jeudi 9 novembre 2017

Entretien de François Asselineau en direct sur YouTube et Facebook - 8 novembre 2017

Entretien de François Asselineau en direct sur YouTube et Facebook - 8 novembre 2017

VID FA 8NOV17

https://www.youtube.com/watch?v=LVc0WNYiU6A&feature=youtu.be
Commentaires d'internautes:
" Ah mr Asselineau je ne regretterais jamais le jour où je vous ai connus par internet grâce à vous je sais
ce que je veux faire de ma vie me battre pour mon pays et pour mon peuple sans vous je serais
probablement perdu du haut de mes 15 ans je n'ais pas certes beaucoup d'expérience mais je donnerais
tout pour qu'on arrive tous ensemble à la victoire finale et donc à retrouver notre beau pays le pays
des hommes libres La France. Longue vie à la France longue vie au peuple français longue vie à L'UPR
et Vive La France et merci pour tout Mr. ASSELINEAU pour tout ce que vous faites pour nous
et que Dieu vous protège."
François Asselineau semble surpris de la notoriété croissante du parti et de sa personne, mais pour moi cela n'a
rien d'étonnant car tant que l'UPR continuera le travail de fond qui est mené (sur les conférences, entretiens, article...)
en ayant pour seul objectif d'élever le débat public tout en restant fidèle à une charte fondatrice solide, l'importance
du parti ne pourra que croître. C'est précisément cela qui fait la force de l'UPR, une cohérence et un attachement à
la vérité. En effet le temps a dévoilé plusieurs vérités concernant l'UPR premièrement les analyses de François Asselineau
sont quasi-systématiquement vérifiés par les faits, deuxièmement le parti n'aura nul besoin de refondation contrairement à
la presque totalité du paysage politique actuel, et pour finir on constate une faiblesse ou une absence alarmante de
contre-arguments venant de l'opposition. C'est sur ce constat que l'on peut rationnellement prédire un avenir radieux
pour l'UPR car la voie que prend ce parti politique lui permettra tôt ou tard l'accès aux grands médias et ce malgré la
censure. Continuez ainsi car vos efforts finiront par payer!
monsieur Asselineau, vous étes un gros bourgeois qui existe uniquement dans le pessimisme...
vous étes uniquement dans la part négative de la dialectique, ce qui vous rend profondément détestable,
entre autre! vous étes un gourou manipulateur qui fait croire aux gens des choses auxquels ils sont
incapables de comprendre, car trop complexe. honte à vous! (sic)
Petit à petit F. ASSELINEAU fait son nid et le combat que mène l'UPR depuis 10 ans commence à porter ses fruits !
Il reste encore beaucoup à faire mais l'espoir de retrouver notre démocratie et notre souveraineté en France se fait
ressentir de plus en plus par le peuple français qui comprend que le Frexit devient une necessité pour notre pays...
Vive F.ASSELINEAU, vive l'UPR et vive le Frexit ! www.upr.fr à consulter, partager et diffuser en masse
...

Posté par UPR Creuse à 09:03 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Qui sont les Young Leaders de la French American Foundation ? Macron, Hollande, Juppé, Phillippe, Pécresse…

La French-American Foundation – France est une organisation qui se consacre à « renforcer les liens entre la France et les États-Unis ».

HIST FAF

Fondée en 1976, elle se donne pour objectif d’encourager un dialogue actif entre les deux pays. L’une de ses activités principales est l’organisation de séminaires pour des jeunes dirigeants (Young Leaders) français et américains issus de la politique, de la finance, de la presse1 « à fort potentiel de leadership et appelés à jouer un rôle important dans leur pays et dans les relations franco-américaines ». Ces séminaires sont un des instruments du Soft power américain2.

La Fondation est présidée par Arnaud de Puyfontaine (né en avril 1964) qui est un dirigeant du groupe media international, diplômé d’ESCP Europe, de la Harvard Business School et de l’Institut Multimédias. Il est président du directoire de Vivendi depuis le 24 juin 20141.

Histoire

En 1975, plusieurs personnalités politiques, universitaires et économiques décidèrent de créer un environnement d’échanges et de débats afin d’approfondir la relation entre la France et les États-Unis, et ce notamment dans une situation marquée par une certaine animosité dans les relations franco-américaines (avec le choc pétrolier, la trop grande importance du dollar et des désaccords géopolitiques3). La naissance de la French-American Foundation fut officialisée en 1976 à Washington par les présidents Valéry Giscard d’Estaing et Gerald Ford, lors des célébrations du bicentenaire de la Déclaration d’indépendance américaine.

