jeudi 30 novembre 2017

François ASSELINEAU répond en direct à vos questions

Vidéo disponible sur le site national !

VID FA 29NOV17

https://www.upr.fr/actualite/france/francois-asselineau-repond-direct-a-vos-questions-youtube

 

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Le leurre et l’argent du leurre

La surprise est totale, l’information inédite, le scoop incroyable : la fraude et l’évasion fiscales séviraient aux quatre coins de la planète, via des paradis fiscaux. Il n’a pas fallu moins d’un consortium de 96 médias internationaux et de 400 journalistes pour étayer une telle révélation, désormais connue sous le terme (forcément) anglais de « Paradise papers ».

ARG RUPTURE PARADIS FISC

Plus encore que dans les affaires précédentes (printemps 2016, automne 2016), un torrent éditorial a déferlé, listant les secrets des multinationales concernées, couvrant d’opprobre les milliardaires impliqués. A la suite des grands médias, les responsables politiques, toutes tendances confondues – en France et ailleurs – ont été prompts et (presque) unanimes à s’indigner.

Les ministres des Finances des Vingt-huit se sont immédiatement engagés à renforcer la lutte contre les « pratiques fiscales agressives », fussent-elles légales. La Commission a pointé à demi-mots les Etats membres qui traînent les pieds car soupçonnés de dumping fiscal inélégant (Malte, l’Irlande, le Luxembourg…). A Bruxelles, de bons esprits ont opportunément saisi l’occasion pour marteler que la règle de l’unanimité qui subsiste dans le seul domaine fiscal – pour préserver un doigt de souveraineté nationale – était décidément obsolète.

Face à un tel consensus, il convient de préserver l’esprit critique. Et d’abord de souligner que l’indignation face à des pratiques « choquantes » substitue le terrain de la morale à celui de la politique – ce qui est le moyen le plus sûr d’égarer les peuples.

Ensuite, l’insistance récurrente quant à la nécessité de combattre cet « envers de la mondialisation » interroge : est-ce bien de l’« envers » qu’il s’agit ? Au fond, le message subliminal adressé aux manants est le suivant : si seulement nous arrivions à endiguer et à civiliser la « cupidité » des grandes firmes et l’« avidité » des milliardaires, nous pourrions enfin profiter de la mondialisation heureuse.

Or il faut rappeler cette vérité qui ne fait l’objet d’aucun grand titre : l’évasion fiscale ne pourrait en aucune manière exister, du moins à cette échelle, si la libre circulation des capitaux n’avait pas été érigée en table de la loi, dans les traités européens en particulier. Qui se souvient qu’avant la décennie 1980, tout mouvement de capitaux était strictement réglementé et devait être déclaré ? L’Union européenne a dynamité cet « archaïsme ».

Dès lors, l’indignation officielle contre l’évasion fiscale pourrait être une manière de leurre, obscurcissant délibérément la véritable nature du phénomène : un choix politique de « liberté » que les oligarques mondialisés entendent maintenir quoi qu’il arrive.

En outre, nous laisse-t-on entendre, tout pourrait aller bien mieux si les multinationales et les hyper-riches contribuaient raisonnablement aux budgets publics via l’impôt. Mais une question n’est jamais posée : comment se constituent les milliards de profits et de fortunes ? Pour ne citer qu’un exemple, le richissime Xavier Niel, propriétaire de Free (et actionnaire de référence du Monde) est couvert de honte parce qu’il aurait mis à l’abri ses petites économies sous les tropiques. Mais lorsqu’un documentaire a récemment mis au jour la véritable origine de sa fortune – l’exploitation pure et dure de milliers de salariés, véritables esclaves modernes – le retentissement médiatique a été légèrement plus modeste… Et pour cause : ce n’est pas seulement légal, c’est le fondement même du système.

 

Car le problème n’est pas d’abord ce que reversent – ou pas – les détenteurs de capitaux, mais la capacité de ceux-ci à prospérer sur la seule base de l’exploitation du travail de ceux qui n’ont que leurs bras et leur tête pour vivre. Mettre le projecteur de l’indignation sur la conséquence peut constituer le plus sûr moyen d’escamoter la nature profonde du problème. Déjà, dans l’Opéra de quat’sous, Bertold Brecht faisait dire à son héros : « qu’est-ce que le cambriolage d’une banque comparé à la fondation d’une banque ? ».

Enfin, ici et là, d’aucuns pointent le bout de l’oreille et expliquent : si nous n’endiguons pas l’évitement fiscal des oligarques, le « populisme » risque de se développer encore. Mais tenter de surfer sur la colère populaire pour mieux la détourner de l’essentiel – n’est-ce pas là, précisément, une bonne définition du « populisme » ?

A force de jouer avec le feu (de l’indignation), les apprentis sorciers médiatiques pourraient, un jour, avoir quelques surprises.

Pierre Lévy
(éditorial paru dans l’édition de Ruptures du 24/11/2017)

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L’économie de l’éolien, de plus en plus concentrée, n’est pas alternative

Le secteur de l’énergie éolienne concerne de multiples acteurs aux rôles bien spécifiques, du « turbinier » à l’exploitant en passant par le développeur et l’« agrégateur ». Avec la dérégulation du marché de l’énergie, le secteur n’échappe pas non plus à la concentration et à la financiarisation.

ARG EOLIEN 3

Il n’était peut-être pas nécessaire de commencer par l’atelier spécifique sur les « bridages acoustiques » et la différence entre les « balourds aérodynamiques et massiques ». Et pourtant, c’est bien de cela dont on parlait, ces 19 et 20 septembre, à Paris, pour cette 8e édition du colloque national éolien dédié aux « solutions concrètes pour la France de demain ». Un rendez-vous organisé par l’association France énergie éolienne, qui regroupe 90 % des acteurs de l’éolien en France. Comprenez : des entreprises de la filière venues du monde entier, et qui investissent et travaillent sur le territoire français.

Bienvenue dans un monde où tout est bleu, comme le ciel, et blanc, comme les machines. Un rendez-vous au croisement entre le monde des ingénieurs, des techniciens et des commerciaux. Ici, comme dans beaucoup d’autres sphères, on croise essentiellement des hommes blancs en costume, plutôt jeunes. La plupart ne travaillent dans le domaine que depuis moins de cinq ans : « La filière est encore jeune », m’explique-t-on. Si jeune qu’on n’hésite pas à utiliser de nombreux gadgets pour la promouvoir, de la clef USB au casque de réalité virtuelle pour visiter une éolienne en passant par la vidéo collaborative pour décrire « son expérience » de l’éolien.

Lors du 8e Colloque national éolien, à Paris.

Le discours introductif d’Olivier Perot, directeur de Senvion et président de l’association organisatrice, France énergie éolienne (FEE), ne laisse aucun doute sur les affinités du moment : « Des forces puissantes sont en marche », lance-t-il d’emblée au public, avant de faire un éloge du « progrès » dont « des philosophes à la noix nous disent que c’est un mot dépassé ». Pour lui, c’est clair, « l’éolien est le moteur de la transition énergétique qui est en marche ». Clairement, on est plus proche de la « start-up nation » que de l’écologie politique, même si l’objectif commun est « de vivre dans un monde où notre énergie ne met plus en danger les générations futures ».

Regardez le clip réalisé au colloque éolien:

https://reporterre.net/L-economie-de-l-eolien-de-plus-en-plus-concentree-n-est-pas-alternative

Difficile d’échapper à la communication omniprésente et d’obtenir des informations claires. On est là pour se vendre, se faire bien voir, certaines entreprises n’hésitant pas à jouer des codes sexistes les plus traditionnels pour attirer d’éventuels clients, même si l’on échappe aux outrances du Salon de l’automobile. Ici, on est entre professionnels pour parler business et rencontrer de potentiels investisseurs. Se croisent les trois grandes familles de l’industrie éolienne : constructeurs, développeurs et exploitants, auxquels s’ajoutent des fournisseurs de service spécialisés.

« L’éolien te force à avoir beaucoup de compétences » 

Les constructeurs, ou « turbiniers », impossible de les manquer. Avec leur déploiement de maquettes et de films promotionnels, ils sont là pour vendre leur machine, le dernier modèle de la gamme 2 MW ou la super-éolienne de 4 MW terrestre (retrouvez les explications techniques dans notre précédent article). Entreprises imposantes au rayonnement international, les plus importantes en France sont les Allemands de Senvion, Nordex et Enercon, les Danois de Vestas. À eux quatre, ils représentent 80 % des éoliennes installées dans le pays. Il y a aussi des noms plus connus, comme Siemens, qui vient de fusionner avec l’Espagnol Gamesa, ou les États-Uniens de General Electric Renewable Energy. Manquent à l’appel Goldwind (Chine) et Suzlon (Inde), encore peu présents en Europe.

