jeudi 7 décembre 2017

L’état de la démocratie en France en 2017 – 1ère table ronde – Université UPR 2017

Première table ronde de l’Université d’automne 2017 de l’UPR :
L’état de la démocratie en France en 2017

VID VALLERES CONF 1

 

Intervenants :

Philippe Pascot

Maire adjoint d’Évry de Manuel Valls puis conseiller municipal, ancien conseiller régional, Chevalier des Arts et des Lettres, Philippe Pascot a 25 ans de vie politique derrière lui et a fréquenté la plupart des élus politiques de premier plan. Il milite pour une transparence totale de l’exercice politique et est engagé dans de nombreux combats de société (gaz de schiste, dons d’organes, création d’un orchestre philarmonique dans la banlieue de Kinshasa).
Il est l’auteur avec Graziella Riou Harchaoui de Délits D’élus, tome 1, 400 politiques aux prises avec la justice (Max Milo, 2014), Pilleurs d’Etats (Max Milo 2015), du Goudrons et des Plumes ( Max Milo 2016) et Allez (presque tous) vous faire… Pilleurs d’Etat tome 2 (Max Milo 2017).

 

 

 

Benjamin Masse Stamberger

Benjamin Masse-Stamberger est co-fondateur du Comité Orwell. Journaliste économique, il est l’auteur de plusieurs livres, notamment Casser l’Euro pour sauver l’Europe (Les Liens qui Libèrent), et Inévitable Protectionnisme (Gallimard, Le Débat). Il a été grand reporter au service Economie de l’Express.

 

 

 

Philippe David

Philippe David est présentateur des émissions « Prenez la parole » et de « Seul contre tous », sur Sud Radio. Auparavant entrepreneur, il est également l’auteur de plusieurs ouvrages politiques, notamment « De la rupture aux impostures », 2012 ; « Virons Dieu du débat politique », 2015.

 

 

 

 

 

Éléonore de VULPILLIÈRES – modératrice

Éléonore de Vulpillières sera l’animatrice et la modératrice de cette table ronde. Elle est actuellement journaliste à la revue des Chantiers du Cardinal.
Elle a étudié à l’EDHEC Business School et a realisé également un Master 2 en Lettres Modernes.
Éléonore a travaillé au sein de Figarovox, espace du Figaro en ligne consacré aux débats, aux opinions et autres controverses.
Elle a été correspondante à la Voix du Nord et contribue régulièrement au site Aleteia
Il est également possible de la suivre sur Twitter sur le lien suivant : https://twitter.com/EdeVulpi . Elle y a plus de de 3 800 abonnés.

https://www.upr.fr/actualite/letat-de-democratie-france-2017-1ere-table-ronde-universite-upr-2017

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Johnny Hallyday : un "hommage populaire" organisé samedi sur les Champs-Elysées

Les Champs-Elysées pour Johnny Hallyday. L'Elysée a annoncé, jeudi 7 décembre, qu'un "hommage populaire" au chanteur serait organisé samedi sur l'avenue parisienne. Cet hommage sera suivi d'une "brève intervention" d'Emmanuel Macron dans l'église de la Madeleine, située non loin des Champs.

ACT JOHNNY

Un hommage en musique. Le convoi funéraire partira de l'Arc de Triomphe, puis descendra l'avenue jusqu'à la place de la Concorde avant de gagner l'église de la Madeleine pour un office religieux. "Les musiciens de Johnny Hallyday l’accompagneront musicalement", précise l'Elysée.

Des fans devant la maison de Johnny à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine). Jusqu'à tard dans la nuit, ils ont bravé le froid pour déposer des bouquets de fleurs et faire leurs adieux à leur idole.

 "Héros français." C'est en ces mots qu'Emmanuel Macron a rendu hommage à Johnny Hallyday. L'ensemble de l'échiquier politique, de gauche comme de droite, a salué l'immense carrière de Johnny Hallyday.

https://www.francetvinfo.fr/culture/johnny-hallyday/direct-mort-de-johnny-une-reunion-a-l-elysee-pour-organiser-un-hommage-


 

Voir aussi:


 

DESOLE - Critiqué pour avoir, dans un tweet, mélangé un hommage à Johnny et une critique sur l'éventualité d'un gel du Smic, l'Insoumis Alexis Corbière a présenté ses excuses aux fans du chanteur, mercredi après-midi.

La mini-polémique autour d'Alexis Corbière semble close. Le député de La France insoumise, lieutenant de Jean-Luc Mélenchon, a présenté ses excuses aux nombreux admirateurs de Johnny, ce mercredi après-midi sur RMC, pour des propos tenus dans un tweet matinal.

A l'aube, alors que les Français apprenaient tout juste la mort de "l'idole des jeunes", le député de Seine-Saint-Denis publiait un tweet dans lequel il mettait sur le même plan cette "triste nouvelle" et un sujet d'actualité, en l'occurrence la proposition d'un groupe d'experts de geler les augmentations annuelles du Smic. Un message qu'il a par la suite effacé. Une heure plus tôt, il avait toutefois rendu un hommage en bonne et dûe forme au chanteur décédé dans la nuit dans un premier message qu'il a même "épinglé" en tête de ses publications.

Le message est très, très mal passé auprès de certains, ses opposants politiques bien sûr, mais aussi des fans du chanteur. [et surtout des médias! NdR] Rapidement, le député LFI a souhaité justifier ce raccourci entre Johnny et le Smic. "Au milieu de la nuit, 30 mn après la triste nouvelle, j'ai rendu hommage. Mais je n'oublie pas d'autres sujets sociaux qui me tiennent à coeur et qui me semblent graves... Suis-je le seul ?" s'est-il interrogé sur son compte Twitter.

