mardi 12 décembre 2017

Brèves d'antipresse

Fin 2017

ARG BREVES NOEL

ART | Le Sauveur du monde ira bénir les Arabes

Vendu à un acquéreur secret pour 450 millions de dollars lors d’une vente aux enchères chez Christie’s, le Salvator Mundi de Léonard de Vinci est devenu le tableau le plus cher au monde.

La signification artistique de l’œuvre ne semble pas avoir retenu l’attention, encore moins son sens spirituel. Une seule question passionne les foules: qui est donc ce richissime amateur?

Bloomberg a livré un indice en annonçant que l’œuvre serait hébergée au Louvre d’Abu Dhabi. Peu de chances que l’acquéreur soit brésilien ou chinois… Le New York Times a aussitôt avancé le nom d’un prince saoudien.

«Le Louvre d’Abu Dhabi — une franchise de l’original parisien — est un symbole des efforts consentis par l’émirat pétrolier pour booster son prestige dans le domaine du “soft power".»

On imagine que quelques bédouins imbibés de pétrole doivent bien rire à l’idée d’avoir soustrait la plus coûteuse représentation du Christ à la culture qui l’a créée.

http://log.antipresse.net/post/art-le-sauveur-du-monde-ira-benir-les-arabes?mc_cid=69d7c2ec6a&mc_eid=3a5e263339

FRANCE | Que représente le CRIF ?

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) «invite» le Président Macron à suivre l'exemple du président étasunien Trump proclamant Jérusalem Capitale d'Israël. Faisant fi de l'histoire et du droit international, le CRIF ignore la responsabilité de la France à Jérusalem. Chrétienne pendant les croisades, Jérusalem fut musulmane de 638 à 1917. En 1535, Soliman le Magnifique et François Ier ont signé les Capitulations qui accordaient à la France un rôle particulier dans la protection des lieux saints catholiques, de concert avec la Custodie des franciscains. Aujourd'hui encore, le C​onsul de France est le dépositaire de ce droit. En outre, la ville est placée sous l'autorité administrative des Nations-Unies.

Voilà pourquoi, n'en déplaise à Donald Trump, les ambassades sont toutes à Tel-Aviv. Le CRIF représente-t-il des institutions juives de France ou les intérêts d’un gouvernement étranger?

http://log.antipresse.net/post/france-que-represente-le-crif?mc_cid=69d7c2ec6a&mc_eid=3a5e263339

UKRAINE | Emigration massive… chez l'ennemi !

Selon l'illustre Yulia Timochenko, désormais à la tête du parti «La Patrie», quelque huit millions de personnes ont quitté l'Ukraine depuis la révolution de Maïdan, début 2014. Et où sont-ils allés, tous ces Ukrainiens? Le plus souvent (55% des cas), se jeter dans les bras de leur «agresseur» — ou en tout cas désigné comme tel par leurs autorités et leurs alliés occidentaux. 4,4 millions ont en effet trouvé refuge en Russie, contre 1,2 millions en Pologne et au Canada, 1 million aux USA etc.

«Les recherches montrent que la moyenne d'âge des expatriés tourne autour des 32 ans. Ce sont surtout des gens éduqués, des intellectuels.»

Etrange, tout de même, que la frange la plus instruite et la plus capable de la population ukrainienne aille se jeter directement dans la gueule de l'ours russe. Ces «intellectuels» sont-ils complètement stupides ou y aurait-il une faille dans la narration?

http://log.antipresse.net/post/ukraine-emigration-massive-chez-l-ennemi?mc_cid=69d7c2ec6a&mc_eid=3a5e263339

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FN : EVRARD, député frontiste du Pas de Calais file avec Philippot : ou comment donner le change après le recentrage européiste

TRIBUNE LIBRE

TL FN PRCF EURO

La guerre des chefs continue de faire rage au sur fond de déception électorale. Dans le même temps, le tombe les masques en annonçant très officiellement être contre la sortie de l’UE et de l’Euro. Ce n’est pas une surprise, depuis des années les militants communistes du PRCF démontrent par A+B que le , Marine Le Pen, Philippot et compagnie en bon chiens de garde du système capitaliste sont contre la sortie de l’UE et de l’Euro, n’utilisant un discours eurocritique que pour mieux duper les ouvriers et surfer sur le vide laisser par un bien trop occupé à chanter les louanges de “l’Euro qui protège..”

