samedi 17 février 2018

Vidéos du jour: Europe Les Etats désunis (Coralie Delaume)

VID CORALIE DELAUME

Europe Les Etats désunis Coralie Delaume

https://www.youtube.com/watch?v=iSz5CgWiOyo

La méthode Monnet/Quelle finalité politique pour l'Europe?

La construction européenne n'est pas un beau projet qui aurait mal tourné!

Voir aussi:

Coralie DELAUME

https://www.youtube.com/watch?v=kFmXFJ4FL3Q

Ou encore:

'UE : contre les nations, contre les démocraties ? Conférence avec Pierre Manent et Coralie Delaume

https://www.youtube.com/watch?v=ZCNu6KxyoFM

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Les analyses de Coralie Delaume rejoignent les nôtres sur de nombreux points et nul doute que son approche honnête et pédagogique contribue nettement à faire progresser l'idée de souveraineté dans les milieux de la gauche dont elle est proche, une perspective qui nous réjouit bien sûr, car il n'y aura jamais de FREXIT sans un rassemblement provisoire au- delà du clivage droite- gauche: le réflexe partisan entretenu par le système euro- atlantiste et nombre de politiciens à son service, à droite comme à gauche, doit être surmonté de toute urgence dans l'intérêt de la France. Et pour ceux qui ont peur de perdre leur "âme révolutionnaire et progressiste", rassurez- vous, dès l'indépendance recouvrée, nous redécouvrirons avec délectation nos vieilles querelles idéologiques!   P.G.

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SNCF : un rapport "décoiffant" envisage la fin du statut de cheminot

Fin du statut de cheminot, SNCF transformée en société privée : un rapport de l'ex-PDG d'Air France Jean-Cyril Spinetta, remis ce jeudi 15 février à la ministre des Transports, préconise un big-bang dans le monde du train.

ACT SNCF RAPPORT

Terminus, tous les cheminots descendent. Tel est l'objectif, à terme, d'un rapport consacré à la SNCF remis ce jeudi 15 février à la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Son auteur, Jean-Cyril Spinetta, ex-PDG d'Air France, préconise rien de moins que de transformer l'établissement public en société privée. Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, cela permettrait d'abandonner le recrutement de cheminots, ces fonctionnaires aux conditions de travail et de retraite dérogatoires au droit commun.

Plusieurs syndicats, comme la CGT, Sud-Rail et l'Unsa, refusent la libéralisation et souhaitent au contraire que le "monopole de la SNCF" soit "confirmé pour améliorer le service public", selon l'AFP. Reste à connaitre la situation des fonctionnaires qui seraient transférés dans les entreprises privées qui succèderont à la SNCF : conserveront-ils leur statut actuel et l'ensemble de leurs avantages ? Tous les syndicats le réclament.

Demande de Bruxelles

Cette proposition d'un big-bang du train français a été largement soufflée par l'Union européenne. Au nom de la concurrence, la Commission européenne réclame depuis 2010 que la SNCF devienne une société privée, afin qu'elle ne puisse plus bénéficier des garanties de crédit de l'Etat. Bruxelles a donc appelé l'Etat à transformer la SNCF en société anonyme d'ici à 2023.

Le rapport Spinetta devrait également émettre des préconisations sur la reprise de la dette de 50 milliards d'euros de la SNCF par l'Etat. Selon Les Echos, il pourrait également demander la révision à la baisse du nombre de gares TGV. Ces propositions, qualifiées à l'avance de "décoiffantes" par la ministre ne sont pas vouées à mourir dans un tiroir : le gouvernement prévoit une loi d'orientation sur les transports, dès ce printemps. Ce qui promet de beaux débats.

https://www.marianne.net/economie/sncf-un-rapport-decoiffant-envisage-la-fin-du-statut-de-cheminot?_ope=eyJndWlkIjoiYWMyOWU1Y2FmYjA3MWM5ODc0NzFmNzZlMmM0NTQwMTgifQ==

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1968: comment une révolution gauchiste a aidé le capitalisme à l'emporter

TRIBUNE LIBRE  / 

Slavoj Žižek

ARG 68 1

Le mouvement contestataire de mai 1968 a transformé le monde occidental. Aujourd'hui, presque 50 ans plus tard, il est clair qu'un mouvement supposément gauchiste a finalement aidé le capitalisme à poursuivre sa domination.

