mardi 16 janvier 2018

Une fin d'année étrange et inquiétante à la France insoumise

Ou comment gauche bien-pensante et gauchisme sont un frein au rassemblement majoritaire.

tribune libre/Jacques COTTA

TL MIGRANTS

Alors que la parole du groupe parlementaire et particulièrement de Jean Luc Mélenchon est sans équivoque sur nombre de points, on voit ici ou là des prises de position contradictoires qui sèment le trouble et qui inévitablement tendent à la dislocation, à l’éclatement. Derrière cette réalité, la FI comme cadre de regroupement majoritaire est menacée. Dans un papier paru sur notre site il y a quelques semaines, « Réflexions sur mouvement vs parti » (http://la-sociale.viabloga.com/news/reflexions-sur-mouvement-vs-parti)  Tony Andreani posait les enjeux. Un peu plus tard, dans un papier concernant « l’émission politique » de France 2 dans laquelle Jean Luc Mélenchon était l’objet d’attaques violentes, je tentais d’illustrer le propos à partir de la question centrale de la laïcité et des contradictions entre les principes élémentaires définis par JLM et les positions défendues par Danièle Obono. On trouvera « La FI cible de l’oligarchie qui tape parfois là où ça fait mal » à l’adresse suivante (http://la-sociale.viabloga.com/news/la-fi-cible-de-l-oligarchie-qui-tape-parfois-la-ou-ca-fait-mal). Aujourd’hui, avec l’immigration et l’existence des migrants, c’est un autre sujet qui éclate à la figure de la FI et qui repose la même question : est-il possible de construire quelque chose de solide sur un socle défini comme « gazeux » ?

Quelle politique migratoire ?

La question n’est pas secondaire car les phénomènes auxquels on assiste aujourd’hui pourraient bien s’amplifier considérablement dans les temps qui viennent. Aussi la réponse politique qui y est apportée prend une place de premier plan.

Une manifestation avait lieu samedi 16 décembre à la frontière italienne en soutien aux migrants. Une initiative qui à priori pouvait être comprise comme une bataille contre l’Etat pour qu’il respecte la loi vis à vis des demandeurs d’asile : instruction des dossiers, traitement humain, prise en charge des mineurs isolés, hébergement en dur, soins, accueil le temps d’obtenir une réponse permettant soit de rester, soit de quitter le territoire, renforcement des services publics tant pour assumer ces tâches que pour aider l’ensemble de la population, unifier dans leur préoccupations migrants d’une part, salariés d’autre part à partir de leurs intérêts communs, etc… Bref, une initiative politique mettant l’état et le gouvernement face à leurs responsabilités à partir d’une préoccupation humanitaire bien légitime.

En réalité, il n’en n’a rien été. La « gauche de la gauche », dans la foulée de la « gauche » bien-pensante des beaux quartiers, préfère exonérer de leurs responsabilités les responsables de cette situation. Dans le compte rendu de cette initiative, on peut en effet lire : « Menton « perle de France » : « Nous détruirons toutes les frontières ! » Et un peu plus loin « Oui, les casseurs et les clandestins étaient là. Casseurs de frontières, briseurs des chaines de l’esclavage et de l’exploitation. ClandestinEs d’un ordre qui discrimine et qui tue, qui enferme et sépare. TouTEs  migrantEs ! ». Ainsi, sans se priver de l’écriture inclusive à la mode qui rend un peu plus ridicule la prose d’usage, voilà la « gauche de la gauche », forte de 800 manifestants venus de plusieurs coins de France, qui réclame la mise à bas des frontières, de l’Etat, et donc de fait, qui revendique comme seul moyen de régulation l’UE dont on connaît les penchants pour la destruction des Nations au nom d’un libéralisme à toute épreuve

Que le NPA, le PCF ou autres associations pour qui il y a là un fonds de commerce à défaut d’une politique réelle opposée à Macron et son gouvernement soient de la partie, pas grand-chose d’étonnant. Mais surprise, la FI des alpes maritimes fait partie du lot. Comment cela est-il possible ? Voilà où mène le rassemblement basé sur « l’homogénéité d’actions » et non sur « l’homogénéité de la pensée ». D’un côté Mélenchon à l’assemblée nationale qui défend une ligne claire, nette, et fort juste sur la souveraineté nationale, sur la Nation, sur la défense, sur l’UE et la rupture avec les traités, etc…* De l’autre, au nom de la FI, des groupes qui se retrouvent avec ce qu’il y a de plus décomposé politiquement sur une orientation opposée à celle de Mélenchon, qui aspirent à réaliser –sans même s’en rendre compte pour certains- les vœux de la finance et du capital financier dont les ambitions sont sans limites et qui définissent, pour atteindre leur objectif, l’état et les nations comme des obstacles à abattre.

La FI menacée

Il n’y a pas d’un côté les courants sensibles à la souffrance humaine, de l’autre ceux qui y seraient indifférents. Non, il y a deux positions diamétralement opposées sur la question migratoire qui recoupe les sujets de fond.

  •  D’une part la bataille politique qui dégage les responsabilités de cette situation et s’attaque aux causes des mouvements migratoires :

-la responsabilité de nos gouvernements successifs engagés dans des guerres à travers le monde qui jettent des millions d’êtres humains sur les routes ou les mers.

-la responsabilité de nos gouvernements qui font du commerce le but ultime de toute existence humaine, notamment avec l’UE, le CETA ou le TAFTA.

-la responsabilité de nos gouvernements qui ne disent mot sur les pillages de ressources qui impose l’exil à des populations entières.

-la responsabilité des gouvernements des grandes puissances qui tout en réprimant souvent nient le droit des peuples poussés à migrer à posséder leur propre nation, à décider, à diriger leurs affaires.

  • D’autre part la substitution d’un soit-disant « humanitarisme » en lieu et place de la bataille politique, comme si l’humanitaire pouvait tenir lieu de politique.

-Etrange « humanitarisme » qui clame que « les migrants sont une chance pour la France ». L’égoÏsme n’aurait donc aucune limite, puisque est ainsi transformé le malheur des immigrés en bonheur des français. Car pour eux, quelle est la chance de se retrouver ici ? Quel avenir sinon de renforcer les bataillons de chômeurs au profit d’une politique patronale qui cherche toujours les salaires à la baisse, sur les chantiers, dans le bâtiment, ou dans la cueillette de fruits par exemple ? Qui peut considérer sérieusement que « la porte de la chapelle » ou les trottoirs parisiens sont un avenir enviable, souhaitable ?

