vendredi 15 décembre 2017

Entretien en direct avec Vincent Brousseau, responsable UPR des questions monétaires - 13/12/17

Entretien en direct avec Vincent Brousseau, responsable UPR des questions monétaires - 13/12/17

Entretien en direct avec Vincent Brousseau, responsable UPR des questions monétaires - 13/12/17

ACT VB UT13CED17

https://www.youtube.com/watch?v=eHFN4u-XZIo

 

 

En lien sur cette page, je suis tombé sur une vidéo:

Ce que François Asselineau ne vous dit pas sur l'Europe
https://www.youtube.com/watch?v=uTvGZQV9xnk

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Comme le titre le laisse entendre, l'UPR ne vous dirait pas toute la vérité sur l'Europe.
La thèse défendue ici par un certain Pierre Douat, médecin généraliste de son état, est que la France aurait perdu sa souveraineté en 1986. Avant, il y avait la "bonne Europe", l'"Europe des Nations" souveraines et ensuite un complot à travers la mise en place de l'Acte unique.
Un scud lancé par je ne sais qui, bien visible sur la page you tube, et dont les commentaires ont, comme par hasard, été désactivés...
cette thèse présente bien des avantages, outre de décrédibiliser l'UPR:
-ça permet d'exonérer les politiques antérieures (Pompidou- Giscard...) en faveur de davantage d'intégration européenne;
-ça permet d'éviter d'expliquer le revirement politique de Mitterrand en 1983 (abandon du programme pour lequel il avait été élu);
-ça permet de ne pas mettre en cause la construction européenne dans son principe, et ses véritables origines;
-ça ouvre pas mal de combinaisons politiques pour rassembler les partisans d'une "autre Europe";
etc.

Méfiez- vous des contrefaçons!

P.G.


Posté par UPR Creuse à 17:14 - - Permalien [#]
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DEMAIN samedi 16 décembre: réunion régionale UPR !

RAPPEL/ Voici le message d'invitation à l'ensemble des adhérents UPR en Limousin:

COM UPR LIMOUSIN

Madame, Monsieur,

Les prochaines réunions départementales de Creuse, de Corrèze et de Haute- Vienne se tiendront le

samedi 16 décembre 2017, à 10h, à TREIGNAC (Corrèze), salle municipale

dans le cadre d'une réunion régionale.

Ordre du Jour:

*Bilan de l'action des délégations, évolution des responsabilités et du militantisme, visibilité numérique...
*Répartition du nouveau matériel militant (affiches, banderoles).
*Compte- rendu du congrès, du Conseil National et de la réunion nationale des DR.
*Nouveau dispositif en Région: la commission exécutive, présentation du DR.
*Echanges entre adhérents et responsables sur les différents évènements internes.

Je compte sur votre participation. Pour d'éventuels co- voiturages, merci de vous adresser aux responsables départementaux.
A l'issue de la réunion, nous poursuivrons les discussions dans un restaurant à proximité.
Merci d'indiquer votre participation à cet évènement festif auprès du délégué de Corrèze:
julien.magne@upr.fr

Cordialement,

Philippe Gombert, délégué UPR du Limousin.

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Les Etats-Unis mettent fin à la "neutralité du net"

Ce projet enterre l'un des principes fondateurs d'internet. Le gendarme américain des télécoms a voté, jeudi 14 décembre, l'abrogation de la neutralité du net en adoptant la circulaire "Restoring Internet Freedom" ("restaurer la liberté d'internet" en anglais).

[on notera au passage l'inversion "orwellienne", du type "la guerre c'est la paix", NdR]

ACT NEUTRALITE NET

Le "père de l'internet" Vinton Cerf, le créateur du World Wide Web, Tim Berners-Lee, et 19 autres "pionniers du net" ont critiqué cette circulaire. Dans une lettre ouverte à la commission fédérale américaine chargée des télécommunications, la FCC, ils ont exhorté le président de la commission à annuler le vote. En vain. Bien que technique, ce sujet pourrait radicalement transformer l'accès aux données sur internet. Quelles sont les motivations d'une telle réforme ? Peut-elle remettre en cause la neutralité du net français ?  Franceinfo fait le point sur ce sujet brûlant en cinq questions. 

La neutralité du net, c'est quoi ? 

