lundi 14 août 2017

Face aux «actions terroristes» des Etats-Unis, l'Iran renforce son programme balistique

5990437f488c7b58418b4567

 

Face aux «actions terroristes» des Etats-Unis, l'Iran renforce son programme balistique

https://francais.rt.com/international/41972-face-actions-terroristes-etats-unis-iran-renforce-programme-balistique

 

Le Parlement iranien a répondu aux dernières sanctions américaines en votant un accroissement significatif des moyens financiers du programme balistique de la République islamique et de sa branche militaire chargée des opérations extérieures.

Dans un contexte de durcissement toujours croissant des relations entre Téhéran et Washington depuis l'arrivée du président américain Donald Trump au pouvoir en janvier 2017, les parlementaires iraniens ont voté le 13 août à une écrasante majorité des mesures qui prévoient notamment l'allocation de 260 millions de dollars (220 millions d'euros environ) au «développement du programme de missiles» et d'une somme équivalente pour la branche extérieure des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime, selon l'agence officielle IRNA.

Mi-juillet, l'administration américaine avait imposé de nouvelles sanctions juridiques et financières ciblées contre des personnes et entités iraniennes liées au programme balistique et au corps des Gardiens de la révolution.

Le Congrès des Etats-Unis avait ensuite voté fin juillet des sanctions contre l'Iran liées à son programme balistique et à son soutien à des groupes – comme le Hezbollah libanais  – qualifiés de ««terroristes» par Washington. Le département d'Etat américain avait même fait savoir qu'il considérait l'Iran comme le «premier Etat soutien du terrorisme» dans le monde.

Un projet de loi soutenu par le gouvernement iranien

«Les Américains devraient savoir qu'il ne s'agit là que d'une première étape», a prévenu le 13 août le président du Parlement iranien, Ali Larijani, après le vote de mesures destinées à «faire face aux actions terroristes et aventuristes des Etats-Unis dans la région».

240 élus (sur 244 présents) ont voté en faveur du projet de loi. Après l'annonce des résultats, des parlementaires ont scandé : «Mort à l'Amérique !»

«Ce projet de loi est soutenu par [...] le gouvernement et fait partie d'une série de mesures proposées par le comité de supervision du JCPOA pour faire face à la récente loi [votée fin juillet par le] Congrès américain», a commenté Abbas Araghchi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Il fait référence à l'accord international sur le programme nucléaire iranien (Joint Comprehensive Plan of Action, JCPOA), signé en 2015 avec six grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne) et qui prévoit que l'Iran limite son programme nucléaire à un usage civil en échange de la levée progressive des sanctions internationales prises à son encontre.

Donald Trump n'a cessé de critiquer cet accord, qu'il qualifie d'«horrible», mais ne l'a pour l'heure pas remis en cause. L'Iran, qui n'entretient plus de relations diplomatiques avec les Etats-Unis depuis 1980, assure de son côté que les dernières sanctions américaines sont une «violation» de cet accord.

Concernant le programme balistique iranien, Washington estime qu'il viole la résolution 2231 votée par le Conseil de sécurité de l'ONU en 2015, selon laquelle Téhéran n'a pas le droit de tirer des missiles balistiques capables de porter des ogives nucléaires. L'Iran, néanmoins, considère que ce programme n'est pas concerné par cette résolution. «[Les missiles iraniens] ne sont pas conçus pour porter des têtes nucléaires», avait par exemple déclaré le chef de la diplomatie iranienne en janvier.

Posté par ddupr à 10:49 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Macron jugé par le représentant des maires : "On n’aime pas être pris pour des imbéciles"

16191746-macron-juge-par-le-representant-des-maires-on-n-rsquo-aime-pas-etre-pris-pour-des-imbeciles

 

 

100 JOURS DE MACRON. Philippe Laurent, secrétaire général de l’Association des maires de France, est très déçu...

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170809.OBS3167/le-representants-des-maires-juge-macron-c-est-bercy-qui-commande.html

Femmes et hommes politiques, économistes, chefs d’entreprises, syndicalistes… Chaque jour, pour "l’Obs", un expert ou une personnalité dresse le bilan des premiers pas d’Emmanuel Macron à la présidence de la République.

Philippe Laurent est maire (UDI) de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine, et également secrétaire général de l’Association des maires de France depuis 2014. A ce titre, il juge les premiers pas d’Emmanuel Macron dans sa relation avec les collectivités territoriales.

