dimanche 18 février 2018

Insolite : Au Japon, le journal télévisé présenté par une androïde nommée Erica

Meet Erica the robot news anchor

https://www.youtube.com/watch?time_continue=23&v=C2AQs_0-jw0

Erica, un robot humanoïde, va présenter un JT

 

VID ERICA ROBOT

 

Le Wall Street Journal révèle que le robot Erica, créé par le japonais Hiroshi Ishiguro, devrait présenter un journal télévisé au Japon à partir du mois d’avril prochain.

 

Erica a 23 ans. Du moins, c’est l’âge auquel elle doit ressembler, selon les souhaits de son créateur, Hiroshi Ishiguro, le directeur du Intelligent Robotics Laboratory à Osaka. Selon ce dernier, interrogé par le Wall Street Journal, Erica va devenir le premier robot à présenter un journal télévisé au Japon, pas plus tard qu’en avril prochain.

L’humanoïde possède un système d’intelligence linguistique avancé. Au départ, elle était destinée à un emploi de réceptionniste, parce qu’elle est en mesure de réciter un script en étant assise sur une chaise. Mais désormais, elle est capable de soutenir une conversation avec un humain, affirme Hiroshi Ishiguro. Grâce à plusieurs algorithmes du traitement de la parole, des capteurs infrarouges qui lui permettent de suivre les mouvements, Erica peut savoir d’où vient un son et qui s’adresse à elle.

Pour le moment, elle n’est pas en mesure d’utiliser ses bras, mais elle peut bouger l’ensemble du haut de son corps. Son visage peut par exemple exprimer des émotions simples, comme le fait de sourire. Sa voix devrait également servir d’assistant vocal pour des voitures autonomes, a affirmé Hiroshi Ishiguro au Wall Street Journal.

Son créateur, connu du monde de la robotique, est connu pour sa « philosophie » vis-à-vis des robots et certaines de ses créations atypiques, comme celui qu’il avait façonné à son image. Il considère qu’Erica aura prochainement une « conscience indépendante » et possèdera peut-être, un jour, "une âme" . « Créer des androïdes consiste à explorer ce que cela signifie d’être humain. », avait-il expliqué en 2014 à des journalistes, selon le Daily Mail. « Examiner la question de ce qui fait l’émotion, la conscience, la pensée»

On ne sait pas encore dans quelle chaîne Erica devrait prendre son nouveau poste, ni quelles seront exactement ses attributions.

Robot killed the video star

Source :

http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-5328821/Erica-robot-life-like-soul.html

http://mashable.france24.com/tech-business/20180202-erica-robot-journal-televise-japon

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/02/06/32001-20180206ARTFIG00151-au-japon-le-journal-televise-presente-par-un-robot-nomme-erica.php

https://aphadolie.com/2018/02/18/insolite-au-japon-le-journal-televise-presente-par-une-androide-nommee-erica/

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Les think tanks s’installent au cœur de l’État

TRIBUNE LIBRE / Roland Gori et Dostena Anguelova analysent comment des réseaux d’experts s’efforcent de neutraliser toute résistance au dogme néolibéral.

TL THIN TANKS

Source : Politis, Dostena Anguelova et Roland Gori, 04-02-2018

Roland Gori,psychanalyste, professeur honoraire de psychopathologie clinique à Aix-Marseille Université, président de l’Association Appel des appels. Derniers ouvrages parus : La Dignité de penser, Paris, LLL, 2011 ; La Fabrique des imposteurs, Paris, LLL, 2013, Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ? Paris, LLL, 2014 ; L’Individu ingouvernable, Paris, LLL, 2015 ; Un monde sans esprit. La Fabrique des terrorismes, Paris, LLL, 2017.

Dostena Anguelova,chargée de cours en anthropologie politique à l’Université de Strasbourg. Derniers ouvrages : Les Experts de la tradition, 2010, Iztok Zapad ; Think tanks : imposteurs de la démocratie, CS éditions Paris, coll. Exote, 2018 (à paraître).

