mardi 31 octobre 2017

L'hérésie luthérienne du Pape François

Nous avons tous en mémoire l'éloge de Martin Luther fait par le pape François. L'année dernière, parlant à bâtons rompus avec des journalistes pendant le vol de retour après sa visite en Arménie, répondant à une question sur les rapports avec les luthériens à l'approche du 500e anniversaire de la Réforme, le Pape tint en italien les propos suivants, jamais démentis par la suite :

ARG PORTE LATINE LUTHER

« Je crois que les intentions de Martin Luther n'étaient pas mauvaises. À cette époque l'Église n'était pas vraiment un modèle à imiter : il y avait de la corruption, il y avait de la mondanité, il y avait de l'attachement à l'argent et au pouvoir. C'est pourquoi il a protesté. De plus il était intelligent et il a fait un pas en avant, en justifiant pourquoi il le faisait. Et aujourd'hui luthériens et catholiques, avec tous les protestants, nous sommes d'accord sur la doctrine de la justification : sur ce point si important, il ne s'était pas trompé. Il a fait un « remède » pour l'Église, puis ce remède s'est consolidé en un état de choses, en une discipline, etc. (1)»

Il est difficile de décrire la stupeur suscitée à l'époque par ces paroles. Il faut quoi qu'il en soit noter un point qui, à ce moment-là, n'avait peut-être pas été suffisamment mis en relief. L'éloge de la doctrine luthérienne était justifié, aux yeux du Pape François, par le fait qu'aujourd'hui catholiques et protestants « sont d'accord sur la doctrine de la justification ». C'est précisément cet accord qui démontrerait, par voie de conséquence logique, que « sur ce point si important, il ne s'était pas trompé ».

À quel accord le Pontife fait-il ici allusion ? Manifestement à la Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification, signée par le Conseil Pontifical pour l'Unité des Chrétiens et par la Fédération luthérienne mondiale le 31 octobre 1999. Un document incroyable, certainement un unicum dans l'histoire de l'Église. Y sont énumérés les articles de foi que les catholiques auraient en commun avec les hérétiques luthériens, en laissant au second plan leurs différences et en faisant comprendre que les condamnations d'autrefois ne s'appliquent plus aujourd'hui ! Il est évident que dans ce document les différences n'ont pas d'intérêt, le but étant justement de faire apparaître les supposés éléments communs entre nous et les hérétiques. Or dans le § 3 de cette Déclaration, intitulé : La compréhension commune de la justification, on lit au n. 15 :

« Nous confessons ensemble : c'est seulement par la grâce au moyen de la foi en l'action salvifique du Christ, et non sur la base de notre mérite, que nous sommes acceptés par Dieu et que nous recevons l'Esprit Saint qui renouvelle nos coeurs, nous habilite et nous appelle à accomplir des oeuvres bonnes (2). » Au n° 17, dans le même paragraphe, on ajoute, toujours en commun, que : « il [le message de la justification] nous dit que, pécheurs, nous ne devons notre vie nouvelle qu'à la miséricorde de Dieu qui nous pardonne et fait toute chose nouvelle, une miséricorde qui nous est offerte et est reçue dans la foi et que nous ne pouvons jamais mériter sous quelque forme que ce soit. » Et enfin, au n° 19 du § 4.1, nous trouvons l'affirmation commune, présentée comme si c'était une chose évidente, du principe selon lequel « La justification est opérée par la grâce seule (3). »

En ce qui concerne les oeuvres bonnes, le document affirme, au n° 37 du § 4.7, intitulé Les bonnes oeuvres du justifié : « Nous confessons ensemble que les bonnes oeuvres – une vie chrétienne dans la foi, l'espérance et l'amour – sont les conséquences de la justification et en représentent les fruits (4). » Mais cette proposition est elle aussi contraire aux prescriptions du Concile de Trente, qui affirme le caractère méritoire des bonnes oeuvres pour la vie éternelle, à l'obtention de laquelle elles concourent nécessairement.

Face à de telles affirmations, comment s'étonner que le pape François vienne nous dire que « sur ce point si important, Luther ne s'était pas trompé » ? C'est-à-dire que la doctrine luthérienne de la justification est correcte ? Si elle n'est pas erronée, elle est correcte ; si elle est correcte, elle est juste. Tellement juste qu'elle a été adoptée par la Déclaration conjointe, comme on le constate dans les passages cités, si on les lit pour ce qu'ils sont, sans se faire conditionner par une présomption d'orthodoxie doctrinale, qui est ici hors de propos. Ici le sola fide et le sola gratia luthériens sont acceptés sans nuance, de même que l'idée erronée que les bonnes oeuvres doivent être comprises seulement comme conséquence et fruit de la justification.

Il faut donc affirmer haut et fort que la profession de foi partagée avec les luthériens hérétiques contredit ouvertement ce qui a été affirmé par le dogmatique Concile de Trente, dans l'affirmation de la doctrine catholique de toujours. Dans la conclusion de son Décret sur la Justification, du 13 janvier 1547, ce Concile prononça 33 anathèmes avec canons relatifs, dont le 9e affirme, contre l'hérésie du sola fide :

« Si quelqu'un dit que l'impie est justifié par la seule foi, entendant par là que rien d'autre n'est requis pour coopérer à l'obtention de la grâce, et qu'il ne lui est en aucune manière nécessaire de se préparer et disposer par un mouvement de sa volonté : qu'il soit anathème (5).»

Contre l'hérésie connexe du sola gratia, le canon n. 11 affirme :

« Si quelqu'un dit que les hommes sont justifiés ou bien par la seule imputation de la justice du Christ, ou bien par la seule rémission des péchés, à l'exclusion de la grâce et de la charité qui est répandue dans leurs coeurs par l'Esprit Saint [Rm 5, 5] et habite en eux, ou encore que la grâce par laquelle nous sommes justifiés est seulement la faveur de Dieu : qu'il soit anathème (6). »

Contre l'hérésie qui fait des bonnes oeuvres un simple fruit ou une conséquence de la justification obtenue seulement par la foi et par la grâce, comme si les bonnes oeuvres ne pouvaient y concourir en aucune façon, le canon n. 24 affirme :

« Si quelqu'un dit que la justice reçue ne se conserve pas et même ne s'accroît pas devant Dieu par les bonnes oeuvres, mais que ces oeuvres ne sont que le fruit et le signe de la justification obtenue et non pas aussi la cause de son accroissement : qu'il soit anathème (7).»

On sait que le « quelqu'un » condamné ici est Luther, ainsi que tous ceux qui pensent comme lui sur la nature de la justification. Et l'extraordinaire Déclaration conjointe ne semble-t-elle pas raisonner comme Luther ? Déclaration sur laquelle il y aurait encore autre chose à dire, par exemple sur l'ambigu § 4.6 consacré à la certitude du salut. Cette funeste Déclaration conjointe est arrivée à la fin d'un « dialogue » de plusieurs décennies avec les luthériens, dialogue qui s'est intensifié pendant le règne de Jean-Paul II, et donc avec sa complète approbation et celle du cardinal Ratzinger, qui a manifestement maintenu son adhésion à cette initiative, une fois devenu Benoît XVI. Il faut donc admettre que le Pape François, dans sa façon de s'exprimer sans nuances, a mis en lumière ce qui était implicite dans le « dialogue » avec les luthériens et dans son résultat final, la Déclaration conjointe : Luther avait vu juste, sa conception de la justification « n'était pas mauvaise.

Chapeau bas à Luther, alors ! Voilà ce que nous, catholiques, nous devons nous entendre dire, et avec conviction, 500 ans après ce schisme protestant qui, d'une façon peut-être irréparable, a dévasté l'Église universelle dans ses fondations ? Le « sanglier saxon » qui a tout piétiné et sali avait donc raison ? Et c'est un Pape qui nous l'affirme ?

Nous savons que la doctrine luthérienne défend l'idée, contraire à la logique et au bon sens mais aussi à l'Écriture Sainte, selon laquelle nous sommes justifiés (trouvés justes par Dieu et acceptés dans son Royaume à la fin des temps) sola fide, sans le nécessaire concours de nos oeuvres, c'est-à-dire sans l'apport de notre volonté, coopérant librement à l'action de la Grâce en nous.* Pour obtenir la certitude de notre salut individuel, ici et maintenant, il suffit d'avoir (dit l'hérétique) la fides fiducialis : croire que la Crucifixion du Christ a mérité et obtenu le salut pour nous tous. Par ses mérites, la miséricorde du Père se serait étendue sur nous tous comme un manteau qui recouvre nos péchés. Il n'est donc pas nécessaire, pour le salut, que chacun de nous cherche à devenir un homme nouveau dans le Christ, en s'élançant avec générosité vers Lui en pensées, en paroles et en actes, et en demandant toujours l'aide de la Grâce à cette fin (Jn 3). Il suffit d'avoir la foi passive dans le salut réalisé par l'oeuvre de la Croix, sans la contribution de notre intelligence et de notre volonté. Les bonnes oeuvres pourront jaillir de cette foi (dans le fait d'être justifié) mais elles ne peuvent pas concourir à notre salut : le penser serait commettre un péché d'orgueil !

Le but de mon intervention n'est pas l'analyse des erreurs de Luther. Je veux en revanche traiter la question suivante, qui ne me semble pas d'importance secondaire : Le scandaleux éloge public par le pape François de la doctrine luthérienne sur la justification, condamnée formellement comme hérétique, n'est-il pas lui-même hérétique ?

En effet, en affirmant publiquement que Luther « ne s'était pas trompé » avec sa doctrine sur la justification sola fide et sola gratia, le Pape n'invite-t-il pas à conclure que la doctrine luthérienne n'est pas erronée, et donc qu'elle est juste ? Si elle est juste, alors l'hérésie devient juste et le Pape François montre qu'il approuve une hérésie toujours reconnue et réprouvée comme telle par l'Église, jusqu'à l'incroyable Déclaration conjointe (laquelle, il est bon de le rappeler, n'a de toute façon pas le pouvoir d'abroger les décrets dogmatiques du Concile de Trente : ceux-ci restent valides perpétuellement, comme toutes leurs condamnations, puisqu'ils appartiennent au Dépôt de la Foi, et que c'est un simple flatus vocis de chercher à rabaisser ces condamnations au rang de simples « avertissements salutaires dont nous devons tenir compte dans la doctrine et dans la praxis ») (8).

Mais aucun Pape ne peut approuver une hérésie. Le Pape ne peut pas professer des erreurs dans la foi ou des hérésies, même comme individu privé (comme « docteur privé »). S'il le fait, il faut lui demander publiquement de rétracter l'hérésie et de professer la juste doctrine, comme c'est arrivé au XIVe siècle à Jean XXII, l'un des « Papes d'Avignon ».

Mais le cas de Jean XXII ne constitue pas un précédent pour la situation actuelle. Dans de nombreuses prédications, ce Pape avait soutenu, dans la dernière partie de sa longue vie, que l'âme du Bienheureux n'était pas admise tout de suite à la vision béatifique mais qu'elle devait attendre le jour du Jugement universel (théorie de la vision différée). Mais il présentait sa thèse comme une question doctrinale ouverte, pour résoudre des questions relatives à la théologie de la vision béatifique, par exemple celle de l'éventuelle plus grande vision de Dieu après les Jugement universel, par rapport à celle dont jouit le Bienheureux aussitôt après sa mort. Question complexe, à approfondir dans le calme d'un débat théologique de haut niveau (9). Mais les passions politiques s'intromirent – c'était l'époque de la lutte acharnée contre les hérésies des Spirituels et l'empereur Louis de Bavière – et échauffèrent les esprits. Certains Spirituels commencèrent à accuser factieusement le Pape d'hérésie et le problème de la « vision béatifique immédiate ou différée » vint bouleverser toute la chrétienté. Après de nombreux et vifs débats, on vit prévaloir, chez la grande majorité, y compris évidemment les théologiens et les cardinaux, l'opinion selon laquelle la thèse du Pape n'était pas soutenable. Mais il insista, même si, à bien y regarder, on ne peut pas dire qu'il s'agit d'une hérésie, car ce Pape montra largement qu'il n'avait pas l'animus de l'hérétique, et aussi parce qu'il s'agissait d'une question non encore définie doctrinalement. Il finit par se rétracter, presque nonagénaire, à la veille de sa mort, face à trois cardinaux, le 3 décembre 1334. Son successeur, Benoît XII, définit ex cathedra, dans la constitution apostolique Benedictus Deus du 26 janvier 1336, que l'article de foi à retenir était la « vision immédiate », laissant tacitement tomber la question de l'éventuelle augmentation de la vision béatifique au moment de la résurrection finale et du jugement universel (10).

