samedi 30 septembre 2017

Barcelone et Madrid à l’heure du choc

A la veille du référendum catalan qui crispe l’Espagne tout entière, personne ne sait à quoi ressemblera cette journée électorale inédite. Les tensions entre les deux camps sont attisées par l’imbroglio juridico-légal de ces dernières semaines

file6wvy73yaomr7uycv2hgPour qualifier ce que suppose le référendum d’autodétermination interdit de ce dimanche, on parle ici de «choque de trenes» – littéralement le choc entre deux trains, c’est-à-dire entre deux autorités, celles de Madrid et celles de Barcelone. Pour l’heure, personne ne sait de science certaine à quoi ressemblera cette journée électorale inédite: les votants catalans pourront-ils déposer leur bulletin dans une urne? Pourront-ils même s’approcher des quelque 6300 collèges électoraux, essentiellement des établissements scolaires, répartis dans toute la Catalogne? Quel sens a cette consultation, sans même l’ombre d’un recensement officiel?

Conséquences imprévisibles

En effet, applaudi par le gouvernement central, le parquet espagnol a exigé la mise sous scellés de tous ces lieux et a menacé de «poursuites pénales» toutes les personnes qui désobéiraient à ces ordres. Le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, l’a dit et répété: ce référendum, prohibé par les autorités à Madrid, ne doit pas avoir lieu. Le chef de l’exécutif séparatiste, Carles Puigdemont, dit, lui, exactement le contraire: «Il est impensable qu’il n’ait pas lieu.» D’où l’inévitable «choc des deux trains» aux conséquences imprévisibles.

Un rapport onusien a exhorté le gouvernement espagnol à respecter les «droits fondamentaux»: une référence aux nombreuses perquisitions et aux interpellations de hauts fonctionnaires catalans menées sur ordre du parquet pour stopper net l’organisation du référendum.

Dialogue de sourds

A la veille de ce rendez-vous électoral qui crispe l’Espagne tout entière, on assiste à un imbroglio juridico-légal, auquel la majorité ne comprend rien. La clé du dialogue de sourds entre l’Etat espagnol et les autorités régionales de cette Catalogne rebelle tient à une conception diamétralement opposée des priorités et des légitimités.

Depuis l’interdiction prononcée à sa demande par le Tribunal constitutionnel début septembre, le gouvernement Rajoy a enjoint hier à ses adversaires sécessionnistes de «reconnaître l’autorité judiciaire» espagnole, et donc de «suspendre immédiatement le référendum». Les intéressés n’ont pas tardé à réagir, par la voix de ministre catalan de l’Intérieur, Joaquim Forn, pour qui «la liberté du peuple catalan de décider de son avenir est supérieure à l’obéissance à la loi espagnole». L’affrontement est donc servi.

Ambiguïté périlleuse

La tension est d’autant plus forte que les Mossos d’Esquadra, le corps policier de Catalogne, laissent planer une périlleuse ambiguïté sur l’attitude qu’ils adopteront ce dimanche. Or, avec leurs effectifs de quelque 16 500 agents, leur rôle est déterminant. Leur major, Josep Lluis Trapero, a certes accepté de «se soumettre aux ordres judiciaires»; mais, dans le même temps, il a affirmé hier ne pas être disposé à bloquer l’accès aux collèges électoraux «s’il y a des risques d’émeutes». En clair, si de nombreux votants insistent pour passer outre les barrages policiers, les Mossos ne s’y opposeront pas.

Renforts policiers venus du reste de l’Espagne

Cette incertitude conduit à une autre interrogation: les renforts policiers venus du reste de l’Espagne seront-ils capables à eux seuls de contenir la participation citoyenne? Une certitude: leur présence massive – on parle d’une dizaine de milliers de gardes civils et de policiers nationaux sur place – suscite en Catalogne un rejet considérable. Notamment les agents qui ont été logés pour l’occasion dans trois bateaux de croisière dans les ports de Barcelone et de Tarragone.

«Pour nous, ce sont des forces d’occupation qui se comportent comme lors de la dictature franquiste», enrage Jordi Sanchez, porte-parole de l’Assemblée nationale de Catalogne, l’Anc, une très puissante organisation citoyenne indépendantiste.

Une légalité autoritaire face à la désobéissance civile

Dans les deux camps, certaines attitudes sectaires n’aident pas à la concorde. Une vidéo virale – qui horrifie les sécessionnistes, et bien d’autres – circule sur les réseaux sociaux montrant des gardes civils partant de diverses casernes espagnoles avec leurs convois vers la Catalogne, acclamés aux cris de «Allez-y, vous les aurez!». «Ce genre de scène est effrayant, dit la chroniqueuse Pilar Rahola, de tendance séparatiste. On croirait assister au départ d’un corps expéditionnaire dans une colonie rebelle!»

Dans le camp «espagnoliste», qui inclut une large partie des 7,5 millions de Catalans, on se plaint de l’intolérance exprimée par les milieux séparatistes les plus ultras: insultes à des artistes catalans (comme celles visant l’écrivain Marsé, le chanteur Serrat) pour avoir exprimé des doutes sur la consultation; ou encore, comme le signale l’organisation Reporters sans frontières, «des menaces et des intimidations contre des journalistes espagnols ou étrangers». Pour l’analyste Eugenia Palop, on est en présence d’une légalité autoritaire, d’un côté, face à une désobéissance civile, de l’autre. Explosif.

https://www.letemps.ch/monde/2017/09/28/barcelone-madrid-lheure-choc

Posté par ddupr à 18:04 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Barcelone s'apprête à vivre une nuit de siège

Des parents d’élèves occupent 163 écoles devant servir de locaux de vote en vue du référendum sur l’autodétermination de la Catalogne. La police espagnole a, quant à elle, perquisitionné le centre de télécommunication.

file6wwuycr6405ep0cuipbIl n’y a guère plus qu’un hélicoptère de la police espagnole qui tournoie au-dessus de Barcelone. L’espace aérien de la zone métropolitaine (sans affecter l’aéroport international) est fermé jusqu’au 2 octobre afin d’empêcher la prise d’images aériennes de la foule qui pourrait se réunir dimanche à l’occasion du référendum d’autodétermination de la Catalogne.

Hormis les bus et caméras des médias internationaux, il règne une certaine tranquillité sur la Place de Catalogne et les Ramblas où les touristes s’écoulent en direction de la mer. Mais il suffit de prendre une ruelle pour tomber sur l’une de ses 163 écoles occupée par des collectifs de parents ou de voisins afin d’éviter que la police ne pose des scellés en vue du vote de dimanche. Elles font partie des 1300 écoles désignées comme centre de vote par le gouvernement catalan qui maintient son bras de fer contre Madrid.

Des «boucliers humains»

Le fils de Charlie Pérez fréquente l’une de ses «écoles rebelles»: Llacuna del Poblenou. Il se dit horrifié à la lecture de certains médias espagnols prétendant que les Catalans sont prêts à se servir des enfants et des personnes âgées comme boucliers humains. «On voudrait simplement pouvoir voter en famille. Comme une activité banale», soupire ce descendant d’aragonais qui préfère s’exprimer en espagnol.