La neutralité du net signifie que tous les fournisseurs d'accès à internet doivent traiter tous les contenus de manière égalitaire. Et ce quelle que soit leur origine. Ainsi, la neutralité du net interdit aux fournisseurs d'accès à internet (FAI) de moduler la vitesse de débit ce qui permet d'éviter de faire une discrimination en fonction du contenu qui passe dans leurs tuyaux. Les données que vous consultez sur différents moteurs de recherche doivent, par exemple, vous arriver à la même vitesse.

Le concept date des débuts d'internet. On doit le terme à Tim Wu, professeur de droit, qui a théorisé dans les années 2000 ce concept remontant aux années 1970, quand les régulateurs ont cherché à empêcher le fournisseur AT&T, qui possédait alors le monopole des télécommunications, de bloquer ou perturber l'essor des nouvelles sociétés de téléphonie. Mais ce n'est qu'en 2015 que la FCC a finalement pu assimiler les fournisseurs d'accès à internet à haut-débit à des entreprises de télécommunications, et que cette régulation leur a été étendue. 

Pourquoi est-ce important ?

Pour les entreprises technologiques et les défenseurs des droits numériques, la fin de la neutralité du net signe ni plus ni moins la mort de l'internet dans sa forme actuelle. Sans neutralité du net, les FAI pourraient moduler la vitesse de débit internet à leur guise en fonction des contenus. Ils pourraient ainsi imposer des frais supplémentaires aux entreprises en échange d'une meilleure vitesse de débit, et mettre ainsi sur pied un "internet à deux vitesses"

Les jeunes entreprises technologiques, qui n'ont pas les moyens de Google ou de Facebook, seraient alors désavantagées. La nouvelle directive est "une barrière à l'innovation et à la concurrence", estime Ferras Vinh, du Centre pour la démocratie et la technologie, qui défend la neutralité. Quant aux gros utilisateurs de données comme Netflix ou d'autres services de vidéo en continu, ils pourraient répercuter ces coûts supplémentaires sur le prix de leurs abonnements. 

A qui cela profite-t-il ?

Les FAI pourraient extraire une rente considérable d'un internet à deux vitesses. Mais ils pourraient aussi se servir de cette nouvelle liberté pour bloquer ou ralentir des contenus qui leur font concurrence. Car les gros fournisseurs d'accès à internet américains sont eux-mêmes créateurs de contenus : ComCast possède par exemple NBCUniversal, et AT&T cherche de son côté à racheter le groupe Time Warner, qui possède des studios mais aussi des chaînes comme CNN ou HBO. Ces grands groupes américains pourraient ainsi être tentés de ralentir les contenus de leurs concurrents, comme Netflix, pour favoriser les leurs, comme le pointe Variety (en anglais).  

Seule limite : les FAI devraient gérer la hiérarchisation des contenus et de leurs clients de manière transparente. En cas de plaintes, elles seront traitées par une autre agence, la Commission fédérale de la concurrence, spécialisée dans la protection des consommateurs et les règles anti-monopole.

Pourquoi la FCC souhaite l'abroger ?

"Quel est le problème que vous essayez de régler ?" C'est la question posée par le sénateur du Massachussetts Ed Markey au nouveau patron de la FCC en juillet. Ajit Pai, nommé par le président Donald Trump à la tête de la FCC, s'est lancé à l'assaut de la neutralité du net pour, assure-t-il, "restaurer la liberté d'internet"

Pour les partisans de son projet, les règles actuelles ont le défaut d'assimiler les opérateurs à des services publics. De plus, ils arguent que cette régulation empêche les investissements dans de nouveaux services comme les vidéo-conférences, la télémédecine et les véhicules connectés qui ont besoin du haut-débit.

Les activistes qui défendent la neutralité du net présentent Ajit Pai comme la marionnette du fournisseur d'accès à internet et entreprise de télécommunication Verizon, pour qui il a travaillé entre 2001 et 2003.

Cela peut-il avoir un impact en France ?

