dimanche 3 décembre 2017

La désinformation à 1,1 milliards d’€/an de subventions publiques aux médias payées avec votre argent !

Une publication proposée par S.R. (UPR 87)

Médias et presse papiers inféodés, aux bon vouloir du pouvoir, hors amendements fiscaux démesurés, octroyés aux 45 000 journalistes presse et médias de France, par François Hollande. Cela afin de satisfaire aux demandes pressantes des affidés du pouvoir.

ARG PRESSE CENSURE

UN SCANDALE BIEN FRANÇAIS, se décline peut-être, sous vos yeux ????

Fin octobre 2012, Michel Françaix, député de l’Oise, membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l ‘Assemblée Nationale, présentait les conclusions d’un audit, sur notre presse tricolore, dont le site Owni a tiré les infos clés.

Le chiffre d’affaires du secteur est évalué à 10 milliards d’euros, dont environ 1,1 milliard d’aide. En 2013, les seules aides directes prévues au titre de la loi de finances représentent 516 M€. Rapporté aux 40 000 journalistes encartés, cela représente plus de 10 000 € par tête de pipe.

Selon Michel Françaix, une grande partie de l’argent public versé à la presse est mal employé. Comme un cautère sur une jambe de bois, il sert à renflouer des médias condamnés à mort, par l’évolution technologique sans assurer la relève du secteur.*

Parmi les mauvais exemples d’acharnement thérapeutique, le député cite notamment les 50 centimes versés à France Soir, pour chaque numéro vendu ou les béquilles financières fournies au groupe Hersant pour éviter la conflagration. Le tout sans résultat, autre que de faire des trous dans le bas de laine des finances publiques, bas de laine, déjà si bien troué, que très bientôt il n’en restera plus rien ?

Tous les medias se bousculent au guichet, quand il s’agit d’empocher des euros. En 2011, ce sont Le Monde (15 millions), Le Figaro (14,5 millions) et Ouest France (14 millions) qui ont perçu les plus gros chèques.

L’Humanité a empoché plus de 3 millions d’euros au titre de l’aide à la pluralité, La Croix (2,94 millions) et Libération (2,87 millions). De son côté, Le Petit Quotidien (4 pages destiné aux enfants à partir de cinq ans pour que chaque jour, du lundi au samedi inclus, « votre enfant prenne la bonne habitude de la lecture quotidienne ») a profité de plus de 2,5 millions de subventions.

Plus d’un milliard d’aides au total : Ces aides directes, ne prennent absolument pas en compte le super taux de TVA réduit à 2,1%, pour la presse papier, ni les aides postales, ni les aides au développement du portage, ni « l’enveloppe » SNCF, ni celle données aux diffuseurs… Au final, aides directes + aides indirectes dépassent le milliard d’euros.

C’est notamment, la presse magazine, qui bénéficie des aides fiscales les plus fortes (35% des bénéficiaires) contre 24% pour la PQR (presse quotidienne régionale) et 15% pour la presse nationale. Michel Françaix préconise de limiter la TVA réduite aux seuls journaux d’information. Cela reviendrait notamment à priver la presse people de ce viatique, semblant totalement outrancier.

Pour le député de l’Oise, c’est dans le numérique que se joue l’avenir de l’information. Michel Françaix met en cause le manque de transparence du fonds d’aide au développement de la presse en ligne. Doté d’une vingtaine de millions d’euros/an, ce fonds a pu être utilisé pour contribuer au financement du salaire brut des journalistes, eux-mêmes affectés au numérique, ce qui a donné lieu à un important effet d’aubaine, mais surtout à un outrancier, gâchis d’argent public, constate le député.

Des subventions pour les patrons du CAC 40 : Si cette distribution pouvait parfois se justifier, lorsque les médias étaient tenus à bout de bras, par des indépendants, elle ne l’est désormais plus, depuis que la plupart des titres ont été racheté par des groupes financiers. Lagardère est le premier éditeur mondial de magazines. Bernard Arnault possède Les Echos, Investir et Radio Classique. Dassault a mis Le Figaro dans sa besace. François Pinault, Le Point, l’Agefi, La Recherche, l’Histoire, etc. Au nom des traditions, faisant depuis la libération de 1945, force de loi, l’état contribue à hauteur de 40% dans les frais de fonctionnements et des personnels, de la plupart des journaux de France.

