vendredi 10 novembre 2017

Compte rendu de la venue de François Asselineau à GE Hydro-Alstom

Compte rendu de la venue de François Asselineau à GE Hydro-Alstom
François Asselineau, candidat à l'élection présidentielle de 2017 et Président de l'Union populaire républicaine a été reçu par les salariés d'Alstom-GE à Grenoble ce 7 novembre 2017. Devant plus de 80 personnes, il a exposé pendant une heure pour quelles raisons la France doit se retirer de l'Union européenne et de l'euro en urgence, par application de l'article 50 du traité de l'Union européenne, si elle veut sauver ce qu'il reste de son industrie.
François Asselineau a notamment rappelé que la vente d'Alstom à GE a été permise d'abord et avant tout par les traités européens et par leur application. En effet, en vertu de l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), les autorités françaises n'ont pas le droit de limiter les mouvements de capitaux avec l'ensemble des autres pays du monde : en particulier, elles ne peuvent pas s'opposer aux délocalisations, ni aux rachats par l'étranger de tout type d'actifs. L'article 63 du TFUE, conjugué avec les effets délétères de l'euro, explique la désindustrialisation accélérée de la France et l'impossibilité de lutter contre.
François Asselineau a également rappelé la contradiction fondamentale qui existe entre, d'une part, la volonté de protéger les intérêts nationaux et, d'autre part, la prétendue « construction européenne » qui postule justement qu'il n'y a pas d'intérêts nationaux.
Il a rappelé que le bradage d'Alstom à l'Amércain GE présente des analogies avec l'abandon d'Arcelor dans les mains de l'Indien Mittal. Dans les deux cas, les gouvernements français ont pris des décrets pour empêcher ces débâcles industrielles et stratégiques - M. Montebourg dans le cas d'Alstom et M. de Villepin dans le cas d'Arcelor - et dans les deux cas ce sont les avis de la Commission européenne qui se sont imposés au détriment des intérêts nationaux français.
Dans le cas d'Alstom, c'est le commissaire européen français au marché intérieur, Michel Barnier, qui s'est opposé au gouvernement français en mai 2014, déclarant notamment que « on n'assurera pas une bonne protection de l'industrie européenne, son développement, avec du protectionnisme ». Le résultat est le démantèlement d'Alstom, la perte d'actifs de pointe ainsi que des suppressions d'emplois massives.
Dans le cas d'Arcelor, c'est la commissaire européenne néerlandaise en charge de la concurrence, Neelie Kroes (connue par ailleurs pour des faits de grande délinquance financière), qui avait fait plier le gouvernement français en septembre 2005, déclarant notamment que « confrontés à l'insécurité et à une perte de confiance collective, certains politiques sont prompts à rechercher des politiques régressives de repli sur soi. Ils veulent protéger des champions et des marques nationaux – ou même européens – des assauts du marché mondial pour relancer les canards boiteux de l'industrie. Nous ne pouvons pas nous permettre d'être complaisants face à la résurgence actuelle de la rhétorique protectionniste. Le risque est à la fois réel et urgent. »
Enfin, François Asselineau a insisté sur le fait que la « construction européenne » entraine nécessairement la mise sous tutelle étrangère de la France en général, et de ses actifs stratégiques en particulier. L'affaire Alstom en a donné un témoignage éclatant. En cédant à GE les turbines « Arabelle » qui équipent nos centrales nucléaires, nous avons tout simplement perdu notre indépendance énergétique et notre capacité à produire nous-mêmes notre électricité.
GE et, derrière, le gouvernement américain, a désormais la capacité de nuire au fonctionnement de nos centrales nucléaires qui assurent 75% de la production d'électricité en France. Il suffit à GE d'arrêter la maintenance des turbines ou d'arrêter la livraison de pièces détachées. GE s'est d'ailleurs déjà servi de ce levier de pression pour imposer de nouvelles conditions financières plus favorables pour elle auprès d'EDF. GE a, en effet, stoppé la maintenance des turbines d'EDF pendant plusieurs jours en février 2016.
L'attrait de la filière nucléaire française aux yeux de l'étranger a également considérablement diminué. En effet, la crédibilité de cette filière dépend désormais du bon vouloir d'un élément non français, à savoir GE qui n'a pas hésité à exercer un "chantage à la turbine" à EDF.
De même, François Asselineau a souligné la perte de notre indépendance militaire puisque la plupart des bâtiments de la marine nationale, dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, dépendront désormais de GE pour des éléments clés de leur propulsion.
Il a rappelé également que GE a mis la main au travers du rachat d'Alstom sur des technologies de suivi des satellites étrangers, qui ont une application militaire stratégique.
François Asselineau a répondu aux questions de la salle qui ont porté principalement sur l'absence de soutien des pouvoirs publics à Alstom qui subit une véritable Bérézina, se soldant par des suppressions d'emplois considérables. Il a aussi répondu aux questions des journalistes du Dauphiné Libéré et de France Bleu, qui ont assisté à une grande partie de la rencontre.
Contact médias :
Thibaud Lonjon
presse@upr.fr

