lundi 4 décembre 2017

Délocalisations : les salariés de Castorama et Brico Dépôt nouvelles victimes de l’Union Européenne

Dans un département du Nord déjà ravagé par le après les délocalisations massives de l’industrie textile puis de l’automobile, c’est désormais les travailleurs des services qui sont victimes de l’, de ses délocalisations et de son .

ACT UE DUMPING

Ainsi plus de 750 emplois sont menacés au sein des magasins de bricolage biens connus Castorama et Brico Dépôt, dont plus de 250 au niveau de son siège de Templemars dans la banlieue lilloise. C’est que le groupe Kingfisher propriétaire des magasins a décidé de délocaliser ses services centraux à Cracovie en .

Au millieu de dizaines de délocalisations frappant chaque jour l’industrie en France, si celle-ci fait tant parler c’est aussi parceque que pour la première fois une massive concerne des cols blancs.

30 millions d’euros de CICE donnés par Macron au patron, 750 emplois supprimés

Les salariés du groupe expliquent clairement la situation :

 «C’est du dumping social, le groupe affiche sans vergogne sa volonté de faire des économies de main-d’œuvre» explique à la rédaction de Libération Jean-Paul Gathier, syndicaliste FO.
Plus de 500 emplois d’experts comptables et de contrôleurs de gestion son menacés à Castorama, et 250 pour l’enseigne sœur Brico Dépôt.
Le travailleurs se fera désormais en Pologne, à Cracovie pour permettre de gonfler les profits des capitalistes propriétaires du groupe en profitant des salaires bien moins élevés.
Le SMIC en France est de 1480 €, il est de 473 € en Pologne. en délocalisant 750 emplois, c’est 9 millions d’euros chaque années dans les coffres du patron de Castorama / Brico Dépôt !
Faut il rappeler que chaque année, avec le CICE (crédit d’impôts compétitivité emplois) censé permettre en faisant rembourser par les travailleurs de France une partie du salaire que devrait payer les patrons à leurs salariés, une invention de Hollande/Macron lors du dernier quinquenat, c’est 30 millions d’euros dont Macron a directement fait cadeau aux patrons de Castorama / Bricot Dépôt.
Soit disant cette diminution des salaires devait permettre de créer un million d’emplois d’après le MEDEF. Le chômage a continué d’augmenter. Le scandale Castorama vient ici confirmer ce que dénoncer les communistes du PRCF avant même que le CICE ne soit mis en place (lire ici) : il ne s’agit que d’un énorme cadeau payé par les travailleurs fait aux ultra riches !

Euro Délocalisations : chantage et méthodes de voyou légalisés par la Loi Travail

C’est par une vidéo que la directrice générale du groupe Véronique Laury a courageusement osé annoncer que “pour maintenir la compétitivé de Kingfisher, elle voulait réduire les couts. Traduction, pour que les actionnaires puissent recevoir encore plus de dividendes, la direction de Kingfisher a décidé de mettre sur la paille des centaines de travailleurs et de réduire les salaires versés à ceux restants.

Car faut il préciser que cette charrette de licenciement intervient non pas à cause de difficultés économiques puisque le groupe est largement bénéficiaire. Au troisième 2017, le chiffre d’affaire du groupe était en hausse de 3% . Le groupe a versé un dividende de 10,4 £ par action sur l’exercice 2016-2017, soit un retour sur investissement de 3,15% par action ! Et le groupe dégage un bénéfice avant impôt de près de 750 millions de livres en 2017 c’est à dire près de 850 millions d’euros, pour un chiffre d’affaire de 12,7 milliards d’euros. Cela signifie que chacun des 77 000 employés du groupe a en moyenne fait gagner plus de 11 000 € au groupe l’année dernière !

Faut il ici rappeler que cette délocalisation et ces centaines de suppressions d’emplois ne seraient pas possible sans les lois Macron, Loi travail et ordonances Macron ?* Kingfisher est bénéficiaire et n’aurait pas sans ces lois la possibilité de mener ces licenciements massifs.

Une vague de licenciement qui en annoncent d’autres, puisque les syndicats expliquent que pour réduire les coûts et alors que l’ensemble des services supports des deux enseignes seront désormais communs et situés à distance en Pologne, les deux marques Castorama et Brico Dépôt vont sans aucun doute être rapprochées.
JBC pour www.initiative-communiste.fr
https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/delocalisations-salaries-de-castorama-brico-depot-nouvelles-victimes-de-lunion-europeenne/?ct=t(RSS_EMAIL_CAMPAIGN)

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*"Faut il ici rappeler que cette délocalisation et ces centaines de suppressions d’emplois ne seraient pas possibles sans les lois Macron, Loi travail et ordonances Macron ?": en fait, une stricte application des GOPE (grandes orientations de politique économique) dans le cadre de l'article 121 du TFUE, et une mise en oeuvre de l'article 63 du TFUE interdisant toute restriction à la liberté de circulation des mouvements de capitaux. Macron n'est qu'un lampiste...
P.G.

