jeudi 31 août 2017

Force ouvrière (FO) ne manifestera pas le 12 septembre contre la réforme du Code du travail

Le leader de FO Jean-Claude Mailly, affirme que sa centrale syndicale ne défilera pas le 12 septembre aux côtés des autres syndicats contre la réforme du Code du travail.

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Force ouvrière "a pris la décision à l'unanimité de ne pas participer" le 12 septembre à la journée d'action à laquelle appellent la CGT et Solidaires contre la réforme du code du Travail, a annoncé mercredi son numéro un Jean-Claude Mailly.

"Il y a eu un vrai dialogue social". Dans une interview filmée, diffusée sur le site Internet des Échos, il estime que la réforme en cours a été menée après une "vraie concertation" et que sur plusieurs points, "le gouvernement a fini par bouger". En 2016, FO faisait partie du front syndical contre la précédente réforme, dont l'objectif était déjà d'assouplir les règles. Mais de la loi El Khomri, "on n'a jamais pu discuter (...) là on est dans une situation différente", "il y a eu un vrai dialogue social", estime le leader de FO.

"Le gouvernement a fini par bouger". Jeudi, après plusieurs semaines de concertation, le gouvernement présentera ses ordonnances, premier grand chantier social du quinquennat Macron. "On part d'un projet ultralibéral, je ne dis pas qu'il ne l'est plus mais je raisonne toujours dans les négociations avec trois colonnes : ce qu'on obtient, ce qu'on évite et ce sur quoi on n'est pas d'accord. Et je suis sûr qu'il y aura des éléments dans les trois", poursuit Jean-Claude Mailly. 

Sur plusieurs sujets, comme le poids des accords d'entreprise vis à vis des accords de branches, "le gouvernement a fini par bouger, peut-être insuffisamment, on verra demain", dit-il, satisfait que "la branche (soit) remise en selle sur toute une série de points". "On a fait notre travail de syndicalistes pragmatiques qui est de dire 'on discute point par point' et après on se positionnera à la fin" pour dire "où ça va", "où ça va pas", ajoute-t-il.

http://www.europe1.fr/societe/force-ouvriere-fo-ne-manifestera-pas-le-12-septembre-contre-la-reforme-du-code-du-travail-3423020

Voir aussi:

Réforme du code du travail : Force ouvrière ne manifestera pas

Le syndicat avait protesté contre la loi El Khomri en mai 2016 mais vante cette fois un « vrai dialogue social » dans la construction des ordonnances.

Tous les syndicats ne descendront pas dans la rue pour protester contre la réforme du travail. Force ouvrière (FO) a décidé « à l’unanimité » de ne pas participer à la journée d’action prévue le 12 septembre par la CGT et Solidaires contre la réforme. C’est ce qu’a annoncé son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, lors d’une interview filmée, diffusée sur le site Internet des Echos mercredi 30 août.

Pourtant, en 2016, FO faisait partie du front syndical contre la loi El Khomri, qui assouplissait les règles du droit du travail dans une moindre mesure. Mais de cette loi travail, « on n’a jamais pu discuter (…), là, on est dans une situation différente », a assuré M. Mailly.

Le numéro 1 de FO justifie cette décision du bureau confédéral du syndicat par le fait que la réforme a été menée après une « vraie concertation ». « Ce n’est pas une négociation juridiquement, c’est une concertation. Mais cela ressemblait beaucoup à une négociation », s’est-il réjoui. « Il y a eu un vrai dialogue social », a-t-il encore insisté.

(...)

Le syndicaliste a toutefois prévenu qu’il avait donné des « lignes rouges » au gouvernement, et attendait, jeudi, de voir si elles seraient respectées, ou pas.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/08/30/reforme-du-code-du-travail-force-ouvriere-ne-manifestera-pas_5178654_823448.html#GLWq5sLlxUrm6XwV.99

Réforme du Code du travail : au Medef, "on est très optimistes", dit Lanxade

Le vice-président du Medef Thibault Lanxade a confirmé mercredi sur Europe 1 que l’organisation patronale avait une grande "confiance" dans la réforme portée par Emmanuel Macron. En glissant que "l’attente est très forte".

INTERVIEW

A la veille de la présentation du contenu des ordonnances censées réformer le Code du travail, le Medef ne cache pas, ou presque, sa grande confiance dans cette réforme du travail portée par Emmanuel Macron. "Pour le moment, on est très optimisme. On a envie d’être dans cette dynamique positive", concède Thibault Lanxade, vice-président du syndicat patronal, mercredi sur Europe 1. "Il y a une confiance qui a été donnée, qui a participé au dialogue et à la négociation sur cette première tranche du quinquennat", poursuit celui qui avait été candidat à la présidence du Medef en 2013. 

"Si le capital confiance est altéré..." Thibault Lanxade n’a toutefois pas caché que "l’attente est très forte". "Tout va se jouer demain (jeudi). S’il y a une forme de consensus, s’l y a une forme de flexibilité, ce sera une avancée majeure", a assuré le vice-président du Medef, qui tempère : "Pour l’instant, il y a un capital confiance. S’il est altéré parce qu’il y a une insuffisance dans la réforme, on se dira que le quinquennat démarre mal."

"Il n'y aura pas de vague d'embauches". Thibault Lanxade a aussi prévenu que les effets de la réforme ne seront pas immédiats. "Ce sont des mesures sociales, il faut le temps que ça se mette en œuvre. Ces mesures, ce ne sera pas un blanc-seing donné aux patrons. Ce seront des mesures qui permettront aux patrons, avec les salariés, de pouvoir adapter l’organisation du travail. Donc ça prendra du temps. Ça donnera la possibilité de faire dans la négociation", a précisé le vice-président du Medef. "Il faut être prudent. Il n’y aura pas de vague d’embauches. Ça ne se fera pas du jour au lendemain, parce qu’il va falloir que les entreprises négocient, s’adaptent."

http://www.europe1.fr/politique/reforme-du-code-du-travail-au-medef-on-est-tres-optimiste-dit-lanxade-3422666


 

Voilà un beau consensus sur la qualité du dialogue social qui se conclut par...des ordonnances! Le jeu de dupes se poursuit. La mise enoeuvre des GOPE aussi.  P.G.

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L’ENTRETIEN D’ACTUALITÉ DE LA RENTRÉE 2017 (n°47)

Le président de l’UPR François Asselineau analyse l’actualité de la rentrée au 28 août 2017.

PROJET ENTRETIEN ACTU FA

En voici le sommaire :

00:08 : Un mot sur l’UPR ?

13:16 : Quelle est la situation du gouvernement en ce début septembre ?

30:40 : Que pensez-vous de l’idée de Nicolas Sarkozy de préparer un nouveau traité européen ?

