vendredi 17 novembre 2017

Wauquiez et Dupont-Aignan : rude concurrence à droite pour incarner le souverainisme

Favori pour prendre la présidence des Républicains, Laurent Wauquiez assure vouloir faire bouger la ligne du parti sur l'Europe. Nicolas Dupon-Aignan s'agace que Laurent Wauquiez reprenne ses idées tout en refusant une alliance avec lui.

ACT NDA

«Laurent Wauquiez dans Le Figaro reprend mon discours sur l'Europe des Nations», s'offusque Nicolas Dupont-Aignan ce 15 novembre sur les réseaux sociaux. Partisan d'une union des droites allant des Républicains au Front National face à ce qu'il appelle l'«arnaque Macron», le président de Debout la France a souhaité montrer ce qu'il estime être les contradictions de Laurent Wauquiez : «Pourquoi ne veut-il pas une union face aux eurofédéralistes ?»

La question que pose Nicolas Dupont-Aignan fait suite à des déclarations du favori à la présidence des Républicains (LR) dans un entretien accordé au Figaro le 15 novembre. Celles-ci revêtaient en effet un fort caractère souverainiste. «Je crois à l'Union des États nations», avait-il déclaré, tranchant avec le vocabulaire habituellement employé par LR. Plaidant pour un recentrage autour d'«un noyau dur, sans doute autour de douze pays», il avait ajouté : «L'Europe de l'immigration, cela ne marche pas ! Je préconise que la France retrouve la souveraineté sur sa politique migratoire et qu’on bâtisse un nouveau Schengen, sans cette politique migratoire.»

S'il refuse l'étiquette d'«eurosceptique», Laurent Wauquiez prend cependant le risque de bousculer son parti s'il en prend la présidence à l'issue du vote qui aura lieu en décembre prochain. LR, qui avait défendu le traité de Lisbonne en 2009, validant donc le renforcement des accords de Schengen, et qui avait avait voté pour le traité constitutionnel européen de 2005, compte en effet dans ses rangs plusieurs promoteurs d'une intégration européenne plus poussée.

Laurent Wauquiez, l'incarnation d'une droite euro-critique ?

Prenant acte de la nécessité de rassurer une partie de l'électorat traditionnel des Républicains, Laurent Wauquiez a tout de même affirmé être «un européen convaincu». Il s'est d'ailleurs positionné à plusieurs reprises contre une union avec le parti souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France. En effet, le président de la région Rhône-Alpes-Auvergne considère l'alliance du député de l'Essonne avec le Front national de Marine Le Pen, lors du second tour de la présidentielle, comme un casus belli entre sa propre formation politique et celle de Nicolas Dupont-Aignan.

Refuser l'alliance avec Nicolas Dupont-Aignan qui avait quitté l'UMP (parti rebaptisé LR en 2015) pour fonder son propre mouvement eurosceptique, à une époque où lui-même soutenait le renforcement des accords de Schengen, tout en tentant de le concurrencer sur la ligne souverainiste... Voilà un pari compliqué pour Laurent Wauquier. D'autant que ses propres prises de position par le passé semblent confirmer un réel revirement idéologique.

En effet, dans une interview au Monde en avril 2011, l'ancien ministre sarkozyste de François Fillon déclarait, à propos de l'intégration de la Croatie dans l'UE : «La France gagne quand elle est sur des positions résolument pro-européennes.» En 2010 et en 2011, il se prononçait également, à l'Assemblée nationale pour l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen : «La Roumanie et la Bulgarie ont vocation, à terme, à entrer dans l’espace Schengen. Cela constituera le prolongement de leur adhésion à l’Union européenne, point qui ne fait aucun doute.»

Sans doute la stratégie de Laurent Wauquiez est-elle dictée par l'espace politique qui se dégage à la droite de LR. Depuis le second tour de la présidentielle, le Front national, détenant jadis le quasi-monopole de l'euroscepticisme, ne fait plus de la critique de l'UE une priorité. Le départ de Florian Philippot du parti de Marine Le Pen et ses tentatives de mains tendues à Jean-Luc Mélenchon témoignent d'ailleurs de ce que le courant souverainiste connaît une dynamique qui dépasse le simple cadre de la droite.

https://francais.rt.com/france/45640-wauquiez-dupont-aignan-guerre-droites


 

BASE 14 995X225Le jour où vous en avez assez de ces postures politiciennes "souverainistes", voire "eurosceptiques", et de ces petits calculs électoralistes minables, je vous suggère de regarder du côté de l'UPR...

P.G.