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Pas d'accord sur le glyphosate dans l'UE, la décision va en appel

Les représentants des 28 Etats membres de l'UE ont échoué jeudi à s'accorder sur l'avenir du glyphosate lors d'un vote pour renouveler pour 5 ans la licence de l'herbicide controversé, qui va maintenant passer dans un comité d'appel.

ACT STRATAGEME MONSANTO

La nouvelle proposition de réautorisation faite par la Commission européenne, pour une période deux fois plus courte qu'elle ne le souhaitait initialement, n'a pas convaincu les pays les plus réticents, comme la France ou l'Italie.

A court d'options, la Commission renvoie le texte tel quel au sein d'un comité d'appel, qui fonctionne sur les mêmes principes que le comité d'experts réunis jeudi mais à un niveau politique "supérieur", c'est-à-dire avec des représentants de chaque pays ayant plus de responsabilités.

Les jours sont désormais comptés, la licence actuelle expirant le 15 décembre.

"Une majorité qualifiée n'a pas été atteinte, ni pour ni contre le texte proposé", a indiqué l'exécutif européen. Malgré l'absence de décision, il a tout de même noté que 14 pays, soit "une majorité des Etats qui ont voté", ont soutenu la proposition de la Commission: neuf pays ont voté contre, mais cinq se sont abstenus.

La proposition initiale de la Commission était de reconduire l'autorisation pour 10 ans, après le feu vert donné par l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (Efsa), mais elle avait fini par tenir compte des appréhensions de nombreux pays.

Données sur le glyphosate, herbicide controversé massivement utilisé
Données sur le glyphosate, herbicide controversé massivement utilisé ( AFP / Alain BOMMENEL, Laurence SAUBADU, Kun TIAN )

Les tergiversations de l'UE agacent l'industrie phytosanitaire, qui a fait part de sa "déception" après le vote.

"Si les Etats membres respectaient la science, le glyphosate aurait été approuvé pour 15 ans déjà l'an passé", a déploré Graeme Taylor, porte-parole de l'Association européenne des fabricants de pesticides (ECPA).

- Responsabilité partagée -

Les opposants au glyphosate se sont réjouis de l'échec de jeudi.

Le ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot s'est dit "fier" jeudi que la France, partisane d'un renouvellement pour trois ans, ait "tenu bon". La France, l'Italie et l'Autriche ont plusieurs fois redit leur opposition.

"Un bon résultat pour notre santé et l'environnement", s'est félicitée la ministre luxembourgeoise Carole Dieschbourg. Le Luxembourg mais aussi la Belgique ou encore Malte ont voté contre.

L'Allemagne, en pleine négociation de coalition - avec les Verts notamment- s'est abstenue.

Si le comité d'appel saisi par la Commission ne débouche toujours pas sur une majorité claire, alors la décision finale reviendra à la Commission, malgré les appels réitérés du commissaire à la Santé Vytenis Andriukaitis à ne pas assumer seul la responsabilité de la décision.

Les minutes de la précédente réunion à huis clos, le 25 octobre, avaient montré que les opinions différaient largement entre Etats membres (qui n'y sont pas désignés nommément) malgré une pluralité de solutions avancées, entre trois et cinq ans.

Glyphosate : pas d'accord européen
Glyphosate : pas d'accord européen ( AFP / Simon MALFATTO )

Plusieurs Etats membres s'étaient prononcés en faveur d'un renouvellement pour 15 ans et avaient ajouté que le compromis le plus bas qu'ils pourraient accepter était de 7 ans.