Le référendum coïncide avec la rentrée des classes de son fils. «Toutes les écoles avaient ordre d’évacuer les lieux à 16h30, alors que des activités étaient prévues. Mais, au final, la police n’est pas venue.» Plusieurs personnes ont prévu de passer la nuit dans les locaux ce soir.

Suspense matinal

Les Mossos d’Esquadra, la police catalane, a pour ordre d’intervenir dimanche avant 6 heures du matin afin de vérifier si les locaux de vote sont bien fermés, comme le lui demande le Tribunal Supérieur de Justice. Mais la loyauté du corps dirigé par Josep Lluís Trapero soulève quelques doutes du côté du gouvernement central. Le chef des Mossos a déjà indiqué, en milieu de semaine, qu’il privilégierait la sauvegarde de l’ordre public à l’application des instructions.

La gendarmerie espagnole, la Guardia Civil, s’est plainte formellement de l’inaction des Mossos d’Esquadra lors de la vague d’arrestations et de perquisitions visant des hauts fonctionnaires catalans le 20 septembre dernier. Pris à partie par la foule, 18 membres de la Guardia Civil sont restés bloqués pendant 18 heures dans un bâtiment, malgré le fait d'avoir demandé «six fois du soutien» à leurs collègues catalans, détaille la lettre envoyée à l’audience nationale.

Contrôler les réseaux

Une mauvaise aventure qui n’a pas empêché la Guardia Civil de perquisitionner samedi matin le Centre de Télécommunications et Technologie de l’Information (CTTI). C’est depuis ce bâtiment de la périphérie de Barcelone que la Generalitat (le pouvoir exécutif) gère les services informatiques de la région, et donc le système de vote en ligne.

Des forces policières devraient être maintenues sur place jusqu’au 3 octobre par Madrid, qui est également parvenu à contraindre Google à fermer une application de localisation des bureaux de vote. Les anti-référendaires l’ont bien compris, au vu du boycott de l’opposition, le seul véritable enjeu de dimanche sera le taux de participation.

https://www.letemps.ch/monde/2017/09/30/barcelone-sapprete-vivre-une-nuit-siege

Posté par ddupr à 17:52 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Vidéos du jour: manifester pour dénoncer quoi?

Les manifestations se multiplient; logique, Macron met en oeuvre la feuille de route imposée par Bruxelles et les mesures anti- sociales provoquent la colère populaire. Mais défiler derrière des organisations qui ne désignent pas les vrais responsables pose problème...

VID MANIFS MACRON

JE NE MANIFESTERAI PAS CONTRE MACRON !!

https://www.youtube.com/watch?v=INTtkLrt8wE&feature=share

Ajoutée le 26 sept. 2017

Voir également, la dénonciation de Yannick de ceux qui ne veulent pas voir l'UE derrière ce que fait Macron:

Pourquoi Macron prend aux pauvres pour donner aux riches ?

https://www.youtube.com/watch?v=ry_cF829li4

Ajoutée le 30 juil. 2017
"Comme on le sait tous, les hommes politiques sont méchants et ils font le mal par plaisir de faire le mal. Ou bien est-ce que l'explication est un poil plus compliquée que ça et qu'il y a une logique à l'oeuvre dans ces décisions ? Et si en fait Macron n'était pas le vrai responsable de cette politique austère ? Dans cette vidéo, nous allons voir qu'en fait c'est pas de la gentillesse de nos élus qu'il est question, mais surtout on va le faire sans remettre en doute l'idée que Macron soit un connard, parce que faut pas déconner non plus.
/!\ Attention /!\ : A priori il y a eu une confusion de ma part sur la réforme des APL, il s'agit d'une baisse de 5€ (unique) sur le montant mensuel et non pas d'une baisse de 5€ chaque mois comme l'a laissé entendre la formulation communiquée dans les médias. Donc mon reproche adressé aux journaliste est injustifié sur cet exemple, en revanche ça n'invalide pas le reste de mon propos."

Les députés adoptent l’obligation de déclarer tous ses identifiants électroniques

Les députés ont voté hier soir les mesures de contrôle et de surveillance individuelles. Dans le lot, a été adoptée l’obligation pour une personne au comportement suspect de fournir l’intégralité de ses identifiants aux autorités administratives.

COLLOMB ASSEMBLEELe projet de loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme poursuit sa route à l’Assemblée nationale. Les députés ont voté tard dans la nuit l’article 3 du projet de loi où se nichent les mesures de surveillance individuelle comme le port d'un bracelet électronique ou l’obligation de pointer une fois par jour au commissariat du coin, outre l'obligation de résider dans un périmètre déterminé. 

Une autre mesure concerne tout particulièrement le domaine des nouvelles technologies. C'est l’obligation de fournir ses identifiants. Comme relatée dans notre panorama, elle avait été prévue dès le projet de loi initial, mais avait sauté au Sénat. À l’Assemblée, en appui d’une confortable majorité, Gérard Collomb a réinjecté la mesure.

Cette contrainte pèsera là encore sur la personne « à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics ».

Ce n’est à dire vrai qu’une première condition puisque les autorités devront aussi démontrer que celle-ci est entrée « en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme » ou bien a soutenu, diffusé ou adhéré « à des thèses incitant à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes ».

Ceci fait, la personne au comportement et relations louches aura l’obligation de déclarer tous ses « identifiants techniques de tout moyen de communication électronique dont elle dispose ou qu’elle utilise ».

Un seul identifiant oublié, trois ans de prison et 45 000 euros d'amende

Le moindre oubli sera lourdement sanctionné : jusqu’à trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Hier, en séance, un seul amendement sur le sujet a été examiné.

Déposé par des députés de la Gauche démocrate et républicaine il visait à supprimer cette déclaration au motif qu’elle « porte une forte atteinte aux libertés constitutionnelles : respect de la vie privée, secret des correspondances et droits de la défense ».

Selon ses auteurs, comme d’ailleurs les sénateurs, « nul n’est tenu de participer à sa propre incrimination ». Et ceux-ci de revenir sur la décision du Conseil constitutionnel du 4 novembre 2016 qui a rappelé « le principe selon lequel nul n’est tenu de s’accuser, dont découle le droit de se taire ».

Autre argument : cette mesure viendrait heurter le principe de nécessité puisque la loi sur le renseignement prévoit depuis le 24 juillet 2015 une armada de mesures pour « récupérer les identifiants techniques de connexion, sous le contrôle de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement ou du juge administratif, qu’il s’agisse de l’accès aux données de connexion (article L. 851‑1 du Code de la Sécurité intérieure) ou du recueil en temps réel des données de connexion (article L. 851‑2 du Code de la Sécurité intérieure) ».

Enfin, les députés GDR ont jugé « paradoxal » d’inscrire cette obligation dans le droit commun alors qu’elle n’est pas prévue dans le cadre de l’état d’urgence, censé être plus sécuritaire.

