vendredi 30 juin 2017

Le déficit public devrait déraper de 9 milliards d'euros en 2017

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La Cour des comptes, dans l'audit des finances publiques qu'elle a publié jeudi, a confirmé que les mesures prises par la précédente majorité ne suffiront pas à respecter l'engagement de la France de maintenir son déficit sous les 3% du PIB.

Les ennuis commencent. La Cour des comptes devait alerter jeudi le gouvernement que le déficit public devrait déraper cette année de 9 milliards d'euros par rapport à l'objectif revu au printemps. C'est ce que Le Figaro a appris de source proche du dossier, confirmant une information du Canard enchaîné et de TF1. Si rien n'est fait, le déficit cumulé de l'État, de la Sécu et des collectivités locales devrait atteindre en effet 3,2% du PIB, contre 2,8% prévus lors de la présentation du programme de stabilité en avril (et 2,7% lors du vote de la loi de finances initiale en décembre 2016). Au vu de l'ampleur de ce dérapage, un long débat s'est tenu entre les magistrats financiers sur «l'insincérité» éventuelle du Budget 2017. Un terme massue, qui peut entraîner l'anticonstitutionnalité du Budget. Ce dernier comporte des «éléments d'insincérité», devrait finalement conclure l'audit, pour éviter de déclencher l'arme atomique.

Depuis plusieurs jours, le gouvernement laisse entendre que la situation budgétaire est dégradée. «Si nous ne faisons rien d'ici la fin de l'année, nous ne tiendrons pas nos engagements européens», a prévenu le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, lundi sur TF1. Un dérapage est «probable, c'est un risque extrêmement fort», avait déclaré auparavant le Premier ministre Édouard Philippe. La question budgétaire a ét abordée mardi soir à l'Élysée, Emmanuel Macron recevant le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin, ainsi que Bruno Le Maire.

Des annulations de crédit insuffisantes

Le gouvernement Philippe n'aura pas forcément à trouver ces 9 milliards d'euros pour respecter l'engagement européen de la France. Il pourrait se contenter d'atteindre les 3% de déficit en 2017, soit le seuil limite. Dans ce cas, il n'aurait à économiser «que» 4 milliards d'euros supplémentaires.

Au vu de l'audit de la Cour des comptes, «il sera très difficile de redresser les finances avec simplement des annulations de crédit», précise-t-on de source proche du dossier. La majorité précédente a gelé préventivement 12 milliards d'euros dans le budget 2017, mais seule une petite partie peut effectivement être annulée. La Cour des comptes proposerait donc dans son rapport des mesures d'économies structurelles portant sur la politique du logement, la sécurité sociale et la formation. De quoi rompre avec les économies produites ces dernières années, qui ont été obtenues principalement grâce à la baisse des taux d'intérêt sur la dette de l'État et aux efforts des collectivités locales.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/06/27/20002-20170627ARTFIG00314-le-deficit-public-devrait-deraper-de-9-milliards-d-euros-en-2017.php

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ASSELINEAU en quelques mots, par Jean Humbert

MONTAGE ASSELINEAU LIVRE

ASSELINEAU en quelques mots, par Jean Humbert

Description
Présentation de l'éditeur
Pourquoi un livre sur François Asselineau ? N’étant pas politologue, ni journaliste ni chroniqueur on peut se demander pour quelles raisons j’écris ce livre. Election présidentielle oblige, j’ai suivi ce candidat atypique, singulier, sympathique et bienveillant qui force l’admiration. Car chez Asselineau, ce qui sidère et laisse de marbre, c’est la connaissance précise de ses sujets de discussion. Non seulement il sait, mais encore il veut transmettre son savoir, le partager, échanger et débattre. Non pas pour imposer, mais juste pour faire prendre conscience qu’une autre analyse existe et qu’elle mérite d’être entendue, pour le moins écoutée. Je prends la plume pour retranscrire les citations, proverbes et autres expressions utilisés par Asselineau. J’ai été surpris par leur nombre et leur opportunité lors des débats, pour soutenir, résumer et mettre en exergue ses analyses. Il les emploie avec passion souvent, avec ironie parfois. Mais c’est sans aucun doute un trait caractéristique de sa personnalité, une marque de fabrique. A elles seules, elles résument l’homme et ses analyses et c’est pour cette raison que j’ai voulu retranscrire les plus récurrentes. D’aucuns lui reprochent d’être prolixe, de ne pas aller à l’essentiel, de ne pas marketer ses idées comme le font tous ses concurrents. C’est son choix et il l’assume. Il faut reconnaître qu’il est difficile d’en appeler à l’intelligence des français sur des sujets complexes et vouloir résumer sa pensée par un slogan, comme on le fait pour vanter les mérites d’une marque de lessive. J’espère que cet ouvrage le fera mieux connaître.