Des explications qui n'ont manifestement pas suffi, puisqu'Alexis Corbière s'est à nouveau expliqué de vive voix sur RMC. "Je souhaitais rendre hommage à Johnny, j'aimais beaucoup l'artiste", a assuré l'intéressé auprès de Maïtena Biraben. "J'ai fait une bêtise, c'est maladroit, ça manquait de tact."

Le député, "pas dupe", sait que "certains instrumentalisent" la polémique, mais se dit "touché" par le fait que des gens aient été choqués par son raccourci rédactionnel.

https://www.lci.fr/politique/johnny-hallyday-et-le-smic-le-depute-lfi-alexis-corbiere-reconnait-une-maladresse-et-presente-ses-excuses-2072658.html


 

ARCHIVES: le journal "La Croix" en 2010:


Plus que jamais, la frontière entre l'information et le simple divertissement paraît ténue. Au point d'agacer fortement lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Ainsi, 87 % des Français estiment que les médias ont accordé trop de place et d'importance aux problèmes de santé de Johnny Hallyday, et 80 % au décès de Michael Jackson. Sur les quatre sujets pour lesquels l'indice de saturation est le plus élevé, trois sont consacrés aux « people » - seul le traitement réservé à la grippe A est parvenu à égaler le « score » de Johnny Hallyday. On se souvient aussi des couvertures « glamour » des hebdomadaires d'information, consacrées à Carla Bruni-Sarkozy ou à Rachida Dati, irritant les lecteurs rigoureux mais « boostant » les ventes des magazines en question...

Ces critiques envers la hiérarchisation de l'information ne remettent pas en cause les habitudes d'accès à l'information. À la question : « De quelle manière vous tenez-vous au courant de l'actualité nationale et internationale ? », 57 % des sondés placent toujours la télévision en première position, contre 20 % la radio, seulement 14 % la presse écrite et 8 % Internet.

En novembre dernier, la question de la peopolisation de l'information avait été au cœur des débats du Scoop, le festival international du journalisme. Sans désigner de responsable, ni du côté des médias, ni de celui du public. Car cette tendance répond à des impératifs de vente : les médias mettent en avant ce type de sujets parce qu'ils permettent de satisfaire la curiosité de leur public. Comme le rappelait alors Pierre Haski, l'un des fondateurs du site Rue89 : « On vous donne l'information que vous acceptez. »

 https://www.la-croix.com/Archives/2010-01-21/Les-Francais-et-leurs-medias-une-confiance-paradoxale.-Michael-Jackson-Johnny-Hallyday-Thierry-Henry-une-impression-d-overdose-_NP_-2010-01-21-362547

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La communauté internationale contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël

"Les missions de Bolivie, d'Egypte, de France, d'Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d'Uruguay", ont, mercredi soir, demandé cette réunion.

ACT JERUSALEM ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence vendredi matin après la décision de Donald Trump de reconnaître "officiellement Jérusalem comme capitale d'Israël", a annoncé la présidence japonaise de l'instance, dans la nuit du mercredi 6 décembre au jeudi 7 décembre.

Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a salué un "jour historique", après la déclaration de Donald Trump, assurant que cela ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem. Mais mis à part le gouvernement israélien, cette décision a été vivement critiquée par la communauté internationale. Franceinfo revient sur les principales réactions.

L'ONU se dit "contre toute mesure unilatérale"

Huit pays ont demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité. "Les missions de Bolivie, d'Egypte, de France, d'Italie, du Sénégal, de Suède, du Royaume-Uni et d'Uruguay demandent à la présidence" japonaise du Conseil de sécurité "d'organiser une réunion d'urgence du Conseil, avec un exposé du secrétaire général, avant la fin de la semaine", indique un communiqué de la mission suédoise. La présidence de l'instance a annoncé, peu après, que le Conseil se réunirait vendredi matin, en urgence.

Pour le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une "négociation directe" entre Israéliens et Palestiniens. Il dit avoir toujours été "contre toute mesure unilatérale". "Il n'y a pas d'alternative à la solution de deux Etats" avec "Jérusalem comme capitale d'Israël et de la Palestine", a-t-il insisté.

L'Union européenne fait part de sa "sérieuse préoccupation"

Dans un communiqué, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a écrit : "L'Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l'annonce aujourd'hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix."

Paris condamne une décision "regrettable"

"C'est une décision regrettable que la France n'approuve pas et qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU", a réagi Emmanuel Macron, depuis l'Algérie. "Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale qui concerne toute la communauté internationale. Je veux l'affirmer clairement, le statut de Jérusalem devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l'égide des Nations Unies", a-t-il poursuivi.

Berlin "ne soutient pas" cette décision

Le gouvernement allemand "ne soutient pas cette position car le statut de Jérusalem ne peut être négocié que dans le cadre d'une solution de deux Etats", a déclaré la chancelière, citée dans un tweet de son porte-parole Steffen Seibert. Le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, a dit redouter que cette décision ne conduise à une "nouvelle escalade dans le conflit entre Israël et les Palestiniens". Et d'ajouter : "Nous espérons que (nos) inquiétudes pourront être (...) calmées. Mais cette volte-face est déjà un gros problème."