Bien que très américain, le débat sur la neutralité du net concerne indirectement de nombreux autres pays qui fondent leurs législations internet sur le modèle outre-Atlantique. L'Union européenne a voté des directives en novembre 2015, applicables depuis le 30 mars 2016. Deux grands principes sous-tendent la neutralité du net : les FAI ne peuvent pas discriminer les contenus transmis sur le réseau et les internautes peuvent y consulter et y diffuser librement des contenus, rappelle Le Monde. La décision américaine "n’aura pas d’impact direct en Europe", affirme Sébastien Soriano, le patron de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, l'Arcep, chargé de l’application de la neutralité du Net en France, interrogé par le quotidien.

L'Arcep a rendu un premier diagnostic de la neutralité du net en France le 30 mai 2017. Comme dans d’autres pays, le régulateur a fait le choix de ne pas sanctionner directement les manquements à la neutralité, mais d’échanger avec les opérateurs. "L’Arcep préfère parfois attendre d’être saisie par les utilisateurs pour imposer aux opérateurs de respecter les règles édictées au niveau européen", critiquait au printemps l’association de défense des libertés numériques La Quadrature du Net.

L'industrie des télécoms risque aussi de mettre sous pression la neutralité du net en Europe, car les équipements terminaux comme les smartphones ou box et leurs systèmes d’exploitation ne sont pas traités par le règlement européen. "Cette question va monter en intensité, au fur et à mesure que les terminaux vont devenir plus intelligents et décider de choses à notre place", résume Sébastien Soriano pour Le Monde. De nouvelles recommandations devraient être formulées à ce sujet en 2018.

https://www.francetvinfo.fr/internet/securite-sur-internet/cinq-questions-sur-la-fin-annoncee-de-la-neutralite-

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Corse: "La Constitution doit être modifiée", exhorte Simeoni

Le leader nationaliste autonomiste corse Gilles Simeoni a déclaré mercredi sur BFMTV/RMC que "la Constitution doit être modifiée pour prendre en compte la spécificité de la Corse, de ses attentes et de ses besoins".

ACT SIMEONI CORSE

"L'inscription de la Corse dans la Constitution est la condition sine qua non de l'ouverture d'un espace juridique qui nous permettra de mettre en œuvre des politiques ( ...) indispensables à la prise en compte des intérêts de la Corse", a poursuivi M. Simeoni, répondant au Premier ministre Édouard Philippe, qui avait prévenu la veille que toute initiative de la nouvelle collectivité territoriale corse devait être "conforme au cadre constitutionnel" actuel.

La tête de liste de la coalition nationaliste, Pè a Corsica (Pour la Corse), qui a remporté dimanche une large victoire aux élections territoriales avec un score de 56,5 %, a également indiqué être "dans l'incertitude totale quant aux intentions réelles du gouvernement" déplorant que "les mots varient".

"Tantôt on nous parle d'autonomie, tantôt on nous parle de décentralisation, tantôt on fait semblant de croire que l'autonomie n'était pas dans notre programme alors qu'elle était au cœur de nos demandes", a-t-il ajouté.

"On laisse croire que l'autonomie serait une forme de rupture avec la France, ce qu'elle n'est absolument pas", a-t-il insisté.

Mardi, le chef du gouvernement, qui a chargé la ministre Jacqueline Gourault d'ouvrir un dialogue avec les nationalistes, a indiqué qu'il serait "attentif à ce que les compétences prévues par la loi, et ouvertes à la nouvelle collectivité, soient pleinement exercées".

Le gouvernement a rejeté d'ores et déjà les trois revendications emblématiques des nationalistes corses, la reconnaissance de la langue corse comme langue officielle de l'île au côté du français, la création d'un statut de résident ou encore l'amnistie des "prisonniers politiques".

M. Philippe a préféré insister sur les "compétences spécifiques" qui pourraient être confiées à la Corse, en invoquant la formule du "pacte girondin" entre l'État et les collectivités, sans dessiner les contours de ces nouvelles attributions.

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/corse-la-constitution-doit-%c3%aatre-modifi%c3%a9e-exhorte-simeoni/ar-BBGFWst?ocid=sf

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Et en même temps... "La constitution doit être modifiée" dit Gilles Simeoni ! Mais pourquoi doit-on modifier la constitution, alors que la Corse fait partie intégrante de la France ???
Ah mais oui suis-je bête, c'est ce que prône l'UE avec les euro-régions et que dénoncent l'UPR et François Asselineau.

FREXIT VITE!

C.N.