Posté par UPR Creuse à 06:57 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

La montée du nouveau maccarthysme, par Robert Parry

Au moment où le nouveau maccarthysme s’empare de l’Amérique, le journal néoconservateur, le Washington Post, rend la Russie responsable de presque tous les problèmes et traite les dissidents états-uniens de « compagnons de route », écrit Robert Parry.

Ne vous y trompez pas : les États-Unis sont entrés dans une nouvelle ère de maccarthysme qui impute à la Russie la responsabilité de pratiquement tous les problèmes politiques et qui a commencé à cibler les citoyens américains qui ne souscrivent pas à la propagande de cette nouvelle guerre froide.

ARG MC CARTHYSME

Cependant, ce qui différencie ce nouveau maccarthysme de celui des années 1950, c’est qu’il a le soutien des Démocrates, des progressistes et même de personnes vraiment très à gauche, tous aveuglés par leur dégoût pour le président Trump alors que c’étaient les Républicains et la droite qui étaient les chefs de file du maccarthysme des années 50. Les acolytes du sénateur Joe McCarthy dénigraient alors la majeure partie de la gauche, victime principale de ce mouvement et qualifiaient ses membres d’antiaméricains et de « compagnons de route » des Communistes.

Les vrais vainqueurs de ce nouveau maccarthysme semblent être les néoconservateurs qui ont utilisé la haine anti-Trump des Démocrates et des progressistes pour inciter la majorité des gens de gauche à partager l’hystérie politique qui voit la prétendue « ingérence » politique des Russes comme une occasion « d’avoir Trump ».

Les néoconservateurs et leurs alliés ont déjà exploité la frénésie anti-russe pour soutirer des dizaines de millions de dollars de plus aux contribuables afin de financer des programmes destinés à « combattre la propagande russe », c’est-à-dire des ONG et des « chercheurs » qui ciblent les Américains dissidents qui osent protester contre les justifications de cette nouvelle guerre froide.

Le Washington Post qui, depuis des années, est le porte-drapeau de la propagande néoconservatrice, élabore, de nouveau, la nouvelle orientation que doit suivre l’Amérique, comme il l’avait fait en ralliant le peuple américain à l’invasion de l’Irak en 2003 et en provoquant la sympathie pour les « changements de régime » avortés en Syrie et en Iran. Ce quotidien a commencé à rendre responsable la Russie de quasiment chaque événement mondial particulièrement fâcheux, la Russie, la Russie, la Russie !

Par exemple, mardi, un éditorial du Post a cherché les raisons de la poussive victoire de la chancelière allemande et de l’importance surprenante du score du mouvement d’extrême droite, une Alternative pour l’Allemagne, l’AfD, non dans les mesures d’austérité d’Angela Merkel, qui ont rendu plus difficile la vie de la plus grande partie de la classe ouvrière ni dans sa politique de porte ouverte aux réfugiés, qui a déstabilisé certains quartiers ouvriers, mais il en attribue la responsabilité à, bravo ! vous avez deviné, la Russie !

Les preuves, comme d’habitude, sont vagues et partiales, mais elles vont certainement être gobées par beaucoup de Démocrates et de progressistes, qui détestent les Russes auxquels ils imputent l’élection de Trump et par beaucoup de Républicains et de conservateurs chez lesquels subsiste une vieille haine pour la Russie qui vient de la première guerre froide.

Le Washington Post a cité le laboratoire de recherche numérique du Conseil de l’Atlantique, qui est à l’origine de beaucoup de l’hystérie sur Internet au sujet des prétendues activités russes sur Internet. Le Conseil atlantique est essentiellement un groupe de pensée de l’OTAN et il est financé par de l’argent émanant du gouvernement des États-Unis, les États pétroliers du Golfe, les sous-traitants militaires, les institutions financières mondiales et beaucoup d’autres sources qui vont profiter directement ou indirectement de la croissance du budget militaire des États-Unis et des interventions de l’OTAN.

Blâmer la Russie.

Dans cette nouvelle guerre froide, on reproche aux Russes non seulement de mettre à mal certains des plans de « changement de régime » des néoconservateurs, comme la guerre par alliés interposés en Syrie, mais aussi d’avoir joué un rôle dans certains événements politiques de l’Occident, comme l’élection de Donald Trump et la montée de l’extrême droite en Allemagne.

