mardi 9 janvier 2018

Le sentiment d’isolement des Limousins grandit en Nouvelle-Aquitaine

Deux ans après la création de la grande région, nombre de Limousins expriment un sentiment de délaissement territorial. Entre ressenti et réalité, il y a certainement une grande différence qu’il faudra du temps pour quantifier de manière scientifique. Mais à coup sûr le centre de décision n’est plus Limoges…

ACT REFORMES TERR

Le grand débat sur l’avenir de la Cour d’appel de Limoges a mis en lumière un pan, jusqu’alors resté silencieux, des sentiments des Limousins, quant à l’intégration de l’ex-région dans la Nouvelle-Aquitaine.

Abandon, délaissement, mise en marge : quelle que soit la terminologie employée, le résultat est à peu près le même. À tel point d’ailleurs, que les élus de tous bords se sont emparés de la question.

Alain Rousset a ainsi convié les élus de l’ex-Limousin à un dîner à Bordeaux lors de la dernière séance plénière du Conseil régional afin de leur rappeler son souhait « d’équité entre les territoires » dans les politiques régionales engagées.

À Limoges, Emile Roger Lombertie, le maire, et Gérard Vandenbroucke, le premier vice-président du Conseil régional et président de Limoges Métropole se disent prêts à financer une étude afin de mesurer l’impact réel de la réforme territoriale.

« La science dans cette question est prématurée »

Interrogé sur la faisabilité d’une telle étude par Gérard Vandenbroucke, Frédéric Richard, maître de conférences en géographie au Géolab de la faculté des lettres et des sciences humaines de Limoges, reconnaît l’intérêt pour le chercheur qu’il est, d’une telle étude. « Mais ce n’est pas notre cœur de métier et nous ne sommes pas des spécialistes. Mettre de la science dans ces questions-là, aujourd’hui, n’aurait aucun sens. Ce ne serait que des éléments impressionnistes, de l’intuition confortée par quelques faits et des expériences partagées. Il faut du recul même si le sentiment est un fait et le regard que l’on porte au fait est déjà une valeur. Il faut des outils d’approche quantitative des politiques publiques. »

Pour autant, selon lui, il y a bel et bien un « un sentiment de marginalisation. Il est logique qu’il s’exprime aujourd’hui. C’est assez mécanique du point de vue du géographe. Le Limousin est ce que nous appelons une marge de l’intérieur du pays. Quand il était en périphérie de Paris, il existait une sorte de compensation, pas que symbolique, qui était l’existence d’un statut de région et pour Limoges de métropole régionale qui était fondé, presque exclusivement, sur l’exercice du pouvoir. Cela nous mettait au même rang que Bordeaux, Nantes, etc. C’était complètement artificiel mais offrait le privilège d’être, ce que j’appelle, une métropole du vide. Ce pouvoir a été supprimé au profit d’une capitale régionale avec laquelle, du point de vue des flux, de l’orientation des appareils productifs, il n’y avait que très peu de liens. On est donc en marge de Paris et d’une capitale régionale très éloignée, que les gens ne connaissent pas et étrangère à leur mentalité ».

Infographie : Philippe Chapelle

Généralement, ce sentiment de mise en marge est particulièrement vrai dans les territoires ruraux mais il est aussi le propre des zones qui manquent d’une identité forte. « La décentralisation des années 1980 a construit une relation de centre périphérie entre Limoges-Haute-Vienne et le reste du Limousin. Sauf que l’accès ou la proximité au pouvoir était tout autre. Il y a une identité limousine et les contours collaient aux limites historiques ».

 

Près d’un Français sur trois estime vivre dans un territoire délaissé



Ce n’est pas propre aux Limousins. Près d’un Français sur trois (*) s’estime délaissé par les pouvoirs publics : 20 % ont « plutôt » le sentiment de l’être et 8 % en sont convaincus. 33 % estiment ne « pas du tout » habiter dans un territoire délaissé et 39 % « plutôt pas ». Malgré tout, près de neuf sur dix sont satisfaits de leur cadre de vie quotidien.

