vendredi 5 janvier 2018

Actes séditieux en Corse: communiqué UPR

2 janvier 2018 : Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, présente ses vœux avec, derrière lui, les seuls drapeaux corse et de l’UE. Il a fait retirer le drapeau français. Non seulement cette attitude constitue une violation grave de la Constitution de la République, mais elle illustre une nouvelle fois l’objectif implicite de la politique des « euro-régions » : le démantèlement progressif des États-nations.

COM UPR JANVIER 18

L’Union populaire républicaine dénonce de façon solennelle les actes séditieux et inconstitutionnels commis le 2 janvier 2018 lors de la session inaugurale de l’Assemblée territoriale de Corse :

  • le président de l’Assemblée territoriale de Corse, Jean-Guy Talamoni, et le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, ont prétendu « prêter serment » sur le préambule de la prétendue « Constitution corse » de Pascal Paoli de 1755, lequel œuvrait à l’époque en connivence avec la puissance britannique  ;

 

  • tous les groupes d’élus ont également entonné « l’hymne corse », « Dio vi salvi Regina ». Cela inclut l’ensemble des élus de la République en marche (LREM) et ceux rattachés aux Républicains (LR) qui collaborent à ce défi lancé à la République française.

L’UPR rappelle que les nationalistes corses ne sont pas à leur coup d’essai. Enhardis par la scandaleuse passivité venue du sommet de l’État, ils ne cessent de violer la Constitution de la République française, et notamment son article 2 qui pose que « La langue de la République est le français. L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. L’hymne national est ‘‘La Marseillaise’’ ».

L’Union populaire républicaine demande bien entendu au gouvernement français d’appliquer la loi constitutionnelle, comme il en a le devoir face au peuple français. Il doit donc entamer des poursuites contre les auteurs de ces actes séditieux, à commencer par ceux des élus du groupe de « la République en marche » (LREM), le parti même du chef de l’État.

L’UPR souligne qu’Emmanuel Macron porte d’ailleurs une lourde responsabilité dans cette déliquescence de l’autorité de la République puisqu’il est le premier à violer l’article 2 de la Constitution, en fêtant notamment sa victoire lors de l’élection présidentielle avec l’hymne européen ou en voulant promouvoir le drapeau européen que la France n’a pas reconnu lors de la ratification du traité de Lisbonne.

À ce titre, l’Union populaire républicaine rappelle que la montée des revendications autonomistes et indépendantistes à travers l’Union européenne découle directement de la politique dite des « euro-régions » promue par les traités européens, et par l’action persévérante et sournoise de la Commission européenne en la matière.

Lors de l’élection présidentielle, François Asselineau avait d’ailleurs été le seul des onze candidats à expliquer aux Français cette relation de cause à effet et à souligner les dangers croissants de notre appartenance à l’UE pour l’existence même de la France.

Le Frexit, proposé par l’UPR depuis plus de 10 ans, est la seule réponse appropriée pour garantir notre unité nationale face à une Union européenne qui cherche à pulvériser les États-nations.

https://www.upr.fr/actualite/communique-lupr-demande-gouvernement-dentamer-poursuites-contre-auteurs-actes-inconstitutionnels-commis-a-lassemblee-territoriale-de-corse

"Fake news" : Macron annonce une loi pour renforcer le contrôle sur Internet en "période électorale"

Lors de ses vœux à la presse, Emmanuel Macron a également confirmé un projet de loi sur l'audiovisuel public avant la fin de l'année.

ACT MACRON CENSURE

Emmanuel Macron a annoncé mercredi qu'un "texte de loi" allait être déposé "prochainement" pour lutter contre les "fake news" sur Internet en "période électorale", dans une allusion voilée aux médias russes RT et Sputnik. "Nous allons faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles", a déclaré le chef de l'Etat lors de ses vœux à la presse, en indiquant que "le contenu de ce texte sera détaillé dans les semaines qui viennent". 

Plus de transparence.

Le chef de l'État en a toutefois dévoilé les contours en fustigeant "cette propagande articulée avec des milliers de compte sur les réseaux sociaux" qui "en un instant répandent partout dans le monde, dans toutes les langues, des bobards inventés pour salir un responsable politique, une personnalité, une figure publique, un journaliste". Ainsi, "les plateformes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l'identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus", a-t-il précisé.