Et la France ? Seul le groupe Vergnet, basé à Ormes, dans le Loiret, produit des éoliennes de moyenne puissance (20 kW). Placé en redressement judiciaire le 31 août dernier, il est en attente de repreneur, peut-être par le groupe chinois Sinovel. Pour les éoliennes plus puissantes, Poma-Leitwind, branche du leader italien des remontées mécaniques, démarre seulement cette année la construction des premières éoliennes de 1 à 3 MW « made in France » dans ses usines de Savoie et de l’Isère.

Viennent ensuite les développeurs, plus nombreux : de la petite PME du fond du Lauragais à des grands groupes, des passionnés de l’environnement aux affairistes sentant le filon, il y a vraiment de tout. Ce sont les développeurs qui réalisent des études de potentiel éolien, repèrent les territoires les plus intéressants et les moins contraignants. Eux également qui rencontrent sur place les propriétaires de terrains et les élus, puis réalisent toute la procédure de concertation, les réunions d’information, la présentation du projet, jusqu’à sa concrétisation. Un travail qui nécessite une grande polyvalence, dit Charles Strauss, chargé d’étude chez H2Air : « Il faut une quinzaine de spécialistes, dans l’environnement, le commercial, le juridique. » Bien sûr, tous ne fonctionnent pas ainsi, certains préférant confier à des entreprises spécialisées des tâches nécessaires à l’élaboration d’un projet : études d’impacts, concertation, BTP… Le plus souvent, pour réduire le risque financier, ils créent une société de projet pour chaque parc envisagé. Ces sociétés appartiennent à l’entreprise mère qui est responsable si la filiale fait défaut.

Effet pervers des recours en cascade contre tous les projets : certains n’ont pas la capacité financière d’aller au bout et se tournent donc vers les plus gros développeurs qui, en échange de leur garantie, prennent des parts dans les projets.

« Un grand travail en amont de concertation » 

Enfin on trouve les exploitants. Car beaucoup de développeurs n’ont pas la capacité ni la volonté d’entretenir des parcs, avec la logistique, la maintenance et l’infrastructure nécessaires. C’est ainsi qu’aussitôt construit, un parc éolien est souvent revendu à un exploitant puis à un autre.

Deux entreprises dominent en France le marché de l’exploitation des éoliennes : Engie (ex-GDF), qui a racheté en avril dernier l’historique Compagnie du vent ; mais surtout EDF-Energies nouvelles (ou EDF-EN), filiale à 100 % d’EDF. Absent du colloque éolien, EDF-EN est pourtant dans nombre de discussions. Et pour cause… En off, un développeur nous explique : « La plupart du temps, ce sont les plus brutaux ; ils arrivent sur les territoires comme des rois parce qu’ils peuvent se permettre de proposer des retombées financières importantes. » Mais leurs parcs éoliens sont souvent cités comme mauvais exemples en matière de concertation ou d’impact paysager mal pensé, comme en témoigne le plateau du Lévezou, en Aveyron ou dans la plaine narbonnaise. En bref, comme le résume ce développeur : « Là où EDF-EN est passé, derrière, on rame pour construire de nouveaux projets. »

Installation des parcs par constructeur et exploitant, mi-2017.

Développer un projet éolien demande d’avoir les reins solides. Car, en moyenne, il faut dix ans entre la première rencontre avec les élus et propriétaires d’un terrain et la mise en marche d’une éolienne. Selon Arnaud Gossement, avocat spécialisé dans le droit de l’environnement et administrateur d’Enerplan (solaire), cela tient à la nature industrielle de l’éolien : « Comme pour tout projet important, il y a un grand travail en amont de concertation, de rencontres essentiellement avec les élus et les propriétaires mais aussi avec des réunions publiques. Sans l’appui des collectivités, je n’ai jamais vu un projet sortir de terre. »

Ensuite vient la phase des procédures administratives : étude d’impact pour les oiseaux, les chauves-souris, les paysages, la relation avec les Bâtiments de France, l’armée, les services préfectoraux, pour aboutir à une enquête publique, au bout de quatre ans de travail préalable.

Il faut également prévoir le raccordement au réseau électrique, avec un gestionnaire du réseau, Enedis, qui n’est pas toujours parfaitement coopérant. Est-ce parce qu’il s’agit d’une filiale d’EDF, qui n’a pas encore tourné la page du nucléaire ?

En moyenne, il faut cinq ans de plus en France que dans les autres pays européens pour finaliser un projet éolien. Pourquoi ? Essentiellement à cause des recours des opposants aux projets : « C’est rare de n’en avoir aucun. Même si ce sont des petites associations, la justice va mettre un ou deux ans pour se prononcer sur la forme et sur le fond », estime Arnaud Gossement. Et ces recours peuvent se multiplier : sur le permis de construire, sur l’enquête publique, sur le plan local d’urbanisme voire sur le schéma régional éolien. Avec, à la clef, un appel voire un recours au Conseil d’État.

Comparatif des recours contre le nucléaire et contre l’éolien.

Tous les acteurs de la filière rencontrés partagent ce sentiment d’être des victimes, de rencontrer des freins considérables sur leur route. Et pour eux, c’est l’appareil de production électrique, de l’École des mines à EDF, qui forme ce que l’écologiste Corinne Lepage appelait « l’État nucléaire » et qui freine leurs ambitions. Comme si les associations et riverains qui se lèvent ici et là n’agissaient pas de façon autonome, refusant, à tort ou à raison, que les éoliennes industrielles s’implantent sur leur commune.

Le dernier coup en date vient de l’armée, qui prévoit, selon un projet de décret, d’étendre les zones d’exclusion aérienne de ses radars de 30 à 70 km. Une concertation a démarré sous l’égide du ministère de la Transition énergétique pour trouver des solutions avec les acteurs de la filière. Résultats attendus d’ici le début d’année 2018.

Un changement du régime économique

2017 est une année charnière à de nombreux titres pour l’éolien. Depuis le mois de janvier, le système de rémunération a considérablement évolué. Pour comprendre, il faut faire un brin d’analyse de fonctionnement du marché de l’énergie.

Jusqu’ici, quand on produisait de l’énergie éolienne, on devait passer un contrat avec le distributeur EDF, pour une durée donnée et avec un tarif de rachat garanti à un prix donné. Un tarif d’achat largement subventionné, pour encourager la filière dans cette période naissante. Le financement s’opérait via une taxe sur les factures d’électricité, la « contribution au service public de l’électricité » (CSPE). En 2016, selon la Commission de régulation de l’énergie, l’éolien recevait 17 %, soit 1,3 milliard d’euros, du montant de cette taxe.

Mais l’Union européenne a accéléré la mise en concurrence du marché de l’électricité et des énergies, la France a donc dû adapter sa réglementation et supprimer ce tarif de rachat garanti pour le remplacer par de nouveaux dispositifs.

Pour Marine Bourboulon, chef de projet chez Boralex, « l’éolien commence à devenir mature et à se passer de subventions. Depuis le 1er janvier 2017, on aura donc désormais deux cas de figure. Pour les nouveaux parcs de maximum 6 éoliennes, l’opérateur vendra son électricité au tarif du marché, à laquelle s’ajoutera un complément de rémunération versé par l’État pour atteindre un tarif cible ». Si le tarif de rachat garanti permettait d’atteindre environ 80 €/MWh produit, le nouveau complément de rémunération se fonde sur un tarif de référence de 72 €/MWh pour les premiers mégawattheures produits puis descend à 40 €/MWh.

Rémunération et complément de rémunération des producteurs.

Un secteur en pleine concentration, avec des firmes de plus en plus puissantes

Mais surtout, pour les parcs plus importants (ou dépassant 6 MW de puissance totale), l’État procèdera désormais par appel d’offres et mise en concurrence. C’est lui qui choisira donc des lots en fonction de ses objectifs politiques. Ce 1er décembre sera fermé le dépôt des candidatures pour six tranches de 500 MW d’ici à 2020.

Mais tout ceci s’inscrit dans un contexte européen très libéral. Du fait des directives européennes, le marché a été en partie ouvert à la concurrence avec la fin progressive des tarifs réglementés. Si, pour le consommateur, cela s’est surtout traduit par une hausse des factures, les industriels sont engagés dans une grande course à la rentabilité. Conséquence : les moins puissants disparaissent ou sont rachetés. Le secteur des renouvelables n’échappe pas à cette concentration, qui provoque également des plans de licenciements.

La fusion de Siemens avec Gamesa Renewable Energy provoque déjà la suppression de 6.000 emplois dans le monde, un quart de ses effectifs. Les autres turbiniers ne sont pas en reste, avec une baisse des deux tiers de la valeur des actions en 2017 pour General Electric-RE, Nordex et Vestas, ce dernier annonçant mi-novembre une baisse de 6 % de son chiffre d’affaires. L’Allemagne, un puissant moteur du secteur, évolue elle aussi, selon Emmanuel Fayat, responsable commercial chez Enercon : « L’Allemagne, déjà avancée dans sa transition énergétique, a modifié cette année son niveau de réglementation et diminué le volume de puissance raccordé. D’où une baisse des prévisions d’installations. »

Pour les entreprises cotées en Bourse, Vestas, Siemens-Gamesa ou Nordex, la baisse des commandes d’éoliennes conduit directement à une chute du cours de l’action. Àl’inverse, Enercon, entreprise d’origine familiale, reste relativement épargnée. « La France demeure un des marchés les plus stables, et le changement du mode de rémunération va se faire progressivement, avec un double système pendant quelques années », espère le constructeur.