Ce n’est pas au contribuable, mais bel et bien, à ces sociétés du CAC 40, à remettre au pot, pour maintenir ces titres à flot, si toutefois, elles le souhaitent. Pourquoi perfuser ces gazettes aux frais du contribuable alors que 72% des Français ne leur font absolument plus du tout, confiance ?

Les Français sont-ils pour autant mieux informés, que les autres Européens ? Que ni-ni !, répond Benjamin Dormann (qui parle quant à lui de 2 Md € annuels de subventions) dans un livre récent intitulé « Ils ont acheté la presse afin qu’elle se taise, ou bien obéisse au pouvoir ? ».

Beaucoup de titres, sont coupés de la société civile, se contentant de distiller les poncifs du politiquement correct. Leur insolence, ne dépasse jamais le point de rupture au-delà duquel, il serait impossible de demander des subventions. C’est la « soupe aux sous », persifle Benjamin Dormann. « L’essentiel de la presse dite d’opposition, est passée au fil des ans, sans l’assumer, du rôle de porte-parole des descendants historiques du « J’accuse ! » à la chambre d’écho des acteurs financiers partisans du « J’achète ! », assure-t-il. Le pire est que cette cascade de subventions, est totalement improductive, puisqu’elle ne permet pas d’étoffer les débats d’idées, puisqu’ils sont annihilés, par crainte de suppressions des subventions, distribuées selon le bon vouloir, de nos princes qui nous dirigent.

Toutefois, précisons que les parutions Contrepoints.org, comme Contribuables Associés, refusèrent au nom de la liberté de parole et d’écriture, les subsides publics, ils demandent que cesse la distorsion de concurrence. « Pour permettre enfin le retour à une démocratie saine, ils réclament au plus vite, la fin de ces subventions qui pervertissent la liberté de la presse, et permettent aux politiques maniant le pouvoir d’une main de fer, de s’assurer la loyauté des journalistes », c’est ce que réclament les pétitionnaires. Supprimer les subventions versées au cinquième pouvoir ? Vite, ça presse !

http://lagauchematuer.fr/2017/12/02/la-desinformation-a-11-milliards-dean-de-subventions-publiques-aux-medias-payees-avec-votre-argent/

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*"il sert à renflouer des médias condamnés à mort, par l’évolution technologique sans assurer la relève du secteur.": elle a bon dos l'évolution technologique: il faut ajouter la médiocrité et/ou l'absence de débats sérieux, l'idéologie euro- atlantiste, quelle que soit l'orientation politique du journal subventionné, l'apologie quasi- unanime du libéralisme, du consumérisme, de la libre circulation des capitaux, des marchandises et des personnes, j'en passe...

P.G.

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En attendant Berlin…

En attendant Godot… Les dirigeants européens semblent désespérément inventer une nouvelle version de la pièce de Beckett, avec dans le rôle-titre… Berlin.

ARG REICH BECKETT

Car la crise politique que connaît actuellement l’Allemagne inquiète au plus haut point les « partenaires européens », à commencer par le président français. Selon la fable élaborée par les services de communication bruxellois, l’Union européenne reprenait depuis peu du poil de la bête après les multiples crises qui l’avaient placée au bord du gouffre. Les « populistes » refluaient, l’amour de l’Europe saisissait les citoyens, et Emmanuel Macron, en nouveau Jupiter, était en passe de revigorer l’âme et l’intégration européennes.

Et, patatras, la chancelière chancelle. Déjà il y a un an, les élites euro-occidentales s’étaient trouvées orphelines d’un maître respecté à Washington. Et voilà que la puissance dominante du Vieux Continent entre dans une phase d’incertitude – un peu comme un père surpris dans un moment de faiblesse par ses enfants éberlués. En France, plusieurs responsables politiques et leurs relais médiatiques semblent tout à la fois irrités et déstabilisés par l’absence d’une direction ferme à Berlin. Ce que moquait déjà le général de Gaulle en son temps : « il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité ; ils sont faits pour faire des courbettes aux autres ».

Il faut pourtant revenir à la réalité : ce n’est pas du fait d’un malheureux concours de circonstance que la République fédérale est pour l’heure incapable de jouer le rôle que Paris, Bruxelles et consorts attendent d’elle. C’est pour une raison que ces enthousiastes de la démocratie semblent avoir du mal à admettre : le vote des électeurs allemands. Car, à l’issue du scrutin du 24 septembre, 92 députés de l’AfD et 69 du parti Die Linke siègent au Bundestag – deux formations qui ont un point commun : en vertu d’un article non écrit de la Loi fondamentale d’outre-Rhin, ils n’ont pas le droit de participer à une coalition gouvernementale. Or quoiqu’on pense de l’une ou de l’autre de ces formations, leur représentation résulte bien d’un choix délibéré des électeurs.

