Les élus haut-viennois ont adopté, jeudi, à la majorité le budget primitif 2018, se pliant de mauvaise grâce aux nouvelles exigences gouvernementales.

ACT HAUTE VIENNE CORREZE CD

Excepté une passe d’armes entre Sarah Gentil (LR) et Sandrine Rotzler (PS) sur le sujet des subventions aux associations, les élus haut-viennois ont réservé, jeudi, leurs piques à l’État et… à la Corrèze!

À L’État qui contraint les 319 collectivités les plus importantes à limiter leurs dépenses de fonctionnement, sous peine de pénalités ; à l’État encore, dont les déclarations des ministres du gouvernement sur le sujet brûlant de la RN 147 les inquiètent ; à l’État toujours, accusé de ne pas jouer le jeu dans le domaine des contrats aidés, quand le président du conseil départemental exige une convention sur ce sujet : « sans convention, il n’y aura pas de financement » prévient Jean-Claude Leblois, qui réaffirme, « comme beaucoup d’autres présidents de départements » son opposition au “pacte de confiance” que les principales collectivités territoriales du pays peuvent signer d’ici au mois de juin prochain.

Jean-Claude Leblois a insisté, dans son discours liminaire, sur le caractère « inédit » de ce budget contraint, avant de reconnaître que « le service va se dégrader. Ceux qui nous vantent le modèle d’un pays sans fonctionnaires font fausse route, d’autant que la France n’est pas championne du monde de la proportion de fonctionnaires. Elle est même loin derrière les pays scandinaves, par exemple » argumente Jean-Claude Leblois.

La Corrèze, enfin, a été la cible de vives critiques, lesquelles ont fait ressurgir des antagonismes anciens, ramassés en une formule, plutôt triviale, peut-être même éculée, que plusieurs élus se sont plu à rappeler : « En Limousin, la Corrèze cause, la Creuse pleure et la Haute-Vienne paie ! »

La Corrèze dans le collimateur


Les positions et les ambitions de la Corrèze ont le don d’agacer les élus haut-viennois. Les oreilles du président du conseil départemental de la Corrèze, Pascal Coste (LR), ont dû siffler, jeudi matin. Les élus haut-viennois n’ont en effet pas ménagé leurs critiques à la Corrèze voisine, accusée notamment d’avoir bénéficié, avec la carte scolaire, d’une « inégalité qui perdure depuis des années ». Le développement du numérique leur a fourni une autre occasion de stigmatiser l’attitude de leurs homologues corréziens et de leur président, suspectés d’avoir voulu faire garantir leurs emprunts par les collectivités membres du réseau Dorsal. « Il ne saurait en être question » a dû préciser son président, Jean-Marie Bost, élu au département.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/institutions/politique/2018/02/09/budget-departemental-2018-vers-une-degradation-du-service-au-public-en-haute-vienne_12733236.html

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À L'État qui contraint...
À  l'État encore...
À l'État toujours...


Et si ces élus se servaient de ce qui est logé dans leur tête pour réfléchir et surtout pour écouter les vidéos de François Asselineau ?
Cela leur permettrait de cibler les vrais responsables, à savoir l'UE et ses dociles serviteurs en la personne du président, du gouvernement, des députés, etc ! S.R. (UPR 87)