Le premier programme d’envergure, le programme « Young Leaders », vit le jour cinq ans plus tard, en 1981.

D’autres programmes suivirent ensuite, avec la création des « Jeunes Espoirs », le « Forum Cyber Security and the Law », l’adaptation en France du « Translation Prize », et, dès 2011, la création d’un rendez-vous mensuel, le French-American Breakfast qui réunit une centaine de personnes autour d’un invité d’honneur venant partager sa vision des relations entre la France et les États-Unis.

macron-french-american-foundation

Programme « Young Leaders »

Plus de 400 dirigeants issus du monde de la haute fonction publique, de l’entreprise, des médias, de l’armée et de la recherche ont bénéficié du programme Young leaders depuis sa mise en place en 1981.

Processus de sélection

Tous les ans, un jury en France et aux États-Unis sélectionne vingt Français et Américains à partir d’une liste de plusieurs centaines de noms de personnes entre 30 et 40 ans3 vouées à occuper une position de leadership dans leur domaine, et appelées à jouer un rôle important dans la relation entre les deux pays. Les candidats retenus participent ensuite à deux séminaires de cinq jours chacun, répartis sur deux années consécutives – alternativement en France et aux États-Unis – afin d’échanger des réflexions sur des thèmes d’intérêt commun et de tisser des liens forts et durables.

Personnalités françaises ayant participé au programme « Young Leaders »

Côté français, on trouve parmi ceux-ci (date d’admission entre parenthèses)4 :

Côté américain3 :

Prix Washburne pour l’égalité des chances

En 2013, pour la seconde édition du prix Washburne, la cérémonie de remise du Prix s’est tenue le 14 mai à la résidence de l’ambassadeur des États-Unis en France, Charles H. Rivkin, et en présence de Fleur Pellerin, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, chargée des PME, de l’Innovation et de l’Économie numérique, et Young Leader 2012. Une médaille à l’effigie d’Elihu Washburne a été remise aux deux lauréats, Worldwide Flight Services et Coca-Cola Enterprises.

 

Notes et références

  1. Jean-Michel Quatrepoint, « Des missionnaires aux mercenaires » [archive], Le Monde diplomatique, novembre 2016
  2. David Ramasseul, « La fabrique des élites pro-américaines » [archive], sur Siné Mensuel, décembre 2016 (consulté le 18 janvier 2017)
  3. a, b et c Élisabeth Chevalet, « Jean-Luc Allavena, président de la French-American Foundation : De Bill Clinton à Emmanuel Macron, la fondation repère les leaders du futur », Paris Match, semaine du 10 au 16 décembre 2015, pp. 60-61
  4. Source : Annuaire des Young Leaders [archive]

Liens externes

« L’armée allemande se prépare à l’effondrement de l’Union européenne ! »

Haaa… mes amis, quelle bonne nouvelle ! L’Union européenne va s’effondrer. Je le pense et le dis depuis longtemps, mais là ce n’est pas encore une de mes élucubrations comme dirait ma tendre épouse, mais celles de l’armée allemande, et cela fait la Une du Der Spiegel, qui est l’un des plus grands quotidiens allemands !

ACT ALLEMAGNE SPIEGEL

Alors je ne boude pas mon plaisir de voir un tel titre s’étaler même sur le site Internet dudit journal. Bon, cela ne sera pas simple quand nous y serons. Ce sera même très compliqué. Une période sombre dont l’Europe a l’habitude, hélas. Mais c’est ainsi, nous sommes effectivement un bien vieux continent.

Les planificateurs militaires croient que l’effondrement de l’UE est concevable

Selon l’information SPIEGEL, la Bundeswehr a écrit un rapport intitulé “Strategic Perspective 2040” ayant été remis à la ministre allemande de la Défense qui s’est empressée de le cacher dans un tiroir fermé à triple tour, non sans avoir rapidement jeté la clef au fond d’un puits, histoire que ledit rapport ne s’étale pas en Une par exemple du Der Spiegel ce qui, en cette période de grande transparence et de fuites chroniques, a donc, comme prévu, terminé en Une d’un grand quotidien.

Ce rapport dit “Strategic Perspective 2040” s’est penché, en 102 pages restées classifiées, sur les grandes tendances sociales et politiques à venir avec un horizon de temps jusqu’en 2040.