"En cas de propagation d'une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant le cas échéant de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l'accès au site internet", a-t-il poursuivi.

Pouvoirs du CSA étendus.

Emmanuel Macron a également annoncé que les pouvoirs du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) "seront accrus pour lutter contre toute tentative de déstabilisation par des services de télévision contrôlés ou influencés par des États étrangers". "Cela permettra (…) de refuser de conclure des conventions avec de tels services", ou de "suspendre ou annuler" ces conventions "en prenant en compte tous les contenus édités par ces services, y compris sur internet", a ajouté le président.

Le chef de l'État a par ailleurs appelé "à responsabiliser les plateformes et les diffuseurs sur internet", tout en demandant à la profession journalistique d'entamer "une réflexion" déontologique. En ce sens, "la démarche de Reporters sans frontières d'inventer une sorte de certification des organes de presse respectant la déontologie du métier me paraît intéressante et souhaitable", a-t-il déclaré.

Une loi sur l'audiovisuel public.

Emmanuel Macron a également confirmé qu'un projet de loi sur l'audiovisuel public verrait le jour "avant la fin de l'année". "A la fin du premier trimestre 2018, des propositions partagées, chiffrées et structurées, construisant un scénario de transformation à mettre en oeuvre seront rendues par la mission sur laquelle s'appuie la ministre de la Culture (Françoise Nyssen). (Elles) seront la matière d'un débat que nous voulons large avec l'ensemble des professionnels", a déclaré le président de la République.

http://www.europe1.fr/politique/fake-news-macron-annonce-une-loi-pour-renforcer-le-controle-sur-internet-en-periode-electorale-3536273

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Vous l'avez compris, il s'agit d'évincer tout média s'éloignant de la propagande euro- atlantiste, qui elle, n'est pas considérée comme "inffluencée par des Etats étrangers" bien sûr.  P.G.

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La publicité dite éphémère arrive sur les trottoirs de plusieurs villes françaises

C’était l’une des dernières surfaces de l’espace public interdite à la publicité. Depuis lundi 25 décembre, les villes de Bordeaux, Lyon et Nantes peuvent tester les marquages publicitaires biodégradables éphémères sur les trottoirs.

ACT PUB RUE

Une expérimentation qui va durer un an et demi, d’après un décret publié dimanche 24 décembre au Journal officiel. Cependant, à la suite de cette annonce, la mairie de Bordeaux a déploré dans un communiqué que «les élus et administrations de la Ville de Bordeaux n’ont, à aucun moment, été consultés ou informés en amont de cette décision». Elle informe aussi avoir «régulièrement opposé un refus à des demandes de ce type émanant d’annonceurs ou de commerçants considérant que cela constituait une pollution visuelle inutile», s’appuyant en cela «sur son règlement local de publicité».

 

Peinture à l’eau et au pochoir

Le texte encadre précisément les possibilités d’une telle pratique. Elle doit se faire par projection ou application, à travers un pochoir, avec de l’eau ou des peintures biodégradables «à base aqueuse ou à base de craie comportant un traitement antidérapant». Il est également précisé que ces marquages ne doivent pas diminuer les caractéristiques d’adhérence du sol et qu’ils ne pourront pas rester plus de dix jours. Enfin, ces tags publicitaires ne pourront excéder 2,50 m2 et devront être éloignés les uns des autres d’au moins 80 mètres.

Une évaluation aura lieu tous les six mois pendant la période d’expérimentation au sein des trois agglomérations. Elle sera suivie d’un rapport final qui devra préciser combien de commerçants, artisans, annonceurs y auront eu recours.

Ce rapport devra également indiquer «la mesure d’un éventuel lien entre accidents de la route et présence des marquages sur les trottoirs» et une éventuelle causalité avec des chutes de passants sur les trottoirs concernés. L’opinion des riverains sera également prise en considération, tout comme «les différentes techniques employées au regard notamment de l’effacement ou de la disparition effectifs des marquages au bout de dix jours».