Bien qu'un immense abîme sépare la révolution sociale des années 1960 des protestations d'aujourd'hui, nous assistons à une réappropriation analogue de l'énergie de la révolte par le système capitaliste.

L'un des slogans bien connus apparus sur les murs de Paris de 1968 était: «les structures ne marchent pas dans les rues », ce qui signifiait que l'on ne pouvait rendre compte des grandes manifestations étudiantes et ouvrières de 68 par le structuralisme. Et c'est pourquoi certains historiens situent même 1968 comme la date qui marque le passage du structuralisme au post-structuralisme qui, ainsi va l'histoire, aurait été beaucoup plus dynamique et propice à des interventions politiques actives.

La réponse du psychanalyste français Jacques Lacan fut qu'en réalité c'est précisément ce qui s'était passé en 1968: "les structures sont effectivement descendues dans la rue" - les explosions spectaculaires n'étaient finalement que le résultat d'un changement structurel de la texture sociale et symbolique fondamentale de l'Europe moderne.

"Baby, light my fire"

Les conséquences de l'explosion de 1968 le prouvent bien. Ce qui s'est effectivement passé au lendemain des années 68, c'est la montée d'une nouvelle figure de «l' esprit du capitalisme». En effet, le système dut abandonner la structure centralisée fordiste du processus de production au profit d'une forme d'organisation meiux adaptée à ses contraintes d'alors, basée sur les réseaux et fondée sur l'initiative des employés et l'autonomie sur le lieu de travail.

Ainsi, au lieu de chaînes de commandement hiérarchisées-centralisées, nous avions maintenant des réseaux avec une multitude de participants, organisant le travail sous la forme d'équipes ou de projets. Des "rapports sociaux de production" désormais axés sur la satisfaction du client, et une mobilisation générale des travailleurs sous la houlette  bienveillante et visionnaire de leur nouvelle classe dirigeante. Ce nouvel « esprit du capitalisme » (1) a triomphalement récupéré la rhétorique égalitaire et anti-hiérarchique de 1968, se présentant comme une révolte libertaire réussie contre les organisations sociales oppressives du capitalisme d'entreprise ET du socialisme « réellement existant ».

Les deux phases de ce nouveau « capitalisme culturel » sont clairement perceptibles dans les changements stylistiques au sein de la publicité. Dans les années 1980 et 1990, c'était la référence directe à l'authenticité personnelle ou à la qualité de l'expérience qui prédominait, tandis que plus tard, on note de plus en plus la mobilisation de motifs socio-idéologiques (écologie et solidarité sociale). En fait, l'expérience concrète sollicitée est celle de l'adhésion ou participation à un mouvement collectif plus large, du "souci" de la nature et du bien-être des "souffrants", des pauvres et des démunis, toutes préoccupations qui invitaient à "faire quelque chose pour eux".

Donner un coup main ?

Citons par exemple un cas de ce « capitalisme éthique » porté à l'extrême : Toms Shoes, une société fondée en 2006 sur un principe: avec chaque paire que vous achetez, TOMS donnera une paire de chaussures neuves à un enfant dans le besoin. " Un pour un. "  (...)

Parce que parmi les 7,6 milliards d'habitants de la planète, quatre milliards vivent dans des conditions inconcevables pour ceux qui vivent au sommet de la hiérarchie sociale. Mais désormais, le péché du consumérisme (l'achat d'une nouvelle paire de chaussures) va pouvoir être expié et effacé par la consolation que l'un de ceux qui ont vraiment besoin de chaussures en aura reçu une autre paire gratuitement. Ce qui signifie que l'acte même de participer à des activités consuméristes est simultanément présenté comme participant "au final" à la lutte contre les méfaits sociaux du consumérisme capitaliste.

