mercredi 13 décembre 2017

Saint-Sulpice-le-Guérétois (23) : la croix du portail du cimetière va être enlevée à la demande du Conseil Municipal

Une publication proposée pa N.S. (UPR 87)

ACT CREUSE ST SULPIVE CIMETIERE

La municipalité de Saint-Sulpice-le-Guérétois (Creuse) souhaite se conformer à la loi de 1905 et retirer la croix du portail du cimetière communal.

Sous l’église de Saint-Sulpice-le-Guérétois (Creuse), la porte du four de l’ancienne boulangerie tient lieu de décoration. Un peu plus haut, devant ladite église, on peut apercevoir une pierre reposoir surmontée d’une croix, tout comme sur une pierre au pied de l’église on peut voir se dessiner une autre croix…

Plus loin dans la rue, le cimetière se dresse, et à l’intérieur, de nombreuses sépultures sont, elles aussi, surmontées de cette croix symbolique…

Le portail de la partie haute du cimetière, certainement installé entre les années 1930 et 1960 d’après le maire Claude Guerrier, dispose lui aussi d’une croix, que la municipalité souhaite enlever. Les devis sont envoyés, la croix sera retirée et un nouveau ventail sera mis en remplacement, sans croix.

« Cette démarche ne se veut pas polémique, ce n’est pas contre le catholicisme, prévient Claude Guerrier, mais le cimetière est un espace public partagé où tout le monde a accès, quelles que soient ses croyances, convictions ou absence de croyances ».

http://lafrance.co/saint-sulpice-le-gueretois-23-la-croix-du-portail-du-cimetiere-va-etre-enlevee-a-la-demande-du-conseil-municipal

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VIDS 13DEC17 TF NATACHA

 

NATACHA POLONY : LE BOYCOTT UNE ARME CITOYENNE 👊 ?

"Le libre- échange n'est pas une fatalité"!
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Comment Macron nous entube : ISF, Flat Taxe, APL…

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Ajoutée le 11 déc. 2017

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Jérusalem et la mystique de l’élection

Par Bruno Guigue | 10 décembre 2017

TL ISRAELBIBLE

Comme le montre la naïveté des commentaires sur la crise actuelle, on ne comprend pas les conflits du Proche-Orient si l’on oublie l’essentiel. Le sionisme n’est pas un mouvement d’émancipation juive, ni un nationalisme séculier classique. C’est un colonialisme fondé sur une mystique de l’élection. Lorsque Netanyahou est reçu au congrès américain, il parle du “peuple élu” et il invoque la “destinée manifeste”. En validant les prétentions israéliennes sur Jérusalem, Trump ne se contente pas de piétiner la loi internationale. Flattant le narcissisme israélien, il accrédite la mythologie fondatrice de l’Etat-colon.

On s’inquiète d’une confessionnalisation du conflit, mais on oublie que ce conflit est confessionnel depuis l’origine. Non pas du fait de la résistance arabe, mais du fait de l’entreprise sioniste. En fait, le mouvement auquel le sionisme ressemble le plus est le suprématisme blanc des Afrikaners. Dans les deux cas, ils se prennent pour le peuple élu, et la guerre coloniale vise à s’emparer de la “Terre promise”. L’Etat d’Israël, cet enfant chéri de la conscience laïque occidentale, est un implant colonial justifié par l’Ancien Testament.

Même s’ils ont raison, le déni de légitimité que les juifs orthodoxes opposent au sionisme est trompeur. Il faut lire les penseurs sionistes de l’ère pré-israélienne : le sionisme n’a pas trahi le judaïsme, il s’est simplement affranchi de sa passivité. Il substitue à l’attente du sauveur une action politique, mais cette action vise à prendre possession d’“Eretz Israël”, et non d’une lointaine contrée indifférente au récit biblique. Le sionisme moderne n’a pas laïcisé l’espérance messianique, il l’a détournée à son profit pour implanter au Proche-Orient un Etat occidental.