 

Londres n'est "pas d'accord"

"Nous ne sommes pas d'accord avec la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem et de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne avant un accord final sur son statut", a déclaré la Première ministre britannique Theresa May dans un communiqué. Pour elle, cette décision n'est "d'aucune aide" pour les perspectives de paix dans la région.

Ankara critique une décision "irresponsable"

"Nous condamnons la déclaration irresponsable de l'administration américaine (...) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l'ONU", a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu. Avant l'annonce de cette décision largement anticipée, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait averti que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Washington "ferait le jeu des groupes terroristes".

Pour le président palestinien, les Etats-Unis ne peuvent plus être médiateur

"Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu'ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu'ils ont joué au cours des dernières décennies", a déclaré Mahmoud Abbas sur la télévision palestinienne, déclarant que Jérusalem était "la capitale éternelle de l'Etat de Palestine".

Le Hamas estime que Trump "ouvre les portes de l'enfer"

C'est ce qu'a déclaré Ismaïl Radouane, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien aussitôt après la déclaration de Donald Trump. Il a appelé les pays arabes et musulmans à "couper les liens économiques et politiques" avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

Le pape exprime sa "profonde inquiétude"

"J'adresse un appel vibrant pour que tous s'engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes de l'ONU", a déclaré le pape François, qui a fait part de "profonde inquiétude". Le souverain pontife ne peut qu'accorder un intérêt tout particulier à la ville qui abrite les lieux les plus saints des trois grandes religions monothéistes, y compris le Saint-Sépulcre.

https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/la-communaute-internationale-contre-la-decision-de-donald-trump-de-reconnaitre-jerusalem-comme-la-capitale-d-israel_2502167.html#xtor=EPR-51-[jerusalem-le-conseil-de-securite-de-l-onu-se-reunira-en-urgence-vendredi-matin-apres-la-decision-de-donald-trump_2502167]-20171207-[titre]

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Ce fut un jeu d’enfant pour les Etats-Unis de disloquer l’Etat multiethnique de Yougoslavie

Yougoslavia delenda est

Par Marc Jean | 30 novembre 2017

On se souvient de la phrase célèbre ‘‘Carthago delenda est » de Caton l’Ancien qui concluait chaque intervention devant le sénat romain par cette exhortation à détruire la ville rivale de Rome, Carthage. Il finit par obtenir gain de cause (1).

ARG YOUGOSLAVIE HISTOIRE

Mais l’opinion publique s’est-elle jamais interrogée sur les raisons de la destruction de la Yougoslavie dans les années 1991 à 2001 et de sa dislocation en plusieurs mini Etats ? Il est vrai qu’aucun journaliste n’a sérieusement examiné l’origine de ces guerres fratricides entre des communautés qui avaient vécu ensemble dans ce qui était alors la Fédération de la Yougoslavie. En France, les journalistes se sont contentés, pendant toute la durée de ces guerres, de présenter la surface des événements, en publiant des reportages sur quelques faits militaires comme le  »siège de Sarajevo », l’intervention de la Forpronu, le massacre de Srebrenica, le prétendu génocide du Kosovo, etc. Mais à qui peut-t-on faire croire que, soudain, des populations se sont entre-tuées dans une guerre civile effroyable, alors même qu’elles cohabitaient, apparemment sans difficultés, pendant de nombreuses années?

Pour prendre un exemple, imagine-t-on, soudainement, en France, une guerre civile mettre aux prises, les Alsaciens contre les Lorrains, les Francs-Comtois contre les Auvergnats, les Bretons contre les Normands, ou les Catalans contre les Occitans ?

Aucun journaliste français hormis Jacques Merlino – n’a essayé d’analyser un tant soit peu les raisons cachées de cette destruction de la Yougoslavie. Aucun média n’a voulu (ou pu) révéler la vérité sur les acteurs et les buts secrets de ces événements. Il était plus facile et plus racoleur de les présenter comme une lutte entre des « gentils » opprimés et faibles – les Bosniaques, les Croates, les Kosovars -, et des « méchants » Serbes. Comme dans un jeu de guignols mettant aux prises un méchant et un gentil, avec les applaudissements à la chute du méchant.

Dans son livre(3), Daniele Ganser nous révèle les dessous des cartes sur cette guerre intestine au bilan effroyable (150 000 victimes et 4 millions de déplacés). Nous invitons nos lecteurs à découvrir cet excellent ouvrage, bien entendu ignoré par les médias dominants.

L’extension continue de l’empire US

Nous avions démontré, dans un précédent article(4), comment l’Otan, (c’est à dire les Etats-Unis), au mépris de toutes les promesses antérieures, avait progressivement absorbé un certain nombres de pays de l’ancien Pacte de Varsovie. La Yougoslavie n’était pas membre de ce pacte de Varsovie. Aujourd’hui la Croatie, la Slovénie et le Monténégro sont membres de l’Otan. Le Kosovo, quant à lui, abrite la plus vaste base militaire américaine dans la région, le camp Bondsteel, installé dès la fin de la campagne de bombardement sur la Serbie en 1999. Le lieutenant-colonel Jacques Hogard en avait témoigné(5).

Un ancien agent de la CIA, Robert Baer, présente une version toute autre de ces événements tragiques(6). Il explique, dans des « aveux » que les Etats-Unis ont volontairement exacerbé et instrumentalisé les rivalités historiques entre les différentes communautés composant la Yougoslavie. Robert Baer entra à la CIA en 1976 à l’âge de 24 ans qu’il quitta en 1997. Depuis il donne des conférences et écrit des livres pour informer le public sur les aspects souvent occultés de la politique étrangère américaine(7).