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Nicolas Demorand, un militant sur France Inter

Depuis septembre 2017, Nicolas Demorand est aux manettes de la Matinale de France Inter, en remplacement de Patrick Cohen. Personne ne doutait des engagements politiques du militant journaliste. Il s’est néanmoins surpassé le lundi 27 novembre 2017.

ARG DEMRAND OJIM

Nicolas Demorand n’a pas tout chamboulé de la Matinale de France Inter. L’auditeur y sent encore l’ombre de Patrick Cohen. Ce dernier parle maintenant à la même heure sur Europe 1, ce qui ne tend pas à diversifier la parole proposée aux auditeurs. Il est vrai que les deux militants faisant office de journalistes peuvent aisément se glisser dans le costume idéologique l’un de l’autre. D’idéologie, il a été question le matin du 27 novembre 2017 quand Nicolas Demorand a invité le ministre de l’Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer pour « L’invité de 8h20 ».

Blanquer au Pays des Commissaires politiques

Difficile de ne pas ressentir de gêne à l’écoute de cet entretien. L’objectif de Demorand était clair : « démontrer » que la politique scolaire du ministre Blanquer est une régression réactionnaire, en particulier comparativement avec celle de la ministre précédente. Le problème porte sur les fameux ABCD de l’égalité, lesquels sont visiblement restés dans la gorge du militant journaliste Demorand. Du moins, le retrait de ces ABCD suite à une vive polémique. Pour mémoire : il s’agissait d’un programme destiné à lutter contre le « sexisme » et les « stéréotypes de genre » à l’école mis en œuvre de façon expérimentale dans 600 établissement scolaires primaires à partir de 2013. La ministre avait ensuite voulu élargir ce programme à l’ensemble de l’école. Autrement dit, faire entrer la conception libérale libertaire de la théorie du genre à l’école, dans toutes les classes. On peut retrouver un historique plus complet ici. Devant la levée de boucliers, le projet avait été retiré. Mais Nicolas Demorand est militant de longue mémoire. D’autant que cette affaire correspond à ses propres a priori idéologiques, ainsi qu’il le montre lors de sa réception du ministre Blanquer, une conception plus militante qu’autre chose et qui rappelle cette phrase de Laura Slimani, alors présidente des Jeunes Socialistes dans une vidéo depuis supprimée de Youtube, (où sexisme et prédation sexuelle n’étaient visiblement pas seulement objets de lutte de libération genrée) : « Oui, le genre, ça existe et oui, nous allons l’enseigner dans les écoles et c’est tant mieux, parce que ça veut dire plus d’égalité ». Pour Demorand, le retrait des ABCD constitue de son point de vue une véritable atteinte à la grande marche de l’humanité et cela ne passe pas. D’où un entretien où le journaliste se mue en petit commissaire politique

Demorand en chien de garde et un ministre impavide

D’emblée, Demorand indique que le président de la République et le ministre ont annoncé que leur gouvernement serait à l’avant-garde de la lutte contre les discriminations subies par les femmes et le sexisme. Le journaliste semble donner la parole au ministre, en lui demandant ce qu’il compte faire concrètement. Mais l’auditeur sent que Demorand frétille. Il évoque des études, dont il ne cite pas les sources, qui indiqueraient que « la cour de récréation elle-même produit des discriminations » vis-à-vis des « fillettes » mais aussi de « ceux qui n’aiment pas le sport et qui sont obligés de se tenir à l’écart ». On sent l’expérience personnelle.

