mercredi 6 décembre 2017

SUISSE | Interdiction d'enquêter sur les Casques blancs!

On croyait que Reporters sans frontières était une organisation défendant la liberté de la presse. Or voici qu'elle s'attribue la mission diamétralement opposée: faire taire des journalistes. Le Club suisse de la presse, dirigé par Guy Mettan, ayant annoncé une conférence sur un sujet sensible — les liens entre les «Casques blancs» syriens et les mouvements djihadistes — la filiale suisse de RSF a «sommé» son confrère d'annuler l'événement.

ARG CASQUES BLANCS

Guy Mettan a maintenu sa conférence malgré un procès en sorcellerie unique en son genre. Occupés à dénoncer l'hérésie du CSP, les médias ont substitué la polémique à l'information et en ont oublié... d'informer leur public du contenu de l'événement!

Il y avait pourtant une cinquantaine de personnes dans la salle, même des reporters du Temps et de la TdG, parmi de nombreux autres journalistes. Les appels au boycott n'ayant pas fonctionné, on a enclenché la postcombustion. C'est le Temps qui a donné le la. Les procédures pénales en sorcellerie ont leur jargon : intervenants controversés, militants pro-Poutine, officines, etc. La réalité de cette conférence, puisque nous y étions, c'est que les journalistes invités ont présenté des faits documentés (films, témoignages, rapports, organigrammes, lettres, documents judiciaires, expertises indépendantes, etc.) Faits fournis, c'est à préciser, non par des «officines» de propagande, mais le plus souvent par les Casques blancs eux-mêmes.

Face aux faits incontestables collectés notamment par Vanessa Beeley, ceux qui continuent encore de voir dans les Casques blancs de purs bénévoles de la protection civile sont soit stupides, soit d'une totale mauvaise foi. Sans compter les commissaires du peuple qui s'arrogent le droit de dénoncer le délit de liberté journalistique d'enquêter, d'analyser et de débattre de faits de guerre hybride, dès lors que ceux qui mènent une telle guerre hybride sont occidentaux.

Ce que nous enseigne cette affaire, c'est que la propagande de guerre occidentale, qui fait partie intégrante, notamment, de la doctrine militaire de l'OTAN, dispose dans les médias suisses — privés ou de service public — d'un service après vente institutionnel. Il suffit pour s'en assurer de comparer la vidéo de la conférence avec les comptes rendus parus dans la presse écrite ou sur la radio nationale.

  • Voir la vidéo sur le site du CSP.

MANIPULATION | La petite Syrienne qu’on sauve tout le temps

On l’a vue le 28 août dernier surgir avec un petit garçon des décombres d’un bombardement au bras d’un «casque blanc». Puis, toute seule, au bras d’un autre sauveteur sur un autre tas de gravats. Et d’un troisième, encore ailleurs…

Cette manipulation, qui avait pour but de promouvoir l’image des «casques blancs» — ces sauveteurs de jour qui deviennent rebelles islamistes la nuit —, constitue un cas d’école de manipulation. Dommage qu’elle n’intéresse que les médias russes.

http://log.antipresse.net/post/manipulation-la-petite-syrienne-quon-sauve-tout-le-temps?mc_cid=c543f1e4be&mc_eid=3a5e263339

CASQUES BLANCS | Al-Qaïda remercie ses «guerriers cachés»!

A l’occasion du sixième anniversaire du déclenchement du Jihad, Abou Jaber Al-Sheikh, le chef de l’organisation Hayat Tahrir Al-Sham, autrement dit Al-Qaida en Syrie, s’est fendu d’une vidéo pour remercier les Casques blancs en les appelant les «soldats cachés de la révolution».

Cette revendication claire, on peut le parier, n’aura aucune incidence sur la «narrative» des gouvernements occidentaux au sujet de ces «humanitaires» auxquels on a même consacré un documentaire rhapsodique récompensé aux Oscars.

Pour mémoire, le fait d’avoir dénoncé très tôt les liens de cette organisation avec les terroristes a valu à certaines sources, dont l’Antipresse, d’être reléguées parmi les «fake news» par les outils de censure de Libération et du Monde Faudra-t-il également coller la même étiquette sur la BBC, qui commence à ouvrir les yeux sur ce mouvement terroriste et son chef?

http://log.antipresse.net/post/casques-blancs-al-qaida-remercie-ses-guerriers-caches?mc_cid=c543f1e4be&mc_eid=3a5e263339

Voir aussi (6 avril 2017):

SYRIE | Qui gaze et qui enfume?

Les gouvernements occidentaux accusent Bachar Al Assad d'avoir fait usage d'armes chimiques à Idleb, dernière grande ville aux mains des terroristes islamiques. Les médias français répètent l’accusation en boucle sans rien savoir du fond et sans même analyser la réalité de la situation. Dès lors plusieurs observations s'imposent.

D’où viennent ces accusations de bombardement chimique? Principalement de deux organismes: les casques blancs et l'observatoire syrien des droits de l'homme.

Les casques blancs: Organisation humanitaire sur le papier, certes, mais dont les principaux financements viennent des gouvernements américains, français et anglais. Comble de l'objectivité: le fondateur de cette organisation n'est pas syrien mais anglais; James le Mesurier, philanthrope de la première heure puisqu'il travaillait autrefois pour une société militaire privée américaine nommée Olive Group. Par ailleurs, le chef syrien de l’organisation, Raed Saleh, a en même temps reçu un prix humanitaire aux États-Unis et interdit d’accès sur le territoire américain car il est associé à Al-Nosra.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme: Une des principales sources d'information depuis le début du conflit. Cette source est plus que critiquée par de nombreux experts (Fabrice Balanche notamment). Cet organisme est financé publiquement par le NED(National Endowment for Democracy), organisme basé à Washington, ouvertement néoconservateur, financé lui-même par le Congrès américain. Enfin selon Alain Chouet, ancien responsable de la DGSE et expert du monde arabo-musulman, l'OSDH fonctionne sur fonds saoudiens et qataris.

Tout ceci montre que ces sources sont plus que contestables. Quelques recherches suffisent pour rendre compte de ses informations, efforts devant lesquels les journalistes se sont manifestement abstenus.

Qu’on imagine un instant l'inverse: une source sur place financée par un fonds gouvernemental russe. Aucun journaliste ne s'approprierait cette source comme fiable (et il aurait peut-être raison) et mentionnerait immédiatement les liens gouvernementaux de cette organisation. Mais le deux poids-deux mesures est de règle dans ces affaires.

Si l'on se place le plan stratégique enfin, quel est l’intérêt pour Bachar Al Assad, qui accumule les succès militaires et politiques depuis un an, au moment où il est en passe de l'emporter, d'utiliser les armes chimiques, sachant très bien quelle sera la portée de ce geste sur le plan international?

Ceci rappelle furieusement, et en pire les prémices de la dramatique intervention en Irak. Par-delà les accusations hâtives et, de l’autre côté, les soupçons de false flag, la sagesse n’imposerait-elle pas pour règle de ne pas prendre de décisions lourdes de conséquences sur la seule impulsion d’événements à forte charge émotionnelle?

(...)

http://log.antipresse.net/post/syrie-qui-gaze-et-qui-enfume?mc_cid=c543f1e4be&mc_eid=3a5e263339

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