Mais partout, les offres d’achat ou de rachat se multiplient. Il est fort à craindre que l’on aboutisse à une plus grande concentration d’entreprises qui écrase toutes les autres, notamment les plus vertueuses. Le renouvelable ne renouvelle pas les pratiques économiques. « Le secteur n’est pas plus vertueux qu’un autre », reconnaît Stéphane Chatelin, de Negawatt.

Derrière toute cette logique folle, les soucis écologiques pèsent finalement bien peu, les objectifs de réductions de consommation d’énergie semblent bien lointains. Et les problèmes posés par la technologie éolienne restent, eux, au second plan.

  • À suivre... demain

Source : Grégoire Souchay pour Reporterre

Dessin : © Berth/Reporterre

Photos :
. colloque : © Grégoire Souchay/Reporterre
. Installation des parcs par constructeur et exploitant, mi-2017. © Baromètre éolien 2017, FEE
. comparatif recours : @PaulNeau sur Twitter

https://reporterre.net/L-economie-de-l-eolien-de-plus-en-plus-concentree-n-est-pas-alternative

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Chirurgie : le scandale des opérations inutiles

Le JDD dévoile une enquête de la Fédération hospitalière de France qui révèle un nombre important d'interventions chirurgicales inutiles en France, avec de fortes disparités selon les départements.

ACT SANTE SERVICES

Debout, la malade penche tellement vers l'avant qu'elle ne peut plus voir l'horizon. Le sien s'est singulièrement rétréci depuis qu'un chirurgien lui a posé une prothèse discale sans vraie raison médicale. L'intervention, ratée, a transformé sa vie en cauchemar : la quinquagénaire, désormais en fauteuil roulant, carbure à la morphine pour soulager ses terribles douleurs. "C'est un vrai scandale", tonne l'orthopédiste Jérôme Allain. Pour tenter de réparer les dégâts causés par son confrère, il a dû "fracasser en deux" la colonne vertébrale de la patiente. "Elle risquait sa vie, une paraplégie, une hémorragie. Aujourd'hui, je ne peux pas assurer qu'elle remarchera un jour."

Lire aussi :Comment le financement de l'hôpital encourage à multiplier les opérations

Certains médecins opèrent trop ou trop vite

Chirurgien virtuose ayant quitté l'hôpital public pour exercer en clinique, le professeur Allain continue à soigner les mutilés du bistouri. Mais il aime mieux prévenir que guérir : à chaque consultation, ce partisan de la sobriété poursuit son vieux combat contre les opérations inutiles – ou trop précoces – du dos. À la surprise de nombreux patients qui se voient déjà sur le billard, il passe son temps à les renvoyer chez eux avec une ordonnance pour un stage de kinésithérapie intensive.

C'est un secret de Polichinelle dans le monde de la santé : certains chirurgiens, du privé mais aussi du public, opèrent beaucoup trop ou beaucoup trop vite ; des médecins prescrivent à tour de bras IRM et prises de sang non pertinentes. Depuis une dizaine d'années, la Fédération hospitalière de France (FHF), le représentant des hôpitaux, tire la sonnette d'alarme en réclamant une réflexion sur "la pertinence des actes médicaux". Alors que la ministre de la Santé a promis de lancer enfin la bataille pour une meilleure "qualité" des soins, la FHF enfonce le clou dans une nouvelle étude choc dévoilée par le JDD. "Notre travail montre qu'il y a un problème d'actes inutiles en France", dénonce Frédéric ­Valletoux, son président. Ce constat est confirmé par un sondage également commandé par la FHF dans lequel une écrasante majorité des médecins interrogés reconnaît avoir prescrit des actes injustifiés.

operations

Il existe de fortes disparités dans les actes chirurgicaux.

(JDD)

Césarienne, pontage coronarien, chirurgie de la colonne vertébrale, pose d'un stent (petit ressort) coronaire ou vasculaire, chirurgie du cristallin. Cinq opérations fréquentes ont été scrutées à la loupe dans la base hospitalière PMSI (programme de médicalisation des systèmes d'information) par la société Héva. Plus précisément, ce cabinet spécialisé dans le traitement des données de santé a mesuré la "consommation de soins" territoire par territoire (taux de recours, dans le jargon statistique). Finalement, prolongeant un atlas publié l'an dernier par l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), l'étude met au jour d'étonnantes disparités géographiques : les cartes qui synthétisent les résultats se colorent comme des habits bariolés d'Arlequin. "Il y a plus de différences de pratiques qu'on ne le pense", analyse Alexandre Vainchtock, coordinateur de l'étude pour Héva. Plus politique, Frédéric Valletoux assène : "Nous ne sommes pas égaux face à la maladie, selon l'endroit où nous habitons."

Vingt fois plus de césariennes dans certains départements

L'exemple de la chirurgie de la ­colonne vertébrale, souvent lourde et risquée, est saisissant. Dans l'Est, le Sud-Ouest et le Sud-Est, les hernies discales sont beaucoup plus opérées qu'en région parisienne ou dans le Rhône. De manière surprenante, dans le cas des pathologies dorsales, plus le nombre de praticiens est important, moins il y a d'interventions. Cette modération pourrait s'expliquer par une offre plus riche en centres pratiquant la rééducation poussée du dos et la gestion de la douleur mais aussi par les habitudes des médecins qui prescrivent plus de kiné ou de traitements par infiltration. "Le chirurgien qui m'a formé m'a appris à réfléchir avant de bidocher. Mais certains confrères adorent opérer!", observe Jérôme Allain.

prescription

Près de 9 médecins sur 10 ont déjà prescrit des actes injustifiés.

(JDD)

Entre pression des malades et appât du gain

La carte représentant le recours à un pontage coronarien révèle elle aussi de grandes inégalités. Encore plus fortes, selon les détails de l'étude statistique, dans le privé que dans le public. La probabilité de subir cette lourde chirurgie cardiaque pour un patient de clinique est ainsi cinquante fois plus élevée dans certains départements que dans d'autres. Pour les césariennes, qui peuvent causer des complications, l'écart est de un à vingt. "Notre idée n'est pas de clouer les cliniques au pilori mais plutôt de mettre le doigt sur des pratiques injustifiées, soutient Cédric Arcos, délégué général de la FHF. Public ou privé, peu importe : les écarts sont épouvantables."
L'étude du cabinet Héva n'a pas creusé les causes de ces inégalités. De l'aveu de plusieurs spécialistes, celles-ci pourraient être nombreuses : difficulté d'accès aux spécialistes dans certains déserts médicaux, pression de patients souhaitant se débarrasser au plus vite de leur mal de dos pour retourner au travail ou de femmes refusant d'accoucher par voie basse, appât du gain chez certains praticiens, système de tarification des hôpitaux et cliniques poussant à multiplier les actes, austérité budgétaire.

Aujourd'hui, un chirurgien hospitalier qui n'utilise pas assez son bloc opératoire perd des infirmières dans son service

"Autrefois, on pratiquait trop d'interventions dans le privé mais pas dans le public. Aujourd'hui, un chirurgien hospitalier qui n'utilise pas assez son bloc opératoire perd des infirmières dans son service, donc il peut préférer pousser la machine", relève Israël Nisand, à la tête de deux maternités au CHU de Strasbourg. Le professeur refuse de "juger" l'obstétricien "seul aux commandes" qui, après avoir bossé toute la journée et sauvé la vie d'une femme en pleine hémorragie, opère un peu trop vite en début de soirée et accélère la naissance pour éviter de passer la nuit debout. Les "césariennes de 20 heures" ou le symptôme d'un système malade.

http://www.lejdd.fr/societe/chirurgie-le-scandale-des-operations-inutiles-3503024

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Et encore les mêmes responsables : la mondialisation, la finance et... l'UE !  S.R.

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le New York Times fait du journalisme!

Quand l’administration Trump a accusé Cuba « d’attaques soniques » contre les diplomates américains, un journaliste du New York Times a fait quelque chose d’inhabituel pour son journal, il a tenté objectivement d’analyser les preuves, comme le rapporte Robert Parry.

ARG RUSSIE CUBA US

Je critique souvent le New York Times, le Washington Post et autres grands médias mainstream pour une raison très simple : ils le méritent, notamment pour leur propagande, leur manque de professionnalisme et leur couverture irresponsable des crises étrangères.

Mais parfois, un journaliste d’un de ces grands médias mainstream se comporte de façon responsable, et cela devrait être mentionné au moins sous la définition classique de « nouvelles » – quelque chose d’inattendu – ou comme le dit le dicton, « Un chien qui mord un homme, ce n’est pas de l’information. Mais c’est de l’information si l’homme mord le chien. »

Un tel cas est survenu au début du mois quand un journaliste du Times, spécialisé dans le domaine des sciences, Carl Zimmer, a été envoyé pour enquêter sur la mystérieuse maladie affectant les diplomates américains dans l’ambassade récemment ré-ouverte à Cuba.