35:05 : Que pensez-vous du voyage en Europe de l’Est d’Emmanuel Macron ?

01:02:55 : Où en est « l’opposition » dans tout ça ?

01:11:08 : Autres sujets à aborder.

https://www.upr.fr/actualite/lentretien-dactualite-de-rentree-2017-n47-upr-gouvernement-opposition-macron-a-lest-lidee-de-sarkozy


 

Voir aussi:

LE TEMPS RÉVÈLE QUI DISAIT LA VÉRITÉ AUX FRANÇAIS lors du « Grand débat » de la présidentielle du 4 avril 2017.


Au cours du « grand débat » organisé par BFMTV et CNews le mardi 4 avril 2017 avec les 11 candidats à l’élection présidentielle, j’avais eu l’occasion d’expliquer que la plupart des promesses électorales des autres candidats étaient impossibles à appliquer, du fait des traités européens et de l’impossibilité concrète de les modifier puisque cela requiert l’unanimité.
 
J’avais notamment évoqué l’affaire des « travailleurs détachés » en expliquant que la Pologne et la Roumanie, par exemple, en refuseraient toute remise en cause substantielle.
 
Les événements survenus au cours des 24 et 25 août viennent de confirmer à 100% l’analyse que je faisais devant les Français le 4 avril, seul contre tous et malgré les attaques méprisantes de la plupart des journalistes.
 
  • a) – la Roumanie a opposé une fin de non-recevoir à la demande de révision de la directive « travailleurs détachés » de Macron, et cela, alors même qu’il ne s’agissait en rien d’une remise en cause du principe des travailleurs détachés mais d’un léger durcissement de certaines de ses modalités (cf. notre très important dossier sur ce sujet ).
  • b)- le gouvernement de Varsovie a annoncé quant à lui qu’il refuserait toute remise en cause de la directive, ce qui a provoqué une escalade verbale inconsidérée de la part de Macron et le déclenchement d’une lourde crise diplomatique avec la Pologne.
De façon symptomatique, la première ministre polonaise, Beata Szydlo, a rappelé publiquement « à M. Macron que la Pologne est le membre de l’Union européenne au même titre que la France » et que « ce n’est ni le président de la France ni aucun autre dirigeant qui décidera personnellement de l’avenir de l’Europe, mais l’ensemble des membres de la communauté »
 
Tous ceux qui ont cru – ou qui croient encore – aux promesses de « changer l’Europe » formulées machinalement par nos dirigeants LR-LREM-PS et à nos pseudo-opposants FN-DLF-FI sont ainsi détrompés par les FAITS.

Conclusion : « Le Temps révèle tout. »

Ainsi donc, il n’aura fallu que quatre mois et 3 semaines après le « grand débat » du 4 avril pour que le Temps se charge de démasquer les politicards et révèle qui disait la vérité.

Le grand auteur tragique grec de l’Antiquité, Euripide, écrivit un jour ce vers, resté célèbre : « Le Temps révèle tout : c’est un bavard qui parle sans être interrogé. »
 
C’est une façon poétique de dire que, même s’ils l’emportent d’abord, les mensonges finissent par se dissiper avec le temps et la vérité finit toujours par s’imposer.
 
François ASSELINEAU
27 août 2017
https://www.upr.fr/actualite/temps-revele-disait-verite-aux-francais-lors-grand-debat-de-presidentielle-4-avril-2017

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«Autodestruction imminente» : la Corée du Nord met en garde le Japon pour son alliance avec les USA

La Corée du Nord a prévenu Tokyo qu'il risquait «l'autodestruction imminente» pour s'être aligné sur Washington dans un contexte de tensions encore accrues après le tir d'un missile nord-coréen au-dessus du Japon.

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Pyongyang a alarmé la communauté internationale le 29 août en tirant un missile balistique de portée intermédiaire au-dessus de l'archipel nippon, s'attirant un déluge de condamnations de la part de plusieurs pays, au premier rang desquels les Etats-Unis et le Japon. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a dénoncé une «menace grave et sans précédent», convenant avec le président américain Donald Trump de renforcer la pression sur la Corée du Nord.

Dans un éditorial publié le 30 août, l'agence officielle nord-coréenne KCNA a fustigé Tokyo : «Le Japon s'est retroussé les manches pour soutenir les opérations anti-Corée du Nord de son maître.» «La collusion militaire» des alliés est devenue une «grave menace» pour la péninsule coréenne et le Japon ne sait pas qu'il «accélère son autodestruction», selon KCNA.

L'agence fait une référence précise aux bases américaines situées à Hokkaido, l'île du nord de l'archipel survolée par le missile nord-coréen.

Pyongyang poursuit en prévenant le Japon qu'il ne doit pas suivre aveuglément les Etats-Unis car il risque «la destruction imminente».

La Corée du Nord a prévenu que d'autres tirs de missiles allaient suivre avec le Pacifique pour cible.

Pyongyang a expliqué avoir choisi la date du 29 août pour tirer son dernier missile afin de marquer le 107e anniversaire du «scandaleux» traité d'annexion de la Corée par Tokyo, signé en 1910.

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Macron accuse le Venezuela d'être une «dictature», Caracas dénonce une «ingérence» dans ses affaires

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a condamné fermement les déclarations du président de la République française, qui avait parlé de la «dictature» de Nicolas Maduro. Le ministre a exigé du «respect» de la part du chef de l'Etat.

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Dans un communiqué du 30 août, le ministre des Affaires étrangères du Venezuela, Jorge Arreaza, a fermement dénoncé les récents propos du président français, Emmanuel Macron. Le 29 août, le locataire de l'Elysée avait qualifié l'Etat sud-américain présidé par Nicolas Maduro de «dictature», lors d'un discours prononcé devant les ambassadeurs français à Paris. Par le biais d'un communiqué publié sur son site web, le ministre vénézuélien a fait savoir que les déclarations du chef de l'Etat français sur son pays constituaient une «ingérence claire» dans les affaires intérieures du Venezuela, selon l'AFP.

Lors de son discours de politique étrangère, le président français avait fustigé la manière dont «certains», en France, avaient pu se montrer complaisants avec «le régime qui se met en place au Venezuela». Il avait poursuivi en lançant : «Une dictature qui tente de se survivre au prix d'une détresse humanitaire sans précédent, alors même que les ressources de ce pays restent considérables.»

«[Les assertions exprimées par Emmanuel Macron] portent atteinte aux institutions vénézuéliennes et semblent provoquées par l'obsession permanente et impériale d'attaquer notre peuple, en ignorant les principes les plus élémentaires du droit international», déplore Jorge Arreaza. Le ministre bolivarien estime également que les propos du président de la République française démontrent une «profonde méconnaissance de la réalité» du pays dirigé par le socialiste Nicolas Maduro. Il a également exigé de l’exécutif français «le respect pour sa démocratie».