Une dérogation au Code de la route et de l’environnement

Ce type de publicité éphémère avait déjà été aperçu dans plusieurs villes françaises. À Besançon par exemple, L’Est Républicain rapporte que La Banque Populaire avait tagué les trottoirs du centre-ville en 2016, ce qui avait créé le mécontentement de la mairie, au titre qu’«il est interdit de faire des messages publicitaires sur le domaine public sans autorisation À Paris également, la municipalité avait décidé en 2015 que les sociétés pratiquant des marquages au sol devraient s’affranchir du coût d’enlèvement de ces publicités. Une facture de 166 euros l’heure selon Le Parisien.

Globalement, si plusieurs entreprises se sont essayées au tag provisoire sur les trottoirs, c’était en totale illégalité. Le décret reconnaît d’ailleurs que cet essai «déroge à plusieurs règles du Code de la route et du code de l’environnement», puisqu’ils «interdisent d’apposer des marquages publicitaires sur les trottoirs».

Le ministre chargé de l’Économie, le ministre chargé de l’Environnement et le ministre chargé de la sécurité routière se réservent donc le droit de suspendre, par un arrêté conjoint, à tout moment l’expérimentation «en fonction des circonstances».

 

Publicité au sol - 1

 


 

Source :

http://www.journal-officiel.gouv.fr/

http://www.lefigaro.fr/medias/2017/12/26/20004-20171226ARTFIG00173-la-publicite-autorisee-sur-les-trottoirs.php

http://www.huffingtonpost.fr/2017/12/24/bordeaux-lyon-et-nantes-vont-tester-les-publicites-ephemeres-sur-les-trottoirs_a_23316238/

http://www.lefigaro.fr/medias/2017/12/24/20004-20171224ARTFIG00089-la-publicite-ephemere-arrive-sur-les-trottoirs-de-plusieurs-villes-francaises.php

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=0C44CE9DEDE19A05D009EA3B476CB8C8.tplgfr36s_1?cidTexte=JORFTEXT000036251603&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000036251560

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Iran : le Premier ministre israélien encourage les manifestants

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souhaité lundi le succès des Iraniens qui manifestent depuis jeudi dernier contre le gouvernement et la vie chère tout en ajoutant qu'Israël n'est aucunement impliqué dans les affaires intérieures de la République islamique.

ACT NETANYAHOU IRAN

Dix personnes ont été tuées dans des manifestations dans la nuit de dimanche à lundi en Iran, selon la télévision publique, au quatrième jour du mouvement de contestation sociale et politique qui secoue le pays.

"Je souhaite bonne chance au peuple iranien dans sa noble quête de liberté", a déclaré le Premier ministre israélien dans une vidéo publiée sur sa page Facebook.

I wish the Iranian people success in their noble quest for freedom. pic.twitter.com/7MRC3UWzTz

— PM of Israel (@IsraeliPM) 1 janvier 2018

"De courageux Iraniens inondent les rues. En quête de liberté. En quête de justice. Ils sont à la recherche des libertés qui leur ont été refusées pendant des décennies. Le cruel régime iranien gaspille des dizaines de milliards de dollars pour répandre la haine", a-t-il ajouté.

"De nombreux gouvernements européens regardent en silence"

Israël a souvent fait part de ses craintes pour sa sécurité à propos du programme nucléaire de l'Iran et de son soutien au Hezbollah libanais ou au Hamas palestinien.

Les autorités iraniennes ont plusieurs fois mis en cause des agents de l'étranger dans des incidents impliquant des manifestants.

Benjamin Netanyahu a balayé lundi toute ingérence israélienne dans les manifestations. "C'est non seulement faux, c'est risible", a-t-il dit.

Il a appelé en outre les pays européens à dénoncer la répression à l'oeuvre selon lui pour endiguer les manifestations.

"Tristement, de nombreux gouvernements européens regardent en silence, tandis que de jeunes Iraniens héroïques sont roués de coups dans les rues. Ce n'est pas normal. Et je ne resterai pas silencieux."

Le ministre israélien des Transports et des Renseignements avait déjà souhaité bonne chance aux Iraniens, lundi.