Diviser pour régner 

Ce fut un jeu d’enfant pour les Etats-Unis de disloquer l’Etat multi-ethnique de Yougoslavie car il existait des rivalités et des tensions historiques sous-jacentes entre les différents groupes ethniques. Il suffit de rappeler à cet égard les atrocités commises par les croates oustachis(8) et les bosniaques musulmans, alliés aux Allemands, envers la population serbe pendant la deuxième guerre mondiale.

Après la chute du mur de Berlin, et la réunification de l’Allemagne, le 3 octobre 1990, l’Europe semblait enfin, après les années de guerre froide, entrer dans une période de paix. Ce fut alors qu’éclata le conflit en Yougoslavie. Ce que l’opinion publique ignore, c’est que le 5 novembre 1990, le Congrès des Etats-Unis adopta une loi sur l’octroi de moyens financiers à l’étranger (Foreign Operations Appropriations Law 101-513) décidant que tout soutien financier à la  Yougoslavie serait suspendu dans les six mois et que tous les crédits et emprunts seraient annulés(9). De plus, cette loi, totalement occultée par nos médias, exigeait que des élections soient conduites SÉPARÉMENT dans chacune des six républiques yougoslaves. Les résultats du scrutin devaient ensuite être présentés à Washington. Ce n’était qu’une fois cette condition remplie qu’on accepterait d’octroyer une aide financière séparée aux différentes républiques.

Nous sommes là en présence d’une ingérence grossière dans les affaires intérieures d’un pays souverain. Un coup de force parfaitement calculé aux conséquences prévisibles, et d’ailleurs parfaitement prévues par les donneurs d’ordre américains.

D’ailleurs déjà le 27 novembre 1990, le New York Times citait un rapport de la CIA prédisant qu’une guerre civile éclaterait en Yougoslavie.(10) [mais c ‘était le  but poursuivi par les initiateurs de ces initiatives]

La discorde s’installa rapidement, car le pays ne pouvait plus rembourser ses dettes. Les républiques riches, comme la Slovénie et la Croatie, réclamaient une plus grande part du gâteau, arguant que c’étaient-elles qui créaient le plus de valeur, les autres entités quant à elles exigeaient plus de moyens financiers, argumentant qu’un rééquilibrage entre les régions était le garant de la cohésion de l’ensemble. L’exemple des velléités de sécession de la Catalogne pour des motifs similaires illustre parfaitement ce phénomène. Sauf qu’en Yougoslavie, les républiques de Croatie et de Slovénie déclarèrent simultanément leur indépendance le 25 juin 1991. Curieusement l’Union européenne, si prompte aujourd’hui à condamner la Catalogne, n’avait pas réagi. Sans doute, ses dirigeants étaient-ils dans le secret de ce qui se tramait et avaient-ils reçu des instructions de leurs mentors états-uniens.

Le complot réussissait au-delà de toute espérance. Les vrais criminels sont ceux qui allumèrent la mèche. L’explosion de la Yougoslavie était engagée…

Le début de la guerre civile

La Serbie envoya la troupe en Slovénie mais la guerre fut de faible intensité, car Belgrade n’y tenait pas vraiment. Par contre, la Croatie se déchira rapidement entre les Croates catholiques et la minorité serbe orthodoxe. Franjo Tudjman, élu Président par les Croates après la déclaration d’indépendance s’empressa de jeter de l’huile sur le feu, en incitant à la division. En octobre 1991, suivit la déclaration d’indépendance de la Bosnie-Herzégovine. La guerre de Bosnie éclata le 7 avril 1992. Les Etats-Unis soutinrent la sécession de cette république en reconnaissant l’indépendance du jeune Etat, suivis par l’Union Européenne, qui fit preuve d’un aventurisme imprudent. A cette occasion, elle démontra encore une fois qu’elle n’était qu’une vassale de l’Empire US. La guerre civile en Bosnie-Herzégovine fut particulièrement atroce. Des combattants musulmans qui avaient combattu dans les années 1980 en Afghanistan, avec le soutien de la CIA, furent envoyés en Bosnie et commirent des exactions envers la population serbe. L’ambassadeur yougoslave Dragomir Djokic transmit le 19 février 1993 au Conseil de sécurité des documents qui énuméraient des villages serbes détruits par les Bosniaques musulmans, mais sans résultat [ces faits nous rappellent les nombreuses notes adressées par la Syrie au Conseil de sécurité concernant les exactions des miliciens des groupes islamistes pendant la guerre en Syrie, toutes restées sans réponse…].

On ne retracera pas tous les épisodes de cette sale guerre, où tous les coups étaient permis. De prétendus  »massacres » servirent de prétextes pour permettre à l’OTAN, de bombarder les Serbes. Je renvoie à mon article sur les attentats sous faux drapeaux(11).