Une obligation adoptée « pour des raisons opérationnelles »

En fin de route, vers une heure du matin, le rapporteur a exprimé un « avis défavorable » expliquant rapidement que l’obligation devait être adoptée « pour des raisons opérationnelles ». Et Gérard Collomb de se délester d'un même « avis défavorable », sans autre explication.

La commission des lois avait déjà expliqué que ces informations, qui ne concernent pas les mots de passe, seront « très utiles aux services de renseignement » puisque ces derniers pourront alors suivre à la trace et en temps réel les personnes concernées. Soit un véritable pont dressé avec la loi sur le renseignement.

En séance, juste avant le vote rejetant cet amendement de suppression, Ugo Bernalicis (FI) a fait cette mise au point : « Donc, je résume : on est suspect, on n’a pas de preuve, on est suspect. On peut se voir poser un bracelet avec le consentement, on doit sinon pointer une fois par jour et puis en plus, on doit communiquer ses identifiants, numéro de téléphone, etc. (…) C’est aller très loin dans la remise en cause des libertés individuelles (...) ou alors les principes évoqués de se taire (…) ne veulent plus rien dire dans cette ère d’infrasoupçon ». (3:46:00 de la vidéo).

https://www.nextinpact.com/news/105265-les-deputes-adoptent-lobligation-declarer-tous-ses-identifiants-electroniques.htm?skipua=1

Posté par ddupr à 08:57 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

[Invité] Russeurope en exil (forcé), par Jacques Sapir

Comme l’explique Jacques Sapir dans cet article, il s’est vu privé de l’accès à son blog.

ARG EXIL SAPIRC’est donc tout naturellement que Les-Crises hébergera ses prochains billets, le temps que la situation se résolve – espérons au plus vite…

Olivier Berruyer

Russeurope en exil (forcé), par Jacques Sapir

Mon carnet scientifique, ouvert en septembre 2012 sur Hypotheses.org vient d’être suspendu. Je ne puis plus installer de notes ni faire des modifications sur les textes publiés. Le communiqué, signé par Marin Dacos, directeur d’Open Edition dit :

« Le carnet que vous consultez est désormais une archive et ne sera plus alimenté. Les droits d’accès en écriture ont été retirés à son auteur par l’équipe d’OpenEdition.

À de nombreuses reprises, l’auteur du carnet y a publié des textes s’inscrivant dans une démarche de tribune politique partisane, déconnectés du contexte académique et scientifique propre à Hypothèses et constituant une condition indispensable pour publier sur la plateforme. »

Je conteste formellement cette affirmation et cette procédure, dont on peut s’étonner qu’elle survienne maintenant alors que je publie tout type de textes depuis l’ouverture du carnet, fin septembre 2012. Mais, tous les textes publiés sont en relation avec mes recherches, qu’il s’agisse d’articles scientifiques, de notes de travail, ou d’articles de réaction à l’actualité. Tous ces textes s’inscrivent dans le contexte de mes recherches. De plus, et il faut l’ajouter, de nombreux carnets réagissent eux-aussi à l’actualité.

Parme les textes qui me sont reprochés il y a les textes suivants qui servent de prétextes à ce blocage sont les suivants :

Candidats du passé, candidats du futur (8 avril 2017)

https://russeurope.hypotheses.org/5888

Ce texte est la version française de l’interview que j’avais donnée à Russia Today (RT). Je souhaitais mettre cette contribution à la disposition de mes lecteurs francophones sous une forme écrite..

Times of change for French politics (24 avril 2017)

https://russeurope.hypotheses.org/5929

Ce texte correspond à la version anglaise d’un article publié dans la revue russe Ekspert. Cette pratique de republier un texte paru dans un journal est fréquente sur Hypothèses.org . Par exemple, sur le carnet de Michel Wieviorka on trouve la version française de l’intéressant article qu’il a publié dans le quotidien espagnol La Vanguardia (L’autonomie du politique / https://wieviorka.hypotheses.org/818 ), ou encore un article publié dans le New-York Times (https://wieviorka.hypotheses.org/826 ) ou enfin dans Libération (https://wieviorka.hypotheses.org/831 ). Que Michel Wieviorka puisse publier des articles, parus dans la presse, est une fort bonne chose et, quand on ne peut pas suivre les journaux, on est fort heureux de pouvoir retrouver ces textes. Mais pourrait-on m’expliquer ce qui justifie la différence de traitement avec moi ? Est-ce la revue russe, pourtant considérée dans son domaine comme une revue de référence ? Ou alors, faut-il croire que ce sont les opinions ?

Macron, Ferrand et la « propagande » (30 mai 2017)

https://russeurope.hypotheses.org/6052

Ce texte correspond à un point d’application de mes travaux dus la légitimité et la légalité. J’ai d’ailleurs publiés de nombreuses notes sur cette question[1].

Le président Potemkine? (2 juin 2017)

https://russeurope.hypotheses.org/6067

Ce texte dresse un parallèle entre la situation actuelle et l’histoire de la Russie sur la question de la communication et des représentations, et s’inscrit à la confluence de mes travaux, tant sur la Russie que sur le couple légalité/légitimité.

La phrase du communiqué « l’auteur du carnet y a publié des textes s’inscrivant dans une démarche de tribune politique partisane, déconnectés du contexte académique et scientifique propre à Hypothèses » apparaît, alors, comme un pur prétexte. On se souvient du vieil adage « qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ». On comprend immédiatement que pour tout auteur, et c’est mon cas, qui estime que la recherche ne se fait pas dans les limbes, les travaux scientifiques me conduisent à prendre parti dans l’agora électronique. Par ailleurs, rien dans la charte des contenus sur Open Edition ne mentionne l’interdiction d’une démarche « de tribune politique partisane ». On consultera, en annexe l’article 10 de cette dite charte.

Alors, peut-être est-ce tout simplement le succès du carnet Russeurope qui m’attire les foudres de Marin Dacos et d’Open Edition. Et il est vrai que Russeurope a connu un développement auquel je ne m’attendais pas quand je l’ai créé. Le nombre de connexions mensuelles, tout comme le nombre de visiteurs, a atteint des chiffres étonnants.

Tableau 1

Chiffres de fréquentation de Russeurope pour les 4 premiers et les 4 derniers mois

Mois Visiteurs différents dans le mois Nombre de connexions dans le mois Nombre de notes dans le mois Nombre de connexions/notes
octobre-2012 10 856 26 111 13 2009
novembre-2012 14 770 36 802 12 3067
décembre-2012 13 456 36 225 10 3623
janvier-2013 14 019 38 771 13 2982
mai-2017 134 198 315 938 33 9574
juin-2017 97 286 234 556 18 13031
juillet-2017 102 137 231 402 18 12856
août-2017 94 822 213 146 17 12538

Alors, on peut penser que ce qui aurait été toléré pour un carnet connaissant mois de 40 000 connexions par mois était devenu insupportable pour un carnet connaissant plus de 200 000 connexions mensuelles. Ne soyons pas naïf ; la jalousie, sous ses formes les plus mesquines, existe aussi dans le monde universitaire. Et ce d’autant plus qu’il était de nature publique que les articles et notes de Russeurope étaient repris sur d’autres blogs, que ce soit en France, en Belgique, en Italie. Il est, bien entendu, impossible de tenir une comptabilité précise, mais je pense que le nombre réel des lecteurs dépassait de 50% à 100% suivant les occasions les lecteurs enregistrés par Hypothèses.org. Oui, cela était de nature à fâcher les fâcheux… D’autant plus que Russeurope représentait entre 10% et 15% du flux total de la plateforme.