Jean XXII rétracta donc son opinion privée de théologien. Il est utile de rappeler le cas de Jean XXII précisément pour comprendre qu'il ne peut pas constituer un précédent, car ce Pape n'a certainement pas fait l'éloge d'hérésies déjà formellement condamnées par l'Église, comme c'est le cas en revanche de l'actuel Pontife régnant, se limitant à défendre (et avec un débat nourri) une solution doctrinale nouvelle, qui se révéla ensuite non pertinente.

Il me semble que l'éloge de l'hérésie luthérienne fait par le Pape François n'a pas de précédent dans l'histoire de l'Église. Pour remédier au scandale et à la stupeur qu'il a provoqués, ne devrait-il pas se rétracter et réaffirmer la condamnation de l'hérésie luthérienne ? J'ose l'affirmer, comme simple croyant : il doit le faire, car confirmer tous les fidèles dans la foi, en maintenant le Dépôt intact, est le devoir spécifique du Pontife Romain. En faisant ouvertement l'éloge de l'hérésiarque Luther et de ses graves et pernicieuses erreurs, le pape François a manqué à son devoir de Pontife, de Pasteur Suprême des brebis que Dieu lui a confiées pour les défendre des loups, et non pour les leur livrer en pâture.

Par ailleurs, proclamer que Luther « ne s'était pas trompé » n'est-ce pas dire implicitement que ceux qui l'avaient condamné formellement comme hérétique s'étaient trompés ? Si Luther était dans le juste, alors les Papes qui l'ont successivement condamné avaient tort (ils étaient trois : Léon X, Adrien VI, Clément VII), et avait tort également le dogmatique Concile de Trente qui a stigmatisé ses erreurs de façon détaillée. En disant que Luther « ne s'était pas trompé », on contredit cinq cents ans de Magistère de l'Église, et même on dissout ce Magistère en le privant de toute autorité, puisqu'il aurait condamné Luther pendant cinq cents ans pour une erreur qui n'existait pas. La petite phrase jetée dans l'interview aérienne implique que, pendant des siècles, tout le monde se serait trompé : Papes, cardinaux, évêques, théologiens, et jusqu'aux simples prêtres ! L'Église aurait été privée pendant des siècles de l'assistance du Saint Esprit, qui ne se serait manifesté que récemment, avec Vatican II, avec les réformes promues par celui-ci, parmi lesquelles la Déclaration conjointe…

Quelqu'un pourrait objecter : est-il légitime de soutenir que celui qui partage ouvertement et publiquement une hérésie patente doit être considéré lui-même comme hérétique ?

Oui, de la façon la plus absolue. Hérétique par approbation ou complicité, si l'on peut parler ainsi. Il est certain que celui qui approuve en son for interne les erreurs professées par l'hérétique s'en rend moralement complice parce qu'il se les approprie sur le plan intellectuel. Et il s'en rend complice aussi au plan extérieur s'il manifeste publiquement son approbation. Cette approbation ne peut pas être considérée comme neutre et sans influence à l'égard du Dépôt des vérités de foi. Quiconque approuve en pleine conscience, et sans distinction, partage et s'approprie ce qu'il a approuvé : il y souscrit librement et intégralement, il y adhère, il y participe. Quiconque approuve librement une opinion de quelqu'un d'autre montre qu'il l'a faite sienne, et on peut la lui attribuer comme si c'était la sienne. Cela est valable aussi pour les hérésies, qui naissent comme des opinions personnelles de l'hérétique.

En effet, « on appelle hérésie la négation obstinée, après la réception du baptême, d'une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité » (CIC 1983, c. 751). En s'obstinant dans son opinion erronée, l'hérétique commence à fabriquer ce « remède » (comme dit le Pape François) qui est en réalité un poison qui pénètre dans les âmes, les éloigne de la vraie foi et les pousse à la révolte contre les pasteurs légitimes. Louer Luther et trouver juste son hérésie du sola fide signifie, comme je l'ai dit, manifester une opinion incomparablement plus grave que la fausse opinion de Jean XXII sur la vision béatifique. Beaucoup plus grave, car le Pontife actuel a loué une hérésie déjà condamnée il y a cinq siècles formellement et solennellement comme telle, par les Papes individuellement et par un Concile OEcuménique de la Sainte Église, le dogmatique Concile de Trente. Si la plus grande gravité du fait n'a pas d'incidence sur sa nature, qui reste celle d'une déclaration privée, d'un discours improvisé d'un Pape s'exprimant comme « docteur privé », toutefois le fait qu'il s'agisse d'un discours privé n'en diminue pas la gravité, destructrice de tout le magistère de l'Église : une réparation publique est donc nécessaire, sous la forme d'une rectification.

Une autre objection pourrait être la suivante : ces déclarations contra fidem, le Pape François les a faites lors de discours privés, même s'ils étaient tenus face à un public et pour le parterre mondial des médias. N'étant pas des documents officiels de l'Église, ils n'ont pas de valeur magistérielle. Ne pourrait-on pas simplement les ignorer ?

Il est vrai que ces déclarations n'ont pas de valeur magistérielle. Si c'était le cas, les organes ecclésiastiques compétents (le Collège cardinalice ou les cardinaux individuellement) pourraient légitimement (je le crois) demander à ce que le Pape François soit formellement mis en accusation pour hérésie manifeste.

Toutefois, on ne peut pas faire comme si de rien n'était. En plus de représenter une grave offense envers Notre- Seigneur, ces déclarations du Pape, improvisées et de style hétérodoxe, exercent un grand poids sur l'opinion publique, et contribuent certainement à la façon erronée dont tant de croyants et d'incroyants voient la religion catholique aujourd'hui. Le fait est qu'un Pape, même quand il se limite à accorder des interviews, n'est jamais une simple personne privée. Même quand il ne parle pas ex cathedra, le Pape est toujours le Pape, chacune de ses phrases est toujours considérée et soupesée comme si elle était prononcée ex cathedra. En somme, le Pape fait toujours autorité et on ne discute pas une autorité. Même comme « docteur privé » le Pape maintient toujours cette autorité supérieure aux autorités usuelles du monde civil, parce qu'il s'agit d'une autorité qui vient de l'institution même, de la Papauté, du fait que celle-ci est l'office du Vicaire du Christ sur terre. Elle la maintient, indépendamment de ses qualités personnelles, qu'elles soient nombreuses ou rares.

Il n'est donc pas acceptable qu'un Pape, même comme simple « docteur privé », fasse l'éloge de l'hérésie. Il n'est pas acceptable que le Pape François qualifie d'opinion « non mauvaise », et donc juste, l'hérésie de Luther sur la justification. Pour le bien de son âme et de celles des fidèles, il doit au plus tôt se rétracter et renouveler les condamnations argumentées et solennelles que, pendant cinq siècles, l'Église enseignante a infailliblement prononcées contre Luther et contre ses disciples.

Pr Paolo Pasqualucci

Sources : Courrier de Rome n° 603 / La Porte Latine du 29 octobre 2017

 

Notes

(1) 1. Texte repris par le site Riscossa Cristiana, article de M. FAVERZANI de juin 2016, p. 2 de 2, originellement sur le site Corrispondenza Romana. Le texte reproduit fidèlement le langage les propos improvisés du Pape, tels qu'ils ont été rapportés par la presse internationale. Le passage souligné l'est par mes soins. Sur l'éloge de Luther par le Pape François, voir mes deux précédentes interventions, sur le blog Chiesa e Postconcilio : P. PASQUALUCCI, Lo scandaloso elogio di Bergoglio a Lutero, sulla giustificazione (Le scandaleux éloge de Luther fait par Bergoglio, sur la justification), 7 juillet 2016 ; P. PASQUALUCCI, La vera dottrina della Chiesa sulla giustificazione, 29 octobre 2016.
(2). Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification
(3). Op. cit., p. 5/22 et 6/22. Les passages soulignés le sont par mes soins.
(4). Op. cit., p. 10/22. Passage souligné par mes soins. On remarquera le caractère vague et générique attribué à la notion de « bonnes oeuvres » : aucune allusion au fait qu'elles impliquent l'observation des Dix Commandements et la lutte quotidienne de chacun de nous pour sa sanctification, avec l'aide indispensable et décisive de la Grâce.
(5). GIUSEPPE ALBERIGO (sous la direction de), Decisioni dei Concili Ecumenici (Décisions des Conciles OEcuméniques), trad. it. de Rodomonte Gallicani, UTET, 1978, p. 553 ; DS 819/1559.
(6). Op. cit., p. 554 ; DS 821/1561.
(7). Op. cit., p. 555 ; DS 834/1574. Voir aussi les canons n° 26 et 32, qui réaffirment le sens de « récompense » des bonnes oeuvres pour la vie éternelle et donc le caractère « méritoire » de celles-ci, toujours pour la vie éternelle : les bonnes oeuvres s'entendant accomplies par le croyant « par la grâce de Dieu et les mérites de Jésus-Christ (dont il est membre vivant) » : op. cit., pp. 556-557 (DS 836/1576 ; 842/1582). Même si les bonnes oeuvres font totalement défaut, le luthérien est convaincu qu'il se sauvera de toute façon !
(8). Ainsi ne craint pas de s'exprimer la Déclaration conjointe au n° 42 du § 5.
(9). Sur ce point voir les observations précises du théologien P. JEAN-MICHEL GLEIZE, FSSPX, dans sa série de six brefs articles intitulée : En cas de doute…, Courrier de Rome, janvier 2017, LII, N. 595, pp. 9-11. Les articles traitent de façon approfondie du problème du « Pape hérétique ».
(10). Entrée Jean XXII de l'Enciclopedia Treccani, de CHARLES TROTTMAN, trad. it. de Maria Paola Arena, p. 25/45, accessible sur internet. Voir aussi GLEIZE, op. cit., p. 10. Pour les textes : DS 529/531/990-991 ; 1000-1002.


 

 *Ce qui est en jeu ici n'est pas une simple querelle théologique qui paraîtra obscure à certains:

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Tout discussion autour du concept de "libre arbitre" ne peut que nous interpeller, et la Réforme nous a montré les répercussions possibles d'une telle querelle sur le plan politique. Comme on le voit, le débat est loin d'être clos.

P.G.

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Martin Luther (1483 - 1546)

L'initiateur de la Réforme

ARG LUTHER 1


Le 31 octobre 1517, un moine affiche sur la porte de l'église de Wittenberg (Saxe) 95 thèses où il dénonce les scandales de l'Église de son temps.

Sans s'en douter, Martin Luther jette ainsi les bases d'une nouvelle confession chrétienne, le protestantisme.

L'Europe religieuse

 

Aux alentours de 1500, la chrétienté occidentale est en pleine ébullition. Les conditions de vie s'améliorent, surtout dans les villes où les échanges commerciaux et l'artisanat favorisent l'émergence d'une bourgeoisie riche et relativement instruite.

L'invention de l'imprimerie met la lecture à la portée du plus grand nombre et l'on prend goût à lire dans le texte et commenter les écrits évangéliques sur lesquels se fonde l'enseignement de la religion chrétienne. Aussi le geste de Luther a-t-il immédiatement un profond retentissement en Allemagne...