Le laboratoire numérique du Conseil atlantique soutient, selon l’éditorial du Washington Post, que « dans les dernières heures de la campagne [allemande ], des militants en ligne du parti d’extrême droite, l’ AfD, ont commencé à mettre en garde leur base contre une possible fraude électorale et ce sont des comptes de trolls anonymes qui ont déclenché ces alertes et des bot-nets (robots réseaux) en russe qui leur ont donné leur élan. »

Bien sûr, le Washington Post ne fournit rien qui relie ces alertes au gouvernement russe ou au président Vladimir Poutine. C’est dans la nature même du maccarthysme que ne soit exigée aucune preuve : une ambiance lourde et de sombres soupçons suffisent amplement. Pour ceux d’entre nous qui ont des sites web, les « trolls », certains bénévoles et d’autres professionnels, sont devenus une nuisance courante et ils reflètent de nombreuses opinions politiques, pas seulement celle du gouvernement russe.

En outre, il est courant, ces temps-ci, que les campagnes adressent des alertes de dernière minute à leurs sympathisants au sujet d’une possible fraude électorale pour susciter des doutes sur les résultats, si le score se révélait décevant.

Le gouvernement des États-Unis s’est précisément lui-même engagé dans cette stratégie tout autour du monde, en amenant les partis en faveur des États-Unis à non seulement se plaindre d’une fraude électorale mais aussi à descendre dans la rue pour contester la légitimité des résultats sortis des urnes. Cette stratégie états-unienne a été mise en œuvre dans des endroits comme l’Ukraine lors la révolution orange en 2004, l’Iran lors de la révolution verte en 2009 et la Russie, lors de la révolution des neiges en 2011, et bien d’autres encore.

Les alertes pré-électorales sont aussi devenues une caractéristique des élections états-uniennes et, en 2016, Donald Trump et Hillary Clinton ont même, tous les deux, pour des raisons différentes certes, soulevé des questions à propos la légitimité du vote.

Pourtant au lieu de considérer la manœuvre de l’AfD comme un stratagème typique utilisé par un parti de moindre importance et le résultat de l’élection allemande comme le reflet compréhensible du mécontentement des électeurs et de la lassitude engendrée par les trois mandats de Merkel comme chancelière, le Conseil atlantique et le Washington Post voient les Russes, et particulièrement Poutine, en embuscade, à l’origine de tous ces événements.

Adorer détester Poutine

Dans le monde de la propagande néoconservatrice, Poutine est devenu la bête noire par excellence, car il a fait échouer de nombreux projets des néoconservateurs. Il a aidé à éviter une importante attaque militaire américaine contre la Syrie en 2013 ; il a aidé le président Obama à parvenir à l’accord nucléaire avec l’Iran en 2014-2015. Il s’est opposé et a, dans une certaine mesure, contrarié le coup d’État soutenu par les néoconservateurs en Ukraine en 2014; et il a finalement fourni la puissance aérienne qui a vaincu les forces « rebelles » soutenues par les néoconservateurs en Syrie en 2015-17.

Le Post et les néoconservateurs veulent que Poutine s’en aille – et ils ont utilisé des allégations inconsistantes sur les « ingérences russes » aux États-Unis et d’autres élections comme nouveau thème de propagande pour justifier la déstabilisation de la Russie par des sanctions économiques et si possible, élaborer un autre projet de « changement de régime » à Moscou.

Rien de tout cela n’est même secret. Le président néo-conservateur du National Endowment for Democracy, financé par le gouvernement américain, Carl Gershman, a proclamé publiquement l’objectif de renverser Poutine dans un éditorial du Washington Post en écrivant : « Les États-Unis ont le pouvoir de maîtriser et de vaincre ce danger . La question est de savoir si nous pouvons trouver la volonté de le faire. »

Mais la façon de fonctionner de la propagande néoconservatrice est que les États-Unis et leurs alliés sont toujours les victimes d’un ennemi néfaste qui doit être contrecarré pour protéger tout ce qui est bon dans le monde. En d’autres termes, alors que la NED et d’autres opérations financées par les États-Unis visent Poutine et la Russie, ce sont la Russie et Poutine qui doivent être transformés en agresseurs.

« M. Poutine ne veut rien tant que de susciter des doutes, embrumer les esprits, provoquer des fêlures et créer de l’incertitude autour du pilier allemand de l’Europe » a déclaré l’éditorial du Post. « Il se délecte du chaos qui s’infiltre et des troubles qui s’installent dans les sociétés ouvertes. Dans ce cas, soutenir l’AfD à l’extrême-droite est extraordinairement cynique, étant donné les millions de Russes sont morts pour vaincre les fascistes il y a soixante-dix ans. »

Sans vouloir insister sur ce point, il n’y a aucune preuve crédible que Poutine ait fait cela. Le Conseil Atlantique, très virulent et anti-russe, prétend que certains « comptes trolls anonymes » ont fait la promotion d’une plainte de l’AfD concernant une possible fraude électorale et qu’elle a été reprise par « un réseau de bots en langue russe ». Même si cela est vrai – et le Conseil Atlantique est loin d’être une source objective – où est le lien avec Poutine ?

