mardi 7 novembre 2017

Histoire du « Nouvel ordre mondial »

Pierre Hillard retrace l’histoire d’un courant idéologique qui imprime sa marque aux actuelles tentatives de regroupement d’Etats au sein de blocs régionaux et tente de les orienter vers une forme de gouvernance mondiale. Son objectif n’est pas de prévenir les conflits, mais d’étendre la puissance financière et commerciale du monde anglo-saxon.

ARG HILARD

Il théorise et revendique le projet d’un « Nouvel ordre mondial » érigé sur les ruines des Etats-nations.
Bien sûr, il ne s’agit pas d’assimiler tous les efforts visant à mettre fin aux divisions nationales à une volonté de domination. Mais il est indispensable d’étudier ce projet de globalisation politique afin de ne pas le laisser transformer l’idéal de l’unité humaine en un cauchemar totalitaire.

Extrait:

"Avec la ratification du Traité de Lisbonne par les 27 Etats européens, l’élection d’Herman van Rompuy à la présidence du Conseil européen et de Catherine Ashton comme Haut-représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, le 19 novembre 2009, marque un tournant décisif dans les ambitions mondialistes. L’Union européenne (l’UE) se voit dotée progressivement d’un visage politique et d’un « numéro de téléphone » pour reprendre l’expression d’Henry Kissinger. Certes, de nouveaux réglages — une forme de rodage — s’avèrent nécessaires afin de véritablement asseoir cette union régionale. En effet, des rivalités continuent à perdurer entre le président du Conseil européen, le président de la Commission européenne et la présidence tournante de six mois. Cette situation agace profondément l’administration Obama [1]. Cependant, dotée de la personnalité juridique et d’une complète primauté du droit européen sur le droit national, l’Union européenne peut prétendre devenir un acteur de la scène internationale. Il serait faux d’affirmer que cette nouvelle vocation se fera dans une complète indépendance par rapport au reste du monde. En fait, les élites européistes soutenues par l’oligarchie financière avancent en liaison et en communion d’esprit avec toutes les autres formes d’unions régionales en cours d’élaboration sur la planète.

En effet, l’Union européenne n’est qu’une composante d’un vaste programme conduisant à l’émergence de blocs continentaux dotés chacun d’une monnaie, d’une citoyenneté, d’un parlement unique, etc ; l’ensemble de ces blocs étant appelé à constituer une gouvernance mondiale." .../...

Lire l'article complet sur

http://www.voltairenet.org/article164176.html


 

BASE 14 995X225S.R. (UPR 87).

Vous trouverez également sur You Tube de nombreuses vidéos et interviews de cet auteur qui mérite, quoiqu'on pense de certains de ses partis pris, d'être connu et étudié, notamment de par le sérieux de ses recherches dont il donne toujours les sources. P.G.

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Gérard Longuet justifie l'évasion fiscale : l'Etat «gaspille» l'argent, selon lui

En pleine affaire des Paradise papers, le 6 novembre, la chaîne "Public Sénat" interrogeait Gérard Longuet sur l'évasion fiscale. Loin de condamner les évadés, l'ancien ministre a choisi de justifier la démarche : «Totalement morale», selon lui.

ACT LONGUET FRIC

Le 6 novembre, la chaîne de télévision Public Sénat a choisi d'interroger l'ancien ministre de la Défense de François Fillon, Gérard Longuet, au sujet des révélations de l'affaire des Paradise papers, une enquête journalistique internationale sur l'évasion fiscale.

Etonnamment, ce dernier n'a alors absolument pas pris le parti de l'Etat ou des citoyens qui s'acquittent dûment de leurs impôts, bien au contraire. Il a estimé que l'évasion fiscale relevait d'une «dialectique entre celui qui impose et celui paie», étayant son propos d'une métaphore guerrière : «Comme le glaive et le bouclier, il y en a un qui frappe et un autre qui se protège.»

«Totalement moral»

Légèrement pris à rebours par l'attitude de l'ancien ministre, la journaliste lui a demandé de préciser ses propos sur l'optimisation fiscale : «Est-ce que c'est moral ? Est-ce que c'est une bonne chose ?» Ce à quoi il a répondu :«Totalement moral. Quand on vous prend 80 à 90% de vos revenus, c'est normal de défendre les 10 ou 20% qui restent.»

Le sénateur de la Meuse a également estimé que l'impôt en France était «confiscatoire» et a précisé : «Si des centaines de milliards d'euros ne viennent pas dans les caisses de l’État, tant mieux, parce que l'État le gaspille assez largement et dépense de l'argent inutilement», avant de conclure : «Que l'État se remette d'abord à vérifier ses dépenses avant de prendre dans l'argent des autres.»