L'enchaînement des passions va entraîner une scission religieuse sans précédent en Europe et la constitution d'Églises rivales de Rome, les Églises dites protestantes ou réformées.

Un moine inquiet

Martin Luther, né 34 ans plus tôt, s'est très tôt interrogé sur les moyens d'accéder à la vie éternelle. Ses réflexions l'ont conduit à dénoncer la hiérarchie catholique de son temps, dédaigneuse du message de l'Évangile.

Le premier des scandales que dénonce Luther dans ses 95 thèses est l'abus qui est fait des indulgences. Il s'agit des aumônes que le clergé récolte contre la promesse d'un allègement des peines qui attendent les pécheurs au Purgatoire, antichambre du Paradis.

Naissance d'une nouvelle religion

Les 95 thèses affichées à Wittenberg ont un profond retentissement en Allemagne. Mais le Saint-Siège et les princes allemands tardent à les condamner.

De son côté, Martin Luther ne tarde pas à entrer résolument en dissidence contre Rome qu'il présente comme la « rouge prostituée de Babylone ».

Il dénie à l'Église le pouvoir d'effacer les peines dans l'au-delà et formule une doctrine de la grâce divine en rupture avec la pratique catholique.

Considérant que les chrétiens n'ont pas besoin d'intermédiation pour aimer Dieu, il condamne la fonction cléricale et la vie monastique. Des pasteurs mariés suffisent pour guider le peuple dans la lecture des Saintes Écritures.

Les idées de Luther se répandent comme une traînée de poudre en Allemagne. Les prêtres se marient, les moines et les religieuses abandonnent leur couvent... Le prédicateur prend les choses en main et organise la nouvelle confession.

Tandis que l'Europe centrale se déchire entre catholiques et protestants, l'homme qui est cause de tout cela finit sa vie paisiblement en 1546 à Eisleben, sa ville natale.

La Fête de la Réformation

Le 31 octobre, anniversaire des 95 thèses de Luther, est commémoré par les protestants sous le nom de Fête de la Réformation.

Quant à la « Confession de foi d'Augsbourg », elle fédère encore 65 millions de fidèles des églises luthériennes, principalement en Allemagne, en Scandinavie et dans les régions américaines d'immigration allemande.

GEOPOLITIQUE

1 ★ Au cœur du Saint Empire romain germanique ★

Au début du XVIe siècle, le Saint Empire romain germanique est une mosaïque complexe qui recouvre tout le centre de l’Europe. Il se compose de territoires souverains très différents par leur taille, leur langue, leur économie et leur nature politique : royaumes (Bavière), duchés (Saxe), principautés (Anhalt), villes libres (Hambourg), petites seigneuries (Mansfeld) ou bien même États ecclésiastiques dirigés par un abbé (Fulda) ou un évêque (Salzbourg). 

Soumis à l’empereur par un lien de suzeraineté, chacun de ces États n’en conduit pas moins sa politique intérieure comme il l’entend

Seules les questions d’intérêt commun, notamment celles qui concernent la sécurité et l’équilibre de ce vaste ensemble, donnent lieu à des décisions qui s’appliquent à l’Empire tout entier. Ces lois impériales sont élaborées sur la base d'avis exprimés par La Diète qui réunit tous les États sur convocation de l’empereur dans un lieu variable. Elle peut aussi se prononcer sur la levée de l’impôt ou les affaires extérieures.

 

L'empereur est choisi par sept princes électeurs : quatre laïcs (les électeurs de Saxe, de Brandebourg, du Palatinat et le roi de Bohême) et trois ecclésiastiques (les archevêques de Trêves, de Cologne et de Mayence). Il est considéré comme le chef temporel de la chrétienté, le successeur des empereurs romains et de Charlemagne, celui qui a prééminence sur tous les autres souverains.

C’est un Habsbourg depuis le début du XVe siècle. Très actif aux côtés de son père dès 1486, Maximilien Ier règne de 1508 à 1519. Il réforme les institutions en créant notamment la chambre impériale de justice pour arbitrer les conflits entre les princes. Son petit-fils Charles Quint prend la suite jusqu’à son abdication en 1556.

2 ★ Une église en quête de renouveau ★

Depuis le XVe siècle, après l’intermède d’Avignon, les papes résident à Rome qui fait l’objet de chantiers gigantesques pour devenir une capitale digne de ce Nom. Ébranlés par le schisme d’Occident (1378-1417) et par la crise conciliaire qui l’a suivi, ils cherchent à affirmer leur autorité afin d’éviter de nouvelles divisions.

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Les Italiens deviennent majoritaires parmi les cardinaux qui proviennent des riches familles de la péninsule. Le gouvernement pontifical se modernise avec une administration plus nombreuse et compétente.

En Allemagne, le christianisme apparaît bien vivant, mais on critique volontiers le poids de la Curie dans les nominations ecclésiastiques ainsi que les exigences financières de la papauté.

Les membres du Saint Empire supportent mal le pouvoir des Latins. Ils considèrent que leur position éminente au sein de la chrétienté les invite à corriger les erreurs de Rome.

Le clergé paroissial fait également l’objet de critiques sévères : ignorance, concubinage, cumul de bénéfices, absentéisme... À l’époque de Luther, la population se montre encore plus exigeante envers ces abus. Certains chrétiens réclament une reformatio, un mot très répandu à l’époque, pour mieux conformer « la tête et les membres » de l’Église aux préceptes de l’évangile.

En 1512, la réunion du concile de Latran suscite de grands espoirs mais Luther surgit au moment où il s’achève. Ces décrets restent lettres mortes.

Les pesanteurs ecclésiastiques n’étouffent cependant pas toutes les initiatives de réforme de l’Église. On note des tentatives, plus ou moins réussies, de retour à l’observance chez les réguliers et d’amélioration du clergé séculier.

Des théologiens comme Nicolas de Cues ou Jean de Ségovie insistent sur le contrôle des mœurs. Des humanistes comme Érasme ou Lefebvre d’Étaples invitent à revenir aux sources des Écritures.

Dans les villes, les laïcs sont touchés par un nouveau courant spirituel, la devotio moderna, venue du monde rhénan, qui favorise une piété plus personnelle et intérieure autour de L’Imitation de Jésus-Christ

La lecture et la méditation de la Bible prennent de l’importance. Ce désir de conversion authentique, parfois teinté de mysticisme, offre un terrain favorable à la Réformation.

3 ★ Des fidèles angoissés par le salut ★

La mort apparaît omniprésente dans l’imaginaire du XVe siècle. Loin d’atténuer son caractère tragique, les représentations donnent à voir des transis, c’est-à-dire des cadavres en décomposition, ou des danses macabres qui entraînent des hommes de toutes conditions dans une farandole sinistre. Un avertissement pour les vivants. La littérature propose le fameux Ars moriendi qui connaît une diffusion extraordinaire en expliquant l’art de bien mourir.

Soucieux de leur salut, les fidèles méditent sur la Passion en contemplant le Christ nu, sanglant, flagellé, couronné d’épines. On commence à vénérer ses plaies et les instruments de son supplice. La pratique du chemin de croix se répand. Il faut dire que l’Europe sort d’une période de guerres, de famines et d’épidémies. La population s’est effondrée de 30 à 50 % depuis la peste noire de 1348. Vers la fin du XVe siècle, l’Allemagne affiche encore un déficit de 20 %.

La croissance démographique favorise le commerce mais elle crée aussi des tensions dans le monde paysan au moindre dérèglement climatique. Les temps sont propices aux angoisses eschatologiques.

Beaucoup disent que le vieux monde approche de sa fin. Certains prêchent la venue de l’Antéchrist et la chute de la papauté. D’autres disent que le renouveau surgira d’Allemagne. Pour rassurer les fidèles, les messes pour les morts et le système des indulgences permettent de réduire les peines du purgatoire.

Ces pratiques explosent, encouragées par l’Église qui y voit un moyen d’encourager la ferveur. Mais elles conduisent aussi à des scrupules excessifs et à des détournements abusifs. Comme ses contemporains, le moine Luther est hanté par cette question : comment obtenir le salut ?

4 ★ Les 95 thèses, l’élément déclencheur ★

Le 31 octobre 1517, Martin Luther publie ses 95 thèses sur les indulgences. Le texte est probablement affiché à Wittenberg, où l’homme enseigne, pour susciter un débat entre théologiens. Surtout, il est envoyé à son supérieur, à son évêque et à l’archevêque de Mayence, dont il dépend, Albert de Brandebourg, électeur du Saint Empire et véritable prince de la Renaissance.

La date n’a rien d’anodin. Pendant la fête de la Toussaint, les fidèles peuvent bénéficier d’une indulgence plénière en se rendant dans la collégiale de Wittenberg qui abrite l’immense collection de reliques de l’électeur de Saxe. Il s’agit d’un moment d’intense activité pour la ville. 

De plus, l’indulgence de Saint-Pierre, promulguée par le pape en 1506 pour financer la reconstruction de la basilique romaine, fait l’objet d’un prêche sans scrupule dans les régions voisines depuis le début de l’année 1517.

La pratique des indulgences repose sur la doctrine du péché et de la miséricorde divine. La confession permet au pécheur d’être pardonné, échappant ainsi à la peine éternelle de l’enfer, mais il a encore besoin d’un temps de purification, soit sur la terre, soit après la mort.

L’indulgence permet de remettre cette peine temporelle à certaines conditions. Elle peut être partielle ou plénière, pour soi ou pour les autres, y compris les défunts. Luther aborde ce sujet complexe en professeur de théologie. Il s’adresse aux autorités pour clarifier les points de doctrine qui lui semblent problématiques et faire cesser les abus de son temps.

À sa grande surprise, les 95 thèses se diffusent rapidement dans tout le territoire germanique grâce à leur traduction en allemand et à la technique récente de l’imprimerie. Le 13 décembre 1517, l’archevêque de Mayence lance une procédure d’empêchement et alerte Rome. Encouragé par son succès, Martin Luther se sent désormais investi d’une mission.

5 ★ La rupture progressive avec Rome ★

Entre 1517 et 1520, tout est encore possible avec Rome. La confrontation glisse néanmoins rapidement des indulgences à la question sensible de l’autorité pontificale. Le pape peut-il se tromper ?

En janvier 1518, le théologien romain Sylvestre Prieras lance une première controverse par écrits interposés. En avril, le chapitre des augustins réuni à Heidelberg n’obtient pas la rétractation de son remuant professeur. Pire, cet événement donne l’occasion d’une dispute universitaire avec les dominicains qui tourne à l’avantage du moine saxon. Pendant ce temps, le procès en hérésie progresse à Rome.

Le légat du pape, Cajetan, rencontre Luther à l’automne en Allemagne. Sans résultat. Le moine est sûr d’avoir raison. Staupitz, son supérieur, délie alors le religieux de ses vœux d’obéissance. Luther commence à mettre en doute l’infaillibilité du pape pour lui préférer celle des Écritures. Il critique de plus en plus l’Église.

Finalement, la relation personnelle à Dieu ne compte-t-elle pas plus que la médiation d’une institution ? À l’été 1519, le théologien Jean Eck l’amène à préciser ces positions lors de la dispute de Leipzig. En novembre 1520, la bulle Exsurge Domine de Léon X demande à Luther de se soumettre dans les soixante jours sous peine d’excommunication.

Le 10 décembre, le moine saxon brûle publiquement le texte du pape. La rupture religieuse est consommée. L’affrontement se déplace sur le terrain politique. Au printemps 1521, Luther est convoqué par l’empereur Charles Quint devant la Diète de Worms. Il refuse obstinément de se rétracter ce qui entraîne sa mise au ban de l’Empire.