-Etrange humanitarisme qui fort égoïstement se retranche derrière ce que les migrants pourraient nous apporter, sans s’interroger une seconde sur le pillage intellectuel de leur nation que représentent ces mouvements migratoires, après d’ailleurs qu’aient été pillées sans retenue leurs ressources naturelles.

-Etrange humanitarisme qui refuse de lier les migrations à nos capacités en termes d’emplois décents et correctement rémunérés, à notre réindustrialisation, à notre politique de logement, au développement de nos services publics, à notre politique éducative et d’alphabétisation, etc… 

La question des frontières, de la nation, de notre souveraineté est bien centrale. Elle conditionne notre capacité à répondre comme nous l’entendons aux défis posés par les mouvements migratoires.

  • D’une part en appliquant les lois de la république, notamment en ce qui concerne l’accueil des mineurs isolés, et plus généralement en exigeant des conditions décentes pour ceux qui sont aujourd’hui arrivés sur notre sol. Les traiter comme des éléments du genre humain, ni plus, ni moins, le temps de l’instruction de leur dossier, et non comme des individus hostiles, pourchassés et menacés.

  • D’autre part en mettant en place une orientation qui s’oppose à la poursuite de ces mouvements migratoires dont les migrants sont en très grande majorité les premières victimes. Ces populations qui n’ont pas demandé de venir parcourir nos routes ou nos eaux aspirent souvent à pouvoir prendre le chemin du retour pour bâtir leur avenir, leur état, leur nation. 

L’immigration indique bien l’importance incontournable des questions liées à la Nation, à la souveraineté, aux frontières. La façon dont par exemple Djordje Kuzmanovic, le conseiller de JLM pour les affaires internationales, est pris à partie sur Internet, indique bien l’incompatibilité qui existe entre les positions contradictoires. Peut-on penser que la diversité, voire l’opposition des positions, serait une bonne chose pour permettre au plus grand nombre de se retrouver? Ou au contraire, les forces centripètes l’emportant, n’est-ce pas l’explosion qui guette. Comme les questions de la laïcité, celles qui concernent l’immigration sont sans doute centrales pour regrouper majoritairement, comme l’aspire la FI. La FI désire devenir le rassemblement majoritaire en vue de gouverner. Mais dans ce but est-il possible de faire l’économie de la clarté ? Gagner à une juste orientation en vue du pouvoir nécessite de retrouver des électeurs qui jusque-là se sont égarés sur la droite, voire l’extrême droite. Gagner une majorité nécessite de ramener à la politique des pans entiers de la société qui s’en sont peu à peu éloignés. Est-ce concevable dans le flou, l’incertitude, la contradiction des positions ? Question d’autant plus légitime que la politique revenant aux commandes, Emmanuel Macron et son gouvernement savent observer, analyser et utiliser les failles de ce qui constitue la principale opposition à son orientation.

Macron 2018

Le président de la république va faire en ce début 2018 de la question de l’immigration une des pierres angulaires de sa politique, cherchant à fracturer toutes les forces dont la FI. Au passage, il affiche une politique qui est une véritable claque à tous ceux qui durant les présidentielles ont voulu convaincre du bienfait du vote Macron pour faire barrage à Le Pen. Le ministre de l’intérieur de Macron, l’ancien socialiste Gérard Collomb, n’aurait en effet pas détonné dans un gouvernement frontiste. Du moins en témoignent les mesures qu’il met en avant. Avec la circulaire du 12 décembre autorisant les préfectures à recenser les migrants dans les centres d’hébergement d’urgence, c’est d’abord Jacques Toubon, défenseur des droits, qui exprime son opposition. Les associations à juste titre parlent de « traque des étrangers dans les centres d’hébergement », et indiquent le caractère dangereux de la mesure dont le premier effet sera de tenir à l’extérieur des centres des migrants qui craignent un traitement hostile. Et dans les rangs de la LREM, une députée prend fort justement à partie le ministre de l’intérieur au sein de l’Hémicycle. Au même moment on apprend que dans le briançonnais un migrant a été sauvé de justesse par les secours alors qu’il se trouvait à -17° dans la neige, pieds nus.

On voit bien la façon dont le pouvoir va tenter à travers une série de mesures de jouer sur les sentiments pour que surtout sa politique ne soit pas mise en cause. Tout devrait être cantonné à l’humanitaire évacuant la politique. La politique de Macron-Collomb n’a pas de sens autre que répressif. Les durcissements sur la question des migrants est absurde, car nul ne peut empêcher de fuir la misère et le la guerre lorsqu’elle frappe à sa porte. Une fois encore, la vraie question, une fois les mesures républicaines élémentaires respectées, est de savoir quelle politique pour enrayer les flux migratoires

Si fort justement le pape qui en appelle à l’hospitalité indique de son balcon à Rome que « dans beaucoup de cas, ce départ est chargé d’espérance, chargé d’avenir ; (…   )ce départ a un seul nom : la survie. Survivre aux Hérode de l’heure qui, pour imposer leur pouvoir et accroitre leurs richesses, nont aucun problème à verser du sang innocent », il conclut « Noel c’est le temps pour transformer la force de la peur en force de charité ». Le pape, la gauche bien-pensante, l’extrême gauche sur la même ligne. Pourtant, la charité n’a pas grand-chose à voir à cette affaire où la cause première est à tout point de vue dans la politique mise en œuvre par nos gouvernants et par les instances supra nationales qui portent la responsabilité de la situation.  

Dans ce contexte, la FI peut-elle faire l’économie à tous ses niveaux de la discussion politique sur le fond, histoire d’éviter les dérives de Menton, les injures faites à Djordje Kuzmanovic ? Peut-elle s’émanciper de la discussion démocratique permettant de décider, d’unifier, de réfléchir ? Et une fois les décisions prises dans le respect des points de vue de chacun, dans le respect des règles démocratiques, ne devrait-il pas y avoir nécessité de respecter les quelques textes qui font office de programme? Mais un mouvement basé sur l’action et non sur la pensée peut-il satisfaire ces nécessités ? La FI comme mouvement n’a-t’elle pas atteint des limites que l’organisation sous la « forme parti » serait à même de dépasser ? Car comment tolérer que la FI à travers un groupe ou un autre participe à une orientation basée sur la destruction des frontières, de l’état, des nations, alors que les textes de la FI sont pourtant sur ce point sans équivoque :