Pour mémoire, l’optimisation fiscale coûterait 350 milliards d'euros aux Etats, dont 120 milliards à l’Union européenne.

https://francais.rt.com/france/45354-gerard-longuet-justifie-evasion-fiscale


BASE 14 995X225Pour mémoire également, la fraude fiscale, dont une bonne partie est effectivement légale grâce aux traités européens, coûterait 80 milliards à la France.

Longuet, un grand serviteur de l'Etat français...

P.G.

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Les Allemands vont-ils devoir retourner aux urnes ? Le scénario qui effraie Angela Merkel

Plus de six semaines après les législatives, les partis qui dominent le Bundestag ne parviennent toujours pas à former une coalition. Face à une CDU d'Angela Merkel affaiblie, les libéraux évoquent l'hypothèse d'un nouveau vote.

ACT MERKEL REICH

Alors que les négociations entre les trois principaux partis allemands patinent, le chef du Parti libéral allemand (FDP) Christian Lindner pourrait faire trébucher Angela Merkel et brandit la menace de convoquer de nouvelles élections législatives. «Nous n'avons pas peur de nouvelles élections», a-t-il martelé dans le quotidien allemand Berliner Morgenpost le 5 novembre 2017.

Sortie affaiblie des dernières élection législatives allemandes le 24 septembre, Angela Merkel a toutes les peines du monde à former une coalition politique, une «coalition jamaïcaine», selon le jargon politique allemand, en raison des couleurs des trois partis concernés qui rappelle le drapeau de la Jamaïque. Et la chancelière a dû revoir ses ambitions. Angela Merkel s'estimerait désormais heureuse de pouvoir former un gouvernement... avant Noël. Mais pour le FDP, plusieurs points d'achoppement demeurent avant de rejoindre les rangs de la coalition, dont la question qui a parcouru toute la campagne des législatives, celle de l'immigration. «Nous voulons une loi sur l'immigration [...] qui ouvre la porte aux [migrants] qualifiés et bien plus stricte avec les demandeurs d'asile», a ainsi déclaré Christian Lindner dans la même interview.

De son côté, Angela Merkel, affaiblie par la crise migratoire, a mis en garde ce 6 novembre contre la tenue de nouvelles élections législatives, appelant les trois partis à la mise en place d'un gouvernement «stable». Car de nouvelles élections en Allemagne pourraient donner l'occasion au parti souverainiste anti-immigration Alternative pour l'Allemagne (AfD) de surfer sur sa dynamique actuelle, laquelle l'a amenée à 13% des suffrages le 24 septembre dernier.

Théoriquement, l'article 63 du texte constitutionnel allemand permet, dans un cas d'impossibilité à élire un chancelier – et donc à former une coalition – de dissoudre le Bundestag, avec pour conséquence la tenue de nouvelles élections fédérales. Au pouvoir depuis novembre 2005, Angela Merkel n'en prendra sans doute pas le risque : cela signifierait politiquement la fin de son mandat. Il lui faudra donc composer avec ces futurs alliés encombrants. Alors que le FDP semble déjà prêt à recourir au chantage pour peser sur la chancelière et que les Verts se montrent inflexibles dans les négociations, la coalition, avant même d'être formée, a donc déjà des jours tumultueux devant elle.

https://francais.rt.com/international/45346-allemands-vont-ils-devoir-retourner-aux-urnes

Posté par UPR Creuse à 09:24 - - Permalien [#]
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Faille sur l’e-Carte d’identité

Faille sur l’e-Carte d’identité : la moitié des Estoniens privés de services numériques

Victimes d’une faille de sécurité des puces Infineon, les cartes d’identité électroniques des Estoniens sont bloquées depuis ce week-end.

ACT CARTE NUMERIQUE

« Nous sommes désolés des inconvénients causés par ce problème, mais la protection de l’intégrité de votre identité numérique doit passer avant tout. »

La faille, qui frappe les puces Infineon intégrées sur les cartes d’identité nationale, a privé plus de 760 000 citoyens d’Estonie de leurs services administratifs numériques le week-end dernier (sur une population globale d’1,3 million d’habitants).

Le gouvernement estonien s’en est excusé par voie de blog.

Rappelons que l’Estonie est un pays pionnier dans la bascule de ses services administratifs en numérique : paiement des impôts, consultations médicales, votes… quasiment tous les services s’y effectuent aujourd’hui en ligne.

Avec la carte nationale d’identité utilisée comme moyen d’identification et d’authentification à l’ ère numérique.