Il y aurait 6 scenarii plus que plausibles auxquels l’armée allemande souhaite se préparer car évidemment, ces éventualités seraient génératrices de chocs importants et donc de menaces. Qui dit menaces, dit armées pour se défendre.

La Bundeswehr estime qu’il est possible que l’Occident, sous sa forme actuelle, prenne fin au cours des prochaines décennies… D’ailleurs, cela serait assez logique, tant on entend d’âneries et que l’on contemple une Europe ouverte à tout vent et à toute immigration, même celle qui devient déstabilisante aussi bien pour les nouveaux arrivants que les déjà-là ou les récemment-arrivés. Pas besoin d’être un stratège militaire brillant pour sentir que cela peut vite sentir le roussi…

L’effondrement de l’Union européenne !

Pour la première fois de son histoire, le document de 102 pages de la Bundeswehr montre comment les tendances sociales et les conflits internationaux pourraient influencer la politique de sécurité allemande dans les décennies à venir.

L’étude définit le cadre dans lequel la Bundeswehr du futur est susceptible de devoir intervenir sans pour autant donner de conclusions concrètes sur les méthodes que l’armée allemande utiliserait, le matériel nécessaire ou encore la « doctrine » militaire qui serait appliquée. Mais je suis assez peu inquiet sur la capacité de l’armée allemande à se mettre à faire la guerre. Ils ont toujours été brillants dans ce domaine et les siècles d’histoire sont là pour le prouver.

Le principal scénario, et le plus passionnant, est bien évidemment celui de la désintégration de l’Union européenne et de « l’Allemagne en mode réactif » comme peuvent l’écrire les auteurs de ce rapport.

La projection du futur envisagé décrit un monde dans lequel l’ordre international s’érode après des « décennies d’instabilité », les systèmes de valeur divergent dans le monde entier et la mondialisation s’est arrêtée. L’Europe a perdu sa compétitivité mondiale. Beaucoup d’États abandonnent et quittent la Communauté européenne. Le Brexit sera sans doute considéré par l’Histoire comme le premier événement de cette tendance lourde.

Pour les stratégistes de la Bundeswehr, « Le monde devient de plus en plus désordonné, chaotique et conflictuel et provoque le changement de l’environnement de sécurité de l’Allemagne et de l’Europe de façon spectaculaire ».

Après l’armée Suisse, l’armée allemande !

J’attirerais juste votre sagacité sur le fait qu’après l’armée Suisse, qui s’est déjà exercée à l’effondrement de l’Europe y compris celui plus spécifique de la France avec afflux de réfugiés… français à repousser, c’est au tour de l’armée allemande d’envisager ce genre d’histoire.

Sauf que ces deux armées sont réputées… pour leur prévoyance !

Voilà ce que j’écrivais en 2014 dans un édito publié sur le site Économie Matin.

« Construction, union, intégration, désintégration, dislocation, et explosion »

… « Voilà quelles pourraient être les différentes étapes de la vie à la mort de l’Europe tant l’ensemble européen est désormais à la croisée des chemins, coincé entre plus d’intégration (ce qui est actuellement souhaité) et la tentation de la désintégration où chaque pays membre, en particulier de la zone euro, souhaiterait pouvoir retrouver quelques marges de manœuvre. »

L’Europe est confrontée à de multiples crises politiques, migratoires, financières, économiques, de gouvernance, démocratiques et la liste est longue.

Le grand saut fédéral ou les replis nationaux.

Le prochain épisode de crise économique paroxystique risque effectivement de mettre tous les Européens au pied du mur et le dernier dont nous ne sommes pas remis a déjà 10 ans… De quoi réfléchir sérieusement donc.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/larmee-allemande-se-prepare-a-leffondrement-de-lunion-europeenne-ledito-de-charles-sannat/

Posté par UPR Creuse à 07:34 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

L’ Afrique de l’Ouest dans l’œil du cyclone US

Depuis la mort de quatre soldats des Etats-Unis au Niger, tombés dans une embuscade le 4 octobre dernier, les citoyens américains découvrent l’Afrique et la présence de leur armée sur ce continent.