Environ deux dizaines de diplomates américains ont parait-il souffert de perte d’audition et de difficultés cognitives suite à ce qui a été dénommé une « attaque sonique ». L’administration Trump a accusé le gouvernement cubain, même si les Cubains ont affirmé être stupéfaits et s’ils sembleraient avoir peu de mobiles pour perturber une période de détente longuement attendue avec Washington, sans oublier la croissance espérée de l’industrie touristique. Le président Trump a « riposté » en expulsant 15 diplomates cubains.

Zimmer a récapitulé le contexte de cette histoire dans un article publié le 6 octobre : « Le mardi, Michael Mason, mon rédacteur en chef du secteur Science, m’a envoyé un mail. Pouvais-je rédiger un article sur cette affaire ’’d’attaque sonique’’ ? Je savais parfaitement de quoi il parlait. J’étais plutôt perplexe à ce sujet depuis des mois ».

Vérifier l’histoire

Zimmer a fait ensuite ce que des journalistes professionnels sont supposés faire : il a commencé par contacter des experts impartiaux pour avoir leurs avis sur ce qui était possible, ce qui était envisageable, et ce qui n’avait aucun sens.

« J’ai décidé d’aller au fond des choses, non pas comme un journaliste politique mais comme un auteur scientifique », précise Zimmer dans un encadré accompagnant son article. « Je base habituellement mes idées sur des recherches scientifiques qui ont été suffisamment développées et vérifiées pour pouvoir être publiées dans des revues à comité de lecture. Je savais qu’un article sur des armes soniques serait totalement différent de ceux que j’avais l’habitude de rédiger… »

« J’ai appris qu’il n’y avait même pas de rapport médical officiel. J’ai décidé de définir certaines limites à toutes les spéculations tournant autour du sujet. Est-ce que l’idée d’une attaque sonique est plausible, sur la base des connaissances scientifiques au sujet du son et du corps humain ?

« Aussi, j’ai pris le téléphone. Je ne voulais pas parler avec n’importe qui. J’ai cherché des personnes ayant beaucoup d’expérience en recherche ayant des liens avec ce dossier. J’ai débuté avec Timothy Leighton, dont le titre à l’université de Southampton est, littéralement, professeur d’ultrasons et d’acoustique sous-marine. Mieux encore, le Dr. Leighton a publié le seul récent et complet ouvrage scientifique sur les effets des ultrasons sur l’environnement que je connaisse.

« Quand j’ai interrogé le Dr. Leighton et d’autres, je leur ai bien fait comprendre je n’attendais pas d’eux la solution au mystère. Je voulais seulement obtenir d’eux ce que nous savions via la science…

« Le consensus a été qu’il était hautement improbable que les diplomates aient été victimes d’armes soniques.

Il serait nécessaire d’écarter des possibilités moins excentriques avant de prendre celle-ci au sérieux. »

Cependant, malgré le consensus sceptique des experts scientifiques, Zimmer a noté : « La notion [d’une attaque sonique] a fait souffler un vent de folie à travers la presse, entraînant les lecteurs a penser que l’explication d’une attaque sonique avait été acceptée généralement par les experts. Mais ce n’est certainement pas le cas. Je serai curieux de voir si des articles comme le mien peuvent freiner de telles spéculations. »

Poutine suspecté

Eh bien, Zimmer aurait pu lire l’éditorial du Times le même jour (le 6 octobre) pour avoir une réponse partielle. Tout en critiquant l’administration Trump pour s’être empressée de juger en accusant le gouvernement cubain et en expulsant 15 diplomates, l’éditorial concluait : « Les attaques soniques contre les Américains sont trop graves pour être utilisées à des fins politiques cyniques. »

Tant pis pour les rédacteurs de l’éditorial qui lisent leur propre journal, mais il est clair qu’ils étaient motivés par un programme plus ambitieux. Un éditorial du New York Times sur un sujet désagréable n’importe où dans le monde ces jours-ci ne serait pas complet sans profiter de l’occasion pour accuser la Russie ou, dans ce cas, au moins suggérer la Russie comme le méchant possible de ce mystère.

Le Times a écrit : « D’autres parties, notamment la Russie, doivent également figurer parmi les suspects : le président Vladimir Poutine accueillerait sans doute favorablement un revers dans les relations américano-cubaines. »

Oui, toutes les théories du complot doivent revenir à Vladimir Poutine, un vrai Dr. Le mal. Lorsqu’il ne conspire pas pour inonder Facebook d’images de chiots ou manipuler les Américains dans leur poursuite des personnages de Pokemon, il construit des armes sonores secrètes pour désorienter les diplomates américains à La Havane et obliger le président Trump à agir précipitamment (quand nous savons tous à quel point Trump est normalement cool et réfléchi).

Mais j’ai pensé que la théorie du complot antérieure était que Poutine avait des vidéos secrètes de Trump en train de faire des galipettes avec des prostituées dans un hôtel cinq étoiles de Moscou – sachant des années à l’avance que Trump deviendrait sûrement le président américain – et donc tout ce que Poutine avait dû faire, c’était d’appeler Trump et dire à son candidat de rapatrier quelques diplomates cubains.

Pourquoi le méchant Poutine se donnerait-il la peine d’inventer une arme sonique alors qu’en tirant simplement les ficelles de la marionnette Trump, ça ferait très bien l’affaire ? Peut-être que Poutine est si diabolique qu’il se délecte de trucs ridicules pour la joie sadique de blesser les gens. Oh oui, ça doit être jouissif !

Une fois de plus, les rédacteurs du Times semblent être sur la bonne voie. Si seulement ils pouvaient retenir leur seul journaliste qui semble encore penser qu’il est nécessaire pour un reportage de rechercher de vrais experts, qui n’aient aucun intérêt particulier, ni de contrat lucratif d’audit du gouvernement. Ça économise tellement de temps et d’énergie de simplement accuser Poutine.

Le reporter d’investigation Robert Parry a dévoilé de nombreuses affaires sur l’Iran-Contra pour Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Robert Parry, Consortium News,19-10-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

https://www.les-crises.fr/un-homme-a-mordu-un-chien-le-new-york-times-fait-du-journalisme-par-robert-parry/

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Paradis fiscaux : quatre pays de l'Union européenne méritent d'être sur liste noire, selon Oxfam

Alors que la Commission européenne doit dévoiler sa liste noire des paradis fiscaux le 5 décembre, l'ONG prend Bruxelles de court et énumère ce mardi les 35 pays, hors-Union européenne, qui mériteraient d'y figurer.

ACT UE PARADIS FISC

Après les "SwissLeaks", les "LuxLeaks" et les "Panama Papers"... les révélations récentes des "Paradise Papers" - sur les pratiques d'optimisation (parfois de fraude) fiscale des grandes entreprises et fortunes de ce monde - exercent une pression supplémentaire sur les décideurs politiques. A ce titre, la Commission européenne, désireuse de frapper "au portefeuilles" les fraudeurs, doit dévoiler le 5 décembre sa liste noire des paradis fiscaux.

L'ONG Oxfam, à la pointe sur cette question, prend Bruxelles de court en désignant ce mardi "les pays qui devraient figurer sur une liste se voulant objective, efficace et crédible", assène-t-elle dans un communiqué.

A partir de trois critères - à savoir la transparence, la fiscalité "équitable" (dont le taux d'impôt sur les sociétés n'est pas nul par exemple) et la participation aux forums internationaux sur la fiscalité -, l'organisation a recensé 35 pays* qui méritent, selon elle, d'être identifiés publiquement comme paradis fiscaux. Sa liste noire inclut la douzaine de pays déjà dans le viseur de Bruxelles, comme l'avait révélé Le Monde début novembre. Elle comprend notamment des territoires sous tutelle du Royaume-Uni, à l'instar de l'île de Man, des îles Caïmans et des Bermudes.

Irlande, Luxembourg, Malte et Pays-Bas

Oxfam a également fait figurer plusieurs pays du continent européen, mais qui ne sont pas membres de l'Union européenne. Il s'agit, entre autres, de la Suisse (dont la révision de sa fiscalité est au point mort) et des anciennes nations yougoslaves : la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. [certains journalistes devraient prendre des cours d'histoire- géographie, l'Albanie n'a jamais étéé une nation yougoslave! NdR]

L'ONG s'est gardée d'intégrer des Etats de l'UE, car Bruxelles a d'ores-et-déjà assuré qu'aucun des 28 ne sera inscrit sur liste noire. Oxfam estime pourtant que quatre d'entre eux méritent d'être considérés comme des paradis fiscaux.

On retrouve alors l'Irlande, au milieu du bras de fer entre Apple et la Commission européenne. Le Luxembourg, déjà éclaboussé par les révélations des "LuxLeaks". L'île de Malte, déjà au cœur des "Malta Files" puis des "Paradise Papers", tout comme les Pays-Bas, dont le système de double domiciliation permet à des grands groupes de s'affranchir de l'impôt en Europe et dans leur pays d'origine.