Les services numériques fermés

Cette carte d’identité est équipée d’une puce qui intègre les données personnelles, sécurise les identifiants et garantit les transactions en ligne. Or, quand cette puce connaît une vulnérabilité, l’intégrité des services numériques est remise en cause.

Les composants TPM (Trusted Platform Module) d’Infineon, qui équipent un certain nombre de cartes électroniques d’Estonie, sont victimes d’un bug qui permet de retrouver, à peu de frais, la clé privée du document d’identité à partir de la clé publique. Une faille révélée début octobre.

Face à cette faille, le gouvernement estonien a préféré fermer l’accès à ses services numériques au regard du risque potentiel, aussi minime soit-il.

« Le fonctionnement d’un État électronique repose sur la confiance et l’État ne peut pas se permettre qu’un propriétaire d’une carte d’identité estonienne soit victime d’un vol d’identité », a déclaré le Premier ministre Jüri Ratas.

« A notre connaissance, il n’y a pas eu de cas de vol d’identité électronique, mais l’évaluation de la menace effectuée par la police et les gardes-frontières ainsi que par l’autorité responsable du système d’information indique que cette menace est devenue réelle. En bloquant les certificats des cartes d’identité en danger, l’Etat assure la sécurité de la carte d’identité. »

Le blocage des accès aux services en ligne a été instauré le 3 novembre à minuit. Toutes les e-cartes d’identité émises entre le 16 octobre 2014 et le 25 octobre 2017 sont concernées.

Un blocage temporaire qui sera levé une fois la mise à jour du certificat électronique effectuée. Une démarche qui peut se faire en ligne mais aussi au sein des centres des services de police qui sont restés ouverts tout le week-end à cet effet.

Face à l’afflux des mises à jour et à la saturation conséquente des systèmes informatique, le gouvernement estonien a pris la décision d’accorder la priorité aux personnels des services vitaux tels que le corps médical, la Justice, les services civils et les officiels. Soit environ 35 000 personnes.

Mise à jour des certificats sans urgence

Dans tous les cas, les Estoniens pourront mettre à jour leur carte d’identité électronique jusqu’au 18 mars 2018. Qui plus est, même non mise à jour, la carte électronique conserve sa valeur de document d’identification, notamment pour voyager ou acheter des médicaments sur ordonnance.

Rien ne presse donc, sauf pour ceux qui doivent signer, en urgence, des documents de manière électronique.

Si le gouvernement estonien semble gérer efficacement ce problème, l’affaire n’en reste pas moins symptomatique des risques que les vulnérabilités électroniques peuvent poser à tout système dont le fonctionnement repose entièrement sur un environnement numérique.*...

https://www.silicon.fr/faille-e-carte-identite-moitie-estoniens-prives-services-numeriques-189365.html?inf_by=5a015fa1671db8a2278b


 

BASE 14 995X225L'article n'aborde pas les autres aspects, à commencer par les risques sur la protection de la vie privée et sur les libertés publiques, sans compter les menaces en matière de contrôle économique et géopolitique...  P.G.


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Rapport de l’ONU sur Khan Sheikhoun – Les victimes ont été hospitalisées AVANT l’incident

Une commission de l’ONU a conclu que le gouvernement syrien est responsable d’un incident largement commenté, qui a eu lieu à Khan Sheikhoun. Une attaque aérienne au gaz se serait produite en avril dans une zone contrôlée par Al-Qaïda en Syrie. Elle a été utilisée par la Maison Blanche pour justifier son bombardement d’une base aérienne syrienne.

Moon of Alabama | Octobre 29, 2017

ARG COMPLOT SYRIE FAKE

Le rapport qui vient d’être publié a été écrit pour correspondre au récit initial. Les détails ci-dessous montrent qu’il n’est pas le résultat d’une enquête sérieuse. Ceci explique pourquoi la Russie refuse que soit prolongé le mandat de la commission chargée du rapport.

Le 26 octobre, Reuters a titré : Le gouvernement syrien est responsable de l’attaque d’avril au sarin: rapport de l’ONU

NATIONS UNIES (Reuters) – Le gouvernement syrien de Bachar al-Assad est responsable d’une attaque chimique contre la ville de Khan Sheikhoun, qui a tué des dizaines de personnes en avril dernier, selon un rapport envoyé au Conseil de sécurité des Nations Unies jeudi.

« La République arabe syrienne est responsable d’avoir largué d’avion du gaz sarin sur Khan Sheikhoun le 4 avril 2017 », indique le rapport de la Mission d’enquête conjointe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

Le rapport officiel n’a pas été publié. Mais quelqu’un a obtenu une copie du Septième rapport de la Mission  d’enquête conjointe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques des Nations Unies (pdf) et vous pouvez le trouver en cliquant sur le lien.