ARG AFRIQUE OUEST US FRANCE

Cet engagement n’est pourtant pas nouveau. Sous les deux mandats de Barack Obama, leur présence militaire n’a cessé de croître. SOFRICA, le commandement des opérations spéciales en Afrique dont le siège est à Tampa en Floride, et Africom, le commandement des USA pour l’Afrique, basé à Stuttgart en Allemagne, ont multiplié leurs bases et leurs opérations (1). Selon Vice News : « En 2006, seulement 1% de tous les commandos américains déployés à l’étranger se trouvaient en Afrique. En 2010, ils étaient 3% ; en 2016, ce nombre avait bondi à plus de 17%.» (2). Le Pentagone reste très discret, secret sur son engagement dans cette partie du monde. Officiellement, ils seraient 6000 G.I. dispatchés sur tout le continent, mais ce chiffre est, sans aucun doute, fort éloigné de la réalité (3). En effet, la base de Djibouti héberge 4000 soldats, le Niger en compte, à lui seul, 1000 et les militaires américains sont présents dans au moins vingt pays (4-5). Le compte n’y est pas….

Signe que la politique de Donald Trump s’inscrit dans la continuité de celle de son prédécesseur en la matière, le 23 octobre dernier, le chef d’Etat-major, le général Dunford a annoncé une nouvelle augmentation de ses troupes en Afrique qu’il justifie par la présence accrue de l’organisation de l’Etat islamique (EI) dans cette zone (6). Ce général a également déclaré : « La guerre est en train de se déplacer. Je ne suis pas sûr qu’on puisse dire qu’elle se déplace vers l’Afrique seulement. Nous sommes confrontés à un défi qui s’étend de l’Afrique de l’Ouest à l’Asie du Sud-Est » (7). Trois jours plus tard, les sénateurs américains, membres du Comité des armées du Sénat, avec à leur tête John McCain, lui emboîtaient le pas en annonçant que l’EI pivotait vers l’Afrique : « Plus nous réussirons au Moyen-Orient, plus nous verrons les serpents se diriger vers l’Afrique et nous devrons être prêts à conseiller et à aider les nations qui sont disposées à travailler avec nous ». Et le sénateur McCain de réclamer un financement accru « pour mieux équiper les forces là-bas » (8) …

Comment expliquer ce brusque « pivot africain » de l’EI dénoncé par le Sénat et le Pentagone ? Ces soudaines déclarations alarmistes étonnent d’autant plus que les groupes d’Afrique de l’Ouest affiliés à cette organisation, comme Boko Haram, sont en perte de vitesse et qu’al-Qaïda s’est renforcé depuis la création au Mali, en mars 2017, de JNIM (Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin), une alliance qui regroupe plusieurs chefs de guerre [9]. Par ailleurs, l’activité des Shebabs de Somalie, également affiliés à al-Qaïda, n’est pas nouvelle.

Si le général Dunford et John McCain sont si affirmatifs, c’est parce qu’ils détiennent des informations précises sur les mouvements opérés par les djihadistes qui occupaient la ville syrienne de Raqqa, capitale de l’EI en Syrie, récemment reprise par la coalition et les groupes arabo-kurdes (FDS). Lors de son récent voyage à Damas, l’IVERIS a appris auprès de diverses sources que ces terroristes ont migré en plusieurs endroits du globe notamment au Myanmar et à la frontière de l’Égypte et de la Libye (10). Les premiers signes de l’émergence d’un nouveau front confirment ces informations.

 

Les signes précurseurs

En août 2017, selon les USA, 2000 combattants de l’EI se trouvaient encore à Raqqa (11). Le plus grand flou a entouré le sort de ces djihadistes : des combattants syriens se seraient rendus aux forces arabo-kurdes (FDS) et des combattants étrangers aux services de renseignements de leurs pays respectifs ; d’autres auraient pu fuir Raqqa pour aller guerroyer dans la province de Deir ez-Zor ; enfin, selon le journal libanais l’Orient le Jour « Les hauts commandants de l’EI auraient quitté Raqqa avant l’entrée des FDS dans la ville. » (12)

Deux événements récents confirment l’arrivée de ces terroristes en Afrique, notamment à la frontière entre l’Egypte et la Libye, une zone majoritairement désertique et incontrôlable de plus de 1000 km. Selon les personnes rencontrées en Syrie, le premier signe de cette présence serait l’attentat survenu le 20 octobre en Egypte dans la zone de l’oasis de Bahariya tuant 16 policiers. Il est vrai que, même si l’attaque n’a pas été revendiquée par l’EI, les découvertes de la sureté nationale égyptienne inquiètent. Dans le désert occidental, près de la zone où a eu lieu l’affrontement, a été repéré un camp d’entrainement d’une centaine d’hommes particulièrement aguerris et bien équipés, disposant d’armes anti-blindés (13). Dans le cas libyen, deux soldats du général Haftar ont été tués, dont l’un par décapitation. Cette attaque, revendiquée par l’EI, a eu lieu à 60 km d’Ajdabya, alors que l’organisation ne disposait plus dans ce pays que d’une enclave près de la ville de Derna (14). Tout laisse à penser que l’organisation terroriste s’apprête donc à se renforcer dans la zone, engendrant de facto la poursuite et l’aggravation, si c’est encore possible, du chaos libyen.