De même, beaucoup d'autres aspects de '68' ont été acculturés avec succès dans l'idéologie capitaliste hégémonique et sont aujourd'hui mobilisés non seulement par les libéraux, mais aussi par la droite contemporaine, dans leur lutte contre toute forme de « socialisme ». Par exemple : la "liberté de choix "est utilisée comme un argument valorisant les avantages du travail précaire. Donc, oubliez l'angoisse de ne pas savoir comment vous allez survivre les prochaines années et concentrez-vous plutôt sur le "présent" : le fait que vous vous "émancipez" par cette liberté de vous «réinventer» encore et encore, qui vous épargne d'être englué dans le même travail monotone.

"Bouleversement complet"

La protestation de 1968 a concentré sa lutte contre (ce qui était perçu comme) les trois piliers du capitalisme: l'usine, l'école et la famille. Par conséquent, chaque domaine a été soumis à une transformation post-industrielle. Le travail en usine devient de plus en plus externalisé ou, dans le monde développé, réorganisé en travail d'équipe interactif non hiérarchique post-fordiste. Pendant ce temps, l'éducation permanente, flexible et privatisée remplaçait de plus en plus l'éducation publique universaliste et de multiples formes d'arrangements sexuels flexibles remplaçaient la famille traditionnelle.

Dans le même temps, la gauche perdit le bénéfice de ses propres succès : l'ennemi désigné était vaincu, mais remplacé par une nouvelle forme de domination capitaliste encore plus directe. Dans le capitalisme « postmoderne », le marché envahit de nouvelles sphères considérées jusqu'à présent comme le domaine privilégié de l'État, de l'éducation aux prisons et à la sécurité.

Quand le « travail immatériel » (comme l'éducation) est célébré comme le travail qui produit directement des relations sociales, il ne faut pas oublier ce que cela signifie dans une économie marchande. Que de nouveaux domaines, jusqu'alors exclus du marché, sont maintenant marchandisés. Donc, quand nous sommes en difficulté, nous ne parlons plus à un ami mais payons un psychiatre ou un conseiller pour s'occuper du problème. Et à la place des parents, des baby-sitters rémunérés et des éducateurs prennent soin des enfants.

Lourd fardeau

Bien sûr, il ne faut pas oublier les véritables réalisations de '68'. Le mouvement a ouvert un changement radical dans la façon dont nous considérons les droits des femmes, l'homosexualité et le racisme. Depuis les glorieuses années 60, nous ne pouvons tout simplement plus nous livrer au racisme public et à l'homophobie comme nous le pouvions encore dans les années 1950. Ainsi, '68' n'était pas un événement univoque mais un événement ambigu dans lequel différentes tendances politiques étaient confondues, c'est pourquoi il est également resté une épine dans le pied de nombreux conservateurs.

Nicolas Sarkozy l'a avoué quand il a dit dans sa campagne électorale en 2007 que sa grande tâche était de faire en sorte que la France finisse par surmonter 68. L’ironie de cette remarque c'est évidemment le fait que Sarkozy, avec ses débordements clownesques et son mariage avec Carla Bruni, puisse devenir président de la Républque française est en soi l'un des résultats des changements d' "us et coutumes" qui furent les seuls effets "positifs" de mai 68.

Nous avons donc à confronter, selon les "mémoires", l'héritage de « leur » mai 68 et de « notre » mai 68. Pour la mémoire collective prédominante d'aujourd'hui il faut que soit oubliée « notre » idée de base des manifestations de mai à Paris :  le lien entre les manifestations étudiantes et les grèves ouvrières .
Le véritable héritage de 1968 réside dans son rejet du système libéral-capitaliste, dans un NON à la totalité de celui-ci , ce qu'exprimait la formule : "Soyons réalistes, demandons l'impossible ! ".
Inversement, la véritable utopie est la croyance que le système global existant peut se reproduire indéfiniment et que la seule façon d'être vraiment « réaliste » est d'approuver ce qui, dans les perspectives de ce système, ne peut qu'apparaître comme impossible.
La fidélité à Mai 68 s'exprime donc le mieux par la question: comment préparer ce changement radical et en poser les fondements?

1 NdT : Dans "Le nouvel esprit du capitalisme" publié en 1999 , soit 25 ans après les livres de Michel Clouscard, Luc Boltanski et Ève Chiapello découvraient la lune...