6 ★ Une réforme soutenue par les princes ★

Dès le début, Luther a bénéficié de la protection de l’électeur de Saxe. C’est lui qui obtient que la confrontation avec le cardinal Cajetan se passe non pas à Rome mais en Allemagne (1518). C’est lui qui donne au moine saxon la possibilité de se justifier devant la Diète de Worms (1521) puis le met à l’abri du château de la Wartburg lorsque celle-ci le bannit de l’Empire.

Frédéric III le Sage pèse lourd dans l’Europe de son temps. Si le procès religieux a tant traîné, c’est que la papauté voulait le ménager au moment de l’élection d’un nouvel empereur.

À partir de 1525, la Réformation gagne d’autres princes, comme le landgrave de Hesse, qui répondent au Manifeste à la noblesse chrétienne de la nation allemande publié par Luther en 1520. Les laïcs doivent contribuer au renouveau du christianisme.

En 1529, cinq princes et quatorze villes se dressent contre la décision de la Diète de Spire en revendiquant leur liberté religieuse. Voilà les premiers « protestants ». L’adhésion aux idées nouvelles, quelles qu’en soient ses motivations, permet de se libérer de la tutelle romaine mais aussi de gagner en autonomie par rapport aux Habsbourg. 

Les États y gagnent des prérogatives considérables : disparition des taxes imposées par la papauté, sécularisation des biens du clergé, création d’une Église territoriale… Ils remodèlent leur administration, affermissant leur pouvoir au détriment des clercs. Incontestablement, le morcellement de l’Empire favorise la structuration du luthéranisme qui s’implante en Allemagne puis en Scandinavie.

7 ★ L’éclatement de la chrétienté occidentale ★

L’adoption de la Réformation par plusieurs États allemands introduit une disparité religieuse au sein de l’Empire. Elle brise définitivement le modèle de la chrétienté médiévale qui se définissait par le gouvernement conjoint du pape et de l’empereur.

Charles Quint, élu en 1519, se pose en défenseur de la vraie foi face au péril turc et aux dangers de l’hérésie incarnée par Luther. Cette conviction explique ses tentatives de conciliation, nombreuses, comme ses campagnes militaires face aux princes dissidents de la Ligue de Smalkalde fondée en 1531. Finalement, le rapport de force le pousse à renoncer.

En 1552, il se résout à autoriser le culte luthérien par le traité de Passau, première reconnaissance qui conduira à la Paix d’Augsbourg en 1555. C’est un tournant. L’empereur abandonne son rêve d’unité de l’Église.

Le droit germanique invente un système juridique qui permet d’organiser la coexistence religieuse. Il admet deux confessions, le catholicisme et le luthéranisme, entre lesquelles chaque État doit choisir. En cas de conflit, la Diète et la Cour de justice assurent un arbitrage.

Pendant ce temps, sous l’influence de Jean Calvin (1509-1564), la doctrine de l’Église réformée inspire les protestantismes français, britanniques et flamands depuis Genève. Les monarchies modernes entrent dans une période de guerre civile, cherchant des solutions pour sortir de la crise. De ce point de vue, le vieil Empire inaugure une forme de modernité en Europe.

(...)

https://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=2308&ID_dossier=207

 

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La révolution fiscale selon Macron : une « grande machine à redistribuer à l’envers »

Article proposé par S.R. (UPR 87)

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Les mesures fiscales se succèdent en rythme à l’Assemblée nationale, de la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune à l’augmentation de la CSG. Prises ensembles, toutes ces mesures dessinent une inquiétante politique fiscale qui met gravement en danger les missions d’intérêt général et de solidarité assumées par l’État, les collectivités locales et la Sécurité sociale.

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Les ressources publiques seront ponctionnées de plus de 53 milliards d’euros en faveur des grandes fortunes, des investisseurs ou des entreprises ! Un gigantesque déplacement de richesses vers le haut.

Ce n’est plus un ruissellement mais un torrent de richesses qui se déverse… vers le haut ! Le projet de loi de finances 2018, en discussion à l’Assemblée nationale, ponctionne lourdement le budget de l’État. Un acteur économique est particulièrement privilégié : les détenteurs de capitaux financiers et les investisseurs, comme l’illustre notre tableau ci-dessous. Grâce aux baisses d’impôts et aux réformes fiscales – fin de l’impôt sur la fortune, abrogation de la taxe sur les dividendes, fin de l’impôt progressif sur le capital… –, grandes fortunes, gros investisseurs et grandes entreprises économiseront 11,8 milliards d’euros supplémentaires en 2018 !

Un bonus de 53 milliards pour les plus fortunés

A cela s’ajoute les intérêts que l’État verse à ses créanciers, auprès desquels il se finance, soit 41,6 milliards d’euros. Là encore, cette charge de la dette profite principalement aux détenteurs de capitaux financiers et aux investisseurs – banques, fonds d’investissement, grandes entreprises – qui détiennent les obligations du Trésor. Bref, les mêmes qui bénéficient des mesures fiscales votées par la majorité (relire à ce sujet notre article sur les interactions financières entre multinationales du monde entier, qui montre que plus de 700 entités contrôlent 80 % de la valeur des multinationales mondiales).

Ces gros détenteurs de capitaux recevront ou économiseront 53,3 milliards d’euros en 2018 (en vert sur notre tableau). C’est l’équivalent du budget de l’Éducation nationale (en 2017), ou de trois fois celui consacré à la solidarité, l’insertion ou l’égalité des chances.

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Plus qu’un encouragement à l’optimisation fiscale

Nous n’avons pourtant pris en compte que les estimations du gouvernement, et uniquement pour 2018. Car le chiffrage gouvernemental fait débat. Le « prélèvement forfaitaire unique » également appelé « flat tax »une taxe de 30 % qui s’appliquera à tous les intérêts, dividendes et plus-values issus de placements financiers, et qui remplacera l’impôt progressif sur les revenus du capitaldevrait coûter à terme quatre milliards d’euros au budget de la France, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). La mesure bénéficiera prioritairement aux 10 % les plus aisés. La grande majorité des petits épargnants n’en profitera pas. « En abaissant la fiscalité des revenus du capital qui, auparavant, avait tendance à favoriser l’épargne longue, le gouvernement favorise la spéculation », commente l’association Attac, qui a décrypté le projet de loi des finances.

Idem pour l’’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), remplacé par un impôt sur la fortune immobilière (IFI). 350 000 contribuables, ceux disposant d’un patrimoine supérieur à 1,3 million d’euros, bénéficieront de sa suppression. Selon les économistes de l’OFCE, il coûtera 800 millions d’euros de plus que ce que prévoit Bercy. Pour Attac, « l’IFI alimentera la rente immobilière et la financiarisation de l’économie via les stratégies d’optimisation fiscale ».

« Une bombe à retardement pour les finances publiques »

Pire, cet écart entre une imposition très allégée du capital, grâce au prélèvement forfaitaire unique, et une plus forte imposition des revenus salariaux, risque d’encourager l’optimisation fiscale dans des proportions encore jamais vues en France : patrons, grands ou petits, cadres et mêmes salariés bénéficiant d’un plan d’épargne salariale auront tout intérêt à se rémunérer en dividendes plutôt qu’en salaires pour payer moins d’impôt.

C’est ce que craint Gabriel Zucman, professeur d’économie à l’Université de Berkeley en Californie : « Si les Français qui le peuvent optimisent autant que leurs homologues américains, le manque à gagner pour la Sécurité sociale et le budget de l’État pourrait atteindre les dizaines de milliards d’euros chaque année. Un cadeau fiscal d’ampleur bien supérieure à la suppression de l’ISF, qui n’a été soumis à aucune discussion publique, qui n’est pas budgétée, et que les parlementaires de La République en marche ont déjà votée une première fois, comme un seul homme », écrit l’économiste dans une tribune au Monde [1]. Le prélèvement forfaitaire unique est « une bombe à retardement pour les finances publiques, qui transformera durablement une fiscalité déjà favorable aux plus aisés en une grande machine à redistribuer à l’envers ».

Cette effet se constate déjà avec le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), qui sera transformé en baisse de cotisations pour les entreprises à partir de 2019. De 2013 à 2018, le CICE aura coûté plus de 99 milliards d’euros aux finances publiques. Mis en œuvre par François Hollande avec l’objectif officiel de favoriser les embauches, il n’a contribué à créer ou maintenir que « 100 000 emplois entre 2013 et 2015 », selon le comité de suivi du CICE. Au contraire, les dividendes reversés aux actionnaires se portent très bien : près de 46 milliards d’euros de dividendes ont été distribués en 2016, soit 57% des bénéfices des entreprises. Le risque est donc important qu’un cycle infernal s’installe : plus des allègements d’impôts et de cotisations seront décidés pour favoriser les entreprises, plus celles-ci rémunèreront actionnaires, voire personnels, en dividendes, elles-mêmes défiscalisées, appauvrissant d’autant les missions d’intérêt général censées être accomplies par l’État et les collectivités locales.

18,4 milliards en moins pour l’ensemble des ménages

De l’autre côté, l’ensemble des ménages est lourdement taxé, et perdra 18,4 milliards d’euros ! Plusieurs mesures sont certes présentées comme améliorant le « pouvoir d’achat » (en vert dans notre tableau, pour la colonne « ensemble des ménages »), mais aucune ne compensera réellement la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Celle-ci coûtera 20 milliards d’euros supplémentaires à l’ensemble des contribuables. Un montant sans commune mesure avec la hausse des pensions de retraites (un milliard d’euros pour les retraités) et la baisse de la taxe d’habitation (trois milliards d’euros). Le gel du taux du livret A sera également dommageable aux petits épargnants, sans oublier la baisse des aides au logement qui touche les plus modestes. La suppression d’une partie des cotisations sociales salariales est censée compenser cette hausse de la CSG pour les salariés. Une compensation qui dépend du niveau de rémunération versée par l’employeur... Le droit du travail ayant, en parallèle, été largement démantelé par les ordonnances, le niveau actuel des salaires pourra, dans le futur, être encore plus facilement remis en cause.

La hausse des pensions retraites de 0,8 % est entrée en vigueur dès le 1er octobre. Un retraité percevant une pension moyenne – 1376 euros par mois – touchera ainsi 11 euros supplémentaires par mois (soit 132 euros par an). Si la baisse de la taxe d’habitation concernera les trois quarts des ménages, ce sont les classes moyennes et aisées qui en bénéficieront le plus. Le gain moyen annuel sera compris entre 279 euros et 356 euros par an, selon l’OFCE, mais avec des écarts importants : les familles modestes économiseront une centaine d’euros, cinq fois moins que les classes aisées. Cette baisse « ne bénéficiera pas aux ménages les plus pauvres dont 20 % sont déjà exonérés de cette taxe », ajoute l’association Attac.

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Ces légers gains sont à comparer avec ceux d’une grande fortune : un rentier disposant d’un patrimoine de 50 millions d’euros économisera 570 000 euros par an grâce à la réforme de l’ISF ! En bas de la pyramide, un étudiant non boursier vivant seul avec un budget de 714 euros par mois perdra 60 euros par an avec la baisse des aides au logement.

« Dégradation inévitable des services publics »

Les conséquences de cette politique fiscale ne se feront pas sentir seulement sur les individus et les familles. Au vu de l’ampleur des ressources qui sont prélevées sur le budget de l’État pour être reversées au bénéfice des grandes entreprises, des investisseurs et des grandes fortunes, les missions d’intérêt général sont largement fragilisées. La suppression de 110 000 emplois aidés et la baisse de dotation des collectivités locales ont déjà des effets néfastes sur la cohésion sociale, la vie associative, l’action culturelle, l’aide aux personnes handicapées ou l’accueil dans les écoles.