Dans le Pas de Calais, c’est l’un des ex responsables au sein de la fédération PCF62 José Evrard qui s’est fait élire éputé sous l’étiquette FN  en juin dernier qui file avec Philippot. Le PRCF 62 a cette occasion met les points sur les i.

Ex-dirigeant de la Fédération communiste du PCF, renégat de l’internationalisme prolétarien et du patriotisme 100% antiraciste du PCF de naguère, le député frontiste lensois José Evrard vient de passer aux « Patriotes » de Florian Philippot.

Difficile en effet de demeurer au FN « mariniste » quand ce parti girouette, aimanté par la classe capitaliste et par l’anticommunisme dont le FN est une expression particulièrement haineuse, renie son principal « argument de vente » en terre ouvrière : la proposition, toute en trompe-l’œil, d’une rupture avec l’euro. Certes, comme nous l’avions mille fois démontré et comme M. Evrard feint de s’en apercevoir soudain, le FN n’a jamais vraiment défendu le « Frexit », fût-il réactionnaire*, seulement la « sortie concertée » de l’euro. Autrement dit, la subordination de la souveraineté nationale à la codécision de Berlin et des autres Etats, tous plus pro-capitalistes les uns que les autres, de l’UE. Mais désormais, les choses sont claires : « Marine », à côté de laquelle Evrard a fait toute sa campagne, est désormais pour la funeste « construction » européenne qui a ravagé nos industries, laissant le bassin minier à l’état de paysage martyr.

Philippot, dont les ambitions présidentielles ne font guère de doute, va de ce fait tenter de créer sa PME politique pour occuper le créneau MENSONGER du Frexit de droite.* Mais qui peut douter une seconde, si jamais cette PME finit par « prendre », que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, Philippot n’abandonnera le jour venu sa stratégie dite « souverainiste » quand la classe bourgeoise, QUI VEUT PASSIONNEMENT DISSOUDRE LA FRANCE DANS L’UNION EURO-ATLANTIQUE, et qui ne demande rien d’autre au FN que de fixer une partie de l’électorat ouvrier sur un vote pseudo-patriotique (en réalité, xénophobe, ce qui n’est pas du tout la même chose), aura sifflé pour Philippot/Evrad la fin de la récré qu’elle a déjà sifflée pour « Marine » ?

Ouvriers et fils d’ouvriers du Pas-de-Calais qui voulez rester fidèles au combat social et au patriotisme ardent de vos aïeux mineurs, laissez tomber le mirage dangereux du frontisme, « jean-mariste », « philippiste » ou « mariniste » et aidez plutôt le PRCF à reconstruire un vrai parti communiste, patriote, internationaliste, et 100% engagé dans la lutte révolutionnaire pour un FREXIT PROGRESSISTE !*

En attendant, Evrard qui s’est fait élire comme député « bleu marine » poussera-t-il l’honnêteté jusqu’à remettre en cause son mandat en le soumettant à un nouveau vote des Lensois ?

https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/fn-evrard-depute-frontiste-de-calais-file-philippot-donner-change-apres-recentrage-europeiste-fn/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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*C'est quoi un FREXIT réactionnaire? ou un FREXIT progressiste?: la libération de la France ne relève pas selon nous du clivage droite- gauche, c'est même précisément ce clivage, maintenu sous respiration artificielle par certains, qui est destiné à empêcher toute possibilité de réussir une véritable sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. C'est ce qu'avaient compris les protagonistes du Conseil national de la Résistance, qui rassemblaient TOUTES les sensibilités politiques patriotiques de l'époque, et c'est le sens de la démarche de l'UPR. Ce sont les politiques ultérieures qui pourront être qualifiées de "progressistes" ou "réactionnaires", mais ça, c'est une autre histoire, c'est à dire en fait, le retour de l'Histoire de France. Et s'il existe un créneau mensonger d'un Frexit de droite, justement dénoncé ici, il existe aussi, à mon avis, un créneau mensonger d'un Frexit de gauche!  P.G.