Jean-Michel Blanquer explique alors à Demorand que cette vision est ancienne et que la véritable problématique actuelle n’est plus le terrain de sport, rarement utilisé durant les récréations, mais les smartphones et leur lot d’images pornographiques. Ce à quoi Demorand pourrait réagir, la pornographie n’ayant pas la réputation de donner une image positive des femmes. Il ne le fait pas. Car il a une idée derrière la tête et l’idée s’impatiente : elle s’appelle ABCD de l’égalité et est associé, dans son esprit, aux grands méchants de La Manif Pour tous. Demorand : « Tout le monde dit que c’est là que ça commence l’inégalité, à l’école, et je ne vois pas dans vos propos que vous allez prendre le problème à bras le corps ». Le ministre reste zen et dit qu’il s’agit d’être « efficace pour de vrai ». Demorand : « Est-ce que par exemple vous reprendrez les ABCD de l’égalité qui avaient semé la tempête (…), qui avaient été retirés pour calmer ladite tempête mais qui cherchaient précisément à prendre à bras le corps la construction même de l’inégalité entre les garçons et les filles à l’école ». Non. « Pas de tempête nouvelle ». Demorand, ironique : « Donc, c’est la rue qui gouverne, c’est la tempête qui gouverne l’éducation nationale ». Blanquer : « non ». Demorand : « On avait peur disait LMPT qu’on fasse à l’école des petits garçons des petites filles, et des petites filles des petits garçons ».

Nous y voilà : LMPT ferait la politique éducative de la France. Les chrétiens seraient un danger, en somme. L’évidence saute aux oreilles des auditeurs. Blanquer, calme : « C’est vraiment votre vision des choses. S’il y avait eu une efficacité, cela se saurait ». Demorand ne lâche pas le morceau : « Vous êtes idéologiquement choqué par un dispositif comme les ABCD de l’éducation ? ». Il ne semble pas se rendre compte que sa question confirme le profil idéologique de cette opération politique libérale libertaire. Réponse : « Non, apparemment vous cela vous intéresse beaucoup mais non. Tel qu’il était fait il n’était pas bon (…) l’enfer est pavé de bonnes intentions. Quand vous braquez une partie des familles, vous n’atteignez pas l’objectif ». Demorand : « Il ne faut pas avoir le courage de faire ? ». Blanquer : « Non. Le courage c’est de ne pas aller dans le sens du journaliste qui vous demande d’aller dans le sens qu’il veut ».

France Inter, un espace toujours militant

La tension est palpable, et le studio de France Inter s’apparente une fois de plus plutôt à un espace politique de gauche militante * qu’à un studio de radio. France Inter le matin, cela commence tout de même à ne plus guère ressembler à une radio mais à la tribune personnelle d’un donneur de leçon. Est-ce pour cela que les citoyens paient la redevance ? Laissons la conclusion à Blanquer : « Je ne pense pas que la langue française ait produit un quelconque antiféminisme, sinon je ne vois pas pourquoi la France aurait été à ce point à l’avant-garde du féminisme. Nous sommes un pays qui valorise la femme, ne disons pas le contraire ». Il indique que le point médian n’a pas sa place à l’école. Un ange d’intelligence passe. Pas si fréquent sur cette radio.

https://www.ojim.fr/nicolas-demorand-militant-france-inter/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=c88927818b-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-c88927818b-71509009

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*Attention aux étiquettes: il n'y a pas besoin de fustiger une certaine "gauche militante" quand on connaît les positions de certains, à droite, sur ces questions de société! Par ailleurs, la propagande est vue sur de nombreux sites sous l'angle unique de ce type de problématiques (société, religion...), pourquoi pas, mais il ne faudrait pas oublier le rouleau- compresseur idéologique de l'euro- atlantisme, partagé par l'immense majorité des journalistes, dont Nicolas Demorand bien sûr, dont certains semblent s'accommoder malgré tout...  P.G.

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Fake news : les réseaux sociaux pas crédibles pour deux tiers des français

Une étude sur la perception des fake news (fausses nouvelles propagées de manière virale) a été menée par Kantar auprès de 8 000 personnes en France, au Brésil, aux États-Unis et au Royaume Uni du 2 au 10 juin 2017. Elle est plutôt rassurante pour les médias traditionnels que les français jugent plus crédibles que les réseaux sociaux et le web, signe que la propagande insidieuse qu’ils mènent contre les fake news, et à travers cela, contre les médias du web et des réseaux sociaux, trouve en partie sa cible.

ACT PRESSE

Dans le détail la presse magazine est crédible pour 70% des français, la presse quotidienne pour 64%, les JT de la télévision pour 65% et la radio pour 62%, les chaînes d’info continue sont en bas de tableau avec 60%, mais loin devant les réseaux sociaux (37%). Depuis l’émergence de scandales vrais ou faux liés aux fake news, la confiance dans la presse s’est renforcée pour 18% des sondés – même si les deux tiers déclarent que pour eux rien n’a changé – tandis que celle dans les réseaux sociaux s’est effondrée pour 58% des sondés. Facebook aura donc du travail pour regagner la confiance, et rien ne dit que faire la chasse aux seuls « trolls russes », vrais ou faux, suffira.