« L’immigration est une arme utilisée par le grand patronat pour faire pression à la baisse sur les salaires, c’est pourquoi elle doit être combattue à la racine (…) Il faut refuser les traités de libre-échange et en particulier le CETA et les traités européens, ainsi que l’avait clairement exigé le peuple français en mai 2005 en votant NON au Traité Constitutionnel Européen (…) Il faut arrêter les guerres par une diplomatie active et indépendante, en supprimant les accords commerciaux inégaux qui inondent les pays pauvres de produits agricoles européens, en cessant le pillage des ressources des pays en voie de développement par les multinationales prédatrices et en aidant les pays les plus vulnérables face au dérèglement climatique. Il faut instaurer le protectionnisme pour garder l’emploi en France, dénoncer les délocalisations et réindustrialiser notre pays. Soutenir l’adoption à l’ONU d’un cadre contraignant les multinationales à respecter un socle de normes sociales et environnementales (…) La France compte aujourd’hui plus de 6 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres et 4 millions de mal-logés. Dans ces conditions, l’immigration économique est inacceptable (…) Il faut interdire les travailleurs détachés et sanctionner sévèrement tout entrepreneur qui embauche des travailleurs clandestins. Régularisation des sans-papiers déjà présents sur le territoire et n’ayant pas commis de crimes pour assurer l’égalité sociale entre les travailleurs en interdisant le dumping social intérieur. La traque des immigrés pris individuellement est non seulement inhumaine mais inefficace (…) Afin d’assurer l’intégration, la politique d’assimilation par l’école républicaine doit être réaffirmée (…) Il faut sortir des traités européens et des accords de Schengen qui imposent à la France une politique migratoire catastrophique pour les travailleurs ».

 
Jacques Cotta

Le 28 décembre 2017

http://la-sociale.viabloga.com/news/une-fin-d-annee-etrange-et-inquietante-pour-la-fi

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"D’un côté Mélenchon à l’assemblée nationale qui défend une ligne claire, nette, et fort juste sur la souveraineté nationale, sur la Nation, sur la défense, sur l’UE et la rupture avec les traités, etc…" Voilà un passage qui me semble fort discutable! J'aurais tendance à penser que sur la question des migrants comme sur la question européenne, JLM et la FI jouent sur tous les tableaux.

Dommage que certains qui nous sont pourtant parfois si proches, refusent d'admettre cette réalité. Aveuglement? Double jeu? Peu probable en ce qui concerne l'auteur. Peut- être quelques restes de préjugés issus du clivage droite- gauche? En tous cas, espérons que notre propre effort sur ces questions difficiles permettra d'engager le dialogue.  P.G.

vidéo: les origines du carcan européen

Brexit, Frexit, Vallsit et Colegram 1 - Annie Lacroix-Riz

VID ALR CARCAN UE

https://www.youtube.com/watch?v=6KPZ1yGYOXE

Jean Monnet, Robert Shumann, une belle paire de pères fondateurs, agents américains après et avant/pendant la fidélité allemande...

L'UE depuis la 2° guerre mondiale, la tutelle américaine, relais de la tutelle allemande: l'objectif est vieux mais il prend des formes nouvelles...

Le rôle du Royaume- Uni et du Commonwealth. L'Europe centrale et orientale face au "monde européen libre".

Les élites françaises préparent l'avenir de la "pax americana" dès 1941...L'avenir européen de la France.

De Gaulle et la solution française: le cauchemar des Américains.

Les visées américaines sur l'Empire colonial français: le rôle de Jean Monnet.

Du "soft power" allemand au "soft power" américain.

Les historiens d'aujourd'hui et les "contraintes académiques", les sujets tabous, malgré les archives américaines...

La censure sur les questions européennes (quand on sort de la "doxa").

Le Brexit et la rivalité souvent méconnue entre le Royaume- Uni et les Etats- Unis.

Etc.


Tels sont les thèmes abordés par Annie Lacroix- Ritz, historienne communiste de talent.

3 parties à suivre sur You Tube, un moyen passionant de mieux comprendre comment est née la tyrannie que nous subissons et par quels moyens elle se maintient.

P.G.

 

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Des milliers d’Américains espionnés pendant 13 ans via les caméras de leurs ordinateurs

Un pirate informatique vivant aux Etats-Unis a espionné pendant 13 ans quelques milliers d’Américains via les caméras et les micros de leurs ordinateurs. Il avait notamment accès à différents fichiers, volait des données personnelles et téléchargeait des millions d’images à caractère pornographique et pédophile.

ACT SURVEILLANCE TECHNO

Phillip Durachinsky âgé de 28 ans est accusé d'avoir utilisé un logiciel malveillant connu sous le nom de «Fruitfly» pour filmer subrepticement les gens en prenant secrètement le contrôle de leur caméra et de leur microphone, a annoncé le ministère américain de la Justice.

Selon l'acte d'accusation, de 2003 à début 2017, le hacker a recueilli des données provenant de milliers d'ordinateurs appartenant à des particuliers, des entreprises, des écoles, à un service de police et au ministère américain de l'Énergie.

Il a recueilli une grande variété d'informations, y compris des dossiers bancaires, des photographies. Le virus lui a également permis d'intercepter les données provenant du clavier ainsi que d'activer à distance les caméras et les microphones pour faire des enregistrements audio et vidéo.

Grâce au malware, Phillip Durachinsky a aussi téléchargé sur l'ordinateur de l'une de ses victimes des millions d'images pornographiques, y compris de la pornographie avec des enfants.

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201801111034692904-hacker-usa-espionne-americains-ordinateurs/

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Quand on voit ce que peut faire un simple particulier malveillant, je vous laisse imaginer la suite...Raison de plus pour s'interroger sur les systèmes d'exploitation et les logiciels, technologies, plateformes... qu'on utilise (ou pas), plus souvent par habitude ou lobbying commercial que par réelle volonté...  P.G.

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Dans l'Oise, 200 "chasseurs vigilants" pour épauler la gendarmerie

Deux-cents chasseurs de l'Oise sont actuellement sélectionnés pour épauler la gendarmerie dans les forêts du département et les zones reculées, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

ACT CHASSEURS

Issu d'une convention signée en mars 2017 par la préfecture, la gendarmerie et la Fédération départementale des chasseurs de l'Oise, ce dispositif baptisé "chasseurs vigilants" devrait être pleinement opérationnel fin janvier.

"Il ne s'agit pas de renforts, a déclaré à l'AFP le capitaine Eric Lecacheur, chargé de la prévention et du partenariat au groupement départemental de la gendarmerie de l'Oise. Leur mission consistera à observer, à nous alerter et à sensibiliser les personnes qui fréquentent les milieux naturels."

Véhicules abandonnés, dépôts d'ordures sauvages, pêches et chasses illégales, personnes disparues... "Les chasseurs seront tous identifiés, en cas d'urgence, s'ils appellent le 7, leur numéro sera reconnu, a précisé le capitaine Lecacheur. Ils pourront également se rendre directement à la brigade de leur secteur".