Ce n’est pas Poutine qui gère tout ce qui se passe en Russie, une nation de 144 millions de personnes. Mais le Post voudrait que vous le croyiez. C’est la pièce maîtresse de cette théorie du complot néoconservateur.

Faire taire les dissidents

De même, tout Américain qui remet en question cette propagande est immédiatement rejeté comme un « larbin du Kremlin » ou un « propagandiste russe », une autre campagne hideuse menée par le Post et les néoconservateurs. Encore une fois, aucune preuve n’est requise, juste une analyse que ce que vous dites est en quelque sorte parallèle à quelque chose que Poutine a dit.

Le bâtiment du Washington Post au centre-ville de Washington, DC (Crédit photo : Washington Post)

Mardi, dans ce qui équivalait à un article associé à l’ l’éditorial, le Post a de nouveau avancé des soupçons sans preuves sur les « agents russes » achetant 100 000 dollars de publicités sur Facebook de 2015 à 2017 pour prétendument influencer la politique américaine. Encore une fois, aucune preuve requise.

Dans l’article, le Post rappelle aussi à ses lecteurs que Moscou porte depuis longtemps son attention sur les inégalités sociales aux États-Unis, ce qui nous ramène aux comparaisons entre l’ancien maccarthysme et le nouveau.

Oui, il est vrai que l’Union Soviétique dénonçait la ségrégation raciale en Amérique et invoquait cet aspect peu ragoûtant de la société américaine en exprimant sa solidarité avec les mouvements américains pour les droits civiques et le combat de libération nationale en Afrique . C’est aussi vrai que les communistes américains ont collaboré avec les mouvements des droits civiques nationaux pour promouvoir l’intégration raciale.

C’était la raison principale pour laquelle le FBI de J. Edgar Hoover avait ciblé Martin Luther King Jr et d’autres leaders afro-Américains- parce qu’ils s’associaient avec des communistes réels ou suspectés. De même, l’administration Reagan refusa son soutien à Nelson Mandela parce que son parti, l’African National Congress, avait accepté le soutien des communistes dans son combat contre l’Apartheid en Afrique du Sud et contre le régime de domination des Blancs.

C’est intéressant de voir que l’un des arguments des démocrates progressistes nationaux dans l’opposition à la ségrégation dans les années 60 était que la répression des Noirs américains sapait les efforts diplomatiques pour rechercher des alliés en Afrique. Autrement dit, la critique des communistes et des soviétiques de la ségrégation américaine a, en fait, contribué à entraîner le fin de ce système choquant.

Encore que, l’association de King avec de soi-disant communistes est resté un point de discussion pour les ségrégationnistes irréductibles même après son assassinat quand ils se sont opposés à la création d’un jour de congé national en son honneur dans les années 80.

Ces parallèles entre le vieux maccarthysme et le nouveau sont implicitement admis dans l’article de news du Post de mardi, qui cite les critiques de Poutine sur les policiers qui tuent des Noirs américains désarmés, comme preuve de son ingérence dans la politique américaine.

« Depuis qu’il est en fonction, Poutine a cherché à l’occasion, à mettre en évidence les tensions raciales aux États-Unis comme moyen de façonner la perception de la société américaine », déclare l’article. « Poutine s’est lui-même immiscé dans le débat de 2014 sur les races, après que des manifestations avaient éclaté à Ferguson, Missouri, parce qu”un policier blanc avait mortellement blessé par balles Michael Brown, un Afro-américain. »

« Croyez-vous que tout est parfait à présent sur le plan de la démocratie en Amérique ? » a dit Poutine dans l’émission 60 minutes de CBS. « Si tout était parfait, il n’y aurait pas eu le problème de Ferguson. Il n’y aurait pas d’exactions de la part de la police. mais notre tâche est de voir tous ces problèmes et d’y répondre comme il faut. »

La question spéculative du Post semble être que la réponse de Poutine comprend « des agents russes » achetant des pubs sur Facebook pour exploiter ces tensions raciales, mais il n’y a aucune preuve pour soutenir cette théorie de conspiration.

Cependant, alors que l’hystérie anti-russe se propage, nous verrons peut-être bientôt des Américains qui protestent également contre le meurtre par la police d’hommes noirs désarmés dénoncés comme « compagnons de route de Poutine, ce qui est fort semblable à la calomnie contre King et les leaders des droits civiques accusés d’être des ‘gogos communistes’ ».