La conquête coloniale de la Palestine se fonde sur une mystique de l’élection, et cette mystique se nourrit d’une géographie du sacré. Interprétant la Thora comme un acte notarié, elle le brandit comme si un texte religieux pouvait fonder un droit opposable. Croyant occasionnel, Theodor Herzl avait bien compris la puissance symbolique de cette supercherie. “Si la revendication d’un coin de terre est légitime, disait-il, alors tous les peuples qui croient en la Bible se doivent de reconnaître le droit des juifs”. Quel Occidental contestera, si elle est bibliquement établie, la légitimité d’un Etat juif en Palestine ?

Le sionisme repose sur une idée simple : la Thora tient lieu de titre de propriété, et cette propriété sera reconnue par un Occident pétri de culture biblique. Il faut reconnaître que ce tour de passe-passe a porté ses fruits. Loin d’être une nouveauté, le sionisme chrétien est constitutif du sionisme lui-même. L’idée du retour des exilés en Terre sainte fut une idée protestante avant d’être une idée juive, et le gouvernement britannique s’en fit l’ardent défenseur à l’apogée de l’Empire. Ce n’est pas un hasard si cette entreprise a fini par voir le jour avec la bénédiction d’une Grande-Bretagne férue d’Ancien Testament.

Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’une idée absurde exerce une force matérielle. Pour les sionistes, la cause est entendue : si le droit des juifs sur la terre d’Israël n’est pas négociable, c’est qu’il dérive de la transcendance. Combattre l’entreprise sioniste, c’est faire offense à Dieu, se rebeller contre sa volonté. Avant la proclamation unilatérale de l’Etat d’Israël, le grand rabbin de Palestine déclarait devant une commission internationale : “C’est notre forte conviction que personne, ni individu, ni pouvoir institué, n’a le droit d’altérer le statut de la Palestine qui a été établi par droit divin”.

Chef du parti national-religieux, le général Effi Eitam expliquait en 2002 : “Nous sommes seuls au monde à entretenir un dialogue avec Dieu en tant que peuple. Un Etat réellement juif aura pour fondement le territoire, de la mer au Jourdain, qui constitue l’espace vital du peuple juif”. On comprend pourquoi le sionisme, à l’appui de ses prétentions, n’invoque pas le droit international, mais la promesse de Yahvé à Abraham : “C’est à ta descendance que je donne ce pays, du fleuve d’Egypte au grand fleuve, le fleuve Euphrate” (Genèse, 15).

Cette mythologie a fait de Jérusalem le joyau de la promesse. La cité de David est l’écrin de la présence divine depuis que son successeur Salomon y bâtit le premier Temple. Espace de communication avec le divin, Jérusalem porte témoignage de la geste hébraïque. Le martyre subi lors de sa destruction en accentue la sacralité, en la déclinant sur le mode messianique. Dans la narration biblique, Jérusalem est le centre d’une histoire sainte. Le tour de force du sionisme est de l’avoir fait passer pour une histoire tout court.

Cette conversion de la narration biblique en narration historique, pourtant, est un véritable château de cartes. Israël s’est lancé à Jérusalem dans une quête obstinée des vestiges de sa grandeur passée. A coup d’excavations frénétiques, on a exhibé la moindre breloque comme si elle était la preuve d’une gloire ancestrale, et un tesson de poterie attestait le rayonnement immémorial du royaume hébraïque. Mais cette manie de fouiller le sous-sol palestinien à la recherche d’une gloire perdue a montré ses limites, et les archéologues israéliens ont fini par tirer un trait sur ces affabulations.