(avec Reuters)

https://www.latribune.fr/economie/international/iran-le-premier-ministre-israelien-encourage-les-manifestants-763280.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20180102

 


 

Sur le même sujet, voir aussi (suggestion de H.J./UPR23):

ANNONCE BASSAM TAHHAN

Qui est derrière les manifestations en Iran? (Bassam Tahan)

Dans cette vidéo d'une durée de 16 mn et intitulée "Qui est derrière les manifestations en Iran?", le politologue franco-syrien Bassam Tahhan donne son analyse des évènements récents en Iran, et met en garde l'auditoire contre des interprétations simplistes, connaissant l'historique de plusieurs boulversements passés qui ont été appelés "printemps arabes", en réalité pilotés de l'extérieur.

https://www.youtube.com/watch?v=7Tns8b9fBzQ

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Ami, entends-tu le bruit sourd du pays qu’on enchaîne ?

TRIBUNE LIBRE/ Charles Gave

Source : Institut des Libertés, Charles Gave, 18-10-2017

TL MACRON GALETTE

Plusieurs événements ont attiré mon attention lors des derniers mois, et tous confirment mes pires craintes : une attaque fort bien menée contre notre système démocratique est en cours.

Commençons par l’élection présidentielle.

Les hommes de Davos (HdD) et autres oints du Seigneur (ODS) qui gouvernent la France depuis trop longtemps déjà ont eu une peur bleue lorsqu’ils se sont réveillés les matins suivants les votes pour le Brexit et pour monsieur Trump. Les peuples se révoltaient contre leurs maîtres, les incultes se rendaient compte que le Roi était nu et votaient en conséquence, ce qui était insupportable.

Une contre-attaque fut donc organisée pour que la même chose ne se produise pas chez nous.

Dans le droit français traditionnel, il existe plusieurs principes généraux dont le premier est que « on ne choisit pas son juge ». Ce qui veut dire que les parties à un procès, parquet y compris, en matière pénale n’ont pas la possibilité de choisir tel ou tel juge, ou telle ou telle juridiction. Il y a des règles générales de compétence territoriale, ou de spécialités techniques qui vont amener des juridictions à intervenir mais ce sera par détermination de la loi. C’est la raison pour laquelle ce que l’on appelait « les juridictions d’exception » sont aujourd’hui proscrites.

Le deuxième principe est celui que les juridictions du fond ne peuvent pas s’auto saisir. Elles ne peuvent l’être qu’ à l’initiative d’une partie. Or le parquet est lui aussi une partie au procès en matière pénale, doté de prérogatives spéciales puisqu’il est « l’avocat de la République ».

En application de ces principes, si à la suite d’une enquête préliminaire qui n’est pas contradictoire, il considère qu’il faut ouvrir une procédure d’instruction, il saisit le doyen des juges d’instruction, qui désignera le juge du siège qui diligentera « l’information judiciaire ». Celle-ci devra se dérouler de façon contradictoire dans le respect rigoureux du code de procédure pénale et respecter le principe de la loyauté. Ces règles élémentaires ont été foulées aux pieds à l’occasion de la campagne présidentielle. Le Parquet National Financier (PNF) est une institution d’exception créée après l’affaire Cahuzac. Sa composition soigneusement organisée par l’Élysée Christiane Taubira en son temps, en ont fait une officine totalement dévouée au pouvoir en place.

Gros avantage, cette nouvelle entité, qui n’a répétons-le aucun pouvoir juridictionnel a la capacité de s’autosaisir, c’est-à-dire qu’elle peut lancer une enquête préliminaire à sa guise et au moment de son choix sur une personnalité qui deviendrait gênante pour le pouvoir en place (par exemple). On sait le rôle des médias, immédiatement destinataires des pièces de la procédure pourtant secrète, qui rendent ces enquêtes préliminaires politiquement meurtrières. Mais comme si cela ne suffisait pas, on a créé au tribunal de grande instance de Paris un pôle financier chargé de l’instruction. Dont les magistrats entretiennent avec ceux du parquet des relations étroites (...)

Rétrospectivement, l’idée de monsieur Hollande apparait très clairement : il était persuadé que son opposant aux élections présidentielles suivantes serait monsieur Sarkozy et qu’il était donc nécessaire de préparer des dossiers contre lui, que l’on ferait fuir au Canard Enchainé quelques semaines avant l’élection, ce qui permettait à un juge du PNF (ancien du syndicat de la magistrature ou pas) de s’autosaisir, permettant de ce fait la réélection du président sortant.

Monsieur Hollande ayant été par trop lamentable, il a fallu que nos hommes de Davos réorganisent hâtivement le plan de campagne compte tenu du désastre Brexitien et de l’élection de monsieur Trump.