En librairie
Précisions:

"ASSELINEAU en quelques mots" Broché – 31 mai 2017, de Jean Humbert (Auteur)

Broché: 153 pages
Editeur : Independently published (31 mai 2017)
Langue : Français
ISBN-10: 1521409625
ISBN-13: 978-1521409626
Dimensions du produit: 15,2 x 1 x 22,9 cm

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La "pensée complexe" d'Emmanuel Macron n'est pas adaptée à l'interview

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Les équipes d'Emmanuel Macron assurent que le président de la République n'a aucun problème avec la presse alors que la traditionnelle interview télévisée du 14-Juillet n'aura pas lieu. Raison invoquée, la "pensée complexe" du chef de l'Etat se prête mal au jeu des questions réponses avec des journalistes.

Court-circuiter les journalistes, reléguer certains à l'écart du palais, trier ceux qui peuvent ou non accompagner le chef de l'Etat en déplacement, préférer le discours à l'interview: le mode de communication hyper-contrôlé du président "jupitérien" est pleinement assumé par Emmanuel Macron.

Depuis son élection, une seule interview sur le thème de l'Europe accordée, pour la France, au Figaro. A l'exact opposé de la "présidence normale" de François Hollande dont les liens étroits avec les journalistes (voir, Un président de devrait pas dire ça, éd. Stock) lui étaient revenus au visage comme un boomerang. 

Mais le nouveau locataire de l'Elysée veut encore bousculer les codes. Exit, la traditionnelle interview du 14-Juillet sur laquelle il fait tout simplement l'impasse. Le président parlera le 3 juillet devant le Congrès réuni à Versailles. Le tout à la veille du discours de politique générale de son Premier ministre Edouard Philippe.

Emmanuel Macron fuit-il les journalistes? 

"Il n’y a pas de refus d’obstacle avec la presse", assure l'entourage du président cité par Le Monde. S'il n'y a donc nulle appréhension, la rareté d'Emmanuel Macron en interview s'explique autrement. "A l'Elysée, on fait valoir que la 'pensée complexe' du président se prête mal au jeu des questions réponses avec des journalistes", poursuit Le Monde.

En réponse, des journalistes prennent ombrage du concept d'une pensée présidentielle si sophistiquée et en même temps si nuancée qu'elle ne saurait trouver à s'exprimer dans la presse. 

http://www.bfmtv.com/politique/la-pensee-complexe-d-emmanuel-macron-ne-convient-pas-a-l-interview-1197427.html

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Commentaires

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Certains journalistes prennent surtout ombrage d'un manque de "renvoi d'ascenseur" après une campagne promotionnelle sans précédent dans l'histoire des relations entre presse et politique. D'autant que le prétexte officiel ressemble fortement à du mépris envers une profession qui n'aurait pas le niveau intellectuel suffisant pour servir une communication subtile...

P.G.

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jeudi 29 juin 2017

Trump accepte l'invitation de Macron à Paris pour le 14 juillet

TRUMP TELEPHONE

Trump accepte l'invitation de Macron à Paris pour le 14 juillet

PARIS (Reuters) - Donald Trump a accepté l'invitation d'Emmanuel Macron d'assister au défilé du 14 juillet à Paris à l'occasion du centenaire de l'entrée en guerre des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale, ont annoncé mercredi l'Elysée et la Maison blanche.

"A cette occasion, des soldats américains participeront à ce défilé aux côtés de leurs camarades français", a indiqué la présidence française dans un communiqué.