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Quand la "coolitude" des start-up se transforme en prolétariat nouvelle génération

Dans Bienvenue dans le nouveau monde, comment j’ai survécu à la coolitude des start-up, Mathilde Ramadier livre une analyse au vitriol des conditions de travail d’un salarié de jeune pousse. Anglicismes à tout-va, contrôle permanent, culte de la flexibilité… Elle revient pour Challenges sur ces quatre ans de prolétariat nouvelle génération.


 

ARG STARTUP

« Dans ces structures, il y a la reproduction d’un même schéma avec un leader charismatique, incarné généralement par le fondateur de la société, autour duquel se crée un culte de la personnalité. »

Dans votre ouvrage, vous revenez sur quatre années passées au sein de start-up berlinoises entre 2011 et 2015. Des expériences desquelles vous tirez un tableau très noir tant en terme de management, de missions proposées que d’organisation. A quel moment avez-vous pris conscience que quelque chose clochait ?

Mathilde Ramadier : Le déclic est en réalité arrivé assez rapidement, dès l’un de mes premiers entretiens d’embauche en août 2011 à l’issue de mes études. Je postulais alors pour l’un des concurrents d’Airbnb en Allemagne au poste de « manager SEO ». Pour ce job, il fallait être diplômé d’un Bac+5, avoir déjà eu une expérience dans la communication, et maîtriser au moins trois langues. Autant dire un profil assez qualifié. A l’issue de l’entretien, mon interlocutrice m’annonce que le poste sera rémunéré 600 euros brut par mois. Naïve, j’ai demandé si c’était à temps partiel. Bien sûr que non, il s’agissait d’un temps plein. Ce fut mon premier grand choc, qui m’a rendue méfiante mais m’a aussi servi pour la suite.

Pourquoi avoir continué à évoluer dans cet univers si il vous rebutait presque d’entrée de jeu ?

A Berlin, 80% des offres d’emplois dans le secteur des services que je ciblais sont issues de start-up [Mathilde Ramadier a notamment travaillé en tant que graphiste, à la communication de sites internet ou encore dans le e-commerce, NDLR]. Difficile donc de passer à côté. Après, la prise de recul a été facilitée par le fait que je voulais d’abord vivre de mes scénarios de bande-dessinée. Travailler dans ces entreprises était donc plutôt un plan B. Pour autant, je prenais ces emplois très au sérieux. Cela représentait plus qu’un job d’appoint pour moi et je me suis dit à plusieurs reprises que si ça marchait dans l’une des start-up, je m’y investirais pleinement. Mais cela n’a pas été concluant.

Vous avez certes travaillé dans plusieurs start-up, mais seulement à Berlin. Ne faites-vous pas de quelques cas une généralité ?

Certes, mes expériences sont strictement berlinoises mais en quatre ans j’ai eu affaire avec une douzaine de start-up en tant que salariée et freelance. Pour la rédaction de l’ouvrage, j’ai par ailleurs mené mon enquête un peu partout à commencer par la France. Je peux vous affirmer que ce modèle de fonctionnement, qui trouve ses origines aux Etats-Unis, est complètement globalisé et se moque des frontières. A la différence près bien sûr, que le droit du travail n’offre pas le même niveau de protection aux salariés d’un pays à un autre. Quand j’ai commencé à travailler en Allemagne, le salaire minimum n’existait pas, par exemple. Les choses sont bien différentes en France sur ce point.

Dans votre livre, vous critiquez en particulier la quête extrême d’efficacité et de flexibilité demandée aux salariés, sous couvert d’une communication chaleureuse et d’un environnement de travail agréable. En quoi ce fonctionnement s’écarte-t-il vraiment de celui d’entreprises plus traditionnelles ?