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Le fascinant texto d’Alexis Tsipras à Martin Schulz

Décidément, Alexis Tsipras est fascinant.

ACT TSIPRAS UE RUPTURES

A chaque fois, on croit qu’il ne pourra plus nous surprendre. Il y parvient pourtant, toujours et encore. Cette fois, le Premier ministre grec – que les grands médias, non sans humour involontaire, continuent à étiqueter « gauche radicale »… – vient d’envoyer un extraordinaire texto au chef du SPD allemand, Martin Schulz.

Mais avant d’apprécier la teneur de celui-ci, il faut rappeler que son parti, Syriza, gagna les élections de janvier 2015 en promettant de mettre fin à l’austérité dès qu’il arriverait au pouvoir. M. Tsipras précisait tout de même qu’il entendait que la Grèce reste dans l’Union européenne et dans la zone euro, ce qui constituait une contradiction absolue avec sa promesse.

Cela n’a pas manqué : après six mois de tensions avec les créanciers du pays placé sous la tutelle de la Troïka (UE, Banque centrale européenne, FMI), le chef du gouvernement acceptait officiellement le principe d’en passer par les exigences de Bruxelles. Les vannes des concessions étaient dès lors grandes ouvertes.

Pourtant, il organise début juillet 2015 un référendum portant sur le renforcement des coupes sociales et économiques massives que la Troïka veut imposer. Et appelle personnellement les électeurs à voter Non – ce qu’ils ont fait très massivement.

A peine quelques semaines plus tard, son gouvernement signe avec l’Union européenne et ses acolytes un mémorandum qui ouvre une phase de capitulations d’ampleur inégalée : les « économies » sur les salaires, les retraites et les minimas sociaux sont amplifiées à un degré jamais vu en Europe en temps de paix ; privatisations, dérèglementations, casse du code du travail sont au programme.

Le parlement, renouvelé en septembre 2015, ne cesse depuis lors d’enchaîner les votes d’aggravation des mesures, sous la menace de stopper les tranches de prêts accordées à Athènes.

C’est sans fin : la semaine dernière encore, les « partenaires » européens de la Grèce ont obtenu que quatre centrales du service public d’électricité soient privatisées. C’est donc dans ce contexte qu’on peut savourer le texto du chef du gouvernement hellène à son ami social-démocrate allemand pour l’implorer de ne pas rester au bord de la route « dans cette phase décisive pour l’UE ». En clair, d’accepter d’entrer à nouveau dans une grande coalition à Berlin sous l’égide d’Angela Merkel…

Dès le résultat des élections allemandes du 24 septembre, le SPD avait pourtant exclu cette hypothèse, tant la gifle que lui ont infligée les électeurs fut retentissante. Pas question, pour les sociaux-démocrates, de prolonger une expérience qui pourrait bien devenir suicidaire.

Las, l’échec des négociations entre les amis de la chancelière, les Verts et les Libéraux paralyse pour l’heure la politique allemande, et plonge de ce fait les dirigeants européens dans l’inquiétude et la fébrilité. Du coup, M. Schulz – de son propre aveu – reçoit continument des messages de toutes parts demandant au SPD de rempiler avec les conservateurs. Emmanuel Macron n’est pas le dernier à faire pression sur l’ancien président de l’europarlement.

Supplique pathétique

Mais la supplique d’Alexis Tsipras est la plus pathétique. Le chef du gouvernement grec martèle que la reconduction de la grande coalition allemande est « une condition indispensable aux réformes progressistes nécessaires et à la démocratisation de l’Europe ». Car, poursuit M. Tsipras, il y a désormais une chance « de mettre sur la table de l’Europe un agenda progressiste » permettant de sauver cette dernière.

On a donc la confirmation que, pour la « gauche radicale », en l’occurrence grecque, le sauvetage « progressiste » de l’Europe a la priorité sur tout autre préoccupation, et passe par la reconduction d’Angela Merkel dans une configuration analogue à celle qui prévaut depuis 2013 – celle-là même qui fit fleurir des caricatures de Mme Merkel et de l’actuel président du Bundestag, Wolfgang Schäuble, en nazis dans les manifestations populaires qui furent nombreuses dans le pays, des années durant…

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L’homme qui avait pourtant battu une « grande coalition » socialiste-droite dans son propre pays, estime désormais qu’« une véritable position de gauche consiste à s’engager pour des vrais changements et réformes, et non de garder propre son identité ».