« La technique est désormais notre destin, au sens où Napoléon le disait, il y a cent cinquante ans, de la politique, et Marx, il y a un siècle, de l’économie [1]. »

L’installation d’un Conseil scientifique de l’Éducation nationale par le ministre Jean-Michel Blanquer a provoqué quelques légitimes inquiétudes dont la presse s’est fait l’écho. Voilà un ministre qui met parfaitement en œuvre les décrets d’application de l’expression présidentielle « en même temps [2] ».

Tout en chantant les louanges de l’humanisme, et en se référant à la méthode Montessori qui préconise l’« auto-éducation » de l’élève, « en même temps » le ministre Blanquer installe un conseil scientifique à la tête duquel il nomme Stanislas Dehaene, éminent professeur de psychologie cognitive et expérimentale au Collège de France, entouré d’une « brochette » de positivistes assumés.Ces « experts » piloteront et corrigeront au mieux par IRM et protocoles « randomisés » la pratique pédagogique du « million d’employés [3] », comme les nomme Stanislas Dehaene, chargés de les encadrer. Rien ne sera laissé au hasard, à la contingence et à l’imprévu. Ce sera le règne de « la mesure [4] » et de l’« efficacité » qui guideront les pas des « écoliers-machine », et des « employés » en charge de leurs « apprentissages ».

Les métiers de l’éducation enfin, après bien d’autres, seront efficaces et mesurés, leurs actes rationalisés, décomposés, organisés et prescrits par des décideurs, bref, taylorisés [5]. Les « experts » fourniront les guides pratiques nécessaires. Le sacre de l’élève, parfaite machinerie cognitive et neuronale prompte à épeler et à calculer, pourra advenir. Les tests internationaux et autres rankings pourront l’attester. Cela n’empêchera pas les rhétoriques de propagande humaniste et l’appel mystique à la Nation.

Une nation start up qui, là comme ailleurs [6], impose des pratiques sociales férocement aliénantes, enserrées aux deux extrêmes par l’économisme et le scientisme. Mais, ces nouveaux dispositifs d’encadrement de nos manières de vivre ne sont pas des phénomènes isolés. Ils constituent un fait de notre civilisation européenne normalisée toujours davantage par les standards américains.

C’est dans la niche écologique de cette culture qu’émergent les think tanks : centres d’expertise privés qui accueillent des universitaires d’élite et prétendent représenter la société civile face à l’État. Dans cette révolution symbolique (Pierre Bourdieu) les « experts », favorables au néolibéralisme, fournissent des recettes de bonne « gouvernance », apte à éclairer l’opinion publique des démocraties, libérales ou en voie de le devenir [7].

Au cours de cette « transition démocratique », ces thinks tank, « indépendants » et « objectifs », ont pour charge politique d’éviter aux peuples de ces démocraties libérales, ou en cours de « libéralisation », la nostalgie d’idées socialistes ou souverainistes. Il faut une fois pour toutes dire, et répéter ad nauseam, qu’il n’y a pas d’autre alternative que celle d’un néolibéralisme auquel même les « partis de gauche » de la social-démocratie se sont ralliés. La preuve par l’exemple !

Ces « clans » de « l’extrême centre », formés dans les réseaux du soft power américain, ont réussi à incarner leur rêve dans le parti du président Macron. Le programme présidentiel avait en effet pour « grand ordonnateur » Jean Pisani-Ferry – fondateur et ancien directeur du très influent think tank européen Bruegel. Claude Bébéar, le fondateur d’un think tank libéral de droite – l’institut Montaigne – rend public pour la première fois son choix de vote dans Les Échos : Emmanuel Macron est la solution pour la France ! Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, travaille également sur le programme du futur président, notamment dans le domaine de l’éducation, d’où est issu le ministre Jean-Michel Blanquer, vieux compagnon de route de l’Institut Montaigne.

https://www.les-crises.fr/les-think-tanks-sinstallent-au-coeur-de-letat-par-dostena-anguelova-et-roland-gori/

Au cœur de l’État, des dispositifs de contrôle et de normalisation

Ces nouveaux lobbies que sont les thinks tank vident de leur sens le cadre institutionnel traditionnel de la démocratie républicaine. Ils installent au cœur de l’État les dispositifs de contrôle et de normalisation aptes à répondre aux exigences de l’économie et de l’opinion du néolibéralisme.