Cette étude réalisée en octobre 2017 par le Credoc, le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie pour le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), montre en outre que ce sentiment de délaissement est particulièrement prégnant dans les communes situées en dehors des zones d’influence des grandes aires urbaines.

Le délaissement lié aux conditions sociales

Il est aussi lié à la situation sociale et économique des individus. Les plus pauvres (36 %), les non diplômés (33 %) et les chômeurs (39 %) ont plus souvent ce sentiment, y compris lorsqu’ils vivent dans les territoires les plus favorisés.

Pour autant, les personnes estimant vivre dans un territoire délaissé par les pouvoirs publics n’envisagent pas plus que les autres de déménager : 35 % aspirent à changer de ville dans les cinq prochaines années. 39 % pensent qu’il leur serait plus facile de mener à bien leurs projets de vie s’ils vivaient dans une autre ville, un autre département, ou une autre région.

Paradoxe, 72 % des personnes interrogées se disent très attachées à leur région. Envisager un déménagement est également très lié à la confiance en l’avenir que chacun porte. Parmi ceux qui pensent que leurs conditions de vie vont beaucoup se « dégrader », la part de celles qui souhaitent déménager dans une autre est près de deux fois moins moindre par rapport aux optimistes. Or, à sexe, âge et niveau de diplôme égal, changer de département n’est pas un atout au retour à l’emploi.

S’ils ont le choix, les Français optent pour « un développement du territoire permettant à chacun de réaliser ses projets de vie là où ils résident ». Un quart des interrogés privilégie des aides à la mobilité. Quant aux attentes des Français ayant le sentiment de vivre sur un territoire délaissé, elles sont nombreuses : favoriser l’installation de nouvelles entreprises (44 %), améliorer l’offre de santé (40 %), améliorer l’offre de services publics (33 %), construire davantage d’équipements de loisirs et de culture (28 %), augmenter l’offre de commerce (27 %). 

(*) L’étude du Crédoc a été menée auprès de 2.000 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/politique/2018/01/08/le-sentiment-disolement-des-limousins-grandit-en-nouvelle-aquitaine_12692503.html

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On se demande bien quel serait l'intérêt de financer une étude spécifique sur l'impact des réformes territoriales pour aboutir à ce que tout le monde sait: c'est un désastre! D'autant qu'on n'a pas jugé utile de consulter les populations AVANT de les mettre en oeuvre.

Le point de vue que nous défendons depuis le début est que ces réformes n'ont été motivées que par des impératifs idéologiques et géostratégiques émanant des institutions bruxelloises. L'objectif, démanteler progressivement les nations européennes et favoriser l'émergence de nouvelles identités territoriales au détriment de toutes les identités locales d'origine et, bien sûr, nationales.  SR/P.G

OUTIL FL EUROREGIONS

Facebook paie Le Monde et ses “Décodeurs” pour traquer les “fake news”

Libération avec Libé/Désintox et d’autres médias français sont aussi concernés.

ACT MONDE FB

Vous avez dit indépendance ? Alors que Le Monde, dans un éditorial publié ce jeudi, redoute « les risques » du futur projet de loi contre les « fake news » annoncé par Emmanuel Macron, le Canard enchaîné révèle que Facebook collabore avec le quotidien du soir pour faire le ménage sur le réseau social, fréquenté par 33 millions d’abonnés en France. Moyennant finance. Titre de l’article : « Entre “Le Monde” et Facebook, un beau conte de “fake” ».

Le Monde, « dans le cadre d’un partenariat avec Facebook, a été mandaté par le réseau social […] pour épousseter ses pages », écrit l’hebdomadaire satirique. « Julien Codorniou, le vice-président de Facebook chargé des partenariats, qui vit à Londres, est membre du… conseil de surveillance du « Monde » ! », précise le palmipède. Ce dernier est aussi un « grand ami de Xavier Niel – le coproprio du quotidien ».