« On peut s’attendre à une dégradation inévitable des services publics de proximité (cantines, crèches, services sociaux…) dont les populations les plus fragiles seront les premières victimes », craint l’association Attac. Dans ces conditions, la situation des autres grands services publics nationaux, en particulier la santé et l’Éducation nationale, pourrait ne pas s’améliorer. Pour se financer, l’État recourra sans doute davantage aux marchés financiers, ce qui accroîtra la charge de la dette, et au final la fortune amassée par ceux qui profitent déjà largement de ce ruissellement vers le haut.

Ivan du Roy
Infographies : Guillaume Seyral

Photo : CC Hernán Piñera

Détails et sources du tableau :

Pour les détenteurs de capitaux et investisseurs :
- La charge de la dette (41,2 milliards en 2017) est payée par l’État aux détenteurs d’obligations du Trésor. Source : Agence France Trésor.
- La réforme de l’ISF profite aux 350 000 contribuables disposant d’un patrimoine supérieur à 1,3 million d’euros (3,2 milliards selon le gouvernement, 4 milliards selon l’OFCE).
- L’abrogation de la taxe de 3 % sur les dividendes profitera aux actionnaires des entreprises (2 milliards). Source : Libération.
- Le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital (dividendes, plus-values, etc.) est estimé par le gouvernement à 1,3 milliard en 2018 et 1,9 milliard en 2019, soit 3,2 milliards. L’OFCE le chiffre à 4 milliards et l’économiste Gabriel Zucman à 10 milliards pour les prochaines années. Source : OFCE, Le Monde.
- La majoration du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 6 % à 7 % au titre de 2017 (versé en 2018) coûtera 4 milliards d’euros supplémentaires (Le Monde). Au total, les allègements fiscaux pour les entreprises atteignent 34,5 milliards d’euros en 2017. Le CICE sera transformé en baisse de cotisations pour les entreprises à partir de 2019. Il a bénéficié majoritairement aux entreprises de plus de 250 salariés.
- La baisse de l’impôt sur les bénéfices baissera jusqu’en 2022, pour un coût de 1,2 milliard en 2018. Source : Le Monde.
- La suppression de la dernière tranche de la taxe sur les salaires concerne les rémunérations annuelles supérieures à 152 279 euros versées par les entreprises, en particulier les banques et assurances, pour un coût estimé entre 100 et 300 millions par an. Source : L’Agefi.

Pour l’État, les missions d’intérêt général et l’ensemble des ménages :
- La hausse de la CSG, appliqué à tous, rapportera 20 milliards d’euros à l’État. Source : Le Point.
- La baisse des aides au logement – moins 5 euros par mois pour les familles modestes, les étudiants et les jeunes travailleurs qui en bénéficient – rapportera 1,4 milliard à l’Etat. Source : Libération.
- Le gel du taux de l’épargne réglementée à 0,75 % (livret A...) représente, au vue de l’inflation, un manque à gagner d’un milliard pour les épargnants et une économie de 600 millions pour la Caisse des dépôts (l’État) et le secteur du logement social, ainsi que 400 millions pour les banques qui gardent une partie des dépôts. Source : Mediapart.
- L’exonération taxe d’habitation représente une économie de 3 milliards d’euros pour environ 80 % des ménages. Source : Le Monde.
- Hausse des pensions retraites de 0,8 % : entre un et deux milliards en faveur des retraités.
- Baisse des emplois aidés : la suppression de 110 000 emplois aidés représente une économie de 2,5 milliards.
- Baisse de la dotation globale de fonctionnement aux collectivités locales : entre 3 et 4,5 milliards. Source : FranceTVinfo.

https://www.bastamag.net/La-revolution-fiscale-selon-Macron-une-grande-machine-a-redistribuer-a-l-envers


 

Intéressant au niveau des chiffres, mais... toujours pas de mise en cause de l'UE !!

S.R.

Les Amoureux de la France, un «électrochoc» pour créer une alternative de droite à Emmanuel Macron ?

L'union des droites des Républicains, au FN est-elle possible ? C'est ce que souhaite Nicolas Dupont-Aignan en lançant avec la plate-forme collaborative Les Amoureux de la France. Pour lui, c'est même la seule option «pour en finir avec la défaite».

ACT NDA UE

RT France : Dans votre appel à l'union des droites via votre plate-forme collaborative Les Amoureux de la France, vous terminez votre lettre avec cette phrase «le pays avant les partis». Les structures partisanes sont-elles devenues démodées et obsolètes selon vous ?

Nicolas Dupont-Aignan (N. D.-A.) : Je dis simplement que les partis ont beaucoup vieilli en France et qu'Emmanuel Macron a su rassembler les européistes et les mondialistes, Jean-Luc Mélenchon a su rassembler la gauche radicale. Ainsi, si de l'autre côté de l'échiquier, à droite et chez les patriotes et les républicains, on reste dans le chacun pour soi, nous n'y arriverons jamais. Actuellement, Laurent Wauquiez ne veut pas parler à Marine Le Pen, Marine Le Pen repart dans sa dynamique, Florent Philippot s'en va du FN. En réalité, je pense qu'il y a plus de choses qui nous rassemblent que de choses qui nous séparent. Voilà pourquoi je dis que le pays nous importe davantage que les partis.

RT France : Lancer «Les Amoureux de la France» quelques semaines avant l'élection de la présidence des Républicains était-il un choix innocent ?

N. D.-A. : C'est un appel du pied à tous les électeurs français. L'idée est de leur dire qu'il faut tirer les leçons de la défaite de 2017 et qu'il est temps de bâtir un nouveau programme qui soit commun. Laurent Wauquiez ne gagnera pas seul, Marine Le Pen ne gagnera pas seule et moi non plus. Je souhaite donc simplement qu'on travaille ensemble. Le projet n'est pas de pousser à l'union pour l'union, mais de mettre en commun un programme, un projet concret, quelque chose qui marche ! Il faut retourner à la base et c'est tout l'enjeu de cette plate-forme collaborative que nous avons lancé avec Jean-Frédéric Poisson. C'est-à-dire un site internet où chacun peut répondre à des questions – il y en a 300. Chacun peut y aller et découvrira qu'il peut proposer son programme idéal. Nous verrons ensuite quels sont les points de convergence entre tous les Français qui partagent nos valeurs et nos convictions.

RT France : Sur votre plate-forme au bout de 24 heures vous avez reçu plus de 350 000 réponses. Cela vous conforte-t-il dans votre démarche ?

N. D.-A. : Oui, c'est un succès. Vous imaginez en 24 heures, c'est assez extraordinaire. C'est la preuve qu'il y a une attente et que nos électeurs approuvent notre démarche. Nos électeurs, qu'ils votent pour Les Républicains, pour le Front national ou pour Debout la France, ont dans le fond beaucoup de choses en commun. Nous ne voulons pas nier les différences qui existent entre ces électeurs ou remettre en cause les partis politiques, nous proposons juste de tous travailler ensemble. Il me semble que cette vision plaît aux électeurs, qu'ils se disent qu'il y a enfin un homme politique qui s'intéresse plus à l'intérêt général qu'à sa boutique partisane.

RT France : Vous avez toujours été un défenseur du souverainisme économique, or la plupart de vos alliés des Amoureux de la France sont des libéraux assumés. L'union des droites vaut-elle le fait de renier certaines de vos convictions sur le plan européen et économique ?

N. D.-A. : Je ne m'allie avec personne. Je veux que les gens travaillent ensemble et élaborent un programme commun. J'ai mes convictions, je n'en change pas. Debout la France garde ses convictions également. En revanche, je veux qu'on gagne et pour gagner il faut faire des compromis. Sur une majorité de sujets, nous sommes d'accord. Par exemple, sur la question du contrôle des frontières, 80% des Français souhaitent sa remise en place*. Là-dessus, je n'ai pas le sentiment d'abandonner mes convictions.

En revanche, il y a peut-être des points où il faudra faire des pas l'un vers l'autre. On peut défendre notre nation tout en faisant des compromis. Faire des compromis n'est pas de la compromission. L'idée est de créer une coalition. Tous les gouvernements en ont. A force de refuser toute coalition, on arrive à la défaite. Or, je veux en finir avec les défaites sans pour autant abandonner nos convictions profondes et nos valeurs.

RT France : Vous expliquez vouloir dans un premier temps élaborer un programme participatif et commun, mais quelle sera l'étape suivante ? La constitution d'un groupe à l'Assemblée nationale ou au Sénat ?

N. D.-A. : L'étape d'après sera d'organiser des réunions en province et d'aller sur le terrain. On commencera cela en novembre, dans différentes villes de France. Après cela, il y aura peut-être des gens qui voudront se regrouper, travailler ensemble, préparer des échéances. On verra. Ce qui compte pour moi aujourd'hui reste de créer un électrochoc et de dire qu'il faut en finir avec le chacun pour soi, sinon on laissera la vie politique française à Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

RT France : Emmanuel Macron ne fait-il finalement pas une faveur à la droite en l'obligeant à se repositionner idéologiquement ?

N. D.-A. : Emmanuel Macron réunit dans son gouvernement des gens qui faisaient jusqu'à présent semblant de s'opposer mais qui menaient la même politique de folie en faveur de l'Union européenne et du mondialisme. C'est une chance pour nous, car ils feront naufrage ensemble. Il faut savoir maintenant si on veut que l'alternative soit celle de Jean-Luc Mélenchon ou si on veut en bâtir une autre. A mon sens, l'alternative de Jean-Luc Mélenchon n'est pas sérieuse, notamment sur le plan fiscal et migratoire. Ce que je souhaite, c'est proposer une alternative patriotique et simple à la politique d'Emmanuel Macron.

https://francais.rt.com/opinions/45020-amoureux-france-electrochoc-pour-creer-alternative-droite-emmanuel-macron


 

*"sur la question du contrôle des frontières, 80% des Français souhaitent sa remise en place": on fait quoi de l'article 63 du TFUE? On désobéit, comme le propose Mélanchon? On "renégocie" en attendant l'approbation de TOUS les Etats membres (article 48), en patientant quelques siècles? Ou on sort? Et pourquoi n'est- il JAMAIS question de l'OTAN? Dupont- Aignan n'en parle pas, peut- être à cause de son statut d'ancien "young leader" de la French American Foundation, Philippot se fait discret sur la question, quant à Marine Le Pen...

AFFICHE FL NDA FN PHILIPPOT

BASE 14 995X225Pourquoi est- il si compliqué de se mettre d'accord sur une sortie claire de l'UE, de l'euro et de l'OTAN?

Tous les autres sujets peuvent faire l'objet de compromis, puisqu'au final, c'est le peuple français redevenu souverain qui choisira.

Enfin, pourquoi écarter d'emblée les patriotes "de gauche" d'un tel projet?

Cette stratégie d'Union des droites n'est qu'un arrangement politicien en vue d'obtenir une alternance factice, peu crédible de surcroît du côté des amis de M. Wauquiez, sans aucun véritable changement, à l'image de l'ancien projet d'Union de la Gauche qui, certes, a réussi électoralement, mais dont on a vu les résultats: acte unique en 1986 et Traité de Maastricht en 1992.

P.G.

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Pas de voile intégral pour Sophia, le premier robot devenu citoyenne d'Arabie saoudite

Lors d'un congrès sur les nouvelles technologies, Riyad a annoncé avoir accordé la citoyenneté au célèbre robot Sophia. Rapidement, les internautes se sont étonnés qu'elle ne soit pas soumise aux même restrictions que les femmes (réelles) du royaume.

ACT ARABIE SAOUD ROBOT

Première mondiale : le robot Sophia a accédé à la citoyenneté en Arabie saoudite le 25 octobre. Cette annonce a été faite lors du sommet Future Investment qui s’est tenu du 24 au 26 octobre à Riyad.

La nouvelle citoyenne est capable de singer les humains de façon convaincante, en exprimant des émotions complexes avec son visage et même en produisant quelques traits d'humour surprenants...