Graphique 1

Etat des connexions et des lecteurs, par mois, depuis octobre 2012

Graphique 2

Il y a un autre point dérangeant dans la démarche d’Open Edition. Tous les articles cités datent de 2017, et de la période dite de « campagne présidentielle », alors que j’ai publié des prises de position dès l’ouverture du carnet. Or, je constate qu’en 2017 M. Marin Dacos est devenu « Conseiller scientifique pour la science ouverte auprès d’Alain Beretz, Directeur général de la recherche et de l’innovation au Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ». Ceci correspond à une position officielle. Elle est de nature à induire un conflit d’intérêts avec sa position de directeur d’Open Edition qui, par nature, est une plate-forme ouverte à toutes les opinions.

Surtout, elle pourrait me fonder à penser qu’il y a là la source de la mesure qui me frappe. Ce n’est point tant le fait de publier des textes politiques, ou s’inscrivant dans une lecture du politique découlant de recherches scientifiques que l’on me reproche, mais bien les opinions de ces textes. Ce serait donc un procès d’opinion, chose que l’on croyait bannie dans un pays se disant démocratique, procès sans doute mélangé des effluves de la jalousie.

Devant cet état des faits, et devant les multiples soutiens que j’ai reçus, dont celui de Dominique Lecourt et d’autres noms, que ce soit en France ou en Italie, je demande donc solennellement à Open Edition d’annuler sa mesure arbitraire à mon encontre.

Si, vous aussi, êtes choqués par ce comportement de M. Dacos et d’Open Edition, je vous invite à le faire savoir à M. Dacos, à demander que l’usage du carnet Russeurope me soit rétabli, et à faire remonter vos commentaires à M. Alain Beretz, le supérieur hiérarchique de M. Dacos.

Par Jacques Sapir le 28 septembre 2017

https://www.les-crises.fr/invite-russeurope-en-exil-force-par-jacques-sapir/


 Bien entendu, les articles de Jacques Sapir seront dûment relayés sur ce site! P.G.

OUTIL COMMENTAIRES D INTERNAUTESCommentaires d'internautes:

*Une formulation qui recueille un maximum d’adhésions sur ce blog.
J’avoue que lire dans la presse l’éviction de Monsieur Sapir m’a causé un grand choc.
Ce ne sont pas tant les écrits de M. Sapir qui sont en cause, mais la confiscation des débats d’idées déjà exclus dans nos médias mainstream où ne se gargarisent plus que des auto-proclamés experts et quelques journalistes dans un entre-soi inculte et binaire.
Le choc a été aussi grand grand que le spectacle du 9/11. C’est dire ! La France s’auto-mutile : incroyable… Comment en est-on arrivé là ? Qu’est-ce-qui ne tourne pas rond chez nous ?

*Apparemment, ce n’est pas qu’un problème français. Saul Frielander faisait état recemment sur France Culture du même problème dans les universités américaines. Il parlait de violence physiques systématiques contre des conférenciers pour les empêcher de tenir la conférence prévue.

*Bienvenue sur le Blog d’Olivier Berruyer que je suis depuis longtemps… donc nous pourrons continuer à vous lire ici et ailleurs (car on peut rééditer…et diffuser)… Bonne continuation … on organise la “résistance” !

*Bonsoir,
Bienvenu sur le site les Crises Monsieur Sapir. A ce que je vois les libertés les plus simples garanties par la Constitution et les Droits de l’Homme sont violées au nom de certaines règles mal tournées. La France va vraiment mal.
Une bonne soirée

*Eh bien, on en fait des tonnes ici. Il n’est pas contestable que la plateforme hypotheses.org est dédiée au suivi de travaux scientifiques. On peut certainement trouver un ou deux carnets qui s’écartent de cette règle, mais ils tiennent de l’exception. À chacun de se faire une idée sur la liste des carnets publiés : http://www.openedition.org/catalogue-notebooks

Donc, Jacques Sapir publie très régulièrement des tribunes politiques sur une plateforme qui n’est pas vouée à cet usage. Je comprends que cela pose problème. Quand on tire à boulets rouges sur Hollande, Macron, etc., ce n’est pas un travail scientifique, même quand c’est pour de justes raisons.

Parler de censure est évidemment sans objet. La censure s’entend comme interdiction légale d’un texte quel que soit le moyen de publication. Ici, rien n’empêche Jacques Sapir de créer son propre support (nul doute qu’il trouvera des gens pour l’y aider), ou à rejoindre un support existant. Il ne restera plus qu’à populariser la nouvelle URL, ce qui devrait aller assez vite…

*Si je comprends bien, vous pensez qu’on peut faire de l’économie sans faire de politique.
Il s’agit là du mythe fondateur d’une idéologie.. politique : le néolibéralisme.
Ainsi donc, la décision d’interdire des articles économico-politiques au nom d’une prétendue neutralité scientifique de l’économie, n’est qu’une pure décision politique camouflée.
Bien à vous.

*La presse actuelle française, digne de l’époque du maccarthysme (si on a des affinités avec les u$A) ou de la Pravda des années 60-80 (si on est plutôt orienté ex-URSS) est devenue maintenant une sorte de boussole qui indique le sud, qu’il faut donc lire à l’envers, dans un miroir, pour avoir de l’information. Il est donc plutôt réconfortant de voir que l’on trouve chez vous ce qu’on voit dans la presse vue dans ce miroir.Pour ma part que vous soyez hébergé ici ne changera rien, je continuerais à vous lire, ici, sur RT, ou dans vos livres.Merci à vous.

 

Posté par ddupr à 08:45 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Auchan vient d’ouvrir des magasins automatiques sans employé ouverts 24h/24 !!

Fin des caissières ?

ARG AUCHAN ROBOTSC’est la question que se pose France 2 dans ce reportage, et pour une fois, la réponse est claire : oui, c’est la fin des caissières, et avec cette fin des caissières c’est aussi la suppression de 180 000 postes ! Oui 180 000 emplois qui seront rayés d’un trait ou presque, et ce ne sera pas les seuls évidemment tant la révolution technologique en cours va bouleverser profondément le marché de l’emploi en détruisant l’immense majorité des postes qui existent aujourd’hui, même ceux qui peuvent sembler qualifiés.

Il y a ce Monop’ parisien qui permet de scanner vos courses avec votre smartphone pour gagner de précieuses minutes pour votre emploi à vous au détriment de l’emploi des autres.

Et puis raffinement ultime, il y a cette boutique 100 % autonome et automatique, sans intervention humaine ouverte par Auchan en Chine.

Pas de personnel.

Flippant et inquiétant.

Pour rester informés de toutes ces mutations économiques, n’oubliez pas de vous inscrire à ma lettre d’informations gratuite.