[Plusieurs sections de cet article ont été extraites de publications antérieures de Slavoj Žižek.]

traduit de l'anglais par Tropiques

Tag(s) : #politique, #histoire, #slavoj zizek

http://www.librairie-tropiques.fr/2018/02/zizek-sur-1968.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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2018 est aussi l'année des commémorations de 1968. Nous publierons bien sûr plusieurs argumentaires et "tribunes libres" sur ce thème. J'invite chacun à proposer des analyses. Il suffit d'envoyer vos articles (sans omettre les sources) à la délégation régionale UPR.  P.G.

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« Un raz-de-marée de la misère »

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Dans une grande indifférence, des personnes âgées souffrent en France, et la pauvreté s'étend. La misère sociale est absente des médias, et donc n'existe pas pour nombre de nos concitoyens à l'écoute des "experts" qui leur expliquent que la situation s'améliore, que la croissance est de retour et que les "réformes indispensables", imposées par Bruxelles, commencent à porter leurs fruits. Petit rappel:


 

Alors que les retraités manifestaient contre la hausse de la CSG en septembre, Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, témoignait sur franceinfo de l’augmentation du nombre de personnes âgées touchées par la misère en France.

ACT MISERE RETRAITES

En marge de la manifestation des retraités contre la hausse de la CSG, Julien Lauprêtre, président du Secours populaire, a témoigné jeudi 28 septembre sur franceinfo du « drame » des personnes âgées touchées par la pauvreté. Celui qui le touche « le plus ».

« Un raz-de-marée de la misère »

« Le nombre de personnes âgées qui viennent demander de l’aide au Secours populaire français est en augmentation croissante », a-t-il détaillé. « L’année dernière, nous avons aidé trois millions de personnes en France et il y avait parmi elles de nombreux retraités. C’est un raz-de-marée de la misère. »

 


 

« C’est le drame qui me touche le plus, voir des retraités qui ont travaillé toute leur vie et qui viennent demander à manger au Secours populaire, c’est vraiment douloureux. »

Julien Lauprêtre a également pointé « Le drame de l’accès aux soins » qui est « difficile ». « Nous avons créé les médecins du Secours populaire. Nous avons passé un partenariat avec l’Ordre national des médecins pour essayer de soigner les personnes qui n’ont pas les moyens de le faire », a-t-il expliqué.

(...)

L’augmentation du minimum vieillesse est « Un geste dans la bonne direction » mais, selon lui, « La situation est beaucoup plus grave qu’une augmentation de quelques euros. »

Source :

http://www.journaldunet.com/management/guide-du-management/1200567-la-retraite-minimum-quels-montants-en-2018/

https://www.francetvinfo.fr/economie/retraite/un-raz-de-maree-de-la-misere-le-president-du-secours-populaire-particulierement-touche-par-les-retraites-qui-demandent-a-manger_2393236.html

voir la vidéo:

https://www.dailymotion.com/video/x62d4td

https://aphadolie.com/2018/02/16/un-raz-de-maree-de-la-misere-secours-populaire/

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La loi contre les fake news est prête

La «loi de fiabilité et de confiance de l’information» va être présentée dans les jours qui viennent par le groupe de la majorité parlementaire. Elle réglemente les plateformes numériques et les médias sous influence d’un Etat étranger.

ACT MEDIAS INFLUENCE

Sur la lutte contre les «fake news», le gouvernement n’a pas traîné. Annoncé par Emmanuel Macron début janvier, lors des vœux du président de la République à la presse«Le texte de loi est quasiment prêt», assure-t-on au ministère de la Culture. Car le cabinet de Françoise Nyssen, chargée de superviser le dossier, y travaille depuis le mois de septembre. Bien qu’émanant de l’exécutif, il sera présenté dans les prochains jours, sous la forme d’une proposition de loi, par le député de la majorité à qui il incombera de le porter. Il devrait porter le nom de «loi de fiabilité et de confiance de l’information».

Le texte créera une nouvelle législation. Il ne consistera pas en une simple modification de la grande loi de juillet 1881 qui encadre le droit de la presse et qui reconnaît déjà le délit de «fausse nouvelle». «Notre sujet n’est pas de définir ce qu’est une fausse nouvelle. Le vrai sujet est l’univers, les tuyaux, les canaux de diffusion des fausses nouvelles aujourd’hui», explique-t-on au ministère de la Culture. Deux «vecteurs» sont ciblés : «le numérique au sens large», notamment les réseaux sociaux (Facebook) et les sites de partage de vidéo (Youtube), ainsi que «les médias sous influence d’un Etat étranger». Une formule qui vise par exemple les médias financés par la Russie (comme RT ou Sputnik).