Le président américain, dont ce sera la première visite à Paris depuis son arrivée au pouvoir en janvier, a "hâte de réaffirmer les solides liens d'amitié entre la France et les Etats-Unis", a fait savoir la Maison Blanche.

Les deux dirigeants, dont les pays sont engagés dans la lutte contre l'Etat islamique en Syrie et en Irak, renforceront à cette occasion "leur coopération déjà forte en matière de lutte contre le terrorisme et leur partenariat économique et aborderont de nombreuses autres questions d'intérêt mutuel".

La question de la Syrie devrait notamment être abordée dans le cadre de ce déplacement, après les menaces de représailles brandies cette semaine par Washington et Paris contre le régime de Damas en cas de nouvelle attaque chimique.

Lors de leur entretien téléphonique mardi, les deux dirigeants ont évoqué notamment leurs "désaccords" sur la question du climat, un sujet dont Emmanuel Macron a fait une de ses priorités et qui devrait également être évoqué lors de leur rencontre à Paris, selon l'Elysée.

Avant le 14 juillet, Emmanuel Macron et Donald Trump, qui se sont rencontrés pour la première fois fin mai en marge du sommet de l'Otan à Bruxelles, s'entretiendront une nouvelle fois en bilatérale lors du sommet du G20 qui se tient les 7 et 8 juillet à Hambourg, en Allemagne.

"Au-delà des divergences sur certain dossiers comme le climat", la venue de Donald Trump à Paris "démontre la force et les liens de notre relation transatlantique et les convergences sur des dossiers comme la lutte anti-terroriste et notre engagement commun sur les théâtres de guerre", souligne une source diplomatique française.

(...)

L'invitation lancée par la France au président américain a été dénoncée mercredi matin par le chef de file de La France insoumise et ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon.

"Je le déplore", a dit le député sur Europe 1. "M. Trump n'est pas le bienvenu à la fête du 14 juillet. La fête du 14 juillet est celle de la liberté des Français, M. Trump représente l'Otan et l'asservissement de notre nation à une coalition internationale dans laquelle elle ne joue aucun rôle."

(...)

http://www.boursier.com/actualites/reuters/trump-accepte-l-invitation-de-macron-a-paris-pour-le-14-juillet-206203.html?sitemap

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Commentaires

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François Asselineau aurait sans doute dit presque la même chose...s'il avait été invité sur Europe 1...A ceci près que le fait de ne jouer aucun rôle dans la coalition (?) n'a rien à voir avec le sujet: c'est le principe même de notre participation à des guerres illégales au regard du droit international qui est inadmissible, en même temps que notre vassalisation géostratégique par l'intermédiaire de l'Union européenne.

P.G.

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Vrais chiffres chômage Mai 2017, 21400 chômeurs de plus, malgré 315200 radiations ce mois

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Vrais chiffres chômage Mai 2017, 21400 chômeurs de plus, malgré 315200 radiations ce mois

6 612 700 privés d'emploi et travailleurs occasionnels officieux, toutes catégories confondues, + 4 800 000 environ d'invisibles qui n'entrent pas ou plus dans les statistiques officieuses ( chiffres détaillés bas de page ).

Total : toujours + de 11 MILLIONS de chômeurs en France (fourchette basse), et autant de pauvres largement sous les seuils de pauvreté. 

Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, moyenne mensuelle (basée sur 1 trimestre) de Mai 2017 :

- Défauts d'Actualisation (bugs informatiques + oublis + des découragés non indémnisés) : 216 800, 41 % des sorties des listes. (- 8,6 % sur 1 an)

- Radiations Administratives (les punis) : 50 900, 9,6 % des sorties. (+ 3,9 % sur 1 an)

- Autres Cas (morts, suicidés, emprisonnés, expulsés etc) : 47 500 et 9 % des sorties. (- 9,2 % sur 1 an)
 
soit 310 600 radiés des listes (59,6 % des sorties) ce mois (moyenne mensuelle sur 1 trimestre) pour autres motifs que :

- Stages parking : 63 900, 12,1 % des sorties. (-0,9% sur 1 an)

- Arrêts maladie, maternité, départs en retraite : 43 100, 8,2 % des sorties. (+ 8,3 % sur un an)

- Reprises d'emploi déclarées : 106 600, ne représentent que 20,2 % des sorties des listes de pôle emploi. ( + 4,9 % sur 1 an )

Demandeurs d'emploi par catégories :

 A : 3 494 100 +0,6 % ( - 0,8 % sur 1 an ).