Charles SANNAT

https://insolentiae.com/auchan-vient-douvrir-des-magasins-automatiques-sans-employes-ouverts-24h24/


 

OUTIL COMMENTAIRES D INTERNAUTESQuelques commentaires à l'article:

*Super ! Moins de caissières, mais plus d’agents de sécurité ! Tous traités en voleurs, de manière aléatoire, une fois sur dix. Je déteste déjà, avant même d’avoir testé.

*Bonjour, il me semble assez facile de ne pas souscrire et participer à ce genre de magasin déshumanisé, c’est de ne pas y aller tout simplement!!!! nous avons le choix , pour l’instant du moins. cordialement,

*Le problème ce n’est pas seulement la perte d’emploi et le chômage. Ils vont faire comment pour faire fonctionner le système? L’ensemble des salariés sont aussi les clients. L’actionnaire ne fait que prélever un impôts privé sur le circuit salaire / achat. S’il n’y a pas de salaire, il risque de ne pas y avoir beaucoup d’achats.

*De véritables génies les mecs !
Ils licencient et remplacent le personnel par les clients qui doivent scanner eux-mêmes leurs produits encore et toujours plus chers.
Les bénéfices devraient atteindre des sommets…

*La bonne nouvelle c’est que je pourrai acheter ma bibine n’importe quand et la caissière ne me regardera plus de travers.

*Marrant que ça étonne, c’est comme effectuer le recyclage des déchets. On ce casse le cul à se demander quelle est la bonne poubelle, alors qu’avant quelqu’un etait employé pour le faire. Vous avez vu une baisse des cotisations de fin d’année pour les ordures? Pas moi…

*Le plus inquiétant est encore qu’ils n’ont pas l’air de se soucier de qui seront les clients, quand plus personne n’aura d’emploi et donc de salaire pour consommer ?
Le revenu universel ? On voit bien qu’on ne tend pas vers ça (baisse -avant disparition définitive – des APL, des remboursements de sécu, des allocations familiales, des retraites etc.), quant à l’imposition de tous ces grands groupes qui remplacent l’homme par la machine ou l'”intelligence artificielle” (Amazon, Auchan et autres), tout est mis en place pour les aider à ne payer presqu’aucun impôt – impôt pourtant indispensable à la redistribution.
D’où ma question : quel est leur projet concernant les 7 milliards d’individus qui deviennent de plus en plus “inutiles” ? Pour ma part je crains le pire… D’autant que comme je l’avais déjà dit précédemment ici, tout ceci est peut-être à mettre en perspective avec l’alimentation industrielle pleine de pesticides, les OGM, les perturbateurs endocriniens, la surexposition aux ondes électromagnétiques avec le développement de la 5G, des compteurs “intelligents”, mais aussi la sur-vaccination et tout le reste (effondrement économique global qui semble parfois souhaité et organisé, paupérisation des masses, guerres et chaos déclenchés intentionnellement un peu partout dans le monde dont en Europe via l’invasion migratoire que nous subissons etc.).
Et pour ceux à qui mon raisonnement pourrait paraître excessif, je leur rappelle ce que nos dirigeants ont été capables de faire encore récemment en Irak (1.5 million de morts), en Syrie (500 000 morts) et ailleurs. Après ça, on peut tout imaginer…

Je tenais à ajouter qu’en prime nos économies basées sur le capitalisme de copinage – et sur la dette qui va avec – sont totalement verrouillées et administrées par l’Etat afin de servir les intérêts des grands groupes et que contrairement à bons nombres de pays pauvres, il n’est même pas possible chez nous d’installer une table et deux tréteaux dans la rue pour vendre des bricoles, ni de faire le taxi à moindres frais avec un tuk-tuk ou un tricycle (une licence de taxi à Paris coûte au bas mot 200 000€) et qu’il n’y aura par conséquent que très peu de moyens de subsistances encore disponibles à la population pour survivre quand elle n’aura plus ni emploi ni salaire.
Que va devenir par exemple toute cette frange de la population parquée dans des tours en périphérie des grandes villes si le système de redistribution s’arrêtait ?
Et malheureusement l’on voit bien que l’Etat ne va pas vers un assouplissement de ses contraintes et règlementations afin de permettre au peuple de se débrouiller tout seul. Et pire il continue en prime d’augmenter la pression fiscale sur ceux qui arrivent encore un peu à sortir la tête de l’eau (tout en baissant d’autant la contrepartie qu’est la redistribution), quitte à couler nombre de petites et moyennes entreprises et à aggraver encore un peu plus le chômage de masse.
Tout ça pour dire qu’au final, les économies de certains pays pauvres sont probablement beaucoup plus résilientes aux chocs économiques à venir que celles de bon nombre de pays “développés” et qu’il est assez effrayant de constater que la seule et unique réponse de nos dirigeants aux grands changements à venir, se résume à mettre en place les moyens de tout verrouiller et de tout contrôler en ne laissant aucune échappatoire aux populations (avec en tête de liste la disparition programmée de l’argent liquide qui empêchera presque tout système D).

(...)

* Et bientôt, on l'espère, des magasins Auchan ouverts 24h/24 et 7j/7, sans employés ET SANS CLIENTS !

Posté par ddupr à 08:32 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Code du travail : les routiers "effarés" après une rencontre avec patronat et ministère

Les ordonnances permettent la remise en cause, entreprise par entreprise, de "toutes les primes" qui jusqu'à présent étaient garanties par les conventions collectives.

deuxieme-journee-de-protestation-des-routiers(Crédits : Regis Duvignau) Les syndicats (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) n'ont "rien obtenu de concret" après une réunion avec le ministre des Transports Elisabeth Borne, et, pire, ont appris "avec stupeur que les ordonnances venaient impacter les frais de route". Une nouvelle réunion est programmée le 4 octobre

Loin de résoudre les problèmes existant, la réunion en a amené d'autres. Les syndicats sont sortis "effarés" jeudi soir après s'être entretenus avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne et les fédérations patronales, avec lesquelles les discussions ont été "très tendues", notamment sur l'application de la réforme du travail par ordonnances.

Les syndicats (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) n'ont "rien obtenu de concret" et, pire, ont appris "avec stupeur que les ordonnances venaient impacter les frais de route", ce qui représente un "coup de tonnerre" pour la profession, selon Jérôme Vérité (CGT), qui s'est dit "effaré" à la sortie du ministère. Ces indemnités (repas, frais de découcher...) peuvent représenter jusqu'à "1.000 euros par mois sur la fiche de paie pour un conducteur zone longue", a-t-il expliqué à l'AFP, FO évoquant de son côté entre "600 et 1.200 euros par mois" selon le type de mission.

Les ordonnances permettent la remise en cause, entreprise par entreprise, de "toutes les primes" qui jusqu'à présent étaient garanties par les conventions collectives, c'est-à-dire les frais de route, primes d'ancienneté ou encore le 13e mois dans le transport routier de voyageurs, a indiqué à l'AFP Christian Cottaz pour la CFDT. Les syndicats ont demandé à ce que les primes soient sanctuarisées, mais "le patronat ne veut rien lâcher", selon Patrice Clos de FO. "Très énervée", la CFDT a claqué la porte au cours de la réunion qui a duré 5 heures.