On peut lui faire confiance : pour ce qui est de se salir les mains, Alexis Tsipras est, en trois ans, devenu champion toutes catégories. Mais puisque c’est pour sauver l’Europe…

https://ruptures-presse.fr/actu/tsipras-schulz-ue-grande-coalition/

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.(RussEurope en exil) Culture nationale, souveraineté et médiations

S’est tenue à l’Université Fédérale de Rio de Janeiro cette semaine (de mardi à jeudi) une importante conférence sur la signification de l’année 1917.

TL URSS 2

Elle a été consacrée à traiter de la question « un autre socialisme est-il possible? ». Cette conférence, organisée par un groupe d’universités brésiliennes, réunissait des intervenants venant tant de l’Amérique Latine que du reste du monde (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Etats-Unis) [pas très étendu, le monde!!! NdR]. La tenue de cette conférence, qui aurait sans doute été impossible aujourd’hui en Europe où s’abat une chape de conformisme, comme l’a fait remarquer un intervenant britannique, est la preuve de la vitalité intellectuelle de l’Amérique Latine.

(...)

La question de la spécificité nationale

Ces présentations, mais aussi les débats qu’elles ont suscités, ont donc mis en évidence non seulement des différences de sensibilité (ce qui est parfaitement normal dans une conférence de cette nature) mais aussi, et ceci est peut-être plus important, des différences de perspectives qui s’enracinent dans les spécificités nationales, dans les cultures politiques et les expériences des différents pays. Ainsi, l’un des intervenants britanniques, a montré l’importance du BREXIT dans la lutte anti-hégémonique, mais aussi la lutte féroce pour le contrôle sur la classe ouvrière et les classes populaires que se livrent d’un côté Boris Johnson et Nigel Farage et de l’autre Jeremy Corbyn, lui même en rupture avec la doxa traditionnelle du parti travailliste. Ce point mérite ici une explicitation.

Un certain nombre d’intervenants (en particuliers les collègues brésiliens) ont insisté sur la « nature globale » du capitalisme et de la société capitaliste. Mais, les débats auxquels ont donné naissance leurs interventions ont montré qu’au-delà des différences politiques il y avait des incompréhensions naissant de la différence des cultures politiques. Les mots n’ont pas le même sens dans ces différentes cultures. Or, ces cultures politiques reflètent les différences dans l’histoire institutionnelle des différends Etats, c’est à dire, en fin de compte les différents chemins historiques pris par ces Etats. Cela fut sensible non seulement dans le rapport au phénomène soviétique (avec une différence nette entre collègues européens et collègues des deux Amériques), mais aussi dans le rapport aux structures de l’Etat ou dans l’interprétation des évolutions particulières du capitalisme. Non que l’on ne puis se comprendre. Et un important travail de « traduction » (au-delà de la traduction du portugais-brésilien à l’anglais) a été fait, permettant aux discussions d’être fructueuses. Mais, les différences souvent se sot muées en divergences. On peut constater que les ordres de priorités diffèrent, ce qui pouvait être prévu, mais aussi, et ceci est essentiel, que la formulation de ces priorités diffère, parfois de manière marginale mais parfois aussi de manière très sensible, d’une culture politique à l’autre. Il convient alors de revenir sur cette notion de culture politique nationale mais aussi sur la notion de médiation qui découle de ces différences.

L’importance de la notion de médiation

Ainsi, avons nous eu une démonstration de la pertinence de la notion de spécificité nationale. Reconnaître cette spécificité ne conduit nullement à tomber dans le piège de l’hypothèse saturante du « génie national » des peuples. Par contre, elle invite à prendre au sérieux la notion de culture politique nationale, une culture politique qui nait des luttes passées et des institutions auxquelles elles ont donné naissance, mais aussi une culture politique qui permet de comprendre pourquoi les formes spécifiques prises par les luttes sont elles-mêmes aussi différentes.