Les rapports notent des « irrégularités » qui font qu’on se demande comment ses auteurs ont pu arriver à la conclusion ci-dessous:

Sur la base de ce qui précède, le Panel de Leadership est confiant que la République Arabe Syrienne est responsable de l’utilisation de gaz sarin à Khan Shaykhun le 4 avril 2017. Les conclusions du Panel de Leadership concernant la preuve dans cette affaire sont basées sur les informations exposées en détail à l’annexe II.

Notez le choix des mots de la commission: « .. est confiante » n’est pas une formulation qui donne une grande impression de certitude et « .. est responsable de l’utilisation » ne signifie pas que la République arabe syrienne l’a effectivement fait.

Les conclusions du rapport n’ont PAS été rédigées par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, et elles ne sont même validées par elle. Elles sont l’œuvre de la « Mission d’enquête conjointe » composée d’un diplomate guatémaltèque, d’un fonctionnaire des Nations Unies de Malaisie formé aux États-Unis et d’un expert en chimie qui travaille pour le gouvernement suisse. C’est un panel politique qui a une orientation politique.

On peut trouver les raisons de cette formulation plutôt vague, que les articles parlant du rapport ignorent, dans les détails mentionnés plus haut. Le rapport dit à la page 10:

La Mission a déterminé que le gaz sarin a été libéré à l’emplacement d’un cratère dans la partie nord de Khan Shaykhun entre 6 h 30 et 7 heures le 4 avril 2017.

La plupart des faits établis par le rapport sont basés sur des vidéos et des photographies publiques publiées par l’opposition. Les témoins interrogés vivaient de la zone contrôlée par al-Qaïda. Les preuves médico-légales n’avaient pas été sécurisées. Certaines conclusions sont curieuses.

Dans l’annexe II, à la page 36 (sur 39) du pdf, il est indiqué:

Des irrégularités ont été observées dans les éléments d’information analysés. Par exemple, plusieurs hôpitaux ont commencé à admettre les victimes de l’attaque entre 6 h 40 et 6 h 45. La Mission a reçu les dossiers médicaux de 247 patients du Khan Shaykhun qui ont été admis dans divers établissements de santé, y compris ceux de survivants et d’un certain nombre de victimes qui sont mortes du fait d’un agent chimique. Les heures d’admission vont de 6h à 16h. L’analyse des dossiers médicaux mentionnés ci-dessus a révélé que dans 57 cas, les patients ont été admis dans cinq hôpitaux avant l’incident à Khan Shaykhun (à 6h, 6h20 et 6h40). Dans 10 de ces cas, les patients semblent avoir été admis dans un hôpital situé à 125 km de Khan Shaykhun à 7h et 42 autres patients semblent avoir été admis à l’hôpital situé à 30 km à 7h. La Mission n’a pas enquêté sur ces écarts et ne peut pas déterminer s’ils sont liés à un éventuel scénario de mise en scène, ou à la mauvaise tenue des dossiers dans des conditions chaotiques.

Au moins 23% des victimes présumées de l’incident AVAIENT ÉTÉ ADMISES DANS LES HÔPITAUX AVANT L’INCIDENT.

L’hôpital situé à 125 km de là, à deux heures de route, devait être un authentique hôpital situé en Turquie. Il est hautement improbable qu’un hôpital aussi bien organisé mélange les heures d’arrivée. Il est impossible que les victimes admises à 7h soient celles d’un incident qui s’est produit à 6h30 à Khan Sheikhoun selon la commission. La commission n’a pas enquêté sur les écarts et dit qu’elle ne sait pas si l’incident a été mis en scène ou pas.

Une autre curiosité:

Une anomalie a été identifiée dans l’un des résultats biomédicaux de la Mission qui a établi les faits à partir d’échantillons non sécurisés. Dans l’échantillon numéro 133, il n’y avait pas trace de sarin ni d’aucune autre substance ressemblant au sarin dans le sang, mais dans l’urine il y avait des traces d’acide isopropyle et méthylphosphonique (métabolite de sarin). Aucune explication n’a été fournie pour cette anomalie.

La Commission note également un point que nous avions exposé en détail en avril:

La Mission a observé à partir de sources publiques que le traitement des victimes de Khan Shaykhun impliquait fréquemment un traitement  à l’oxygène et à la cortisone. Ce traitement n’est pas recommandé pour l’intoxication au sarin, il  est utilisé principalement pour soigner des lésions au poumon que le chlore ou les bombes sous vide pourraient causer.