La Serbie n’était pas de taille à résister militairement et par ailleurs, elle perdit rapidement la guerre de la communication. Des officines au service des Etats-Unis diffusèrent dans les médias de fausses informations pour  »diaboliser » les Serbes. Pendant la guerre civile bosno-serbe, le dirigeant bosniaque Iztbegovic chargea une société de lobbying américaine, PRRuder Finn, de convaincre l’opinion américaine du bienfondé de sa cause. La plupart des citoyens américains confondaient la Bosnie avec quelque lointain pays africain…

Le 23 juin 1992, le gouvernement d’Izetbegovic ratifia un contrat avec la société de relations publiques PRRuder Finn pour mettre en œuvre un lobbying auprès des médias américains, britanniques et français ; mais aussi en direction des membres du Congrès et de personnalités influentes, comme Al Gore, Margaret Thatcher…ainsi que 17 sénateurs américains. Ruder Finn allait ainsi fournir les médias de l’establishment – tels le New York Times, le Washington Post, USA Today, le Wall Street Journal – en articles décrivant les Serbes comme les « nouveaux nazis »

Aujourd’hui les vrais responsables de cette décennie d’effroyables tueries en ex-Yougoslavie coulent des jours paisibles dans leur retraite. Seuls les exécutants sur le terrain ont été livrés au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, principalement d’ailleurs des Serbes et quelques Croates. Le Tribunal de la Haye a clos sa dernière session sur le suicide du général croate Slobodan Praljak filmé en direct(12).

Mais laissons Robert Baer conclure par ce conseil aux Serbes, Croates et Albanais :  »Oubliez le passé, car c’était une mise en scène, il était faux. On vous a tout simplement manipulé pour attendre ce qu’on voulait. Je voudrais sincèrement m’excuser auprès de vous. C’est la raison pour laquelle je fais des recherches depuis un certain temps et que j’écris des livres pour révéler les secrets de la CIA et de la Maison-Blanche » (13).

MARC Jean | 30 novembre 2017

(1)http://latogeetleglaive.blogspot.fr/2012/09/carthago-delenda-est-les-guerres.html

(2)https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_de_Yougoslavie

(3) Daniele Ganser: La plupart des guerres menées par des membres de l’OTAN commencent par des mensonges

(4) http://arretsurinfo.ch/les-mensonges-des-etats-unis/

(5) L’Europe est morte à Pristina. Jacques Hogard. Editions Hugo, 2014

(6) Schuldbekenntnis eines CIA-Agenten : Man gab uns Millionen für die Zerstückelung Jugoslawiens[Les aveux d’un agent de la CIA : on nous a donnés des millions pour le démembrement de la Yougoslavie ! ],Info-Direkt, 2 janvier 2016, (cité dans Les Guerres illégales de l’OTAN,Daniele Ganser p.185)

(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Baer

(8https://fr.wikipedia.org/wiki/Oustachis

(9) Daniele Ganser, Les guerres illégales de l’OTAN, p.187

(10)Mansur Kahn : Die geheime Geschichte der amerikanischen Kriege . Verschwörung und Krieg in der US-Aussenpolitik [L’Histoire secrète des guerres américaines.Complot et guerre dans la politique étrangère des USA], Grabert, 1998,p.453 ( cité dans Les Guerres illégales de l’OTAN Daniele Ganser p.187)

(11) http://arretsurinfo.ch/les-faux-attentats-font-toujours-recette/

(12) http://arretsurinfo.ch/quand-la-yougoslavie-demembree-se-reunifie-dans-les-supplices/

(13) Schuldbekenntnis eines CIA-Agenten :Man gab uns Millionen für die Zerstückelung Jugoslawiens [Les aveux d’un agent de la CIA : on nous a donnés des millions pour le démembrement de la Yougoslavie] ,Info-Direkt, 2 janvier 2016,( cité dans Les Guerres illégales de l’OTAN, Daniele Ganser p.186)

Source: http://arretsurinfo.ch/ce-fut-un-jeu-denfant-pour-les-etats-unis-de-disloquer-letat-multiethnique-de-yougoslavie/

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« Comment on se fiche de vous. La preuve en images par les paradis fiscaux !! »

On se fiche de nous. Je sais, ce n’est pas un scoop, ni une nouveauté, mais c’est toujours avec une certaine forme de délectation intellectuelle que j’aime bien prendre le temps de pointer, au-delà des absurdités du système, les mensonges éhontés auxquels nous sommes priés de croire et que des médias aux ordres (qui sont à peu près tous devenus la propriété de grandes multinationales) n’oseront jamais signaler à votre auguste sagacité.

ARG PARADIS UE

Par exemple, cette histoire de paradis fiscal est assez marrante, voire cocasse.

À chaque fois que le système se fait avoir sur ses dérives fiscales, qui sont tout de même juste totalement organisées par nos dirigeants avec leur complicité la plus totale, il faut faire quelque chose pour donner quelques gages et quelques miettes de bonne conscience aux petits peuples que nous sommes tous.

Et à chaque fois, l’os qui nous est jeté et que nous rongeons collectivement est identique. C’est le même os.

Exactement le même.

Et tout le monde fait semblant de s’extasier en criant waouh, le beau nonos tout neuf !

L’os à ronger c’est la liste noire des paradis fiscaux…. 

Hahahahahahahaha, mes amis, la liste noire, hahahahahahaha, je m’en étouffe de rire, ohouhouhohouououh arrêtez cela tout de suite, j’ai mal aux côtes et les crampes assaillent mes zygomatiques.

Vous allez me dire, Charles cessez de faire l’esprit chafouin.

Je vous dirais, non, jamais, la “chafouinerie” est un art de vivre de même que l’insolence. Un art exquis d’ailleurs et franchouillard (c’était pour la rime en “ar”).

Bref, comme personne ne va me croire, revenons sur ces mensonges hallucinants que personne ne dénonce en image.

Voici la capture d’écran d’un article en date du 5 décembre 2017, c’est-à-dire avant-hier…

Moscovici espère une liste noire des paradis fiscaux. Célébrons cette avancée mes amis !