Il existe bien sûr des entreprises plus traditionnelles qui reprennent ces codes en version, disons, bêta. Mais il s’agit bien là d’un modèle à part qui se nourrit de l’ère du tout dématérialisé, et d’une espèce d’utopie fondée sur la croyance selon laquelle avoir la bonne idée, la bonne équipe et le bon produit peut révolutionner le monde. Il faut dire que ce type d’idéal tombe à point nommé dans la période actuelle de morosité ambiante.

Selon vous, le vrai visage de ce « nouveau monde » incarné par les start-up d’aujourd’hui n’est en réalité que le reflet d’un « capitalisme sauvage ». Vous allez même jusqu’à comparer leur fonctionnement avec celui d’une « dictature totalitaire » et d’un « régime despotique ». C’est-à-dire ?

Tout à fait. C’est une forme d’organisation totalitaire, voire même sectaire. Dans ces structures, il y a la reproduction d’un même schéma avec un leader charismatique, incarné généralement par le fondateur de la société, autour duquel se crée un culte de la personnalité. Vous avez ensuite l’adoption d’un langage commun généralement bourré d’anglicismes, d’euphémismes et de superlatifs décuplés qui se propagent à une vitesse folle. Les titres de postes eux-mêmes [en référence à certains cités dans son livre : « office manager », « assistant talent recruiter », « growth hacker », NDLR] servent la plupart du temps soit à enjoliver un job banal, soit à masquer une précarité. Plusieurs process sont souvent rebaptisés avec des noms qui se veulent savants mais sont au final très creux. Ajoutés à cette novlangue, des rituels communs, des valeurs communes, une culture d’entreprise commune ou encore une surveillance omniprésente des résultats. Ce qui est assez proche selon moi d’un système totalitaire…. et d’autant plus hypocrite de la part d’entrepreneurs prônant la liberté à tous les étages et qui se révèlent dans les faits plus que liberticides.

Vos collègues partageaient-ils cette analyse à l’époque ?

Il y avait toujours quelques collègues qui partageaient mon avis. Il s’agissait souvent de personnes plus politisées, avec davantage d’expérience professionnelle, ou originaires d’un autre pays. Soyons honnêtes, nous restions minoritaires. Lors de la préparation du livre, j’ai rencontré plusieurs salariés de start-up, en France notamment. Toutes ces personnes se disaient très heureuses les trois premiers mois puis déchantaient généralement ensuite.

Comment expliquez-vous que l’on parle si peu du sujet ?

On ne veut pas le croire. On préfère se dire que ces start-up créent de l’emploi, plutôt que de fouiller du côté de leurs pratiques managériales. C’est une facilité politique et c’est bien dommage, car le phénomène ne fait que s’amplifier. J’en veux pour preuve la volonté d’un nombre grandissant de grands groupes à s’inspirer des pratiques soi-disant agiles des start-up. Avec l’ubérisation et l’explosion du travail indépendant, c’est encore pire.

Ce modèle de management est-il viable à long-terme selon vous ?

De ce que j’ai vu, je ne sais pas si c’est viable mais en tout cas je suis convaincue que ce n’est surtout pas souhaitable. Après la parution de mon livre, j’ai reçu un nombre conséquent de témoignages de salariés qui se reconnaissent dans cette situation et même de certains entrepreneurs très agacés par ce modèle ambiant. Pour faire bouger les choses, il faut continuer à en parler, qu’un maximum de personnes puisse apporter leur point de vue et leur analyse.

C’est ce que vous comptez continuer à faire ?

Oui, il y aura des suites à mon livre, potentiellement sous la forme de BD. Je ne lâche pas le morceau !

Source :

https://www.challenges.fr/start-up/quand-la-coolitude-des-start-up-se-transforme-en-proletariat-nouvelle-generation_477708

 

Ouvrage :

Titre : Bienvenue dans le nouveau monde – Comment j’ai survécu à la coolitude des start-ups 

Auteur : Mathilde Ramadier

Editeur : Premier Parallèle

https://aphadolie.com/2017/12/10/lenfer-des-start-ups/

Prenez garde à la colère des affamés qui ont faim de dignité.

Déclaration Trump versus Balfour.