“Les fouilles entreprises à Jérusalem n’ont apporté aucune preuve de la grandeur de la cité à l’époque de David et de Salomon”. Mieux encore : “Quant aux édifices monumentaux attribués jadis à Salomon, les rapporter à d’autres rois paraît beaucoup plus raisonnable. Les implications d’un tel réexamen sont énormes. En effet, s’il n’y a pas eu de patriarches, ni d’Exode, ni de conquête de Canaan, ni de monarchie unifiée et prospère sous David et Salomon, devons-nous en conclure que l’Israël biblique tel que nous le décrivent les cinq livres de Moïse, les livres de Josué, des Juges et de Samuel, n’a jamais existé ?

Ces citations ne sont pas tirées d’un brûlot antisioniste, mais du livre d’Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, La Bible dévoilée, Les nouvelles révélations de l’archéologie, Bayard, 2002, p. 150. La mythologie sioniste avait maquillé le mythe en histoire pour les besoins de la cause. Cette histoire en carton-pâte est balayée par la recherche scientifique. La véritable histoire reprend ses droits, et la géographie du sacré sombre dans les sables mouvants. Mais peu importe. Avec de vieilles pierres en guise de témoins muets, les sionistes revendiquent obstinément la propriété d’une terre arrachée en 1948 à ses détenteurs légitimes.

Bruno Guigue | 10 décembre 2017

Source : Bruno Guigue

http://arretsurinfo.ch/jerusalem-et-la-mystique-de-lelection/

Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l’Europe et le Reich : De la Première Guerre mondiale à la guerre froide 1914-1945

PUB ALR VATICAN

Message de l'auteur, à propos de son document Histoire d’une censure vaticane et médiatique à répétition, suite à la censure qu'elle vient de subir à la RTBF.

Chers amis,

Je vous remercie de prendre le temps de vous informer sur un exemple de censure cléricale et médiatique étendue sur plus d’une année, et qui vient de se clore à la RTBF, principale chaîne de télévision belge. Un tel interdit mériterait la fanfare, mais les spectateurs belges l’ignoreront sans doute autant que le public français. Cet exemple accroît la longue liste connue des ostracismes prononcés de longue date en France contre la recherche scientifique et critique en général, et contre les chercheurs indépendants des puissants en particulier.

L’exposé, un peu long, ne vous rebutera pas, j’en suis certaine : j’ai été contrainte à fournir des détails, les jugeant d’autant plus nécessaires qu’il est rare de pouvoir saisir (ou disposer d’éléments solides sur) le processus de censure qui, nous affirme-t-on, n’existe pas dans nos démocraties-modèles et notre grande presse libre. Les correspondances attestent que je n’étais aucunement demanderesse de la publicité des grands médias: dois-je préciser que c’est toujours le cas, et que je considère les sources électroniques comme le quasi exclusif moyen d’information actuellement accessible : jusqu’à quand est une question qui se pose de plus en plus clairement.

La diffusion de ce document est, comme d’habitude, non seulement libre mais encore vivement encouragée.

Bien cordialement

Annie Lacroix-Riz


 

A propos de son livre:

Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l’Europe et le Reich : De la Première Guerre mondiale à la guerre froide 1914-1945, Paris, Armand Colin, Nouvelle édition refondue, 2010

Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l'Europe et le Reich : De la Première Guerre mondiale à la guerre froide 1914-1945, Paris, Armand Colin, Nouvelle édition refondue, 2010 {JPEG}Bihr Alain