« La romance entre Facebook et « Le Monde », elle, a réellement démarré en février 2017 », rappelle le Canard. À l’époque, le géant du Net demande aux journalistes de l’aider à traquer les « fausses nouvelles » sur ses pages. Un temps « pris d’un doute » éthique, Le Monde « a soulagé illico sa conscience »,écrit l’hebdomadaire, qui parle de « pragmatisme financier ».

« Car Facebook paie désormais les journaux traqueurs de contenus sales »,affirme le palmipède, qui a demandé sans succès au quotidien le prix du service rendu« Mais c’est bien toute une équipe Web du journal (celle des « décodeurs ») qui a été mise au turbin pour le compte du réseau social ». Le Décodex du Monde a ainsi repéré 2 865 infos bidon sur Facebook et 147 pages sur les 1 198 épinglées ont été fermées, le plus souvent, en réalité, du fait de leurs contenus haineux ou racistes.

https://www.valeursactuelles.com/societe/facebook-paie-le-monde-et-ses-decodeurs-pour-traquer-les-fake-news-92092

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SUSHIS ATOMIQUES – Le Conseil bafoue la position du Parlement européen

Le 25 septembre 2017, la section « nouveaux aliments et sécurité toxicologique de la chaîne alimentaire » du Comité permanent du Conseil européen a approuvé la proposition de la Commission européenne de réduire les contrôles sur les importations de produits alimentaires venants de la région de Fukushima. Le Conseil n’a pas pris en compte l’objection du Parlement européen voté le 7 septembre en plénière.

 

ARG SANTE UE

Réaction de Michèle Rivasi, députée européenne et membre de la Commission environnement et santé publique :

« C’est un déni démocratique. Le Standing Committee n’a pas tenu compte de l’objection votée par 543 députés européens représentants tous les groupes politiques. Le Parlement s’est opposé à la proposition de la Commission européenne qui va à l’encontre du principe de précaution. Ce projet prévoit de réduire le nombre de municipalités et le nombre d’aliments contrôlés, en excluant notamment le riz exporté de Fukushima, des espèces de poissons, les crustacés et les mollusques.

Réduire les contrôles ne réduit pas la radioactivité !  On ne peut prendre ce genre de décisions à la légère. Par exemple, en supprimant l’obligation de contrôle du riz et de produits dérivés de la municipalité de Fukushima, cette proposition supprime le contrôle du riz utilisé dans les aliments pour bébés et destinés aux jeunes enfants. Aucun niveau de contamination n’est acceptable pour ces groupes particulièrement vulnérables.

En outre, cette proposition laisse des questions sans réponses. Elle aborde les isotopes Cs-134 et Cs-137, mais ne dit rien sur le strontium-90 (Sr -90), qui est un angle mort dans le système de surveillance au Japon. Le manque de surveillance de Sr-90 est très préoccupant, d’autant plus que cet isotope pourrait également être présent dans les 770 000 tonnes d’eau de refroidissement qui peuvent être déchargées dans la région de Fukushima et contaminer ainsi les fruits de mer.

Enfin, notre objection avait pointé le manque de transparence. La proposition de la Commission se base sur des données fournies par les autorités japonaises sans analyse globale, sans données brutes précises indiquant les becquerels par kilo, ni des précisions sur la méthodologie utilisée.

Outre l’opacité, nous sommes dans le déni démocratique. Le Conseil piétine l’objection des représentants des peuples européens. Il ne semble aussi pas tenir compte des actualités et des potentielles évolutions qui peuvent avoir un impact sur l’alimentation. On peut penser à la déclaration de Tepco de l’impact nul de la libération d’eau tritiée dans l’océan, ou aux négociations commerciales UE-Japon qui pourraient augmenter l’importation de riz. »

http://www.michele-rivasi.eu/a-la-une/sushis-atomiques-le-conseil-bafoue-la-position-du-parlement-europeen/

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S.R (UPR 87)

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Echec total de Minsk II - C’est au peuple du Donbass de décider de son avenir

Fin décembre, plusieurs déclarations importantes ont été faites en République Populaire de Donetsk (RPD) et en Russie concernant l’avenir du Donbass.