Il manque dans ce rapport, les premières constatations que nous avions faites peu de temps après l’incident:

Les premiers rapports de ce jour-là de l’agence de presse gouvernementale turque Anadolu ne mentionnaient que le chlore … Dans sa première déclaration l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) du 4 avril mentionnait le chlore, pas le sarin ni rien de ce genre… Dans sa première déclaration, le gouvernement turc a parlé également de chlore.

De plus, selon les agences de presse locales, en ce qui concerne les 30 premiers blessés qui sont arrivés à la frontière turque, le diagnostic a été qu’ils avaient respiré du chlore, pas du sarin. Les patients qu’on voit dans les vidéos n’ont pas les forts symptômes caractéristiques du sarin et le personnel des Urgences n’a pas pris les précautions nécessaires pour gérer les conséquences d’une attaque au sarin.

L’incident n’a probablement pas été causé par une attaque aérienne au sarin à 6h30. Il a probablement été causé par une émission locale de chlore qui a dû se produire plus tôt. L’histoire du sarin et de l’attaque aérienne a été rajoutée plus tard. L’incident a été transformé en spectacle par la Maison Blanche pour justifier son bombardement de la Syrie et détourner l’attention de ses problèmes intérieurs. Elle a publié sur l’incident une « évaluation du renseignement », ni faite ni à faire, qui n’avait pas été rédigée par une agence de renseignement, mais par la Maison Blanche elle-même.

Aucun des échantillons physiques et des preuves biomédicales, environnementales et médiatiques que les enquêteurs disent avoir trouvés à Khan Sheikhun, n’était sécurisé. Ils ont été réunis par Al-Qaïda ou par les groupes autorisés par Al-Qaïda à travailler dans les zones qu’il contrôle. Les terroristes et l’opposition au gouvernement syrien, et bien évidemment leurs sponsors, avaient tout intérêt à manipuler les preuves de l’incident pour pouvoir ensuite accuser le gouvernement syrien.

L’ancien Premier ministre du Qatar vient juste de reconnaître à la télévision que le Qatar, en étroite coopération avec l’Arabie Saoudite, la Turquie, et sous la direction des Etats-Unis, ont livré des armes et de l’argent à « l’opposition » en Syrie, y compris à al-Qaïda, dès le tout début du conflit:

Al-Thani a même comparé l’opération secrète à « la chasse d’une proie », la proie étant le président Assad et ses partisans, une « proie » dont il reconnaît qu’elle leur a échappé (du fait qu’Assad est toujours au pouvoir ; il a utilisé un mot arabe du dialecte du Golfe, « al-sayda », qui signifie chasser des animaux ou des proies pour le sport). Bien que Thani ait nié les allégations crédibles de soutien à l’EI, les paroles de l’ancien premier ministre impliquaient un soutien direct du Golfe et des Etats-Unis à al-Qaïda en Syrie (Front Al-Nusra) dès le début de la guerre, et il a même dit que le Qatar détenait « tous les documents » prouvant que la guerre avait pour but de provoquer un changement de régime.

Ces mêmes forces, en particulier les États-Unis, sont toujours déterminées à « changer le régime » en Syrie. C’est pourquoi, l’armée américaine se prépare à une occupation à long terme des zones que ses forces par procuration kurdes contrôlent actuellement au nord-est de la Syrie.

Moon of Alabama | Octobre 29, 2017

Note: Une partie de ce qui précède est basée sur le travail de Syricide

Article original: http://www.moonofalabama.org/2017/10/un-report-on-khan-sheikhoun-23-of-victims-hospitalized-before-the-incident-happened.html#more

Traduction : Dominique Muselet,

Source: http://arretsurinfo.ch/rapport-de-lonu-sur-khan-sheikhoun-les-victimes-ont-ete-hospitalisees-avant-lincident/

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Le pivot US vers l’Asie et la balkanisation

Les Rohingyas, nouvelle cause de l’impérialisme – Deuxième partie

Première partie: Qui est responsable du « nettoyage ethnique » au Myanmar?

Par Gearóid Ó Colmáin, le 25 octobre 2017

ARG FAKE BIRMANIE

Pendant les années 1990, les États-Unis ont planifié la destruction de la Yougoslavie puis construit la plus grande base militaire US au Kosovo (Camp Bondsteel), un lieu stratégique ouvrant l’accès à la Mer Caspienne riche en pétrole aux USA, et menaçant également les capacités de défense de la Russie. Afin d’atteindre ses objectifs, la CIA avait importé des combattants d’Afghanistan qui se sont livrés à un carnage de tueries et de destructions. Une campagne médiatique massive de désinformation imputa une partie des crimes des combattants appuyés par la CIA à leurs victimes – surtout des Serbes.