Alors que le Venezuela traverse une grave crise politique, économique et sociale, ses autorités ont fait l'objet de critiques sur la scène internationale ces derniers mois, en particulier de la part des pays occidentaux. En cause : les violences meurtrières ayant ensanglanté le pays lors de manifestations anti-Maduro, et la tenue le 30 juillet d'un scrutin pour l'élection d'une Assemblée constituante, jugée illégitime par l'opposition.

Le Venezuela : un sujet qui fâche la classe politique française

En France, les déclarations d'Emmanuel Macron ont été perçues comme une réponse implicite à son opposant politique, Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat à l'élection présidentielle et leader du groupe La France Insoumise (FI) à l'Assemblée nationale. Les «complaisants» au «régime» de Nicolas Maduro décrits par le président de la République semblent renvoyer à FI, dont les positions sur le Venezuela – très critiques vis-à-vis de l'opposition au président Maduro – sont assez isolées dans la sphère politique française.

Lors des journées d'été de FI, le 25 août à Marseille, Jean-Luc Mélenchon avait réaffirmé sa position sur la crise vénézuélienne. Pour le leader du mouvement de gauche, l'impérialisme américain est le «principal responsable du mal» dans le pays de Nicolas Maduro. Par la suite, certains «Insoumis» n'ont pas hésité à faire bloc autour de leur leader. 

Au micro du journaliste Guillaume Durand, ce 30 août sur Radio Classique, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et député, Alexis Corbière, a dénoncé la qualification de «dictature», utilisée par le président Emmanuel Macron pour désigner le Venezuela.  Il a affirmé : «Si c'est le cas, l'homme qui a mis en place cette dictature s'appelle Ismaël Emelien, conseiller spécial d'Emmanuel Macron». Le député FI faisait allusion par là au rôle qu'a joué l'un des plus proches conseillers du président français dans la communication de la campagne présidentielle... du successeur d'Hugo Chavez, en 2013.

La porte-parole de FI, Raquel Garrido, qui a rejoint l'équipe de chroniqueurs de Thierry Ardisson sur C8, a appuyé dans un tweet les propos du député de la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis.

Ces dernières semaines, divers responsables de FI, dont les députés Adrien Quatennens et Clémentine Autain, avaient déjà accusé les Etats-Unis de s'immiscer dans les affaires du Venezuela en soutenant l'opposition à Nicolas Maduro, à contre-courant de la vision de cette crise portée par la majorité de la classe politique française.


 

Macron fait allégeance à Washington, normal. Il en profite au passage pour "tacler" Mélanchon et ses troupes, normal aussi. Mais qu'un de ses "conseillers" ait travaillé pour Maduro nous en dit long sur le niveau d'hypocrisie des uns et des autres...On attend d'en savoir plus sur cet épisode rocambolesque. P.G.

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Le Monde à l’épreuve de la méthode de son « Décodex » 2° partie

2/ Par qui “Le Monde” est-il lui, influencé ?

AARG POLICE PENSEE

Comment le Décodex a-t-il classé initialement les journaux britanniques vu ci-dessus ? The Daily Telegraph comme la BBC sont notés ainsi : « Ce site est en principe plutôt fiable. N’hésitez pas à confirmer l’information en cherchant d’autres sources fiables ou en remontant à son origine. » . Face à cette presse britannique qui, à y regarder de plus près, n’est pas alignée exactement sur les préjugés de l’équipe du Décodex, que pense Le Décodex de la presse officielle russe ? A la question « RussiaToday (version française) est-il une source d’information fiable? », le Décodex répond : « Une chaîne de télévision associée à un site d’information, financée par le pouvoir russe, créée en 2005 dans le but de donner une image plus favorable de Vladimir Poutine à l’étranger. Ce média peut présenter des enquêtes de qualité, mais présente le biais de toujours relayer des informations favorables à Moscou. ». Concernant l’autre site d’information russe Sputniknews (version française), le Décodex délivre un message identique en ajoutant : « Soyez prudents et croisez avec d’autres sources. Si possible, remontez à l’origine de l’information. ».

Alors bien sûr, nous ne pouvons qu’adhérer au « soyez prudents » prôné par les journalistes du Décodex. Reste que pour les “décodexeurs”, la presse russe est inféodée au Kremlin, alors que Le Monde est lui, bien entendu, quasi-irréprochable… Soulignons pourtant que Le Monde bénéficie chaque année d’une aide de l’Etat français considérable. Il arrive en deuxième position de tous les supports papiers aidés de la presse française. Or que dit Le Décodex concernant leur employeur Le Monde ? Il se contente d’un message lapidaire : « Un quotidien et site Internet d’information généraliste. Le groupe est détenu depuis 2010 par les hommes d’affaires Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse. », qui se conclut par la formule habituelle : « N’hésitez pas à confirmer l’information en croisant avec d’autres sources ou en remontant à son origine. ». C’est ce que nous allons faire à présent.

Pour ce faire, il nous a semblé important de revenir sur deux billets que nous avons écrit précédemment (ici et ). Bien avant le Décodex, nous nous étions interrogés sur les certitudes des patrons de presse. Pour répondre à cette question, nous étions revenus sur les travaux de Noam Chomsky et Edward Herman, qui en 1988 coécrivent « Manufacturing Consent. The Political Economy of the Mass Media ». Le livre est traduit en français en 2008 sous le titre “La Fabrication du Consentement”. Les deux intellectuels américains attirent notre attention sur les cinq filtres qui déterminent la fabrication du consentement :

  • 1/ Taille, actionnariat, orientation lucrative.
  • 2/ Régulation par la publicité.
  • 3/ Sources d’information.
  • 4/ Contre-feux et autres moyens de pressions.
  • 5/ Anticommunisme.

Dès lors, la propagande peut être organisée par de puissantes ONG ou « cercles de réflexion » (think tanks) devenus lobbies au fil du temps. Pour Noam Chomsky et Edward Herman, ces organisations, sous couvert de caution scientifique, influencent radicalement le récit des différents médias. Elles constituent une “société d’experts” qui jouent en même temps le rôle d’agents du pouvoir US à l’origine des sources primaires qui déterminent l’orientation des lignes éditoriales.

Nous avons extrait de la galaxie des « think tanks » néolibéraux ou encore « atlantistes », un petit échantillon afin d’attirer votre attention sur le poids politique de leurs membres, et sur leurs sources de financements qui viennent de six catégories de pourvoyeurs de fonds : l’industrie de l’armement, l’énergie, la finance, les médias et la communication, le Département d’Etat américain, et les gouvernements alliés des États-Unis.