Il est singulier de constater combien les historiens s’intéressent peu au plus ancien des États européens : le Vatican. Encore plus curieux est le fait que, quand ils s’y intéressent, ils ne l’appréhendent guère comme un État qui, à l’image de tous les autres États, n’est qu’un « monstre froid », « le plus froid même des monstres froids  » (Nietzsche), dont les comportements de leurs dirigeants ne peuvent ni ne doivent se comprendre qu’en fonction des intérêts de cet État dans ses rapports avec tous les autres acteurs de la scène politique internationale, à commencer par les autres États. Car, sous ce rapport, pas plus que sous aucun autre, le Vatican ne fait exception à la règle. Annie Lacroix-Riz en apporte la démonstration dans cet ouvrage consacré à la politique extérieure du Vatican durant la période cruciale de l’histoire de l’Europe contemporaine qui va des prémices du premier aux lendemains du second conflit mondial. Sa thèse est que, par delà les vicissitudes d’une histoire bouleversée et les revers qu’elle y aura connus, cette politique s’est caractérisée par une remarquable continuité dans la poursuite de ses objectifs, sa Realpolitik amenant le Vatican à nouer une alliance solide et durable avec l’État allemand, quels qu’en aient été les dirigeants et leurs idéologies. Ce n’est pourtant pas ce dernier qui a sa préférence au départ. Au début du XXe siècle, l’allié privilégié du Vatican reste le vieil État habsbourgeois, la double monarchie austro-hongroise, profondément catholique, qui a été en son temps le fer de lance de la Contre-Réforme en Europe centrale. Mais ses deux bêtes noires sont d’une part la Russie tsariste, épicentre de l’orthodoxie honnie, d’autre part la France qui, autour de 1860, a pris une part décisive à l’unification italienne, qui va réduire le Vatican à l’État territorialement croupion qu’on connaît aujourd’hui et qui, après l’adoption des lois de séparation des Églises et de l’État de 1905, n’est pas loin d’incarner l’Antéchrist pour la Curie romaine. Aussi lui faut-il bien consentir à l’alliance des Habsbourg avec les Hohenzollern, fussent-ils luthériens. Et dès août 1914, ce sont bien les Empires centraux que le Vatican soutient, en se faisant notamment le défenseur de leurs revendications territoriales. Le cours de la guerre allait cependant rapidement le convaincre que, des deux États de langue allemande, c’était bien l’Allemagne la plus solide, même dans la défaite. C’est donc à cette dernière que le Vatican va dès lors lier le destin de sa politique extérieure. Pour faire face à une France que sa victoire semble avoir encore renforcée et une Russie désormais livrée à l’athéisme bolchevique, le Vatican va tout faire de ce qui est en son pouvoir pour alléger le poids des sanctions (notamment territoriales et financières) ordonnées par le traité de Versailles contre l’Allemagne, tout en préparant déjà le terrain de la revanche, par la dénonciation du dit traité et son appui à l’autonomisme et à l’irrédentisme dans les territoires catholiques arrachés aux Habsbourg et aux Hohenzollern, le Vatican allant jusqu’au comploter contre la Pologne, pourtant catholique et antibolchevique, parce que sa renaissance s’est faite notamment par réunion de tels territoires. Dans cette nouvelle configuration, le Vatican va chercher un appui sinon un allié dans les États-Unis d’Amérique, dont l’intervention dans la guerre a commencé à faire un acteur de la scène politique européenne. Au centre de toutes ces manœuvres se trouve Eugenio Pacelli, nommé nonce apostolique (représentant du Vatican) à Munich en mai 1917, fonction étendue à toute l’Allemagne après la défaite, l’artisan du concordat avec l’Allemagne (1924). Il deviendra secrétaire d’État du Vatican (une fonction qui cumule celle de Premier ministre et de ministre des Affaires Étrangères), avant d’être élu pape en mars 1939 : ce sera Pie XII. Lorsque Hitler arrive au pouvoir en janvier 1933, en dépit des tendances anticatholiques et plus largement antichrétiennes du nouveau régime, le Vatican trouvera en lui son champion. Il appuiera tous ses projets d’expansion territoriale, d’abord « pacifiques » (à commencer par l’Anchluss, l’absorption en 1938 d’une Autriche déjà largement nazifiée par l’, ardemment désirée par la Curie romaine, qui neutralisera l’opposition de l’Italie mussolinienne en l’occurrence) puis guerrières, à l’Ouest (au détriment des Pays-Bas, la Belgique et la France), au Nord (Danemark et Norvège) et à l’Est (Pologne puis