B : 721 900 -0,9 % ( + 0,2 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures.
C : 1 344 800 +0,7 % ( + 12,7 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures. 

D : 299 000 -1 % ( + 2,4 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc.
E : 417 500 -0,4 % ( - 2,8 % sur 1 an ) contrats aidés etc.

TOTAL : 6 277 300 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 2 % sur 1 an, 21 400 chômeurs de +, par rapport à avril.

TOTAL, dom-tom compris : 6 612 700

Quelques chiffres qui parlent :

Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : - 1,1 % sur 1 an.
Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 3,3 % sur 1 an.

Chômage des 50 ans et +, + 6,3 % sur 1 an.

1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 (48,95 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l'emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER)

Le + scandaleux, LE CHÔMAGE INVISIBLE, complètement en dehors des statistiques :

Ne sont pas comptés dans ces 6 612 700 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels :
 
1 000 000 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 1 840 000 environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 840 000 environs sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.

1 200 000 de foyers bénéficiaires de la prime d'activité (qui remplace le RSA activité qui sont donc sortis des statistiques RSA) environ, sur les 2,49 millions au total (dernier chiffre connu) de bénéficiaires (160€ en moyenne par foyer) , sont en recherche d'emploi stable et non précaire.

+ encore 1 100 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH ou d'une pension d'invalidité, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d'accès à un emploi adapté.

+ encore 1 500 000 de SANS-DROITS, qui sont principalement :

- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe), favorisant délits, crimes, trafics, prostitution, esclavagisme moderne, radicalisations etc.

- des sans droits, pour motif de dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 700€ d'allocation chomage, ou 808,46€ d'allocation adulte handicapé, vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 679,43€ par mois, si vous êtes NON SDF.

- des bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA ( 473,50€ pour une personne seule ), et qui n'ont pas l'âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse ( 65 ans ) qui s'appelle aujourd'hui "A-S-P-A" (allocation solidarité aux personnes âgées), qui est récupérable sur le patrimoine, au décès.

des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)

- des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits).

- des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.

- on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable.

Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 11 MILLIONS de demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
 
Sources : Rapport complet de la DARES de 13 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/di-mensuel-0617_nmmpfcp.pdf

Rendez-vous le mercredi 26 juillet 2017, pour avoir les vrais chiffres du chômage de juin 2017.

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-mai-2017-194500

La République tchèque ne veut pas de l'euro, martèle le favori aux élections d'octobre 2017

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La République tchèque ne veut pas de l'euro, martèle le favori aux élections d'octobre 2017

A plusieurs mois de la tenue d'élections législatives, Andrej Babis, pour l'heure le mieux placé pour devenir le prochain Premier ministre tchèque, ne veut pas entendre parler de la monnaie unique. Les Tchèques ne sont pas plus convaincus par l'euro.

Andrej Babis, favori des élections législatives prévues en octobre, ne trouve aucun mérite à la monnaie unique. «Pas d'euro. Je ne veux pas de l'euro. Nous ne voulons pas de l'euro ici», a-t-il asséné lors d'une interview accordée à l'agence Bloomberg. Homme d'affaires, millionnaire et candidat du parti libéral ANO («Oui» en tchèque), il estime que la couronne tchèque permettrait d'isoler le pays de la crise économique et surtout financière qui touche l'Union européenne. «Tout le monde sait que [l'euro] est en faillite», a-t-il souligné, «[et] il s'agit de notre souveraineté». «Je veux une couronne tchèque ainsi qu'une banque centrale indépendante», a-t-il clairement fait savoir, excluant toute ingérence de Bruxelles dans les choix économiques et monétaires de la République tchèque.