Cette spécificité des cultures politiques nationales conduit à penser l’internationalisme dans son sens initial – un mouvement qui unit des Nations différentes – mais conduit aussi à rejeter sa lecture actuelle qui tend à le présenter comme un a-nationalisme qui serait fondé sur une « nature » unique des êtres humains. Il convient donc de penser constamment les médiations par lesquelles des unités de lutte peuvent se constituer entre des cultures politiques nationales différentes mais aussi de refuser l’utopie dangereuse que ces médiations ne seraient pas nécessaires car le « capitalisme » aurait une telle transcendance qu’il rendrait « évident » et impératif (au sens de l’impératif catégorique kantien) l’existence de cet a-nationalisme.

La question des médiations apparaît alors comme l’autre face de la question de la souveraineté. Car,i le développement initial des luttes se fait toujours dans le cadre national, que ce cadre soit celui des représentations induites par la culture politique nationale ou que ce cadre soit directement celui des institutions nationales particulières. Mais, ce développement des luttes pose alors le problème de la coordination avec d’autres luttes, menées dans d’autres cadres nationaux. Et ce problème ne saurait être résolu sans que ne soient inventées des formes de médiations assurant la traduction des idées et des concepts d’une société à une autre.

Jacques Sapir

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-culture-nationale-souverainete-et-mediations/

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Un commentaire trouvé sur le site d'Olivier Berruyer:

La question nationale, c’est la question de la démocratie.
Même avec les meilleures intentions du monde, les socialismes ne peuvent pas faire l’impasse sur les conditions réelles d’exercice de la démocratie : la souveraineté populaire qui s’exprime à travers des lois communes pour tous s’exerce nécessairement sur un territoire donné et limité. En outre ce territoire doit être à échelle humaine, correspondre à des réalités culturelles et civilisationnelles, au risque sinon de dissoudre l’humain dans un ensemble inhumain.  

P.G.

En 2018, les députés devraient bénéficier d’un remboursement de 1 200 euros de leur loyer à Paris

Le 29 novembre, le bureau de l’Assemblée avait confirmé le remboursement d’un pied-à-terre à Paris pour les députés, à partir du 1er janvier 2018. Transparence est désormais faite sur le plancher maximal du remboursement, selon L’Opinion.

 

ACT LREM PARLEMENT CALIMERO

Le bureau de l’Assemblée nationale avait adopté une réforme des frais de mandats le 29 novembre dans le cadre de la moralisation de la vie publique. Une décision qui a plutôt fait figure de réforme a minima, incluant en outre quelques points polémiques. Comme le fait que le bureau accordera désormais aux députés le droit de bénéficier d’un remboursement plafonné de leur loyer à Paris, à partir du 1er janvier 2018, en plus de leur bureau meublé et équipé de l’Assemblée – ce dernier servant bien souvent de couche aux élus de province.

 

L’Opinion atteste avoir pris possession d’une lettre, datée du 11 novembre, provenant du premier questeur de l’Assemblée nationale (La République en marche, LREM) Florian Bachelier. Il y informe les députés qu’ils auront, à partir du 1er janvier 2018, « La possibilité de louer un logement dont le loyer sera pris en charge par le budget de l’Assemblée Nationale à une hauteur aujourd’hui estimée à 1 200 euros par mois »Pour les loyers d’un montant supérieur, le surplus pourra leur être remboursé au titre de l’indemnité représentative de frais de mandat, la fameuse IRFM.

Cette modification fait suite aux nombreuses revendications des députés qui se plaignaient de leurs conditions de vie lors de leurs séjours à Paris. « Ce sont vos nombreuses demandes qui ont permis d’imaginer cette solution. », communique Florian Bachelier à ses collègues.

 


 

« Améliorer les conditions de vie et donc de travail des députés, en en finissant avec le nomadisme inconfortable. »

 


 

Selon lui, cette mesure a l’avantage d’« améliorer les conditions de vie et donc de travail des députés, en en finissant avec le nomadisme inconfortable que vous nous avez décrit. », mais aussi de réduire la note pour l’Assemblée nationale. En effet, L’Opinion confirme que le « budget hôtellerie » mensuel d’un député est aujourd’hui de 3 200 euros – les députés de province (hors Paris et petite couronne), peuvent bénéficier de nuits d’hôtel lorsque la résidence de l’Assemblée est complète, dans la limite de 200 euros.

Autre bonne nouvelle, les frais de taxi ou VTC, jusqu’ici pris en charge par l’Assemblée uniquement pour les déplacements dans Paris et les trois départements de la petite couronne, le seront désormais sur tout le territoire, « national et à l’étranger », précise le questeur.