La Commission y notait également que le cadre réglementaire ne permet pas de travailler sur une date de disparition progressive de la substance dans l'UE, réclamée par certains Etats membres, car une entreprise garde la possibilité de redéposer une demande d'autorisation lorsque la licence arrive à expiration.

- Précaution -

Cela fait maintenant plus de deux ans que l'UE bloque sur le sujet, à la suite du classement de la substance comme "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l'OMS, en 2015.

Les adversaires du glyphosate estiment que le principe de précaution devrait prévaloir.

Sont venues s'ajouter à la controverse les accusations d'influence exercée par le géant de l'agrochimie Monsanto sur le contenu des études scientifiques publiées.

Plus d'un million de personnes ont signé une pétition européenne réclamant l'abandon du glyphosate.

Dans l'UE, les pesticides à base de cette substance représentent un marché d'environ un milliard d'euros. Herbicide le plus utilisé dans l'UE, le glyphosate est plébiscité par les cultivateurs pour son efficacité et son faible coût.

http://www.boursorama.com/actualites/pas-d-accord-sur-le-glyphosate-dans-l-ue-la-decision-va-en-appel-1cec37df004dd94e03b814f79e58551c

BASE 14 995X225Une illustration de plus de la justesse des analyses de l'UPR. Le processus auto- bloquant fonctionne à plein dans cette affaire, pour le plus grand profit des lobbies, comme d'habitude.

P.G.

« Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics,
 quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer.
 Que dis-je? Quand on l'approuve et qu'on y souscrit. »

OEuvres complètes de Bossuet vol XIV,
Jacques B. Bossuet, éd. L. Vivès (Paris), 1862-1875, p. 145.

 

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Au cours d’une interview, le Qatar confie des secrets concernant la guerre en Syrie

L’interview télévisée d’un haut responsable qatari avouant la vérité sur les origines de la guerre en Syrie est en train de devenir virale dans le monde des médias sociaux arabes. La même semaine, un document secret de la NSA a été divulgué, confirmant que l’opposition armée en Syrie était sous le commandement direct de gouvernements étrangers, dès les premières années du conflit.

Par Tyler Durden | 28 octobre 2017 | Zero Hedge

ARG QATAR ARABIE US JIHAD

Et selon un analyste syrien bien connu et un conseiller économique ayant des contacts étroits avec le gouvernement syrien, l’interview explosive constitue « l’aveu public » par quelqu’un de haut placé « de la collusion et de la coordination entre quatre pays pour déstabiliser un État indépendant, y compris par un soutien possible à Nusra /al-Qaïda ». Il est important de noter que « cet aveu aidera à justifier ce que Damas considère comme une atteinte à sa sécurité et à sa souveraineté et constituera une base pour des demandes d’indemnisation ».

Alors que la guerre en Syrie ralentit doucement, il semble que de nouvelles fuites apparaissent presque chaque semaine sous la forme de témoignages de hauts responsables impliqués dans la déstabilisation de la Syrie et même de courriels et documents occasionnels qui détaillent les opérations secrètes de changement de régime contre le gouvernement Assad. Bien qu’une grande partie de ce contenu serve à confirmer ce qui était déjà connu par ceux qui n’ont jamais accepté la propagande simpliste qui a dominé les médias traditionnels, les détails continuent à se mettre en place, fournissant aux futurs historiens une image plus claire de la vraie nature de cette guerre.

Ce processus de clarté a été favorisé, comme prévu, par les luttes intestines entre les anciens alliés du Conseil de coopération du Golfe (CCG), l’Arabie saoudite et le Qatar, chaque partie accusant l’autre de financer les terroristes islamiques et al-Qaïda. Le monde observe, pendant que de plus en plus de linge sale est lavé publiquement à cause de l’implosion du CCG, qui, pendant des années, en accord avec presque toutes les monarchies du Golfe, a financé les mouvements djihadistes dans des endroits comme la Syrie, l’Irak et la Libye.

(...)

Ce haut responsable qatari n’est autre que l’ancien Premier ministre, Hamad ben Jassim bin Jaber al-Thani, qui a supervisé les opérations syriennes au nom du Qatar jusqu’en 2013 (également en tant que ministre des Affaires étrangères), photographié avec la secrétaire d’État Hillary Clinton, le janvier 2010 (pour rappel, le Comité de la Coupe du monde 2022 du Qatar a fait un don de 500 000 dollars à la Fondation Clinton en 2014).