Campagnes

Le ministère de la Culture dit avoir étudié les dispositifs existant en Allemagne et au Royaume-Uni et leurs limites. Il explique être parti de cas concrets de fake news détectées lors des dernières élections américaines, de la campagne du Brexit ou du référendum en Catalogne. La proposition de loi française s’appliquera lors des périodes de campagnes des élections nationales, au maximum cinq semaines avant le scrutin. Elle contiendra trois grandes dispositions. La première, dans le champ de l’audiovisuel, permettra au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de «suspendre», voire de «révoquer» la convention d’un média sous influence d’un Etat étranger dont l’autorité indépendante jugerait qu’il propage une fausse nouvelle. Or sans convention avec le CSA, il est interdit pour un média audiovisuel d’émettre.

La deuxième disposition concernera les plateformes numériques. Lors des périodes tombant sous le coup de la loi, les Facebook, Twitter et autres Youtube seront dans l’obligation de publier par qui et pour quel montant les «contenus d’information» dits «sponsorisés» l’ont été. Cette pratique relevant de la publicité permet à l’auteur d’un contenu de le rendre plus visible, moyennant une transaction financière avec les plateformes numériques. Il s’agit par exemple de le faire remonter dans le fil d’actualités des utilisateurs de Facebook ou de le mettre en bonne place sur la page d’accueil de Youtube.

«Chiffon rouge»

«Le fait de publier le montant de la transaction peut être utile aux médias qui font du fact-checking [vérification des faits, ndlr] », souligne-t-on rue de Valois. « S’ils voient un contenu sponsorisé pour un million d’euros, ils s’y intéresseront plus qu’à celui sponsorisé pour 50 euros.» Encore faut-il que les plateformes jouent le jeu. A cet égard, le gouvernement se montre optimiste. «Les hébergeurs comprennent l’enjeu», assure-t-on au ministère de la Culture. La loi leur imposera en outre un «devoir de coopération» en la matière.

Enfin, la troisième disposition vise à armer le droit d’un outil législatif permettant d’agir rapidement contre la désinformation. Elle donnera aux citoyens la possibilité de saisir un juge des référés «pour faire cesser la diffusion massive et artificielle d’une fausse nouvelle», explique le cabinet de Françoise Nyssen, où l’on a conscience d’être là en présence d’un «chiffon rouge». Car c’est à ce juge qu’il reviendra de qualifier qu’une nouvelle est fausse. Une lourde responsabilité pour l’autorité judiciaire, qui promet de nourrir les débats parlementaires.

Source :

http://www.liberation.fr/france/2018/02/12/la-loi-contre-les-fake-news-est-prete_1629176

https://aphadolie.com/2018/02/16/la-loi-contre-les-fake-news-est-prete/

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On va bien rigoler quand les "plateformes" annonceront les sommes investies par certains états étrangers pour influencer l'information en France! Cela obligera l'autorité de "régulation" à publier une liste des Etats non autorisés à faire du "lobbying" idéologique, au risque de révéler a contrario la liste des Etats intervenant régulièrement dans la ligne éditoriale des organes de presse au sein de l'Union européenne...  P.G.

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Downing Street annonce la création d’une nouvelle section pour traquer les « fake news »

Theresa May crée une nouvelle unité nationale de sécurité pour contrer les « fake news » et la désinformation par la Russie et d’autres puissances étrangères, annonce Downing Street.

ACT UK FAKE NEWS

Le porte-parole officiel de la Première ministre a affirmé que la nouvelle unité de sécurité nationale des communications allait s’appuyer sur les capacités existantes et serait chargée de « combattre la désinformation provenant d’acteurs étatiques et autres ».

Ceci survient après que la Première ministre a accusé la Russie d’ingérence dans les élections et de diffusion de fake news dans une tentative « d’utiliser l’information comme une arme » et semer de la discorde à l’Ouest.