Pour deux tiers des sondés, les fake news n’ont pas d’impact dans leur confiance pour les sites d’applis des magazines, de la presse et des quotidiens nationaux ; pour les applis des autres journaux, 46% ont moins confiance et pour 46% rien n’a changé.

Cependant l’érosion des médias traditionnels et de la TV se confirme : si 88% des 55 ans et plus ont consulté la TV pour s’informer, 84% des 18-34 ans et 69% des 35-54 ans s’informent en ligne. La radio reste la chasse gardée des plus de 35 ans (39% des 35-54 ans et 45% des 55 ans et plus) tandis que la moitié des 18-34 ans sondés s’informent sur les réseaux sociaux.

La moitié des sondés et 80% des 18-34 ans ne veulent pas payer pour l’info

Parmi les sondés, 74% affirment avoir recours à une autre source pour vérifier une info et 72% avoir renoncé à partager une info car ils ont douté de sa véracité. Mais les comportements irrationnels demeurent : ainsi un sondé sur cinq a partagé une info après avoir lu le titre seulement – ce qui continuera à encourager les titres attrape-tout (et surtout attrape-clics).

Plus inquiétant pour les médias traditionnels – et les médias en ligne payants, si les sondés sont au courant de leurs difficultés financières, seuls 42% des moins de 35 ans ont payé pour de l’information en ligne au cours de la dernière année et seulement 18% des 55 ans et plus. Pis, 17% seulement des 18-34 ans sont prêts à payer pour de l’information numérique, et seulement si elle est moins chère que les supports classiques.

https://www.ojim.fr/fake-news-reseaux-sociaux-credibles-deux-tiers-francais/?utm_source=Newsletter&utm_campaign=c88927818b-mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_ca15a58a97-c88927818b-71509009

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Il faut toujours se méfier des sondages, mais quand même! Après, on viendra nous expliquer entre autres qu'avec 1% du temps de parole pendant un moment fort restreint pendant la campagne présidentielle, 0% avant (pendant 10 ans) et 0% après, c'est notre message qui fait peur aux Français...  P.G.

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«Incompatible avec la souveraineté» : les Etats-Unis se retirent du Pacte mondial sur la migration

- Avec AFP

ACT US EMPIRE GUERRE TAN

Le président Donald Trump a décidé de retirer son pays d'un pacte mondial de l'ONU qui vise à améliorer la gestion internationale des migrants et des réfugiés, jugé «incompatible» avec sa politique migratoire et la souveraineté nationale américaine.

«La mission américaine auprès de l'ONU a informé son secrétaire général que les Etats-Unis mettaient fin à leur participation au Pacte mondial sur la migration», a annoncé le 2 décembre dans un communiqué l'administration Trump.

«L'Amérique est fière de son héritage en matière d'immigration et de son leadership dans le soutien aux populations migrantes et réfugiées à travers le monde», a expliqué la représentante américaine à l'ONU, Nikki Haley, avant d'ajouter : «[Mais] l'approche mondiale de la Déclaration de New York est incompatible avec la souveraineté américaine.»

Selon la diplomate, les décisions américaines sur les politiques d'immigration doivent toujours être prises «par les Américains et les seuls Américains» et non de manière multilatérale.

En septembre 2016, les 193 membres de l'Assemblée générale de l'ONU avaient adopté à l'unanimité un texte appelé Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, visant à améliorer à l'avenir leur gestion internationale (accueil, aide aux retour...). Sur la base de cette Déclaration, le Haut commissaire aux Réfugiés a été mandaté pour proposer un Pacte mondial sur les migrants et réfugiés dans son rapport annuel à l'Assemblée générale en 2018. Ce Pacte est censé reposer sur deux axes : définition d'un cadre des réponses à apporter à la problématique et programme d'actions. 

Le retrait américain intervient alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a multiplié en novembre les réunions sur la question migratoire.

Souveraineté nationale vs multilatéralisme ?

«Les migrations sont un problème mondial qui réclame une réponse mondiale», a réagi à la décision américaine le président en exercice de l'Assemblée générale de l'ONU, le chef de la diplomatie slovaque, Miroslav Lajcak, dans un communiqué. «Et le multilatéralisme reste le meilleur moyen pour faire face à des défis mondiaux», a-t-il ajouté, cité par son porte-parole, Brenden Varma.