Quelles sont vos premières impressions sur le quinquennat Macron ?

Les choses ont empiré par rapport au quinquennat précédent. On nous avait annoncé des choses positives, mais en réalité c’est Bercy qui commande. La baisse des dotations d’investissement, la suppression de la taxe d’habitation… Les mauvaises nouvelles sont pour tout de suite, et pour les bonnes on verra pas plus tard !

Voyez-vous des points positifs dans son action ?

Dans le discours, il montre une prise en compte du monde rural, sur la santé par exemple. Il a aussi annoncé une couverture en haut et très haut débit d’ici à la fin de l’année 2020. En revanche, ça ne marchera pas s’il laisse les collectivités territoriales seules face aux opérateurs. La seule solution à mon sens est une société d’Etat qui aménage elle-même, comme on l’a fait avec la Société du Grand Paris.

Les points négatifs maintenant…

Il y en a beaucoup. Déjà, la suppression de la réserve parlementaire a fait perdre 140 millions d’euros aux collectivités. Grosso modo, chaque parlementaire disposait d’environ 150.000 euros, qu’il distribuait pour les trois quarts aux communes, et pour un quart aux associations. Je veux bien qu’on dise que ce n’était pas suffisamment transparent, mais il y avait un vrai contrôle par l’Intérieur puis par Bercy. En tant que maire, j’ai rempli des dossiers pour pouvoir bénéficier de certaines sommes. Que leur attribution soit décidée collectivement, par une commission de parlementaires du département par exemple, pourquoi pas. Mais on voulait que l’argent reste maîtrisé par le Parlement. Là il est parti à Paris, c’est foutu… Tout a été supprimé.

Ensuite, il y a eu la coupe de 300 millions de dotations pour l’année en cours. Cela touche l'équipement des territoires ruraux et l’investissement local. Macron dit que ce sont des sommes non engagées, mais elles auraient été engagées avant la fin de l’année ! On n’aime pas être pris pour des imbéciles.

L’exonération de la taxe d’habitation prive aussi les communes d’une somme importante…

Sur l’exonération de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, on nous promet une compensation. Dans le passé, toutes les compensations promises ont ensuite subi des coups de rabot. Je prends un exemple : les propriétaires de logements sociaux sont exonérés de taxe foncière. Il y a vingt-cinq, trente ans, l’Etat nous disait aussi "on va vous compenser". De 90% de compensation à l’époque, on est passés à 6% aujourd’hui… On n’a pas confiance.

La taxe d’habitation représente entre 10 et 40% des recettes d’une commune. Il ne faut pas se leurrer, les communes vont augmenter leur taxe foncière puisqu’il ne leur reste que cet impôt. Cela se traduira aussi par une baisse des services et de l’investissement. De 2013 à 2017, avec les baisses de dotation aux collectivités, on est déjà passés de 50 à 40 milliards de dépenses d’investissement par an. Le résultat, c’est moins d’équipement, moins d’entretien, et on aboutit à des difficultés comme ce qui est arrivé à la SNCF dernièrement. Le niveau des services publics va décroître aussi : les écoles, les crèches… Le problème est également l’absence de philosophie de Macron.

Qu’entendez-vous par "absence de philosophie" ?

Je veux dire par là que Macron n’a pas une vision très claire de ce que sont les collectivités territoriales. On dirait qu’il les voit comme des prolongements de l’Etat, comme des filiales, alors qu’on a une légitimité propre. On a été élu au suffrage universel, sur un projet, avec notre propre conception de l’intérêt général.

Les différentes réformes territoriales, de la loi Defferre jusqu’à la mise en place des grandes régions, ont donné de l’autonomie et des compétences supplémentaires aux collectivités*. Est-ce qu’on fait confiance aux élus ou est-ce qu’on leur met des bâtons dans les roues avec des contrôles et des normes ? Macron semble pencher vers la deuxième solution. La haute administration côté Bercy n'a jamais aimé les collectivités territoriales, elle pense qu’il faut nous serrer la vis. Le mouvement engendré par Macron de suppression d’élus locaux a une connotation poujadiste, il juge qu’ils ne servent à rien… Bref, l’Etat est dans une démarche de méfiance.

Quelle est la priorité de la rentrée selon vous ?