 

HIST BALFOUR TRUMP NETANYAOU

 

Donald Trump rejoue sous la forme d’une bouffonnerie le premier acte de la tragédie palestinienne signée par Balfour en novembre 1917, il y a maintenant 100 ans. Par une déclaration solennelle, le secrétaire au Foreign Office promettait au banquier britannique Rothschild une terre sur laquelle il n’avait aucun titre puisqu’à ce moment, le Royaume Uni n’était pas encore mandataire sans l’accord de ses réels ayant droit.

Une fois l’Empire Ottoman démembré, les Britanniques se sont attribués la Palestine qu’ils ont administrée et occupée militairement jusqu’en 1948. Tous les Hauts Commissaires pour la Palestine désignés par Londres furent choisis parmi les membres les plus zélés du Congrès sioniste d’Angleterre. Le premier d’entre eux, Herbert Samuel (1920-1925) mit en place sans perdre de temps les bases des infrastructures éducatives, militaires et sanitaires du futur Etat juif.

Balfour agissait dans un contexte de la deuxième partie de la première guerre mondiale, très meurtrière et très coûteuse, l’opinion était lasse de la boucherie. Par cette signature, il satisfaisait à plusieurs exigences de l’heure.

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Tenter de soustraire une part des intellectuels juifs à l’activisme internationaliste communiste en les recrutant pour un nationalisme lié à une terre ‘promise’. Cette opération eut un faible succès car le sionisme n’était pas une idéologie prisée ni répandue à l’époque du triomphe de la révolution bolchevique. L’argent des Rothschild aidait surtout à installer des familles pauvres de l’Europe de l’Est, victimes d’un antisémitisme latent toujours prêt à être réactivé.

Consolider la prise en main du territoire de l’Irak en le prolongeant par un accès vers la Méditerranée. Le pétrole de Mossoul pouvait alors être acheminé vers le port de Haïfa ou vers le golfe arabique. Mais surtout, en contrôlant la Palestine, la Transjordanie et l’Irak, la route vers l’Inde par voie terrestre est coupée pour l’URSS.

De façon accessoire, il fallait récompenser la contribution du chimiste sioniste Weizman (production industrielle de l’acétone) à l’amélioration des munitions pour l’armée britannique.

Le tout adossé à un certain courant protestant millénariste en Angleterre sensible à la cause sioniste car le rassemblement des Juifs accélérerait la venue du Christ-Messie sur terre.

Il y a cent ans, l’Empire britannique était à l’apogée de sa puissance.

Le déclin certes était en train de poindre et les Usa étaient en train de prendre le relais.

Mais en attendant, la dislocation de l’Empire ottoman a augmenté son aire en lui affectant un contrôle économique et militaire sur la Palestine, la Transjordanie, l’Irak et l’Egypte, occupée militairement depuis 1882 mais sous protectorat effectif depuis 1914 seulement. L’Irak ne sera pacifié qu’au terme de trois années de résistance acharnée et le parti Wafd en Egypte a obtenu dès 1919 la direction politique du pays.

Un système politique et symbolique à l’agonie.

En 2017, les Usa ont vu leur intervention militaire au Moyen Orient contrariée en Syrie puisque la guerre qu’ils y ont menée contre un Etat appartenant à l’axe du mal a résisté à sa disparition en dépit des moyens mis à la disposition de leurs mercenaires engagés sous la bannière du terrorisme islamiste. Elle fut spectaculairement contrariée aussi en Irak car la sécession du Kurdistan n’a pu avoir lieu. L’assistance qu’ils monnayent à l'Arabie Saoudite contre le Yémen en proie à un printemps sanglant interminable s ‘avère inefficace(1) la protection par les antimissiles Patriot laisse passer des missiles longue portée, près de 1400 Km, adaptés par les Yéménites qui parviennent à perturber l’aéroport international de Ryad. (1) L’une des dernières mises en œuvre d’une révolution colorée en Ukraine échoue lamentablement. Le PIB du pays s’est effondré de moitié depuis l’organisation de la tuerie place du Maïdan, accomplie par quatre Géorgiens et coordonnée par leur agent Saakachvili. Le pays s’est littéralement vidé de ses forces vives qui ont fui la baisse de salaire de l’équivalent e 400 euros à près de 190 euros.