Ignorant la réalité

Ainsi, les Démocrates et la chancelière Merkel, au lieu de regarder dans le miroir et de voir les vraies raisons pour lesquelles de nombreux électeurs blancs se tournent vers des alternatives « populistes » et « extrémistes », peuvent-ils se contenter de blâmer Poutine et continuer la répression contre les dissidents sur Internet en tant que travail « des agents russes ».

La chancelière allemande Angela Merkel avec les mains dans la position caractéristique du losange Merkel. (Photo de Wikipedia)

Déjà, sous le masque de la lutte contre la propagande russe, et contre les « fake news », Google, Facebook et d’autres géants de la technologie ont commencé à introduire des algorithmes pour traquer et marginaliser les infos qui défient les thèses officielles du gouvernement américain sur des questions brûlantes comme l’Ukraine et la Syrie . Encore une fois, aucune preuve n’est requise, juste le fait que Poutine ait pu dire quelque chose de similaire.

Alors que les démocrates, les progressistes et même certaines personnes très à gauche se joignent à cette hystérie du Russia - Gate poussés par la haine contre Donald Trump et ses tendances prétendument « fascistes », ils voudront peut-être se demander avec qui ils se compromettent et ce que ces néoconservateurs ont à l’esprit pour l’avenir.

On peut dire que si le fascisme ou le totalitarisme arrive aux États-Unis, il est plus susceptible d’arriver sous couvert de « protection de la démocratie » de la Russie ou d’un autre adversaire étranger que d’un clown télé-réalité comme Donald Trump.

Le nouveau maccarthysme avec ses algorithmes orwelliens peut sembler une façon intelligente de neutraliser Trump, (et même peut-être de le renverser) mais – bien après le départ de Trump – une structure permettant aux néo-conservateurs et aux médias mainstream de monopoliser le débat politique américain pourrait être une menace beaucoup plus grande pour la démocratie et la paix.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé de nombreuses histoires d’Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Robert Parry, Consortium News, 26-10-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

https://www.les-crises.fr/la-montee-du-nouveau-maccarthysme-par-robert-parry/

Posté par UPR Creuse à 06:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

« Chaud devant ! Prochainement, pour vous, les ruptures conventionnelles collectives ! »

par | 10 Nov 2017

C’est la dernière nouveauté en date, et je peux vous dire que cela va faire hurler chez les ex-futurs salariés bientôt tous virés ou presque et que l’on va se taper sur le ventre dans les antres du Medef.

ARG LICENCIEMENTS UE

Les ruptures conventionnelles sont devenues en quelques années la principale manière de licencier, et cela a considérablement flexibilisé le marché du travail pour les employeurs, permettant aussi, il faut le dire, pour certains salariés de partir plutôt sur une rupture conventionnelle, et donc les droits au chômage, plutôt que sur une démission.

Il n’en reste pas moins que jusqu’à présent, une rupture conventionnelle était par nature, par essence même, une décision individuelle, à tel point d’ailleurs que l’inspection du travail surveille de relativement près le nombre de ruptures conventionnelles (qui doivent être déclarées) par chaque entreprise afin d’être sûre que par certains effets d’aubaines, certaines entreprises ne masquent pas un plan social à travers de multiples ruptures conventionnelles.

D’un côté donc la rupture conventionnelle, unitaire, personnelle, individuelle et de l’autre, les plans sociaux avec la cohorte de coûts et de contraintes attachées, comme les indemnités mais aussi des notions de formation ou de « reclassements », bref, autant d’éléments qui empêchent notre gentil patronat de virer comme il l’entend et de gagner autant qu’il le souhaite.

Pourtant, c’est l’un des éléments que pas grand monde n’a vu venir des ordonnances Macron qui devraient prochainement autoriser les entreprises à mettre en place des procédures de ruptures conventionnelles collectives au lieu d’un plan social coûteux.

La différence, nous la voyons tous. Vous aurez a priori des ruptures conventionnelles collectives sur la base du volontariat et cela viendra remplacer les plans dits « volontaires » et puis nous devrions sans doute conserver les plans sociaux quand on dégraisse sans laisser le choix ou sans faire appel aux « volontaires ».

Mais le décret peut aller aussi loin que le voudra le président Macron, puisque l’Assemblée nationale lui a voté les pleins pouvoirs économiques et sociaux.

Demain, peut-être, allez-vous vous réveiller dans un monde où l’idée même de plan social aura disparu.

Et vous devez voir la logique d’ensemble.

Nos mamamouchis ont d’abord réduit le coût maximum des licenciements en mettant des plafonds même en cas de licenciements abusifs que les juges ne peuvent plus dépasser.