"En aucun cas, les +chasseurs vigilants+ ne seront amenés à intervenir directement, a-t-il encore insisté. Ils feront simplement ce que tout citoyen peut être amené à faire, c'est-à-dire nous prévenir."

Pour les forces de l'ordre, toutefois, connaître la source à l'origine d'un signalement est un gage de fiabilité. "Nous nous limiterons à 200 chasseurs, a détaillé le capitaine de gendarmerie. Pour couvrir l'ensemble du département, sans trop multiplier les remontées d'informations."

Selon la Fédération des chasseurs de l'Oise, 110 chasseurs ont déjà été recrutés. La sélection est réalisée par la gendarmerie et un casier judiciaire vierge est indispensable.

"Nous sommes sur le terrain tous les jours, nous pouvons nous rendre utiles", a souligné Luc Vandenabeele, trésorier de la fédération et président d'une association de chasse dans le sud-ouest du département. 

Le dispositif a fait réagir de nombreuses associations.

Mardi, la Fondation 30 millions d'amis s'est ainsi insurgée de la mise en place d'une "milice armée". L'association de défense du droit animal dénonce le fait que "des prérogatives de sécurité et de pédagogie soient confiées à des personnes armées non assermentées". 

La Ligue des droits de l'homme de l'Oise avait déjà demandé aux autorités, lors de la signature de la convention, de "cesser la casse du bien commun plutôt que de faire insidieusement appel à une milice en tenue de camouflage !" 

la Fondation 30 Millions d'Amis a annoncé qu'"elle saisira la juridiction compétente pour examiner la légalité de cet accord et a d'ores-et-déjà adressé un courrier au préfet".

https://actu.orange.fr/france/dans-l-oise-200-chasseurs-vigilants-pour-epauler-la-gendarmerie-CNT000000Vfok4.html

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Ce genre de mesure a l'avantage de respecter les recommendations européennes en matière de baisse des dépenses publiques, et de supprimer progressivement la barrière qui sépare police nationale (publique par définition) et polices locales/milices privées, qui est un marché prometteur et déjà en forte expansion. La création des polices municipales était déjà à mon avis une première brèche dans le dispositif républicain. En plus, on a là un shéma typiquement "américain", à l'image de ces comités de voisins armés, auxiliaires de police dans certains états...Voilà qui va plaire à bon nombre d'euro- atlantistes militants!   P.G.

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La taxe d'habitation sera remplacée par un nouvel "impôt plus juste"

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a affirmé jeudi que la taxe d'habitation serait prochainement remplacée par un nouvel "impôt plus juste", quelques semaines seulement après que le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la suppression de la taxe d'habitation pour tous les Français à horizon 2020.

ACT TAXE HABITATION

Coup de théâtre: quelques semaines seulement après avoir annoncé la suppression de la taxe d'habitation pour l'ensemble des Français d'ici à 2020, le gouvernement semble déjà rétropédaler. La taxe d'habitation sera remplacée par un nouvel "impôt plus juste", a indiqué ce jeudi 11 janvier Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

"Il faut parler de réforme fiscale et d'impôt plus juste", a déclaré jeudi Jacqueline Gourault lors de l'émission "Questions d'info" LCP-franceinfo-Le Monde-AFP. La disparition de la taxe d'habitation étant prévue sur trois ans, "il y aura bien évidemment besoin de ressources pour les collectivités locales", a-t-elle précisé.

La ministre n'a pas donné de calendrier précis pour la mise en place de la mesure devant compenser la fin de la taxe d'habitation. "Ca doit s'emboîter (avec) la fin de la taxe d'habitation", a-t-elle simplement fait savoir, soulignant que "les discussions" ont d'ores et déjà débuté.

"Un impôt en lien avec les territoires"

"Le grand débat c'est 'est-ce qu'on passe d'un système (...) où vous demandez une part d'un impôt national (...) ou est-ce qu'on conserve (...) des impôts locaux qui sont prélevés sur une assiette qui est définie et avec des taux qui sont fixés?'", a expliqué Jacqueline Gourault.

A titre personnel, l'ancienne vice-présidente du Sénat penche pour la seconde option: "je pense que, pour le bloc communal, il est important de laisser un impôt en lien avec le territoire, c'est-à-dire les citoyens".

Dans le budget pour 2018, le gouvernement a entamé la suppression par tiers de la taxe d'habitation pour 80% des ménages à l'horizon 2020. Fin décembre, en promulguant le texte, le président Emmanuel Macron a exprimé son souhait d'abandonner cet impôt pour la totalité des Français dans les mêmes délais.

"C'est un impôt injuste", a martelé l'élue du Loir-et-Cher. "Nous étions sur une assiette, sur des bases, qui n'avaient pas évolué depuis 1970 et tous les gouvernements successifs, y compris ceux qui crient le plus fort aujourd'hui, n'ont pas fait la révision des valeurs cadastrales."

(avec AFP)

https://www.challenges.fr/economie/fiscalite/la-taxe-d-habitation-sera-remplacee-par-un-nouvel-impot-plus-juste_559527

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De toute façon tout le monde avait compris qu'à moins de supprimer toutes les collectivités locales, il fallait bien d'une manière ou d'une autre les subventionner en partie au niveau national et donc trouver les recettes fiscales nécessaires. Et donc solliciter le contribuable d'une manière ou d'une autre. Pour ce qui concerne la taxe d'habitation actuelle,, il eût été plus honnête d'annoncer une réforme plus équitable, tout simplement, mais c'était sans doute contrevenir aux critères des professionnels de la communication et autres stratégies de marketing au service de Macron pendant la campagne. L'annonce "populiste" d'une suppression d'impôt fut sans doute jugée plus efficace, électoralement.  P.G.

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lundi 15 janvier 2018

Allemagne : les sociaux-démocrates approuvent un gouvernement de coalition avec les conservateurs d'Angela Merkel

Un accord était attendu depuis le 24 septembre, date des dernières élections fédérales en Allemagne. La CDU, parti de la chancelière Angela Merkel, a trouvé, vendredi 12 janvier, un accord de principe pour former un gouvernement avec ses alliés conservateurs de la CSU et les sociaux-démocrates du SPD. Dans la foulée, la direction du SPD a approuvé le principe d'une telle coalition. 