Cette révolution symbolique, accomplie au nom de l’humanisme, des droits de l’homme, de la modernisation, de la transition démocratique (dans les pays de l’Est), ou encore de la « nouvelle économie de la connaissance », aiderait le peuple à survivre dans la féroce compétition du marché mondial.

C’est ainsi que la réforme de l’éducation et des universités en Europe (stratégie de Bologne) a été initiée dans les coulisses par des experts de think tanks et des Centres d’études avancés, créés en Europe à partir du modèle du fameux Center for Advanced Study in the Behavioral Sciences (CASBS). Fondé en 1954 par la fondation du grand industriel Ford, ce centre incarne l’idée de son sponsor que les sciences sociales devraient contribuer au contrôle de la société devenant « plus proches des sciences naturelles, plus expérimentales dans leur orientation empirique et plus formelles dans leur orientation théorique ».

Les réseaux de ces experts devaient surtout lutter contre la tradition philosophique et historique européenne en favorisant leur dépolitisation et assurant la neutralité axiomatique du discours scientifique en le réduisant à une simple technique. Neutralité dont le grand historien polonais Johan Droysen disait qu’elle était une « neutralité d’eunuque ».

Les grands commis de l’État cèdent leur place à une élite d’experts, réformiste et « progressiste », au service du système déshumanisant du capitalisme industriel, puis financier. Cette hybridation du public et du privé confisque les conditions d’une libération du politique. Et ce jusqu’à l’assistance économique et sociale aux plus pauvres qui, sous l’influence des contrats à impact social [8], transforme l’esprit de solidarité nationale en investissement lucratif.

Reste à savoir si la société aura encore la capacité de réagir ou si « l’élite d’ombre » des experts des think tanks a déjà réussi à neutraliser toute forme de résistance intellectuelle ? Aujourd’hui, l’opposition droite/gauche tend à se redoubler d’un conflit sourd entre deux visions du monde. Une métaphysique transhumaniste d’un cyberfutur (l’homme-robot gouverné par des experts) et un désir, encore mal défini politiquement, de liberté et de fraternité pour qui « la pluralité des humains est la loi de la terre » (Hannah Arendt).


[1] Günther Anders, Günther Anders, L’Obsolescence de l’homme. Sur l’âme à l’époque de la deuxième révolution industrielle [1956], Paris, Ivrea, 2001, p. 22.

[2] Roland Gori, « « En même temps », ou le grand écart du nouveau président », Libération, le 23 juillet 2017 ; « De quoi « « En même temps » est-il le symptôme », Le Media, 30 janvier, 2018.

[3] Stanislas Dehaene, L’invité-actu par Caroline Broué, France Culture, le 13 janvier 2018.

[4] Stanislas Dehaene, France Culture, ibid.

[5] Roland Gori, « Dans le monde du travail, le spectre de Taylor rôde encore », Libération, le 10 mai 2016.

[6] On se référera par exemple à la transformation du travail social et éducatif sous l’effet des impact social bond.

[7] Dostena Anguelova, Les Experts de la tradition, 2010, Iztok Zapad, Sofia ; Dostena Anguelova, Think tanks : imposteurs de la démocratie, CS éditions Paris, coll. Exote, 2018.

[8] Jean-Sébastien Alix, Michel Autès, Nathalie Coutinet et Gabrielle Garrigue, « Les contrats à impact social : une menace pour la solidarité ? », le 16 janvier 2018, La vie des idées.fr

https://www.politis.fr/articles/2018/02/les-think-tanks-sinstallent-au-coeur-de-letat-38308/

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Sortie de la France de la NASAN : l’agrobusiness n’est pas le remède contre la faim !