L’Atlantic Council est l’officine de propagande quasi officielle de l’OTAN. Elle regroupe une multitude d’anciens Secrétaires d’Etat américains, par exemple Madeleine Albright, Secrétaire d’Etat sous Clinton, Colin Powell, Secrétaire d’Etat de l’administration Bush, Condoleezza Rice, qui fut aussi Secrétaire d’État sous les deux mandats de George W. Bush. James Baker, Secrétaire d’Etat de GH Bush. Robert Gates, directeur de la CIA, qui deviendra Secrétaire à la Défense des États-Unis sous la présidence de G. W. Bush et conservera son poste sous Obama. Ses financements proviennent entre autres de : ExxonMobil, Bank of America, US Army, US Air Force, US Marine Corp, Boeing, Rockefeller&co, Thales USA, etc. Dans nos médias : Le MondeLibérationL’ExpressL’ObsLe PointLe Figaro.

Le Washington Institute est une organisation qui fut vivement critiquée pour avoir des liens étroits avec le groupe de lobbying pro-israélien AIPAC. Parmi les conseillers consultatifs nous retrouvons Henry Kissinger, ancien Secrétaire d’Etat, ou Richard Perle, ancien Secrétaire adjoint à la Défense. Nous retrouvons également Condoleezza Rice et R. James Woolsey, ancien directeur de la CIA. Son financement vient probablement de l’AIPAC. Dans nos médias : LibérationL’ExpressLe Figaro.

La Fondation Carnegie est représentée en Europe par Victoria Nuland, ex-ambassadrice adjointe à l’OTAN (2000-03), puis conseillère du vice-président Dick Cheney (2003-05) avant d’être employée par Hillary Clinton. Parmi ses financements nous notons entre autres : OpenSociety, Département US Defense, Fondation Ford, Chevron, United Arab Emirates, Morgan Stanley, Federal Republic of Germany, etc. Dans nos médias : Le MondeL’ExpressL’ObsLe FigaroLe Point.

Le Center for a New American Security réuni des personnalités politiques telles que le général David Petraeus, ex directeur de la CIA (2011-2012), Hillary Clinton, ou encore Madeleine Albright. Ses financements proviennent entre autres de Boeing, Government of Japan, Morgan-Stanley, Open Society, Chevron, Pentagone, Bank of America, Lockheed Martin, US Navy, US Air Force, US Army, etc. Dans nos médias : Le MondeLibérationL’ExpressLe FigaroL’Obs.

Le Center for Strategic and International Studies compte dans son conseil d’administration Henry Kissinger, Zbigniew Brzezinski, le géostratège qui a conseillé les présidents Jimmy Carter, George W. Bush et Barack Obama, et James Woolsey, qui dirigea la CIA de 1993 à 1995. Ses financements comprennent entre autres : Bank of America, Chevron, Lockheed Martin, Boeing, Raytheon, Thales, Électricité de France, U.S. Chamber of Commerce etc. Dans nos médias : Le MondeLibérationL’ExpressLe FigaroL’ObsLe Point.

Le Council on Foreign Relations est très vraisemblablement la principale structure de rayonnement de la galaxie des think tanks atlantistes. Nous y retrouvons Henry Kissinger, Madeleine Albright, Colin Powell, Robert Gates et Gerald Ford, 38ème président des Etats Unis. Nous notons les financements suivants : Bank of America, Exxon Mobil, Goldman Sachs, JPMorgan, Morgan Stanley, Credit Suisse, Deutsche Bank, Lazard, Airbus Group, Raytheon, Total, U.S. Chamber of Commerce, etc. Dans nos médias : Le MondeLibérationL’ExpressLe FigaroL’ObsLe Point.

Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas pour nous d’affirmer ici que tous les journalistes sont soumis à des intérêts cachés, toutefois force est de constater que les rédactions de nos médias sont toutes « sous forte influence ». Et vous aurez noté que le spécialiste des « coups tordus » Henry Kissinger est présent dans tous ces « think tanks » depuis de très nombreuses années.


 

A suivre...

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mercredi 30 août 2017

Netanyahu: «Nous resterons en Cisjordanie pour l'éternité»

Le chef du gouvernement israélien a promis lundi que son pays n'évacuerait plus jamais d'autres colonies se trouvant en Cisjordanie occupée.

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L'État hébreu n'évacuera plus jamais d'implantations israéliennes de Cisjordanie, a promis le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

«Nous resterons là pour l'éternité. Il n'y aura plus de déracinement d'implantations sur la terre d'Israël», a déclaré M.Netanyahu lors d'un événement célébrant 50 années d'implantations israéliennes en Samarie, la région nord de la Cisjordanie.

«C'est l'héritage de nos ancêtres. C'est notre terre», a-t-il souligné tout en ajoutant qu'Israël s'était retiré d'implantations dans le passé, sans rien recevoir en retour.

Selon lui, la Samarie est un «atout stratégique» pour Israël. «Grâce à ces hautes collines, aux hauteurs du mont Hatzor, nous pouvons voir tout le pays d'un côté à l'autre», a expliqué le chef du gouvernement israélien.

«À ceux qui veulent arracher ce que nous avons planté, [je dis que] nous plongerons nos racines encore plus profondément», a lancé M.Netanyahu.

Bien que la communauté internationale considère comme illégitimes toutes les constructions israéliennes en Cisjordanie, Israël fait officiellement une différence entre les implantations approuvées par le gouvernement et les avant-postes sauvages construits sur des terrains privés palestiniens qui sont quant à eux parfois évacués et démantelés.

https://fr.sputniknews.com/international/201708291032833776-israel-cisjordanie-colonies-netanyahu/


 

Voir aussi:

Israël valide la construction de 3.000 nouveaux logements en Cisjordanie

Malgré la position de l’Onu ayant demandé à Israël de cesser les implantations dans les territoires palestiniens et à Jérusalem-Est, Tel-Aviv poursuit la colonisation dans les territoires contestés.

Le gouvernement israélien a validé la construction de 3 000 nouveaux logements en Cisjordanie, a déclaré le premier ministre Benjamin Netanyahu sur son compte Twitter.

Le site Web du ministère israélien de la Défense précise que la construction a été adoptée par Avigdor Liberman. Le ministère gère ces territoires après en avoir pris le contrôle suite à la guerre de 1967.

Selon l’AFP, les nouveaux logements seront construits dans la localité d’Amona, proche de la ville palestinienne de Ramallah.

L’Onu qualifie ces territoires d’occupés, Israël estime qu’ils restent sous son contrôle en toute légalité.

Il s’agit du troisième cas de nouvelles colonisations dans les territoires contestés annoncé depuis le début de cette année. Le 22 janvier, le plan d’Israël de construire 566 logements à Jérusalem-Est a été dévoilé, deux jours plus tard, le 24 janvier le ministère de la Défense a annoncé la construction de 2 500 logements en Cisjordanie.