Un phénomène qui s’étend au sein de l’UE

L’Allemagne est ainsi touchée par un phénomène qui s’étend au sein de l’Union européenne : le rabougrissement des formations dites « centrales », souvent classées « centre-gauche » et « centre-droit », et qui, au-delà des nuances (parfois minuscules voire inexistantes), défendent le système économico-politique en place, en tout cas se posent en garant de sa pérennité fondamentale.

Avec bien sûr des différences et des exceptions selon les pays, ces deux grands mouvements – les conservateurs et les sociaux-démocrates – représentaient grosso modo trois électeurs sur quatre il y a quelques décennies, voire quelques années ; ils en cumulent maintenant à peine un sur deux. Ce qui complique beaucoup la formation de majorités stables.

Sous une forme ou sous une autre, cette tendance s’est observée ainsi en Autriche, en Espagne, aux Pays-Bas, en Grèce, en Suède, au Danemark….

En Italie, ce fut le Parti communiste et la démocratie-chrétienne qui se sont « éparpillés façon puzzle », ouvrant la voie à un improbable paysage politique et à l’apparition du Mouvement cinq étoiles, devenu en quelques années la première force politique potentielle – on en saura plus au printemps prochain. Le scrutin tchèque des 20 et 21 octobre, qui a vu le triomphe d’un milliardaire « populiste » (anti-immigration et anti-euro), constitue également un avatar de ce phénomène.

Les élections françaises du printemps 2017 représentent même une version extrême de cette évolution : les deux partis précédemment dominants ont ou sont en passe d’imploser, l’oligarchie reprenant directement les rênes via une sorte de « grande coalition » à l’intérieur même d’un nouveau parti.

Bien entendu, il faut se garder d’une interprétation unique, tant les histoires et cultures politiques diffèrent d’un pays à l’autre (c’est la raison pour laquelle ne peut exister un « peuple européen »). Mais il est peu douteux qu’un facteur commun joue : le ras-le-bol populaire face à une intégration européenne visant en toute chose l’« harmonisation » (austérité sans fin, casse des codes du travail, et désormais lancement de la « défense » commune…), une intégration défendue bec et ongles – au point d’en faire parfois un programme commun – par les forces dites centrales.

Que celles-ci voient leur base s’éroder, voire s’effondrer, ne doit donc rien au hasard. Leur équation consiste désormais à poursuivre la même politique, et notamment de nouvelles « avancées » européennes, malgré ces désaveux à répétition.

Si demain, une nouvelle « grande coalition » devait voir le jour outre-Rhin (ce qui n’est pas encore certain), celle-ci prendrait la forme d’une spectaculaire alliance des battus. Car, avec 33%, la CDU/CSU a obtenu son pire résultat de l’après-guerre, tandis que, pour le SPD (20,5%), il faut remonter à 1890 pour trouver trace d’un score si bas (à l’exception des années 1932-1933).

Une telle coalition serait à l’évidence un déni du verdict populaire. Mais ce serait très probablement également un facteur d’instabilité européenne à moyen terme – et même peut-être à court terme.

Quitte à désespérer Jupiter.

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Alstom : le dépeçage se confirme

L’Allemand Siemens va mettre la main sur la branche ferroviaire d’Alstom, après que ce dernier avait déjà été dépouillé de son secteur Energie au profit de General Electric. La « souveraineté européenne » vantée par Emmanuel Macron recouvre ainsi une succession d’abandons industriels et technologiques nationaux, dont Laurent Santoire, responsable CGT chez GE-Alstom, précisait les enjeux dans l’édition de Ruptures du 26 octobre. Compte tenu de l’actualité, nous publions ici désormais cette analyse.

 

ARG RUPTURE ALSTOM

Coup de tonnerre industriel : le 26 septembre, un communiqué du Français Alstom et du géant allemand Siemens annonçait le « rapprochement » entre les deux firmes. En réalité, une prise de contrôle du premier par le géant d’outre-Rhin.

Déjà, après le rachat de sa branche énergie (fabrication de turbines) par le conglomérat américain General Electric (GE) en 2015, l’activité d’Alstom s’était réduite à sa branche ferroviaire.