Russie). Avec le déclenchement de l’opération Barbarossa (nom de code de l’invasion de la Russie – juin 1941), autrement dit de la guerre d’extermination du « judéo-bolchevisme » dans l’Est européen, que le Vatican présentera quelquefois quasiment comme une guerre sainte, d’autant plus qu’il espère pouvoir ainsi faire entrer dans son giron l’Église ukrainienne uniate, il n’aura plus pour le régime nazi que les yeux de Chimène. Des yeux qui se fermeront volontiers pour ne pas voir les pires crimes et génocides de masse dont le régime nazi va se rendre coupable, à commencer par ceux des juifs et des Roms, fussent-ils accomplis aux portes mêmes du Vatican, comme lors de la déportation des juifs de Rome à l’automne 1943. Mais il en ira de même à propos des massacres perpétrés par l’Etat fantoche oustachi (croate) à l’égard des Serbes, des juifs et des Roms, ne leur laissant le choix qu’entre la conversion (au catholicisme) et la mort. Les fameux « silences  » de Pie XII, en contradiction apparente avec l’Évangile, ne sont que trop cohérents au regard des positions occupées par le Vatican dans les rapports de forces politiques au sein de l’Europe en guerre. Quand, après la chute de Stalingrad (février 1943) et surtout la bataille de Koursk (juillet-août 1943), se lève le spectre de la défaite allemande à l’est, le Vatican va mettre en place ses fameuses ratlines, littéralement filières à rat, destinées à permettre au plus grand nombre parmi les hauts dignitaires et autres exécutants de basses œuvres nazis ou alliés de ces derniers de se réfugier en des lieux sûrs, en Europe même (dans des couvents) ou en dehors de l’Europe (notamment en Amérique latine). Une opération supervisée par Giovanni Montini, le futur pape Paul VI (1963-1978)… Et, une nouvelle fois, le Vatican tentera de trouver un allié dans les États-Unis de manière à s’assurer que l’occupation de l’Allemagne par les vainqueurs, devenue inévitable, soit la moins préjudiciable possible. Une tentative qui sera d’un certain succès, Washington montrant un intérêt particulier à enrôler à son service des nazis ayant brillé dans la répression des mouvements de résistance et dans la lutte contre l’Union Soviétique, dans la perspective de ce qu’on pressent devoir devenir la future confrontation entre les anciens alliés. Le trajet d’un dénommé Klaus Barbie est, de ce point de vue, édifiant mais nullement exceptionnel : avant de finir conseiller des dictateurs boliviens dans les années 1960-1970, l’ancien « boucher de Lyon  », bourreau de Jean Moulin, recyclé par les soins des réseaux catholiques, était devenu une barbouze états-unienne en Allemagne. Restait au Vatican, sous l’égide des États-Unis et plus largement des États occidentaux, à accomplir un dernier miracle : celui de faire renaître l’Allemagne occidentale de ses ruines en tant qu’État à part entière, en le lavant de tous les crimes de son prédécesseur nazi. Il y contribuera en remettant en selle le vieux parti de la droite catholique allemande, ce Zentrum qu’il avait lui-même sabordé après l’installation de Hitler à la Chancellerie en 1933, et auquel il redonnera vie sous les couleurs de la Christlish Demokratische Union (CDU) et de la Christlich Soziale Union (CSU) bavaroise qui domineront la scène politique allemande jusqu’au début des années 1970. Deuxième version d’un ouvrage initialement paru en 1997, ici enrichi de l’exploitation de nombreuses nouvelles archives (à l’exception de celles du Vatican, toujours fermées et sans doute en partie volontairement détruites), très solidement documentée et argumentée, cette livraison d’Annie Lacroix-Riz fourmille de nombreux développements secondaires et de détails significatifs plus nombreux encore dont il est impossible de faire mention ici. Qu’il me soit permis pour conclure en signalant qu’elle débouche sur deux questions qui se situent cependant au-delà de son champ d’étude mais dont la solution contribuerait à parfaire son approche critique de l’institution ecclésiale. La première concerne les modalités de l’action diplomatique du Vatican et conduit à s’interroger sur les modalités d’action et les modes de fonctionnement du clergé, tant séculier que régulier, qui forme les bras de la pieuvre vaticane. La seconde a trait aux intérêts matériels et notamment financiers du Vatican, dont on devine à plusieurs reprises qu’ils pèsent lourdement dans les choix de la Curie romaine ou des différentes Églises nationales. À quand un ouvrage de synthèse sur « l’or du Vatican » ?