L’ennemi à battre n’était plus monsieur Sarkozy, mais le Peuple.

Commençons par le but à atteindre. Il fallait qu’au deuxième tour nous ayons face à face un candidat représentant les hommes de Davos contre madame Le Pen, pour assurer le maintien au pouvoir de notre caste.

Il fallait donc attendre les résultats des primaires de la droite.

Si par hasard ce candidat était monsieur Juppé ou monsieur Sarkozy, il n’y avait aucune inquiétude à avoir, l’un et l’autre étant des membres solides et patentés de l’internationale de Davos.

Monsieur Fillon était plus embêtant avec son attachement à Philippe Seguin [!!, NdR], ses racines régionales et sa femme anglaise (Galloise). A l’évidence, l’homme n’avait pas beaucoup de caractère, mais à l’évidence encore il ne pouvait pas être considéré comme « sûr ». A tout hasard donc, un homme jeune et propre sur lui fut lancé dans la bagarre pour permettre de procéder le cas échéant à un gambit, un peu comme aux échecs.

Au grand dépit des hommes de Davos et des media, Fillon sortit vainqueur de la primaire de la droite et la machine se mit en route.

Notre « propre sur lui » bénéficia immédiatement du soutien de tous les patrons du capitalisme de connivence français qui fort opportunément détenaient une grande partie des media et fut rejoint par quelques vieux chevaux de retour de la démocratie chrétienne …et Fillon fut inculpé en temps utile par le PNF, ce qui garantissait la présence au deuxième tour du jeune homme propre sur lui.

Le but était atteint : l’homme de Davos fût élu, mais ce dont le peuple commença à se rendre compte c’est que nous avions eu en fait un coup d’état organisé par les hommes de Davos appuyés par une partie de la magistrature et avec la complicité de la quasi-totalité de la presse pour fausser une élection. Et du coup les électeurs se sont à peine donné la peine d’aller voter au deuxième tour et encore moins aux législatives.

Et donc le nouveau président est certes légal, mais pas du tout légitime. Il n’y a pas eu « une rencontre entre un homme et un peuple » mais tout au plus une rencontre entre un homme et 20 % de l’électorat qui pensent comme lui, le candidat ayant été choisi parce qu’il faisait partie de ces 20 %.

Et ce qui me gêne aujourd’hui est bien sûr que notre président ait été élu grâce à un putsch organisée fort intelligemment par les hommes de Davos et les oints du seigneur, et que nous, les électeurs « normaux » avons été une fois de plus roulés dans la farine par ces mêmes hommes de Davos.

Mais si j’ai raison, ces hommes sans foi ni loi ne vont pas s’arrêter en si bon chemin.

Leur but étant de créer un état européen technocratique et qui n’aurait pas besoin de se soumettre aux élections –le vieux rêve de Jean Monnet- il va leur falloir accélérer autant que faire se peut le mouvement vers un tel système, car les peuples se réveillent parfois de leurs assoupissements et de tels réveils peuvent être douloureux pour ceux au pouvoir. Surtout quand le Président n’a aucune légitimité…

Il leur va falloir donc agir très, très rapidement, pour essayer de rendre la situation irréversible le plus vite possible.

L’étape suivante va sans doute aucun se produire au niveau européen et monsieur Juncker, comme d’habitude a été suffisamment stupide pour nous annoncer quel était le plan de bataille.

La monnaie européenne est un échec flagrant, qui a fait la fortune de l’Allemagne et ruiné tous les pays de l’Europe du Sud, chacun en conviendra, mais ce n’est un échec flagrant nous disent ceux qui l’ont créé que parce que le mouvement vers l’Europe a été trop lent.

La solution ce n’est donc pas moins d’Europe et plus de démocratie mais plus d’Europe et moins de démocratie.

Plus d’Europe veut dire mettre sur pied de toute urgence un Etat Européen muni d’un vrai Président Européen, qui aura prééminence sur les pouvoirs exécutifs locaux flanqué d’un ministre des finances européen qui aura droit de regard sur les finances de chaque état européen, mais aussi créer une armée européenne, des députés européens qui ne soient rattachés à aucune nation et que sais-je encore.