Nouvelle réunion le 4 octobre

Une nouvelle rencontre est prévue le 4 octobre entre syndicats et fédérations patronales, qui ont quitté le ministère vers 21H00 sans commentaire. La rencontre pourra servir à "évoquer les éléments liés à la rémunération, sur lesquels il y a des inquiétudes, sur la question de l'ancienneté notamment", a déclaré plus tard à l'AFP Jean-Marc Rivera de l'OTRE.

Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion, la ministre a "pris acte" du fait que "de nouveaux sujets sont apparus lors de la discussion". "Ces sujets vont être expertisés, et le dialogue doit se poursuivre dans un esprit constructif et responsable", a-t-elle indiqué.

L'expertise devra porter sur "les frais de déplacement spécifiques aux chauffeurs routiers", précise le communiqué, qui ajoute que Elisabeth Borne a "proposé par ailleurs que les accords d'entreprise sur les rémunérations dans le transport routier fassent l'objet d'un suivi par les observatoires de la négociation, prévus par les ordonnances, en lien avec les instances nationales de branche".

D'ici au 4 octobre, la CGT va faire "le tour des troupes" pour décider des suites à donner au mouvement reconductible qu'elle a lancé lundi avec FO, selon son représentant qui imagine "remettre un grand coup dès la semaine prochaine". FO "n'appelle pas à lever la grève" en cours, a indiqué pour sa part Patrice Clos. De leur côté, CFDT et CFTC laissent planer la menace d'une grève à partir du 10 octobre.

(avec AFP)

Posté par ddupr à 08:13 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Grande manifestation nationale contre le projet de loi rendant obligatoires 11 vaccins pour les enfants de moins de 2 ans

Communiqué de Presse de EPVL Ensemble Pour une Vaccination Libre

Le monde a perdu ses lunettes

Le 9 Septembre 2017, c’est sous un ciel chargé, que se sont réunis les manifestants pour la liberté vaccinale. Devant le Ministère de la santé, citoyens, parents, professionnels de santé, personnalités politiques, et représentants d’associations sont arrivés de la France entière, mais aussi de pays voisins, certains s’étant déplacés pour quelques heures uniquement. Leur motivation ? Défendre envers et contre l’apothéose du tout sécuritaire, une valeur fondamentale :

ARG MANIF VACCINS 15OCT17La Liberté

La place jouxtant l’avenue Duquesne, entourée de camions de CRS et arrosée d’averses tout l’après midi, a accueilli cette foule courageuse, qui n’a pas dégrossi malgré la météo. Selon le cadastre, la surface occupée s’élevait à 2121 m². Si l’on se réfère aux différentes méthodes de calcul de la densité d’une foule (1 personne au m² pour la police et 1,5 personnes au m² pour les syndicats), on dénombre objectivement entre 2000 à 3000 personnes.

Pourquoi la presse a-t-elle titré que le mouvement peinait à se réunir ? Pourquoi “Le Monde” parle-t-il de quelques 300 illuminés bravant les éléments pour une revendication excentrique ? La presse a-t-elle oublié que c’est elle qui relaye depuis des mois des sondages présentant les Français comme majoritairement opposés à l’élargissement des obligations vaccinales ? Ces derniers se rendent de plus en plus compte des mystifications écrites et télévisuelles qui visent à ridiculiser toute opposition aux dispositions annoncées, soient-elles socialement injustes ou liberticides au plus haut point, même totalement injustifiées épidémiologiquement. Un retour de manivelle s’annonce d’ores et déjà sur les réseaux sociaux, où les grands médias ne sont plus présentés comme des organes fiables de l’information, mais plutôt comme des instruments de propagande. Bienvenue en Macronie !

En plus de cette opacité médiatique, un occultisme encore plus inquiétant drape les hautes sphères décisionnelles. Cela semble incroyable, mais lors de ses fonctions précédentes la nouvelle Ministre de la santé affirmait avec condescendance que les liens d’intérêt entre spécialistes et industrie garantissaient une clairvoyance désirable dans le domaine de l’expertise (sic!). C’est plus qu’une négligence de sa part, c’est l’anéantissement voulu de tout principe d’impartialité. Les ministères précédents avaient déjà montré des dérèglements regrettables. Pour mémoire, en 2009, la crise sanitaire de la grippe AH1N1 a amené la presse française à conclure que les experts consultés par Roselyne Bachelot, ainsi que ceux qui influencèrent l’OMS, étaient bien trop intimes avec les industriels du vaccin pour que leurs propos aient la moindre fiabilité ! Où sont ces esprits critiques aujourd’hui ? Le souffle violent du libéralisme leur a t-il ôté la mémoire ? Les dysfonctionnements cités ont coûté cher aux Français, à savoir : 382 millions d’euros pour 94 millions de doses de vaccin inutilisables et 20,95 millions de doses stockées en milieux réfrigérés (date de péremption : octobre de cette année) aux frais des contribuables !

Mue par des forces aussi obscures, en 2009, l’OMS changea brutalement les critères définissant une pandémie, en faveur de critères d’inclusions délirants ! Le taux de mortalité n’est désormais plus une notion nécessaire pour qu’un foyer infectieux porte le nom de pandémie ! Ce glissement signifiant a pour effet caché de faciliter les campagnes de médicamentation et/ou de vaccination de masse, justifiées voire réclamées dans la psychose qu’un tel mot provoque dans le champ social. Forte de cette confusion, le 16 juillet 2009, Françoise Weber, Directrice générale de l’InVS, avait allégué sur France Inter que 20 000 français périraient en l’absence d’un acte vaccinal rapidement consenti avant Noël 2009. Qu’en a-t-il vraiment été ? 10 % des français se sont fait vacciner et les décès annoncés n’ont pas eu lieu ! Ironie du sort, cette pandémie annoncée tua moins que la grippe saisonnière. Coutume répugnante et pourtant itérative :

Le catastrophisme est utilisé comme levier de l’acceptation des masses.

Aujourd’hui, Mme Buzyn insiste sur les critères de l’OMS pour tenter de justifier son décrié projet de loi. Elle serine la nécessité incontournable d’un taux vaccinal de 95%. Voilà une autre spéculation dont les Français et leurs enfants devraient répondre de leur corps ? Pour justifier le caractère obligatoire de ce projet, elle brandit “ 10 enfants morts de la rougeole depuis 2008”, au pays de Pasteur déplore-t-elle. Pense-t-elle que nous serions aveuglés par le chauvinisme ? Ou alors, envisage-t-elle de priver le peuple Français de sa souveraineté ? En fait, quel est le risque d’une rupture d’avec les préconisations de l’OMS ? Un documentaire édifiant en la matière : « L’OMS : dans les griffes des lobbyistes ? » (déjà diffusé sur Arte) apporte un éclairage plus qu’intéressant sur le rôle de cette instance, désormais dépendante de “généreux” donateurs privés. Il démontre que les politiques du “tout vaccin”, menées en Afrique par l’OMS, se font au détriment de l’installation de réseaux d’eau potable et de réseaux de récupération des eaux usées. Inique, quand on sait combien le tiers monde souffre de ces carences !