Entre 1992 et 1995, les terroristes de la CIA ont assassiné 2383 Serbes à Srebrenica. Quand l’armée serbe bosniaque arriva enfin dans la ville, ils combattirent les terroristes. Entre cinq cents et un millier de Musulmans locaux furent exécutés. Personne ne sait combien d’entre eux étaient des terroristes.

Les médias occidentaux ont utilisé des images d’hommes musulmans en détention pour affirmer qu’un massacre de jeunes hommes avait eu lieu. L’ignoble nettoyage ethnique de 150 villages serbes fut ignoré. L’ « Armée de Libération du Kosovo » de la CIA est accusée d’avoir massacré tout ce qui se tenait devant eux mais la « communauté internationale » a crié le mot « génocide » quand nombre d’entre eux ont été rassemblés et abattus. Les Serbes chrétiens ont été les boucs émissaires de l’Empire. Srebrenica est encore invoquée de nos jours pour justifier des « interventions humanitaires », et des activistes rohingya dans les capitales de l’Empire appellent désormais au bombardement humanitaire massif des citoyens birmans.

Les Musulmans qui refusent de confronter de telles réalités historiques devraient se rendre compte qu’ils n’ont aucun monopole sur la souffrance ou sur la victimisation. Quand l’Empire a besoin de boucs émissaires il les trouve, quelle que soit leur religion ou leur ethnicité.

(...)

En novembre 2011, le Président Obama a déclaré que la région Asie-Pacifique était une « haute priorité » de la politique sécuritaire US.

La politique US en Asie consiste à endiguer l’influence chinoise dans la région à travers le contrôle de l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN, Association of South East Asian Nations) et l’encerclement de la Chine. Les USA possèdent déjà des bases militaires le long des côtes d’Asie du Sud-Est mais ont besoin de disposer d’une capacité de projection militaire étendue vers l’intérieur de l’Asie. L’éclatement ou la balkanisation d’états stratégiques dont la stabilité est vitale à la sécurité de la Chine servirait les intérêts géopolitiques des USA en Asie.

Depuis que le Premier Ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra s’est prononcé en faveur du gouvernement du Myanmar, aboutissant dans leur inclusion au sein de l’ASEAN, les sanctions US contre le pays se sont révélées futiles.

Aung San Suu Kyi, comme présidente de facto n’a pas « ouvert » le pays aux intérêts US au rythme ou à l’échelle jugée acceptable par Washington. En fait, Aung San Suu Kyi a jusqu’à présent prouvé qu’elle possède son propre esprit et elle a adopté une ligne de plus en plus nationaliste, au désarroi de ses flagorneurs libéraux occidentaux. L’icône des droits de l’homme semble avoir redécouvert ses racines asiatiques et son portrait a, par conséquent, chu des murs des salles impériales occidentales.

Des groupes terroristes financés par les Saoudiens et appuyés par les États-Unis entendent inventer un état distinct recouvrant des parties du Bangladesh et du nord de l’État de Rakhine – ce qu’ils appellent l’Arakanistan ou République Islamique de Rahmanland, qui adhèrerait à une stricte idéologie d’état wahhabite. Un document a fait surface en 2012 signé par Amir Ilham Kamil et Farid L. Shyiad, basés à Londres, et proclamant la création d’un tel état.

Bien que l’authenticité du document cité plus haut ne puisse être vérifiée, le concept d’un état dénommé Arakanistan a depuis quelque temps été ouvertement discuté dans les médias bangladais, ainsi que dans certains livres.

Le Premier Ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a critiqué le gouvernement britannique pour n’en avoir pas assez fait pour poursuivre en justice les terroristes islamistes recensés sur son territoire. Des critiques de la guerre contre la terreur ont mis en avant la collusion profonde et constante des services de sécurité britanniques avec des terroristes d’al-Qaeda.

Le gouvernement de Hasina est face à un cauchemar en puissance. Il existe des rapports crédibles selon lesquelles les services secrets bangladais [DGFI, Directorate General of Forces’ Intelligence, Directoire Général du Renseignement des Forces Armées, NdT] entraînent et protègent les terroristes de l’ARSA.

Cet entraînement serait administré conjointement avec l’ISI, les services secrets pakistanais [Inter-Services Intelligence, Renseignements Inter-Services, NdT].