TL DONBASS UKR

Actant les déclarations venant de Kiev qui annoncent plus ou moins officiellement la mort des accords de Minsk, et les actes du Canada et des États-Unis qui jettent de l’huile sur le feu du conflit, il semble que la Russie, la RPD et la RPL (République Populaire de Lougansk), devant l’évidence d’une reprise plus ou moins rapide de la guerre, ont décidé d’officialiser le fait que le Donbass ne retournera pas sous le giron ukrainien.

Le premier à ouvrir le bal fut le secrétaire d'État, et ministre adjoint des Affaires étrangères de la fédération de Russie, Grigori Karassine, qui a déclaré, lors d’une interview pour RIA Novosti, que les habitants de la RPD et de la RPL doivent déterminer eux-mêmes la forme de leur nouvelle coexistence avec leurs voisins.

« Quant à l'avenir des Républiques de Donetsk et de Lougansk, cela devrait être, tout d’abord,le choix des personnes qui y vivent. Ce sont les habitants qui doivent décider des formes de coexistence étatique, politique, économique et sociale avec leurs voisins qui seront acceptables et confortables pour eux », a déclaré monsieur Karassine.

Cette réponse a été faite à la question de savoir si au vu de l’échec patent des accords de Minsk depuis plusieurs années, la Russie ne devrait pas purement et simplement reconnaître l’indépendance de la RPD et de la RPL.

Le fait que le journaliste de RIA Novosti pose cette question en premier, est un bon indicateur du fait que celle-ci se pose de plus en plus dans la société russe.

Après avoir rappelé l’attachement de la Russie au respect des accords de Minsk, Grigori Karassine ne peut qu’énoncer une vérité dite à de nombreuses reprises ces deux dernières années, à savoir que l’Ukraine sabote totalement ces accords.

Et même pire, il a rappelé que les autorités ukrainiennes faisaient tout pour pousser le Donbass hors du pays au lieu de réintégrer la région.

« Au lieu de la réintégration de la région dans un espace politico-économique commun, les dirigeants ukrainiens repoussent en fait de leurs propres mains le Sud-Est du pays. Kiev utilise tous les moyens possibles, y compris en ne dédaignant pas des méthodes franchement cruelles et cyniques, allant de la cessation des paiements sociaux et des pensions de retraite, à la coupure de l'eau, de l'électricité et jusqu'aux tentatives d'isoler le Donbass en introduisant un blocus presque total. Tout est fait dans un seul but : provoquer un mécontentement généralisé et forcer la région à se rendre, quelle que soit l'opinion de la majorité de sa population qui ne veut pas accepter la politique de Kiev », a déclaré monsieur Karassine.

Juste après cette déclaration, c’est Alexandre Zakhartchenko, le chef de la RPD, qui a déclaré lors d’une émission télévisée, que les actions de Kiev contre le Donbass sont loin de susciter l’envie de retourner sous le contrôle du gouvernement ukrainien.

« L’État qui, par tous les moyens, essaye d’occuper, de détruire, d’encercler avec du fil de fer barbelé, envoie des chars d’assaut, l’aviation, des unités de l’armée régulière pour détruire un peuple qui ne reconnaît pas le pouvoir de Kiev, vous pensez qu’il est possible de retourner dans ce pays ? D’y retourner par une sorte d’obligation contractuelle ? Non. L’abîme qui est entre nous est un gouffre creusé dans le sang de notre peuple, » a déclaré Zakhartchenko.

Il a ensuite poursuivi en répondant à la question d’une éventuelle intégration de la RPD et de la RPL au sein de la fédération de Russie, en rappelant que cela devait se faire avec l’aval du peuple.