Oxfam critique d'ailleurs ce choix de Bruxelles de ne pas cibler les acteurs présents à l'intérieur de ses frontières :

"Cette approche nuit considérablement à la crédibilité du processus, car plusieurs États membres comme l'Irlande, le Luxembourg et les Pays-Bas figurent parmi les paradis fiscaux les plus puissants au monde."

 

Quid des sanctions ?

Établir une liste noire est une chose, mais pour garantir l'efficacité du dispositif, encore faut-il prévoir des sanctions. Jusqu'à présent, la Commission européenne s'est contentée d'une liste non-publique d'une cinquantaine de pays identifiés comme "suspects" en matière de transparence fiscale. L'objectif était d'entrer en contact avec les Etats concernés pour les inciter à modifier leur législation et de sanctionner ceux qui s'y refusaient.

Les "Paradise Papers" forcent Bruxelles à agir plus rapidement, d'où la publication prochaine de cette liste noire. Pour l'instant, le cadre des sanctions n'a pas été dévoilé. Plusieurs pistes sont à l'étude, "comme une privation des fonds européens pour les pays ciblés, ou des sanctions pour les entreprises qui transfèrent des sommes vers un pays désigné comme paradis fiscal par la liste noire", selon Europe 1.

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a pour sa part proposé sur France 2 que les "États qui n'apportent pas les informations nécessaires pour lutter contre l'évasion fiscale n'aient plus accès aux financements des grands organismes internationaux comme le FMI ou la Banque mondiale".

Pour d'autres, le fait de figurer sur une liste noire publique est déjà une sanction en soit, car cela ternit l'image du pays vis-à-vis de ses partenaires internationaux.

350 milliards d'euros par an

Les "Paradise Papers" ont permis d'affiner le montant estimé de l'évasion fiscale. D'après les calculs de l'économiste français Gabriel Zucman, professeur à l'université de Berkley (Californie) et auteur des rares travaux sur les paradis fiscaux, 350 milliards d'euros échappent chaque année aux administrations fiscales. Ces pertes se chiffrent à 120 milliards d'euros pour l'Union européenne et 20 milliards pour la France.**

Oxfam rappelle que ces scandales fiscaux ne nuisent pas seulement aux pays européens. "On estime que les pays en développement perdent environ 100 milliards de dollars par an à cause de l'évasion fiscale des entreprises", souligne l'organisation. "Un tiers de ce montant suffirait à lui seul pour financer les soins de santé essentiels qui permettraient d'éviter la mort de huit millions de personnes."

________________

*Albanie, Guam Niué, Ancienne république yougoslave de Macédoine, Hong Kong, Oman, Anguilla, Îles Caïmans, Palaos, Antigua-et-Barbuda, Îles Cook, Serbie, Aruba, Îles Féroé, Singapour, Bahamas, Îles Marshall, Suisse, Bahreïn, Île Maurice, Taiwan Bermudes, Îles Vierges Britanniques, Trinité-et-Tobago, Bosnie Herzégovine, Îles Vierges des États-Unis, Vanuatu, Curaçao, Jersey, Émirats arabes unis, Monténégro, Gibraltar, Nauru, Groenland et Nouvelle Calédonie.

https://www.latribune.fr/economie/international/paradis-fiscaux-quatre-pays-de-l-union-europeenne-meritent-d-etre-sur-liste-noire-selon-oxfam-759371.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20171128

BASE 14 995X225

**Les chiffres avancés sont visiblement sous- estimés: rien que pour la France, d'autres études font état de 80 milliards de pertes par an...  P.G.

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mercredi 29 novembre 2017

Société Générale va supprimer 900 emplois et 300 agences en France

La banque a annoncé lundi soir, dans le cadre de son plan stratégique à trois ans présenté en détails ce mardi, une nouvelle vague de fermetures d'agences qui pourrait conduire à ces suppressions de postes qui s'ajoutent aux 2.500 déjà annoncées début 2016.

ACT SOC GEN LICENCIEMENTS

Nouvelle vague de suppressions d'emplois et de fermetures d'agences à la Société Générale : la banque de La Défense a annoncé ce lundi soir un projet d'« adaptation » de son réseau de banque de détail dans le cadre de son plan stratégique à horizon 2020 qui sera présenté ce mardi aux investisseurs, baptisé "Transform to grow" - "se transformer pour croître", en anglais, une ironie que les salariés apprécieront. La Société Générale a détaillé ce lundi aux partenaires sociaux ce nouveau plan social :

« Ce plan pourrait conduire à environ 900 suppressions de postes en complément des 2.550 déjà annoncées début 2016, portant leur nombre total à environ 3450 à l'horizon 2020 » écrit la banque dans un communiqué. [...] « ce projet se réaliserait sur la base, en priorité de mobilités internes, et aussi de départs naturels et volontaires », assure-t-elle.

Mais elle n'exclut donc pas des licenciements.

Société Générale plan stratégique 2020

[Les objectifs financiers du plan stratégique "Transform to grow" : les taux moyens de variation annuelle (TMVA) 2016-2020 sont calculés sur la base des données sous-jacentes de 2016. Crédits : Société Générale]

Réorganisation et plan d'économies

Le syndicat FO Société Générale a réagi vertement ce mardi matin sur son site web :

« Il ne s'agit plus là de "respect de dialogue social" mais de casse sociale et les dérives observées dans le "traitement" social des départs "volontaires" dans le réseau ne présagent rien de bon pour les salariés » [que] « cette stratégie [prend] pour une variable d'ajustement, pour un pion dans un jeu d'échec truqué. »

Cette réorganisation aura un impact exceptionnel d'environ 400 millions d'euros dans les comptes du quatrième trimestre (la provision portera également sur « l'accélération de la mise à niveau de certains dispositifs de conformité »).

L'une des priorités du plan stratégique est la maîtrise des coûts: la banque veut réaliser « un nouveau plan d'économies de 1,1 milliard d'euros à horizon 2020. »

En Bourse, la Soc Gen accuse la pire performance boursière des plus grandes banques de la zone euro depuis le début de l'année, en repli de 8%. La réaction des marchés est plutôt positive : l'action a gagné 0,3% ce mardi.

Moins d'agences et de plus gros clients

La Soc Gen dit vouloir « accélérer la transformation, notamment digitale, de l'ensemble des métiers et des fonctions et particulièrement dans la Banque de détail en France », soulignant le contexte d'un « monde bancaire européen en pleine mutation industrielle. » Elle précise dans son plan stratégique que son réseau passera de 2.000 à 1.700 agences dans trois ans, soit en réalité une centaine de plus qu'annoncé fin 2015, et à peine plus que le LCL qui prévoit de ramener son parc à 1.640 agences dans trois ans.  « En 2020, la banque sera en situation de préparer la prochaine étape de la transformation de son modèle », indique la Soc Gen.

Le groupe affirme son positionnement haut de gamme, sauf pour Boursorama, leader de la banque en ligne, qui doit doubler le nombre de ses clients à plus de 2 millions d'ici 2020 (un objectif déjà fixé en 2015). Il se présente en effet comme « la troisième banque de détail en France » (sur la base du produit net bancaire de 2016), « essentiellement avec ses deux réseaux traditionnels : Société Générale et Crédit du Nord, qui visent de plus en plus à fournir des services sophistiqués et à valeur ajoutée aux entreprises, aux professionnels et aux clients patrimoniaux et fortunés. » Exit les petites agences et les clients peu rentables donc. La banque de détail en France devra augmenter ses revenus de plus de 1% par an en vendant plus d'assurance (vie, prévoyance, etc), grâce à la banque privée et aux pros et entreprises.

« Il nous faut être une banque totalement digitale, pour le bénéfice de nos clients et de nos collaborateurs », affirme Frédéric Oudéa, le directeur général de la Société Générale, dans un entretien  aux Echos.

La Société Générale compte aussi réduire de 20 à 14 le nombre des plateformes de back-office et automatiser 80 % des processus internes "front-to-back" d'ici 2020.

« Notre  ambition est ainsi de générer une croissance supérieure, rentable, et durable. Dans un monde bancaire européen en pleine mutation industrielle, notre groupe est prêt à aborder une nouvelle étape de son développement et de sa transformation », déclare Frédéric Oudéa, dans le communiqué, semblant préparer la mariée en vue d'une fusion : « Société Générale sera dès lors en position de force pour participer à l'achèvement de la construction d'un secteur bancaire européen plus intégré », conclut-il.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/societe-generale-va-supprimer-900-emplois-et-300-agences-en-france-759497.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20171128

Screen-Shot-10-28-17-at-10On remarquera au passage une novlangue qui se banalise.

Plan social = licenciements + non- remplacements;

"se transformer pour croître" = économies et nouveau modèle sur le dos des salariés;

"secteur bancaire intégré" = fusions- acquisitions en préparation.

En général, c'est encore mieux en anglais, ça fait plus moderne et surtout...plus européen!