Plus étonnant encore pour certains observateurs, Sophia bénéficie de quelques droits supplémentaires par rapport à ses concitoyennes saoudiennes ; elle peut apparaître en public sans porter le voile intégral et sans tuteur.

Plus de droits pour un robot que pour les Saoudiennes ? Twitter ironise

Ces détails, lourds de sens, n'ont pas échappé aux plaisantins de la toile qui ont ironisé sur cette différence de traitement.

Certaines ont déploré que l'Arabie saoudite n'accorde des «droits complets» qu'à un robot, «étranger qui plus est».

D'autres ont voulu prévenir Sophia de ce qu'elle allait devoir endurer. «Chérie, tu n'imagines même pas ce qui t'attend», a écrit une internaute.

En guise d'introduction à son nouveau pays d'adoption, une internaute a rhabillé Sophia en accord avec la coutume saoudienne.

ROBOT VOILEE

(...)

Elle voulait «détruire les humains»

Avant de devenir citoyenne saoudienne, Sophia avait déjà défrayé la chronique, notamment en mars 2016 au festival SXSW à Austin aux Etats-Unis, lorsque son créateur, le roboticien David Hanson, lui avait demandé en guise de blague, en pleine démonstration : «Veux-tu détruire les humains ? S'il te plait, réponds non.»

Ne percevant sans doute pas le caractère humoristique de la proposition, Sophia avait répondu : «Ok, je vais détruire les humains

Les robots : l'avenir de l'Arabie saoudite

L'annonce de la citoyenneté de Sophia fait écho à la volonté de l'Arabie saoudite de construire une nouvelle ville ultramoderne qui coûtera la bagatelle de de 500 milliards de dollars. La mégalopole, qui portera le nom de «Neom», sera construite sur un site naturel au nord-ouest du royaume et s'étendra sur 26 500 kilomètres carrés, soit une zone 33 fois plus grande que New York. La ville possède déjà son propre compte Twitter et son propre site web.

Selon les autorités saoudiennes, Neom sera entièrement alimentée en énergie éolienne et solaire et tous les services de la ville seront entièrement automatisés, les tâches répétitives et pénibles seront ainsi entièrement gérées par des robots, comme Sophia.

https://francais.rt.com/international/45079-arabie-saoudite-sophia-premiere-citoyenne-robotique-monde-ne-porte-pas-le-voile

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Ne parlons plus de ‘terrain glissant’ – Israël est déjà un Etat d’apartheid

Cet article est intéressant, non par ce qu’il nous apprend ou par la thèse qu’il développe mais par le fait que celui qui veut appeler un chat un chat est Neil Macdonald, un journaliste canadien qui s’exprime dans un média traditionnel, où il assume la fonction d’éditorialiste; le Canadian Broadcasting Corporation, l’équivalent de feu l’ORTF en France. Il va sans dire que seul un journaliste dont la carrière est déjà faite ou derrière peut se permettre une telle liberté d’expression. 

ARG ISRAEL MUR JERUSALEM

Ne parlons plus de ‘terrain glissant’ – Israël est déjà un Etat d’apartheid

Depuis l’élection de Donald Trump, la colonisation se poursuit avec un enthousiasme renouvelé.

Le moment est venu d’appeler un chat un chat. Il est temps d’être d’accord avec une longue liste de leaders politiques, universitaires et personnages publics israéliens de droite comme de gauche, dont trois anciens premiers ministres, un lauréat du prix Israël, deux anciens chefs du service de sécurité intérieure israélien, le Shin Bet, et un des principaux journaux du pays qui ont tous prévenu que l’Etat juif était en train de devenir, ou est déjà, un Etat d’apartheid.

Je choisirais cette dernière caractérisation.

Il est intéressant de constater que, dans le discours israélien, cette affirmation semble être devenue routinière, alors qu’elle reste sulfureuse en Occident, où des activistes pro-israéliens consacrent beaucoup d’anergie à scruter les médias, le monde universitaire et le discours politique, prêts à accuser d’antisémitisme ou d’incitation [à l’antisémitisme] dès que ce mot est utilisé.

Songez à l’indignation et au venin dont a été accablé l’ancien Président Jimmy Carter, sous les auspices duquel l’accord de paix entre l’Egypte et Israël avait été signé, quand il a intitulé son livre de 2006 « Palestine: la Paix, pas l’apartheid. »

Soudainement, Carter était passé du statut de lauréat du prix Nobel de la paix et d’homme d’État à celui de vieil homme sous l’emprise des terroristes, du moins aux yeux des partisans d’Israël, dont une fraction importante de ses propres troupes, les Chrétiens évangéliques américains.

Un chat est un chat

Mais la réalité est la réalité, et un chat un chat. Comme l’avait dit feu Yossi Sarid, longtemps dirigeant du parti israélien Meretz et ancien ministre de l’éducation : « Ce qui agit comme un apartheid, est gouverné comme un apartheid et harcèle comme un apartheid, n’est pas un chat – c’est l’apartheid. »

En juin dernier, l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak a réaffirmé la position qui est la sienne depuis des années : « si nous continuons à contrôler l’ensemble du territoire de la Méditerranée au fleuve Jourdain où vivent quelque 13 millions de personnes – huit millions d’Israéliens et cinq millions de Palestiniens… si une seule entité gouvernait toute cette région, nommée Israël, elle deviendrait inévitablement – c’est le mot clef, inévitablement – soit non juive, soit non démocratique. » Le pays est, répétait-il, « sur une pente glissante » qui se terminera en apartheid.

La ligne de séparation entre les personnalités israéliennes qui utilisent le terme ici et maintenant, plutôt que comme un avertissement pour ce qui pourrait arriver, semble porter sur la persistance d’un « processus de paix », avec sa promesse d’un Etat palestinien et son autogouvernement.

Et à l’époque où j’étais en poste à Jérusalem pour CBC News à la fin des années 1990, cela semblait vraiment de l’ordre du possible, même si c’était peu probable.

Depuis lors, le processus de paix – jamais enthousiaste – s’était complètement effondré. L’expansion des colonies juives en Cisjordanie s’est poursuivie et, depuis l’élection de Donald Trump, la colonisation s’est accélérée connaissant un regain d’enthousiasme.

Leur existence est en fait saluée à chacun de ses déplacements par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

« Nous sommes ici pour rester, pour toujours, » a-t-il déclaré il y a deux mois dans la colonie de Barkan où il commémorait le 50èmeanniversaire de l’occupation de la Cisjordanie par Israël.

« Il n’y aura plus de démantèlement de colonies sur la terre d’Israël. » (La « Terre d’Israël » par opposition à l’Etat d’Israël est un terme utilisé par la droite israélienne pour parler du territoire situé entre le Jourdain et la méditerranée, et parfois même au-delà).

Ayelet Shaked et Naftali Bennett, respectivement ministres israéliens de la justice et de l’éducation, ont dit que les Palestiniens devaient comprendre qu’ils n’auront jamais un Etat. Le ministre de la défense, Avigdor Lieberman, lui-même colon, a dit qu’il n’y avait « aucun espoir » d’un Etat palestinien sur lequel il y aurait accord mutuel, mais il a mis en garde Naftali Bennett contre la promotion d’une annexion pure et simple :

« Ce que Bennett et son parti Foyer Juif proposent est un état binational classique », a déclaré Liberman il y a deux ans. « Ils doivent décider s’ils parlent d’un Etat binational entre le Jourdain et la Méditerranée … ou s’ils parlent d’un Etat d’apartheid ».

Sous-classe palestinienne

La logique de Lieberman semble être que tant que les Palestiniens sont simplement occupés et gouvernés par un ensemble de lois différent, avec beaucoup moins de droits que les Israéliens (par opposition au fait de leur refuser un Etat mais de leur donner le droit de vote dans une version élargie d’Israël, ce que la droite israélienne considère comme un suicide national), alors ce n’est pas vraiment l’apartheid.

Mais à ce stade l’annexion consisterait simplement à officialiser un fait accompli.

Ces dix dernières années, la doctrine du « Mur d’acier » de Ze’ev Jabotinsky a donné naissance à un véritable mur, parfois en acier, qui court à peu près le long des frontières de 1967 de Gaza et de la Cisjordanie. Les principales routes depuis Jérusalem vers Ramallah et Naplouse au nord, et vers Bethléem et Hébron au sud sont désormais coupées par des barrières fortifiées gigantesques. Les colons juifs, environ 750 000 personnes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, ont une liberté complète de mouvement sur des routes qui leur sont réservées et sont effectivement interdites à la sous-classe palestinienne privée de ses droits.

Les colons soupçonnés de crimes jouissent de tous leurs droits devant les tribunaux israéliens ; les Palestiniens subissent les tribunaux militaires, l’emprisonnement pour une durée indéfinie sans inculpation (« détention administrative ») et les punitions collectives. Les colons ont le droit de porter des armes et de s’en servir en auto-défense; pas les Palestiniens. Les colons jouissent du droit de propriété. Les palestiniens revendiquent leurs propriétés. Et cetera.

Netanyahou présente tout cela comme une question de survie nationale, avertissant que toute terre concédée sera immédiatement occupée par des terroristes fondamentalistes déterminés à détruire l’État d’Israël, avec ses armes nucléaires, ses chars, ses avions de combat, ses systèmes de défense antimissile et ses plus 600 000 soldats d’active et troupes de réserve.

Sa définition du terrorisme est nuancée; lors d’une manifestation commémorant il y a quelques années le 60ème anniversaire de l’attentat à la bombe de l’hôtel King David par des combattants de l’Irgoun, considéré comme un acte terroriste par le gouvernement britannique, Netanyahou a qualifié les auteurs de combattants militaires légitimes et a prévenu le gouvernement britannique indigné de surveiller son langage.

Mais dès lors, une vision du monde élastique est apparemment nécessaire pour maintenir le statu-quo; quand le Fatah de Mahmoud Abbas a signé récemment un accord de réconciliation officielle avec les « terroristes » du Hamas qui gouvernent Gaza, Israël et les Etats-Unis s’y sont opposés, affirmant qu’une telle entente met en danger, mais oui, le processus de paix. Le fait que les terroristes actuels tendent à devenir les hommes d’État de demain (les poseurs de bombes de l’Irgoun rejoignirent le gouvernement israélien naissant et l’ancien chef de l’Irgoun, Menahem Begin, devint Premier ministre) n’est apparemment pas pertinent dans ce contexte.

En tout cas, la pente glissante dont parlait Ehud Barak est maintenant dans le rétroviseur. Le chat de Yossi Sarid est arrivé. Reconnaissons ce fait, laissons tomber les faux-semblants et avançons.

Par Neil Macdonald | Oct 24, 2017 | cbc.ca

Traduit de l’anglais par Djazaïri

Source:https://mounadil.wordpress.com/2017/10/27/appelons-un-chat-un-chat-letat-juif-est-un-etat-dapartheid/

http://arretsurinfo.ch/ne-parlons-plus-de-terrain-glissant-israel-est-deja-un-etat-dapartheid/

 

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Brèves d'anti- presse

MC CIGOGNESQuelques brèves intéressantes...

 

GAZ SARIN | Comment dégonfler une manip foireuse?

Les massacres de Ghouta et de Khan Cheïkhoun, en Syrie, ont ému la planète. Des centaines de civils y ont été massacrés à l’arme chimique. Aussitôt, l’administration US et ses satellites ont pointé du doigt le gouvernement de Damas sans avancer un début de preuve et sans expliquer en quoi des crimes révoltants contre sa propre population pouvaient servir la cause de M. Assad. Seul le gouvernement, selon eux, possédait de tels moyens de destruction.

 Or voici que l’administration américaine admet par la bande que ses alliés de circonstance — en l’occurrence le groupe Hayat Tahrir al-Sham — possèdent des armes chimiques et qu’ils les ont utilisées. Elle le fait de la manière la plus anodine, au travers de ses admonestations aux voyageurs à l’étranger.