Action Contre la Faim, le CCFD-Terre Solidaire et Oxfam France saluent la décision de la France de se retirer de la Nouvelle Alliance du G8 pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (NASAN) annoncée ce jour à l’occasion de la réunion du conseil interministériel sur la coopération internationale et le développement.

TL NASAN CCFD

Lancée en 2012, cette initiative privilégie les intérêts des multinationales de l’agrobusiness au détriment du soutien à l’agriculture paysanne. Elle est dénoncée par des centaines d’organisations [1] pour ses impacts négatifs sur la sécurité alimentaire et les paysanneries des dix pays africains concernés [2]. L’enjeu du retrait de la France est maintenant de reconnaître que la recette « magique » mêlant partenariats publics privés et réformes législatives pour créer un environnement favorable aux investissements de multinationales, n’est pas la solution pour lutter contre la faim. Bien au contraire, elle va à l’encontre de l’intérêt des populations locales, elle marginalise les agricultures familiales, pourtant productrices de 70% de l’alimentation mondiale, au bénéfice de quelques multinationales à qui l’on donne toutes les facilités : financières, fiscales, foncières.

Nos organisations ont documenté à plusieurs reprises les conséquences négatives d’un tel système au Burkina Faso ou en Côte d’Ivoire : accaparements de terres, endettement de paysans, introduction des cultures OGM, mise en place de pôles de croissance véritables paradis fiscaux agricoles, etc. [3]

Ce retrait de la France devrait être pris en compte par les autres partenaires de la NASAN, tels que l’Union Européenne et les Etats africains. L’Allemagne, autre contributeur majeur de la NASAN, doit également annoncer son retrait. Cela ne dédouane pas pour autant l’ensemble de ces acteurs puisqu’ils restent responsables des impacts négatifs de cette initiative et doivent à ce titre s’assurer de les réparer.
Au-delà de la NASAN, la France doit tirer les leçons de cet échec et ne plus s’engager dans des initiatives ou projets d’investissement comportant les mêmes failles. L’exclusion des organisations paysannes de la gouvernance, l’absence de cadre de redevabilité et la priorisation des multinationales au détriment des acteurs locaux ne sont pas les remèdes de la lutte contre la faim.

Ainsi, alors que la faim dans le monde augmente [4], la sortie de la NASAN doit être le signal d’une réorientation réelle des soutiens mobilisés. En cohérence avec cette décision, les 400 millions d’euros annuels que la France consacre à la sécurité alimentaire dans les pays du Sud doivent être pleinement consacrés au développement de l’agroécologie paysanne. Nos organisations attendent que cela soit acté et mis en œuvre lors de la révision de la stratégie française et du cadre sectoriel de l’agence française de développement prévues ces prochains mois.

Notes aux rédactions  :
- 1) La NASAN en Afrique, une menace pour la sécurité alimentaire, mars 2015
- 2) Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Ghana, Mozambique, Tanzanie, Bénin, Malawi, Nigéria, Sénégal
- 3) Voir notamment le rapport "La faim, un business comme un autre - comment la nouvelle alliance du G8 menace la sécurité alimentaire en Afrique" , le bilan d’étape 2015 publié en amont du G7 de Schloss Elmau en 2015, le bilan d’étape 2016 et écouter l’émission Interception (France Inter) NASAN, le bu$iness de la faim
- 4) Selon le rapport Etat de l’insécurité alimentaire dans le monde publié par la FAO en septembre dernier, 815 millions de personnes souffraient de la faim dans le monde en 2016 soit 38 millions de personnes supplémentaires par rapport à l’année précédente.

https://ccfd-terresolidaire.org/espace-presse/sortie-de-la-france-de-6034

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La « justice » britannique : Julian Assange toujours sous mandat d’arrestation

TL ASSANGE GB

L’Observatoire est revenu le 9 février 2018 sur le cas de Julian Assange reclus depuis près de six ans à l’ambassade d’Équateur à Londres. Mardi 13 février les autorités britanniques ont confirmé le maintien de son mandat d’arrestation.