Le groupe français, qui compta dans ses activités les Chantiers de l’Atlantique, était issu de la Compagnie générale d’électricité (CGE), ex-fleuron industriel et technologique jadis aussi présent dans les télécommunications via Alcatel (vendu au Finlandais Nokia en 2016).

Se profile donc un nouveau démantèlement d’une filière industrielle et technologique nationale, au sein de laquelle avait été développé notamment l’emblématique TGV. Cependant, l’accord ne sera juridiquement effectif que d’ici douze à dix-huit mois.

Plus précisément, le projet prévoit la création d’une entreprise baptisée Siemens-Alstom qui regrouperait l’actuel Alstom (7,3 milliards de chiffre d’affaire, 10 milliards de commandes, 8 500 salariés en France, 3 000 en Allemagne) et la branche ferroviaire de Siemens (7,8 milliards de CA, soit 12 000 salariés outre-Rhin).

Siemens va souscrire à une augmentation de capital d’Alstom qui lui sera réservée, ce qui permettra au géant allemand de détenir 50% des actions de la nouvelle firme, et de faire siéger six administrateurs sur onze au Conseil d’administration.

Mais pour préserver les apparences, l’actuel PDG d’Alstom restera à la tête de l’entreprise pour quatre ans, et le siège central de celle-ci sera en France. Pendant cette même période, des « garanties » sont données en termes de maintien de l’emploi tant en France qu’en Allemagne – mais pas dans les pays tiers où le groupe est également implanté.

Le protocole prévoit également un versement de dividendes exceptionnels pour « consoler » les actionnaires d’Alstom : 8 euros par action, soit un manque à gagner pour la trésorerie de l’entreprise de 1,8 milliard. Pour le groupe Bouygues, actionnaire de référence d’Alstom avec 28,3% des parts, cela représente un pactole de 500 millions d’euros. Plusieurs banques d’affaires ont piloté étroitement l’opération, dont Rothschild pour Alstom.

Lors de la vente d’Alstom Energie à GE en 2015, une clause de l’accord prévoyait la possibilité pour l’Etat français de racheter, à l’échéance d’octobre 2017, une partie des actions détenues par Bouygues et de reprendre ainsi une influence sur l’avenir du groupe français. Bercy n’a pas exercé cette option, ce qui donne implicitement carte blanche à Siemens. Ce renoncement aurait été demandé par Angela Merkel.

Car l’opération a été supervisée au plus haut niveau : par l’Elysée et par la chancellerie allemande. Son annonce a été rendue publique le jour même où Emmanuel Macron prononçait un discours solennel consacré à l’avenir de l’UE, et vantait en particulier l’objectif de « souveraineté européenne » en lieu et place d’une souveraineté nationale qui serait obsolète .

Similitudes

Responsable CGT chez Alstom Power System (GE), Laurent Santoire relève les similitudes entre l’opération avec Siemens et avec General Electric, deux ans plus tôt. A commencer par l’habillage trompeur d’une « alliance entre égaux », alors qu’il s’agit avant tout de servir l’appétit des actionnaires au détriment tant de l’emploi que de la maîtrise industrielle et technologique nationale.

De même, le syndicaliste pointe aujourd’hui ce que valaient les « assurances » données à l’époque. La direction de la firme américaine avait promis de créer 1 000 emplois nets en France au sein de trois co-entreprises lancées en commun par GE et Alstom dans des domaines des turbines pour centrales nucléaires, des réseaux, ainsi que des turbines hydro-électriques. Or au 1er janvier 2017, relève Laurent Santoire, le solde est déjà de 400 emplois nets supprimés. Et pourrait bien s’alourdir, n’était-ce un tour de passe-passe : l’intégration des effectifs de certains sous-traitants.

Parmi les points « chauds » actuels figure en particulier la co-entreprise GE-Hydro (turbines pour l’hydro-électricité) dont le site historique de Grenoble est occupé par les salariés contre la menace de 350 licenciements (sur 800).

C’est que les actionnaires du géant américain, pourtant déjà largement profitable, exigent plus de rentabilité, ce qui passe par une vaste restructuration mondiale, dont les co-entreprises créées en 2015 pourraient faire les frais. GE a l’habitude de récupérer ce qui l’intéresse le plus : la maîtrise, les savoir-faire et les brevets (développés en partie grâce à des financements publics). Mais il ergote désormais sur le prix (pourtant fixé dans le contrat de 2015 : 2,5 milliards d’euros) auquel Alstom a la possibilité de lui revendre ses parts d’ici septembre 2018. Une possibilité que le protocole Siemens-Alstom a transformé en obligation, plaçant ainsi les salariés des co-entreprises en victimes collatérales à la merci de la direction américaine du groupe.