Mercredi, au cours d’une interview à Qatari TV, bin Jaber al-Thani a révélé que son pays, aux côtés de l’Arabie saoudite, de la Turquie et des États-Unis, a commencé à expédier des armes aux djihadistes dès le début des événements (en 2011).

Al-Thani a même comparé l’opération secrète à une « chasse à courre » – la proie étant le président Assad et ses partisans – une « proie » qui, l’admet-il, a pu s’échapper (comme Assad est toujours au pouvoir, il a utilisé un mot arabe « al-sayda », qui veut dire la chasse aux animaux ou aux proies, pour le sport). Bien que Thani ait nié des allégations crédibles de soutien à Daech, les paroles de l’ancien premier ministre impliquent le soutien direct du Golfe et des États-Unis à al-Qaïda en Syrie (Front al-Nusra), dès les premières années de la guerre. Le Qatar a même dit posséder des documents prouvant que la guerre avait pour objectif un changement de régime.

Selon la traduction de Zero Hedge, tout en reconnaissant que les pays du Golfe armaient les djihadistes en Syrie avec l’approbation et le soutien des États-Unis et de la Turquie, al-Thani déclare : « Je ne veux pas entrer dans les détails mais nous avons plein de documents montrant ce que nous y avons fait [en Syrie]. » Il a affirmé que le roi Abdallah d’Arabie saoudite (qui a régné jusqu’à sa mort en 2015) et les États-Unis ont décidé que le Qatar aurait un rôle de premier plan concernant les opérations secrètes dans cette guerre par procuration.

Bien que très révélateurs, les commentaires de l’ancien Premier ministre visaient à défendre et à excuser le soutien du Qatar au terrorisme et à critiquer les États-Unis et l’Arabie saoudite pour avoir laissé le Qatar « se mouiller » seul dans cette guerre contre Assad. M. Al-Thani a expliqué que le Qatar continuait à financer des insurgés armés en Syrie alors que d’autres pays commençaient à diminuer leurs soutiens massifs, raison pour laquelle il s’en prenait aux États-Unis et aux Saoudiens qui « étaient avec nous dans la même tranchée ».

Dans une précédente interview télévisée américaine largement sous-diffusée, al-Thani a confié à Charlie Rose, qui l’interrogeait sur les allégations de soutien du Qatar au terrorisme, que « en Syrie, tout le monde a fait des erreurs, y compris votre pays ». Il a rajouté que lorsque la guerre a commencé en Syrie, « nous tous travaillions à partir de deux centres de commandement : un en Jordanie et un en Turquie ».

Voici la partie clé de l’interview de mercredi, traduite et sous-titrée par @ Walid970721. Zero Hedge a examiné et confirmé cette traduction, cependant, comme l’a reconnu le traducteur de la bande originale, al-Thani ne dit pas « dame » mais « proie » [« al-sayda »] – comme si Assad et les Syriens étaient pourchassés par des pays extérieurs.

(...)

16h15 – 27 octobre 2017

La transcription partielle en français est la suivante :

« Quand les événements ont commencé en Syrie, je suis allé en Arabie saoudite pour y rencontrer le roi Abdallah, sur l’ordre de Son Altesse le prince, mon père, il [Abdallah] a dit qu’il nous soutenait. Vous continuez avec ce plan et nous vous coordonnerons mais c’est vous qui prenez les opérations en charge. Je ne vais pas entrer dans les détails mais nous avons des documents complets sur tout ce qui a été envoyé en Syrie, par la Turquie et en coordination avec les forces américaines et tout a été distribué par les Turcs et les forces étasuniennes. Il y a peut-être eu des erreurs et un soutien a été donné à la mauvaise faction … Peut-être qu’il y avait une relation avec Nusra, c’est possible, mais moi-même je ne sais pas… nous étions en train de nous battre pour la proie [al-sayda] et maintenant la proie s’est enfuie mais nous combattons encore … et maintenant Bachar est toujours là, vous [les États-Unis et l’Arabie saoudite] étiez avec nous dans la même tranchée … Je n’ai pas d’objection à ce que quelqu’un change d’avis s’il considère qu’il avait tort, mais au moins informez votre partenaire … par exemple, laissez tomber Bachar [al-Assad] ou faites ceci ou cela, mais la situation qui a été créée ne permettra jamais de progrès au sein du Conseil de coopération du Golfe, ni aucun progrès si nous continuons à nous disputer ouvertement. »