La première année de présidence de Donald Trump a été marquée par plusieurs retraits spectaculaires d'accords internationaux ou de projets d'accords impliquant plusieurs pays du monde. Washington a ainsi décidé de ne plus faire partie de l'Accord de Paris (2015) visant à limiter le réchauffement climatique de la planète. Donald Trump avait invoqué la souveraineté nationale américaine pour justifier cette décision, ajoutant qu'il ne voulait «rien qui puisse se mettre en travers» de son action pour redresser l'économie de son pays.

Les Etats-Unis ont également décidé de se retirer de l'Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'Education, la Science et la Culture, que Donald Trump juge trop défavorable à Israël.

https://francais.rt.com/international/46162-incompatible-avec-souverainete-etats-unis-retirent-pacte-mondial-migration

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Cette décision a également l'avantage de faire porter sur la seule Europe les conséquences désastreuses des politiques d'intervention américaines en termes migratoires...  P.G.

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Comme les autres, la Corée du Nord a le droit de se prémunir contre les agressions

Le rédacteur en chef du mensuel Ruptures s'interroge sur les buts réels des sanctions contre Pyongyang. Inefficace, contre-productive, cette autre forme de guerre s'attaque selon lui avant tout à la souveraineté des Etats non-alignés à l'Occident.

ARG COREE US RUPTURES

Revenant sur le dernier test en date de la Corée du Nord le 29 novembre 2017 – un missile balistique intercontinental Hwasong-15 présenté par Pyongyang comme capable d'atteindre le territoire des Etats-Unis – Pierre Lévy se propose de renverser la perspective et les questions que posent la crise géopolitique entre Corée du Nord et Etats-Unis.

Pour le rédacteur en chef du mensuel Ruptures, il n'y a pas de solution militaire au face-à-face entre Pyongyang et l'Occident. «L'aspect militaire serait la pire des perspectives», juge-t-il, dénonçant l'«extraordinaire arrogance» de Washington dans ce dossier. «Si certains veulent empêcher la Corée du Nord d'avoir l'arme nucléaire, ils devraient se poser la question de savoir pourquoi la République démocratique de Corée cherche un traité de paix [avec la Corée du Sud], mais que d'autres ne souhaitent pas», souligne Pierre Lévy, lequel s'interroge sur les buts réels des sanctions et des pressions occidentales sur Pyongyang.

«C'est une manière de guerre, les sanctions. On mène la guerre contre des pays, de manière plus "douce"», analyse-t-il, évoquant l'économie de marché et la libre circulation des marchandises et des capitaux comme condition indépassable et incontournable de l'appartenance à la communauté dite internationale, alias l'Occident sous leadership américain.

De fait, selon Pierre Lévy, ces mesures ont abouti à l'inverse du but escompté : malgré les sanctions et l'isolement, la Corée du Nord se dote bel et bien de l'arme nucléaire et la sécurité de la péninsule coréenne n'est toujours pas assurée. «Il est important de rappeler qu'au fond le crime que reprochent implicitement sans le dire les grandes puissances occidentales à la Corée du Nord, c'est de viser un développement par ses propres moyens, par ses propres forces», estime Pierre Lévy, ajoutant : «C'est un déni de souveraineté.»

Les promesses occidentales : des «chiffons de papier»

«Au fond, les Etats-Unis sont la première puissance nucléaire du monde [...] c'est même la seule puissance à avoir un jour utilisé l'arme nucléaire [en 1945 contre le Japon] et c'est eux qui se permettent d'être arrogants et agressifs contre un pays qui [...] veut se mettre à l'abri des agressions», note encore Pierre Lévy.

Pour aller vers la paix, le journaliste préconise que les Etats indépendants se voient reconnaître le droit de se défendre, au même titre que les grandes puissances nucléaires, officielles comme officieuses, notant que l'Inde, le Pakistan ou Israël n'étaient pas inquiétés malgré leur arsenal nucléaire (non-officiel). Et Pierre Lévy d'argumenter : «On peut comprendre que les dirigeants nord-coréens, surtout depuis les agressions contre la Libye et d'autres pays, puissent se dire que les belles promesses de non-intervention occidentales soient en réalité des chiffons de papier.»

https://francais.rt.com/opinions/46133-pierre-levy-coree-du-nord-droit-premunir-agressions

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Elections territoriales en Corse : triomphe de la coalition nationaliste au 1er tour

La coalition nationaliste est arrivée largement en tête du premier tour des élections territoriales corses avec 45,36% des voix, selon les résultats définitifs communiqués par la préfecture.