Et bien entendu, ce projet sera lancé dès que les élections allemandes seront passées et il s’agira et en premier lieu de transférer à des organismes européens non élus la souveraineté militaire française contre une promesse par l’Allemagne de financer nos déficits budgétaires et notre système social. L’Allemagne paiera pour les erreurs de nos hauts fonctionnaires, avec le sang des soldats français telle est l’offre française…Monsieur Macron est en train de réinventer le STO de sinistre mémoire.

Pour cela, il fallait d’abord se débarrasser du chef de l’armée, le général Pierre de Villiers tant cet homme était sourcilleux sur tout ce qui concernait la souveraineté militaire de la France, ce qui fut fait fort proprement et fort rapidement.

(...)

Résumons-nous.

La France a déjà perdu sa souveraineté

  • sur ses frontières avec les accords de Schengen.
  • sure sa Justice
  • sur sa Loi Constitutionnelle
  • sur qui peut ou ne pas vivre en France avec le Traité de Lisbonne qui avait été refusé par la population française quand il avait été présenté sous le nom de constitution européenne.
  • sur sa monnaie avec le traité de Maastricht et l’euro.

Dans les mois qui viennent, tout le travail de monsieur Macron va être que la France finisse de perdre sa souveraineté budgétaire, déjà bien entamée hélas, mais surtout sa souveraineté militaire.

A ce moment-là, la France n’aura plus qu’une seule chose à vendre à l’Allemagne (lire l’Europe) pour boucler ses fins de mois : le siège de la France au conseil de sécurité aux Nations Unies, ce qui ne saurait tarder. Resteront peut-être l’Alsace et la Lorraine dont monsieur Macron, en fin négociateur qu’il est pourrait tirer sans aucun doute un bon prix, mais là j’anticipe un peu.

Que le gouvernement français actuel veuille lancer une telle initiative, je n’en doute pas une seconde.

Que cela réussisse à mon avis a à peu près autant de chances qu’une enclume a de voler, et pour deux séries de raison, les unes intérieures, les autres extérieures.

Commençons par les raisons intérieures.

Les hommes de Davos et autres ODS ont réussi à gouverner la France sans interruption depuis 1974 en faisant croire au peuple qu’il y avait une droite et une gauche, alors qu’en fait ces deux partis avaient été complètement noyautés par les HdD et les ODS qui avaient violemment expulsé tous ceux qui n’acceptaient pas leurs projets à long terme.

La dernière élection les a fait sortir du bois et chacun sait qui gouverne vraiment aujourd’hui notre pays et l’a gouverné depuis quarante ans. Et donc où ils réussissent, ou ils sont foutus telle est la réalité puisqu’ils sont maintenant en pleine lumière. Ils ne peuvent plus se cacher

Et comme ils le savent, je crains le pire pour nos Libertés. Les journalistes qui s’y opposeront seront virés, les sites des opposants seront hackés, les contrôles fiscaux vont pleuvoir sur ceux qui manifesteraient leur désaccord, la propagande sur les radios et dans les media sera insupportable.(...)

Venons-en aux raisons extérieures.

Le but de nos ODS est d’inféoder la France à l’Allemagne en offrant à cette dernière la force militaire française comme appât. L’idée est : vous payez nos (hauts) fonctionnaires et on vous apporte l’armée française et le feu nucléaire sur un plateau.

Cette tentative va amener à une levée de boucliers partout en Europe où voir resurgir l’empire de Charlemagne va susciter un enthousiasme très moyen (que le lecteur imagine la réaction des Grecs, des Tchèques, des Italiens, des Polonais, des Hollandais, des Anglais, des Espagnols…) Voilà qui ferait monter la détestation d’une Europe gérée par un condominium franco-allemand à des niveaux inouïs immédiatement.

Aucune chance que les Allemands n’acceptent.

Qui plus est, les USA risquent de faire les gros yeux et de faire comprendre au gouvernement allemand, voir au gouvernement français que la recréation était terminée.

Mais si l’Allemagne ne paye pas –ce qui semble le plus probable- alors la tentative des HdD et ODS français de créer un Etat (Européen) franco-allemand implosera et les ODS français se retrouveront bien isolés face au désastre économique qui surviendra.

L’année qui vient va être intéressante.

(...)