Les moyens. Le partage des responsabilités politiques entre Etat et collectivités devrait engendrer un partage des ressources publiques et donc des impôts nationaux. On pourrait imaginer que la CSG soit répartie entre l’Etat et les collectivités. C’est une vraie réforme de la fiscalité qu’il nous faut. Un engagement clair, avec un calendrier.

Quelle note donneriez-vous à Macron sur ses 100 premiers jours ?

Il n’aurait pas la moyenne ! 3 ou 4 ! Je ne veux pas dire qu’il y a un manque de compréhension du sujet, ce serait dur. Mais il faut davantage travailler le fond et la philosophie.

Propos recueillis par Diane Malosse 

===============================================================

*Ces élus locaux qui ont approuvé les réformes territoriales, qui en ont bien profité, et qui se plaignent des conséquences au terme du processus montrent leur propre absence de cohérence, car Macron est finalement à leur image. Il leur faut davantage travailler le fond et la philosophie selon moi...On pourrait leur suggérer de visionner la conférence de François Asselineau sur les « euro- régions », par exemple.

P.G.

Posté par ddupr à 10:31 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Comment l'Europe a permis la paupérisation de ses classes moyennes

d835c12bf882ae2c037600a8885ef

 

Comment l'Europe a permis la paupérisation de ses classes moyennes

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/07/01/31002-20160701ARTFIG00141-comment-l-europe-a-organise-la-pauperisation-de-ses-classes-moyennes.php

FIGAROVOX/ANALYSE - Les classes moyennes reculent partout en Europe. Pour Véronique Nguyen, rien d'étonnant à ce que celles-ci expriment leur colère car les acteurs publics les ont mutilées sur l'autel du libre-échange, puis asphyxiées.


Véronique Nguyen est professeur affiliée à HEC et associée chez Finexent. Avec Michel Santi, elle a publié Business Model du Low cost en 2012 chez Eyrolles.

La paupérisation des classes moyennes, le déclassement de leurs franges inférieures, la précarisation et l'insécurité sociale, la polarisation de la société avec la montée des inégalités, sont des faits établis dans tous les pays occidentaux (cf. les Cahiers Français, Janvier 2014). Entre 1980 et 2010, les Anglais ont ainsi vu le nombre de ménages pauvres augmenter de 60%, les ménages riches progresser de 33%, alors que le nombre de ménages aux revenus moyens diminuait de 27% (The Gardian, 7 mars 2015).

En trente ans, l'Union Européenne a délibérément sabordé son modèle social, sans même avoir la satisfaction de contribuer à la diminution des inégalités sur la planète. Le coefficient de Gini, qui mesure l'inégalité dans le monde sur une échelle de 0 à 1, est resté figé à un niveau élevé de 0,7, et ceci malgré la hausse ininterrompue de la richesse produite. Entre 1988 et 2008, la moitié de la population mondiale a certes vu son revenu moyen progresser (entre +2% et +3% par an) mais une minorité de privilégiés s'est accaparée l'essentiel des bénéfices de la croissance (Banque Mondiale, novembre 2012). Autrement dit, le sacrifice des classes moyennes européennes et nord-américaines n'a pas servi à créer une gigantesque classe moyenne mondiale.

En imposant le libre-échange, en généralisant la concurrence à toutes les activités, en refusant de protéger ses industries, même contre les pratiques les plus déloyales, comme nous l'avons montré dans le cas emblématique des téléviseurs (Le Figaro du 3 février 2016), l'Europe a organisé un incroyable transfert de richesses de la moitié de sa population vers la frange des 15% les plus fortunés des pays émergents. Il était illusoire de croire que les bienfaits de la croissance allaient se répandre dans toutes les couches de ces sociétés. Les nantis de ces nouveaux pays riches n'avaient aucun intérêt à laisser monter les salaires de leurs compatriotes, s'ils souhaitaient préserver leur avantage de coûts dans la compétition mondiale.