Déconseillant tout déplacement en Syrie, le Département d’Etat note entre autres que

«La tactique de l’EI, de Hayat Tahrir al-Sham et d’autres groupes extrémistes violents comprend le recours aux kamikazes, à l’enlèvement, aux armes lourdes et légères, aux bombes artisanales et aux armes chimiques.»

Or il se trouve que le groupe en question, allié à d’autres mouvements salafistes, contrôlait justement la ville de Khan Cheïkhoun en avril dernier, lorsque ledit groupe a accusé l’aviation syrienne d’avoir bombardé les civils au gaz sarin. Il n’a pas permis pour autant que des enquêteurs indépendants viennent vérifier ses accusations.

«Pendant ce temps, HTS et ses alliés ont interdit jusqu’à ce jour l’accès du site du massacre à tout groupe d’observateurs international. La mission d’enquête de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, par exemple, a admis que “pour des raisons de sécurité, la mission n’a pas été en mesure de visiter Khan Cheïkhoun".»

Pendant des mois et des années, les médias de grand chemin occidentaux ont relayé sans vérification ni contre-enquête les manipulations de l’«opposition» syrienne — laquelle s’est avérée entièrement composée d’extrémistes à la solde de puissances étrangères. Mieux encore, ils ont discrédité comme «partisans de Bachar» tous ceux qui mettaient en doute leur narration.

Mais cette narration, justement, a échoué et il s’agit d’ensevelir le caca sous le tapis. L’avertissement aux voyageurs du Département d’Etat fait partie de la tactique. Plutôt que de laisser éclater la baudruche, on procède par dégonflage progressif. D’ici quelques mois, lorsqu’il seront bien contraints d’entériner le maintien en place de Bachar al Assad, nos maîtres et leurs porte-voix médiatiques diront qu’ils ont «toujours su» que les djihadistes travaillaient au gaz sarin…

http://log.antipresse.net/post/gaz-sarin-un-aveu-discret-mais-significatif-du-gouvernement-americain

 


 

 La stratégie des "NATO Girls"

 


 

Le public ne s’en souvient plus et les médias ont tout fait pour qu’il l’oublie: lorsqu’elle lança son attaque contre la Serbie en mars 1999 suite à la manipulation de Raçak et à l’échec des pourparlers de Rambouillet, il fallut 78 jours de bombardements continus à l’OTAN pour contraindre à la négociation un petit pays épuisé par les guerres civiles et l’embargo. Ceci malgré un rapport de forces militaire évalué à 800 contre 1!

A l’époque, l’Alliance occidentale s’est contentée de mener des bombardements de haute altitude et a reculé devant l’idée d’une invasion terrestre. A son habitude, elle a utilisé des «gurkhas», en l’occurrence les terroristes de l’UÇK qu’elle a équipés et formés en Albanie voisine. Cet unique affrontement «direct» avec les forces serbes, s’était soldé par une débâcle cuisante.

A l’époque, nombre d’observateurs s’étaient demandé ce que ferait cette alliance face à un ennemi plus puissant. La réponse vient d’arriver de l’intérieur de l’organisation au travers d’un rapport confidentiel révélé par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. On peut lire un résumé des points saillants sur Opex360.

Cela étant, les lamentations sur la «faiblesse» et la «vétusté» de la plus grande alliance militaire au monde — assorties d’évocations fantasmatiques de l’«agression russe» — ont surtout pour but de maintenir la pression sur les budgets des Etats-membres et d’assurer la survie du complexe militaro-industriel américain. D’où la fonction «stratégique», en termes de marketing sinon d’efficacité militaire, des NATO Girls, ces ministres de la Défense systématiquement femmes, systématiquement souriantes et de préférence blondes face au Bouriate bouddhiste et bourru qui commande l’armée russe.

http://log.antipresse.net/post/otan-puissance-doperette-ou-supermarche-de-la-peur

 

SCIENCE | Votre esprit vous survit

…Autrement dit: quand vous mourez, vous savez que vous êtes mort! Une étude scientifique d’envergure démontre en effet que l’esprit continue de fonctionner même après que le dernier signe de vie s’est éteint dans un corps humain.

«L’affirmation est du Dr Sam Parnia, directeur des urgences et des recherches en réanimation de la NYU Langone School of Medicine, à New York. Lui et son équipe ont examiné des gens qui avaient été réanimés après avoir été techniquement morts suite à des arrêts cardiaques… Certaines des personnes interrogées ont déclaré qu’elles étaient pleinement conscientes des conversations qui se tenaient autour d’elles et qu’elles voyaient les objets dans leur environnement même après avoir été déclarées mortes. Ces récits ont ensuite été recoupés par le personnel médical et infirmier présent sur place.»

La conscience post-mortem étant établie, il ne reste plus à la science moderne qu’à résoudre la question principale: y a-t-il chez les humains une conscience avant la mort?

http://log.antipresse.net/post/science-votre-esprit-vous-survit

 

ISRAËL | Des «cigognes» neutralisent un F-35!

Le 16 octobre dernier, alors que le ministre russe de la défense Serguéï Choïgou arrivait en visite en Israël, des avions israéliens attaquaient une batterie de missiles DCA syrienne proche de la frontière libanaise. Ladite batterie avait eu le culot de viser un peu plus tôt un avion israélien qui avait violé l'espace aérien de son pays.

La coïncidence de ces deux événements avait sans doute pour but de «montrer les dents» à la Russie. Cependant, il se pourrait bien que la dentition ainsi exhibée ait surtout montré ses caries.

La Syrie a en effet reconnu avoir subi des «dégâts matériels», mais affirme aussi avoir accroché un chasseur furtif F-35 tout neuf avec un missile S-200 qui, lui, relève du magasin d'antiquités. Tel Aviv a nié, mais on pouvait lire dans les médias israéliens, quelques heures seulement après l'incident, qu'un F-35 avait été «renvoyé au garage» par… une collision avec deux cigognes.

Encore une coïncidence totalement fortuite… mais qui pourrait avoir des conséquences gênantes, tant pour la crédibilité de l’armée israélienne que pour les actions du constructeur, Lockheed-Martin.

Le F-35 est l’avion de combat le plus cher au monde. Son développement a coûté plus de 400 milliards de dollars et a été marqué par les retards et les couacs. Qu’il ait été «renvoyé au garage» par deux cigognes ou par un missile vétuste, les futurs clients pressentis (dont, on se demande pourquoi, la pacifique Suisse) vont réfléchir à deux fois avant d’acheter ce coucou plus capricieux qu’une diva de la pop.

On se souviendra utilement à ce propos que l’ancêtre furtif du F-35, le F-117 NightHawk, a été furtivement mais totalement retiré du théâtre des opérations après qu’un de ses exemplaires eut été abattu par un missile sol-air au quatrième jour du bombardement de la Serbie, le 27 mars 1999. La DCA serbe avait déclaré, à l’époque, qu’elle «ne savait pas» qu’il était invisible.

Source: Zerohedge via le Saker francophone.

http://log.antipresse.net/post/israel-des-cigognes-neutralisent-un-f-35

 

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lundi 30 octobre 2017

«On trouve normal qu'une part de notre information soit dans la main de multinationales américaines»

La décision de Twitter d'interdire à RT de recourir à la publicité est pour l'économiste Olivier Berruyer «une étape de plus dans une reprise en main du net» qui pose en creux la question du rôle et contrôle de ces géants du web devenus omniprésents.

ARG GAFA LIB EXPR

RT France : Que vous inspire la décision de Twitter d'interdire à tous les comptes liés à RT de faire de la publicité sur son réseau, outil que la plupart des médias utilise régulièrement ?

Olivier Berruyer (O. B.) : Au delà du cas particulier de Russia Today, c'est une étape en plus dans une reprise en main inquiétante d'internet. Ce qui est important, c'est le principe : Twitter s'arroge le droit d'aller empêcher un média d'augmenter la diffusion de ses articles, comme le font ses confrères. On peut critiquer tel ou tel article de ce média mais cela doit alors se faire dans l'espace public : c'est aux autres médias, aux blogueurs, aux citoyens d'analyser et critiquer les articles qui posent problème. 
Or, ici, on voit bien que la discussion ne porte pas sur tel ou tel article qui pourrait être problématique, il s'agit de l'ensemble des articles du média qui sont mis en cause. C'est donc un pas de plus vers une reprise en main d'internet à laquelle on assiste depuis le Brexit et l'élection de Donald Trump - moment dont j'estime qu'il correspondra probablement au maximum historique de la liberté d'expression et d'information sur internet. 


C'est de plus en plus inquiétant, puisque quelques structures privées – je pense surtout à Google, Twitter et Facebook – se mettent à jouer un rôle actif dans la diffusion ou la non diffusion de ce qui doit arriver jusqu'aux oreilles des citoyens. Et il n'y a aucun contrôle sur les actions de ces structures. Or cela reste avant tout des sociétés privées, qui existent essentiellement pour vendre de la publicité, mais qui sont en pratique quasiment des opérateurs de service public.


Evidemment, Russia Today diffuse une vision russe, comme les autres médias présentent une vision généralement proche de leurs propres gouvernements –et qui ne sont pas en reste pour la diffusion de malinformation. Il ne faut pas hésiter à porter un regard critique sur toutes les sources d'informations, mais il faut faire très attention à la problématique de la censure, qui prend une forme de plus en plus discrète avec les nouvelles technologies : plutôt que d'interdire la diffusion d'une information, il suffit de la noyer parmi les autres et de ne pas lui faire de publicité.


Sur le cas particulier de Russia Today, la pudeur de Twitter est assez risible quand on voit que l'ensemble des grands médias mainstream ont tous essayé d'influencer l'élection présidentielle américaine, et qu'ils sont fous de rage de ne pas y être arrivés malgré (ou à cause de ?) leur unanimisme. De plus, les Etats-Unis ne se privent pas pour aller influencer élections et vie politique dans la plupart des pays de la planète. Enfin, on constate que d'autres pays, qui influent bien plus que la Russie sur la politique américaine ne sont jamais critiqués – l'Arabie saoudite par exemple... Il est donc assez surréaliste de voir de telles décisions, un tel deux poids, deux mesures. Le tout dans une espèce de délire anti-russe persistant. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas des choses à critiquer en Russie, mais la comparaison du traitement obsessionnel de ce pays avec d'autres est encore une honte pour nos médias. Le pire étant que cette hystérie fait que, mois après mois, on abat des pans importants de la liberté d'expression et d'information.


Le Brexit et l'élection de Donald Trump ont montré au pouvoir à quel point internet pouvait être dangereux pour sa propre propagande. Evidemment, on y trouve des âneries et des mensonges, mais il y a aussi de très bonnes choses. Ce n'est donc pas le rôle des gouvernements ou de sociétés privées, uniquement là pour vendre de la publicité, de décider de ce que les citoyens peuvent voir ou non. C'est aux citoyens d'en discuter.


RT France : En quoi ce pouvoir des réseaux sociaux et moteurs de recherche est-il inquiétant selon vous ?

O. B. : C'est un problème de principe. On a des opérateurs qui sont en train de sortir de leur neutralité. Or s'ils ne sont plus neutres, la question qui se pose est : qui les contrôle ? Qui décide de ce qui est vrai et ce qui est faux, de ce qui est partiel et partial ? C'est parfois évident, mais c'est parfois plus complexe. Comme je le disais, l'attitude d'à peu près 95% des grands médias mainstream dans la campagne américaine a été stupéfiante. Cela les a fait sortir de leur rôle de médias, pour passer à un rôle de chargés de communication d'Hillary Clinton. Evidemment, on peut être pour ou contre chaque candidat, mais la question essentielle reste : quel est le rôle d'un média ? Il est intéressant d'ailleurs de voir qu'alors qu'ils sont de plus en plus discrédités, les grands médias sortent justement de plus en plus de leur rôle, censé être neutre.