P.G.

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L’islamophilie du Pape François inquiète

Article proposé par S.R. (UPR 87)

BASE 14 995X225Attention: sujet clivant! Sans prendre forcément parti, en tous cas de manière aussi tranchée,  il est intéressant d'analyser les arguments en présence, afin d'enrichir son propre argumentaire, même si la thèse avancée nous semble parfois présenter des affirmations discutables: je ne suis pas sûr, par exemple, que la vision que l'auteur présente de l'islam soit conforme à la réalité complexe, à l'image d'autres religions... Au moment où nous mettons en place au niveau national une commission sur les questions migratoires, avec comme objectif une étude exhaustive de ces questions, de manière raisonnée et la plus objective possible,  nous faisons le pari de l'intelligence des Français, car ils seront amenés à se prononcer par référendum, à l'issue d'un débat démocratique, dans le cadre d'une souveraineté recouvrée.

Comme d'habitude, vos articles et contre- articles sont bienvenus: il suffit de les proposer à la délégation régionale.

Contrairement à ce que prétendent certains, nous n'esquivons pas certains débats. Nous évitons simplement d'en faire des sujets de discorde afin de nous rassembler sur l'essentiel: la libération de la France! Cela ne constitue pas un renoncement à la réflexion...

P.G


L’attitude profondément islamophile du Pape François inquiète de nombreux fidèles.

ARG RELIGIONS PAPE

Et cette inquiétude a très bien été exprimée par Gian Paolo Rossi sur son blog, publié par Il Giornale.it. J’ai trouvé son texte très pertinent et je l’ai traduit et adapté pour les lectrices et les lecteurs de Dreuz.

Inquiétude

Je le dis, la mort dans l’âme, ce Pape m’inquiète. L’extrémisme idéologique, l’absence de profondeur dans sa façon d’affronter les thèmes actuels qui secouent les fondements de notre Société, m’inquiètent.

Sa stratégie médiatique ponctuelle, parfaitement cohérente avec les exigences des élites mondiales, semble goulûment l’attirer.

Le fait qu’il exprime les idées que les élites mondiales veulent entendre m’inquiète.

Voir l’Église de Rome succomber sur certains thèmes à l’Esprit du Temps présent, conformément au pire mondialisme technocratique dont nous payons la dérive, m’inquiète.

Entendre le Pape s’exprimer sur l’immigration comme un document de l’Open Society de Soros m’inquiète.

Et quand le Vicaire du Christ, chef de l’Église catholique romaine, semble être le « Répliquant » de Soros, cela devrait tous nous inquiéter. L’Église a cessé d’être  « incroyable » pour devenir tout simplement banale.

Utopisme et angélisme

Les positions et les affirmations du Pape François sur l’immigration embarrassent par leur utopisme, leur irréalisme, leur angélisme et par la rupture radicale avec les enseignements de Jean Paul II et de Benoît XVI. Pour ces derniers, le « Droit à émigrer » a toujours été précédé par un droit supérieur : le Droit de ne pas émigrer, le Droit de vivre en paix et dans la dignité dans sa propre patrie. (Jean Paul II)

L’immigration porte avec elle des conséquences qui bouleversent l’identité des nations.

Le fanatisme immigrationniste de Bergoglio ne tient absolument pas compte du fait que le devoir d’accueil doit toujours être concilié avec les exigences de la société d’accueil. Chaque état a le droit de réguler les flux migratoires et de mettre en place des politiques dictées par les exigences générales du bien commun.

« Il est nécessaire de savoir conjuguer solidarité et respect des lois, afin de ne pas perturber la cohabitation sociale et de tenir compte des principes du droit et des traditions culturelles et religieuses à la base de la nation italienne. » (Benoît XVI) (Principe qui vaut pour chaque nation européenne.)

Le message du Pape François n’est ni révolutionnaire ni subversif, il est tout simplement la soumission de ce pontificat au projet de l’élite mondiale.

Qu’une chose soit bien claire : il n’est pas question ici de l’amour et de l’accueil que chaque chrétien doit réserver aux plus démunis et à ceux qui souffrent, fondements d’une piété personnelle enracinée dans l’enseignement de Jésus, dans son Annonciation de la Mort et de la Résurrection et dans l’œuvre historique des apôtres.

Ni du principe catholique du « bien commun universel embrassant toute la famille des peuples, au-dessus de tout égoïsme nationaliste. » (paroles de Jean-Paul II).

Il s’agit ici des propos d’un Pape qui embrasse un fondamentalisme migratoire, banalisant le drame historique de cet exode induit par le pouvoir mondialiste, comme s’il s’agissait d’un simple problème d’égoïsme national émanant des habituels racistes et xénophobes européens.

Le récent message du Pape François n’est ni révolutionnaire ni subversif, il est tout simplement la soumission de ce pontificat au projet de l’élite mondiale

Une Église de « No state, no borders » (sans État, sans frontières)

La presse italienne s’est attardée sur le thème du « droit du sol » (le droit à la nationalité dès la naissance), droit fermement revendiqué par le Pape.

« Certains migrants et réfugiés sont souvent apatrides, mais cette situation peut facilement être évitée grâce à une législation conforme aux principes fondamentaux du droit international. La nationalité italienne doit être octroyée à tout enfant étranger dès sa naissance sur le sol italien. »

« Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés » : tels seront les thèmes du message de Bergoglio pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié, qui sera célébrée le 14 janvier 2018.

Pour le Pape, accueillir les migrants signifie leur assurer la sécurité dans leur périple en ouvrant des « couloirs humanitaires » l’octroi simplifié de visas humanitaires et faciliter le regroupement familial. Les expulsions collectives et arbitraires vers des pays qui ne peuvent garantir le respect de la dignité et des droits fondamentaux ne sont pas la solution.

(Encore faudrait-il que les migrants et les réfugiés respectent les droits fondamentaux des citoyens de leur pays d’accueil, notamment le droit de vivre dans leur pays en toute sécurité, sans être insultés, agressés, violés, volés, harcelés…)

État et Nation

Malgré les peurs liées au terrorisme et leur implication dans plusieurs attentats meurtriers en Europe, le pape François continue de plaider pour un accueil large des migrants et des réfugiés, soulignant que leur “sécurité personnelle” passe “avant la sécurité nationale. »

“Le principe de la centralité de la personne humaine nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale » !!!

Cette phrase est liée à la tradition de l’Église et de l’Occident : la sacralité de l’existence impose qu’il n’y ait aucune Raison d’État supérieure à la vie humaine. Ainsi, les gouvernements ont l’obligation morale de sauver les migrants. Mais quand le Pape affirme que l’immigration doit être acceptée indépendamment de la sécurité nationale d’un pays, alors cela devient dangereux.

Les nations modernes ne se fondent pas sur un principe divin, mais sur un compromis entre l’appartenance identitaire, la liberté individuelle et la sécurité que l’État doit garantir à ses citoyens.

Si un État ne respecte pas cette obligation, il manque à l’un de ses devoirs premiers. La « sécurité nationale » dans ce cas n’a rien à voir avec la « Raison d’État », mais avec la sécurité personnelle de chaque citoyen, qui doit être assurée par l’État, sous peine d’invalidation du rapport de confiance entre l’État et l’individu.

Peut-être le Pape François ne le sait pas, mais sa phrase détruit la racine même de la démocratie occidentale et sa position s’apparente dangereusement à celle des « petits neveux » de Soros quand ils défilent dans les rues au cri de « No State, no borders ».

Responsabilité individuelle

Dans un message, publié lundi 21 août, pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, qui sera célébrée le 14 janvier 2018 par l’Église catholique, le Pape François appelle à un accueil « approprié et digne » des migrants, insiste sur l’extension et la simplification de l’octroi de visas humanitaires et affirme aussi qu’il faut favoriser le regroupement familial et l’étendre aux grands-parents, aux frères et sœurs, aux neveux sans jamais le faire dépendre des exigences économiques !

Ainsi, si un migrant arrive illégalement dans un pays, les citoyens devront le prendre en charge, non seulement lui, mais tous les membres de la famille, au nom de l’intégrité familiale, que lui-même a désintégrée en décidant d’émigrer (à l’exception de ceux qui fuient les persécutions véritables.)

Selon ce principe, le migrant ne sera pas éduqué à une éthique de responsabilité individuelle, à la réalisation graduelle de soi à travers le travail, à la croissance personnelle et économique, qui lui permettra d’améliorer ses conditions de vie et de subvenir aux besoins de sa famille, mais à celle d’un assistanat à vie.

(Situation normale pour un musulman : les allocations sociales représentent une sorte de jizya, l’impôt dû aux musulmans par les kouffars en échange de leur « protection » ; cet argent, fruit du travail des dhimmis, est un cadeau d’Allah, il appartient donc naturellement aux musulmans.