Quant aux entreprises européennes confrontées à cette hyper-compétition, deux voies s'offraient à elles, afin de ne pas être balayées par leurs concurrents à bas prix. Soit elles cultivaient un avantage de coûts qui leur permettait de résister aux offensives sur les prix, soit elles développaient leur capacité à faire payer un premium pour leur marque, leur qualité ou leur innovation. Dans la course aux prix les plus bas, les entreprises occidentales partaient avec un handicap majeur, lié au coût de leurs employés, à la fiscalité et aux contraintes environnementales. Il leur a donc été très difficile de mettre en œuvre des stratégies de domination par les coûts, sauf à délocaliser leur production…. Restait enfin la voie de la différenciation, pour tous les produits ou services qui n'étaient pas devenus des «commodités». Certaines entreprises, majoritairement implantées en Europe du Nord, sont ainsi parvenues à répercuter leurs surcoûts à leurs clients, à l'image de la machine-outil allemande. Au total, les secteurs pourvoyeurs d'emploi en Europe appartiennent aujourd'hui à deux catégories: les activités non délocalisables (presque tous les services mais aussi le BTP) et celles qui ont réussi à échapper à la guerre des prix grâce à leur différence.

Certains pays européens, au premier rang desquels l'Allemagne, ont clairement réussi leur stratégie de différenciation et ont maintenu la part de l'industrie dans leur PIB à plus de 30% (contrairement à la France ou au Royaume-Uni). Pour les autres, la mondialisation s'est traduite par une désindustrialisation et un appauvrissement. Les tribulations des classes moyennes européennes ne se limitent malheureusement pas à la destruction de l'emploi industriel, au sur-travail qui doit être fourni pour «garder son job», au sous-travail contraint, ou à la pression sur les salaires. Elles ont été aggravées par les politiques monétaires de baisse des taux d'intérêt qui ont fait flamber les prix immobiliers depuis le début des années 2000.

Pour lutter contre les dégâts que les politiques d'intensification de la concurrence avaient volontairement causés (désindustrialisation et baisse des profits pour toutes les entreprises qui ne jouissaient pas d'un avantage compétitif ou d'une rente de situation), la Banque Centrale Européenne a mené des politiques de soutien à l'activité, en baissant les taux d'intérêt, jusqu'à les laisser sombrer en territoire négatif. Comme si le chef Sioux, après que ses valeureux archers ont été décimés par l'artillerie américaine, offraient aux survivants du bois à profusion pour qu'ils reconstituent leur stock de flèches et repartent au combat.

Nous ne sommes pas dans Avatar. Ces mesures ont manqué, de façon prévisible, leur objectif initial qui était le financement de l'investissement productif (devenu insuffisamment rentable ou trop risqué), mais alimenté différentes bulles, dont la bulle immobilière. Conséquence: sauf chez les gagnants de la mondialisation, les classes moyennes ont non seulement de plus en plus de mal à trouver un emploi correctement rémunéré, mais elles ont de plus en plus de mal à se loger. Il n'est guère surprenant qu'elles expriment leur colère et leur volonté de stopper la dynamique à l'œuvre avec des votes iconoclastes, qui laissent les élites médusées.

Posté par ddupr à 10:22 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Pierre Le Corf révèle la vérité sur les ONG « humanitaires » en zone terroriste à Alep

SYRIE TERRORISTES 1

 

Pierre Le Corf révèle la vérité sur les ONG « humanitaires » en zone terroriste à Alep

  • 13 août 2017

 

Vidéo disponible sur:

http://arretsurinfo.ch/pierre-le-corf-revele-la-verite-sur-les-ong-humanitaires-en-zone-terroriste-a-alep/

Les « grands » reporters de guerre « embarqués » – et leurs organes de presse – vous ont menti, trompés, sur la guerre en Syrie; raison pour laquelle ils n’en parlent quasiment plus depuis la libération d’Alep par les forces armées de l’Etat syrien. En parler les contraindrait à reconnaitre leur scandaleuse désinformation, leur biais en faveur des groupes terroristes [2011 – 2017]. S’ils en parlent parfois c’est immanquablement sous l’angle des « rebelles, appuyés par la coalition menée par États-Unis, qui feraient des progrès importants pour reprendre la ville de Raqqa ».

C’est pourquoi les témoignages du jeune français Pierre Le Corf sont d’autant plus importants.

En partant du côté de l’école j’ai découvert ce qui reste de l’association Syria Charity dans le so-called Alep City Council (gouverné par le faux maire d’Alep Est élu – reçu à l’Élysée, passeport de réfugié politique Français et majoritairement élu par des groupes armés et des groupes étrangers). Comme je le dis dans la vidéo, vous en faites ce que vous voulez, je ne suis pas là pour tirer à boulets rouges, mais pour montrer simplement ce que j’ai souligné ces derniers mois, quelque chose de grave.