Puis maintenant qu’en réalité on a mis des seuils, on vous explique très doctement qu’il faut pouvoir faire baisser le coût des plans sociaux…

Sur la partie volontaire, on va donc faire de la simple rupture conventionnelle… Voilà une idée risquant fort de plaire grandement à SFR qui va devoir se délester rapidement de quelques milliers de ses collaborateurs, qui ne vont pas partir avec grand-chose malgré toute leur implication.

Les ruptures conventionnelles collectives, sur vos écrans au plus tard le 1er janvier 2018.

Le gouvernement a transmis son projet de décret fixant les modalités pratiques de ces ruptures conventionnelles collectives aux partenaires sociaux.

Dès la publication de ce décret, ces ruptures conventionnelles collectives seront possibles dans les entreprises, or selon les syndicats, et je veux bien les croire, cette nouvelle formule est un véritable plébiscite auprès des entreprises qui assaillent de coups de téléphone aussi bien les administrations que les experts comptables pour savoir comment faire pour en bénéficier et faire quelques charrettes à pas cher !
Le tsunami de licenciements en début de quinquennat, pas à la fin !

Les syndicats redoutent donc une vague de plans sociaux.

Ils ont parfaitement raison, et cela a aussi une grande logique politique.

Mieux vaut que les gens qui sont aussi des électeurs soient virés en début de quinquennat qu’en fin de mandat, bien que Macron, et c’est tout à son honneur n’a jamais caché ses intentions de casse sociale parfaitement assumées lors de la campagne.

Les fêtes de Noël risquent d’être particulièrement moroses et tristes pour bon nombre de nos concitoyens.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/chaud-devant-prochainement-pour-vous-les-ruptures-conventionnelles-collectives-ledito-de-charles-sannat/


 

BASE 14 995X225N'oublions pas que Macron ne fait que mettre en oeuvre les grandes orientations de politiques économiques (GOPE) préconisées par la Commission européenne.

Screen-Shot-10-28-17-at-10P.G.

La galanterie Française est interdite puisqu’elle fera de vous un harceleur

Article proposé par S.R. (UPR 87)


 

Oui dans peu de temps, le peu de galanterie française tentant d’exister à ce jour deviendra l’objet de procès pour « harcèlement sexuel » !!

ARG HARCELEURS

Cela fait maintenant quelques semaines que l’on nous bassine à longueur de journaux télévisés avec cette nouvelle phobie féminine « balance ton porc » née des travers d’un producteur américain de cinéma qui a profité de son statut pour s’offrir un moment de plaisir plus que douteux avec les starlettes en devenir venant chercher qui la gloire qui un petit rôle. S’il faut dénoncer de tels actes cela va sans dire, mais le faire, comme certaines devenues « grandes stars » depuis, 40 à 50 ans après les faits et donc après avoir acquis la notoriété, la gloire et le fric, me parait plus qu’hypocrite.

Comme me paraissent déplacés ces défilés et manifestations concernant le harcèlement sexuel, dans de nombreuses villes, organisés par des féministes ou « des femens » en mal de mâle semblant jouer les effarouchées ; comme si tous les hommes de la planète étaient soudainement devenus des obsédés sexuels !! Là encore, comme certaines ont avoué devant le micro de journaleux avides de sensation perverse oser dévoiler bien des années après avoir été harcelées et se sont tues pour ne pas perdre leur job, à celles-là je dis qu’il y a quelques décennies elles pouvaient se permettre de dire  « merde » à leur patron ou à leur supérieur, supposés harceleurs et retrouver un autre travail dans quelque domaine que ce soit 24 à 48 heures après avoir bien entendu déposé une plainte en bonne et due forme, car à cette époque le chômage était inexistant ou supposé tel. Pourquoi donc se sont-elles tues ??. Le faire des années et des années après n’a plus aucun sens. Quant à le faire pour dénoncer ce fait existant depuis le début de la race humaine en affichant « plus jamais ça » revient à vouloir, comme veulent le faire certains politicards abrutis sur les bords, éradiquer la prostitution !! Je leur souhaite bien du plaisir.

Une chose pour terminer, si la société pourrie dans laquelle on tente de surnager se mettait à être quelque peu moraliste comme veulent nous le faire accroire des « Schiappas » et autres mégères apprivoisées ou non en poussant des cris d’orfraie, il lui suffirait, par le biais des élus qui la représentent d’obtenir des publicitaires de tous poils de cesser d’exposer la chair féminine dénudée à longueur de pubs audiovisuelles, de vidéos sur le Net et d’affiches 4m sur 4 à tous les coins de rues pour faire la promotion de lingeries affriolantes et de parfums envoutants dont se parent et parfument ces dames. Et pour quoi faire ? pour séduire. Et séduire qui ? Les hommes harceleurs ou non. La boucle est bouclée …..