Les Palestiniens considèrent les deux territoires comme les leurs. La communauté internationale considère qu’il n’existe aucune base juridique pour la colonisation de ces territoires. Israël rejette ces allégations.

En décembre 2016, le Conseil de sécurité de l’Onu a demandé à Israël de cesser les implantations dans les territoires palestiniens et à Jérusalem-Est, dans une résolution rendue possible par la décision des États-Unis de ne pas utiliser leur droit de veto.

Les États-Unis se sont abstenus alors qu'ils avaient toujours soutenu Israël jusqu'ici sur ce dossier extrêmement sensible. Les 14 autres membres du Conseil ont voté en faveur de ce texte initialement proposé par l'Égypte.

La résolution 2334 votée le vendredi 23 décembre exhorte Israël à « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est », affirmant par ailleurs que les colonies israéliennes « n'ont pas de valeur juridique » et sont « dangereuses pour la viabilité d'une solution à deux États ».

https://fr.sputniknews.com/international/201702011029893385-israel-cisjordanie-colonisation/


 

Israël applique la «politique Trump» à ses frontières depuis des décennies

Les restrictions à l'accueil de migrants similaires à celles introduites par le nouveau président américain sont pratiquées par l'État hébreu depuis sa formation.

Le décret de Donald Trump portant officiellement sur la « protection de la nation contre l'entrée de terroristes étrangers », qui suspend notamment l'accueil de réfugiés sur le territoire US pendant 120 jours, a suscité une vague de protestations à travers le pays. Or, une situation quasi similaire existe depuis 1948 au Proche-Orient, où les autorités israéliennes interdisent aux réfugiés palestiniens de pénétrer à l'intérieur des Territoires palestiniens occupés ou d'Israël lui-même.

Plus récemment, l'État hébreu a adopté des décrets pour empêcher les Palestiniens ayant une citoyenneté israélienne de bénéficier du regroupement familial. Comparé aux mesures prises par Israël en vue de contrer l'arrivée de Palestiniens sur son sol, le décret signé par le nouveau locataire de la Maison Blanche semble un peu pâle.

Dans le même temps, le projet de mur que Donald Trump promet de construire à la frontière entre les États-Unis et le Mexique ne serait-il pas inspiré par la fameuse barrière de séparation entre Israël et la Cisjordanie longue de plus de 700 kilomètres ? En cours d'édification depuis l'été 2002, elle a pour objectif déclaré de protéger la population israélienne en empêchant physiquement toute « intrusion de terroristes palestiniens ».

En octobre 2003, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution condamnant la construction d'un « mur » empiétant sur le « territoire palestinien occupé ». Un an plus tard, la Cour internationale de justice a jugé illégale la construction du mur et exigé son démantèlement, mais l'État israélien n'a jamais suivi cet arrêt et, de toute évidence, ne compte pas le faire.

https://fr.sputniknews.com/international/201701301029855750-trump-immigration-israel/


 

Remarquable discrétion sur ce sujet de la part des médias français...Les mêmes qui se sont indignés de la politique migratoire de Donald Trump. P.G.

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La Russie a définitivement terminé de rembourser la dette de l'Union soviétique

Moscou a effectué le dernier paiement de la dette héritée de l'Union soviétique : 125 millions de dollars à la Bosnie-Herzégovine. Elle n'a en revanche guère profité de ses créances, effaçant une grande partie des dettes contractées auprès de l'URSS.

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«La dette envers la Bosnie-Herzégovine, d'un montant de 125,2 millions de dollars, a été réglée conformément à l'accord passé entre le gouvernement de la fédération de Russie et le conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine», a déclaré le 22 août le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine.

Il s'agissait du dernier remboursement des emprunts contractés par Moscou durant la période soviétique. Les dettes de la Russie envers la Yougoslavie ont été réparties entre les différentes entités nées de la dislocation de la fédération. La Russie avait déjà remboursé les parts dues à la Croatie, à la Serbie, au Monténégro, à la Slovénie et à la Macédoine entre 2011 et 2016.

La Russie assume seule la dette de l'URSS

Juste après la chute de l'Union soviétique, en décembre 1991, un accord était en passe d'être signé pour que la dette extérieure de l'URSS soit repartie entre tous les Etats anciennement soviétiques. La Russie devait en assumer la plus grande partie (61,34%), devant l'Ukraine (16,37%) et la Biélorussie (4,13%). Mais de nombreuses ex-républiques soviétiques ont finalement rejeté cet accord, le rendant ainsi caduque. La Russie a alors accepté en 1994 de prendre à sa charge la totalité de la dette (autour de 66 milliards de dollars), en échange de la propriété des biens de l'ex-Union soviétique.

Bénéficiant de l'envolée des prix du pétrole et du gaz, la Russie avait pu dès 2006 se débarrasser de la majeure partie des dettes de l'URSS, contractées cette fois auprès du «club de Paris», qui regroupe des créanciers tels que la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Les sommes dues à plusieurs pays africains, asiatiques et sud-américains avaient également été remboursées au cours de la décennie passée.

Les dettes contractées par les pays en développement auprès de l'URSS effacées

Si le paiement de cette dette était la condition sine qua non pour que la communauté internationale reconnaisse la Fédération de Russie comme successeur de l'URSS, il est en revanche très délicat pour Moscou de réclamer les sommes contractées par des Etats auprès de l'URSS, selon le ministre russe des Finances.

Le gouvernement russe a donc choisi de faire contre mauvaise fortune bon cœur et décidé d'effacer la majeure partie des dettes que les pays en développement avaient contractées auprès de l'URSS. Elles s'élèvent à 30 milliards de dollars pour Cuba, 21,5 milliards de dollars pour l'Irak, 11,1 milliards de dollars pour la Mongolie, 11 milliards de dollars pour l'Afghanistan, 10 milliards de dollars pour la Corée du Nord ainsi que 20 milliards pour plusieurs pays africains.

Au total, la Russie a renoncé à plus de 100 milliards de dollars qui lui étaient dus, durant la dernière décennie.

https://francais.rt.com/economie/42361-russie-tourne-definitivement-page-dette-union-sovietique

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Quand l'OTAN, omniprésente en Europe de l'Est, accuse la Russie de vouloir déstabiliser la région

L'exercice «Zapad 2017», conjoint entre la Biélorussie et la Russie, est prévu de longue date pour septembre. L'OTAN, qui a étendu son emprise en Europe jusqu'aux frontières russes, accuse pourtant régulièrement Moscou d'expansionnisme militaire.

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La Russie a encore rejeté ce 29 août 2017 les accusations occidentales selon lesquelles elle mettrait à profit les exercices conjoints avec la Biélorussie, baptisés «Zapad 2017», pour préparer une hypothétique invasion des pays frontaliers.