Je tiens à rappeler quelque chose, je n’ai en aucun cas l’objectif dans cette vidéo d’insulter le travail des volontaires hors de la Syrie ou la compassion des gens qui veulent réellement aider de manière neutre, ni les volontaires Syriens qui ont pu faire de leur mieux pour apporter une aide ici, … mais il y a des choses qui ne passent pas vis-à-vis des associations venues ici sous le couvert de l’humanitaire, comme de se servir de la misère des gens dans un conflit pour valoriser une communication politique et militaire contre le gouvernement Syrien dans un objectif politico-religieux, une propagande massive en faveur de la guerre qui ne fait que créer plus de morts et de terreur en la maintenant, en la légitimant à vos yeux, un cercle vicieux très bien huilé. Regardez Alep maintenant: plus de groupes armés, la paix dans la majorité des voisinages malgré des roquettes qui continuent d’être envoyées sur nous par les terroristes, les réfugiés de retour chez eux, les enfants à l’école, plus de bombardements ni de morts au grand damne de nombreuses personnes et groupes qui s’en nourrissaient comme de l’essence pour leur cause (…)

Source: Bertrand Riviere

Posté par ddupr à 10:11 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Je suis un terroriste palestinien

ISRAEL CONQUETE

Les secouristes fouillent les décombres de l’hôtel « King David » à Jérusalem, siège des autorités britanniques de Palestine, après l’attentat commis par l’Irgun le 22 juillet 1946, qui fit 91 morts et 46 blessées. Photo Hugo Mendelsohn / GPO

Je suis un terroriste palestinien

http://arretsurinfo.ch/jai-lutte-pour-lindependance-disrael-je-lavoue-moi-aussi-je-suis-un-terroriste-palestinien/

Lettre de lecteur en réponse à Netanyahou qui dit que « le tueur Palestinien de trois Israéliens devrait être exécuté » (Haaretz, 28 juillet)

Yehuda Kedar

Moi, votre humble serviteur, j’admets que moi et tous mes contemporains, le «sel de la terre», qui sommes maintenant nonagénaires, sommes des «terroristes palestiniens». Et il n’est pas agréable de se rappeler comment nous avons combattu l’occupation du Mandat Britannique – nous, combattants de la Haganah,du  Palmach, de l’Irgun et du Lehi – à la vie à  la mort. Nous sommes toujours des « terroristes palestiniens ».

Nous avons reçu nos ordres de commandants ayant une autorité nationale, politique et idéologique : David Ben-Gourion, Menachem Begin et Yitzhak Shamir, qui, à ma connaissance, étaient des «archi- terroristes palestiniens» qui sont ensuite devenus premiers ministres d’Israël.

Autre souvenir  pas trop agréable: comment je croupissais dans la prison d’Acre, dans l’aile des condamnés à mort, et comment un matin ils ont attaché les mains de Dov Gruner, que sa mémoire soit bénie, et j’ai pu entendre les mots de la chanson qu’il chantait , « Hatikva » – « Notre espoir n’est pas encore perdu » – et ceux de 10 autres « terroristes palestiniens ». Il est agréable de se rappeler que nous avons finalement triomphé, malgré la peine de mort cruelle et inhumaine.

Les «terroristes palestiniens» sont des combattants de la liberté et, dans le futur,  ils seront les premiers ministres du peuple palestinien dans les «États-Unis d’Israël et de Palestine» ou dans «l’Union israélo-palestinienne».

Et ils trouveront agréable de se rappeler, comme cela l’est pour moi de me rappeler comment j’ai été honoré pour ma « contribution à la fondation et à la sécurité d’Israël ». Et comment il y a des rues et des places à travers le pays nommées en mémoire des   » Terroristes palestiniens « Ben-Gourion, Begin, Shamir et autres. Que leur mémoire soit bénie!

ISRAEL CONQUETE 2

Une brochure publiée par l’ingénieur en chef de l’État-Major de l’armée britannique. Classée «réservée», énumère les types de mines et d’explosifs utilisés par les mouvements sionistes clandestins, avec des croquis des mines et des photos des zones où elles ont été utilisées.