Comme on le sait maintenant, la CIA a été directement impliquée dans les tentatives de changement de régime en Syrie, avec les alliés du Golfe, comme le confirment les notes d’information américaines divulguées et déclassifiées. Le gouvernement américain a compris en temps réel que les armements sophistiqués du Golfe et de l’Occident finissaient entre les mains d’al-Qaïda et de Daech, en dépit des déclarations officielles disant armer des rebelles soi-disant « modérés ». Par exemple, une note de renseignementde 2014 envoyée à Hillary Clinton reconnaissait le soutien qatari et saoudien à État islamique.

Le courriel annonçait, dans un langage direct et sans ambiguïtés que :

« Les gouvernements du Qatar et de l’Arabie saoudite fournissent un soutien financier et logistique clandestin à EI et à d’autres groupes sunnites radicaux de la région. »

En outre, un jour avant l’interview du Premier ministre Thani, The Intercept publiait un nouveau document secret de la NSA, tiré des fichiers de renseignements fournis par Edward Snowden, qui montre clairement que l’opposition armée en Syrie était sous le contrôle direct de gouvernements étrangers, depuis les premières années de cette guerre qui a maintenant enlevé un demi-million de vies.

Ce document de la NSA récemment publié confirme qu’une attaque des insurgés de 2013, avec des lanceurs de roquettes sophistiqués, sur les zones civiles de Damas, y compris l’aéroport international de Damas, a été directement approvisionnée et commandée par l’Arabie saoudite, avec la bénédiction des renseignements américains. Comme le confirme également l’ancien Premier ministre qatari, les Saoudiens et le gouvernement américain ont mis en place des « centres de commandement » pour superviser ces odieuses attaques, pendant la même période que celle de l’attaque de l’aéroport de Damas en 2013.

Il ne fait aucun doute qu’il reste une mine de preuves documentaires accablantes qui continueront à fuiter dans les mois et les années à venir. Au moins, la guerre diplomatique entre le Qatar et l’Arabie saoudite apportera encore plus de fruits, car chaque partie s’en prend à l’autre en l’accusant de soutenir le terrorisme. Et comme on peut le voir dans cette dernière interview télévisée qatarie, les États-Unis eux-mêmes ne seront pas épargnés par cette saison de lavage de linge sale en public, par d’anciens alliés qui se retournent les uns contre les autres.

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Un spécialiste US du changement de régime cible le dirigeant hongrois Orban

De nombreux lecteurs n’ont probablement jamais entendu le nom du remarquable opérateur politique né en Serbie, Srđa Popović. Pourtant, lui et son organisation, CANVAS, ont joué un rôle de premier plan dans la plupart des Révolutions de couleur soutenues par la CIA depuis qu’il a dirigé le renversement du président serbe Slobodan Milosevic en 2000, puis dans au moins cinquante pays selon le dernier dénombrement.

Par F. William Engdahl | 13 octobre 2017

ARG SOROS HONGRIE SERBIE

Le 8 septembre, le spécialiste professionnel du changement de régime, Srđa Popović, est venu à Budapest et s’est joint aux groupes d’opposition anti-Orban devant le Parlement hongrois.

 

Il est clair que Popović n’était pas en ville pour promouvoir son livre hongrois sur le changement de régime non violent mais plutôt pour aider les partis anti-Orban avant les élections hongroises du printemps 2018.

Beaucoup en Hongrie sentent la main grasse du financier des changements de régime d’origine hongroise George Soros derrière l’apparition de Popović maintenant à Budapest.

Au delà de la réputation auto-fabriquée de « bon samaritain » qui auréole Srđa Popović, il est utile de regarder de plus près qui a parrainé sa remarquable carrière depuis qu’il a fondé une petite ONG d’opposition étudiante à Belgrade, appelée Otpor !, en 1998, avec son désormais célèbre logo au poing fermé.

La carrière de Srđa Popović, de 2000 à aujourd’hui, suggère un manipulateur remarquablement malhonnête, au service des agences de renseignement étrangères et des gouvernements, malgré ses dénégations véhémentes.