ACT SPD CDU

Angela Merkel jouait sa survie en politique et son éventuel quatrième mandat de chancelière sur la réussite de ces négociations, après trois mois et demi d'impasse politique pour le pays. Elle avait d'abord tenté de former une coalition majoritaire avec les écologistes et les libéraux, ce qui s'était soldé par un échec, en novembre. Le SPD avait alors fini par accepter d'entrer en négociations, après avoir pourtant fait campagne en promettant de ne plus participer à une coalition avec le parti d'Angela Merkel, et subi une cuisante défaite.

Macron se dit "satisfait"

La décision du SPD d'entrer dans un nouveau gouvernement de coalition avec les conservateurs devra désormais recevoir le feu vert des délégués du parti lors d'un congrès extraordinaire, le 21 janvier, à l'issue très incertaine. Des négociations détaillées sur un programme de coalition débuteront ensuite. Le nouvel exécutif ne sera pas en place avant fin mars, dans le meilleur des cas.

Le texte de l'accord de principe conclu vendredi prévoit notamment de "renforcer" et "réformer" la zone euro pour la rendre plus résistante aux crises, "en étroite collaboration avec la France", qui a proposé cette réforme. Vendredi, le président français Emmanuel Macron s'est dit "heureux et satisfait" du compromis trouvé en Allemagne.

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/allemagne/allemagne-angela-merkel-trouve-un-accord-de-principe-pour-former-un-gouvernement-avec-les-sociaux-democrates_2558103

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Reste donc à savoir si les délégués du SPD accepteront ce suicide politique au nom de la raison européenne...  P.G.

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Classement Forbes 2018 : Le Royaume-Uni Nommé Meilleur Pays Pour Les Entreprises

Après le vote serré des Britanniques en faveur du Brexit l’année dernière, beaucoup ont pensé que l’économie du pays allait s’effondrer.

ACT BREXIT LIZ

Si la livre sterling a en effet reculé de 9 % par rapport au dollar, et reste plus basse qu’auparavant, l’économie dans son ensemble se porte plutôt bien. Le PIB a augmenté de 1,8 % en 2016, soit juste derrière l’Allemagne et sa croissance de 1,9 %, en tête du G7. La croissance économique s’est poursuivie en 2017, les prix de l’immobilier augmentent et le chômage, à 4,3 %, n’a jamais été aussi bas depuis 42 ans.

La sortie de l’Union Européenne (UE) est prévue pour mars 2019, mais beaucoup de choses sont encore incertaines. Certaines entreprises britanniques n’osent pas investir et attendent de voir comment le Brexit affectera les relations commerciales, et les prévisions de croissances sont plus basses pour 2018, mais le climat entrepreneurial anglais reste attractif. Le Royaume-Uni arrive pour la première fois en tête de ce 12ème classement Forbes annuel des Meilleurs Pays pour les Entreprises.

Il fait partie des 25 pays les mieux classés (sur 153) dans chacun des 15 paramètres mesurés, en dehors du risque politique où il arrive 28ème. Il arrivait 5ème au classement général en 2016.

Wells Fargo et Apple ont tous deux entrepris des mouvements importants vers Londres depuis l’annonce du Brexit. Le premier a ainsi dépensé 337 millions d’euros pour acquérir un nouveau siège social européen dans le quartier des affaires londonien. Quant à Apple, il a annoncé son intention d’ouvrir un nouveau campus londonien de presque 46 000 m² en 2021. Facebook est aussi sur le coup avec 65 000 m² à aménager pour 9 000 employés. « Ces engagements sont la preuve que les entreprises ont confiance en la stabilité économique à long-terme du Royaume-Uni », analyse Jeff Lessard, consultant pour Cushman & Wakefield, qui aide les entreprises à trouver des locaux.

Le pays du thé s’en est particulièrement bien sorti en termes de préparation technologique (4ème) et au niveau de la taille et de la formation de sa main d’œuvre (3ème). Son économie d’une valeur de 2 200 milliards d’euros est la 5ème du monde. La capitale bitannique est le centre des services financiers européens, et abrite des géants de la finance comme HSBC, Prudential et Barclays. « L’avantage du Royaume-Uni, c’est que Londres est l’un des trois plus grands centres financiers de la planète, explique M. Lessard. Après le Brexit, quelques villes européennes pourront concurrencer Londres, mais toutes ont leurs défauts ».

La domination de l’Angleterre sur ce classement pourrait être de courte durée avec la sortie de l’UE. Londres pourrait perdre 10 000 emplois liés au secteur bancaire, d’après le groupe de réflexion Bruegel. Citigroup, Morgan Stanley, Nomura et Standard Charter déménagent à Francfort, et Paris et Dublin font de l’œil aux autres banques qui ne veulent pas perdre l’accès au marché unique européen.

« Le plus gros problème du pays sera la facilité de la participation de jeunes talents européens à la croissance de son économie. Le talent est la clé qui mène à l’innovation, la croissance et la compétitivité », explique Matthew De Luca, consultant en stratégie chez Cushman & Wakefield.

Nous avons mis au point ce classement des Meilleurs pays pour les entreprises en évaluant 153 États selon 15 critères différents, notamment le droit à la propriété, l’innovation, la fiscalité, la technologie, la corruption, la liberté (liberté individuelle, liberté de commerce et liberté monétaire), la simplicité des démarches administratives et la protection des investisseurs. Tous ont le même coefficient.

Nous avons changé notre méthodologie pour la première fois cette année, après en avoir discuté avec plusieurs experts de choix de localisation pour entreprises. Nous ne prenons plus en compte les performances boursières, et nous avons ajouté la main d’œuvre, les infrastructures, la taille du marché, la qualité de vie et le risque politique à nos estimations pour mieux évaluer l’attractivité d’un pays pour les investisseurs. Ces données sont tirées de rapports publiés par Freedom House, Heritage Foundation, Property Rights Alliance, les Nations Unies, Transparency International, la Banque Mondiale, Aon, Marsh & McLennan et World Economic Forum (cliquez ici pour obtenir plus de détails notre méthodologie et les classements pas critères).

La Nouvelle-Zélande arrive en 2ème position au classement général pour la troisième année consécutive. Cette île d’Océanie ne compte que 4,5 millions d’habitants, mais son économie se porte comme un charme avec une croissance de 3,6 % en 2016. Parmi les 20 meilleurs pays du classement, seule l’économie irlandaise a obtenu un meilleur score.

Les Kiwis sont parvenus à passer d’une économie agraire à une économie industrielle et de libre marché en 40 ans. Ils ont privatisé des dizaines d’entreprises comme des compagnies d’aviations, des assurances, des banques ou des entreprises de télécommunication auparavant dirigée par l’État. Ce pays est le meilleur en matière de simplicité administrative, de corruption et de droits de propriété.