Yehuda Kedar | 28 juillet 2017 | Haaretz

Yehuda Kedar est né en 1925 à Budapest dans une famille sioniste (sa mère était parente de Theodor Herzl). Ils ont émigré en Palestine en 1935. Ils se sont installés à Beit Vagan (Bat Yam). En 1941, à l’âge de 17 ans, il a rejoint le groupe clandestin armé Palmach. Emprisonné dans la prison d’Acre, il a été torturé et condamné à mort, mais a finalement été gracié. Il a pris part à la bataille de Jérusalem où il a été blessé. Après la création de Tsahal, il a été responsable des premiers cours de renseignement pour officiers. En tant que géographe, il a fondé les Facultés de géographie des universités de Tel-Aviv et Haïfa.

Lien de l’article vers Haaretz:  http://minu.me/e967/p

Traduit de l’anglais par Tlaxcala

Posté par ddupr à 10:00 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,

La chute de Netanyahou changera-t-elle quelque chose pour les Palestiniens ?

11-juillet-2014-Bombardement-israélien-sur-Gaza

 

La chute de Netanyahou changera-t-elle quelque chose pour les Palestiniens ?

Par Neve Gordon — 13 août 2017

 

http://arretsurinfo.ch/la-chute-de-netanyahou-changera-t-elle-quelque-chose-pour-les-palestiniens/

Benjamin Netanyahou risque de se retrouver derrière des barreaux mais cela ne changera rien à la politique « coloniale »* d’Israël.

La façon dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réagi à la décision de témoigner contre lui de son ancien chef d’état-major, Ari Harow, est révélatrice. Le lendemain, le chargé de presse du premier ministre a déclaré – pour la centième fois – qu’il « n’y avait rien car il n’y avait jamais rien eu ». Malgré ses efforts désespérés pour faire croire que tout était normal, cette fois-ci, il semble bien que Netanyahou soit sur le point de tomber.

Au moins deux enquêtes sur de graves allégations de corruption, de violation de confiance, et de fraude, pourraient aboutir à un acte d’accusation contre le premier ministre israélien. (...)

Mais avant même que Harow n’accepte de témoigner, la police avait révélé que Netanyahou était intervenu en faveur du producteur hollywoodien, Arnon Milchan, qui, depuis des années, couvrait Netanyahou et sa famille de cadeaux s’élevant à des centaines de milliers de shekels. Selon la police, le premier ministre avait demandé à l’ancien ambassadeur américain Dan Shapiro et au secrétaire d’État John Kerry d’intervenir pour que Milchan obtienne un visa de séjour de dix ans aux États-Unis. La police a également noté que Milchan détenait une participation de 9,8% dans la chaîne de TV israélienne, Channel 10, qui dépend du ministère israélien des Communications, dirigé jusque récemment par Netanyahou.

La deuxième enquête, appelée « Cas 2 000 », porte sur des enregistrements que la police a trouvés dans l’ordinateur personnel et le téléphone de Harow. Les enregistrements des conversations entre Netanyahou et Arnon Mozes, le rédacteur en chef du quotidien israélien Yedioth Ahronoth, et le populaire site internet Ynet, révèlent qu’avant les élections israéliennes de 2015, Mozes a proposé à Netanyahou de l’aider à rester au pouvoir « aussi longtemps qu’il le voulait ». En échange de quoi, le rédacteur en chef a demandé à Netanyahou de faire voter une loi limitant la capacité du principal concurrent de Yedioth Ahronoth, le journal pro-Netanyahou Israel HaYom, à distribuer gratuitement des documents.

Selon les transcriptions, les deux hommes ont même parlé des journalistes pro-Netanyahou que Yedioth Ahronoth engagerait. Netanyahou a ensuite dit qu’il discuterait de la loi avec le « rouquin » – désignant par là le rédacteur en chef d’Israël HaYom, le milliardaire américain Sheldon Adelson qui est également un Républicain et un donateur connu de la campagne présidentielle de Donald Trump. Et de fait, lors d’un récent interrogatoire de la police, Adelson a confirmé que Netanyahou lui avait demandé de bien vouloir annuler l’édition du week-end du journal.

Ces enquêtes sont sans doute les plus graves, mais, à mesure que le nœud se resserre, d’autres enquêtes vont voir le jour. L’avocat personnel du premier ministre est l’un des principaux suspects du « Cas 3 000 », une enquête qui porte sur des achats suspects de l’armée israélienne impliquant des pots-de-vin et des fraudes présumés. Selon Ha’aretz, « l’avocat personnel de Netanyahou devait gagner des dizaines de millions de shekels grâce à un accord, qui depuis a été suspendu, pour acheter trois sous-marins à l’Allemagne ». L’avocat personnel, cependant, n’est pas le seul lien entre Netanyahou et la transaction malhonnête, puisque l’accord semble avoir été soutenu par le premier ministre, et approuvé derrière le dos du précédent ministre de la Défense, qui s’était opposé à l’achat des sous-marins.