Otpor ! en Serbie

Popović a attiré l’attention internationale pour la première fois en tant que fondateur en 1998, de Otpor ! qui signifie Résistance ! en serbe, d’abord comme groupe de protestation des étudiants à l’Université de Belgrade, qui s’occupait des griefs des étudiants.

Cela allait bientôt changer.

Lui, et d’autres fondateurs d‘Optor !, ont été formés aux méthodes US de changement de régime par Gene Sharp, fondateur de l’Albert Einstein Institute, à Cambridge, dans le Massachusetts, spécialiste américain du coup d’État, et par l’ambassadeur US à Belgrade Richard Miles, et d’autres agents de renseignement américains entraînés, spécialistes en conception d’images de relations publiques.

Guidant l’opération d’éviction de Milošević, soutenue par Otpor !, l’ambassadeur des États-Unis en Serbie, Richard Miles, était spécialiste du changement de régime, bien plus que de la diplomatie classique.

Il a orchestré le coup d’État de la CIA en Azerbaïdjan, qui a amené Aliyev au pouvoir en 1993, avant d’arriver à Belgrade, et ensuite celui, toujours de la CIA, en Géorgie qui a porté au pouvoir Mikhaïl Saakachvili.

L’Agence américaine pour le développement international (USAID), largement connue comme l’antenne de la CIA, avait financé Otpor ! avec des millions de dollars par le biais d’entreprises commerciales et par des ONG subventionnées par le gouvernement américain : le National Endowment for Democracy (NED), le National Democratic Institute et l’International Republican Institute.

L’Open Society Institute de George Soros canalisait également de l’argent vers le mouvement Otpor ! de Popović pour le renversement de Milosevic.

Je n’ai pas encore trouvé de changement de régime organisé par la CIA et le département d’État américain, ou de Révolution de couleur, dans lesquels la fondation pour la « construction de la démocratie » de Soros n’était pas en phase avec les plans du Département d’État de Washington et de la CIA. Il s’agit peut-être juste d’une coïncidence.

Au début des années 1980, la NED et toutes ses filiales étaient un projet de Bill Casey, le chef de la CIA à l’époque de Ronald Reagan, pour dissimuler les opérations de changement de régime de la CIA dans le monde entier sous les auspices d’une ONG « privée » pour promouvoir la démocratie, la NED. Allen Weinstein, cofondateur de la NED a l’admis au Washington Post : « Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui a déjà été fait secrètement il y a 25 ans par la CIA. »

Selon Michael Dobbs, qui était journaliste d’investigation étranger pour le Washington Post pendant l’éviction de Milosevic, l’International Republican Institute a payé Popović, et une douzaine d’autres dirigeants de Otpor ! pour assister à un séminaire de formation sur la résistance non violente à l’hôtel Hilton de Budapest en octobre 1999.

Popović et d’autres étudiants serbes triés sur le volet ont reçu une formation sur des sujets tels que l’organisation d’une grève et la façon de communiquer avec des symboles, tels que le poing fermé qui est devenu leur logo. Ils ont appris comment surmonter la peur et comment miner l’autorité d’un régime dictatorial.

Le principal conférencier à la réunion secrète de l’hôtel Hilton était l’associé de Gene Sharp, le colonel à la retraite de l’armée américaine Robert Helvey, un ancien analyste de la Defense Intelligence Agency qui a formé puis utilisé les activistes d’Otpor ! pour distribuer 70 000 exemplaires d’un manuel sur la résistance non violente en traduction serbe.

Helvey a travaillé avec Gene Sharp, fondateur du controversé Albert Einstein Institute, enseignant des techniques au gouvernement américain pour dissimuler ses coups d’États sous le couvert de la non-violence. Sharp était décrit par Helvey comme « le Clausewitz du mouvement de la non-violence », une référence au célèbre stratège militaire prussien.

Popović et son ONG Otpor ! ont reçu une part importante des 41 millions de dollars distribués par le gouvernement américain pour sa campagne de « construction de la démocratie » en Serbie.