Le Président Trump est toujours menacé de destitution plus d’un an après sa victoire électorale pour diverses raisons alléguées par ses adversaires, santé mentale défaillante, corruption, haute trahison et compromission avec l’ennemi russe. Cette situation qui traîne en longueur est inédite dans l’histoire de la première puissance qui a pour habitude de régler le sort des indésirables à cette fonction par un assassinat ou une démission annoncée dignement. Ses rodomontades, réplique par un feu nucléaire, proférées à l’égard de la Corée du Nord sont vite contredites par le Secrétaire préposé à la Défense. L’annonce, énoncée unilatéralement , que Jérusalem connue et désignée par un milliard de musulmans sous le simple nom de La (ville) Sainte, Al Qods, serait la capitale de l’entité sioniste a été accueillie avec réserve par Tillerson, l’homme d’Exxon propulsé au Secrétariat d’Etat. A l’évidence, le pouvoir est éclaté à Washington et ses centres, nombreux, non seulement ne coordonnent pas leurs positions publiques mais exposent leur antagonisme à la face du monde. Les derniers mouvements respiratoires d’un organisme en voie de trépasser sont anarchiques et inefficaces, cette dernière billevesée signe que l’agonie est bien en cours. Il est probable même qu’elle a été accomplie sans l’aval de la direction actuelle de l’entité sioniste. Elle a suscité une condamnation unanime de tous les dirigeants de la planète avec toute une palette de nuances selon leur degré de soumission, depuis le ‘regrettable’ jusqu’à l’indignation authentique. Elle offense surtout trois cents millions d’Arabes, sans distinction de leur religion, un milliard de musulmans et tous ceux qui espèrent un règlement à cette colonisation atroce par la voie de la négociation. Elle les unit aussi. Le jeu pervers de l'Arabie Saoudite est non seulement mis à jour mais est devenu intolérable à tous ceux qui subissent depuis des décennies l’islamophobie comme stratégie néoconservatrice manipulée par les officines qui pilotent ou au moins facilitent le ‘terrorisme islamiste’.

Ce vendredi 8 décembre, dans chaque mosquée, le sermon a été consacré à la (ville) Sainte, dans tous les pays du monde sauf dans l'Arabie Saoudite qui en a interdit l’évocation.

 

La situation est désormais clarifiée.

Plus aucune partie ne pourra encore se réclamer d’un quelconque processus de paix, ce qui ne pourra que faciliter l’unité du rang des Palestiniens. L’Autorité Palestinienne, née des accords d’Oslo, doit renoncer à sa politique de collaboration sécuritaire avec l’occupant et cesser de livrer les militants à la police et l’armée sioniste. Elle doit refuser de cautionner le grignotage incessant des zones théoriquement prévues comme bantoustans émiettés où seront encagés les Palestiniens. Elle devra revenir à la charte de l’OLP, incontournable, qui revendiquait un seul Etat, laïc, pour tous ses citoyens.

Cette dernière blessure ouverte dans le cœur et l’esprit du milliard de musulmans va se traduire par leur rejet de l’américanisme sous toutes ses formes. Un boycott des produits étasuniens en sera l’effet immédiat le plus perceptible. Coca Cola, Mac Do, Apple, Google, Facebook pourront en remercier Trump. La planète aussi, elle sera plus vite délivrée de l’abaissement symbolique et éthique imposé par l’hégémonie étasunienne.

 

Badia Benjelloun

9 décembre 2017

 

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Allemagne: le président français lauréat du Prix Charlemagne

Le président français Emmanuel Macron s’est vu attribuer vendredi le prestigieux Prix Charlemagne 2018 en Allemagne pour «sa vision forte pour une nouvelle Europe», a annoncé la Ville d’Aix-la-Chapelle.

ACT MACRON CHARLEMAGNE

Ce prix, que la chancelière Angela Merkel et le pape François notamment ont reçu avant lui, récompense et salue depuis 1950 un engagement pour l’Europe.