«Je voudrais insister que mis à part sa composante antiterroriste, l'exercice est de nature purement défensive», a souligné un haut gradé russe, le lieutenant-général Alexandre Fomine. Et d'ajouter : «Depuis plusieurs mois, les grands médias [...] ont déstabilisé l'opinion publique avec de nombreux mythes autour de la menace militaire russe.»

A l'issue d'une réunion préparatoire avec son homologue russe, le vice-ministre biélorusse Oleg Belokonev a déclaré de son côté que la totalité des troupes engagées dans l'opération militaire, qui doit se dérouler en Biélorussie du 14 au 20 septembre, seraient retirées après l'exercice, l'OTAN ayant fait part de ses craintes d'une installation permanente des soldats russes en Biélorussie. Quelque 12 700 militaires biélorusses et russes doivent participer à cet exercice, selon les autorités biélorusses.

Soupçon permanent et pressions sur la Russie

L'opération conjointe de Minsk et de Moscou, en Biélorussie ainsi que dans trois régions de la Fédération de Russie, inquiète en effet l'OTAN au plus haut point. La Lituanie soutient ainsi que l'exercice mobiliserait en réalité pas moins de 100 000 soldats. Le 25 août dernier, le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jens Stoltenberg faisait part de sa vigilance à l'égard de Moscou. «Je demande à la Russie d'assurer le respect des obligations qui lui incombent», a-t-il fait savoir, poursuivant : «La prévisibilité et la transparence sont particulièrement importantes lorsqu'on augmente l'activité militaire le long de nos frontières.»

La veille, Jens Stoltenberg adoptait un ton moins diplomatique encore. «Le comportement agressif de la Russie a miné la stabilité et la sécurité de l'Europe», accusait-il sans ambages, lors d'un colloque en Italie.

Ce faisant, Jens Stoltenberg ne faisait que se conformer à la rhétorique de la «menace russe», laquelle a permis de justifier la montée en puissance sans précédent de l'OTAN depuis la fin de la guerre froide ainsi que la remilitarisation de l'Europe de l'Est, et ce jusqu'aux frontières mêmes de la Russie. Appuyant son secrétaire général, l'OTAN déplorait ce même jour l'«opacité» de Moscou, s'appuyant sur le «document de Vienne». Ce texte, signé en 1990 à la fin de la guerre froide et régulièrement révisé depuis, doit permettre aux pays signataires d'échanger des informations militaires afin d'éviter des malentendus sur les intentions des uns et des autres.

Ce 29 août, Aleksandr Fomine s'est efforcé de contrer le discours récurrent des dirigeants de l'OTAN. «Il s'agit d'exercices habituels et prévus, pas d'une sorte d'agression comme le prétendent certains pays», a-t-il expliqué. Et d'ajouter : «Je pense que ces discussions destinées à effrayer n'ont aucun sens.»

Inversion accusatoire

En dépit des remontrances occidentales, la Biélorussie et la Russie avaient de toute façon prévu de longue date d'inviter de nombreux observateurs de l'OTAN et de pays étrangers, notamment, les pays baltes, la Pologne ou encore l'Ukraine. Mais cela ne semble pas suffire à désarmer les accusations. Le commandant en chef des forces américaines en Europe, le général Ben Hodges, accusait au début du mois d'août la Russie de vouloir implanter secrètement des effectifs militaires en Biélorussie. «Les gens craignent que cela se révèle être un cheval de Troie», a déclaré le militaire début août 2017, cité par The Economist.

L'Alliance atlantique peut en outre compter sur le soutien de certains médias occidentaux de premier ordre pour relayer ses accusations. Le New York Times écrivait ainsi le 31 juillet : «Les sanctions punitives de la part des Etats-Unis et de ses alliés européens, lesquelles ont encore un peu plus isolé la Russie, n'ont rien fait pour stopper les bruits de bottes de Monsieur Poutine.»

Expansion militaire de l'OTAN en Europe de l'Est

Pendant ce temps là, martelant encore et encore la «menace russe», l'OTAN continue toutefois de se déployer en Europe de l'Est, où elle mène de nombreux exercices de grande envergure.

En juin 2017, notamment, l'organisation militaire basée à Bruxelles menait des exercices d'une ampleur sans précédent en Pologne, mobilisant des avions britanniques et des hélicoptères américains. Et, tandis que la Russie et la Biélorussie ne prétendent entraîner leurs troupes sur leurs seuls territoires nationaux, les exercices de l'OTAN impliquent, eux, des soldats provenant de nombreux pays étrangers à l'Europe de l'Est. En Estonie, où l'OTAN brandit aussi la menace d'une incursion russe, plus de 300 soldats français ont ainsi effectué leurs premières manœuvres dans le cadre de l'organisation militaire atlantique, attestant que l'armée française adopte l'analyse militaire américaine.

Ce dispositif militaire inouï en Europe de l'Est semble n'avoir qu'un seul objectif : assurer la sécurité de l'Europe de l'Est et des pays baltes contre la prétendue menace russe. C'est ainsi qu'en juin 2017, ayant identifié un point faible pour les pays baltes dans le nord-est de la Pologne – le passage dit de Suwalki – l'OTAN a décidé d'y mener des exercices militaires. Les experts militaires occidentaux considèrent comme un talon d'Achille l'étroit bout de terre à la frontière polono-lituanienne qui s'étend sur 60 à 100 kilomètres, entre l'enclave russe de Kaliningrad et la Biélorussie.

Autre signe de l'intense activité des forces de l'Alliance atlantique à proximité des frontières russes, la Défense russe a intercepté en juin 2017 quelque 14 avions de reconnaissance occidentaux volant au-dessus de ses frontières.

Moscou a à plusieurs reprises estimé qu'une accumulation des forces de l'OTAN dans la région, à la frontière russe, enfreignait l'équilibre des forces. La Russie a en outre démenti à plusieurs reprises l’existence de supposés projets d’attaque contre ses voisins. Moscou dénonce en retour le renforcement militaire de l’OTAN près de ses frontières en le qualifiant de menace pour sa sécurité.

https://francais.rt.com/international/42583-exercice-militaire-zapad-moscou-rejette-accusation-otan

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Yougonostalgie à Sarajevo : Che « Tito » Guevara et nécrophilie

Article publié le 27 juillet 2012: il m'arrive de tomber par hasard sur des articles liés à des sujets qui me tiennent à coeur, comme le "titisme" et l'expérience yougoslave de socialisme "national" (non aligné) où autogestion, fédéralisme (avec respect des minorités) et liberté de circulation inquiétaient fortement les idéologues des deux camps pendant la guerre froide. Ce petit reportage à Sarajevo m'a semblé intéressant à plus d'un titre, à vous de juger. P.G.