Les Français le savent-ils ? Aux USA, pays adepte de la vaccination précoce contre la rougeole, des épidémies se sont répandues sur des populations vaccinées à 99% (primo-vaccination et rappel compris) ? Que faire alors du concept apparemment imaginaire de couverture ? Si la couverture anti-rougeole n’est pas fonctionnelle, comment justifier en plus de l’obligation du vaccin oreillons et rubéole, pour lesquels, de surcroît, on ne compte aucun mort en France sur bien plus que ces 10 dernières années ? Quel intérêt défend vraiment Madame Buzyn en prétendant imposer ce trivalent ?

Revenons à ce 9 Septembre

Sophie Guillot, porte-parole du mouvement pour la liberté vaccinale, a pris le micro au milieu d’une foule scandant le mot “liberté” à tue-tête et a rappelé les motivations profondes et historiques du mouvement. Elle a également fait lecture d’un mail envoyé par Isabelle Adjani (en déplacement à l’étranger à cette date), qui a apporté son soutien indéfectible au combat pour la liberté vaccinale. A ses côtés, la présidente du REVAHB a aussi pris la parole pour réaffirmer le rôle fort de cette association, qui milite depuis plus de 20 ans, et qui a assuré, à elle seule, 72% de la pharmacovigilance nationale sur les accidents post-vaccinaux postérieurs à l’administration du vaccin hépatite B. A cette occasion, la Présidente du REVAHB a annoncé que, confrontée aux appels de plus en plus nombreux des parents désemparés, l’association a décidé d’élargir ses missions, afin de se consacrer à toutes les victimes de vaccins (et non plus specifiquement au vaccin Hép. B).
Elle a également rappelé qu’une quinzaine d’études montraient que l’injection de la valence hépatite B aux nourrissons ne garantissait pas de protection au delà de 15 ans.

Pire, après cette inoculation, les adolescents risquent même d’être non répondeurs à un nouvel acte, et de ne pas développer de réponse immunitaire (études que la bien-pensance de Madame Buzyn a encore une fois négligées).

Puis, des délégations étrangères se sont succédées sur le podium : des Italiens, des Allemands, des Belges, des Américains, etc., tous venus apporter un soutien bien plus qu’idéologique aux présents (associations débordées par les plaintes post-vaccinales de parents, ancienne travailleuse de l’industrie pharmaceutique dénonçant la recherche absolue de profit, médecins étrangers choqués par le déni de réalité des accidents, ancien sous-préfet sidéré par le caractère antidémocratique de la mesure, avocat ayant gagné de nombreux procès lancés par des victimes contre les industriels, etc.). Ces témoins ont rapporté comment l’hégémonie pharmaceutique infiltrait, avec la complicité des gouvernements, ses tentacules un peu partout dans le monde et ils ont confirmé avec force la nécessité de ce combat. Ils ont rappelé combien la France, haut lieu de la protestation sociale, était prise pour modèle par ses voisins.

Le ton s’est ensuite alourdi avec les témoignages des familles de victimes. Victimes qui, rappelons-le, n’existent pas pour Madame Buzyn ! Ces enfants, ces adolescents, ces adultes très atteints dans leur corps ou disparus, qui n’inclinent que trop peu nos politiques et nos experts vers un véritable principe de précaution, portent les noms de : Stacy, petite fille décédée d’une infection fulgurante 8 jours après sa primo-vaccination, Gaëlle qui a failli perdre son fils encore à cause des vaccins, Marie-Océane, qui ne pourra jamais mener une vie normale, Rachel et sa fille Salomé, qui est lourdement handicapée suite à une seule injection à l’âge de 3 mois, Lucie Michel, qui est venue témoigner pour son fils né normal et devenu autiste profond, suite à ses premiers vaccins.

Ces révélations révoltantes coïncident avec d’autres scandales. Après cette confrontation in situ avec le réel des accidents post-vaccinaux, nous n’accueillons qu’avec plus de dégoût, les propos de la Ministre (recueillis sur France Inter le 15 septembre), qui parle d’un raidissement politique pour « siffler la fin à la récré” des parents réfractaires. Le style de Madame Buzyn, soit-disant représentante du peuple Français, qui conjugue un paternalisme méprisant et la pratique de la loi du plus fort, nourrit les rangs de la protestation des inquiets, des déçus, des victimes déniées et des indignés et ne laisse aucun doute sur ses réelles motivations, qui n’ont bien sûr jamais été de “redonner confiance” aux Français.

Cette attitude renforce aussi l’engagement du mouvement EPVL. Fédérant diverses associations et personnes, le collectif entend provoquer une remise en cause sérieuse des vraies orientations de nos politiques de santé, et le début d’une mise en acte de la contestation.

Il fera entendre à Madame Buzyn qui déclare “siffler la fin de la récré” et aux médias à sa solde, qu’il n’y a jamais eu d’élèves dissipés ou d’esprit récréatif, mais au contraire des citoyens éclairés, qui refusent le dogmatisme, les manigances et la coercition. Puisque les médecins sont muselés par la menace de la radiation, c’est à eux, citoyens, de prendre la responsabilité de leur protection.

 *

Aussi, le mouvement EPVL prévoit-il d’autres manifestations le 15 octobre prochain à :

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/09/vaccins-20170927-1024x597.jpg

vaccins 20170927

Tout ceux qui entendent défendre leur droit à la liberté, le respect de l’intégrité de leur corps, la transparence politique, le respect d’une autorité parentale inaliénable au bien collectif, ne manqueront pas d’être présents. Ils seront accueillis avec enthousiasme et chaleur, par ceux qui sont déjà engagés dans l’action. Les citoyens défendront ainsi leur droit, mais aussi ceux des générations futures, contre la démence sécuritaire et la corruption de haut niveau.

Éveillés, debout et unis, nous dirons à nouveau, haut et fort, que nous refusons cette politique !

La liberté est un droit, vacciner est un choix !

 300 Monsieur François Béguin ? Vraiment ?
Les Déconneurs du Monde décidément ….

source: http://www.epvl.eu/communique-de-presse-21-septembre-2017/


En savoir plus sur http://reseauinternational.net/grande-manifestation-nationale-contre-le-projet-de-loi-rendant-obligatoires-11-vaccins-pour-les-enfants-de-moins-de-2-ans/#coz9SWmOr3wl2bss.99

Posté par UPR Creuse à 07:56 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 29 septembre 2017

Communiqué de presse UPR

Réaction de l’Union populaire républicaine au discours de M. Macron sur la « refondation » de l’Europe
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L'UNION POPULAIRE RÉPUBLICAINE
= Mercredi 27 septembre 2017 =

COM PRESSE MACRON 27SEPT17À l'occasion du discours qu'il a tenu ce mardi à la Sorbonne, M. Macron a annoncé une série de mesures pour « refonder l'Europe », une fois de plus.