Pour sortir de cet enfermement en forme de cul de sac, l’Équateur avait accordé à Assange la nationalité équatorienne en décembre 2017. Mais les autorités britanniques avaient alors refusé de lui accorder un statut diplomatique qui lui aurait permis de sortir de l’ambassade sans courir le risque d’être arrêté. Le juge Emma Arbuthbot a confirmé le mandat d’arrestation le 13 février jugeant que « l’arrestation est une réponse proportionnée », Monsieur Assange s’étant soustrait à la justice en se réfugiant dans une ambassade.

La veille, un article du quotidien The Guardian avait révélé que dès 2013 la justice suédoise avait envisagé d’abandonner les poursuites pour viol contre Assange. Ce sont alors les autorités britanniques qui ont demandé instamment le maintien des poursuites à leurs homologues de Suède. L’Équateur a indiqué que Julian Assange pourra rester à leur ambassade « tant que sa vie sera en danger » et l’intéressé a annoncé sa décision de faire appel de la sentence de maintien d’arrestation. Si Assange fût un héros de la liberté d’informer, il en est devenu un martyr, vivant comme un proscrit. Vous avez dit acharnement ?

https://www.ojim.fr/la-justice-britannique-julian-assange-toujours-sous-mandat-darrestation/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=observatoire_du_journalisme_les_dernieres_publications&utm_term=2018-02-16

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Justice et protection pour les lanceurs d'alerte! Une fois de plus, le Royaume- Uni démontre son allégeance aux intérêts américains. Souhaitons- leur de mettre un jour en débat leur appartenance à l'OTAN, comme ils ont su le faire avec brio sur le Brexit. Ce sera plus compliqué évidemment, question d'histoire et de culture...     P.G.

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Fake news : le vrai du faux de Frédéric Lordon

Un an après son investiture, Donald Trump, toujours en guerre contre les médias, a lancé mercredi ses premières Fake News Awards, qui consacrent les médias les plus mensongers selon lui. En fin de soirée, il avait fait connaître son palmarès : le lauréat est le Nobel d’économie Paul Krugman, tandis que CNN est couronné quatre fois.

TL LORDON FRANCE CUL

Pendant que le président américain les consacre, le président français, lui, veut lutter contre. lors de ses vœux à la presse, Emmanuel Macron a annoncé un futur projet de loi ciblant les fake news.Dans le viseur de l’Elysée, les sites et les réseaux sociaux, grands pourvoyeurs de fausses nouvelles. l’exécutif sera t il demain le régulateur en chef de l’information vérité, ce projet menace-t-il en partie la liberté de la presse ?

Pour en parler, le philosophe et économiste Frédéric Lordon. Il est directeur de recherche en philosophe au CNRS. Il a publié l’an passé Les Affects de la politique. Collaborateur du Monde diplomatique qui héberge son blog, il y publie ce mois-ci “Macron décodeur en chef“, où il dénonce la mainmise de l’État sur l’information.

« Tout le discours de la politique Macron fonctionne selon les schèmes de la fake news. » Frédéric Lordon

Source : France Culture, Frédéric Lordon, 19-01-2018

https://www.les-crises.fr/fake-news-le-vrai-du-faux-de-frederic-lordon/

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Attention, émission "mainstream"! On n'échappe pas aux bêtises du journaliste propagandiste du style "la Grèce va mieux". Mais Lordon se débrouille pas mal, de mon point de vue, quand il explique que le pouvoir finit par utiliser les même procédés "complotistes" que ceux qu'il dénonce, par exemple. Ou quand il allume le "decodex" du Monde. Intéressante également son approche sur le "discours obsessionnel sur les fake news", symptôme du discrédit du politique, de la disqualification de la critique, de la décrédibilisation des opposants. J'ai bien aimé aussi sa "sociologie du Marais", le "penser rien" de la presse de l'"extrême centre" finalement au sercice du capital. Enfin, retenons la formule;

« Rien de plus idéologique que d’annoncer la fin des idéologies. » Frédéric Lordon

P.G.

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