ARG YOUG TITO


Peut-on parler de yougonostalgie ? La glorification du passé yougoslave ne concerne que la vieille génération, assure un de nos collègues bosniens. Pourtant à Sarajevo il ne fait aucun doute que la génération d’après 1990 regrette elle aussi l’ancien chef d’État yougoslave, Josip Broz Tito.
Mais ce souhait de voir renaître une idylle depuis longtemps révolue dissimule en général la peur de l’avenir ou une frustration liée au système politique actuel en Bosnie-Herzégovine.

« Tito est notre Che Guevara », s’amuse Goran Behmen, quelque peu engoncé. L’homme de 36 ans s’est fait chic, il porte une chemise blanche et une cravate bleue ciel. Il est assis devant un buste en bronze plus grand que nature représentant Tito, dictateur yougoslave qui a dirigé le pays jusqu’en 1980.

Lorsqu’on lui demande si la jeunesse de Sarajevo est nostalgique de la Yougoslavie, il répond qu’il n’y croit pas. Selon lui, pour la génération née dans les années 1990 Tito est plutôt un symbole : « Ils le voient comme un héros. Tito est la plus grande marque de Yougoslavie. » Goran est le visage officiel de l’association Tito de Sarajevo, créée en mai 2002 et dont la mission est de rappeler les acquis positifs du dictateur : la sécurité – on pouvait sans crainte passer la nuit dans la rue – mais aussi le libre accès à la culture et la liberté de voyager. Tout cela existait alors en Yougoslavie.

« Cette dictature n’était pas comparable à la Hongrie, la RDA, la Tchécoslovaquie ou la Roumanie. » Notre interlocuteur, qui est aussi le fils du maire de Sarajevo, définirait plutôt Tito comme un « socialiste à visage humain ». « Il n’était pas le dictateur classique. Il était plus démocratique. Un exemple très typique des Balkans. » 30 % des jeunes bosniens adhérant aujourd'hui à l’association partagent cette vision.

« Nous appartenons à Tito et Tito nous appartient »

Aida, une jeune bosnienne, voit cela autrement. Pour elle, la jeunesse de Bosnie ne ressent aucune nostalgie à l’égard de l’ère Tito. Elle avait tout juste neuf ans lorsque la guerre a éclaté. « Pour être honnête, on n’en a rien à foutre », explique cette jeune femme habituée du couchsurfing. « La seule chose qui nous importe, c’est de sauver notre peau dans ce système. Nous ne nous souvenons pas de l’ancien système. »

Mais les jeunes n’ont pas besoin de se souvenir pour éprouver la yougonostalgie. Ce sont leurs parents qui relayent le souvenir d’une vie plus sereine à l’époque de Tito. Une étude du Fonds européen pour les Balkans, menée dans les ex-États de République fédérative socialiste de Yougoslavie en 2011 par Ipsos auprès de deux générations (nées en 1971 et 1991), donne des résultats étonnants. La majorité des personnes nées après 1990 estiment également que la vie dans la Yougoslavie de Tito était meilleure que celle d’aujourd'hui. Les seules exceptions sont la Croatie et le Kosovo. En Bosnie-Herzégovine, 47 % de la génération née en 1991 est convaincue que la vie serait aujourd'hui « meilleure », si Tito était encore au pouvoir. 38,7 % pensent même que la vie serait « bien meilleure ».

Il est impossible de visiter Sarajevo sans tomber sur Tito. Son portrait est accroché à la réception des hôtels, dans les cafés, les bars, et encore dans la plupart des salons bosniens. A la librairie, la biographie de Tito, véritable bestseller, côtoie celle de la star du foot Zlatan Ibrahimovic et un album photo du massacre de Srebrenica. A quelques pas de l’université la jeunesse sirote volontiers une ou deux bières Sarajewsko au Café Tito.

A l’entrée, une banderole est accrochée avec la mention « mi smo titovi tito je naš » (« nous appartenons à Tito et Tito nous appartient »). On peut commander du vin « Marshall » rouge ou blanc. Mais les jeunes, confortablement installés en ce vendredi après-midi sur des coussins à motif militaire, boivent des bières et fument sous les parasols Carlsberg, juste à côté des chars entreposés dans le jardin. A l’intérieur du café on peut examiner un mur couvert de photos : la rencontre de Tito avec Kennedy ou Arafat… Tito à la mer, Tito fait de la voile - Tito dans toutes les situations.

« Les jeunes d’ici ne peuvent que regarder en arrière. L’avenir est trop douloureux, on ne planifie pas », explique la jeune hollandaise Eveline Beens, qui a mené en 2011, dans le cadre de ses études d’anthropologie, une enquête de trois mois sur le thème de la yougonostalgie à Sarajevo. Dans son ouvrage The future of nostalgiaSvetlana Boym, professeur à Harvard née en URSS, distingue la nostalgie réflective de la nostalgie restaurative. Selon Eveline, la yougonostalgie des jeunes générations de Bosnie serait de nature réflexive. « Ils sont en effet critiques à l’égard de la situation actuelle de leur pays, sans pour autant dépasser le stade de la critique. On ne détecte chez eux aucun signe de volonté de rupture. »

Derrière le bar du café Tito, Edo s’affaire à la machine à café. Le jeune homme de 24 ans étudie la politique à Sarajevo. Pendant la semaine il travaille au café Tito pour financer ses études. Pas question pour lui d’être fan du dictateur yougoslave mais il considère Tito comme une légende. « Everyone loves him », nous dit-il dans un bon anglais. Son avenir, Edo le voit en noir. Pour entrer en politique en Bosnie, il faut être pistonné. La corruption est partout. « Nos politiques ne se battent pas pour les gens. Tito, lui, s’est engagé pour la fraternité. »

Le culte de Tito n’est pas qu’une affaire d’hommes, comme nous le confirment Jasmina et Alica au Balkan Express, un bar de style yougoslave, dans lequel on peut feuilleter des revues originales de 1982. « Oui », affirment les étudiantes en linguistique, toutes deux âgées de 21 ans, « Tito avait peut-être aussi un petit côté dictateur, mais cela fonctionnait. » La torture des opposants au régime de Tito à Goli Otok, l’« île nue » constitue certes une tâche noire dans l’histoire de leur pays. Mais elles préfèreraient retrouver le « respect » de l’époque de Tito, plutôt que 60 % de taux de chômage.

« Mais si la vie était si grandiose à l’époque, pourquoi tout est tombé à l’eau ? », se demande une jeune bosnienne dans le documentaire de Timur Makarevic, JUGONOSTALGIJA, projeté cette année au Festival du film de Sarajevo. Selon lui, chercher à faire du profit sur l’ancien s’apparenterait presque à de la nécrophilie.

