOSOVO, une guerre juste pour un État mafieux, Pierre Péan est loin d’être le seul à dénoncer l’enfant chéri de l’ancienne cheffe du DFAE.

A ce jour, ni l’ONU ni l’UE n’ont reconnu l’indépendance du Kosovo. Le premier pays a l’avoir reconnu fut significativement l’Autriche, ennemie historique de la Serbie. L’islamisme se porte bien au Kosovo, un détail sans doute. Les États-Unis y ont installé le camp Bondsteel (nom d’un général de la guerre du Vietnam), qui, avec près de 4000 km2, est leur seconde base militaire en Europe, gérée par quelques militaires et nombre de personnels de sociétés privées de sécurité. ​ La Suisse, sous l’impulsion de MCR, fut au nombre des sages-femmes ​qui mirent au monde un bébé conçu par les bombes de l’OTAN. La Confédération avait d’ailleurs rejoint deux ans avant la Guerre du Kosovo, en 1996, le «Partenariat pour la Paix», antichambre de l’OTAN. Aux côtés de l’OTAN, la Suisse participe aux manœuvres aériennes au-dessus de la Baltique, censées impressionner la Russie. Est-ce encore de la neutralité?

Madame Calmy-Rey, en dépit de tout cela, baigne avec délectation dans son autosatisfaction.

http://log.antipresse.net/post/kosovo-le-calamiteux-bebe-de-la-diplomatie-suisse?mc_cid=c4d7b7c51c&mc_eid=3a5e263339

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Soros demande à l’Union Européenne de « réguler les réseaux sociaux »

Il était une fois… ça commence comme un conte de fées… Il n’y a pas si longtemps internet et les réseaux sociaux pouvaient être considérés comme un refuge pour la liberté d’expression et un courant d’air frais loin de la propagande douce des médias dominants.

TL SOROS INTERNET

Et ce fut le cas. De très nombreux blogs, sites d’analyse, chaines YouTube se sont créés faisant en effet contrepoids aux informations officielles. Toute nouvelle création entrainant des effets d’opportunité inattendus, de nombreux sites dits « putes à clic » ont été créés pour attirer le public – et la publicité – via des informations fantaisistes. Sur un plan plus politique, l’élection de Trump et le Brexit n’allant pas dans le sens de l’histoire, les médiacrates ont trouvé une explication simple : de fausses nouvelles via internet et les réseaux sociaux ont permis ces aberrations, naissance du concept de « fake news ».

Soros côté pile : pour l’innovation et la démocratie

Pour mener le combat de l’Empire du Bien, nul n’est mieux placé que le milliardaire américain George Soros. Dans un article de The Guardian publié jeudi 15 février il met en garde contre la liberté des médias sociaux qui peuvent « influencer la manière dont les gens pensent et se conduisent sans même qu’ils s’en rendent compte ». Il ajoute « Ceci interfère avec le fonctionnement de la démocratie et l’intégrité des élections » et le peuple perd « sa liberté de penser ». D’où l’urgence de légiférer pour que la liberté d’expression soit plus strictement contrôlée sur internet et les réseaux sociaux. Que constate George Soros ? Que les géants Facebook et Google sont devenus « des obstacles à l’innovation ». Comprenez : ils ont contribué à libérer la parole aux Etats-Unis comme en Europe. Et plus « ils ont causé nombre de problèmes ». Comprenez : cette libération de la parole est allée trop loin. D’où sa supplique aux autorités de l’Union Européenne pour qu’elles reprennent les choses en mains.

Soros côté face : renforcer l’autocensure des GAFA

Habilement, Soros semble s’attaquer au monopole des GAFA mais le véritable enjeu de son discours n’est pas là et il est à double facette. Tout d’abord demander aux autorités politiques de museler Google et Facebook. Ce qui a déjà été fait en Allemagne et ce qui sera peut-être fait par la loi en France en 2018. Ensuite et surtout que Google et Facebook instaurent eux-mêmes leur propre censure pour se protéger d’une possible régulation venue de l’extérieur. Ce qu’ils sont en train de faire. Il est toujours plaisant de voir un pyromane jouer les pompiers. Au nom de l’économie Soros regrette le Brexit et la chute de la livre sterling qui affaiblirait les finances britanniques. Le même Soros le 16 septembre 1992 (Black Wednesday) spéculait contre la livre britannique, la forçait à sortir du Système Monétaire Européen (SME) et empochait un milliard de livres au passage. Au nom de la « liberté du peuple » George Soros veut instaurer « le contrôle de la liberté ». De même que dans le 1984 d’Orwell le ministère de l’Amour organisait la semaine de la Haine.

https://www.ojim.fr/soros-demande-a-lunion-europeenne-de-reguler-reseaux-sociaux/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=observatoire_du_journalisme_les_dernieres_publications&utm_term=2018-02-20

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Des hybrides mouton-humain ont été développés en laboratoire

Basant leurs travaux sur une découverte pour le moins controversée faite en 2017, les scientifiques ont annoncé samedi 17 février qu'ils étaient parvenus à créer en laboratoire un deuxième type d'hybrides humains-animaux : des embryons de moutons, humains à 0,01 % d'un point de vue cellulaire.