Source : Institut des Libertés, Charles Gave, 18-10-2017

https://www.les-crises.fr/ami-entends-tu-le-bruit-sourd-du-pays-quon-enchaine-par-charles-gave/

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===============================Commentaires relevés:

Charles Gave aurait pu rendre à César ce qui appartient à César.

L’analyse comme quoi la force de frappe et le droit de véto français seraient transférés à l’UE contre quelques grâces budgétaires est une analyse faite depuis longtemps par l’UPR.

Exemple d’article récent écrit par Vincent Brousseau sur ce sujet :

https://www.upr.fr/actualite/france/se-cache-derriere-projet-euro-nukes-dossier-etabli-vincent-brousseau

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En effet Charles Gave parle d’or malgré son anticommunisme originel . Depuis que je l’écoute il me semble qu’il est plus marxiste que shumpeterien ,son idéologie d’économiste capitalistique . En critiquant Davos , temple moderne de la réflexion du capitalisme international, Charles GAVE essaye de “sauver” son capitalisme idéologique en déclin avancé.
La crise du capitalisme français ,amorcée sous Giscard-Mitterrand-Chirac et amplifiée sous Sarkozy-Hollande , va s’accentuer sous Macron par sa pratique anglo-saxonne de régression sociale catastrophique . Charles Gave , en vieux briscard de l’économie capitaliste , voit juste sur l’Europe, l’Euro , l’armée , les élites dites bourgeoises . Faisant parti de ce milieu il les connaît très bien et à BFM business ,quand il est invité, on l’écoute avec de “gros yeux” culpabilisants . Doze et compagnie , grand défenseur du système qui ne marche pas , n’ont sûrement pas eu les bons profs d’économie capitaliste comme Charles Gave . En tant que communiste je me régale de l’écouter , et s’il avait raison ????

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Gave est un partisan du capitalisme liberal. Et a ce titre, il combat le capitalisme illiberal (ou capitalisme de connivence) symbolise par Davos : des hommes d’affaires qui n’ont aucune qualite autre que leur carnet d’adresse politique, et qui s’en servent pour assurer leur fortune au detriment de la societe.

Vous n’entendrez jamais Gave dire du mal d’un entrepreneur qui a fait fortune par son talent, son travail et sa prise de risque.

D’ailleurs, le mal que les Francais denoncent en l’appelant “ultraliberalisme” est en realite le capitalisme antiliberal (nepotisme, grands corps d’Etat, pantouflage, parachutes dores, monopoles prives du genre autoroutes, rentes de situations, rentes relationelles et plus generalement : “nationalisation des pertes et privatisation des profits”…)

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Fillon avait une espèce d’attachement à la terre et de fond chrétien qui étaient encore trop subversifs, et malgré tout le mal que je pense du personnage, il avait quelque chose de très français.

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Certes mais on voit apparaître ce fond chrétien chez beaucoup de candidats de droite au moment des élections. C’est un véritable bonheur de les voir déclamer, la main sur le coeur, l’amour de la patrie, de l’église et de la famille. Bien entendu, pendant les années qui suivent, ils sapent consciencieusement toutes ces belles valeurs qu’ils juraient défendre pendant leur campagne. Un des meilleurs en la matière fut Sarkozy, mais Fillon est pas mal non plus. Avoir vu toutes ces turpitudes financières et le savoir cupide modèrent sérieusement ce “vieux fond chrétien” dont vous parlez !
Ce serait pitié de voir ce spectacle seulement pendant les campagnes électorales. Pour notre plus grande joie, on peut assister à quelques répétitions : par exemple, le Figaro; se faisant le chantre du conservatisme chrétien, loue le dimanche comme le jour du seigneur mais quelques jours plus tard; prendra position pour le travail le dimanche (libération du marché du travail oblige).
Il en est ainsi du charlegavisme. Il accompagne les hdD dans leur guerre contre l’Humanité mais par devant raconte de belles histoires pour nous endormir.

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Fillon, d’après ce que j’ai compris, n’était pas trop du genre à promouvoir LGBT, PMA et Cie, et il était plutôt “pro-Poutine”. C’est tout ça qui l’a perdu et rien d’autre, parce que le système ne pouvait prendre le risque de voir un président français tirer des pavés dans sa vitrine.

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