ACT CORSE ELECTIONS 1

Avec 45,36% des voix au premier tour des élections territoriales corses, la liste nationaliste Pè a Corsica (Pour la Corse), qui rassemble les autonomistes de Gilles Simeoni et les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni, devance celle de la droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni, créditée de 14,97% des voix, d'après les résultats définitifs communiqués par la préfecture le soir du 3 décembre.

La liste Les Républicains (LR) emmenée par Valérie Bozzi arrive en troisième position (12,77%), devant la liste de La République en marche (LREM) de Jean-Charles Orsucci qui obtient 11,26% des suffrages et le parti indépendantiste U Rinnovu 6,69%. Ce dernier ne franchit pas la barre fatidique des 7% nécessaires pour se présenter seul au second tour qui aura lieu le 10 décembre.

La liste commune PCF-Insoumis obtient pour sa part 5,68% des suffrages. Le Front national (FN) ferme la marche avec 3,28%. 

La participation à 52,17% est en recul par rapport aux dernières élections territoriales de décembre 2015 (59,88%). 

La Collectivité territoriale unique, une toute nouvelle instance

Les 234 000 électeurs corses étaient appelés ce 3 décembre à voter pour choisir les 63 élus d'une nouvelle instance inédite, née de la fusion des deux conseils départementaux et de la collectivité territoriale (région).

Les futurs élus de la Collectivité territoriale unique (CTU) remplaceront les 30 conseillers départementaux de Haute-Corse, les 22 de Corse-du-Sud et les 51 élus de la Collectivité territoriale de Corse. Ils n'auront qu'un mandat de trois ans et demi, jusqu'en 2021, date à laquelle les Corses revoteront, comme tous les Français, pour les élections régionales.

https://francais.rt.com/france/46174-elections-territoriales-corse-coalition-nationaliste-tete-premier-tour

OUTIL FL EUROREGIONS

L'UPR ne participait pas à cette élection, du fait d'une implantation locale encore insuffisante et pour des raisons de stratégie et de priorités internes (budget, congrès...). Pour comprendre le sens de cette élection et ses sombres conséquences prévisibles, voir et revoir la conférence de François Asselineau sur les euro- régions.  P.G.

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Accusé de crime de guerre, un ex-militaire croate se suicide en plein procès avec du poison

Slobodan Praljak était un des rares non-Serbes à avoir été traîné devant le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie, une institution qui s’est largement discréditée en refusant de prendre en compte le fait que les patriotes serbes de Yougoslavie comme Ratko Mladic avaient combattu des djihadistes armés qui menaçaient de tuer davantage encore de civils serbes s’ils n’étaient pas affrontés sur le champ de bataille.

ARG YOUGOSLAVIE OTAN 2

Peu après la condamnation de Mladic, qui a accusé cette cour d’être un OTAN politique, Praljak, se voyant condamner pour avoir ordonné à ses troupes croates d’ouvrir le feu sur des musulmans bosniaques, a avalé une fiole de poison après avoir dénoncé la légitimité du tribunal. Il est mort quelques heures plus tard.

Cette fois, l’accusé s’est soustrait au verdict illégitime de la seule façon qui lui était laissée : en avalant une fiole de poison. Aussitôt les fantoches de s’agiter, de « suspendre l’audience », d’appeler l’ambulance et même de déclarer – enfin ! – leur tribunal « scène de crime ».


Slobodan Praljak, ancien chef militaire des Croates de Bosnie âgé de 72 ans a bu une substance liquide alors que Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), qui le jugeait à La Haye, lui lisait son verdict le 29 novembre.

Son avocat a alors fait savoir à la cour que son client venait « d’avaler du poison ». Le juge a immédiatement suspendu la séance et appelé les secours en urgence, selon Reuters. Pris en charge par les secours, il est ensuite décédé, selon l’agence de presse croate HINA.

« Scène de crime » : une enquête ouverte

« La salle d’audience 1 est une scène de crime » a déclaré le juge président Carmel Agius après l’annonce de la mort de l’accusé. Une enquête a par ailleurs été ouverte par la police néerlandaise.

Avant de boire la substance, Slobodan Praljak, qui avait fait appel, s’est vu dire que sa peine de prison de 20 ans pour de présumés crimes de guerre dans la ville bosnienne de Mostar était maintenue. Pour sa part, il clame son innocence.

Il est accusé d’avoir ordonné la destruction d’un pont en novembre 1993, un acte qui a « causé des dommages disproportionnés à la population civile Musulmane » selon le juge.

La séance était retransmise en direct depuis l’intérieur du tribunal.

