Pour savoir ce qu'elle pense des 142 sociétés offshore créées par sa banque privée, Elise Lucet a dû traquer la baronne Ariane de Rothschild jusqu'à une conférence à Paris, en marge de la COP21. Extrait de "Cash Investigation" du 5 avril 2016.

VID LUCET ROTHCHILD OFFSHORE

UBS, HSBC, Crédit agricole... Toutes ces banques, on le sait désormais grâce aux "Panama Papers", ont installé pour leurs clients des sociétés dans les paradis fiscaux. L’une des plus actives est d'ailleurs française, c'est la Société générale. Et la banque privée Edmond de Rothschild, pourquoi a-t-elle créé des dizaines de sociétés offshore, 142 exactement ? 

"Cash Investigation" a demandé à cette banque une interview à de nombreuses reprises. Pour toute réponse, la chargée de communication du groupe invite le journaliste du magazine à consulter le site internet. Il va donc falloir ruser... 

Profitons d'une conférence sur l'écologie pour parler blanchiment d'argent... 

La nouvelle présidente de la banque, Ariane de Rothschild, se rend justement à une conférence à Paris, en marge de la COP21. Elise Lucet l'y suit, mais ce n'est pas pour lui parler écologie… Elle a bien des questions à poser sur le respect des règles de transparence et de lutte contre le blanchiment d'argent. "Essentiel, pour vous, non ?" "Oui, oui, ben oui."

La baronne est docile, jusqu'au moment où Elise Lucet lui présente les documents prouvant que sa banque, l'une des plus prestigieuses au monde, a mis en place des montages permettant à ses clients de dissimuler leur identité. "Les sociétés offshore ne sont pas que mauvaises", finit-elle par lâcher au détour d'un couloir.

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/video-cash-investigation-panama-papers-142-societes-ecrans-pour-la-banque-edmond-de-rothschild_1391825.html