Une enclave wahhabite au Myanmar donnerait aux USA une autre base d’opérations pour des jeux de guerre géopolitiques en Asie et troublerait la politique en expansion d’"Une Ceinture, Une Route" et de Nouvelles Routes de la Soie chinoise. Un tel état, semblable au Kosovo, servirait les intérêts géostratégiques étasuniens puisqu’il permettrait à Washington de contrôler le Golfe du Bengale et de faire obstacle à la voie terrestre pour l’importation chinoise de pétrole du Moyen-Orient. Les USA pourraient alors bloquer l’approvisionnement pétrolier de la Chine dans le Détroit de Malacca. L’exploitation par la Chine du champ gazier de Shwe, découvert en 2004, est un autre tracas majeur pour Washington.

Le Myanmar s’est rapproché de la Chine ces dernières années avec la construction de pipe-lines devant pomper du pétrole depuis le port en eaux profondes de Kyaukphyu sur le Golfe du Bengale vers Kunming, dans la province chinoise du Yunnan. Le port en eaux profondes de Kyaukphyu doit avoir une capacité de traitement annuelle de 7,8 millions de tonnes de cargo.

Le projet de pipe-line pétrolier et gazier Teellong chinois, courant du Golfe du Bengale à la province chinoise du Yunnan, a été construit au prix de 2,46 milliards de dollars. Il appartient conjointement à la China National Petroleum Corporation et à la Myanmar Oil and Gas Enterprise. Il est estimé que les pipe-lines seront à terme en mesure de pomper jusqu’à 12 milliards de tonnes de pétrole par an.

La Zone Économique Spéciale de Kyaukphyu, qui s’étend sur plus de 1 700 hectares, est un autre projet conjoint sino-birman qui vise à industrialiser la région occidentale sous-développée du pays, en particulier l’État de Rakhine. Tel que souligné dans le récent discours de la Conseillère d’État Aung San Suu Kyi à Naypyidaw, le manque de développement économique est un facteur essentiel attisant la violence ethnique et religieuse dans l’État de Rakhine.

Naypyidaw et Moscou ont signé un accord de défense important en juin de l’année dernière. Le Ministre de la Défense du Myanmar Myint New a dit que son pays espérait renforcer ses liens militaires avec Moscou dans un avenir proche.

La coopération avec la Russie est un obstacle aux intérêts US.

La diplomatie russe a corroboré la version des militaires birmans concernant les événements, suite aux attaques terroristes du 25 août. À la récente réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU pour évoquer le Myanmar, l’Ambassadeur russe à l’ONU Vassily Nebenzia a dit:

Ces derniers jours, nous avons reçu l’illustration du fait que l’ARSA [Armée Rohingya du Salut d’Arakan, NdT] est responsable du massacre de civils. Ce qui a aussi été trouvé, ce sont des caches d’armes explosives artisanales. Il existe des informations selon lesquelles les extrémistes ont forcé des membres de la communauté hindoue à quitter leurs maisons, et à migrer vers le Bangladesh voisin avec les Musulmans. En outre, il y a des informations selon lesquelles les terroristes ont brûlé des villages entiers, et ces preuves ont été confisquées aux combattants.

Des photographies ont été confisquées aux terroristes qui devaient selon toute probabilité servir de rapports à la direction de l’ARSA ou à ses sponsors étrangers. Ces informations sont confirmées par la déclaration antérieure de Naypyidaw, qui avait dit que les instigateurs de l’éruption de violence dans l’État de Rakhine avaient pour objectif d’augmenter au maximum l’ampleur du désastre humanitaire, et d’en transférer la responsabilité au gouvernement.

Le Président US Donald Trump a appelé à une « action rapide et forte » de la part du Conseil de Sécurité de l’ONU. Le Président français Emmanuel Macron a également accusé le gouvernement birman de génocide. La Russie a averti l’Occident de ne pas s’ingérer dans les affaires internes d’autres pays. Étant donnée la position pro-Rohingya assumée par les États-Unis, on peut suspecter une forme de soutien de la CIA en faveur des terroristes. Cependant, la réaction de l’administration Trump si l’État Islamique, d’ores et déjà actif en Arakan (Rakhine) parvient à occuper le territoire n’est pas claire. Les USA « assisteront » peut-être Naypyidaw dans la gestion des terroristes de la CIA, tout en continuant à nourrir l’insurrection en catimini.

Fake news et « iceberg de désinformation »

De nombreux exemples de fake news publiées par les organisations rohingya ont été démystifiés. Les exemples les plus notoires ont été des photos des suites du séisme cataclysmique de 2010 en Chine, où des moines bouddhistes avaient aidé à l’inhumation des victimes. Ces scènes tragiques furent « photo-shoppées » par des sites Internet pro-rohingya pour prétendre que des Bouddhistes avaient massacré des Rohingyas. Toutes les instances de fake news sont trop nombreuses pour être recensées ici mais la BBC a, pour une fois, fait du bon boulot pour mettre en lumière les exemples les plus connus.