Bon, en 2009, déjà, on avait mis en place plein de listes noires, blanches et même grises concernant les paradis fiscaux contre lesquels il est très important de faire semblant de lutter. Comme personne ne dit rien et que tout le monde fait semblant d’y croire, tout va donc très bien dans le meilleur des mondes.

Mais il faut savoir quand même qu’en 2012, la France virait tous les pays inscrits sur sa liste noire des paradis fiscaux… histoire de pouvoir continuer à blanchir tranquillement puisque tout le monde avait la tête tournée ailleurs !

Mais comme nous vivons en “Absurdie”, ce n’est pas bien grave. Tenez d’ailleurs les articles que nous trouvions en 2015, oui 2015 il y a deux ans, avec d’ailleurs le même Moscovici dont on se demande du coup ce qu’il a fait en deux ans…

Résumons donc avec ces deux articles côte à côte pour plus de cruauté !!!

Conclusion : on ne se fiche pas seulement de vous. On vous prend ostensiblement pour des cons décérébrés et sans mémoire.

On prend les citoyens pour des crétins dont on fait ce que l’on veut grâce à une maîtrise jamais atteinte, aussi bien des canaux de communication que des techniques de manipulation.

À ce niveau, c’est du grand art, et dans le rôle du benêt de service désigné pour faire le pitre, notre Moscovici est un maître.

La première technique de résistance intellectuelle, c’est la mémoire.

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/comment-on-se-fiche-de-vous-la-preuve-en-image-par-les-paradis-fiscaux-ledito-de-charles-sannat/

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EDF perd 100 000 clients par mois depuis 6 mois

C’est une dépêche Reuters qui nous apprend que “les opérateurs alternatifs d’électricité accélèrent depuis six mois leurs gains de part de marché en France.

ACT EDF SERVICE PUBLIC

EDF perd en moyenne 100 000 clients par mois, c'est le dernier bilan de l’ouverture des marchés de détail de l’énergie que la Commission de régulation de l’énergie (CRE)”.

Les fournisseurs alternatifs représentent une part de marché qui atteint désormais 17 %.

On peut s’en féliciter sur l’autel de la libre concurrence ou s’en agacer comme moi, car l’énergie a un coût, et son acheminement nécessite des infrastructures tellement coûteuses qu’en réalité, aucune entreprise, et pas même EDF, ne peut vendre de l’énergie à un prix où l’on peut se la payer.

La réalité, c’est que sans l’intervention des États, il n’y a pas d’infrastructures viables financièrement. Nous sommes donc simplement en train de privatiser les gains en attendant de devoir socialiser les pertes.

C’est d’ailleurs exactement le cas avec EDF et le démantèlement des centrales nucléaires. Personne ne sait par quel bout prendre les problèmes aussi bien techniques que financiers que pose la fin de nos centrales.

Cette histoire d’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie est une vaste fumisterie économique, doublée d’une bouffonnade politique et se terminera inévitablement par une Bérézina financière dont nous serons les payeurs et derniers ressorts.

Pathétique.

Charles SANNAT

Source Reuters via Boursorama.com

https://insolentiae.com/edf-perd-100-000-clients-par-mois-depuis-6-mois/

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Et les décérébrés de Français qui partent à la concurrence en se réjouissant du gain qu'ils obtiennent mais en oubliant que l'électricité est produite par EDF, que c'est un service public qu'un jour, proche probablement, ils devront payer pour la tombe qu'ils sont en train de creuser !
Et tout ça, "grâce" à l'UE !!!   S.R.

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Quand l’île d’Oléron se déchire autour de l’arrivée d’un McDonald’s…

Unee publication proposée par S.R. (UPR 87)

Comment se fait-il qu’un maire qui a été élu démocratiquement, ne puisse pas décider de ce qui doit se faire ou pas sur sa commune, et doive rendre des comptes au tribunal administratif saisi par un géant américain ?

ACT OLERON

Voici un aperçu de ce qui nous attend à cause de tous ces politiques à la botte de l’UE, qui travaillent pour le capital et pas pour le pays.. Bon courage au maire Dolus d’Oléron, ce n’est pas gagné..

Le géant américain de la restauration rapide se heurte depuis 2014 à l’opposition farouche du maire de Dolus d’Oléron de voir arriver un fast-food sur sa commune. Débouté devant le tribunal administratif, l’édile doit maintenant faire face aux pro-McDo.

Pas un restaurant d’ouvert. Lundi 27 novembre, le centre de la petite commune de Dolus d’Oléron a des allures de ville morte. Pour le visiteur qui souhaite déjeuner, il faut se rabattre sur un sandwich froid de l’Intermarché de cette ville de 3 200 habitants. C’est précisément à quelques encablures de l’enseigne de grande distribution que McDonald’s cherche à s’implanter depuis 2014. Le géant américain de la restauration rapide rêve d’y installer le premier McDo d’Oléron. Pour manger un Big Mac, les Oléronais doivent pour le moment prendre le volant direction Marennes, sur le continent, à une vingtaine de minutes de voiture.

Cette absence de concurrence sur l’île aiguise les appétits de la multinationale, car le marché est potentiellement très lucratif : la population de l’île passe de 30 000 personnes en basse saison à 200 000 l’été. Oui, mais voilà, McDonald’s a croisé sur son chemin un obstacle de taille : le maire de Dolus, Grégory Gendre, qui refuse obstinément de délivrer le précieux permis de construire.