« Nous devons avoir gagné notre indépendance. Et nous l’avons gagnée. Seul un peuple indépendant peut être libre. Mais avec qui nous voulons vivre ensemble, rejoindre la fédération de Russie, comme la Crimée l’a fait, cela sera décidé par notre peuple lors d’un référendum général, » a-t-il souligné.

Grigori Karassine, tout comme Alexandre Zakhartchenko ont rappelé un principe démocratique qui paraît évident, mais qu’il semble nécessaire de rappeler à la « communauté internationale ».

Dans une démocratie, c’est au peuple de choisir comment il veut vivre. Ce n’est pas à Kiev ou à Washington de décider si le Donbass doit retourner au sein de l’Ukraine ou non. C’est à la population du Donbass de décider pour elle-même, comme l’indique très clairement la charte de l’ONU, dans son deuxième point de l’article 1, sur le droit à l’autodétermination des peuples.

Et au vu de la guerre que Kiev a lancée contre le Donbass depuis bientôt quatre ans, et des menaces constantes de génocide formulées par des officiels ukrainiens, il serait criminel d’obliger le Donbass à retourner sous le giron ukrainien, sous prétexte que la région a fait partie de l’Ukraine durant une courte période (à l’échelle historique).

Le précédent yougoslave, avalisé par l’Occident celui-là, car il convenait à leurs plans, sera très certainement rappelé par la Russie le moment venu pour rendre la mémoire aux représentants occidentaux amnésiques adeptes du deux poids deux mesures, qui crient à la sainteté de l’intégrité territoriale ou au droit à l’indépendance de telle ou telle région selon ce qui les arrange.

Le peuple du Donbass a payé le prix du sang et sacrifié des milliers de vies, pour faire valoir son droit inaliénable à décider de la façon dont il veut vivre. L’obliger à retourner sous le giron ukrainien, sous prétexte d’inviolabilité des frontières, reviendrait à cracher sur ceux qui sont morts pour avoir réclamé et défendu le droit du peuple à décider de son avenir.

Christelle Néant

https://dnipress.com/fr/posts/eventuelle-integration-federation-de-russie-face-a-echec-total-de-minsk-ii-c-est-au-peuple-du-donbass-de-decider-de-son-avenir/

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Mélenchon et le drapeau Européen : Symbole d’une trahison.

Pour ceux qui n'ont pas suffisamment prêté attention à cette affaire: le revirement de Mélanchon sur la question du drapeau européen, présent dans l'hémicycle en violation de la constitution, mais ce n'est pas l'argument qui fut retenu...  P.G.

TL TF



https://www.youtube.com/watch?v=KTIczvHPX2U

Les théories du complot bien implantées au sein de la population française

S’ils sont eux-mêmes à prendre avec précaution, compte tenu des marges d’erreur inhérentes à tout sondage, les résultats de l’étude sur le complotisme publiés dimanche 7 janvier par la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, font froid dans le dos.

ACT COMPLOT PEUR

Cette enquête de l’IFOP, réalisée en ligne les 19 et 20 décembre auprès de 1 252 personnes, montre une forte prégnance des théories du complot au sein de la population française en général, et des plus jeunes en particulier. Seules 21 % des personnes interrogées ne croient à aucune de ce genre de théories qui ont été soumises, via différentes assertions, à l’échantillon.
  • « Les Américains ne sont jamais allés sur la Lune »

Trois ans après les attentats commis à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher, à Paris, près d’un Français sur cinq (19 %) considère que « des zones d’ombre subsistent », et que « ce n’est pas vraiment certain que ces attentats aient été planifiés et réalisés uniquement par des terroristes islamistes ». 27 % des moins de 35 ans – 30 % des 18-24 ans – partagent ces doutes.