Ces mesures, pour l'essentiel, n'ont jamais fait partie du programme présidentiel sur lequel M. Macron s'est fait élire. Il n'avait donc aucune légitimité démocratique pour faire la plupart des annonces qu'il a faites ce mardi.
En particulier, les Français n'ont jamais donné leur aval à la mise sur pied d'un budget européen de la Défense, ni à la définition d'une doctrine de Défense commune, ni à l'intégration de militaires étrangers, ressortissants d'autres États membres, dans nos armées.
Ces propositions sont d'ailleurs complètement déconnectées de la réalité puisque M. Macron a décidé, « en même temps », de tailler à la hache dans le budget de la Défense nationale, empêchant nos armées de se doter ne serait-ce que de leurs équipements de base. À moins que l'objectif véritable de M. Macron, encore dissimulé à ce stade, ne soit de faire passer les armées françaises sous les fourches caudines de puissances étrangères, au nom de la prétendue « construction européenne » et à cause des fameuses « contraintes budgétaires » imposées par notre appartenance à l'euro.
Quant au parquet européen contre le terrorisme fantasmé par M. Macron, il n'en n'a jamais été question pendant la campagne présidentielle. Idem pour les listes transnationales qu'il veut imposer aux élections européennes, probablement pour empêcher un parti comme l'UPR, hostile au principe même de la « construction européenne », de présenter ses propres listes.
Inversement, M. Macron a mis en sourdine certaines promesses qu'il avait faites pour « changer l'Europe » pendant la campagne présidentielle. Il s'est ainsi abstenu de reparler du contrôle des investissements étrangers, notamment chinois, qui a d'ores et déjà été catégoriquement refusé par le Portugal, l'Espagne et la Grèce. Il a aussi évité de remettre sur le tapis la réforme en profondeur de la directive sur les travailleurs détachés, réforme refusée par plusieurs pays de l'Est, qui seraient à la rigueur favorables à un très léger toilettage, comme M. Macron a pu le constater pendant sa désastreuse tournée diplomatique à la fin du mois d'août 2017.
À la Sorbonne, où il ne prenait pas beaucoup de risques en s'exprimant devant un parterre de jeunes triés sur le volet, et acquis à sa personne, M. Macron a préféré ressasser les sempiternelles et vagues promesses de convergence sociale et fiscale à l'intérieur de l'Union européenne, sans d'ailleurs aller au bout de son raisonnement puisque c'est la France qui sera obligée de s'aligner sur le moins-disant social, salarial et fiscal dans l'Union européenne, à cause de la concurrence, et non l'inverse.
Si M Macron était soucieux de respecter la démocratie et l'avis des Français, il aurait organisé un référendum sur l'ensemble des propositions qu'il a formulées, au lieu de présenter sa position personnelle comme étant celle de ses concitoyens, et donc de la France vis-à-vis des 27 autres États membres.
L'UPR demande donc solennellement à M. Macron de soumettre au peuple français par référendum ses propositions destinées à « refonder l'Europe ».
De surcroit, M. Macron a formulé ses propositions sans aucun aval des 27 autres États dont il est très peu probable qu'ils les valideraient unanimement, voire qu'ils n'en valideraient qu'une seule. En d'autres termes, il est plus que probable, une fois encore, que les paroles de M. Macron restent lettre morte et qu'elles soient rapidement chassées de l'actualité. M. Macron a encore cédé à un exercice de pure communication dont l'effet principal est de confirmer l'extrême narcissisme de son auteur.
Macron est, en outre, allé jusqu'à parler devant les drapeaux des autres États membres pour faire croire aux Français, dans une espèce de mise en scène onusienne, qu'il parlait avec l'assentiment de l'ensemble des peuples. Ainsi, non seulement M. Macron a pris publiquement ses délires pour les souhaits du peuple français, mais encore pour les souhaits des 27 autres gouvernements et des 27 autres peuples de l'Union européenne. Il s'agit d'une escroquerie et d'une faute diplomatique majeure qui donne droit légitimement aux autres États de demander des explications, pour ne pas dire des excuses, au gouvernement français. Imagine-t-on par exemple le gouvernement polonais s'exprimer devant le drapeau français pour développer une vision de l'Europe donnant une large place aux « travailleurs détachés » dont, justement, les Français ne veulent pas ?
L'UPR demande donc solennellement à M. Macron de ne plus s'exprimer devant des drapeaux étrangers en dehors de tout cadre de visite officielle.
En agissant de la sorte, M. Macron s'est encore livré à l'un de ces travestissements dont il est, hélas, coutumier. Après s'être campé en sous-marinier, en pilote de chasse, en philosophe devant l'Acropole d'Athènes, ou encore en victime d'Irma faisant sa toilette dans un seau à Saint Martin, le voici jouant le prophète de l'Europe sur une estrade de la Sorbonne.
Le pire pour M. Macron est que la réélection triomphale de Mme Merkel qu'il avait souhaitée en Allemagne n'a pas eu lieu, ce qui ruine pratiquement d'entrée de jeu toutes ses propositions. Il est en effet probable que plusieurs alliés potentiels de Mme Merkel s'opposeront à tout budget et à tout ministre de la zone euro, qui constituent le fer de lance de la « refondation » européenne voulue par M. Macron. Peut-être Mme Merkel sera-t-elle, dans son for intérieur, heureuse elle-même de cette situation de blocage.
En conclusion, le numéro de spectacle de M. Macron à la Sorbonne ce mardi est, d'ores et déjà, nul et non avenu. Il démontre aussi de façon éclatante l'inanité du locataire de l'Elysée, sa dangereuse irresponsabilité et son narcissisme maladif que les Français ne vont peut-être pas supporter indéfiniment.

Posté par ddupr à 19:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

L'ENTRETIEN D’ACTUALITÉ N°49 DE FRANÇOIS ASSELINEAU (enregistré le mercredi 27 septembre 2017) EST EN LIGNE

ALSTOM-SIEMENS / NAVAL GROUP-FINCANTIERI / BUDGET DE L’ÉTAT / MACRON ET LA "REFONDATION DE L'EUROPE" / RÉSULTATS DES SÉNATORIALES / CATALOGNE /

ENTRETIEN FA 49


L'ENTRETIEN D’ACTUALITÉ N°49 DE FRANÇOIS ASSELINEAU (enregistré le mercredi 27 septembre 2017) EST EN LIGNE : https://www.upr.fr/…/entretien-dactualite-n49-siemens-budge…

 

 

 

 

Voir aussi:

NATACHA VIDEO UPR GLUCKSMAN

Le petit Glucksmann renvoyé dans ses cordes par la dernière journaliste honnête intellectuellement du PAF : Mme Polony. Vidéo en entier ici : https://www.youtube.com/watch?v=rsez8...

Ou encore:

Ajoutée le 26 sept. 2017
https://www.youtube.com/watch?v=HuYEc0didNA

POLONY REPLAYEt aussi:

LCI "censure"? Polony lorsqu'elle parle des GOPE et de la loi travail (voir description) 12/09/17

https://www.youtube.com/watch?v=eU-pHpAGtK0

Ajoutée le 17 sept. 2017

 

Posté par ddupr à 18:21 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,