Les Pays-Bas, la Suède et le Canada complètent ce top 5.

Les États-Unis étaient sur une mauvaise pente depuis une dizaine d’années, passant de la première place en 2006 à la 23ème position en 2016 à cause de la multiplication des démarches administratives et bureaucratiques, ainsi que de moins bons résultats en termes de libertés commerciales et monétaires. Mais ce pays à 15 700 milliards d’euros remonte à la 11ème place cette année grâce à de meilleurs scores par rapport à ses concurrents en préparation technologique, en innovation et en liberté de commerce.

« Les États-Unis ont de très bons accès à la fois aux économies européennes et à celles du Pacifique, ils ont une main d’œuvre variée et bien formée, des entreprises à la pointe de l’innovation et un environnement économique stable, confie M. Lessard. Et la grande réforme fiscale de l’administration Trump ne va qu’augmenter l’intérêt qu’ont les entreprises à s’implanter sur le sol américain ».

Le changement de méthodologie avantage les Américains, avec la nouvelle prise en compte de la main d’œuvre (par sa taille et son niveau de formation) et de la taille du marché (produit national brut). Les U.S.A arrivent premiers dans ces deux catégories.

« Les investissements directs à l’étranger en direction des États-Unis sont importants ces dernières années car les multinationales cherchent à se rapprocher de leurs clients et mieux contrôler leur chaîne de production sur le plus marché le plus riche du monde », explique Jerry Szatan, consultant en choix d’installation d’entreprise, basé à Chicago.

Les deuxième et troisième économies mondiales, la Chine et le Japon, sont arrivées respectivement 66ème et 21ème dans notre classement. La Chine est handicapée par son manque de libertés commerciale et monétaire. Quand au Japon, il a beau avoir diminué la taxe sur les entreprises de 8 % depuis 2012, sa lourde fiscalité le laisse à la traîne derrière les autres pays développés, d’après la Banque Mondiale. Il fait tout de même partie du top 10 quand il est question d’innovation et d’infrastructures.

Les pays d’Afrique font partie des pires pays pour les entreprises, avec six d’entre eux parmi les dix derniers du classement (Haïti est le moins bien classé des pays non africains). La plupart de ces pays ont de mauvais résultats en innovation, en liberté commerciale et en protection des investisseurs. Le Tchad est bon dernier pour la troisième fois d’affilée. Les pays africains enclavés souffrent d’un manque d’infrastructure et du manque de formation de leur main d’œuvre, ainsi que d’une lourde bureaucratie et d’importants problèmes de corruption.

https://www.forbes.fr/classements/entreprises/classement-forbes-2018-le-royaume-uni-nomme-meilleur-pays-pour-les-entreprises/

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Si on prend en compte les critères retenus, voilà qui devrait faire réfléchir ceux qui prétendent que la France seule ne pourrait pas se défendre dans l'univers impitoyable de la mondialisation, et qu'elle aurait absolument besoin de l'Union européenne. L'argument de l'hostilité de principe des marchés ne tient pas face aux exigences concrètes des entreprises en terme d'environnement politique et commercial. Une politique économique indépendante nous ferait sans doute régresser sur certains critères, mais aussi augmenter sur d'autres (infrastructures, innovation, qualité de la main d'oeuvre...)   P.G.

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La Commission Européenne est accusée d’avoir négligé une étude scientifique sur la pêche électrique

Souvent considérée comme brutale et néfaste pour la faune marine, la pêche électrique est aujourd’hui au centre des interrogations. Alors que cette technique était interdite depuis 1998, la Commission Européenne l’autorise partiellement depuis 2006, suite à la parution d’un rapport scientifique soi-disant favorable à son adoption. Mais l’investigation d’un collectif d’ONG risque de tout changer : l’auteur du fameux rapport, le Comité scientifique, technique et économique des pêches (CSTEP) était tout sensiblement opposé à la pêche électrique ! Un « scandale politique » qui pourrait bien tout changer…

ACT PECHE UE

Pêche électrique : une méthode brutale 

Si la pêche électrique fait tant débat, c’est qu’elle est à double tranchant : elle est certes très efficace en matière de productivité, mais également fatale à de nombreux organismes marins. Le principe est relativement simple : un chalutier fait passer un courant de 10 volts dans les chaines de ses filets qu’il traine dans les fonds marins. L’électricité qui s’accumule dans les profondeurs force certains poissons à sortir de leur tanière, ou plus précisément du sédiment (une couche de particules retombée dans les fonds marins). Ensuite, les navires n’ont plus qu’à les récupérer grâce à leurs engins de pêche.

Si les impulsions électriques en elles-mêmes ne tuent que rarement les poissons, les blessures qu’elles leur laissent peuvent causer des séquelles durables et sont parfois fatales aux embryons des jeunes animaux. D’autant que ce type de pêche est surtout employé pour récupérer les soles, et non les autres organismes marins malgré tout affectés par ce procédé. Ce « taser pour les soles », comme le qualifie l’association Robin des Bois, est donc néfaste pour tous les types de poissons. De ce fait, au même titre que la pêche à l’explosif ou au poison, la pêche électrique a été interdite en 1998 afin de préserver l’écosystème marin.

Une autorisation partielle il y a 12 ans… et un nouveau vote le 16 janvier

Mais en 2006, les autorités hollandaises saisissent la Commission Européenne à propos de la pêche électrique. Cette dernière demande l’avis consultatif du Comité scientifique, technique et économique des pêches (CSTEP), une institution chargée de conseiller l’Europe sur le sujet. Suite à la parution de leur rapport scientifique, la Commission Européenne autorise cinq bateaux hollandais à mener l’expérimentation de la pêche électrique. Mais au vu des résultats, ce ne sont plus 5 mais 80 chalutiers qui parcourent les eaux à la recherche de sédiments à électriser ! Et ce, sans autorisation supplémentaire de la part de la Commission.

12 ans plus tard, le Parlement Européen décide de répondre à cette infraction… en lançant un vote le 16 janvier prochain à propos d’une nouvelle proposition législative, destinée à autoriser 5 % de la flotte de chaque État membre à pratiquer la pêche électrique. Un vote qui s’attire la fureur de l’association Bloom, qui publie sur son site un véritable « scandale politique ».