Alors, dénoncer le harcèlement qu’il soit sexuel ou autre : oui ; mais tout de suite et non des années après dont les faits sont d’ailleurs prescrits.

La galanterie ? une espèce en voie de disparition ou trainée devant l’inquisition des tribunaux révolutionnaires institués par la gente féminine. Car bientôt, c’est-à-dire demain, messieurs il se peut que vous soyez amenés à vous défendre devant une instance judiciaire pour avoir « osé » sourire ou complimenter une dame jeune ou âgée qui trouvera votre sourire ou compliment « déplacé » et donc qualifié de « harcèlement sexuel » …

Fermez le ban …

https://lagauchematuer.fr/2017/11/14/la-galanterie-francaise-est-interdite-puisquelle-fera-de-vous-un-harceleur-2/

 

Posté par UPR Creuse à 05:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Airbus s'apprête à signer une commande historique de 40 milliards de dollars

Scandale et manipulation !
Voilà avec quelle photo RTL illustre son article sur Airbus
Or Airbus n'a rien à voir avec l'UE mais on veut le faire croire ! S.R.


L'avionneur annonçait, mardi 14 novembre, une commande historique de 430 moyen-courriers de la famille A320 par la société américaine d'investissements Indigo Partners.

7790452412_un-airbus-a340-300-le-26-septembre-2017-sur-le-tarmac-de-l-aeroport-de-toulouse-blagnac

Mercredi 15 novembre. Airbus devait en effet officialiser en marge du salon aéronautique de Dubaï (Émirats arabes unis) une commande historique de 430 moyens-courriers de la famille A320 par la société américaine d'investissements Indigo Partners pour un montant de 40 milliards de dollars (34 millions d'euros).

Cette commande, la plus importante de l'histoire de l'avionneur, porte sur des A320neo et des A321neo, la version remotorisée du best-seller d'Airbus. Cette vente va plus que doubler le carnet de commandes nettes du géant européen cette année, qui ressortait à 288 appareils à fin octobre et permettrait à la firme européenne de dépasser son rival américain Boeing en commandes cette année, avec 718 commandes contre 605 pour le groupe américain.

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/airbus-s-apprete-a-signer-une-commande-historique-de-40-milliards-de-dollars-7790971949


 

BASE 14 995X225

Asselineau (UPR) Arnaque Airbus

https://www.youtube.com/watch?v=b3sBaW-Opa8

 

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Un paysan sauve ses cultures d'un virus dévastateur… grâce à la musique !

Contaminées par une maladie incurable, les courgettes d'un agriculteur des Bouches-du-Rhône ont été sauvées par des mélodies diffusées tous les soirs. Cette technique qui permet d'éviter les pesticides a fait ses preuves pour d'autres cultures.

ARG PLANTES MUSIQUE

La musique adoucit les mœurs et peut aussi soigner les plantes! Certaines mélodies méticuleusement sélectionnées ont en effet la capacité d'inhiber virus et champignons ou de stimuler la pousse des plantes. C'est en tout cas le constat fait par Gilles Josuan, agriculteur dans les Bouches-du-Rhône.

Le producteur fait de la monoculture de courgette. Il y a dix ans, toutes ses cucurbitacées sont contaminées par le virus de la Mosaïque. «Aucune méthode de lutte contre ce fléau n'existe», indique l'agriculteur qui dit avoir tout essayé. Ce dernier ne se résignait pas à arracher tous ses plants, seule solution préconisée par l'agriculture conventionnelle. «Je suis tombé sur le site de l'entreprise Genodics qui proposait de soigner les plantes avec les protéines de musique! Je n'avais rien à perdre, j'ai donc voulu essayer», confie le paysan qui cultive 40 hectares sous serre et 50 en plein champs. «Dès que j'ai commencé à diffuser la musique dans mes serres, j'ai vu la différence. Mais le plus difficile était de propager de la musique dans une serre avec un taux d'hygrométrie élevé», précise le producteur. Pour cela, la société Genodics conçoit alors des appareils autoalimentés par des panneaux solaires et adaptés aux conditions des tunnels. «Après quelques ajustements de départ, nous sommes parvenus à sauver mes plants de courgettes. Aujourd'hui, le virus est toujours présent mais il est inhibé par la musique et mes légumes n'en portent aucune trace. Je peux donc de nouveau les commercialiser», se réjouit l'agriculteur.