Sur la question du maintien d'une monnaie nationale indépendante de la Banque centrale européenne, Andrej Babis joue sur du velours, alors que l'opinion publique est très attachée à la couronne tchèque et ne veut pas d'un passage à la monnaie européenne pilotée depuis Francfort, se satisfaisant de la double circulation de leur monnaie et de l'euro. Plusieurs grandes chaînes de magasins en République tchèque l'acceptent d'ores et déjà en guise de paiement. Après l'entrée de leur pays au sein de l'Union européenne en 2004, les Tchèques ne semblent pas vouloir aller plus loin en matière d'intégration européenne.

La République tchèque fait par ailleurs partie du groupe informel de Visegrad, groupe que l'on pourrait qualifier de «dissident» qui comprend la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie. Ces Etats membres, sur une position plus souverainiste, se montrent plutôt critiques à l'égard de la politique migratoire européenne. Andrej Babis a ainsi déclaré à Bloomberg que les identités nationales étaient sans doute les meilleurs atouts de l'Union européenne. «S'il advient un jour qu'il y ait plus de musulmans que de Belges à Bruxelles, c'est leur problème», a-t-il estimé, «[mais] ils ne nous diront pas qui peut vivre chez nous».

Le message a le mérite d'être clair. La Commission européenne a en effet annoncé le 13 juin qu'elle allait lancer des procédures légales contre la Hongrie, la Pologne et la République tchèque, pour leur refus catégorique d'accueillir des demandeurs d'asile en provenance d'Italie et de Grèce.

https://francais.rt.com/economie/40230-republique-tcheque-andrej-babis-contre-euro

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mercredi 28 juin 2017

Agnès Buzyn a été rémunérée par les labos pendant au moins 14 ans !

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Nous nous sommes procurés les déclarations publiques d’intérêts de notre nouvelle ministre de la Santé Agnès Buzyn lorsqu’elle était présidente du conseil d’administration de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) et de l’INCa (Institut national du cancer). Ces déclarations datent de 2012 (1) et 2014 (2) et seuls les conflits d’intérêts qui couraient encore lors des 5 années précédentes devaient être mentionnés.

Pourtant ces documents sont accablants pour celle qui considère que “les conflits d’intérêts entre experts et laboratoires pharmaceutiques sont un gage de compétence”. En effet elle déclare avoir été directement rémunérée pour diverses activités par le laboratoire Genzyme, désormais filiale de Sanofi, de 1998 à 2011 ! Et ce n’est pas tout, entre 2005 et 2011 elle était aussi rémunérée par les laboratoires Bristol Meyers-Squibb et Novartis. Ces deux laboratoires ainsi que Pierre Fabre et Schering-Plough (filiale de Merck) ont aussi financé entre 2005 et 2011 l’association Robert Debré que dirigeait Agnès Buzyn.

Plusieurs questions se posent alors :
Peut-on accepter qu’une ministre de la Santé présente de tels conflits d’intérêts avec le “Big Pharma” ?
Comment peut-on imaginer que la médecine puisse être libre et indépendante vis-à-vis des intérêts financiers colossaux des laboratoires pharmaceutiques ?

Le 8 février dernier, le conseil d’État enjoignait le ministère de la Santé de rendre disponible les vaccins obligatoires seuls, une défaite importante mais de courte durée pour l’industrie pharmaceutique. Comme nous pouvions nous y attendre, ce 16 juin, Agnès Buzyn annonce son intention de rendre obligatoire non plus 3 mais 11 vaccins pour “prévenir les maladies infantiles” et ce alors que de nombreux professionnels de la santé (souvent mis au ban) dénoncent leurs effets secondaires neurologiques et musculaires mal mesurés et parfois irréversibles.

 

http://www.libreactu.fr/agnes-buzyn-a-ete-remuneree-par-les-labos-pendant-au-moins-14-ans/

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La presse “mainstream” découvre le fascisme ukrainien

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Tout d'un coup, les médias mainstream se sont aperçus que les néonazis faisaient partie du quotidien ukrainien, un fait nié jusqu’à présent.