 

L’Afrique de l’Ouest dans la ligne de mire…

Une vaste région de l’Afrique de l’Ouest au Tchad risque de s’embraser traversant des pays déjà très affaiblis tant du point de vue sécuritaire que politique et social. Après la guerre de 2011 en Libye, des groupes armés ont trouvé refuge au Mali qui a été la première victime collatérale de ce conflit ; ce pays ne s’en est toujours pas remis. L’intervention française Serval en 2013 a réussi à repousser momentanément les djihadistes mais n’a résolu aucun problème de fond. Ce pays peut être considéré aujourd’hui comme un Etat failli. L’opération militaire française Barkhane, qui intervient sur cinq Etats dans toute la zone sahélo-saharienne – Mali, Niger, Tchad, Burkina-Faso et Mauritanie – a échoué à contenir les groupes terroristes par manque de moyens et de stratégie politique. En prime, Barkhane ne bénéficie plus de la confiance des populations (15). A la mi-octobre, une délégation d’un mouvement de la jeunesse malienne nommée « Trop c’est trop » s’est rendue à Kidal et a rapporté les faits suivants : « dès votre entrée à Kidal, vous percevez chez les habitants un très net sentiment anti-français grandissant. Depuis plusieurs mois, les manifestations populaires contre la force Barkhane ne cessent de prendre de l’ampleur – des hangars de la base militaire ont été incendiés – les soldats français ne sortent plus de leurs camps » (16). En outre, ce pays comme le Burkina-Faso, sont aujourd’hui la proie d’attentats terroristes qu’ils ne connaissaient pas avant l’intervention française. A cela, il faut ajouter également une islamisation rampante de la sous-région. A titre d’exemple, au cours de ces dernières années, la Côte d’Ivoire, pays majoritairement catholique, a construit plus de mosquées et d’écoles coraniques, financées indirectement par l’Arabie Saoudite, que d’églises et d’écoles laïques, selon des informations recueillies auprès des services du Premier ministre de cet Etat.

Si, comme l’anticipent les stratèges du Pentagone, les serpents de Syrie établissaient leurs nids dans cette zone, la sous-région ne manquerait pas de s’enflammer, tous ces Etats connaissant des problèmes politiques et sociaux graves. Si l’EI, comme il l’a fait au Proche-Orient, débarquait avec des armes sophistiquées, des véhicules flambants neufs et des salaires pour leurs éléments, la main d’œuvre ne manquerait pas. En prime, aucun pays hormis le Tchad et le Niger, a une armée capable de faire face. Enfin, les combattants de l’EI se retrouveraient en face de ceux du JNIM (al-Qaïda), engendrant des bagarres de leadership mais également de modes opératoires, les groupes armés du Sahel ne s’attaquant jamais aux autochtones, contrairement à ceux de Syrie ou d’Irak qui ont commis les pires atrocités contre les populations civiles.

 