Un « scandale politique et financier »

23e rapport du CSTEP. Page 58. C’est à cet endroit exact que l’association Bloom trouve les conclusions de l’institution concernant la pêche électrique. Et elles sont bien loin de promouvoir cette méthode barbare… L’organe scientifique en charge des résultats, le Conseil international sur l’exploration de la mer (CIEM), dénonce son impact sur l’écosystème. Contrairement au Règlement européen du 21 décembre 2006 qui statue qu’il « convient d’autoriser » la pêche électrique, le CIEM prévient qu’il y a un « certain nombre de problèmes qui doivent être résolus avant que toute dérogation puisse être accordée ». L’organe conclut également que l’équipement blesse sans doute des espèces non ciblées, et que les morues par exemple, présentent des blessures répertoriées.

L’association Bloom, spécialisée dans la lutte pour la préservation des océans, dénonce donc avec ferveur le mensonge de la Commission Européenne. Signé par une dizaine d’ONG, le courrier demande à Karmenu Vella, le Commissaire européen à l’environnement, aux affaires maritimes et à la pêche, de renoncer à la pêche électrique. Une demande juste, compte tenu de cette dérangeante découverte. Quelle décision prendra le Parlement européen ce mardi 16 janvier 2018 ? Une question légitime posée après l’opposition à cette technique de 249 députés français, retranscrite dans une tribune publiée dans Le Monde.

https://dailygeekshow.com/commission-europeenne-mensonge-peche-electrique/parlementeuropeen/

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Deux autres médias "officiels" en parlent également. S.R.

La pêche électrique en mer divise - La Croix

https://www.la-croix.com/...et.../peche-electrique-mer-divise-2017-12-05-120089706...

 Une nouvelle technique, la pêche électrique, est abusivement pratiquée par des bateaux néerlandais. La commission pêche du Parlement européen plaide pour son élargissement.  ...

Pêche électrique : des ONG accusent la Commission européenne

www.lemonde.fr/.../peche-electrique-des-ong-accusent-la-commission-europeenne_523...
Il y a 5 jours - Cette pratique décriée est interdite par l'Union européenne depuis 1998, mais des dérogations ont été accordées par Bruxelles à partir de 2007.

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Rétrospective 2017 : quand France Inter n’informe plus mais rééduque

L’Observatoire du journalisme a consacré plusieurs articles à la ligne éditoriale de France Inter. Il a été à l’origine de la création d’un collectif visant à faire respecter le pluralisme dans le service public de l’information. Dans trois vidéos tournées en 2017, une certaine forme de militantisme sur France Inter est pour une fois mise au débat. Sans que cela fasse pour autant l’objet de la moindre auto critique.

TL FI OJIM COHEN

C à vous sur France 5, le 27 avril 2017

L’ex député Pierre Lellouche est interrogé par le journaliste Patrick Cohen au sujet de son dernier livre de géopolitique Une guerre sans fin. Pour mémoire, Patrick Cohen a animé pendant un septennat et jusqu’en juin 2017 la matinale (le 7/9) sur France Inter.

L’interview est l’occasion d’une querelle de chiffres sur le nombre réel d’arrivées d’immigrés en France. P. Cohen s’aligne grosso modo sur les travaux du démographe H. Le Bras et son calcul d’un « solde net », une « arnaque complète » selon Christophe Guilluy. Pour sa part, Pierre Lellouche additionne les différents motifs d’entrées légales sur le territoire pour aboutir à un chiffre annuel de 300 000 arrivées. P. Lellouche ne se démonte pas : « vous savez, j’écoute France Inter tous les matins, j’entends toutes les fadaises dont les vôtres ». Malgré quelques récriminations de P. Cohen, Pierre Lellouche arrive à dérouler son raisonnement.

Celui qui, à longueur d’antenne quand il officiait sur France Inter, dénonçait le peu d’efforts faits par la France pour accueillir des migrants, reste interloqué pendant quelques secondes que l’on puisse penser différemment de lui.

C à vous le 11 octobre 2017

Le chroniqueur du Figaro Éric Zemmour est l’invité de l’émission C à vous sur France 5. Il évite d’emblée toute ambiguïté : « je mène un combat politique et idéologique, comme vous », dit-il en s’adressant à P. Cohen (transféré sur Europe 1 à cette date). P. Cohen se défend d’être un journaliste d’opinion et affirme être un « journaliste réel ». E. Zemmour contre-attaque : « vous faites de la politique à chaque phrase. Moi je suis à visage découvert ». L’animatrice prend la défense de P. Cohen, « là vous faites un procès d’intention ».

L’Instant M sur France Inter le 26 octobre 2017

La rédactrice du mensuel Causeur, Élisabeth Lévy, est interrogée par la journaliste Sonia Devillers. Elle s’explique sur ses propos tenus dans l’émission « Salut les Terriens » de Thierry Ardisson, dans laquelle elle regrettait que les humoristes de la radio publique soient devenus « les chiens de garde de la pensée unique ».

Morceaux choisis des interventions d’Élisabeth Lévy lors de l’Instant M : « Dans les belles provinces, on ne pense pas comme vous ». « On ne peut pas insulter la moitié de la France en la traitant de raciste ». « France Inter représente la gauche de Hollande à Mélenchon ».

Sonia Devillers est un peu déstabilisée et demande à deux reprises à E. Levy de « prendre de la hauteur ». Reprocherait-elle à Élisabeth Lévy d’être trop proche de la France d’en bas ?

Aucun changement notoire dans la ligne éditoriale de France Inter n’a été constaté depuis. Mais au moins, les choses ont été dites…

https://www.ojim.fr/retrospective-2017-france-inter-ninforme-plus-reeduque/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=04b97c8bc2-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-04b97c8bc2-71509009

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Les dangers du glutamate/Un poison alimentaire omniprésent

Le glutamate ou E621 est un exhausteur de goût qui est très largement utilisé dans l’industrie agro-alimentaire. Pourtant, il présente de vrais inconvénients qu’il faut connaître.

ARG GLUTAMATE

 

Le glutamate monosodique. Vous ne connaissez peut être pas son nom mais vous l’avez forcément déjà croisé, et plus d’une fois. Le glutamate est un acide aminé naturellement présent dans le corps. Sa « version chimique » a été découverte en 1907, pour en faire un additif alimentaire.

Le glutamate se cache sous le nom de code E621 et est un exhausteur de goût qui est très largement utilisé dans l’industrie agro-alimentaire. Les Japonais le considèrent comme la 7e saveur, après le sucré, le salé, l’amer, l’acide, l’astringent ou âpre, et le piquant.

À quoi sert le glutamate ?

Avez-vous déjà eu la sensation de ne pas pouvoir vous arrêter de grignoter ces chips, devant la télé ? La faute au glutamate.

Cette substance qui se présente sous la forme d’une poudre blanche renforce le goût des ingrédients présents dans l’aliment et agit comme un excitant sur les papilles et surtout, sur le cerveau.