Ces chiffres sont plus élevés encore s’agissant des attentats du 11 septembre 2001 : 29 % des personnes interrogées estiment qu’« au sein du gouvernement américain, certains étaient informés des attentats mais ils ont délibérément laissé faire pour ensuite justifier une intervention militaire en Afghanistan et en Irak ». 6 % croient même que « des membres de l’administration et du gouvernement américain ont planifié et orchestré activement » ces attaques. Par ailleurs, près d’un demi-siècle après l’événement en question, 16 % soutiennent l’idée selon laquelle « les Américains ne sont jamais allés sur la Lune », « la NASA [ayant] fabriqué des fausses preuves et de fausses images de l’atterrissage de la mission Apollo ».

  • La santé publique, un terrain propice

Parmi les différentes « opinions » proposées au sujet de l’immigration, on relève que près de la moitié de l’échantillon interrogé par l’IFOP (48 %) se dit en accord – 17 % « tout à fait d’accord », 31 % « plutôt d’accord » – avec la thèse selon laquelle « c’est un projet politique de remplacement d’une civilisation par une autre organisé délibérément par nos élites politiques, intellectuelles et médiatiques et auquel il convient de mettre fin en renvoyant ces populations d’où elles viennent ».

La santé publique est également un terrain propice au développement de thèses générant et encourageant une forte méfiance de nos concitoyens. Résultat : plus de la moitié des Français (55 %) estiment ainsi que « le ministère de la santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins ». 32 % se disent d’accord avec cette phrase : « le virus du sida a été créé en laboratoire et testé sur la population africaine avant de se répandre à travers le monde ».

Comparées à d’autres items, les connaissances scientifiques – pourtant encore controversées – sur le réchauffement climatique, sont relativement épargnées, et cette fois en particulier chez les jeunes. Seules 4 % des personnes interrogées se disent persuadées que « le réchauffement climatique n’existe pas », et qu’il s’agit d’« une thèse avant tout défendue par des politiques et des scientifiques pour faire avancer leurs intérêts » ; 6 % doutent de la réalité du phénomène, estimant qu’« on n’est même pas encore sûr que le climat se réchauffe ». 65 % des Français (72 % des 18-24 ans) jugent « certain que c’est un problème causé principalement par l’activité humaine » ; 25 % pensent qu’« on ne sait pas encore clairement [s’il] provient de l’activité humaine ou des rayonnements solaires ».

  • Forte défiance vis-à-vis des médias

Au demeurant, l’incrédulité des Français ne se limite pas, si l’on peut dire, aux faits récents ou contemporains. Des siècles et des siècles de recherche et de découvertes scientifiques sont encore remis en cause par une partie de nos concitoyens. Selon cette étude, encore près d’un sondé sur dix (9 %) est d’accord avec l’affirmation selon laquelle « il est possible que la Terre soit plate et non pas ronde comme on nous le dit depuis l’école ». 18 % des Français – jusqu’à 31 % des 18-24 ans – adhèrent à l’idée que « Dieu a créé l’homme et la Terre il y a moins de 10 000 ans »…  

Le succès des thèses complotistes s’accompagne d’une forte défiance vis-à-vis des médias et des structures démocratiques. Seules 25 % des personnes interrogées jugent que « globalement, [les médias] restituent correctement l’information et sont capables de se corriger quand ils ont fait une erreur. » Plus d’un tiers des sondés n’ont pas confiance dans la sincérité des résultats des élections organisées en France : 35 % ne sont « pas d’accord » avec l’affirmation selon laquelle « les élections en France sont organisées de manière suffisamment transparente et sûre pour éviter les tricheries et assurer la réalité des votes. »

http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/07/les-theories-du-complot-bien-implantees-au-sein-de-la-population-francaise_5238612_3224.html#8SxZSOf1VMztFtVu.99

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La technique est connue, mélanger des théories invraisemblables avec des évènements plus plausibles pour faire passer l'ensemble des gens qui osent douter des vérités officielles pour des demeurés. C'est ce qu'a fait ce sondage, repris en boucle bien sûr sur toutes les chaînes de radio et de télévision. Il ne manque que les reptiliens...Il paraît même qu'il y a des gens qui croient que Poutine est capable de faire élire un président américain!   P.G.

 

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