Toutefois, bien qu’ayant reconnu que des mensonges grotesques avaient été diffusés, pour étayer la théorie selon laquelle le gouvernement birman commettait un génocide contre la minorité bengalie dans l’État de Rakhine, la BBC continue d’affirmer qu’un tel génocide a vraiment lieu; mais ils n’ont produit aucune preuve pour appuyer ces allégations.

Peu de temps après les attaques terroristes du 25 août, le Vice-Premier Ministre turc Mehmet Simsek publia davantage de fake news à propos de massacres de Rohingyas par des Birmans, appelant la communauté internationale à intervenir. Après que le caractère frauduleux des informations ait été démontré par les autorités birmanes, Simsek fut contraint de reconnaître qu’il avait diffusé de la désinformation.

Peu de temps après les attaques terroristes en août, l’Agence France Presse (AFP) publia une séquence vidéo de villageois birmans bouddhistes fuyant la violence, en affirmant qu’ils étaient rohingya. L’agence de presse fut pus tard contrainte d’avouer qu’elle avait menti.

Il ne s’agissait pas du seul rapport de gens fuyant la violence et faussement étiquetés comme étant « rohingya ».

De nombreux villageois hindous ont dit à des reporters qu’eux aussi, on les avait appelés « Rohingyas ».

Il convient de préciser ici que « Rohingya » est un terme employé par des activistes liés à des agences et ONG basées hors du pays. Ce n’est pas un terme usité par les Musulmans bengalis pour se décrire eux-mêmes. Des Musulmans bengalis ont récemment expliqué à des reporters qu’ils ne se servent jamais du terme.

De nombreux témoignages oculaires, y compris de personnes dont des membres de la famille ont été massacrés par les groupes terroristes, n’ont pas fait l’objet d’enquêtes par les médias de masse occidentaux.

Une femme hindoue expliquait à des reporters birmans:

Là-bas, ils [les terroristes de l’ARSA] sont venus, vêtus de noir, seuls leurs yeux étaient visibles.

Puis ils nous ont attrapé; ils avaient des bombes, des haches, des machettes, des couteaux, des balles.

Ils nous ont maintenu d’un côté de la zone.

Ils ont massacré les membres de ma famille l’un après l’autre. Puis quelques Musulmans ont ordonné – « tuez-les aussi. »

Mon époux, mon beau-père, ma belle-mère et l’une de mes belles-sœurs furent massacrés devant mes yeux.

L’un des fils de ma belle-sœur fut kidnappé par les Musulmans [terroristes de l’ARSA].

Une fois de plus, cet atroce témoignage fut ignoré par les médias occidentaux en dépit de leurs affirmations d’empathie pour les victimes de la violence. Est-ce parce que les assassins ne s’accordaient pas au scénario de propagande éditoriale?

Une autre vidéo postée en ligne raconte l’histoire d’un Bouddhiste de Rakhine et de sa famille qui furent attaqués par une meute de terroristes bengalis. Il dit qu’il avait naguère eu des amis musulmans, mais qu’il n’a plus confiance en la communauté musulmane d’Arakan. Il est facile d’utiliser des termes péjoratifs pour décrire ces gens mais la haine commune croît avec chaque appel des communautés musulmanes à travers le monde pour « mettre fin au génocide des Rohingyas ». La vidéo montre l’horrible réalité du conflit ethnique, où la peur et la haine consument les âmes des hommes.

Le gouvernement birman a accusé les ONG occidentales de collaboration avec les terroristes. Le Programme Alimentaire Mondial de l’ONU a confirmé que leur nourriture arrive entre les mains des terroristes. Et des photos ont émergé d’ONG rencontrant ces terroristes. Les ONG occidentales se font vraiment du souci pour les civils innocents… La Conseillère d’État birmane Aung San Suu Kyi a défini la propagande occidentale contre son pays comme un « iceberg de désinformation » – peut-être les paroles les plus vraies jamais prononcées par cette Lauréate du Prix Nobel.

Par Gearóid Ó Colmáin, le 25 octobre 2017

Article original: https://ahtribune.com/world/asia-pacific/rohingya-genocide/1972-balkanisation-asia.html

Traduit par Lawrence Desforges

Source: https://globalepresse.net/2017/10/29/le-pivot-us-vers-lasie-et-la-balkanisation/

Posté par UPR Creuse à 04:00 - - Permalien [#]
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