ARG HYBRIDES

Les embryons, qui n'ont pu être développés au-delà de 28 jours faute d'autorisation, rapprochent un peu plus les chercheurs de la culture d'organes humains en laboratoire à des fins médicales.

En France, plus de 14 500 personnes sont sur liste d'attente pour recevoir un cœur, un foie, un poumon, un pancréas, un rein ou un intestin. Et chaque année, plus de 500 personnes meurent parce qu'elles n'ont pu recevoir d'organe. Sur les 22 617 personnes inscrites sur liste d'attente en 2016, seules 5 891 ont pu être soignées grâce à des prélèvements d'organes sur personnes décédées ou vivantes compatibles.

C'est précisément pour pallier ce manque d'organes que les chercheurs travaillent à élargir l'offre de manière artificielle. Certains tentent d'imprimer des organes 3D en laboratoire. D'autres travaillent sur des organes artificiels et mécaniques. D'autres encore créent des chimères, et plus précisément des organes à la croisée de deux espèces, dans l'espoir de cultiver des organes humains chez des porcs ou des moutons.

DE PLUS EN PLUS HUMAINS

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Pour fabriquer ces chimères, les chercheurs isolent les cellules souches d'un animal, qui peuvent se transformer en n'importe quel type de cellules dans le corps. Ils injectent ensuite des cellules souches d'une espèce dans l'embryon d'une autre espèce - une procédure aussi délicate que complexe.

Si l'ADN de l'embryon est modifié pour faire en sorte qu'il ne développe pas un organe donné, les cellules intercalées sont les seules à pouvoir combler l'espace laissé. C'est ainsi que les chercheurs ont été en mesure de faire pousser un foie humain à l'intérieur d'un cochon vivant.

En 2017, des chercheurs ont réussi à développer des pancréas de souris chez le rat et ont montré que les greffes des dits pancréas pouvaient guérir les souris diabétiques. Tout de suite après, les chercheurs de l'Institut Salk ont ​​annoncé qu'ils pourraient maintenir en vie pendant 28 jours des embryons de porc auxquels avaient été ajoutées des cellules souches humaines.

Les experts se sont réjoui de l'expérience menée sur les embryons hybrides, mais ont noté que le nombre de cellules humaines implantées dans les embryons de porcs (1/100 000) était trop faible pour des greffes d'organe chez l'homme.

Le chercheur Pablo Ross de l'Université de Californie a annoncé samedi 17 février à Austin, au Texas, que son équipe et lui-même avaient mis au point la procédure visant à augmenter le nombre de cellules humaines dans les embryons de moutons à 1/10 000.

« Nous estimons que ce n'est pas encore assez pour générer un organe  prêt à être greffé » a déclaré Ross lors d'une conférence de presse. Selon The Guardian environ 1 % de cellules devraient être humaines pour que la greffe d'organe fonctionne. Et pour prévenir le rejet immunitaire, des mesures supplémentaires seraient nécessaires pour s'assurer que les restes de virus animaux sont éliminés de l'ADN du porc ou du mouton. Mais les récents progrès scientifiques tendent vers le développement d'organes plus viables.

 

RAMIFICATIONS ÉTHIQUES

Pour Pablo Ross, les recherches pourraient aller plus vite si elles étaient mieux financées. Les instances de santé publiques des États-Unis, où l'étude a été menée, interdisent actuellement le financement public d'hybrides humains-animaux, bien qu'elles aient déclaré en 2016 que ce moratoire pourrait être levé. Jusqu'à présent, ce sont des donateurs privés qui ont financé les recherches préliminaires.

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À mesure que les recherches avancent, l'examen éthique se durcira certainement. Pablo Ross et ses collègues reconnaissent la nature controversée de leur travail, mais ils estiment avancer avec prudence.

« La part des cellules humaines est pour l'instant très faible. Cela n'a rien d'un cochon à visage humain ou doté d'un cerveau humain », a déclaré Hiro Nakauchichercheur à l'Université de Stanford, qui a participé à l'étude. M. Nakauchi a ajouté que les chercheurs tentaient de déterminer où les cellules humaines proliféraient, afin de s'assurer qu'elles ne s'installeraient ni dans le cerveau, ni dans les organes sexuels des animaux.

Pablo Ross, pour sa part, voit dans la recherche qu'il conduit sur le développement d'organes artificiels une source réelle d'optimisme.

« Toutes les approches sont controversées, et aucune d'entre elles n'est parfaite, mais elles apportent un nouvel espoir aux personnes qui souffrent et attendent désespérément une greffe, » a-t-il dit. « Nous devons explorer toutes les alternatives possibles pour fournir des organes aux personnes malades. »

http://www.nationalgeographic.fr/sciences/2018/02/des-hybrides-mouton-humain-ont-ete-developpes-en-laboratoire

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
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