Pour atteindre ce résultat spectaculaire, le producteur applique à la lettre le protocole établi par la société. Il diffuse toutes les nuits entre 5 et 7 minutes d'une musique ciblée, «mais pas plus, sinon cela fatigue les plantes», précise l'agriculteur qui récolte 600 à 700 tonnes de légumes par an. Des rendements qui font des envieux. Si ses voisins étaient, au départ, amusés par la méthode de Gilles Josuan, ils s'y intéressent désormais de très près. «Certains voisins me posent des questions sur mes méthodes de production et réfléchissent à faire de même», indique l'agriculteur convaincu. À condition toutefois de trouver la musique adaptée à leurs cultures.

De fait, Genodics explique qu'il faut trouver des mélodies adaptées à chaque pathologie. «Concernant le problème de Gilles Josuan, au départ, nous avions identifié un seul virus alors qu'il y en avait un deuxième. Après cette découverte, nous avons adapté la mélodie et avons pu inhiber les deux virus, qui fatiguaient la plante mais restent inoffensifs pour l'homme», indique Pedro Ferrandiz, cofontateur de Genodics qui utilise les vibrations de la musique pour lutter contre les maladies de certaines plantes (champignons, virus, bactéries...), limitant ainsi l'usage des pesticides.

La protéodie serait à l'origine de ces résultats confondants. «Pour faire simple, lors du processus de synthèse des protéines, les acides aminés produisent des notes. Une mélodie spécifique à chaque protéine est ainsi émise», explique l'ingénieur à la tête de Genodics. «Il faut connaître les protéines pertinentes de la pathologie que l'on veut combattre puis l'isoler et trouver le chant de la protéine pour en stimuler ou inhiber sa synthèse», précise celui qui a mis en application les théories de Joël Sternheimer, physicien et mélomane.

130 agriculteurs utilisent cette solution

Le rôle de Genodics est ainsi d'identifier puis de déchiffrer la partition de la protéine. Avec ses techniques, la société a aidé plus de 130 agriculteurs à lutter contre des pathologies qui menaçaient leur production.

Ainsi, un arboriculteur de Saint-Féliu-d'Avall, dans les Pyrénées-Orientales, a pu lutter contre le virus de la sharka, à raison de la diffusion de deux séquences musicales par jour. Les séquences musicales aux vertus thérapeutiques ont permis de réduire la mortalité des pêchers. Le procédé a également soigné des plants de tomates atteintes de botrytis - un champignon responsable de la moisissure grise, ou des pommiers touchés par la tavelure. Les principaux clients de Genodics sont des viticulteurs. Les mélodies thérapeutiques sont parvenues à lutter contre le mildiou, un champignon, ou l'esca, qui décime les vignes notamment en France.

Le protocole est le même: diffuser de la musique de manière harmonieuse pour que chaque pied de vigne puisse «entendre» les notes. Les résultats sont à chaque fois au rendez-vous. «Ça marche systématiquement mais avec des taux de réussite variables de 25% à 95%. Par exemple, sur les cépages de Cabernet, les résultats sont spectaculaires et ils le sont un peu moins sur les vins d'Alsace . En moyenne, le taux de réussite est de 70%», se réjouit Pedro Ferrandiz.

De très bons résultats expérimentaux qui forcent l'intérêt de la communauté scientifique. Ainsi, Genodics a noué un partenariat avec l'université de Cergy, en région parisienne, afin de faire des essais et de mieux comprendre le fonctionnement scientifique de ses solutions.

De son côté, l'Inra reconnaît que «les plantes sont sensibles aux sons et qu'elles réagissent à certains bruits, comme celui du vent ou le craquement d'une plante voisine qui se dessèche et provoque une réaction. Toutefois, aujourd'hui nous n'avons pas prouvé scientifiquement ces liens», souligne Bruno Moulia, directeur de recherches à l'Inra. Concernant la théorie de Genodics, «je ne peux pas dire que ça ne marche pas, mais nous n'avons pas, non plus, démontré scientifiquement l'efficacité de ces traitements», souligne le membre de l'organisme français de recherche en agronomie. Les résultats de Genodics constituent son meilleur argument «mais on peut avoir des théories fausses avec des applications vraies», tempère toutefois le chercheur. Pour le savoir, il faudrait que l'institut mène des expérimentations, une hypothèse aujourd'hui envisagée par l'Inra. Mais pour cela il faut que l'institut débloque des fonds pour vérifier scientifiquement les théories.

http://www.lefigaro.fr/conso/2017/11/13/20010-20171113ARTFIG00015-un-paysan-sauve-ses-cultures-d-un-virus-devastateur-8230-grace-a-la-musique.php


 

BASE 14 995X225J'avais vu ça depuis pas mal de temps sur mes revues "complotistes" mais puisque c'est le Figaro qui le dit... !!  S.R.

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,