Dobbs décrit l’implication des États-Unis :

« Derrière l’apparente spontanéité du soulèvement de rue qui a forcé Milošević à respecter les résultats d’une élection présidentielle très contestée le 24 septembre, une stratégie soigneusement étudiée par des militants démocrates serbes avec l’aide active de conseillers occidentaux et de sondeurs (…). Les consultants financés par les États-Unis ont joué un rôle crucial dans pratiquement toutes les facettes de l’opération, en organisant des sondages de suivi, en formant des milliers de militants de l’opposition et en aidant à organiser un décompte parallèle de votes d’une importance vitale. Les contribuables américains ont payé 5 000 bombes de peinture en aérosol utilisées par les étudiants militants pour griffonner des graffitis anti-Milošević sur des murs à travers toute la Serbie.

Pour résumer, Popović a commencé sa carrière de révolutionnaire en tant que spécialiste du changement de régime dans une opération financée par la CIA, le Département d’État américain, des ONG du gouvernement américain, dont l’infâme NED et l’Open Society Institute de George Soros. La question est de savoir ce qu’a fait Srđa Popović après son premier service utile à Washington en 2000.

Mondialisation des révolutions

Après avoir réussi à se débarrasser de Milosevic pour le compte de ses sponsors du gouvernement américain, Popović a créé une nouvelle organisation appelée CANVAS. Il a décidé de globaliser son modèle qui a si bien fonctionné à Belgrade en 2000 afin de se faire passer, au yeux du département d’État américain, pour une personnalité internationale indispensable à l’organisation d’un changement de régime prétendument démocratique.

Le CANVAS – Centre for Applied Nonviolent Action and Strategies – se présente comme non lucratif, et non gouvernemental avec la description suivante : « Établissement d’enseignement axé sur l’utilisation de conflits non-violents. »

Selon WikipediaCANVAS cherche à « éduquer les militants pros-démocratie à travers le monde dans ce qu’il considère comme des principes universels pour le succès dans la lutte non-violente ».

Popović et CANVAS affirment qu’au moins 50% du financement apparent  de cette activité philanthropique vient de l’allié de Popović à Optor !, Slobodan Đinović, coprésident de CANVAS et de l’ONG Otpor ! de Popović, et PDG de quelque chose appelé Orion Telecom à Belgrade.

Une recherche auprès de Standard & Poors Bloomberg ne révèle aucune information sur Orion Telecom, hormis le fait qu’elle est détenue à 100% par une holding cotée à Amsterdam appelée Greenhouse Telecommunications Holdings BV et que le même Slobodan Đinović est PDG d’une holding décrite uniquement comme fournissant « des services de télécommunication alternatifs dans les Balkans ».

Cela ressemble à une version business des célèbres poupées russes matriochka pour cacher quelque chose.

En laissant de côté la déclaration peu convaincante de Popović prétendant que la moitié des fonds de CANVAS provient de la générosité désintéressée de Dinovic et de son fabuleux succès en tant que PDG d’une entreprise de télécoms en Serbie, cela laisse l’autre 50% des fonds ignoré car Popović refuse d’en révéler l’origine,

Bien entendu, l’ONG de Washington est juridiquement privée, bien que ses fonds proviennent principalement de l’USAID. Bien sûr, les fondations Soros Open Society sont privées.

Est-ce que ce sont des clients privés de CANVAS ? Nous ne le saurons pas puisque Popović refuse de divulguer les informations de manière légalement vérifiable.

Il n’y a pas de frais pour les séminaires de CANVAS et son savoir-faire révolutionnaire peut être téléchargé gratuitement sur Internet.

Cette générosité, lorsqu’elle est rapprochée des pays dans lesquels CANVAS a formé des « activistes pros-démocratie » de l’opposition pour un changement de régime suggère que l’autre 50%, sinon plus, du financement de CANVAS provient de canaux qui conduisent au moins en partie au Département d’État américain et à la CIA.

Le Washington Freedom House, étroitement lié au lobby pro-guerre des néocons, et qui reçoit l’essentiel de ses fonds du gouvernement US, est connu pour avoir financé au moins une partie des activités de CANVAS. 

Cette dernière organisation prétend avoir formé des « militants pros-démocratie » dans plus de 50 pays, dont l’Ukraine, la Géorgie, le Zimbabwe, la Birmanie – en fait le nom légal depuis l’indépendance est le Myanmar, mais Washington insiste sur le nom colonial – l’Ukraine, la Géorgie, l’Érythrée, la Biélorussie, l’Azerbaïdjan, la Tunisie, l’Égypte et la Syrie.