 

Bihr Alain, « Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l’Europe et le Reich : De la Première Guerre mondiale à la guerre froide 1914-1945 », dans revue  Interrogations ?, N°12 – Quoi de neuf dans le salariat ?, juin 2011 [en ligne], http://www.revue-interrogations.org/Annie-Lacroix-Riz-Le-Vatican-l (Consulté le 5 décembre 2017).

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/collaboration-histoire-dune-censure-vaticane-mediatique-a-repetition-de-rmc-a-rtbf/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

Les années soixante, c’est bien fini! À propos de la mort de Johnny

TRIBUNE LIBRE

TL JOHNNY

“Notre Johnny national” fuyait l’impôt, tentait périodiquement d’abandonner la nationalité française, vivait en Suisse et idolâtrait les “States”. Au point d’adopter un pseudo en (mauvais) anglais. Il n’a pas peu contribué, avec ses collègues de la génération yéyé, à placer la chanson française dans le sillage des modes anglo-saxonnes. Enfin, n’oublions pas que ce nanti avait choisi son camp, celui du Fouquet’s et de Sarkozy.

Et pourtant, telle est la force du talent, de la voix humaine, du rythme, de ce mélange de virilité et de souffrance tue, de révolte partagée, fût- ce à vide et sans cible bien identifiée, qu’aujourd’hui, ceux-là mêmes qu’il agaçait sont attristés. Sans doute parce qu’il a incarné l’impasse de ces années soixante qui, commencées dans la rébellion et la fureur de vivre, n’auront accouché que du “capitalisme de la séduction” et de la contre-révolution.

Peut-être aussi parce que, dans sa manière si antinationale d’être notre “Johnny national”, d’américaniser la France mais aussi de franciser l’Amérique, ce petit Belge abandonnique nous parlait, tragiquement, de nos lourdes dérives.
Un souffle, haché par la maladie, s’est arrêté. Mais la voix généreuse et rauque à la fois, continue.
Le chant n’a pas de fin, et c’est à nous de lui en trouver une autre. Reviens, le jour!

Floréal/https://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/annees-soixante-cest-bien-fini-a-propos-de-mort-de-johnny-floreal/

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La biométrie remplacera-t-elle la carte bancaire ?

La carte bancaire pourrait disparaître en France au profit d’une authentification biométrique basée sur les empreintes digitales ou l’iris, comme il en existe déjà aux États-Unis ou en Chine.

 

ACT CHURCHILL BIOMETRIE

Au printemps 2017, MasterCard dévoilait une nouvelle carte bancaire dotée d’un système de paiement biométrique – en l’occurrence, un capteur d’empreinte digitale. Le dispositif, initialement expérimenté en Afrique du Sud, sera déployé dans le reste du monde à la fin de l’année. Le terrain est déjà partiellement conquis : en Chine, le géant WeChat a adopté la biométrie pour ses paiements mobiles dès 2016. La carte bancaire, moyen de paiement favori des Français depuis 2003, vit peut-être ses derniers instants.

La biométrie, qu’est-ce que c’est ?

La biométrie désigne les techniques permettant d’identifier une personne à partir de ses caractères biologiques ou comportementaux. Ce sont les empreintes digitales, les empreintes palmaires, la rétine, l’iris, les traits du visage ou le dessin des veines, mais aussi la dynamique de signature, la dynamique de la frappe au clavier ou même la voix. Il s’agit en somme d’un palier supplémentaire dans l’identification de l’individu : le système de paiement biométrique ne fera plus appel à ce que le client possède (un objet physique, la carte bancaire), ni à ce qu’il connaît (son code secret), mais à ce qu’il est. Les systèmes biométriques basés sur l’œil ou la main sont généralement jugés comme étant les plus fiables, mais un taux d’erreur subsiste.