La France hors-jeu

Que pourrait faire la France avec laquelle tous les Etats francophones de cette région ont signé des accords de défense ? En l’état de ses forces, du budget des armées et du ressentiment anti-français en Afrique, rien, sinon de jouer comme en Syrie et en Irak les supplétifs de l’armée américaine. Consciente de l’échec de l’opération Barkhane, Paris souhaite se désengager de ce bourbier. Prétextant que la France n’a pas vocation à devenir « la garde prétorienne de pays africains souverains » selon les termes de la ministre de la Défense, Emmanuel Macron a initié la mise en place d’une force africaine autonome appelée G5 Sahel qui comprend cinq Etats : Mali, Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina-Faso (17). Problème, cette force, dont le budget s’élève à 423 millions d’euros, n’est pas financée et malgré les nombreux appels du pied de la France à l’ami américain, ce dernier bloque depuis des mois la résolution sous le chapitre 7 des Nations Unies qui permettrait un financement onusien. Le 30 octobre, Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, a une nouvelle fois refusé de voter la résolution et a justifié sa position ainsi : « Nous comptons sur les pays du G5 pour prendre pleinement les commandes de la force d’ici trois à six ans avec l’aide continue des Etats-Unis ». La position du Pentagone semble paradoxale : d’une part, il s’inquiète du danger imminent, s’apprête à augmenter ses troupes et ses moyens ; d’autre part, il peut attendre trois à six ans avant que cette force ne soit opérationnelle. En réalité, la stratégie américaine est limpide. En refusant que cette armée africaine soit mandatée par l’ONU, le Pentagone s’octroie la haute main militaire, sans supervision internationale, sur la région sahélo-saharienne et sur l’ancienne zone d’influence française. Dans leur grande bonté, les USA ont, tout de même, concédé une aide de 60 millions de dollars, l’Union européenne s’est déjà engagée à verser 50 millions d’euros et la France 8 millions d’euros. Le compte n’y est pas…

 

Le double pivot

Si le pivot asiatique instauré par Barack Obama, qui visait essentiellement à contrecarrer la montée en puissance de la Chine, a été public et largement commenté, le pivot africain, dessiné dès le début du mandat de l’ex-président en 2008, a, lui, été occulté. Pourtant, l’administration américaine n’a pas ménagé ses efforts tant dans le soft power en finançant de nombreuses associations de la société civile africaine que dans le hard power en déployant des troupes sur le continent (18). Là encore, il s’agissait de faire obstruction à la Chine dans le cadre de la guerre économique féroce que se livrent ces deux États. En août 2017, Steve Bannon, qui à cette époque était encore conseiller stratégique de Donald Trump, résumait l’angoisse américaine « Selon moi, la guerre économique avec la Chine, c’est la question numéro 1. Nous devons nous concentrer sur cette question, de façon maniaque (…) Et si nous continuons à perdre cette guerre, nous sommes à cinq ans, dix ans au maximum, du point de non-retour » (19). En Asie comme en Afrique, les États-Unis ont déjà perdu cette guerre, ils ont été incapables de contenir l’expansion de l’empire du Milieu (20). Mieux, au lieu de s’affaiblir, la Chine s’est renforcée tant sur son volet asiatique avec son projet « One Belt, one Road », qu’en Afrique où les échanges commerciaux sont passés de 10 milliards de dollars en 2009 à 300 milliards de dollars en 2015 (21). Et ils ne cessent d’augmenter, plus 16% pour le premier trimestre 2017 (22). Compte tenu des conditions particulièrement attrayantes offertes par les Chinois en matière d’investissements, notamment dans les infrastructures, ces échanges ne sont pas prêts de se tarir. C’est à l’aune de cette guerre économique qu’il faut lire les récentes sanctions infligées par l’administration américaine à plusieurs Etats africains : Tchad, Erythrée, Sierra Léone et Guinée Conakry. Cette dernière ayant même eu l’outrecuidance de s’afficher, en septembre dernier, au sommet des BRICS qui se tenait à Xiamen (23). Dans le même mouvement, Washington a levé les sanctions qui pesaient sur le Soudan, alors que son Président Omar el-Béchir est toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale. Mais si ce pays a toujours des relations économiques importantes avec la Chine, il a opéré récemment un changement d’alliances et s’est aligné sur le camp américain et saoudien (24).

 

L’œuf et la poule

Est-ce également à l’aune de cette guerre économique qu’il faut interpréter la phrase du général Dunford ? : « La guerre est en train de se déplacer. Je ne suis pas sûr qu’on puisse dire qu’elle se déplace vers l’Afrique seulement. Nous sommes confrontés à un défi qui s’étend de l’Afrique de l’Ouest à l’Asie du Sud-Est ». Qui pivote ? L’EI ou les Etats-Unis ?