Le réalisateur de JUGONOSTALGIJA lui-même, âgé de 36 ans, prend ses distances avec la nostalgie. Pour lui, seule la télévision de l’époque était meilleure qu’aujourd'hui. Mais la « Yougo-pop-rock », il ne peut pas l’encadrer : « Je préfère encore Lady Gaga à Bijelo Dugme », lâche-t-il en riant. Les débats ont souvent été animés avec son collègue Mirza Ajnadzic, jeune yougonostalgique qui a effectué les recherches pour le film.

Mirza secoue la tête. Le journaliste âgé de 25 ans qui travaille entre autres pour la radio étudiante locale eFM est convaincu que 99% des jeunes yougonostalgiques seraient aujourd'hui en prison : « Ils sont tout simplement trop libéraux », explique-t-il. Même si Mirza reste fan de block parties et de musiques alternatives de l’ancienne Yougoslavie, il a reflété la yougonostalgie à travers son travail et s’en est séparé pour de bon. « On ne peut pas vraiment parler de yougonostalgie. Les jeunes aspirent juste à un autre système politique. Le titisme n’existe qu’en raison de la situation politique actuelle. Si tu offrais aux jeunes une nouvelle Yougoslavie, ils n’en voudraient pas. Ils exigeraient toujours davantage. Et ce "davantage" n’a jamais existé en Yougoslavie. »


 

Cet article fait partie d'une série de reportages sur les Balkans réalisée par cafebabel.com entre 2011 et 2012, un projet cofinancé par la Commission européenne avec le soutien de la fondation Allianz Kulturstiftung. Un grand merci à l’équipe locale de Cafebabel.com à Sarajevo.

http://www.cafebabel.fr/societe/article/yougonostalgie-a-sarajevo-che-tito-guevara-et-necrophilie.html

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Le Monde à l’épreuve de la méthode de son « Décodex » 1° partie

1° épisode: "le Monde" et l'affaire ukrainienne.

AARG POLICE PENSEE

In Articles on 17 juin 2017 at 13 h 56 min

Ukraine, Taguieff, Syrie, Trump : les embardées du Monde…

Pour ceux qui auraient échappé à la dernière campagne de communication du Monde, sachez que ce journal, afin de lutter contre les « fausses informations », a lancé en février dernier un outil d’évaluation des contenus en ligne appelé « Décodex« . Cette application permet via Google Chrome ou Firefox d’accéder en permanence à l’annuaire des sources recensées dans le Décodex.

Pour être précis, en conformité avec des règles préétablies, cet outil délivre des « bons ou des mauvais points » par l’intermédiaire de vignettes colorées : Rouges pour “les sites qui diffusent des fausses informations”, oranges pour “celles dont la fiabilité est douteuse” et bleues pour “celles provenant de sites parodiques”. A noter que les vignettes vertes qui indiquaient “les sites fiables” ont été supprimées. En somme, le Décodex s’inscrit dans la logique de diabolisation des sources qui échappent aux réseaux professionnels de l’information, et des opinions souvent iconoclastes qui en découlent. Cette initiative pour le moins manichéenne, a été accueillie par un grand nombre de journalistes de manière très négative. Mais soyons beaux joueurs et partons du postulat que dans chaque entreprise il y a une part de bonne foi. Aussi, avant sans doute d’expédier ce “joujou extra” au musée des objets insolites, soumettons la version internet du Monde à la critique de son fameux Décodex.

En premier lieu, examinons succinctement la méthodologie du Décodex qui – à la bonne heure – préconise de « vérifier une information avant de la partager, de vérifier les sources, de juger de la fiabilité d’un site, ou encore de vérifier une rumeur qui circule sur les réseaux sociaux avec son corollaire, celui de reconnaître une théorie complotiste ». Pour vérifier cette “charte”, revenons sur cinq thèmes, dont quatre souvent abordés sur ce blog.

1/ Ukraine : « le Kremlin multiplie les références à la seconde guerre mondiale » affirme le Monde.

En 2016, pour répondre au film « Les Masques de la Révolution » de Paul Moreira, qui revenait sur le rôle prépondérant des néo-nazis en Ukraine, Benoît Vitkine, journaliste au Monde, titre l’une de ses chroniques : « Paul Moreira donne une vision déformée du conflit ukrainien. ». Pour Benoît Vitkine, « le documentariste chausse des lunettes déformantes. Pravy Sektor, Azov, Svoboda… Moreira fait de ces groupes d’extrême droite les artisans de la révolution, lorsqu’ils n’en étaient que l’un des bras armés. Il les présente comme une force politique majeure, quand leurs scores électoraux sont dérisoires ».

1/ Quel sont les autres bras armés, puisque Benoît Vitkine sous-entend qu’il y en a d’autres sans toutefois les lister ?

2/ S’il y a une propagande du Kremlin, il y en a une également du côté “occidental”, basée en grande partie sur les résultats électoraux, bon ou pas, de l’extrême droite ukrainienne.

Depuis 2014, cet argument sert à minimiser autant que possible la présence des fascistes au sein de l’appareil d’Etat ukrainien. En règle générale, les propagandistes français referment la parenthèse par un : « Et alors il y a bien une extrême droite en France. ».

Tout d’abord remarquons que d’un côté les journalistes du Monde proclament que « les années 30 sont de retour », et de l’autre ces mêmes journalistes réduisent l’importance de nazis hyperactifs qui sont pourtant au service d’un gouvernement allié à l’Etat français. Qui est Andreï Parouby, le commandant de l’Euromaïdan ? En 1991, il a fondé le Parti social-nationaliste d’Ukraine avec Oleh Tyahnybok. Ce parti deviendra plus tard Svoboda. Le 14 avril 2016, Andréï Parouby est devenu le Président du Parlement ukrainien, marchepied vers le poste de premier ministre pour ses 2 prédécesseurs. Selon le quotidien allemand Der Spiegel : « Le titre social-national Parti était une référence intentionnelle au parti National Socialiste d’Adolf Hitler. ». Son emblème, le Wolfsangel, était l’un des symboles initial du parti nazi. Il deviendra le logo du Parti social-nationaliste d’Ukraine et par la suite du parti de Parouby, Svoboda.

Qui plus est, si les journaux britanniques en matière de politique étrangère sont globalement rangés derrière leur gouvernement, malgré tout ils relatent fréquemment le rôle majeur des bataillons ouvertement néo-nazis au service du nouveau pouvoir de Kiev. Pour preuve : The Guardian, The Telegraph, The Independent, The Sunday Times, BBC News. Des articles corroborés par Amnesty International qui dès septembre 2014 alertait les opinions publiques sur les crimes perpétrés par les troupes paramilitaires ukrainiennes. Ces groupes d’extrême droite furent identifiés par le quotidien israélien Haaretz, qui dès le début des événements en Ukraine rapportait que Pravy Sektor et Svoboda distribuaient des traductions de Mein Kampf et des Protocoles des Sages de Sion sur la place Maïdan.


 

A suivre...

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