A l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), les salariés doivent ainsi s’authentifier via leur empreinte digitale pour pénétrer dans le bâtiment. « Disons que ça fonctionne à 80%. On a remarqué des facteurs récurrents : quand il fait froid, le système ne reconnaît pas nos empreintes. Si on a une coupure sur l’index, idem. », témoigne une ingénieure de l’Institut.

Des mains trop propres, en milieu médical notamment, peuvent aussi tenir en échec la reconnaissance digitale.

Nouveau mode de paiement, nouveaux risques de fraude

A l’étranger pourtant, la biométrie appliquée aux moyens de paiement a déjà fait ses preuves. Les pionniers Pay by Touch et NCR ont initié un service de ce type aux Etats-Unis en 2006. Adopté dès son lancement par 2,3 millions de consommateurs, ce service autorise une transaction électronique par simple scan de l’empreinte digitale aux caisses au lieu d’un paiement par carte bancaire. En Chine, le paiement par empreintes digitales est courant chez les utilisateurs de WeChat, qui règlent directement leurs commissions via une authentification biométrique sur leur smartphone.

Ce qui pose bien sûr la question de la sécurité de ce mode de transaction. En 2016, deux chercheurs de l’Université du Michigan, Kai Cao et Anil Jain, sont parvenus à berner le système d’authentification par empreinte digitale de smartphones Samsung et Huawei à l’aide d’une simple imprimante à jet d’encre. Une opération de 15 minutes, coûtant moins de 500 dollars.

Dès 2014, les hackers du Chaos Computer Club avaient réussi à subtiliser les empreintes de la ministre de la Défense allemande, Ursula von der Leyen et à les répliquer sur du latex. Le Club s’était contenté d’utiliser des images prises lors d’une conférence de presse, mais la réplique était suffisamment fidèle pour déverrouiller le smartphone de la ministre. Tout porte à croire qu’elle le serait aussi pour valider un paiement bancaire. Faire le V de la victoire sur une photo postée en ligne pourrait ainsi nous exposer à un hacking biométrique.

La France reste réticente

Dans l’Hexagone, l’arrivée du paiement biométrique est freinée par le haut niveau de sécurisation de la monétique française et les restrictions de la CNIL, qui préconise de limiter l’usage de cette technologie, sensible en termes de danger potentiel pour le respect de la vie privée et des libertés individuelles. La carte bancaire continue ainsi d’afficher une santé insolente. Interrogé en octobre dernier au Forum CB 2017, Pascal Célérier, directeur général adjoint de Crédit Agricole S.A., jugeait peu probable son remplacement le paiement biométrique. « Dans la pratique, on constate que la CB ne s’est jamais aussi bien portée,  avec plus de 12 milliards de transactions en 2016 et près de 600 milliards d’euros de chiffre d’affaires, c’est-à-dire 40% des dépenses de consommation interne des ménages français.», relevait-il.

Lors de ce forum, une première carte biométrique intégrant un lecteur d’empreinte digitale, développée par Oberthur Technologies-Morpho, a été présentée au public. Elle devrait faire l’objet d’expérimentations pilotes dans le courant de l’année prochaine. Pour l’instant bien loin du modèle du tout-biométrique, et d’une disparition totale de la carte bancaire, la France semble s’orienter prudemment vers une cohabitation entre la biométrie et l’objet physique.

Source :

https://usbeketrica.com/article/la-biometrie-remplacera-t-elle-la-carte-bancaire

https://aphadolie.com/2017/12/11/la-biometrie-remplacera-t-elle-la-carte-bancaire/

 

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