 

Leslie Varenne
Directrice de l’IVERIS

www.iveris.eu

 

(1) https://www.iveris.eu/list/notes_danalyse/281-tendance_automnehiver_2017__french_bashing_en_afrique

(2) https://news.vice.com/story/the-u-s-is-waging-a-massive-shadow-war-in-africa-exclusive-documents-reveal

(3) Officiellement, il n’y aurait qu’une seule base de drone à Djibouti alors que le journaliste, Nick Turse, a en dénombré 60, dont une très importante au Niger. http://www.truth-out.org/news/item/42385-the-us-africa-and-a-new-century-of-war

(4) http://www.bbc.com/afrique/region/2015/06/150619_djibouti_base

(5) http://reseauinternational.net/les-100-missions-des-forces-speciales-us-en-afrique/

(6) https://www.rt.com/usa/407588-niger-dunford-africa-troops/

(7) http://www.africa1.com/spip.php?article81992

(8) http://www.washingtonexaminer.com/isis-is-pivoting-to-africa-senators-say/article/2638711

(9) Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin ou Groupe des partisans de l’islam et des musulmans. https://jamestown.org/program/aqims-alliance-mali-prospects-jihadist-preeminence-west-africa/

(10) Avec le député honoraire, Gérard Bapt, l’IVERIS a accompagné une délégation de médecins invités au congrès de la Société syrienne de radiologie qui se tenait du 20 au 23 octobre à Damas et Alep. La délégation française était composée de trois médecins radiologues Anas Alexis Chebib, et Véronique Bouté, également présidente de l’association Astarte, ainsi que la gynécologue obstétricienne et radiologue Jocelyne Chopier, praticienne à l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris.

(11)http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/08/05/97001-20170805FILWWW00026-2000-combattants-de-l-ei-retranches-a-raqqa.php

(12)https://www.lorientlejour.com/article/1079089/lei-a-perdu-son-bastion-de-raqqa-mais-ou-sont-passes-les-jihadistes.html

(13)http://hebdo.ahram.org.eg/NewsContent/0/10/124/26064/La-riposte.aspx

(14)http://koaci.com/libye-deux-soldats-marechal-haftar-tues-dans-attaque-daech-deux-decapite-114323.html

(15)https://www.iveris.eu/list/entretiens/268deux_ans_apres_laccord_dalger_le_mali_en_danger

https://www.iveris.eu/list/articles_dactualite/84-lafrique_de_louest_dans_loeil_du_cyclone

(16) http://togouna.mondoblog.org/trop-mali-kidal/

(17)http://www.boursorama.com/actualites/les-etats-unis-promettent-60-millions-de-dollars-au-g5-sahel-b952653a15a7a3acd0e0a01ca46509b4

(18)https://www.iveris.eu/list/notes_danalyse/281-tendance_automnehiver_2017__french_bashing_en_afrique

(19)http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/08/17/97002-20170817FILWWW00013-les-etats-unis-sont-en-guerre-economique-avec-la-chine-soutient-bannon.php

(20) http://www.iris-france.org/82973-quel-bilan-pour-le-pivot-asiatique-de-barack-obama/

(21)http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/dossiers-regionaux/la-chine/articles-scientifiques/les-chinois-en-afrique

(22)http://www.jeuneafrique.com/436887/economie/forte-reprise-echanges-commerciaux-sino-africains-premier-trimestre-2017/

(23)http://afrique.latribune.fr/politique/leadership/2017-09-04/sommet-des-brics-alpha-conde-vante-le-potentiel-economique-de-l-afrique-748942.html

(24) http://orientxxi.info/magazine/le-soudan-s-aligne-sur-le-camp-saoudien,2060

Source : IVERIS, Leslie Varenne, 01-11-2017

https://www.les-crises.fr/l-afrique-de-louest-dans-loeil-du-cyclone-us-par-leslie-varenne/

Posté par UPR Creuse à 06:58 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Normandie : un club d'ambassadeurs de la région en Australie

Le président de la région Normandie, Hervé Morin, crée en Australie un "club Normandie". Des ambassadeurs chargés de défendre les couleurs de leur région d'origine.

ACT NORMANDIE UE

Hervé Morin a lancé jeudi soir à Sydney en Australie le "club Normandie", une vingtaine d'ambassadeurs de la région ce sont des Normands, hommes et femmes qui vivent ici depuis plusieurs mois ou plusieurs années, des success stories, leur mission défendre en Australie les couleurs de la Normandie.

Fierté normande

Ainsi Mathieu Boinel, 32 ans, est originaire de Caen. Ancien élève du lycée Charles de Gaulle [sic], a fait une école de commerce, a travaillé au Cameroun et est actuellement directeur en Australie de CGA-CGM leader mondial des conteneurs. Egalement membre de ce tout nouveau club, Julianne Landelle de Bagnoles de l'Orne (Calvados) dirige un cinq étoiles à Sydney, le Shangri La, tous les deux heureux de cette initiative et prêts à défendre les léopards.