« Airbus du ferroviaire » ?

Or, explique le cégétiste, le ferroviaire comme les turbines constituent des filières industrielles nationales essentielles. D’autant que ce ne sont pas les projets d’ampleur qui manquent. La perspective d’équipement des futurs réseaux ferroviaires du « Grand Paris » en est un exemple.

Qu’en est-il, dans ces conditions, de l’« Airbus du ferroviaire » vanté par les promoteurs du projet ? Laurent Santoire conteste formellement cette présentation abusive, d’autant que l’actuel Airbus, rappelle-t-il, a tourné le dos à ce qui présida à sa naissance (fin des années 1960) : un projet industriel à l’initiative d’Etats souverains. L’esprit était de mener des coopérations, non pilotées par la rentabilité, s’appuyant sur des entreprises publiques – en France en tout cas. Un tel montage serait aujourd’hui interdit par la Commission européenne.

Pour Alstom ferroviaire, les partisans de l’absorption par Siemens mettent par ailleurs en avant l’argument de la concurrence chinoise : deux groupes de ce pays ont récemment fusionné pour former un mastodonte mondial (public, donc non soumis aux exigences de rentabilité, tout en bénéficiant d’un marché intérieur géant captif). Cette nouvelle donne imposerait des regroupements européens… En réalité, une telle assertion anticipe et accompagne un contexte où l’on accepte la libre circulation des marchandises et des capitaux, sans aucune autre règle que celle du libre échange mondial.

A l’inverse, pour Laurent Santoire, la priorité devrait être, aujourd’hui, de réintroduire l’Etat dans le jeu. En particulier pour le secteur de l’énergie, ce dernier – et non GE – devrait racheter les actions qu’Alstom détient dans les co-entreprises ; et négocier en mettant en avant l’importance de la commande publique, décisive pour les filières concernées.

Mais cela nécessite de mobiliser les salariés, et, au-delà, de faire intervenir les citoyens dans ces débats cruciaux pour l’avenir du pays, conclut le syndicaliste.

https://ruptures-presse.fr/actu/alstom-ge-depecage-santoire/

Screen-Shot-10-28-17-at-10Cela nécessite aussi que les salariés et l'ensemble des citoyens  mesurent l'importance d'un FREXIT le plus vite possible!

P.G.

Le Russia-gate contamine l’Europe.

Depuis que le gouvernement américain a débloqué 160 millions de dollars en décembre dernier pour lutter contre la propagande et la désinformation russes, des universitaires peu connus et des groupes de réflexion avides font la queue pour pouvoir lancer leur anathème, et participer à cette course au profit en propageant l’hystérique Russia-gate jusqu’en Europe.

De nos jours, il semble que chaque évènement qui n’est pas bienvenu pour l’establishment – du Brexit au référendum pour l’indépendance de la Catalogne – soit imputé à la Russie ! La Russie ! La Russie !

 

ARG POUTINE COMPLOT

La méthodologie de ces « études » consiste à trouver des comptes Twitter ou des pages Facebook plus ou moins « reliés » à la Russie (bien qu’on ne sache jamais exactement comment c’est déterminé) et à se plaindre de ces commentaires « liés à la Russie » qui portent sur les développements politiques en Occident. Cela part du préjugé que les peuples crédules des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Catalogne attendent des directives secrètes du Kremlin pour décider comment voter, ou alors qu’ils sont facilement dupés.

Curieusement, cependant, la plupart de ces prétendues « interférences » semblent être survenues après l’événement en question. Par exemple, plus de la moitié (56%) des fameux 100 000 $ de dépenses publicitaires dans Facebook en 2015-2017, supposés avoir été investis pour aider à l’élection de Donald Trump, ont été dépensés après les élections américaines de l’an dernier (et la somme totale peut se comparer au revenu publicitaire annuel de Facebook, 27 milliards de dollars).

De même, une nouvelle étude britannique à l’Université d’Édimbourg, accusant la Russie de s’ingérer dans le vote sur le Brexit, a découvert que plus de 70% des tweets liés à ce vote et venant de sites prétendûment liés à la Russie ont été postés après le référendum sur la question de savoir si le Royaume-Uni devait quitter l’Union européenne. Mais, hé, ne laissez pas les faits et la logique se mettre en travers d’un récit fait pour suggérer que quiconque a voté pour Trump, pour le Brexit ou pour l’indépendance de la Catalogne est un « idiot utile » de Moscou !