Choudary, imam extrémiste britannique, d’origine pakistanaise, recruteur de mercenaires d’Allah, maître à penser des djihadistes au Royaume de Sa gracieuse Majesté, avocat de formation, justifie cette manne « céleste », dont il profite allègrement : « l’argent appartient à Allah et s’il vous est donné, vous pouvez le prendre. Ne mentez pas, ne trichez pas, voilà ce que disait le prophète.“ Je ne fais rien d’illégal. Si nous vivions sous la charia, il y aurait de la nourriture, des vêtements et des logements pour tous. “Que vous viviez ou pas sur les prestations sociales ne signifie pas que vous ne pouvez pas propager vos idées. Je reste toujours dans le cadre de la loi. »)

Par ailleurs, le Pape met en garde contre “les expulsions collectives et arbitraires qui ne constituent pas une solution adéquate” et appelle les États à éviter “toute forme de détention” des mineurs migrants. Enfin, le pape François réitère son attachement à une intégration qui n’est pas “une assimilation, laquelle conduit à supprimer ou à oublier sa propre identité culturelle”.

[Par contre, détruire notre propre identité culturelle par une politique migratoire insensée ne semble guère perturber le Pape François, bien au contraire !]

Ses propos outrepassent l’obligation d’accueil humanitaire ou d’une insertion socioprofessionnelle. Il ne s’agit plus d’une doctrine sociale de l’Église, mais de la doctrine socialiste.

Pour ce Pape, l’immigration n’est pas un drame historique, mais un objectif à atteindre, un projet à réaliser dans le rêve œcuménique d’une intégration globale.

L’immigration comme objectif

Pour le Pape polonais et le Pape allemand, fils d’une civitas europaea universelle, mais fondée sur l’identité des nations, le processus migratoire global était vu comme une tragédie de dimensions historiques, à laquelle il fallait répondre avec solidarité, amour et accueil, mais également avec le réalisme nécessaire face au danger de déstabilisation de tout un ordre social et culturel.

Pour cette raison, les Pontifes précédents avaient considéré le « Droit à ne pas émigrer » comme supérieur au « Droit à émigrer ». Dès lors, leurs actions visaient à l’élimination des racines malades responsables de cette immigration : les guerres pour Jean Paul II et l’absence de liberté économique nécessaire au développement pour Benoît XVI.

Pour le Pape argentin tiers-mondiste, par contre, l’immigration globale semble être un objectif, un projet à réaliser. Ainsi, le déracinement de millions d’êtres humains de leur propre terre, de leurs traditions séculaires et de leur identité est vu comme un phénomène nécessaire à la réalisation du rêve œcuménique d’une intégration globale, la même vision identique partagée par G. Soros.

Il est surprenant de ne pas entendre une seule condamnation du Pape François des causes de cette immigration de masse : les guerres « humanitaires » de l’Occident en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie) qui ont créé des millions de réfugiés.

Étonnant son silence sur les marchands d’esclaves qui alimentent l’immigration clandestine à travers le monde.

Aucune mise en garde sur le risque démographique pour l’Europe, posé par cette immigration de masse infernale, qui dans les prochaines décennies changera la face de l’Europe, son identité culturelle, sa religion.

Aucune allusion au fait que cette immigration globale appauvrira encore plus les pays pauvres, en les privant de ressources humaines, de compétences et ainsi d’espoir pour le futur, générant un mécanisme qui condamnera à la pauvreté la plus extrême les pays d’origine des migrants et réduira à la misère les pays d’accueil, qui à plus ou moins court terme seront dans l’incapacité de soutenir financièrement l’impact et les conséquences sociales de cet exode biblique.

Si l’Église devient une ONG…

Au cours des siècles, le réalisme de l’Eglise a été le résultat d’une tension intérieure, née de la conscience d’être dans le monde sans appartenir au monde. Cette tension [douloureuse, déchirante pour chaque chrétien] permit à l’Église de faire face à la réalité par une vision méta-historique, qui lui apporta de la sagesse à chacun de son jugement et de la profondeur à chacune de ses interventions.

L’Église du Pape François a choisi peut-être inconsciemment une autre voie : celle d’être dans le monde en appartenant au monde.

L’Église n’est plus en mesure d’avoir une dimension méta-historique et elle se réduit à être une grande ONG globale, seulement capable de subir les convulsions de l’histoire et la crise de notre civilisation. Dès lors, comment peut-elle continuer à demander aux chrétiens d’être les « sentinelles du matin », quand elle a décidé de veiller la lumière d’un crépuscule ?

Pour le Pape François, migrants et réfugiés sont des hommes et des femmes à la recherche de la paix. Si cela est vrai pour une infime minorité, c’est loin d’être le cas pour la majorité des envahisseurs musulmans.

« Ceux qui fomentent la peur à l’égard des migrants, parfois à des fins politiques, au lieu de construire la paix, sèment la violence, la discrimination raciale et la xénophobie, sources de grandes préoccupations pour tous ceux qui ont à cœur la protection de tout être humain. »

« Nombreux sont les pays de destination des immigrés, où se propage une rhétorique qui souligne les risques pour la sécurité nationale ou le fardeau de l’accueil des nouveaux arrivants, méprisant ainsi la dignité humaine qui doit être reconnue pour tous, car tous sont fils et filles de Dieu. »

Idéaliser, angéliser, enjoliver la migration de masse, qui déferle actuellement sur l’Occident relève d’un déni de la réalité abyssal. Cette immigration sauvage est en train de tuer l’Europe et ses citoyens, mais ce Pape n’en a cure.

Tous des anges dans leurs pays d’origine, pourquoi deviennent-ils alors des criminels chez nous ? Ils arrivent illégalement dans nos pays, et y vivent pour la plupart d’entre eux dans l’illégalité. Majoritairement musulmans, ils n’aiment ni respectent leur pays d’accueil et ne songent qu’à imposer leur foi obscurantiste, leurs traditions barbares, leur suprématisme islamique, leur haine, leur terreur, leur loi d’Allah.

Et nous sommes priés de les accueillir avec chaleur et affection, de les aider financièrement, de leur procurer un logement, un travail, au détriment de nos propres concitoyens, réduits à vivre dans la précarité. Favoriser les uns aux dépens des autres n’a jamais facilité le vivre ensemble, mais plutôt semé les graines d’une révolte sociale à venir. Et ce ne sont pas les belles paroles lénifiantes du Pape François à l’égard des envahisseurs, ses critiques acerbes continuelles envers les Européens, son mépris de leur dignité, de leur droit à vivre dans la paix, la sécurité et la justice sociale dans leur propre pays, qui éteindront les braises du feu de la révolte, en train de couver. Car, ce que le Pape Soros nous propose, c’est de devenir les esclaves dans nos propres pays de ses chers sœurs et frères musulmans, à qui il voue une affection et une compassion sans limite des plus touchantes. A se demander si ce berger ne s’est pas trompé de foi et de troupeau ? Sa place ne devrait-elle pas être à la Mecque, tant son admiration pour l’islam et sa compassion pour les adeptes d’Allah transcendent ses pensées les plus profondes ?

Source : « Papa Francesco Soros » – Il Giornale.it

https://www.dreuz.info/2017/11/26/lislamophilie-du-pape-francois-inquiete/

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La France complice d’un crime de masse au Yémen

Dans l’indifférence générale, le pays le plus pauvre du monde arabe subit l’horreur d’une agression étrangère meurtrière. Bombardée nuit et jour, la population est affamée par le blocus. Le compte 27 millions d’habitants. Selon l’ONU, 10 millions d’entre eux nécessitent une aide humanitaire d’urgence, 7 millions sont menacés par la famine et un million sont la proie d’une épidémie de choléra. La pénurie de carburant paralyse les transports, le fonctionnement des réseaux d’eau potable, d’électricité, d’assainissement.

ARG YEMEN STOP WAR

L’aviation saoudienne n’épargne ni les écoles, ni les hôpitaux, ni les lieux de culte. Répandant la terreur, elle cherche à faire plier le peuple yéménite. Ce n’est pas une guerre contre des combattants, mais une entreprise de démoralisation de la population, de destruction totale, d’arasement des infrastructures. L’action combinée des frappes aériennes et du blocus (aérien et maritime) vise à mettre à genoux une population tout entière. Riyad prétend défendre le gouvernement légitime. Mais alors, pourquoi imposer le blocus à l’ensemble du pays ?

Depuis mars 2015, la coalition dirigée par les wahhabites massacre des civils en prétendant combattre une rébellion coupable de s’être alliée avec l’ex-président Ali Abdallah Saleh contre son successeur pro-saoudien Abd Rabbo Mansour Hadi. Cette intervention a fait plus de 10 000 victimes, mais elle n’a pas fait bouger les lignes de force. L’offensive terrestre a échoué, la résistance yéménite est farouche, et un missile a frôlé la capitale saoudienne le 9 novembre. Des centaines de milliers d’enfants souffrent de malnutrition dans un pays dévasté par les bombes et affamé par le blocus, mais cette guerre est sans issue.