Une délégation de chefs d'entreprise normands menée par Hervé Morin, président de la région, effectue actuellement un voyage qui les mène de la Corée du Sud à l'Australie en passant par la Chine.

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/normandie-un-club-d-ambassadeurs-de-la-region-en-australie-1509618066


 

BASE 14 995X225Bienvenue dans le monde d'après...la disparition de la France, dans le cadre de la "souveraineté européenne" chère à Macron.

A l'image de la Catalogne, qui a ouvert des ambassades et "consulats" dans plusieurs pays, à commencer par les Etats- Unis, bien sûr, la Normandie ne va pas jusque là, pas encore, mais l'esprit y est, et des habitudes se mettent en place: conditionner les cerveaux, habituer les gens à "penser régionalement", à défendre les couleurs de sa région et de l'Union européenne, d'abord au niveau économique, comme pour le "marché commun". la suite viendra naturellement. Gageons que s'il avait parlé de "fierté française" à la place de "fierté normande", le journaliste aurait été traité de "facho", de ringard voire de "nationaliste"...

Voilà pour ma rubrique "complotiste" du jour.

P.G.

Posté par UPR Creuse à 04:30 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Assemblée : finalement, Jean-Luc Mélenchon accepterait un drapeau européen... à 29 étoiles

Clarification utile de Mélenchon: ce qui le gêne à l'Assemblée nationale, ce n'est pas le drapeau européen en lui-même! C'est le fait que le drapeau européen fasse référence à un symbole marial. Il veut malgré tout promouvoir un symbole de l'UE dans l'hémicycle... juste avec un autre drapeau.
La France insoumise, contre l'UE... vraiment? D.P.


 

ACT MELUCH UE

Le 7 novembre, Jean-Luc Mélenchon met fin au long débat qui l'a opposé au gouvernement depuis sa première entrée à l'Assemblée en tant que député dès le mois de juin : il accepterait finalement un drapeau européen à 29 étoiles dans l'Hémicycle.

Elu député à l'Assemblée nationale pour la première fois le 18 juin 2017, Jean-Luc Mélenchon s'était étonné deux jours plus tard, devant les caméras, de la présence du drapeau européen à côté du drapeau français. Visiblement agacé, il avait soufflé : «Eh, franchement... On est obligés de supporter ça ?», pointant du doigt l'objet de sa colère. Et d'ajouter : «Attends, c'est la République française ici... C'est pas la Vierge Marie.»

Il semblerait que le député de Marseille et patron du groupe Les Insoumis soit finalement revenu sur sa première impression et ait décidé de se ranger à une ligne plus ouverte à l'égard des institutions européennes.

«Il nous faut un drapeau qui nous rassemble», tonne l'Insoumis

Dans une vidéo diffusée le 7 novembre par La Chaîne parlementaire, on voit effectivement l'ancien député européen, de juillet 2009 à juin 2017, expliquer que le drapeau à douze étoiles ne correspondait pas à la situation européenne au moment de la création de l'emblème. «Il nous faut un drapeau qui nous rassemble», a-t-il opposé. Ce à quoi il a ajouté : «Si on nous mettait un drapeau à 29 étoiles, j'admettrais qu'il y ait un drapeau qui représente l'Union européenne. Ce n'est pas le cas.»

Pour mémoire, l'Union européenne compte actuellement 28 états membres et n'en comptera plus que 27 quand le processus de sortie du Royaume-Uni sera achevé.

Une brouille qui dure... Qui dure...

Le 10 octobre, réagissant à la proposition des Insoumis de retirer le drapeau européen de l'Assemblée, le président de la République, Emmanuel Macron avait déclaré : «Au moment où certains en France ont des débats, où on se rétrécit et voudrait enlever le drapeau européen, je veux vous dire que lors du prochain Conseil européen, j'affirmerai officiellement que la France reconnaît le statut de l’hymne européen et du drapeau européen, ce qui ne permettra pas à certains d'enlever le drapeau européen de l'hémicycle français ou de tout autre lieu

Le député des Bouches-du-Rhône avait alors riposté sur son blog personnel : «Monsieur le Président, vous n’avez pas le droit d’imposer à la France un emblème européen confessionnel. Il n’est pas le sien et la France a voté contre son adoption sans ambiguïté.»

https://francais.rt.com/france/45383-ue-finalement-jean-luc-melenchon-accepterait-drapeau-29-etoiles-assemblee

meluch 4

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,