Son porte-parole a dit : « Nous vivons une période de fake news et de récits alternatifs. Le gouvernement répondra avec une meilleure et plus importante utilisation des communications de la sécurité nationale pour traquer ces défis interconnectés complexes.

« Pour ce faire, nous allons nous baser sur les capacités existantes en créant une unité dédiée aux communications de la sécurité nationale. Elle sera chargée de combattre la désinformation provenant d’acteurs étatiques ou autres. »

Il a dit que l’unité « dissuadera plus systématiquement nos adversaires et nous aidera à nous montrer à la hauteur des priorités de la sécurité nationale », ajoutant qu’il n’y avait pas encore d’information sur sa localisation ni sur les employés qui y travailleront.

En novembre, l’an passé, la Premier ministre avait lancé une extraordinaire attaque contre la Russie au sujet d’interférences, l’accusant de monter une « campagne durable de cyber-espionnage et de désinformation ».

Elle avait dit : « Ceci incluait l’ingérence dans les élections et le hacking du ministère de la Défense danois et du Bundestag (parlement allemand), parmi d’autres », en s’adressant à des personnalités du monde des affaires à la City de Londres.

« Elle [la Russie] cherche à utiliser l’information “comme une arme”. En déployant des organisations médiatiques sponsorisées par l’État pour implanter de fausses histoires et des images modifiées sous Photoshop pour tenter de semer la discorde à l’Ouest et saper nos institutions. »

Elle déclara que le Royaume Uni ne voulait pas « revenir à la Guerre froide, ou dans un état de confrontation perpétuelle », mais que le pays allait devoir agir pour protéger les intérêts du Royaume-Uni, de l’Europe et du reste.

https://www.les-crises.fr/downing-street-annonce-la-creation-dune-nouvelle-section-pour-traquer-les-fake-news/

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Rappelons que le BREXIT ne comprend pas une sortie du Royaume- Uni de l'OTAN: sur les sujets de politique étrangère, la Grande Bretagne reste parfaitement intégrée au bloc américain et à ses intérêts, et la plupart des politiciens britanniques partagent la vision du monde des Américains, celle du "choc des civilisations". Comme quoi un FREXIT sans sortie de l'OTAN (comme le propose par exemple Florian Philippot) ne résout pas le problème de fond, ce qui confirme les analyses de l'UPR sur les véritables origines de la construction européenne.

Certains opposants au BREXIT et au FREXIT ont compris, eux, le lien entre UE et OTAN, validant sans le savoir les thèses de l'UPR, comme l'illustre cet article:


 

Défense. La France prête à prendre la place du Royaume-Uni dans l’Otan ?

Le journal britannique The Times affiche à sa une, ce mardi 10 janvier, une information qu’il a obtenue auprès de sources militaires et du think tank Royal United Services Institute : “La France offre de prendre le rôle de leader de l’Otan au Royaume-Uni.” Traditionnellement, c’est un officier britannique qui tient le poste de numéro deux de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, alors que le rôle de numéro un est logiquement dévolu à un Américain. Mais cette position est aujourd’hui menacée, selon le quotidien, “car d’autres pays européens lorgnent ce poste désiré”. Et en particulier la France.

D’après la publication, une délégation française “non officielle” se serait ainsi rendue à Washington l’automne dernier afin de convaincre les autorités américaines que “les forces armées françaises étaient mieux placées que leurs homologues britanniques pour constituer l’allié particulier de l’Amérique en Europe après le Brexit”.

L’un des rôles principaux du numéro deux de l’Otan est de mener des missions militaires en rapport avec l’Union européenne, notamment une présence physique en Bosnie. La sortie du Royaume-Uni de l’UE remet donc cette fonction en question et, selon des sources du Times, c’est l’ensemble des missions européennes qui seront remises en cause une fois le Brexit acté.

https://www.courrierinternational.com/article/defense-la-france-prete-prendre-la-place-du-royaume-uni-dans-lotan

N.B. Le plus ancien des quotidiens britanniques (1785) et le plus connu à l’étranger appartient depuis 1981 à Rupert Murdoch. Il a longtemps été le journal de référence et la voix de l’establishment

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