Enfin, la police a recommandé de poursuivre Sarah Netanyahou, la femme du premier ministre, pour abus des fonds publics, à cause, entre autres, du transfert de meubles de la résidence officielle du premier ministre vers sa maison privée et du règlement d’un électricien pour refaire sa résidence privée aux frais des contribuables. Selon les journaux israéliens, elle devrait bientôt être inculpée.

Le règne de 11 ans de Netanyahou semble donc s’approcher rapidement d’une fin sans gloire. La question la plus intéressante maintenant, c’est de savoir ce que vont apporter ces développements. Il y a deux aspects de cette question qui méritent d’être soulignés.

Premièrement, Netanyahou n’est pas vraiment une exception. De nombreux dirigeants et politiciens du monde entier, en particulier ceux qui comme Netanyahou ont réussi à se maintenir au pouvoir pendant de nombreuses années, se sont corrompu et ont abusé des privilèges et des responsabilités qui leur avaient été confiés par leur mandat. Ce qui est inhabituel, dans l’affaire israélienne, c’est que certaines de ces personnes corrompues finissent réellement en prison.

De fait, l’ancien Premier ministre Ehud Olmert a récemment été libéré après avoir purgé 16 mois pour corruption, et, au cours des deux dernières décennies, plusieurs ministres se sont également retrouvés en cellule, parfois pendant des années. Même si les circonstances sont tout à fait différentes, le fait que l’ancien président Moshe Katsav soit resté plusieurs années derrière les barreaux pour viol est un autre signe que, en Israël, les personnes les plus influentes ne sont pas à l’abri de la justice. L’autonomie relative du système judiciaire par rapport à l’exécutif, en plus de la capacité – et de la volonté – de mettre en prison des individus très puissants, n’a rien d’anodin.

Au plan politique, ceux qui sont en mesure de remplacer Netanyahou à la tête du gouvernement israélien, que ce soit dans les rangs du Likoud ou d’autres partis, sont même plus extrêmes que le premier ministre (par exemple, le prince du Likoud Gideon Sa’ar ou le chef du parti juif Naftali Bennett), ou ont des vues presque identiques (le chef du parti travailliste Avi Gabbay) ou, comme on dit en hébreu, sont en téflon, ce qui signifie qu’ils n’ont pas de colonne vertébrale du tout (le leader de Yesh Atid, Yair Lapid). Aucun de ces dirigeants politiques ne remettra en cause le projet colonial israélien, sans parler « d’acquiescer » à la revendication palestinienne d’autodétermination et à la création d’un État palestinien viable.

Au plan idéologique, c’est encore pire. Comme le montre la réaction publique et politique au procès pour meurtre d’Elor Azaria, les Palestiniens sont considérés par beaucoup d’Israéliens comme des sous-hommes qu’on peut tuer sans problème. Cette façon de voir – que reflètent la sentence du tribunal de seulement 18 mois de prison pour ce meurtre et la demande générale de grâce pour Azaria – font partie de l’idéologie et de la mentalité israéliennes que Netanyahu a activement galvanisées au fil des années avec ses discours de haine contre les Palestiniens. Même le système judiciaire, qui pourtant emprisonne des politiciens, se met au service du colonialisme et des colons quand il s’agit des Palestiniens.

Il ne suffit pas de couper la tête du roi pour engendrer un changement idéologique, il faut un renversement radical des mentalités et de l’opinion publique. Tragiquement, même si Netanyahou finit derrière les barreaux, l’idéologie coloniale va probablement maintenir son joug, pendant encore de nombreuses années.

Neve Gordon | 10 août 2017 – Al-Jazeera

Traduction : Dominique Muselet

(*) Ndlr: Dire qu’Israël pratique une « politique coloniale » est faible. Selon l’Israélien Guilad Atzmon Israël c’est infiniment pire qu’un système colonial.

Source: Chronique de Palestine

Posté par ddupr à 09:48 - - Permalien [#]
Tags : , , , , ,