Ratko Mladic, condamné le 22 novembre à la réclusion perpétuelle 

La semaine précédente, le même tribunal a condamné à perpétuité l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité durant la guerre de Bosnie-Herzégovine. Peu avant l’énoncé du verdict, le prévenu, qui plaidait non-coupable, avait été évacué de la salle d’audience du tribunal pénal international de La Haye après s’être levé et avoir crié, énervé, aux juges, qu’ils mentaient. « Ce n’est pas une cour de justice, c’est l’OTAN », avait-il notamment lancé.

Certains observateurs remettent en cause l’impartialité des jugements internationaux pour des crimes de guerre commis durant la guerre des Balkans. Parmi les 161 individus poursuivis par le TPIY, 94 sont serbes, tandis que 29 sont croates. Le tribunal se défend toutefois de tout déséquilibre et soutient que les inculpations reflètent la réalité du conflit. [Lequel conflit a été déclenché dans leur seul intérêt et perpétré de toutes les façons possibles par les puissances jugeantes…ndR]

Il y a deux ans, la Russie avait utilisé son droit de veto au Conseil de Sécurité de l’ONU pour bloquer une résolution sur le vingtième anniversaire de la tragédie de Srebrenica, estimant que le projet de résolution présentait les Serbes comme la seule partie coupable d’un conflit armé complexe en Yougoslavie dans lequel l’OTAN est intervenue.

Source : https://francais.rt.com/international/46051-accuse-crime-guerre-ex-militaire-croate-avale-poison-proces

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Assange affirme que les USA se préparent pour la guerre avec l’Iran

Le fondateur du site WikiLeaks a expliqué ce que pourrait signifier une probable nomination de nouveaux chefs au département d’État et à l’Agence centrale de renseignement (CIA).

ACT US IRAN

Les possibles projets de l’administration américaine de désigner le directeur de la CIA, Mike Pompeo, secrétaire d’État, et le sénateur du Parti républicain, Tom Cotton, directeur de la CIA, sous-entend un conflit armé que les États-Unis entameraient contre Iran, a écrit sur son compte Twitter le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.

«Tom Cotton pourrait prendre la tête de la CIA et Pompeo celle du département d’État, relate le New York Times. De tels changements préparent une guerre avec l’Iran

D’après Assange, «Cotton est  véritablement agressif à l’égard de l’Iran, de WikiLeaks et de la Russie, il reçoit des fonds de la part de néoconservateurs et de groupes liés à Israël».

Auparavant, le New York Times, a rapporté, citant ses sources dans l’administration américaine, que le chef de cabinet de la Maison-Blanche, John Kelly, a élaboré un «plan de transition», selon lequel M.Pompeo pourrait remplacer Rex Tillerson.

D’après ce média, ces changements pourraient avoir lieu avant la fin de l’année 2017 ou au début de l’année 2018.

30 novembre 2017

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201711301034109887-assange-usa-guerre-iran/

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Les Etats-Unis continuent à développer une scission entre la Russie et l’Europe

Par Eberhard Hamer, professeur en économie, Allemagne

ARG UE US RUSSIE ALLEMAGNE

Récemment, le Département d’Etat américain a présenté une nouvelle liste des sanctions contre la Russie. Il remplit ainsi une exigence signée par le Président Trump le 2 août, intitulée CAATS (Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act). Ce règlement prend effet le 29 janvier 2018 et comprend une nouvelle attaque de la guerre économique contre la Russie, concernant non seulement des entreprises russes, mais en premier lieu les entreprises européennes réalisant des affaires avec des entreprises russes sanctionnées.

L’accentuation de cette nouvelle guerre économique correspond entièrement à la devise trumpienne de l’«Amérique d’abord». S’agissant par exemple des sanctions contre les entreprises russes et allemandes participant à la pipeline North Stream, le but avoué est de couper l’Europe du gaz russe, afin de mieux lui imposer l’achat de gaz liquide américain plus cher, actuellement disponible en abondance mais sans aucun acheteurs trouvé. Il faut donc que le gazoduc North Stream soit interrompu à mi-chemin, tout en menaçant en même temps les entreprises allemandes impliquées, pour stopper leur participation.

Toutes les sanctions américaines sont punissables aux Etats-Unis, car la justice américaine soumet au droit américain toutes les affaires accomplies dans le monde entier et facturées en dollar ou effectuées à l’aide du dollar. Tout endroit, où le dollar est utilisé, est un territoire soumis à la juridiction et à l’hégémonie américaine. Cela permet aux Etats-Unis de condamner et d’exploiter à volonté les sociétés européennes. VW a déjà dû payer 25  milliards d’euros à la justice américaine à cause des normes US spécialement introduites contre les moteurs diesel. La Deutsche Bank, quant à elle, a dû régler plus de 10 milliards et d’autres multinationales européennes des montants de différentes hauteurs.