Afin de mettre dans une posture délicate le Président américain, à qui on demande de condamner Kiev pour les actions de l'extrême droite, les média mainstream, y compris Reuters, acceptent soudainement l'existence des fascistes en Ukraine, indique dans un article OffGuardian.

«Donc, il n'y avait pas de néonazis en Ukraine, et maintenant ils apparaissent tout d'un coup. Trois ans après l'explosion du fascisme en Ukraine, on le considère aujourd'hui comme une réalité», a indiqué OffGuardian.

Et cela, selon le média, n'aurait pas de lien avec les violences commises contre les habitants dans l'est du pays, mais parce ça serait avantageux pour attaquer le Président américain.

Pour prouver son observation, OffGuardian se réfère à Reuters, qui a récemment conseillé à Donald Trump de condamner l'antisémitisme d'une étrange manière: en s'attaquant à l'Ukraine, car les autorités de ce pays promeuvent le fascisme.

L'auteur de l'article publié par l'agence de presse rappelle quelques faits à l'appui de sa conclusion. Par exemple, Kiev vient de nommer une de ses rues principales en honneur de l'ancien collaborateur nazi Roman Choukhevytch.

Autre exemple, en 2015, le parlement ukrainien a adopté une loi considérant les membres de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) comme des combattants pour l'indépendance de l'Ukraine au 20e siècle.

https://fr.sputniknews.com/international/201706241031970453-medias-mainstream-fascisme/

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Crise diplomatique autour du Qatar: l'Arabie Saoudite dans une situation délicate

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L’Arabie saoudite serait à l’origine de la crise diplomatique autour du Qatar. Selon un diplomate iranien interrogé par Sputnik, les conditions posées à Doha par les pays ayant rejoint le blocus du Qatar risquent de mettre l’Arabie saoudite dans une situation délicate.

Les 13 conditions énoncées au Qatar par les pays membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) qui réclament notamment que Doha rompe ses relations avec l'Iran, présentent un danger pour l'Arabie saoudite, l'auteur de cette initiative, a déclaré vendredi à Sputnik Sabbah Zanganeh, ex-conseiller du ministre iranien des Affaires étrangères et ambassadeur iranien auprès de l'OCI.

«L'Arabie saoudite est derrière ces 13 conditions. Cela ne profite à aucun autre pays. Les pays arabes membres de l'OCI ont des relations amicales avec l'Iran […]. L'ultimatum lancé au Qatar présente des risques importants pour l'Arabie saoudite. Tôt ou tard, il y aura des preuves irréfutables du soutien politique, idéologique, financier, logistique et militaire que l'Arabie saoudite accorde aux terroristes, et cette information sera publiée», a indiqué M.Zangaheh.

D'après lui, si Riyad a des preuves concrètes à l'appui des accusations portées contre le Qatar, il devrait les présenter comme il se doit devant la Cour internationale en vue de lancer un procès équitable.

«Si ces accusations étaient prouvées, la situation prendrait une toute autre allure», a-t-il noté.

L'OCI «a tort de croire que les pressions politiques sur le Qatar et le blocus économique imposé à ce pays soient capables» d'influer sur Doha, le poussant à rompre les relations avec l'Iran ou à payer des compensations, a ajouté M.Zanganeh.

«Cela ressemble à du racket de la part de l'OCI et au retour à l'époque de l'ignorance préislamique», a noté le diplomate.

Selon lui, Téhéran continuera d'accorder une aide humanitaire au Qatar tout comme il le ferait pour n'importe quel autre pays, même pour l'Arabie saoudite.

«L'Iran viendra en aide à n'importe quel pays visé par un blocus, même si le peuple saoudien se trouve dans une situation humanitaire difficile suite à un blocus imposé par ses voisins. C'est un principe immuable pour l'Iran», a-t-il affirmé.

https://fr.sputniknews.com/international/201706241031967161-qatar-iran-blocus-arabie-saoudite-risque/

 

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Macron sur les travailleurs détachés : ce qu'il propose, pourquoi ça coince ?

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Alors qu'Emmanuel Macron assistait à son premier Conseil européen, l'UE reste divisée sur la réforme de la directive européenne du travail détaché après le durcissement des positions françaises.