« On serait la première île de l’Atlantique à accueillir un McDo »

« Pourquoi il va pas à l’île de Ré ? » Attablée, mardi 28 novembre, dans un café du centre de Dolus, Lili vient d’interrompre Donato, le gérant du lieu, qui explique depuis quelques minutes que « non, ça ne le dérange pas du tout » de voir McDonald’s s’installer sur l’île. Mais Lili, elle, ça ne lui plaît pas. Avec son amie Antoinette, cette retraitée n’a pas du tout envie de voir débarquer la célèbre enseigne américaine. « On n’en a pas besoin sur l’île », assure-t-elle. « Pour manger des frites congelées, franchement, c’est pas la peine, je peux faire ça chez moi », renchérit Antoinette. Toutes les deux soutiennent le maire, Grégory Gendre, dans son combat contre McDonald’s

…/…

Ancien journaliste économique, ex-militant de Greenpeace, fondateur de l’association « Roule ma frite » qui recycle l’huile de friture des restaurateurs ou des cantines scolaires, il se sait « marqué au fer vert ». L’élu de 39 ans mène une campagne active contre le McDo.

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Grégory Gendre a déjà pris trois arrêtés de refus de permis de construire du McDo en mai 2014, juste après son élection, puis en avril 2015 et en août 2016. « Le programme sur lequel on a été élus et sur lesquels les gens ont voté, c’est de soutenir une agriculture durable et des circuits courts, explique Grégory Gendre. Les fonds d’investissement détenteurs de McDo font un métier d’investisseurs et aujourd’hui, on ne peut pas cautionner ce modèle. »

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Grégory Gendre assure pouvoir compter sur le soutien de ses administrés et brandit pour cela une consultation organisée en 2015, où 97 personnes sur 137 s’étaient prononcées contre le McDo. « C’est de la malbouffe, on n’en a pas besoin ici », lâche Cédric, infirmier libéral, l’un des opposants croisés dans les rues de Dolus.

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Un projet accidentogène ? 

Mais, devant le tribunal, Grégory Gendre n’a pas pu faire valoir ses seules convictions. Pour empêcher le géant du fast-food de s’installer, il a donc soulevé la question de la circulation qu’engendrerait un McDonald’s. « On a pris les chiffres de McDo, c’est 100 à 120 véhicules par jour, ça ne rentre pas. Déjà l’été, c’est un bordel sans nom », dit-il. Son équipe a même réalisé une vidéo pour prouver le caractère accidentogène du projet.

Vidéo

« C’est un faux argument, cette histoire de parking, il y a largement assez de places, balaye le propriétaire du terrain, Philippe Villa, ancien candidat aux municipales. Dans un permis de construire, l’idéologie n’a pas sa place »*. L’homme est un peu le porte-parole officieux de la firme américaine, qui refuse de s’exprimer sur le sujet, et avec laquelle il a « re-signé une convention de location pour trois ans ».

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Lire l’article complet de Margaux Duguet

Source FranceTvInfo

https://lesmoutonsenrages.fr/2017/12/05/quand-lile-doleron-se-dechire-autour-de-larrivee-dun-mcdonalds/#more-108400

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*Pour certains, l'"idéologie", c'est toute pensée qui met en cause la voracité insatiable des multinationales...et au passage leur intérêt personnel, bien sûr.    P.G.

Statut de Jérusalem : entre folie et provocation à la guerre

Robert Fisk | 5 décembre 2017 | The Independent

Au milieu de trois guerres catastrophiques au Moyen-Orient, il serait difficile d’imaginer quelque chose de plus provocateur, dangereux – ou tout simplement délirant – que l’initiative des États-Unis de déplacer leur ambassade de Tel Aviv à Jérusalem. Pourtant, c’est exactement ce que Donald Trump est en train de faire cette semaine. D’une certaine manière, nous aurions dû nous y attendre : des présidents fous font des choses folles.

ARG JERUSALEM US

Mais n’y a-t-il personne à la Maison Blanche qui puisse le retenir ? Pas même Jared Kushner, qui est censé être la main de Trump au Moyen-Orient ? Ou Kushner est-il trop impliqué dans son dernier scandale – tel que révélé par Newsweek : qu’il n’a pas fait connaître sa co-direction d’une fondation finançant des colonies juives illégales en Cisjordanie quand il a déposé ses dossiers financiers au Bureau de l’Éthique gouvernementale cette année – pour oser se faire entendre ?

Car ce n’est pas que l’ambassade elle-même ne soit qu’un geste symbolique. Cela signifie que les États-Unis reconnaîtraient que la ville de Jérusalem, sacrée pour les musulmans, les juifs et les chrétiens, est la capitale de l’État israélien et que les Palestiniens ne pourront jamais la partager. Le moribond « processus de paix » – abandonné par les Israéliens, puis par les Palestiniens puis par les Américains il y a des années, bien que « les hommes d’État » en parlent encore dans le monde virtuel dans lequel ils vivent – n’existerait plus, même dans nos imaginations.

C’est pourquoi tout le monde de Macron à Erdogan, des Saoudiens à l’Union Européenne, et bien sûr les malheureux Palestiniens, ont critiqué et condamné de diverses manières la décision à venir de Trump. S’il ne signe pas de report officiel – qui doit être renouvelé tous les six mois – à la loi américaine pour déplacer l’ambassade, alors il va en effet, pour reprendre les termes des dirigeants palestiniens, prendre le risque d’un conflit « ethnique ».