Le glutamate opère comme le ferait n’importe quelle drogue sur le cerveau. De l’avis des experts, les exhausteurs de goût agiraient sur les neurones, empêchant le bon fonctionnement des mécanismes inhibiteurs de l’appétit. En clair, plus on en mange, plus ils donnent faim, et plus on a envie d’en manger.

L’E621 est l’un des additifs alimentaires les plus utilisés dans le monde, avec une production atteignant chaque année les 2 millions de tonnes, dont 80 % sont consommés en Asie et tout de même près de 100 000 tonnes en Europe. En France, il peut être utilisé sous conditions. Il est d’ailleurs présent dans de nombreux produits de grandes marques.

Où trouve-t-on le glutamate ?

Le glutamate est présent dans de nombreux aliments transformés, comme les soupes, les bouillons, les sauces et en grande quantité dans les barquettes de plats préparés, la charcuterie sous-vide, les biscuits, les snacks etc. Dans certains pays, il est même utilisé comme condiment, à l’instar de la moutarde ou du poivre.

Le glutamate se cache sous le nom d’E621, GMS pour Glutamate Monosodique ou Glutamate de sodium,  mais il peut également prendre d’autres appellations beaucoup moins scientifiques comme « assaisonnement naturel » (le glutamate provient d’une algue marine) « protéines hydrolysées » ou encore « épices ».

À l’origine, il était utilisé dans la cuisine asiatique, et particulièrement chinoise. Il est aujourd’hui présent dans de nombreux produits, et notamment ceux qui laissent un goût fumé ou de « jus de viande » à l’instar des chips aromatisées, biscuits ou bouillons.

On a trouvé des glutamates…

Un petit tour dans les rayons d’un hypermarché nous a permis de faire un triste constat : oui le glutamate est très présent, mais pas toujours clairement énoncé.

Sur certaines étiquettes comme celle de la sauce tomate arôme champignons de Panzani, pas de doute. Idem pour les chips Lays, la Timbale Micro-ondes d’aucy et la soupe Knorr où les mentions « exhausteurs de goût : glutamate de sodium » ou « glutamate monosodique » ou encore « E621 » sont inscrites noir sur blanc.

D’autres, comme Herta et ses saucisses de Strasbourg fumées indiquent simplement « arômes de fumée » ce qui pourrait très certainement cacher le fameux additif alimentaire souvent décrié…

Quels sont les risques liés à la consommation de glutamate ?

Le glutamate est considéré comme non dangereux par l’EUFIC, European Food Information Council, qui  est un organisme financé par l’industrie agro-alimentaire Celle-ci considère que : « Le glutamate monosodique est un ingrédient alimentaire qui souffre souvent d’une mauvaise réputation, pourtant infondée. Le glutamate monosodique peut être utilisé en toute sécurité pour ajouter du goût ou pour réduire les taux du sodium présent dans les aliments. » (4).

Pour autant, des études menées dès les années 1950 ont démontré que le glutamate détruisait les neurones dans la couche interne de la rétine des rats (2). Vers 1969, J. Olney a découvert que ce phénomène n’était pas limité à la rétine, mais concernait tout le cerveau, et il parla alors d’excitotoxicité (3).

Qu’est-ce que l’excitoxicité ?

Dans son livre Excitotoxins, The Taste that Kills  (Excitotoxines, le goût qui tue), le Docteur Russel Blaylock explique que « le glutamate détruit certains neurones en autorisant l’invasion excessive de calcium dans les cellules. Cette invasion déclenche des taux excessifs de radicaux libres qui tuent les cellules. La perte en cellules nerveuses qui peut être causée par le glutamate [et l’aspartame] en excès est la raison pour laquelle on les appelle ‘excitotoxines’. Ils excitent ou stimulent la mort des cellules nerveuses. »

La consommation excessive de glutamate

Selon différentes études, les risques liés à la consommation excessive de glutamate seraient obésité, hypertension, hyperactivité, diabète, migraines, etc. Certains asthmatiques y seraient également allergiques.

Le glutamate peut aggraver les urticaires (3 % des cas). À partir 2,5 g on constate des maux de tête attribuables au glutamate (pour 2.3 % des consommateurs), crampes (0.4 %), engourdissements (0.7 %), faiblesse générale (4.0 %) et bouffées de chaleur (1.6 %) selon une étude de 1997.

 

 

Le syndrome du restaurant chinois

 

Glutamate - 4

Le glutamate Ajinomoto, un condiment
très apprécié au Japon et en Asie

 

 

Découvert à la fin des années 1960, le syndrome du restaurant chinois regroupe un ensemble de symptômes qui surviendraient dans les quelques minutes qui suivent un repas dans un restaurant chinois. La présence en grande quantité de glutamate dans la cuisine chinoise en serait responsable.

Les symptômes en question :

  • « Flush » c’est-à-dire des rougeurs cutanées sur le cou, le visage et la partie supérieure du tronc.
  • Les yeux injectés de sang.
  • Des céphalées.
  • Des sensations de brûlure dans tout le corps.
  • Des sensations d’oppression thoracique.
  • Des nausées et des vomissements.
  • Des démangeaisons…

 

Certains restaurants asiatiques aux États-Unis affichent clairement « No MGS » sur leur devanture, rassurant ainsi leurs clients sur le fait qu’ils n’ajoutent pas de glutamate dans leurs plats.

Comment éviter le glutamate

Le GMS se trouvant en grande partie dans les produits manufacturés, le mieux pour l’éviter reste de consommer le moins possible de produits industriels.

Préférez dans la mesure du possible les produits alimentaires bio dans lesquels tous les exhausteurs de goûts sont proscrits, et privilégiez les aliments ayant subi le moins de transformation possible.

Les enfants seraient très sensibles au glutamate, une attention particulière doit être accordée à ce qu’ils prennent au goûter, et… aux chips de l’apéro !

Source :

http://www.additifs-alimentaires.net/E621.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_glutamique

https://fr.wikipedia.org/wiki/Glutamate_monosodique

https://www.consoglobe.com/les-dangers-du-glutamate-cg

Référence :

1 – Eufic.org

2 – Étude menée par D. R. Lucas et J. P. Newhouse

3 – http://www.nature.com/nature/journal/v227/n5258/abs/227609b0.html

4 – Eufic.org

Témoignage :

Nos poisons quotidiens

A voir également :

Mécanismes synaptiques de l’addiction : Dopamine, Glutamate et Sérotonine

https://aphadolie.com/2018/01/11/les-dangers-du-glutamate-un-poison-alimentaire-omnipresent/

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