Source :

https://francais.rt.com/international/46488-deputes-pourront-louer-appartement-paris-1200-euros-mois

https://www.lopinion.fr/edition/politique/deputes-pourront-desormais-louer-pied-a-terre-parisien-aux-frais-l-139788

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Les geignards députés En marche pas assez payés !

"Surtout qu’ils partent !!! " L’édito de Charles SANNAT

Certains élus de la majorité se plaindraient, d’après L’Opinion, de leur salaire moins intéressant que celui qu’ils touchaient dans le privé.

TK CALIMERO PARLEMENT UE

Ainsi, payée 5 000 euros, une députée LREM se plaint de manger « pas mal de pâtes »…

Pauvre choupette, c’est dur la vie, la preuve, elle dit même « je vais moins souvent au restaurant, je mange pas mal de pâtes, j’ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager. Pour certains, la question de tenir jusqu’au bout va se poser »

Pour éviter les procès en machisme, on se fiche que « madame » la dépitée ressorte des vieux tailleurs de son dressing, ou que ce soit un monsieur le dépité qui ressortirait de vieilles cravates, bien que la cravate ne soit plus trop à la mode ces derniers temps chez la REM (république en marche) vu qu’il faut faire « jeune » et que la cravate fait « vieux con ».

Voici quelques paroles de geignards :

– « On a tous lâché des situations professionnelles très confortables, et on ne s’y retrouve pas aujourd’hui » :

– « Il ne va pas falloir que ça dure trop longtemps, car je suis quatre fois moins payé ici que dans mon ancien job », aurait regretté cet ancien salarié d’un grand groupe industriel de produits cosmétiques ;

– « L’aventure est passionnante, mais un jour sur trois, je me demande ce que je fais ici ».

Ils font couiner les Français et finissent geignards !

Je les trouve pathétiques nos dépités, surtout, qu’ils partent!. Tous savaient ce qui les attendait, tous connaissaient la paye, et les situations qu’ils quittaient.

De surcroît, passer et voter des lois qui font couiner des braves gens pour qui les pâtes et les patates au beurre c’est le dimanche, vu qu’il n’y a toujours plus de beurre dans notre pays, c’est tout de même assez fort de café.

Il existe dans ce pays des milliers de gens, valables, talentueux, honnêtes et travailleurs, qui pour 5 000 euros nets par mois verraient le poste de député comme un honneur et qui mangent des pâtes depuis des années sans que cela n’émeuve leur estomac.

Nos dépités de la REM aimeraient donc bien augmenter leur REMunération… aux frais des sans-dents que nous sommes parce que vous comprenez, c’est dur.

Et vous savez quoi ? C’est vrai que se loger dans le 7e avec une paye de 5 000 euros nets par mois, même si cela semble beaucoup, c’est bien peu pour le quartier de l’Assemblée et la rive-gauche. C’est vrai.

Mais vous savez quoi ?

Il est très important que ceux qui fassent les lois soient dans la vraie vie.

Avec un salaire de 5 000 euros par mois, les députés de la nation sont trop éloignés des réalités quotidiennes de leurs concitoyens. Il convient donc d’aligner le salaire de nos sinistres représentants sur disons, allez soyons sympas, le salaire d’un prof certifié en milieu de carrière, soit entre 2 000 et 2 500 euros par mois.

Je suis sûr que nous ne manquerions pas de candidats, certainement moins motivés par l’argent, et surtout moins coupés des réalités quotidiennes. Ils voteraient sans doute des lois un peu plus inspirées.


Les députés ne représentent pas leurs intérêts ni ne défendent leur paye, mais les intérêts de leur peuple et des gens qui leur font confiance.

S’ils ne sont pas contents, qu’ils partent sous les applaudissements goguenards du peuple de France.

Dehors les snobinards, les péteux, les vaniteux, les « zimportants », les prétentieux, ceux qui ne savent pas rester simples. Dehors. Ces minables ruinent notre pays depuis 50 ans.

Enfin, rebaptisons la REM la REMunération !!!

(...)

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/les-geignards-deputes-en-marche-pas-assez-payes-surtout-quils-partent-ledito-de-charles-sannat/

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