Cette semaine, la Premier ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie de chercher à « saper les sociétés libres » et à « semer la discorde en Occident ».

Alors qu’en est-il d’Israël ?

Car, un autre problème fondamental de ces « études » est qu’elles ne sont pas accompagnées de « contrôles », concept utilisé en science pour vérifier l’hypothèse d’une étude de base en déterminant si vous trouvez quelque chose d’inhabituel ou simplement une occurrence normale.

Dans ce cas, par exemple, il serait utile de trouver d’autres pays qui, comme la Russie, comptent un nombre important d’anglophones mais dont l’anglais n’est pas la langue maternelle – et qui ont un intérêt significatif pour les affaires étrangèreset de voir ensuite si les gens de ces pays ont un poids dans les médias sociaux avec leurs opinions et perspectives sur les événements politiques aux États-Unis, au Royaume-Uni, etc.

Peut-être que le gouvernement des États-Unis pourrait consacrer une partie de ces 160 millions de dollars à une étude sur le comportement des Israéliens sur Twitter/Facebook, s’ils s’investissent dans les controverses américano-britanniques, et en quoi cela pourraient concerner, directement ou indirectement, le gouvernement israélien. Nous pourrions ainsi voir combien de comptes Twitter/Facebook sont « reliés » à Israël ; nous pourrions étudier si des « trolls » israéliens harcèlent les journalistes et les sites d’information qui s’opposent aux politiques et aux politiciens néoconservateurs occidentaux ; nous pourrions vérifier si Israël fait quoi que ce soit pour saper les candidats qui sont perçus comme hostiles aux intérêts israéliens ; si c’est le cas, nous pourrions calculer combien d’argent ces activistes et blogueurs « liés à Israël » investissent dans les publicités Facebook ; et, enfin, nous pourrions suivre à la trace tout tweet qui risquerait de renforcer les messages favorables à Israël.

Aucune chance que cela n’arrive.

Pourtant, si nous avions ces données sur la stratégie israélienne, nous pourrions peut-être juger à quel point il est inhabituel pour les Russes d’exprimer leurs opinions sur les controverses en Occident. Il est vrai qu’Israël est un pays beaucoup plus petit avec ses 8,5 millions d’habitants par rapport aux 144 millions de Russes, mais on pourrait calculer ces chiffres par habitant – et même sans cela, je ne serais pas étonné de constater que l’ingérence d’Israël dans l’élaboration des politiques américaines dépasse largement l’influence russe.

Il est également vrai que les dirigeants israéliens se sont souvent fait l’avocat de politiques qui se sont révélées désastreuses pour les États-Unis, comme l’encouragement du Premier ministre Benjamin Netanyahou à la guerre en Irak, à laquelle la Russie s’était opposée. En effet, bien que la Russie soit maintenant régulièrement qualifiée d’ennemie de l’Amérique, on ne trouvera pas d’exemple de stratégie de pression sur les États-Unis, organisé par le président Vladimir Poutine, qui serait une fraction aussi nuisible aux intérêts américains que ne le fut la guerre en Irak.

Et, pendant qu’on y est, nous pourrions peut-être avoir un décompte de ce que des entités « liées aux États-Unis » ont dépensé pour influencer la politique de pays comme la Russie, l’Ukraine, la Syrie et de nombreux autres points chauds autour du globe.

Mais bien sûr, rien de tout cela n’arrivera. Si vous tentez même d’évaluer le rôle des opérations « liées à Israël » dans la prise de décisions occidentales, vous êtes accusé d’antisémitisme. Et si cela ne vous arrête pas de suite, alors les éditoriaux furieux du New York Times, du Washington Post et d’autres médias grand public américains vous traiteront de « conspirationniste ». Qui pourrait seulement penser qu’Israël est prêt à n’importe quoi pour influencer les prises de position occidentales ?

Et si vous utilisiez des données pour comparer avec l’interférence occidentale dans les affaires des autres nations, vous serez accusé de comparer des choses qui ne sont pas comparables, car ce que font le gouvernement américain et ses alliés est bon pour le monde, alors que ce que fait la Russie est la source du mal.

Donc, développons vite ces algorithmes pour traquer, isoler et éradiquer la « propagande russe », c’est-à-dire les points de vue déviants, pour mieux s’assurer que les Américains, les Britanniques et les Catalans votent dans le bon sens.

Robert Parry

Source Consortium News

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