N’y a-t-il pas assez de guerres au Moyen-Orient pour occuper la Maison blanche même dirigée par un fou ? Trump a depuis longtemps pris le parti sunnite dans le conflit sunnite-chiite – mais maintenant il risque d’augmenter les tensions en les exaspérant tous les deux. Les Arabes savent tous – et beaucoup d’Israéliens sont d’accord – que le président Trump est dingue. Mais les implications de tout déplacement de l’ambassade – ou en d’autres termes l’acceptation par Trump que Jérusalem est en effet la capitale d’Israël – seront énormes. Cela revient à signifier aux Arabes, musulmans et chrétiens, que leur deuxième ville la plus sainte appartient aux Juifs d’Israël et non à eux. Cela dira aux Iraniens la même chose. Cela signifiera la même chose pour tous les pays musulmans du monde.

Trump espère-t-il un autre accueil chaleureux et une autre danse traditionnelle à l’épée à Riyad ? Est-ce que les Saoudiens achèteront toutes ces milliards d’armes américaines s’il livre Jérusalem aux Israéliens ? Les musulmans croient généralement que le Prophète, né en Arabie, est monté de Jérusalem au ciel.

En Occident, cela va pourrir davantage les relations entre Washington et l’Union Européenne, cela nuira aux relations canado-américaines – car Ottawa ne suivra sûrement pas l’initiative de Washington – et l’UE, qui croit encore cruellement au fameux « processus de paix » , ne va certainement pas répondre en déplaçant ses propres ambassades à Jérusalem. Il y a, bien sûr, des consulats européens à Jérusalem – mais pour couvrir Jérusalem-Est et la Cisjordanie, pas Israël.

Bibi Netanyahu et son gouvernement israélien extraordinairement « extrême-droitier » seront certainement heureux, car cela déclenchera une nouvelle et bien plus grande expansion des colonies juives – que nous appelons étrangement des « implantations » – sur les terres arabes, dépouillant encore plus les Palestiniens. Les Israéliens ont volé des terres à leurs propriétaires arabes légaux pendant des années, mais le président Trump enlèverait alors aux Palestiniens l’espoir même d’une capitale à Jérusalem-Est.

Et comment vont réagir les Palestiniens des camps de réfugiés au Liban ? Il n’y a guère d’habitation palestinienne sans une photo de la mosquée Al-Aqsa apposée au mur. Comment le Hezbollah répondra-t-il ? Peuvent-ils simplement se contenter de la rhétorique – ou devront-ils tirer des missiles sur la frontière israélo-libanaise pour exprimer leur colère ?

Et les Russes, le plus grand allié de la Syrie – où Bachar al-Assad déclarera sûrement son régime comme porte-drapeau dans une nouvelle bataille pour une « Jérusalem libérée » – ne peuvent guère laisser passer une telle initiative sans prendre le parti arabe. Et en vendant aux Arabes les navires de guerre, les avions de chasse et les missiles que ceux-ci achetaient jusqu’ici aux Américains.

Un rêve israélien pourrait devenir réalité si Trump annonce Jérusalem comme étant la capitale d’Israël. Mais ce sera aussi un cauchemar arabe. Au moins, quand Jérusalem restait l’objet de négociations israélo-palestiniennes, les Arabes de Cisjordanie pouvaient s’accrocher au vague espoir de disposer un jour d’une partie de la ville. Mais si Trump va de l’avant, l’Amérique ne pourra plus jamais prétendre mettre en place un autre « processus de paix », même imaginaire. « Une erreur colossale » sera le moins que le monde pourra dire à propos des États-Unis si Trump ne signe pas la dite suspension.

Robert Fisk | 5 décembre 2017 | The Independent

Robert Fisk est le correspondant du journal The Independent pour le Moyen Orient. Il a écrit de nombreux livres sur cette région dont : La grande guerre pour la civilisation : L’Occident à la conquête du Moyen-Orient.

Source: Chronique de Palestine

http://arretsurinfo.ch/statut-de-jerusalem-entre-folie-et-provocation-a-la-guerre/

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INTERNET | La fin du réseau libre et ouvert?

L’internet tel que nous le connaissons et le pratiquons est devenue une partie intégrante de notre vie. La gratuité, la liberté universelle d’accès et la joyeuse pagaille qui y règnent nous semblent aller de soi. Mais cela pourrait rapidement changer.

ACT INTERNET FACEB GOOGLE

En cette fin d’année, la Commission fédérale des Communications américaine (FCC) prévoit d’abroger des règles par ailleurs déjà mises à mal sur la «neutralité du net». En d’autres termes, les géants du net et leurs appendices politico-administratifs pourraient désormais imposer de strictes étiquettes de comportement et de bienséance sur le réseau des réseaux. Cette évolution totalitaire aura eu pour principal alibi la traque aux «fake news», signale Jonathan Cook.

«Ce sont les leaders politiques — aidés par les médias de masse — qui ont préparé la voie en attisant une panique morale autoimmune au sujet des “fake news". Les fake news, selon eux, n’existaient que sur l’internet, jamais dans les pages des médias officiels — ces mêmes médias qui nous ont vendu le mythe des armes de destruction massive en Irak et qui ont si efficacement préservé notre système de parti unique à deux visages. Le public, semble-t-il, ne doit être protégé que contre les blogueurs et les sites web.»

Cette nouvelle menace est l’occasion de nous rappeler que l’intégralité de notre communication électronique demeure à la merci des Etats-Unis, tous les serveurs de noms (annuaires d’adresses IP) étant localisés en Virginie. Tout comme le siège de la CIA...

http://log.antipresse.net/post/internet-la-fin-du-reseau-libre-et-ouvert?mc_cid=c543f1e4be&mc_eid=3a5e263339

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