Le CANVAS de Popović a également été impliqué dans des tentatives infructueuses de changement de régime lors de la Révolution de couleur contre Hugo Chavez au Venezuela, et dans l’échec de la Révolution verte en Iran en 2009.

Tous ces pays sont également des cibles pour le régime de Washington, leurs gouvernements refusant de suivre la ligne sur des questions clés de politique étrangère qui concernent des matières premières vitales telles que le pétrole, le gaz naturel ou les minéraux stratégiques.

Goldman Sachs et Stratfor

Des détails récents, encore plus intéressants, sont apparus concernant les liens intimes entre Stratfor, connu sous le nom de « CIA occulte » par ses clientes multinationales, dont Lockheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon, et des agences gouvernementales américaines dont le Department of Homeland Security et la Defence Intelligence Agency.

Il a été révélé, en 2012, dans une énorme diffusion – quelque cinq millions d’emails – de mémos internes de Strafor dénichés par la communauté de hackers Anonymous, que Popović, après la création de CANVAS, entretenait également des relations très étroites avec Stratfor.

Selon les emails internes de Stratfor, Popović a travaillé pour Stratfor pour espionner des groupes d’opposition. La relation entre Popović et Stratfor était si intime qu’il avait fait travailler sa femme au sein de l’entreprise et avait invité plusieurs personnes de Stratfor à son mariage à Belgrade.

Également révélée par WikiLeaks, dans les mêmes emails de Stratfor,  se trouve l’information intrigante que l’une des poules aux œufs d’or de la mystérieuse CANVAS était une banque de Wall Street nommée Goldman Sachs.

Satter Muneer, un associé de Goldman Sachs, est cité par l’analyste de Stratfor à l’époque, spécialiste de l’Eurasie, Marko Papic. Papic, à qui un collègue de Strafor a demandé si Muneer était la poule aux œufs d’or finançant CANVAS, a répondu par écrit : « Ils ont plusieurs poules aux œufs d’or, je crois. Il est sûr que c’est l’une d’entre elles. »

Maintenant, le très remarquable M. Popović fait étalage de sa carrière malhonnête en Hongrie, où un démocrate très populaire – et non un dictateur – qui laisse choisir ses électeurs, est une cible pour le talent particulier de Popović agissant pour le compte du Département d’État US.

Cela ne sera pas du tout aussi facile que de renverser Milošević, même s’il a l’aide d’étudiants militants formés à l’Université d’Europe centrale de Soros, à Budapest.

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Le chinois Fosun rachète le distributeur pharmaceutique français Tridem

Alors que l’Élysée et Matignon surveillent de plus en près les acquisitions chinoises en France, c’est le distributeur pharmaceutique Tridem qui vient de tomber dans l’escarcelle du géant chinois Fosun, un gigantesque conglomérat diversifié qui s’était justement distingué ces dernières années par ses investissements tous azimuts. “Parmi ses prises : le Club Med, spécialiste français des villages-vacances, dont il a pris le contrôle début 2015.”

ACT CHINE UE

“Le bras pharmaceutique du conglomérat chinois Fosun a annoncé le rachat du français Tridem, une entreprise spécialisée dans la distribution de médicaments en Afrique francophone. Fosun Pharma – branche d’un vaste groupe privé dont les activités vont de l’immobilier et de l’assurance aux loisirs – s’est entendu vendredi [27 octobre] avec Tridem Pharma pour le racheter en totalité, pour un montant total allant jusqu’à 63 millions d’euros, selon un communiqué transmis tard dimanche [29 octobre] à la Bourse de Hong Kong.”

Grâce à cette opération, la Chine s’ouvre à la distribution pharmaceutique en Afrique francophone.

Les Chinois, qui ne s’embarrassent pas de problèmes moraux concernant la colonisation, n’ont aucun complexe à “néocoloniser” l’Afrique, et les comportements néocoloniaux ne sont pas aussi vertueux que ce que l’on aurait pu espérer.

Pendant que tout le monde fait sa repentance sur la colonisation européenne, tout le monde occulte ce qui se passe aujourd’hui.

Il n’y a pas à dire.

Quand le sage montre la lune, l’imbécile, lui, regarde le bout du doigt.

Charles SANNAT

Source La Tribune ici

https://insolentiae.com/le-chinois-fosun-rachete-le-distributeur-pharmaceutique-francais-tridem/

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