La propagande saoudienne la justifie, pourtant, en invoquant la légalité internationale. Le mouvement “Ansarullah” a investi la capitale du pays en septembre 2014 et poussé le président Mansour Hadi à la démission en janvier 2015. Ce succès inattendu a pris de court les Saoudiens et leurs parrains occidentaux. Décidés à intervenir, ils ont obtenu du conseil de sécurité de l’ONU le vote de la résolution 2216 du 14 avril 2015 condamnant la prise du pouvoir par les Houthis et réaffirmant la légitimité du président Hadi.

Cette décision onusienne a offert une couverture juridique autorisant Riyad à frapper le Yémen sans ménagement pour vaincre la rébellion. Perversion du droit international, c’est un chèque-en-blanc qui permet au pays arabe le plus riche d’écraser sous les bombes le pays arabe le plus pauvre. Tout se passe comme si l’agresseur bénéficiait d’une sorte de permis de tuer à grande échelle, avec la bénédiction de puissances occidentales qui lui fournissent des armes en quantité illimitée tandis que la rébellion houthie se voit frappée par l’embargo.

Les armes utilisées pour massacrer le peuple yéménite, la coalition ne les a pas trouvées au pied d’un sapin de Noël. Ce sont des armes occidentales. Les bombes larguées sur les enfants yéménites sont d’une précision remarquable. Félicitations ! Le système de guidage électronique est français. Grâce à leur rayon d’action, les F-35 saoudiens peuvent frapper où ils veulent. Encore bravo, les avions-ravitailleurs sont français. Le blocus maritime qui affame la population yéménite est d’une redoutable efficacité. Cocorico, la marine française y participe. L’histoire retiendra que Hollande et Macron ont fait crever les enfants yéménites.

Que vaut la vie de ces pauvres gosses, en regard de notre merveilleuse industrie de la mort ? La monarchie saoudienne est le premier client de la France. Elle lui a acheté 9 milliards d’armes entre 2010 et 2016, soit 15 à 20 % des exportations françaises. Sans états d’âme, la République arme le bras de l’assassin. Depuis deux ans, Riyad commet un crime de masse dont Paris est complice. En 2011, la France a détruit la Libye au nom des droits de l’homme. En 2017, elle participe à la destruction du Yémen au nom du chiffre d’affaires. La “patrie des droits de l’homme” n’est plus qu’un tas de fumier.

Curieusement, le chœur des pleureuses est aux abonnés absents. Il est vrai qu’on n’est pas en Syrie. Ni “Casques blancs” experts en maquillage, ni parlementaires écolos en vadrouille, ni droits-de-l’hommistes pour signer des pétitions. Le Yémen n’intéresse personne à Saint-Germain-des-Prés. Il est sorti des écrans-radar de la bobosphère. Mais pourquoi tant d’indifférence de la part de bonnes âmes si promptes à s’affliger du malheur planétaire ? La propagande occidentale nous fournit immédiatement la réponse : c’est la complicité des Houthis avec Téhéran. Appartenant à la communauté chiite “zaydite”, le mouvement “Ansarullah” servirait les ambitions de l’Iran.

Le voilà donc, son crime impardonnable, à ce Yémen rebelle. Il est du côté des forces du mal, il pactise avec les mollahs. Les Houthis et leurs alliés admirent le Hezbollah libanais, ils soutiennent la Syrie souveraine, ils croient encore au nationalisme arabe. C’est inadmissible. Pire encore, ces incorrigibles Yéménites, eux, n’ont jamais marchandé leur solidarité avec le peuple palestinien. Pour les impérialistes et leurs larbins, la rébellion victorieuse à Sanaa est une scandaleuse anomalie, une verrue à supprimer du paysage. C’est le Vénézuéla de la péninsule arabique. Ne cherchons pas plus loin les raisons du calvaire qu’on inflige à ce peuple courageux.

Bruno Guigue

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En Normandie, 18 communes fusionnent pour n'en former qu'une

Petit Caux, en Seine-Maritime, fait partie des 230 communes nouvelles créées le 1er janvier 2016. Avec 18 communes regroupées, elle représente la fusion la plus importante de France.

ACT MAIRES UE

A l'autre bout du fil, l'incompréhension domine. "J'habite Biville-sur-Mer, pas Petit Caux", lance Maria, 72 ans. Elle n'a pas entendu parler de sa commune nouvelle, créée dans ce coin de Seine-Maritime le 1er janvier 2016. "Mais je vais me renseigner", promet-elle. Un peu plus loin sur la côte, Ghislaine, 64 ans, est mieux informée. "Je suis au courant, répond d'emblée cette habitante de Saint-Martin-en-Campagne, avant de s'interroger : Si j'ai bien compris, notre maire, ce n'est plus notre maire ?"

Oui, elle a bien compris. Depuis le 1er janvier, les maires des 18 communes qui ont fusionné pour former Petit Caux, 9 000 habitants et un nom tout nouveau, ne sont plus que des "maires délégués". Le maire de Ghislaine et Maria s'appelle désormais Patrick Martin. Il était déjà le président de la communauté de communes qui a précédé la commune nouvelle. Une entité trop petite, selon la loi NOTRe, cette "com com" allait être avalée par une voisine. "Il y avait un risque de retour en arrière. La commune nouvelle est la meilleure solution pour conserver nos compétences", pointe l'édile.

"Je n'en pense pas grand-chose"

Dans une période où l'Etat donne de moins en moins d'argent aux communes, la fusion est, en outre, encouragée par une incitation financière. In fine, la manœuvre doit permettre à ces petites communes d'unir leurs forces, de mutualiser les équipements et les moyens et d'augmenter leur poids politique dans la région. "Il vaut mieux une seule collectivité soudée que 18 petites communes dispersées", explique Patrick Martin, qui espère en outre réaliser des économies d'échelle.

Les habitants attendent de voir. "Pour l’instant, je n’en pense pas grand-chose, ça vient de se mettre en place", confie Patrick, 54 ans, du village d'Assigny. Il aimerait bien que cette fusion se traduise par la fin des inégalités entre les 18 villages du territoire. "Sur le bord de mer, c'est parfait. Mais de l'autre côté de la D925, il faut pleurer pour avoir quelque chose : une connexion internet avec du 512 kbits à notre époque, ce n'est pas terrible."

"On essuie un peu les plâtres"

Beaucoup s'inquiètent d'une éventuelle hausse d'impôts. "A Brunville, on ne paye pas beaucoup d'impôts. Ce qui me fait peur, c'est d'être regroupé et de payer plus", explique Mélina, 37 ans. "L'essentiel, c'est que cela ne change rien au niveau des impôts", abonde Ghislaine. Le maire promet que la hausse sera limitée. "On a prévu un lissage sur douze ans, avec une hausse maximum de 10 euros par an et par foyer", indique-t-il.

Comme le montre le site internet –qui souhaite la bienvenue dans la communauté de communes de Petit Caux aujourd'hui disparue– tout n'est pas encore calé. Validée définitivement le 7 novembre, la fusion s'est faite "à marche forcée". "On essuie un peu les plâtres, on ne connaît pas encore toutes les conséquences de cette décision", reconnaît Patrick Martin, qui se donne jusqu'aux prochaines municipales, en 2020, pour que cette commune soit "effective dans les faits et dans les têtes". Pendant cette période transitoire, il a été décidé de conserver les anciennes mairies, les conseils municipaux –qui forment, rassemblés, le conseil de Petit Caux– ainsi que le personnel. Les anciennes communes conservent leurs compétences d'état civil, d'urbanisme et d'élections.

Plusieurs rues ont le même nom

En attendant, le maire de Petit Caux a dû gérer tout une série de problèmes pratiques. Quelle adresse indiquer sur les enveloppes ? Comment résoudre l'imbroglio de ces rues qui partagent un même nom, un même code postal et désormais une même commune ? Après avoir consulté La Poste, il a opté pour la solution "la plus indolore possible". Les nouvelles adresses conservent le nom des anciennes communes, auxquels s'ajoute la mention "Petit Caux". Quelques rues seront rebaptisées. "Pour les rues de l'église ou de la mairie, il va falloir faire preuve d'un peu d'imagination pour les doter d'un nouveau nom", reconnaît Patrick Martin.

Les panneaux d'entrée de ville ne seront pas modifiés, mais complétés avec une mention "commune de Petit Caux". Le problème le plus épineux reste le choix du nom des habitants. "On a lancé une consultation et reçu une petite centaine de réponses. Mais je n'ai rien vu de très séduisant", confie le maire, qui veut prendre le temps de trouver un nom "moderne et symbolique". Ghislaine n'est pas plus inspirée : "Là, vous me posez une colle", répond-elle.

https://www.francetvinfo.fr/politique/mon-maire-ce-n-est-plus-mon-maire-en-normandie-18-communes-fusionnent-pour-n-en-former-qu-une_1265171.html


 

OUTIL FL EUROREGIONSPour comprendre le sens des "réformes territoriales" imposées par Bruxelles, voir et revoir la conférence de François Asselineau sur les "euro- régions". Voir aussi son discours devant l'assemblée des maires de France.

Disponibles sur le site national de l'UPR.

S.R. (UPR 87)