Le comité chargé de désigner le lauréat, composé notamment de responsables de la ville d’Aix-la-Chapelle, a insisté sur la vision du jeune président français en faveur d’une «nouvelle Europe et la refondation du projet européen», une référence à ses propositions de réforme de l’Union européenne proposées cette année mais qui sont loin de faire l’unanimité sur le continent.

«C’est un bonheur de travailler avec toi en faveur d’une Europe encore meilleure et plus performante pour nos citoyens», l’a félicité Mme Merkel dans un message tweeté en français et en allemand par son porte-parole, Steffen Seibert.

«Ton engagement absolu pour l’Europe et contre toute rechute dans le nationalisme t’a porté à l’Élysée et caractérise ta jeune présidence», a ajouté la chancelière.

Le prix sera remis à M. Macron le 10 mai prochain à Aix-la-Chapelle (ouest). Selon les organisateurs, M. Macron s’est dit «très honoré» de cette distinction.

Le patron du parti social démocrate, Martin Schulz, un autre ancien lauréat, a félicité le président français «de tout son coeur» et salué «ses propositions sur l’Europe même (s’il n’est) pas toujours d’accord».

Martin Schulz rencontrera mercredi prochain la chancelière Angela Merkel pour discuter d’une éventuelle alliance gouvernementale et sortir l’Allemagne de son impasse politique actuelle.

http://www.liberation.fr/france/2017/12/08/allemagne-le-president-francais-laureat-du-prix-charlemagne_1615331

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Aéroports de Paris : l'État prépare la privatisation

INFO LE FIGARO - Bank of America-Merrill Lynch a été mandatée par l'Agence des participations de l'État (APE) pour gérer le dossier.

ACT AEROPORTS DE PARIS

En matière de privatisations, l'exécutif se hâte lentement. Aucune grande opération n'a à ce jour été engagée, et Bercy n'a réalisé depuis la présidentielle que quelques cessions significatives de titres, notamment d'actions Engie et Renault. L'année 2018 pourrait être plus active. Selon nos informations, l'Agence des participations de l'État (APE) a mandaté Bank of America-Merrill Lynch pour l'épauler dans le dossier ADP (Aéroports de Paris). Le mois dernier, l'État actionnaire avait retenu les services de BNP Paribas pour travailler sur un autre dossier emblématique, celui de La Française des jeux (FDJ).

Si les équipes techniques sont ainsi en place, les arbitrages politiques sont loin d'être rendus. La forme et l'ampleur d'une éventuelle opération sur le capital d'ADP sont encore à l'examen. À l'heure actuelle, l'État détient 50,6 % d'ADP, une entreprise qui pèse 16,3 milliards d'euros en Bourse. Passer sous la barre des 50 % suppose au préalable le vote d'un article de loi, qui pourrait trouver sa place dans le futur texte sur les entreprises que portera Bruno Le Maire au premier semestre.

Transformation de modèle

Les semaines qui viennent devront permettre de trancher entre plusieurs schémas envisagés. Il s'agit principalement de déterminer si ADP doit rester un opérateur aéroportuaire propriétaire de ses terrains et détenteur d'une concession à durée indéfinie pour les exploiter, ou s'il faut transformer son modèle pour le calquer sur celui des concessions à durée déterminée (comme pour les autoroutes, par exemple), en séparant le foncier de l'exploitation.

Le débat technique masque la forte sensibilité politique du dossier, qui se cristallise notamment sur la propriété, publique ou privée, des terrains et la régulation des tarifs aéroportuaires, déterminante pour Air France en particulier. L'arbitrage qui sera rendu déterminera aussi en partie le profil des futurs actionnaires du groupe, entre investisseurs financiers classiques ou spécialistes des concessions, comme Vinci, déjà actionnaire à 8 % d'ADP. L'État devra enfin rédiger le cadre de régulation adapté à un ADP dont il ne serait plus l'actionnaire majoritaire.

http://www.lefigaro.fr/societes/2017/12/08/20005-20171208ARTFIG00289-aeroports-de-paris-l-etat-prepare-la-privatisation.php

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