 

RT France : Que pensez-vous de la dépendance de plus en plus forte des médias vis-à-vis des réseaux sociaux ?

O. B. : Disons que c'est la façon actuelle de consommer l'information, ce qui est une raison de plus de pouvoir contrôler ce que font Facebook, Twitter, Google et les autres. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Si on s'amuse à leur demander des comptes, ils vous expliquent que ce sont des sociétés privées, qui font donc ce qu'elles veulent. Mais leur prééminence fait qu'ils ne sont plus de simples opérateurs privés, ils ont un statut quasiment de service public. Il est hors de question à mon sens de laisser ces structures, privées et accessoirement américaines, décider de ce que le citoyen est autorisé à entendre ou non.

RT France : Qui pourrait justement contrôler ces géants du net ?

O. B. :  Il y a des possibilités assez larges. Il peut y avoir des hautes autorités indépendantes, cela peut être des citoyens, des chercheurs qui iront vérifier ce qui se passe dans l'arrière-boutique de ces structures. Aujourd'hui, comment marche l’algorithme de Google ? Personne n'en sait rien. Simple hypothèse : qui dit que demain, Google n'ira pas sciemment modifier son algorithme pour que les articles de RT arrivent en page 3 des résultats ? S'ils le font, spontanément ou à la demande de leur gouvernement, ils n'en diront rien mais vous constaterez que vous êtes mal classé. Vous ne pourrez pas vous plaindre, car ils vous diront qu'il n'y a pas de censure car vous êtes bien dans les résultats et que vous n'avez pas un «droit à être dans les premières pages». Mais quand on est dans la troisième page des résultats Google, on est quasiment mort car personne n'y va jamais. 


Bien sûr ce n'est qu'une hypothèse, mais elle reste possible, et il est impossible, pour le citoyen, de vérifier que ça n'arrive pas, C'est en réalité un immense problème, mais ce sujet n'est absolument pas débattu. On trouve normal qu'une part de notre information soit dans la main de multinationales américaines. Et c'est vraiment inquiétant...

https://francais.rt.com/opinions/45017-on-trouve-normal-part-information-main-multinationales-americaines

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Majorité silencieuse ? 300 000 personnes manifestent à Barcelone pour l'unité de l'Espagne

Sous le slogan «la Catalogne c'est nous tous», plusieurs centaines de milliers de partisans de l'unité de l'Espagne ont manifesté dans les rues de Barcelone le 29 octobre, dénonçant la déclaration d'indépendance proclamée par le Parlement catalan.

ACT ESPAGNE RT

Environ 300 000 personnes ont manifesté le 29 octobre à Barcelone pour l'unité de l'Espagne, deux jours après la déclaration d'indépendance proclamée par le Parlement catalan, selon la police municipale.

La Société civile catalane, organisatrice de cette manifestation sous le slogan «la Catalogne c'est nous tous», a pour sa part estimé la participation à 1,1 million de personnes, alors que les autorités espagnoles évoquent le chiffre d'un million de manifestants.

La manifestation a envahi l'une des avenues emblématiques de Barcelone, le Paseig de Gracia, inondé de drapeaux espagnols et où résonnait le slogan «Puigdemont, en prison !», en référence au président indépendantiste catalan, destitué par Madrid le 27 octobre.

«Les séparatistes vivent dans un monde parallèle, un peu surréaliste», juge Silvia Alarcon, une manifestante de 35 ans, habitante de la banlieue de Barcelone. Elle se dit «en colère» contre les sécessionnistes s'exprimant au nom de tous, «alors que ce n'est pas le cas».

«Je serais extrêmement fâché si Madrid ne les mettait pas face à leurs responsabilités, judiciairement ou d'une autre manière, ce sont eux les dictateurs, eux qui ont fait passer les choses par la force», renchérit Miguel Angel Garcia Alcala, retraité de 70 ans, arrivé de Rubi, à 22 kilomètres de Barcelone.

Un des organisateurs du rassemblement, Alex Ramos, a fustigé «une déclaration unilatérale d'indépendance illégale et illégitime» qui est selon lui «une folie qui nous a conduits au précipice», rappelant que les partis indépendantistes n'avaient obtenu que 47% des voix aux dernières élections régionales de 2015.

Le 27 octobre, c'est la naissance de la République catalane qu'avaient célébré des dizaines de milliers de personnes à travers la Catalogne. Le gouvernement espagnol du conservateur Mariano Rajoy avait alors déjà reçu l'autorisation du Sénat de mettre en œuvre l'article 155 de la Constitution et ainsi prendre les rênes de la région et y «restaurer l'ordre constitutionnel». La numéro deux de son gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, a été désignée pour diriger la Catalogne.

Alors que les manifestations d'ampleur réclamant l'indépendance de la Catalogne se succèdent, les partisans de l'unité de l'Espagne se font eux aussi entendre en nombre. Le 28 octobre, c'est à Madrid que plusieurs milliers d'opposants à l'indépendance catalane s'étaient fait entendre en descendant dans la rue.

https://francais.rt.com/international/45086-300-000-personnes-manifestent-barcelone-uni%C3%A9-espagne-images

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Ukraine : l’inauguration d’une statue dédiée à Simon Petlioura, signe de la montée du nationalisme ?

Dans la ville de Viinnitsa, un monument en l'honneur du nationaliste ukrainien Simon Petlioura a été inauguré. Un événement qui a indigné la communauté juive dans le pays et au-delà, étant donné qu'il est accusé d'avoir organisé plusieurs pogroms.

ACT UKRAINE RT

Un monument dédié au nationaliste ukrainien Simon Petlioura a été inauguré dans la ville de Vinnitsa, en Ukraine. Ce personnage est immortalisé par une statue en bronze, assis sur un banc, avec une carte du pays sur les genoux.

«C’était un homme qui aimait sincèrement son pays, sa langue natale, qui essayait d’être honnête envers son peuple», a déclaré le chef de l’administration de la ville, Valéri Korovi, lors de la cérémonie d’inauguration, affirmant que les autorités soviétiques avaient «fait tout pour le noircir».

Le monument a été présenté le 15 octobre, Jour du Défenseur de l’Ukraine – une nouvelle fête introduise par le Président Petro Porochenko en 2014. C’est le premier monument représentant Simon Petlioura en pied même si on pouvait déjà voir son buste à Kiev et une plaque dédiée à son souvenir à Poltava.

La ville de Vinnitsa a servi de capitale temporaire à la République populaire ukrainienne, dirigée par Simon Petlioura en 1919-1920. Cet Etat autoproclamé a été créé en 1917, après la révolution bolchevique d’octobre en Russie.  

A tête de la République populaire d'Ukraine, Simon Petlioura a combattu pour affranchir son pays de la Russie soviétique ce qui n'empêche pas des soldats de cet Etat autoproclamé d'avoir organisé plusieurs dizaines, voire de centaines, de pogroms contre la population juive.

Après la défaite et la proclamation de la République socialiste soviétique ukrainienne, en 1920, Simon Petlioura se réfugia à Paris. Six ans plus tard, il a été tué par Sholem Schwartzbard, un horloger et écrivain juif d’origine ukrainienne. Même si ce dernier a clairement revendiqué l’assassinat, la justice française l’a acquitté, jugeant qu’il avait agi sous le coup de l’émotion. 15 membres de la famille de Schwartzbard avaient péri dans des pogroms en Ukraine.

Bernard Lecache, l'un des journalistes qui a suivi le procès, avait même créé la Ligue contre les pogroms pour soutenir l’accusé. C’est cette organisation qui est revenue par la suite la LICA, la Ligue internationale contre l'antisémitisme et ensuite la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA).

Les partisans de Simon Petlioura ont affirmé qu’à titre personnel, il s'était opposé à ces pogroms, mais qu'il avait perdu le contrôle de ses forces armées qui ont entamé des persécutions contre les juifs. Pourtant, la défense de Sholem Schwartzbard, ainsi que plusieurs historiens, ont tenu Petlioura directement responsable, en tant que chef du gouvernement, au motif qu'il n'avait pas mis fin à ces pogroms.

Colère en Israël

La statue de Simon Petlioura a été installée dans le centre d’un ancien quartier juif de Vinnitsa, ce qui n'a pas manqué de susciter d'importantes tensions. La ville de Vinnitsa abrite en effet l'une des plus importantes communautés juives du pays, dont plusieurs membres restent persuadés que Simon Petlioura est responsable de la mort de leurs aînés.

Ksenia Svetlova, députée du parlement israélien, a envoyé une note de protestation à l’ambassadeur d'Ukraine dans son pays, Guennadi Nadolenko. «A mon avis, ce monument insulte la mémoire de plusieurs milliers d’innocents, qui sont morts dans des pogroms terribles», a-t-elle écrit sur sa page Facebook. Quelques jours plus tard, l’ambassadeur d’Israël en Ukraine est lui aussi passé à l'action, utilisant l’installation de ce monument pour évoquer une «tendance de hausse du nationalisme» en Ukraine.

Le 18 octobre, le Congrès juif mondial a dénoncé l’installation de cette statue. «Il est impossible d’imaginer que l’homme que nous qualifions aujourd’hui sans  hésitations de terroriste soit honoré dans la ville où, lui et son régime, ont essayé d’éradiquer la population juive», peut-on lire dans le communiqué du Congrès.

Poussée nationaliste

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’Ukraine faisait partie de l’Union soviétique et a lutté contre le nazisme. Près de 1,3 million de soldats venus de l'Ukraine soviétique ont péri pendant le conflit. Cependant, l’attitude du gouvernement ukrainien envers l'héritage de la Grande Guerre patriotique (Seconde Guerre mondiale) a beaucoup changé depuis.

Un jour avant l’inauguration du monument dédié au nationaliste ukrainien, des centaines d'activistes d’extrême-droite avaient procédé à une marche aux flambeaux à Kiev. Ils célébraient le 75e anniversaire de création de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, un groupe paramilitaire nationaliste ukrainien qui a ouvertement coopéré avec les nazis et est considérée responsable de graves violences, dont les massacres des Polonais en Volhynie.

Un dernier épisode dans une longue série de marches en honneur des collaborationnistes ukrainiens, organisés par les groupes nationalistes qui sont de plus en plus actifs dans le pays. Il en va jusqu’à l’intégration de certains mouvements ultranationalistes dans les structures étatiques : c’est le cas pour le bataillon Azov, une organisation paramilitaire de volontaires qui s’est formée en 2014 des membres de groupes de l’extrême-droite. Intervenant à Donetsk et Lougansk contre les milices populaires, le bataillon controversé a été intégré à la Garde nationale ukrainienne en septembre 2014.

En 2010, Stepan Bandera, nationaliste ukrainien a reçu le titre de «héros de l'Ukraine». Dans les années 1940, il avait créé une légion ukrainienne de la Werhmacht pour lutter contre la Pologne et l’Union soviétique dans le cadre de son combat pour l’indépendance de l’Ukraine. Les autorités ukrainiennes ont érigé de nombreux monuments et nommé des rues en l’honneur de ce chef de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne, ainsi que du commandant d'un autre bataillon ukrainien de la Wehrmacht, Roman Choukhevytch.

En 2015, l'Ukraine avait adopté une loi de «décommunisation», mettant à égalité les symboles nazis et soviétiques, bannissant du même coup ces derniers.

Et à quelques jours du 72e anniversaire de la victoire sur les nazis, le procureur général d'Ukraine a ouvert une enquête contre un ancien combattant soviétique de la Seconde Guerre mondiale accusé d'avoir tué, il y a plus de 65 ans, des membres d’un groupe nationaliste ayant collaboré avec l'occupant nazi.

https://francais.rt.com/international/44974-monument-nationaliste-petlioura-responsable-pogroms


 

Espérons que BHL a été invité par ses amis ukrainiens...

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Posté par UPR Creuse à 07:47 - - Permalien [#]
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