Les 28 de l'Union européenne se penchent depuis jeudi sur la délicate réforme des règles européennes concernant le travail détaché, sur laquelle la France a durci sa position. Depuis son arrivée à l'Elysée, le président Emmanuel Macron s'est montré déterminé à batailler dur sur ce dossier, qui a enflammé la campagne électorale française entre europhiles et eurosceptiques.

Le 31 mai dernier, en visite à Saint-Nazaire, au chantier naval STX France, il avait prévenu : l'accord "qui devait être conclu le 15 juin" - entre les 28 ministres du Travail de l'UE à Luxembourg - "sera décalé pour que nous puissions construire une vraie refondation de cette directive européenne du travail détaché".

En quoi consiste cette directive ?

Encadré par une directive européenne de 1996, le détachement des travailleurs permet à une entreprise européenne d'envoyer un salarié dans un autre pays de l'UE pour une mission temporaire. Le travailleur bénéficie du noyau dur de la réglementation du pays d'accueil (salaire minimum, conditions de travail), mais continue de payer les cotisations sociales dans son pays d'origine.

La France, qui a accueilli 286.000 salariés détachés déclarés (+25% sur un an) en 2015, souvent employés dans le bâtiment, les abattoirs et les travaux agricoles, est le deuxième pays d'accueil derrière l'Allemagne. Elle est également le troisième pays d'envoi, avec environ 140.000 Français détachés, derrière la Pologne et l'Allemagne.

Or, ce système a conduit à des abus, notamment dans le transport routier : non-déclaration, rémunérations très inférieures au Smic, dépassement des durées maximales de travail, hébergement indigne, etc. Selon un rapport sénatorial de 2013, la fraude concernerait entre 220.000 et 300.000 travailleurs détachés illégalement en France. Il est aussi accusé d'encourager le "dumping social" entre entreprises.

En mars 2016, la Commission européenne avait par conséquent proposé de réformer les règles, jugées d'autant plus obsolètes qu'elles avaient été formulées huit ans avant l'élargissement à l'Est de l'UE de 2004.

Cette proposition de révision a, dès le départ, rencontré une forte résistance de dix pays est-européens (Bulgarie, Hongrie, Croatie, République tchèque, Pologne, Estonie, Roumanie, Lituanie, Lettonie et Slovaquie).

Le nouveau projet de l'exécutif européen prévoit d'aligner les rémunérations des travailleurs détachés sur ceux de la main-d'œuvre locale.

Alors que la directive de 1996 obligeait simplement les employeurs à leur verser le salaire minimum du pays où ils exercent, le texte de 2016 stipule qu'ils doivent toucher les mêmes avantages que leurs collègues du pays d'accueil, tels que le treizième mois, les primes de Noël, d'ancienneté, la majoration des heures supplémentaires, etc.

La Commission prévoit aussi de limiter à deux ans leurs missions.

Que veut Macron ?

Mais, pour la France, dans la lignée du quinquennat précédent, ces propositions ne vont pas assez loin : elle plaide désormais pour limiter le détachement à un an.

Elle aspire aussi à des outils de lutte plus efficaces contre les "sociétés boîtes aux lettres", qui n'ont aucune activité réelle dans leur pays d'implantation, qu'elles ont choisi simplement pour les cotisations sociales faibles pour y affilier leurs travailleurs. Selon "le Monde", qui avait eu accès à un texte contenant des propositions françaises, Paris souhaite imposer que le formulaire A1 devienne une condition préalable du détachement. Ce document, remis par son pays d'origine au travailleur détaché en règle, atteste qu'il est soumis aux cotisations sociales de son pays, et non du pays de détachement. 

Paris veut également voir clairement affirmer que les nouvelles règles s'appliqueront au transport, et notamment au transport routier.

Elle soutient aussi les propositions de Malte (qui assure la présidence de l'UE jusqu'à fin juin) de préciser que les frais de logement, nourriture et transport ne soient pas inclus dans la rémunération, afin d'éviter la pratique abusive de certains patrons de déduire ces dépenses de la paye de leurs salariés.