L’acte américain CAATS prévoit que toutes les sanctions doivent être harmonisées avec les partenaires étatsuniens. On ne peut donc guère l’exprimer plus ouvertement: les sanctions ne seront poursuivies que là où elles nuisent aux partenaires américains au niveau de la concurrence. Finalement, les entreprises américaines restent les instances décisionnelles des sanctions.

De cette manière, les Etats-Unis veulent non seulement isoler systématiquement la Russie de l’Europe et empêcher les sociétés russes de réaliser quelques affaires que ce soit avec l’Europe, mais ils veulent également menacer de peines (et d’exécution de peines) le reste du monde et notamment l’Europe, si un commerce a lieu avec des entreprises russes. Cela a des conséquences considérables en Europe, où le commerce avec le marché de l’avenir le plus optimiste (Russie) a diminué de 30% au cours des deux dernières années. Parallèlement à la réduction du commerce européen avec la Russie, le commerce américain avec ce pays a augmenté. Il ne s’agit donc non seulement de causer du tort à la Russie, mais aussi de soutenir l’idée «America first» [«Amérique d’abord»], c’est-à-dire empêcher l’Europe de faire des affaires avec la Russie, là où les entreprises américaines veulent et peuvent les accomplir.

Il est difficile de s’imaginer une manière plus brutale d’effectuer l’impérialisme économique américain au détriment de l’Europe. Non seulement les grandes entreprises n’osent plus faire du commerce avec la Russie ou participer à des investissements russes – mais également des centaines d’entreprises de grandeur moyenne, ayant jusqu’à présent bien commercé avec la Russie, n’osent plus continuer leurs affaires, parce qu’ils ne survivraient pas à des brutaux paiements de sanctions américaines.
Aux Etats-Unis se prépare encore un nouveau durcissement de la guerre économique contre la Russie: on veut interdire aux banques européennes et même à des privés de commercer ou de tenir des emprunts russes. Ainsi, on veut punir la Russie de ne plus vouloir accepter le dollar comme seul monnaie mondial, mais de vouloir imposer le rouble comme moyen de paiement international. En outre, on veut empêcher les marchés financiers européens d’utiliser le rouble au lieu du dollar et de ne plus du tout travailler avec des emprunts en roubles.

De telles mesures unilatérales nuisent à l’Europe et devraient être discutées avec les alliés européens. On aurait au moins pu s’attendre à des protestations de la part de la Commission européenne et du gouvernement fédéral allemand. Mais non, pas de réaction! L’UE cède sans broncher à la puissance coloniale, même là où cela fait mal.
Isoler la Russie de l’Europe est non seulement fatale à court terme pour une partie de notre économie, mais à long terme pour toute notre prospérité en Europe: la politique de l’«Amérique d’abord» au profit des sociétés américaines rend maintenant déjà tout commerce avec les Etats-Unis de plus en plus difficile et le réduit fortement. Cela aura des conséquences dramatiques, quand le système pourri du dollar des Etats-Unis surendettés s’effondra.

A long terme, la Russie va continuer à augmenter sa solvabilité, mais à l’avenir, elle aura également besoin de l’économie européenne. L’économie allemande continuera uniquement à croître jusqu’en 2050, si elle s’élargit vers l’Est. La Russie dispose de toutes les matières premières dont nous avons besoin et nous avons toutes les technologies dont la Russie a besoin. Pour les deux pays et pour l’Europe, cette coopération est décisive pour la prospérité durant un siècle.1 Si nous nous laissons évincer par les Etats-Unis, les entreprises américaines concurrentes vont conquérir ce marché et nous resterons les perdants.
Mais qui ose, en Allemagne ou en Europe, s’opposer au comportement arbitraire des Américains?    •

1] cf. Hamer, Eberhard, Visionen 2050. Wohin steuern wir? Trends und Prognosen für Deu

Source: Zeit-fragen

http://arretsurinfo.ch/les-etats-unis-continuent-a-developper-une-scission-entre-la-russie-et-leurope/

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Dire qu'on nous traite de "complotistes" parce qu'on explique depuis 10 ans que l'UE n'est qu'une entreprise de domination géopolitique américaine...  P.G.

Posté par UPR Creuse à 08:26 - - Permalien [#]
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