La France demande par ailleurs, toujours selon les révélations du "Monde" la création une "plate-forme européenne de coordination gérée par la Commission" pour un meilleur partage des informations entre inspecteurs du travail.

Pourquoi ça coince ?

Ce durcissement de Paris, qui a le soutien allemand, se heurte à l'hostilité de plusieurs pays de l'Est et d'Europe centrale, fédérés derrière la Pologne et la Hongrie. Selon ces nations, opposées depuis le début à toute révision de la directive, ces propositions vont à l'encontre du principe de libre-échange, qu'elles considèrent comme l'un des grands acquis de leur récente adhésion à l'UE. Pour ces pays, ces mesures freineront la libre-circulation des travailleurs et donc de leurs ressortissants. Ils estiment que cette révision cache des mesures protectionnistes.

"Aujourd'hui la France est arrivée avec des propositions qui allaient à notre avis vraiment trop loin", s'est emportée la ministre tchèque du travail, Michaela Marksova, rejetant notamment l'idée d'une réduction de la durée de détachement à un an. La Première ministre polonaise Beata Szydlo a accusé jeudi Emmanuel Macron d'"antipathie" à l'égard des pays d'Europe centrale, après des propos du président français accusant implicitement ces Etats de traiter l'UE comme "un supermarché".

Cette offensive de la France a également irrité d'autres pays européens qui espéraient, il y a encore quelques semaines, un accord.

"Si l'on ne veut pas subir le supplice de Sisyphe, il faut optimiser les points de convergence obtenus", a souligné le ministre portugais du Travail, José Vieira da Silva. Le Portugal, comme l'Espagne, partagent d'ailleurs un point commun avec les pays de l'Est : ils refusent de voir assimiler leurs routiers à des travailleurs détachés, car ceci les rendrait nettement moins compétitifs.

"Pour la Belgique [3e pays d'accueil des travailleurs détachés, NDLR], c'est très important d'avoir un compromis", a déclaré le ministre belge du Travail Kris Peeters. Il a dit craindre, après les nouvelles exigences françaises, une "situation explosive" vis-à-vis des pays de l'Est.

"Le changement de position" de l'exécutif français "va être complexe à gérer alors que nous nous rapprochions au Parlement d'un accord", reconnaissait auprès de l'AFP Elisabeth Morin-Chartier, eurodéputée française (PPE, droite) et co-rapporteure du sujet.

Emmanuel Macron devait rencontrer ce vendredi matin les dirigeants du Groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie). Il y a peu de chances que cette réunion rapproche les points de vue.

En parallèle, au Conseil des ministres européens, la réforme de cette directive est discutée au Parlement européen. Pour être adoptée, avec d'éventuels amendements, elle devra recevoir le feu vert de ces deux institutions.

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20170623.OBS1123/macron-sur-les-travailleurs-detaches-ce-qu-il-propose-pourquoi-ca-coince.html

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Commentaires

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On se demande bien par quel miracle on aboutirait à un accord, qui impliquerait que les uns ou les autres cèdent sur leurs intérêts fondamentaux, mais imaginons qu'on y arrive au bout de ces innombrables tractations et nuits de négociations dont l'UE a le secret. On obtiendrait au mieux un texte de compromis qui mécontenterait tout le monde, comme d'habitude, inappliquable dans les faits, que chacun tenterait par la suite de contourner d'autant plus facilement que les politiques publiques d'austérité imposées par la Commission ne permettront pas un contrôle efficace, faute d'inspecteurs du travail en nombre suffisant sur le terrain, par exemple. On s'acheminait vers ce type de compromis, mais la France, en en rajoutant sur l'"Europe sociale", complique la tâche des négociateurs qui n'ont vraiment pas besoin d'un nouveau blocage en ce moment...L'Europe, ça ne fonctionne que si on fait dans la modération et le "raisonnable", faute de quoi, on risque de rendre visible l'impossibilité d'une "autre Europe", et donc de renforcer le camp des "eurosceptiques". Gageons que le petit Macron finira par le comprendre, au bout de quelques nuits blanches, à moins qu'il ne s'agisse que d'une opération de communication...A suivre.

P.G.

Posté par ddupr à 04:30 - - Permalien [#]
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